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<3tSi^077765800l3
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Bayw. StMltbiMoih^
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0660481981001
<36604819810011
Bayer. StaatsbiblioUiek
, A
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GOMPTËS RËNDUS
DES SËAHCES
D£ L'ACADËMI£ DES SCIENCES.
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ru« du Jtrdioct, la.
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COMPTES RENDUS
HBBDOMADAIKBS
DES SËANCES
DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES
CONFORMEMENT A UNE DÉCISION DE L'ACADEMIE
C» ImU Im a 4SSB.
PJLB MM. LBS raCBiVAIEBS PBBPATVBIia.
TOHB DEUXIEME. 6
PARIS.
BâGHEUER, ibiprimeur-libraire,
QOAI 1M ilTCUSTIMS, >* 55*
t8S6
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COMPTE REJNDU
DES SÊAISGES
D£ L'AGADÉAUË DES SCIENCES.
8&ANGE DU LUNDI 4 JANVIER 1836.
GORmBSPONDANCB.
M. (le f^incens appelle lattention de l'Académie sur la direction singu-
lière suivant lamelle le firoid a'eat propagé en Franoe cette année. Tout
tomoade, ta ^fot, a pu Ere dtMlea jaurMUs fB*ilfilait fortanmit à
IhiMiUe, À Nimaa, à Touloiue, etc., à une époque oA Fftrto jouiiMiit
au contraire d'une tompérature aasez élev^ .
M. Leroj dÉUolles adresse un paquer CMCBété qui sera oonaerré «uk
at«hif«a , «ir }mfiMk» vagùtù-vitieaks.
M. Henry dépose des papiers de sûreté qu'on remettra, suivant son
désir , à la commission déjà chargée de faire un rapport sur cet objtt.
M. Sc^ion Pinel présente, pour prendre date, les trente premières
fcirfBw .déjà impriiné» 4'im ounag» qui pardtn bianiftt, faatitnlé :
menu qui leur sont consacrés.
M. Juies Jienaux, inventeur d'un procédé particulier de filtrage pour les
eaux de rivière , en envoi* fci detcription, afin que la ttmnkritm qui «it
( 2 )
diargé« d examiner îa méthode de M. Cordier pubse prononcer, sur leur
îd«Dtité ou nir leur diaieniblaiioe* IL ftemus annonoe que son •ppareil
est décrit dans la soumission qali a déposée, ei| juillet , à la mairie de
Bordeaux.
M. fulia Fontenelle demande qu'un mémoire manuscrit qu'il avait pré»
.>ieaté sur les établissements morluaires dAllema^ne^ soit renvoyé « comme
SOU àavragu iiupdanl jkor JTinitrlttmk des signes âi la Mort^ k la oom-
mission de médecine des prix llontyon. Il sera fidt droit à oeue rédama-
tion.
M. Duchauit transmet un supplément à un ouvrage déjà présenté par
lui, intitulé : Lettres ttun Médecin à un de set Anùt.
■lauosaAHnB. CoXfe^mn de Unves tSieiaùu «t mongob, dimnée à la
SièUothèque de fh»attai,pw VL le baron Sonumo m CànsrA».
Nous accomplissons un devoir en insérant ici textuellement, la lettre
par laquelle M. la baron SdiilUng annonce qu'il va enrichir la bihliothéque
' de llnstitat, d'une oollecti(m tÀ rare et très précieuse d'ouvrages et de
nnnuscrits recueillis à grands frais sur les frontières de la Chine.
0 Occupé depuis longues années de l'étndc d<>s langues et des doctrines
des peuples de l'Asie orientale , tous mes eitorts ont constamment tendu
h en ftdliter et à en répandre la connaissance. CTest animé de ce désir «
que je vous prie d'offiir en mon non à llmlitut, pour être déposée dans
sa bibliothèque, une collection d'ouvrages tiibetains et mongols , que j'ei
formée en i83o et i83i , pendant un voyage à la frontière chinoise. Les
dnq caisses qui la weÊtnamx sont an oa «lomcnt k Bonn , et je mia
donner dès ordres paor qn'ellas n>ns aoiSBft «spédiéee la plM- braf
délai.
a Vous trouverez ci-joint un catalogue détaillé , mais dont la traduction
française ae ressent de h précipitation avec laquelle il a été rédigé. Il
omitisnt cent tre»e numéros , et plusieurs d'antre eux comprennent un
assez grand nomlîre de traités séparés et plus ou moins Considérables.
Parmi ces ouvrages , on doit remarquer surtout la grande compilation
métapbysigne contenue dans les volumes numérotés depuis i jusqu'à i6,
plusieurs dictionnaires polyglottes; un traité en dnq bngoea, divars
ouvrages d'astronomie, de médecine, de cosmologie, sans parier d'un
tnad nombre de traités ratlgieax et philosophiques , dont l'ensemble
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( 3 )
roifenpa M qu'il y a de plu* iaÊânmmt à «Madlne fMor \» fond
dm dootrinw boiiddhîqins; owrmgn enfin (pu, dans le pay» même,
il est impossible <le se procurer à prix d'argent, et dont les Anglais,
malgré leur puissance dans l'Inde, n'ont pu se procurer des copies. Ces
ouvrages ne sont pas moins précieux pour l'importance des matières dont
Ut tnilait, que par KalMt qiM doifoit ioipinr ki pnéatdam de
Fesprit, chez des peuples que l'on connaît si peu et que 1*00 juge n iiiàl>
n C'est dans votre bibliothèque que j'ai pensé qae ces oirvrages pou-
vaient être le plus utilemeat placés, parce qae c'est là qu'ils doivent être
loai«Qxap|Nn&eiéi«l CMMollii «wtlopiiiide fruit Oet étabUMcment ,
qwiqne mm ptdilie, est owmt par le £dt, pendant le cours entier de
Tannée, à tous les hommes qui se livrent assidûment à l'étude Hes parties
les plus sérieuses et les plus élevées des sciences et des lettres, et constitue
ainsi une sorte de rendez>vous pour tous ceux qui se sont bit en £urope
nn IMBB par leuv* uwmus UttArairM.
• le suis lié depuis long-temps avec une rîos personnes qui sont nttflchécs
à cette bibliothèque; elle se consacre particulièrement à conserver les doc-
trines qu'elle a recueillies dans ses rapports intimes avec des hommes
enlevés trop tbi aux lettres orientales , en sorte que ses goûts, la nature
de ses études et ses travaux antérieurs la mettent tou«4>&it i même de
donner ses soins k une collection de ce genre et de s'en occuper utilement.
Si le don que j'en fais pouvait ainsi profiter à la fois à un homme que
fesliroo et à une éiodequi v^intérene , f ntnds im donble titre pour me
IHkilar de vous fMoir ofiferte , et les rdadons qnefti oonsenrées dans te
pijs me permettraient , je l'espère, de l'augmenter encore.
• Yettillez, messieurs, communiquer le contenu de celte lettre aux
HÉlWieului classes de l'Institut , et permettez-moi de vous otfrir les assuo
oiotoGTC. — Détermination de plusieurs groupes d époques différentes . dans
ce qu'on nomme vulgairement terrains primitifs et terrains de transition
iffèrieurs aux terrain» homSIm, fOt M. A. Rmftai.
Bous allons indiquer les huit groupes que H. Bivière
des terrains très distincts. L'auteur les donne pour prendre date seule-
ment. La publication de ses travaux sur F ouest de ta France fera, dit-il,
connaître les observations et la méthode qui l'ont conduit a ces résultats.
t..
i^ijiu^co uy Google
(4)
■ Le premier terrain est formé uniquement de granité non itmifié.
n I^e second de granité sensiblement stratifié et passant nn ^neis*
(^uarzeux , ou de granité intercalé daus le gnetis et de gneiss se rappro-
chant du gnmite par divers ctractères.
» Le troiaîènie de gMiae moins cristallin , plus schistoide que le pré>
cèdent, Houvent grenatifire et se rapprochant du miGa<«cbiajte, et de mica-
schiste semi-compacte.
» I^e quatrième de mica • schiste moins compacte, se rapprochaut du
talc-icfaiste ou da cblorito-schisie, de fajaloniielB, de qnanite, etc. ■
a Ij^ cinquième de protxtghies, stéa* schistes passant à la prologine,
d'aiiagénite, de porphyre qunrzifère, d'eurite, de diorite, d'auphiboUte,
de pétro-ailex schistoide et stratifié, etc.
» Le nxiiine de tale-scfaistes passant au phyllade , de phy Uade , dti scfaiile
alumineux, de quarzite, de quarz graphitifère, de phtanite, etc.
» Le septième de talo-schistes, phyUatl^i*, ardoiaa ItOMiliftree» ««e.
> Le huitième d« poudingueS) (|uarzites, etc.
» Je n'ai.troavé ni^ part le caki^ aaodiaroide oonlemporain dea trait
^ preinien groupes. »
omnaoïB. — > Noté «ifr kt Jrirm SimnoU, par M. Com.
Lu question (!.• savoir si les frères Siamois pourraient être désunis, a été
examinée en Amérique et en Angleterre par des chirurgiens très habiles.
Si noua aomines bien infiomés, on s'est presque .unaninement prononcé
powr la négatÎTe. BL Cotte, au contraire, croit'que l'opénlioii prétsnie»
rait les plus grandes chances de succès. Nous ne pouvons donc guère nous
dispenser de donner » cette opinion tout les dévalopfMaienu querauleur
a jugés néoMiaires.
« Est-il poitible de déterminer l'époque de la vie intra-utérine à laquelle
les frères Siamois se sont réunis et d'apprécier leur mode de réunion?
» Du pédicule étroit, s'étendaiit depuis l'extrémité inférieure de l'ap-
pendice xipboide du sternum jusqu'au pouit où, dans l'état normal, se
trouve l'ombilic, indique que rabdomen était eneore ouvert lorsque Ict
frères Siamois se sont réunis. Or, aide l'épaisseur actuelle de o pédicule
on pouvait déduire le degré d'évasement de l'ombilic au moment de l'udhé-
rence, et si par le degré d'évasement de l'ombilic il était possible de dé-
teminer Vk^ d'un embryon , les deux problèmes «traient rétolm li la fois;
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(5)
car le degré d'étalement de Tombilic , en noos.ap|ir«Dant Tépoqm de la vie
Hitra-Ulérine à laquelle les deux frères ont dû se confondre, noiis ferait
aussi connaître si les viscères sont restés libres dans la cavité abdomiiude
de chaque individu, et si par oonaéquent tine opération p««k.é|» pnfi-
qnie avec ameè».
I» l/ènlnyoïi hinaain, conUM oalm des mammifères, affecte dans les
diverses phases de son développement, des fonnw successives dont chacune
est en rapport avec une époque déterminée de la grossesse. Ainsi, du dou>
aième an tréMèoM jour, il est à peu près droit, <n| ie préMote qn'one lé-
gère oouii>ure dorsale; mab vera le vingliAiiie ém vingt-cinquième jour, le
courbure dorsale augmente sensiblement, de manière à projeter la face
ventrale en avant; la téte se courbe sur la poitrine, le bassin se replie eu
arrière, «t il prend dors la forme dHndFîtalîqDe. Enfin, do viagtKânquiènke
au trentièBM jour environ, aàoourbnMdomlei^effinev la têle-ct le bassin
s'inclinent en avaut, et il tend k prt Ji<!to la forme do la It-ttre C, pour se
redresser plus tard ; mais il me suffit de signaler ici les troia-BMMliiications
dont Je vieàii de parler, parce qu'dlea ooincideot avec Ifc de^ré d^aae-
•Àent dé l'oavertnre oailiBicale. -
» Lorsque l'embryon est à peu prèa Aroit, tfesl à-dire vers le «lonzieme
ou quinzième jour, l'ouverture ombilicale 8*étend depuis la symphise du
pubis jusque au-de&sous du col , et si l'adhérence avait lieu à cette époque,
le pédicule de réunion serait énorme, et les Tisoères en voie de fonna-
tion se confondraient. Mais ce ne peut être le cas des frères Siamois, dont
le pédiaile de réunion ne s'étend que de l'extrémité inférieure de l'appen-
dice xiphoide du sternum , jusqu'au point où se trouve l'orobiUc dans l'état
nonnaL
• Lorsque l'embryon affecte la forme de 1*5 italique, c'est^^dire du ving»
tième ati vingt-cinquième jour, l'ouverture ombilicale s'étend depuis l'ex-
trémité inférieure du sternum jusque au-dessous du pomt qu'occupe la
deatrioe omUliade dans'Pétat nomat, et à cette époqiie les intestins, le
foie, la veine omUMcale sont encore asseaft découvert pour qn'tme adhé-
rence entre ces parties soit inévitable. Mais, par la raison que je Viens dPîn*
diquer, ce n'est pas encore le cas des frèi-es Siamois.
» Enfin, lorsque reasbvyon tend à perdre la forme de VS italique pour
•prendre celle de la lettre C, c*eal4-dire do vingt-cinquième au trentiène
jour environ, l'ouverture ombilicale excessivement rétréciese réduit k tme
fente transversale dont le bord supérieur libre renferme dans son épaisseur
l'appendice xipboïde, ou du moins ce qui le représente, et dont le bord
iafiModr «f» >^tiiMie avec 1« oordM OMbilicaL A cette ëpoqn«, k
yoinn ombilicale et tous les viscères sont protégés par la paroi du veolit
qui est sur le point de se fermer complètement; le foie seul se présente der-
rière roarcrture onbiUeak. Mu« ai l'oo réfléchit , d'une part, à l'extrême
petitesse «le cette ouverture , et de Tautre, à Tépaisseur aaaea eoaaidtnUe
des |)arois abdominales, on cuiicevra facilement que, daus un cas de cette
espèce, la fiisiun oiitri; deux embryons ne saurait s'étendre au-delà des
limites de ia coudae musculaire, et que k partie commune ue pourrait
fti hÉ l<iÉ»péilMinti Kbtea, oa réuUs par oMMile mm im-
p|M!«ilice, quune espèce de médiastin dans la paitia *f élfauie flfuel les
appemlices xiphoïdes seraient iil.icés bout à bout, pendant qu'à sa partie
lAiérieure la cicatrice unique résultant de la fusion des cordons ombilicaux.
«ajUaneiits
» #e conclus do ce c^ui précède : i° que les frères Siamois n'ont dû
. m rémir qpe dana les dennm jours du pmmhtr eaeia 4e la poaaaHe,
et que par oonséquent ils n'étaient point eacoM tootr-à-fidt deiis lignaa de
long.; a* que leurs viscères sont libres de toute adhérence, et qu'une
opération pratiquée dans ie but de les désunir présente les plus grandes
chances de succès. » ■
! . «s »
aénoaei.Q«». — Tableau des oinermOtiu météorologique$ faites en 1 83f,
à Perth^ sw la rivière des Cypmp a6te Mtéimudi 4e ia JVmmUe-
HoUeadei V** Mujuo^o
Eu réduisant les observations en degrés du thermomètre centigi-ade,
nous avons cru apercerou* de grandes irr^fularités dans les ehiiiEres. Avant
de rien publier sor wt objet , U nous semble donc convenable d'attendre
les friaiiTpiiiaemeos que noua avons le projet^ de demaiwlar ^BL. iiffffljpiïn, et
qnllanr^, nnadoDia« la oompiainnce de nous donner. •
tavsiQUK DU OUMK. Puits ortèsitu de ia Fiiie 'Uux ' Ste^tetf pr«s de
Tovn,
M. Arago fait part à l'Académie des résultats que M. Degousée vient de
lui communiquer, concernant les produits d'un puits artésien que cet
in|énienr a creusé à k Ville-eus^Daroes.
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4
(7)
Le forage est descendu à loS'.S (355^). Le a janvier, 1< tuyau d'ascension
dégorgeait à la surface du sol pins de 'iooo litres ou plus de 5" cubes d'eau
par minute; ce qui correspond à plus de 7200"* cubes ou à plus de 36o
pouces de fontainiar en a4 heuipVb •
L'eau do paît* artéaien de la TilleHUixoDames, est destinée à mettre en
mooTement le* trais toamantt d'un moalin à fiuine.
M. Jobard, de Bruxelles, pousc que rendosmuse est lacausequi, apré»
la pluie , fait éclater les cerises , le!> prunes et d'autres fruits. L'eau de la
ploie, suivant lui, passe par endosmoae au tivms de la peau du fruit et
va augmenter le volume du liquide sucré contenu dans la pulpe (i^.
M. Jubard croit aussi que c'est à cause de l'eau introduite^par endoonose
que les bois secs se fendent (a). . . > . . . ,
_ « J'ai utilisé, dit encore M. lobarf,-la éécouverte de M. DutrocKet pour
élever dans un tube, l'huile placée sur de l'eau sucrée. Èilc est donc
susceptible de faire une lampe économique parfaitem4)nt régulière , si l'oii
miUtipUe ass^i^^lça suriaç^ endosmoti^ues. » ^3) ' ^ ^ ^ ^
I de$ hngitudetf par M. SAVtât.
^ ( OMUn^asaires , im. fioiivard, Ifatldeo , Oanraiseau.)
omn.mmM> Mémoire sur la guérison des pieds- bots, par M. Dcval.
> .^#i,^ ^ (rnnwiawinM^MM. Magendie, Seflan»vH(PW^>T ! vSS - Uiuf
de «nain |M4o|fi4ll9vawif«i^ 4i<lpfpi|«af#» .mqyifn,jf(t,f^^^^eif0i^,4bfi
(1) M. Duirocliet adopie celle exjilicatioii
(aj M. DuUocbet oppose h la théorie de M. Jobard , ce fait connà de loat le monde ,
qmVM i)éi<daAV1«#éMMieineBl<4a* iailiMV4 fcnAibk'' -^lU ■ , !
(3) M. Dutrocbct fait renarquer que l'endosnioM nes*aiÉB|^btlCi^B'entre deux iiq«»1
deaMiiciblw. Ainsi leaMiip èKl^^acaDsioa de lfliwls,4w»la.lasqpei4«Jf. JoUni, nf
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(»)
tendon (T Achille. Au bout de vingt ou de tretta jonn de tndtWMBt, dit
l'auteur, las piedi présantaient la oonfdnaatioa aamala. .
BAPPORT8.
MiOARiora» Rapport de M. Porcelet sur un système de ressorts de voitures
ùiHniéparM. Fam.
« L'Académie nous a diarféa, M. Ravier et moi, de loi rendra compte
d'un système de ressorts à feuilles d'acier, inventé parlLAMS, etqrant
pour objet la suspension des caisses de voitures.
• On sait que, depuis quelques annéeb, l'aucien mode de suspension a
été remplacé, du moina poor les voitaref publiques , par nne combinaiaon
de ressorts en aroa de flèche , interposés horizontalement entre les deux
trains et le dessous la caisse. Ces ressorts , dont nos artistes ont em-
prunté l'idée aux Anglais, sont composés d'une série de lames d'acier,
ordinairenient d'égale épeiaaenr, aoperpoaéea entre ellea et allant progreaaU
veraent en diminuant de longueur, des extrémités vers le centre, de ma-
nière à s'étaycr réciproquement et à reporter la plus grande partie de l'effort
sur ce dernier point où leur système se trouve appuyé, à l'aide de deux
étrlers, tanl6t contre la caisse, tantôt contre les esaieiiz» aeton le genre de
combinaison adopté pour les ressorts.
M'On sait aussi que les plus longues laraes'sont terminées par des oeillets
destinés à recevoir de petites mains ou menottes articulées, et qui, à l'in-
Tcne, s<mt liées au système des trains ou essieux quand le milieu du res-
, sort porte sur fai caisse, ou au qrsième de cette caisse quand le ressort
porte sur l'essieu M. Fiisz a eu l'idée de remplacer ce système par un fiiis-
ceau de lames d'acier égales, plus minces, moins nombreuses et dont l'è-
pàisseiir va constamment en dimimnnt k partir du milieu de chaque
branché jusqu'aux extrémités, oà elle se trouve réduite à une épaisseur
environ aaotlié de celle qui appartient k la première prtie. Mais, afin
de leur restituer, près du centre, la force dont elles ont besoin lors
des flexions graduellement croissa|ites du ressort, M. Fusz u substitué à
l'ancien appui, large de aix i douie centimètres au {dus, un siqiport so-
lide d'une longueur égale à la moitié de celte des lentes, et qui est cintré
quand le ressort est naturellement droit, ou plan quand le ressort est na-
turellement courbe. On se lormera une idée très claire de ce dispositif, si
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(9)
^iMini iff^pwàiitn repréteuté
par celui d'un arc de cercle et de la tangente au point milieu <le cet arc.
Or, il en résultt; que l'étendue de la surface commune de contact, qui est
très petite quand la charge est nulle , croit progressivement à mesure que
ilMiiMHi|l|fMte^MMhMM4^ Ajoutons y pour oonplÂnr
cette' description, qùe taï QlAlM» dfMëtiës à recevoir, à ItorditMlréV^lèmiBtèi
nottfs itriicuiccs, smit [irnfiqnt's anx oxlrrinitcs tle !;i fouille qui est oppo-
sée au support, et que les e:(trémités de* autres ieuill^ août légèrement
rMsort. Les avantage» de ce dispositif sonk priprittonq ^ jniii-iRqqt. li'up
» i". I^s lanips étant plus minces que celles de l'anden^svstèmi*, soWt','
parla même, dune trempe dIusJ^^cUc. ph^^
grande lig*ee de ténndtè «BWHue ott nknamwi^9êtia&^ que le
constatent des fuit.s ircx|{éri«noe bien connus relatifs, soit aox fers, suit
aux aciers de divers érhnHtflIbm^'' a*19'Sit^pOM«flapt4«u n-ssorl iln noO-
veau système, a uuu-sculement pour effet d0.diiBiBU«r-d'autaut plus efii-
cacemiBiit te brw d^Mftr «SI» dbt^ , tfm>' Uk iiiittJihim^ftlNWT^
le ressort sont pins grandes, mais encore de permettre de Mmitér', (Mttr
ainsi dire à volonté, l'élendue de la courbure des lames près du cen-
tre, de manière à é^iten quej.le& Al«plM«itteut&idesiijiaol«i;ui,ea.jr iléf*»r
teat la limite d'écarCement go il hmKifÊ9miÊIÊÊÊmiÊt4IMtf»i^9pjlÊt^m
IllÉiljwfrilées vers leurs extrémitéa >4t ^tAllMiilMllMpNi^^
afaeil^^nde flexibilité, il y a lieu de suppOfier^^flHbiiUl'i tiouveaux res-
sovfs lie céderont en rien, sous ie rapport de l'élastilcité «t de la .dou-f
equ»y à'.ceux de l'aucien i>ystenie, qui offrent, g«uéralemfl«t .t|«)l(i,4HC(||é
ian»léè*f>ibl«tf eiwKgÉn;îi4* iift>a yf-XdBartwéeiwifMÉW'dWM M^ftwe
•fc acier tlu uuuv» an (ViipuLiti f , (V.iprrs !< s motifs j)réLetleuiment exposés.
u Vus cunimissnires n'ont point été à même de faire, sur li^ riessorts in.
ventés par M. Fusz, la série d'expériences qu'il serait nécessaire. d' eu trt^
l>vMidtfe!^llMfai|^hÉti% fte çQiiiAMQr't4!lM|MMPwMfli ilRfiPtiifB^vAtpiMM^A^les
avanuges' qoltiîlIMMnt d'être signalés; mats ayant eu »oinlti|>ii yeux l'une
des voilures construites d'après le nouveau système, et l'ayaiil liaiil charger
d'un plus ou mums grand non^bre de per&onues, iU ont pu.O^ioonyaincre
igHtt Hwf r>Mwf irdoiwmft^oitirt», m noifci» dfc4wiiiiidîlw<i>t^<et^p<Mftftitt
lioÂtclaMiM dtolMiMnDquatre ligne* d'épaisseur au ceflttn^<i|ouissaient en
effet, sous le rapport de la douceiu- et de l'élasticité, de toute» le# (|IMditéf
qu'un peut cs|iérer des moyens de suspcuiuou ordmau'cs. /r^
C. R. i83G. 1'* Partit. >
( 'o )
a £ji outre, M. Fti&z est porteur de témoignaf^es écrits de plusieurs voi-
luriers ou cliarroiis qui, ayaut(ait usage de son itiveutiou depuis un cer-
tain tcinps, se 6oat pJu à déclarer, qu'u solidité égale, elle olfrait une éco'
uomie d'au nioiu» moitié sur sa dépense en acier.
-, » Vo». commissaires ont, en conséquence, l'honneur de vous proposer
<]'«Cf:ord(u- votre approbation au principe ingénieux du nouveau mode de
coiUsU'itction des ressorts <le voitures imaginé par M. Fusz, tout en faisant
i'eroa<rquer^ d'une part , que le succès d'une pareille invention dépend es-
sentiel leuient des soins et île l'inteiligcuce apportés k sou exécution ma-
tèiiullu; d'une autre, que c'est surtout à l'usage et à une longue expérience
f]u'il appartient de prononcer, d'une manière absolue, sur son mérite iu-
\t;wséque et comparatif. »
"■"hés Conclusions sont adoptées par PAcadémie.
li ■ ■
^TAmoiOQui. — Ji/iifiport'de M. Dumkihi. sur utt travail manuscrit itititulé :
.iifiloHogrxiphie du genre Cly tus ; par MM. Delaports, comte d£ Cast*l-
et GORT.
II''. ' '
- - « L'Acadéipie a chargé M. Isidore Ceoiïroy-Saint-liilairc et moi, de lui
rendra compte de t'ouvmge dont nous venons d'indiquer le titre. Nous al-
lons VOU6 présenter te résultat de cet examen.
* C^ite monographie d'un genre d'insectes coléoptères, dont les espèces
sont fort nombrense», est principalement destinée à faire connaître par de
bonnes tîgiu-es colbriée.s et par de courtes descriptions, un groupe de pe-
tfis ihsootes à élytres dont les formes sont sveltes et gracieuses, le corps
gréiei, les pattRS longnes, et dont les couleurs, ainsi que la distribution
des tachfs. oftirent tes nuances les plus agréables , ce qui les avait fait
d^altortl désigner par un nom qui indiquait la plus beUe des formes
( Callidie).
« FabriciiTS, qui avait d'abord imposé ce nom, en établissant le genre ,
pour être fidèle A son système, fondé sur la simple considération des parties
de ta bouche, crut devoir le subdiviser, non pas positivement comme il l'a-
vançait, par la légère modification qu'il avait trouvée dans le bord libre de
Ir mâclioire inférieiire, mais parce qu'd existe réellement une analogie
marquée entre quelques espèces. En effet la forme du corselet et de» pattes
indiquait nne coupe facile et utde, à cause du grand nombre d'espèces qui
pouvaient être réunies. Il conserva donc le nom de caUidie à toutes celles
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C " )
qui avaient le corselet déprimé , en même temps qu'on pouvait ubservcr
chez toutes une sorte de reutleraent arrondi diius la partie uiOj}'çuni: Ueb
fiiiUM tpâ twibtom «inti ooamééMm/am. Tmtiit qtL% mtmmjcfytes
tooiesles espèces dont 1« thorax fltt-aiwHidiyti^BÉBèlMHair^ dnAi^ilM
niiww sont déprimées, mais régulières.
» Linné, Degéer et les pr^iers «mtomologistes systématiques, .«yaiçDt
rapfiroclié avae nifon toutM «w cipèou dan» le grand genre «apqkorm^
ceramiyz, OU •oMeS'OBt les pins giMidw pitHÉlMaM«l>id>ll>atotii^l>bi-
tiides, les fonufs, la manière de vivre sous leurs deux états de: larfes et
d'insectes parfaits, et surtout par leurs roétamot plioses. Cependant ccgenre
devenant excessivement nombreux, en comparant la sijtuation, la liurme, la
oonposteieD das mrtwm»» ii i»w»e do éèytres,' fawuiBMgiiwy ,<<tetiw;. la
conformation du corselet et de plusieurs autres partieayXMi if «»&itiwduit
une in6nité de subdivisions plus ou moins arbitraires, et ce genre est de-
venu une famille de» pUia natm elles que Latreille a nommée les Iq/igicontes
ou crfwMa^ywù», ai .gga fim de iioneva^^ai§n4 iil'iiiijjiliiiati^paoeura» comme
les liguiv<ntaoa«ylopbages. .. .
» Tous ces insectes, en effet, proviennent de larves étiolées, parce
qu'elles vivent à Tabn de la lumière, &ous les éooroes des ^rbre» uu dans
l'intériaor des tiges qu'elles rongent Alor* leur forma «it aUon^, ^fi»ft
drilatire, mais oompriBoée sur deux faces principales. Il est un jteu.irfwf
large dti côté des pattes écailleuses , d'une grande brièveté , rjui occupent la
région antérieure où l'on distingue également deux fortes wwnritbMl^vec
laàqudleallaDinJiongeet'détraitla subatanoe végéule. GhdnimntodaDs
ki fileMaa.(|i^allca aa aMwaol, cat-lama» riiwpliawMitida^jteim, ^imn
Tient de leurs alimens, les caiiaiiK-qa*ielles laissent derrière elles, et qui
augmentent de diamètre à mesure qu'elles avancent. A l'époque où ellfll
doivent prendre la fome de nymptws , elles se rapprot^MUM. ilBufa» Wff»^
de réeotee el préparant um iaiiiai]im:liar,am lacila da liffMr.ipiiind
leurs membres auront pris assez de consistance.
• C'est vers le milieu de la deuxième année de leur existence que les
insectes parfaits i^[>paraissent au*debor» pour quelques ^ejmtnplt fdWMWm
lasquellM ils traaâillént «ufniid>«9«fi(a d«-Mur>prop(^Mia»}>îlstvMincat
réparer leurs forces, a» aharéhtwiyaiiifcnonrnlai'e. attr ksflftt^rajdwit
ils dévorent le pollen et sucent rbameuri8ll0*ée des nectaires. La j^lu^jart
fie ces calhdies ou de ces «lytessont aloraoèi'aeaDarqiia^les par la Uiv«r>
rilêdaiiafHriiai,-éniiit iw nmmwt kom daanilaÉ fwiéw» al p^nJcs op-
poillioiM da cooltait, pi|iidpillBnaid»i»àiJai ftinenÉ:dBfoil»«o«attf^
< »)
disposées par bnndes flexneiises ou par tadlM ftmmdics dcft phw ^finétri-
ques, et dont les dessins rarient à l'iaimi.
■» Tib Mat U» iMMiM qui kmt robj«ttle la Monographie publiée *m
éHÉniun par MM. deLaporte comte de Castdnau, et Gory, et qn com-
prend la description et la figure coloriée de cent vingt-neuf espèces toutes
dessinées d'«prés native, lesquelles seront reproduites sur ao planches. Ce
tvttail'ëaweMnpIltTMM bato rién à déaror^ car à chaque êmân est jointe
diib*^llBfae laiiiwp wwiéléri»iique des espèo^, et une deaeription détaillée
avec les indications relativea^à^cur fafaliDire et «urtout ft la synfwyniie qui a
été spécialement étudiée.
. » -Mous pensons que rAcadémie doit accueillir avec bieuveilbnce un pa-
nSà <ta|(pwBi»^taaMM«t àia.frapagation de k loiciioe, et «pd
«odiMtelaa ydpfUBpp» qae fait l'entomologie, »
Gèicd«dtiM»adM adoptées.
aaeaoon. — /(apport de M. Dcnibu^Jur une monographie du genre Olive ,
moUiufiÊestkrmdrigdugasiinpodUtparVL Deeus.
« Nous avons été chargés par l'Âcadémie , M. Isidore Geoffroy-Saiut-
Hilaire etttoi, de^oaaMndre oonpte d'un mnnge imprimé, maia non
publié, qni a pour titre : JlEMavv neftovifa, gimànÊlt «r pameuHèn é»
tous les genres de coquilles uniwilves marines obsen-ées à fétat viftint 0t
fossile, distribués par monographie , dont l'auteur est M. Duclos.
» Vous le savez, l'abondance des £iits observés en histoire naturelle est
devenue une des pin» grandes difficultés de la aoence; lea découvertes nom»
breuscs et successives des espèces inconnues, ou plutôt les distinctioda
que Ton a été forcé d'établir entre elles , et par suite leur répartition en
genres, ont rendu cette branche des connaissances humaines beaucoup plus
diOdle k étodier. Lea travem 1«» plus utUca aaxquela-lca natnraliataa puis-
sent se livrer aujoordlMii, ceux qui seront les plus durables et qui servi-
ront le mieux à l'avancement ultérieur de l'histoire naturelle des OOTpaoi^
ganisée en particulier, ce sont certainement les monographies.
9 Cest un owvrage de ce genre que publie M. Dodos. fls*y est pr^ré
depols pins de vingt^anq ans , en réwnisaant ègnnda finia das OMtériai»
SWS nombre, ofiii de pouvoir suivre et comparer, sur une immense série
d'individus , les légères modifications de formes et surtout les transitions
successives de teintes, de tadiss et de nuanees dana les coulenve briUanftaB
denf -lss coquiOsa-emC. oméaa; eolomtioa qpi aervait oaiyienient.
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(i3)
il y a p«u d'uméet, à la distinclM» «t k hi dénomiaalloii des espèces.
» Comme 1» coUediom » fallait par M. Dado» , est peat-ètre la riAe
et la plus précieuse en espèces rares de toutes celles que nous connaissons,
et ^ue ce naturaliste a pu d'ailleurs trouver dans ses propres ressources
tona laa moyena d^aBéautiaii da ea magnifique omiage, i| a employé les ta-
Icoa des preoiian artislm pour produire les dassiiia, lea grafares en cou-
leurs , et l'impression du texte. Il a dédié cette première monographie aux
mânes de Lainarck , dont il s'bonore d'avoir été le disciple. Les planches
m>folio qa*il a soumises à notre examen, sont au nombre de treot»>cmqt
et sont rdativea au geore olhre twiiquemeot
» Les espèces de ce genre sont toujours très polies et très brillantes ,
comme on le sait. Leurs couleurs sont admirablement réparties; mais leurs
formes générales et apparentes sont tellement semblables, qu'au premier
aperça, on les prendrait tootat pour da ainpleB fariétés les nnea des au»
très, dépendantes t!« leur &gedhrafa» deleur volume ou d'autres circons-
tances. En efTet quelques naturalistes, néme les plus éclairés, avaient
adopté cette opinion. Cependant Lamarck en avait distingué 67 espèces
difiérentes, et parmi oelMà M. Dudoa n'en admet que 44. Iblgré cette
réduction , il en a décrit en Kmt i38,ce qui angnoit» le genre de 94 es-
peces distinctes qui comprennent souvent un très grand nombre de va-
riétés, tellement que quelques-unes en ont offert jusqu'à l\o.
• ILDudos a subdivisé le genre des Olives en quatre groupes. Le pre-
mier, sous le nom d'anciUKoufer, c'est-à-dire voisine des anciUairaB, com-
prend toutes celles qui sont munies d'opercules, et qui portent, sur la par-
tie postérieure de leur columelie, des plis en torsade; 4^ espèces s'y
rapportent, dont i3 nVmt été «bservées qu'à l'état fossile. Le second
groupe réunit ks oHvca ^yUmbrtOâu, nommées ainsi d*apria la Ibnna de
leur ooqiiilie,dont la colnmelle porte en outre des pli» burizuutaux , au
moins dans h partie supérieure. L'aatear j range 61 espèces, dont 1 1 ont
été reconnues parmi les feMÎlei. Le troisième groupe comprend les olive*
glanéifimiiei qîd aoat oointaa et ventrues, dont iaspire est oadiée dans
nntérienr, an moins en très grande partie. Dix-sept espèces, toutes à l'état
frais, sont rapportées à cette section. I^e quatrième et dernier groupe com-
prend les volutelies, ou les olives qui sont semblables aux volutes, par la
manière dont la spire est empAtée et aaasble fonner une espèce de m^
mdon, Muf le dernier tour qui comenre le canal spiral, et qui panâtavoir
été moulé sur le prolongement -mince et délié du manteau. 1 8 espèces sont
rapportées à cette division, dont tme seule n'a été observée qu'à l'éîat ioaaila.
■~ ('4)
» MM. Quoy, Gaymard , Rang et d'Orbigny, qui avaient examiné les ani-
qm ooDttnmeiit htcoqniUe» de oei quatre groupes , ont pa oonfir-
roer pleinement l'mniige de cette diviaioa; car, d'aprîs leon deatina qw
M. Duclos a Élit graver, on voit en effet qu'ils diflêrent réellement les uns
des autres par la structure et b longueur relatives des tentacules, du pied
musculaire, les formes générales, et même pour la distribution des taches
etdeemnpM§ ooloi^éee dlvciMi de toolu les pirtiw omiHu méfienne*
Les quatre demlèrai phacfaea de cette monographie aont spécialement
consacrées k ces animaux même dessinés comme vivants et en mouvement,
et en outre elles offrent des détails anatomiques fort intéressants.
• 1km m téHMiiitrmiepi ce rapport nmtfilve oouMitre à l'AcMléniie
que ce beau travail et ces recherches sor les eepècn dn fenre «&>e, ont
été soumis dans le temp'; à l'examen et au jugement de notre savant con-
frère M. de Blainville, très compétent dans cette matière , et que dans son
nuMAâiataeoiogie, il en a présenté, aréoles plua grands éloges, an«
■nttjlHi iMUilKln rfmiii ne citons ce fait que comme un nouveau témoi»
mtrignage en fivear du mérite de ToavTage qui a été aoumia à votre
9 Ifons pensons que l'Académie doit accntiiiir cet omrrage , et
nmteur à oonlinaer vm travail esécnté dans une mui banaeetamsl belle
direction. »
Cas oondnsiona amt adoptées. .
LECTURES.
PBTSiQin. — JVote sur un coûtant électréyue qui possède la facuUé à»
pnAOte das déoampoéitiOHi Mmtpm, ai mtm eaUg détkmi^fftr k$
empt s par M. BnoqiOBUb.
« Lorsqu'un courant électrique, provenant d'an appareil voltaique,
traverse une solalioin saline oa un fil mélallîqae suffisamment fin , fl en
fésoUe des effets ddmiqqes on des effets calorifiques, dont rénergle, dans
l'un et l'autre cas , dépend du nombre de roupies qTii entrent dans l'appareil
et de leurs dimensions. Les effets chimiques sont en rapport avec le
nombre de ces couples et les effets calorifiques avec leur sur&ce : les
pranieii emgeant de rintensité, las seconds de la quantité. Ilexisla,«ii
ontK, nne trila rdatioa entrer ce* detis genres de phéaoïnèaes, qm le
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(i5)
même courant peut les produire simultanément et séparément, quoiqu'à
des degré» très différens. J'ai cherché à atténuor la faculté calorifique
jusqu'à ce que le couFAot électrique oe possédât plus que la faculté dé-
conpoMBtie.
» L'appareil que j*ai en rhonneur d« présenter à l'Académie il j a an
mois, réunit les conditions voulues pour mettre le fait en évidence.
» J'ai commencé d'abord par m'assurer qu'en augmentant les dimea-
•kMM de cet appareil et opérant avec des hmet de platine, a^ant de-
puis un centimètre carré de surGiee jiuqu^à deux centimètres , la qoan*
tité de gaz oxigène recueillie croissait à peu près comme les surfaces.
Je suis parvenu à obtenir, en ^4 hciites , lo centimètres cubes de gaz.
Nul doute qu'il n'y ait eu augmentation dans la quantité d'électricité
dégagée pendant la réaction de l'adde nitriqa« sur la potasse, pulaqne
les dimensions de l'appareil avaient été considérablement augmentées : le
diamètre du cylindre de verre avait 8 centimètres. L'expérience ayant été
ilisposée comme il a été dit dans ma dernière communication , si l'on in-
terrompt le cfarcoit métallique en nn point quelconque, et que l'on plonge
les deux Ijouts libres du fil de platine dans dan petiia godets remplis de
mercure; puis, que l'on établisse la communication entre ces derniers
au moyen d'un fil de platine de ^ de millimètre de diamètre, la décom-
positimi cfainiiqne continairdam rappareil aana changea— t aerniMe.
Introdaiaom maintenant dans la dreutt wi naltipHAitaar iirdiBairepoiir
mesurer l'intensité du courant; on trouve que cette iulMlsjté ne change
pas, quel que soit le diamètre du fil interposé enttv las deux godets.
Atari donc le courant qui produit une si grande abondance de gaz, passe
«Msi bien d«M m 61 d'une ténuité «ttriaM que dana im III de plusieurs
millimètres de diamètre. Ce n'est pas tout : si l'on place le fil mirrotro-
pique «lans lequel passe une grande quantité d'éieotricité, Tis-il-vis de
l'ouverture de l'appareil thenno>électrique (pila électrique), destiné h
aoenser daa oenHèMa de degré de températw, «s tooove que oaile du
fil ndcroaeopiqne nia paa changé k l'instant où l'on a fermé le circuit.
» Si ce même fil avait servi k éf.ihlir la communication entre les deux
élémensdu plus petit appareil voltatque possible, tel que celui que Wol-
laston a construit avec un petit dé à coudre, eo fil aérait devenu incan»
descent. Yoili donc un courant produisant des déoompoailiona asses
énergiques, qui est privé de la faculté de changer sensiblement la tem-
pérature de fils de métal excessivement fins fiusant partie du circuit.
Les propriétés de ce courant «ont dfautint pina remarquablM , qa*oa ne
( «6)
saurait disconvenir que plus on augmente d'une part les surfaces de
contact de l'acide et de l'alcali, et de l'autre les dimensions des lames de
platine » plut on doit «ocrottre «n même tnapt U qomtilé d'ékctricitf dé-
gagée , qui est une des conditions exigées joiqu'ici pour la production des
phfoomtees calorifiques. »
Après la lecture de la note de IL Becquerel, M. Biot demande la parole
et s'exprime en ces termes :
« M. Becquerel ayant bien voulu me communiquer ces résultats impor-
tants, quelques moments «faut la séance, j'ai dierché à m*en rendre
compte , et ^est ce qui m'a d«mné lieu d'écrire la note qui suit.
» Ces phénomènes curieux me semblent ituliquor, non pas que l'élec-
tricité développée par les appareils de M. Becquerel soit douée d une vi-
tesse, ou de qualités différentes de celle que les autres appareils dégagent ,
mais seulement que cette électridtrf se décharge par des intermittences
plus rapide».
m Soit T un temps fini , décomposé en un nombre n d'éléments plus
petits tf en sorte qu'on ait la relation
ni = J.
a Je suppose que, pendant chaque élément /, il se dégage une quantité
d'électricité e qui , devenant libre à la fin de cet instant , se décharge k
travers le ûl conducteur, et le parcourt dans un temps 6, plus petit, et
peut être insensible comparativement ii t Akm « pendant le temps T, il y
aun un nombre n de dégagements et de propagations pareilles, contenant
en somme la quanti t<^ totale d'électricité ne. ,
a Concevons maintenant que deux autres substances mises en contact
ensemble de la même asaniére, ou las mémw dWe manière Aflérent», *
développent, dans le même temps T, une égale somme ne d'électricité;
mais que , dans ce second cas , les décliarges aient lieu avec des inter-
mittences différentes, dont l'intervalle temporaire soit f. Alors, si l'on
nonune le nombre total de ces intermittences, et la quantité absolue
d'électricité que chacune d'elles rend libre, on aun lea relations
n^^ SB T, nV V ne,
d'où l'on tire . •
et par suite » e ^
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(•7)
. »Ôn voit donc que cette identité de quantité totale «| de .muMumvm,
.pofpdble, pourvu que les quantités élémentaires d'électricité qui composent
«Inque décharge, soiMt direcieoMbt proportionneUes aux longueurs des
intermittences qui les séparent. Ainat^avee des iotenniltenees plus nvet,
les quanhtés d'électricité déchargées seront pklS considérables; et elles
poun-ontrêù^ assez pour produire, dans leur transmission à travers le
fil, des effets catorieques que des quantités moindres , déchargées par des
intermittences plus fréquentes ne produinieiit pu. En on mot, dans la
disposition adoptée par M. Becquerel, l'électricité pantt déchargée per in-
M dé^g^'"* ******* que dana tout iulfe appaieil, etpresquVraaaitAtqu^elle
il . . . •' ' • :
■MToiaa Màmanu. « Btuda miienéeepifue comparée éï là Sarégim 4e
M. LoHGCHAMP, observée dans les eaux thermales sulfureuses de Barèges
et de la Barégine de M. Aowqobx, rwumilUe dans Us «mue thenmUetde
JVérûijHirM.Tna9m.
■ ' ' ' ■ - - .••fu.,
( Nous avons Tiuantage de povfioir domer un esiieit de oe tmil',
rédigé par M. ïurpiu lui-même.)
« La qoestion de la barégine ae complique de jour en jour davantage.
La cause de eaiie conplieatkM wkax de oe qne Ton a négligé de s en^
tendre , de se communiquer les ni m m iliiUM el d'^itm'
sous le microscope, les divers prodaileaBBqwleolii
nom ou des noms dilférents.
• DneiiaiBénMirelttàrAeadéHie le ia août i833, M. Lengchamp fit
oooMilre line matière glaireuse, aaolée, qu'a avait obaervée, pour la
première fois, dans les bassins qui contiennent les eaux sulfureuse* de
Barèges et à laquelle U donna le nom de tarégine. il en signala {Parfaite-
ment leacaradires physiques ■ririmMciàreigntt, ainsi que lies caractères
chimiques; mai» il négligw de Pétudier sous i»«iicKwoope, aenl moyen
de décider si cette substance est simplement organique , non organùée,
c'eit-à-dire un agglomérat de parUcules muqueuses n'offrant, sous le mi-
croscope, aucune appasence d'organisation , ou si c'est un composé,
tout-à-b-ibis, de cette même tiAiiMMe organique, de végtav simples!
globuleux ou filamenteux, ou bien encore d'animalcnlm ; te«|m «s
choses pouvant exister ensemble ou séparément et n'en pas moins former,
pour l'œil nu, des maises amorphes de consistance et d'aspect gélatineux.
L1iildlechi«iit»qaejeTieMdeeil«p«jp»te« fcibontédemedomier un
C.l.taN.i'* Partir. 3
( 18 )
yMx d« l'Académie , j'ai ftn , depnis six toou envircMi, m'édairer sar la
nature la composition or^nique de cette prodnctton. Conservée ,
comme elle l'est» dans «le l'eau aicoolnée, elle raaMttble à
miiB 0B wjipNnV) VMF «K fWn M iuaui|wivi hnr whi om a 410 n 'oont
jinedjse microscopi^pit de la barégirie mucUe^neust tt inorganisée de
M. iMtgehtttap.
» Lorsque sous le onicroscope armé du grossissement d'environ 3oo fois
on met, entre deux lames de verre, de petites portions de cette barégine,
on reconnaît que ce n'est point une matière organique suaple, hoBAOgena,
tatàà bien-mi iffiliaMénit «wpiwé 4m fiiifàm wàmatm ; i*«m aorto de
0UigtM laaqMMM, «*M«yai», immé% à'mm fmaê» <qiMntM àt |Mrti>
eûtes organiques , transparentes , sans couleur et sans mouveroents mona-
daires; particules provenant sans doute des nombreux débris ou détriments
(Porgmitttitfw v^^Im €t nrioMlc» 'qai oM puioédé; »• «a -MNufan at-
«ttoonaidénble de «poralea globuleuses ou ovoirfea^ekemiveaMntpAiMa,
enveloppées dans te mocus inorganisé de la gangue, q«i leur sert, en
même temps , d'babibAion et de noaRviture , «t dont'qBelquaa-iMieaaoM
dntVB ém de geNoiiiiliiou plan ttii'iMAn «muMée. Qm fibomii, 4tmm
tAnbé «MréMe, «ont blanca, tnHMtMMM», nm deiaeM, non ranen:
ils annoncent le début d'une végétation confervofiide, sans doute bien con-
nue , et sans doote ausai le commeucement da ces kMigii filaments blancs
que M. Longcbamp, qtri ka • vus fleitanla «dua l'eandèaiiaÉBa, conpena à
ae h âlktm-mqtà^ pin» Uni, dans «eewlittwi ftwowÉla» à oewe
végétation , verdissent et fbnn<>nt Alor<;. suivant l'ex^rmlill Ali HMMear^
de la baro^inc verte (ilamenteuse. Parmi ces deux ooanpoaants, tes parti'-
cales oi^niques et les spoiuki OTgpmiaéea,ee «went, en outre, quelques»
fliiiM»«arpe,<d»<fm4ea gndn de «Me « ém léhria wfanuriwiHii
dns probablement k des végétaux et k des antAatn Monéres décompeeée.
> Voilà tcnit ce que peut apprendre l%namen wÉnuÊiBÊÊfàtipm de k hté-
ginede M. Longcbamp.
» L'amaor b'^um observé qÉ^ r«il aa lis ueiueilai» pbyaiquei de la
aBbWww».g^liniiMe «wueiMie per kiidU» lM«nnt ^wlwdellwiègae,
ne s'est point aperçu qne cette substance , non organisée , qne ce chaos
du régoe oi^ganique n'était poiat por; qu'en lui il setraaraut, coenne
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( »9 )
dans une sorte de territoire, des &porul«» et que c'élMl àU présence et
au développement de ces sporules qu'étaient dim tes végétatioiis ôkweu^
teuses blancltet, puis verle», «t non ^ k aiiUtinoB gélalteoMe qui ne
p«it im§uàtu d'tite qui ■nrift fNok» m fim, •errir de nowrri-
ture à cette «o«i«nw et qm, Renie ftUMiy^wtnMur, jiNVt'à im certain
point, lu dénomination particulière de barègine. >.
• II eat à regretter que M. LoBgclianip u'aU pas en méate tMBpe f»"
cneiltt etoomervdotqaUapfNlU d» k bwdgbM lihM
dek barègine filamentenae verte; en>,«ki», OS «nwt (bdkment rapporté
cette production oonfervoide à son genre et k son espèce, ce qui eût évité
très probablement des discu&Mons sans profit pour la science, épargné le
tempe de rAMdémie et celui de» peraonnea qai i^^jMMifMDt de oae aortes
deaeii^
» Venons maintenant k cette autre barègine recueillie dans les eaux
thermales de Néris , rapportée à Paris par M. Aobiqaet, et dont il a bii^n
voulu me communiquer plusieurs <chaiÉliB|pHHleMkUa.
•Au ptemkr Mpeai de MeddMUow va qnnk n*<Mit «uoone res-
■<whknrr avec la barègine glaireuse, incolore et inorganisée de M. Long-
champ; qu'ils sont, au contraire, composés de membranes ou peUkN^ia,
cbiiigonées et repliées ks unes sur les autres , oe qui, pçur u» ewleierct,
dénote dairement un véfélel kisenl partk du fanmiMM ai.
«Tue sous la wka^^t^mmimmtlll^f^^' ktlMtégiBe
deNéris offre, i° des membranes minces, transparentes , incolores et
^iqy^wft» tissées à l'aide d'un grand nombre de filamcHM tris ténu» , enUe-
koéa et agglutinés les uns aux autres par le moyen de particoks inlerpO''
•éea;%* d« aoMdMrem kdMie •kn«M,.Khr«t
dedimenBlons dilTéreatei; kl pte» tém» iwwinm M cowree formés à'nm
suite de points; les plus gros monilifbrmes ou en chapelets, c'est-à-dire
composés d'uue suite de petiu iaéritball«« «ouru, gkMeu»> ccenx à l'in-
téneurei oontenentkuMtière verte, de kquelk ae«k d«»end keoukwr
de» matées vues à reeil WL . ..
» Il résulte de ces études microscopiques comparées, que la barègine d«
M. UïngchainpetkbiMrégined*M,.jRQbiqtti9t s<wt deu» cbosas tiè* ddlé-
rentes. . . >
» Le preeaièw, k beré|ii»» <k Ifc fiMiplnij ♦ k lewk qui >e»t mm-
server provisoirement In dénomination de barégide , «onnfM dtns une
snbstancp gélatineuse, transparente, presque incolore, sans trace d'orga-
nisation appareutej c'est un amas mucilagineux, loriué, par dépèt, d'un
grmd nombre de pertionles proveMst, en grinde partie, de h décom-
position de végétaux et d'animaux , la plupart inftûoire$ : c'est ce chaos
du rt'gno organisé, dans lequel tons les individus puisent directement ou
mdirectement leur nourriture et dans lequel ils viennent ensuite se con-
Ibndre. Cest , par comparaison , Im nembreoz maiftrianx épars et en
diaordre d'un édifice qui s'est écroulé et qui n*e>itM pins.
» La seconde, ta barégine de M. Robiqnet , est un végétal bien organisé
et bien connu sous le nom de nostoch thermalis.
» Il est aisé de sentir, d'après ce (jui vient d'être dit sur ces deux baré-
gine», qall n'y avait aucun rapprochement possible à fiUre entre deux
productions aussi distiiictes que le seraient, par exempte, de la gélatine
d'une part et de l'autre les divers aainauz qui auraient servi , par leur
dissolution , à produire cette gélatine.
: • Celte gnmde distinction bien établie aofftirempéehé M. Dbtrodiet,
qui ne connaissait que le nostoch de Néris que lui avait procuré M. Ro-
biquet, de se prononcer contre la barégine glaireuse et inorganisée de
M. Lougcbamp, qu'il n'avait point encore étudiée et dont, probablement,
il ignorait l'eiislaBee en natnro à Paria. » i
• enan. — Bacherokes sw ia ÀtÊitnnî p«r. M. CnsvaBUL.
Avant de présenter à l'Académie les résultats des nombreuies recher-
cfaes qu'il a entraptiaes sur l'art de la teinture, M. Cbevreut a jugé con-
venable de ftire oomudtro à l'Académie la marche générale qu'il sTcst
tracée.
• L» dHftcuhés qrfon ranooatro quand on vont donner des beaca adenti-
fiques à l'art de la teintura sont rapporléea par Fauteur à quatre causes
'principales
« i". A la petite quantité des matières qui se fixent aux étoffes dans les
procédés de teinture ;
» a*. A la fidble affinité des éteffes pour les matières auxquelles dles
S^inissent;
9 y. Kct que toutes les matières tinctoriales complexes, d'origine or-
ganique, dont on Êiit usage dans les ateliers, ne sont pas encore coinpléte-
' mantoownMidaiMleiiroompoiitioii immédiate;
( 3. )
» 4*- A ce que beaucoup de principes immédiats de ces matières sout
allérabl«t dans les opénticnia dâ IdnlarB. »
Pour triompher de ces difficultés, M. Chevreul a adopté pour ses re-
cherches et pour l'exposition qu'il en &it dans les leçons publiques dont il
est chargé, la classification suivante :
Fremière dMikm. » Pr^Mmtion d«a étoffes.
Dmiànedmaioii.— De Faction tantUidledeBétofliBa ot d«s corpatiin-
ples.
Troisième division. — De l'action mutuelle des étoffes et des acides.
Quatrième division. — De l'action mutuelle des étoffes et des bases sali-
Bables.
GnqniAaie division. — De l'action m niuelle des étoffes et des sels.
Sixième division. — De l'action mutuelle des étoffes, des composés non sa-
lins neutres aux réactifs colorés, des acides, des bases salifiables et des sels.
SeptMoM difiilon^ De nwBiiii uMuelle dee éteficsi des acîdeS) des
bases lattfiaMes, des sds et des matières tinctoriales ooniidcxcs d'origine
organique.
Huitième division. — Stabilité de la couleur des étoffes teintes relative»
ment i la chaleur, h lumière, Tcau, l'origène, Tair et les réactift.
Bornés par le temps et par l'espnce, il ne nous est pas possible d'eniicUr
cet extrait des réflexions importantes que M. Chevreul a liées à toutes ces
tètes de diapitre; mais noua consignerons id, en tenniiiant cet extrait,
rexposé é» b «nélliode qui loi sert -le guide dén entrer fdBnlté
» d*in corps sohible pour une étoile, lorsque le coasposé qui se forme
» n'est pas indécomposable par l'eau, c^r on conçoit alors qu'il n*j aurait
a aucune difficulté.
» Ttid oetie métibode rédoite k la plus simple expressions
« On Mit fanalfw dW poids connu do la aohMiOQ qn'onvent mettre
en contact avec une étoffe.
» Puis on fait l'analyse d'un poids égal de la même solution qui a été
un temps suffisant eu contact avec l'étoffe pour être en équilibre chmuque
avec elle.
• 11 est dair qu'il y aura affinité si la aeoondo sololMB oontifliit plus
d'eau et moins du corps soluble que la première^
» Voici quelques résultats.
• La Um, la 8oie,àbaoriiflntproportioiinellflBent plus d'acide snlfii-
riqne que r«in, lonqo*«]les sont en ooalMt vne de l'esn contenant 'A
d'addn.
( " )
» Le coton prés^te le réculut inverse.
» Mais eu les reproduisant ici, j'avoMfC qtxit je n'ai pas en eux une con-
fianw grtrètoe , car je na ht ai pu coattAMi mfBiimm—tiWMf k rapport
dliptdijBBiTuil* qua je raiafiûftt ocwnaltare : c'est que les tefts «aat
point aussi insolubles qu'on le croit généralement dans des réactifs Eoème
fiûbles. Dès lors , si la méthode est d'une exécution très facile lorsque le.
corps solide mis en contact avec la dusulution ast ab&olument ui&uiuble,
il n'en' «M pins da nAna dam la aes ooniraira; il finit donc ahm tanir
compte de la matièra que la liqueur a pu ealevar au coqia aoUda.
» PLu&ieurs observations m'ont conduit à penser que la laine , la soie et
même le ligneux pourraient bien être d'une nature plus complexe qu'un
ne le croit généfabinent.
» Quoi qu'il an aoit^lanédnda dont je riens de parler étant applicable
à des cas qui peuvent se présenter daus des recherches de physiologie et
de toxicoio^e, j'ai cru devoir lui donner plus de publicité qu'elia n'en a
eu ju&qu'lci, quoique «pendant je l'aia MleouMÉM wnM iSSo à pliiR
sieurs personnes , et qu'elle soit mentioniiéa dam «ne thèse soutenue à
l'École de Médecine par
NOMINATIONS.
L'Académie» an acécalîon de M» règlement, procède à la nnniinnin«
tl'un Vice -Président, qui doit être choisi dans les sections des sciences
ualureUes. Le aoaatwe des membres roiHnii eM de 48. Au premier tour d«
M. MagendKa rinnit a6 mffinges.
Af. Serves • . * • ^
M. Double. ..... 6
M. Govdwr • • • ■ • ^
M. CberreuL .... a
M. Brongniart ... r
M. Siivestre i
c. . M. Blainville .... i.
M. Magendie est proclamé Vice-Président de l'Académie pour l'année
1836; il sera Prétident<an 1S37.
La séance est levée à cinq heures.
■ A.
(•3)
L'Académie â reçad— cette téaan 1» ^o^IWl^gal dont fioki i» <itiiBB ;
CaNyiw.i««iu liadhuMiiirtiiii dbt Mm« A fJoadémiê du Seienets,
n- 23, i855, in-f .
Mémoires de Académie éu Sciences i'Instkmt rojai de France;
tome i5, iu-4°.
MéÊHMiB erf Êmmmnd M Cm. Pnf. LmeiM flsiiu; % vei. in-8%
Firenze, i854.
Memoiivs élémentaiivs sur ta Destination naturelle de ht Jormatiori et
de/a résistance i pai- M. J.-G. Roebea ; Dresde , in-folio. (En allemand.)
^V>§* dam fJmértqm méMkmab f pmt M. r/Ovumni g* Imrâoa,
in-4**-
Suites à Buffèn; 14* litraîsoii'et ne livraisoD de planches, ia-^.
Dictioniuure de Botanique médiade et pharmaceutique s a vol. in-d*, et
oBilkBde pleadMi; fBrll.9«u& «ifèirraRiUB; PlRils, 18S6.
Expotttkm complète du Sjrstkm mêtrifmg par M. Hnhuiot; flirodrare
to-B". (Adopl«e parrUoÎTereité.)
Ifouuelie Géographie méthodique; par MM. Meiss&s et Micbelot; 16'
«iditin.^Oavrage aàopti perWSmrnnilé.)
MamtA des JspiranU tm émw< de capacité de tetuégnement primaire
élénentttire et de renseignement primaire supérieur^ avec le programme des
tpentionsipar MM. Lamotts, Msissaa et Micbslot; a vol. io-fi*'.
Jfo^wipi (le Zbo^ofWjKm la d&wctedb M. ^iBOi} 5^
Iconographie du K^gM mdmàl, deM.U haren €3taderf parM. G«ikn$
57* livraison, in-8».
Deuxième Jdresse à PJnteiiigence humaifte;par M. Lbiailly Gkaih-
viu; Paris, io*^*.
Mamgnfèi9dHg/mipede9Sk^icériUtfparU.9mhk90»m(CitmlB de
Casteloaa);iii-8*.
Société centrale dAgncuUure de Nancy. — BaffOrt verital sur f Ex-
position du Fashia de M. Rudkau ; ia-8*.
Eufimtma «ffidmMÊ et Eepkees voMms par M. Som Tiuimr; in^».
HjTffène publique.'— Note sur de. nouveaux Magrens empleyét pour la
dkinfieUondee matàkrt* fécakê dam lesfosstti parM. Cwyâiun;iiH9*.
f u4 •)
Au Cwtgrès convoqué a Paris en j835, par l'Jnstitut Historique. —
JMmirs de M. Gnntrar in x.'bLi; io-S*.
JjÊQons de Chimie élémentaire ,fmtex U êknomktt par M. J. Gimbo»;
4 premières lerotis, Rouen, i835, iii-8*.
Vacciner des deux câtés du corps : précepte rigoureux, lievaccirter du
c6U «à ^opération m manqué; par M. le dcMÂevr C. BniiAiD ; à Apt (Vau-
dw»); in-0*. (Mteni, d'après la deoMuide de l'aaieiir, pour le concours
MontyOQ.)
Essai sur la Culture , la Chimie et le Commerce des garances à F'au-
cluse,- par M. Bastet ; Orange , iÔ55, in-Ô", 3* livraison.
Mémoire théorique et pratique no" les Luaeations dites spontanées et oon-
sécutives ; parUL. le docteur Lk.sàl-vace; in-S", Caen.
Recherches sur les Annexes du fœtus humain; par Le ménUf ïihS*.
Traité de Médecine pratique iH' livraison, iu-ti".
4nMi«r de la Société Royale d^Bartietdtitre de Pariât %oaue 17,
loo* livraison, in-8*.
Annales de Chimie et de Ph^ytèifimi par IIM. Gai-L«tMa ef AaAQo;
septembre, i855; in-d*«
Âmadne des Sekncee natnr^leti par MM. AvBomv, Mnac Evp>abm,
BiowniRT et Guillehik; tome 4 » septembre et octobre i855, în-S*. '
Journal de la Société des Sciences ph rsifjiies , chimiques , et Arts agri-
colesfsous la direction de M. Joua de FoMTBUKLLBj in-â", octobre, iH55.
BuUHin général de Thirapesi&pie métlhale êt ekiruigicale} par
M. Hmioil ; tome g, iii-8*.
Journal hebdomadaire de$ Progrès des edencet midkabej n* 5s»
i835 et n" I , i856 ,-iri-8*.
Gazette médicale; tome 3, n* Sa i855etn* 1, i856, in-4*.
Gaaetêe du HûpîiOÊiXs n** 1S4— 156.
JaumaX de Satâéi oT* las et ia5.
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COMPTE RENDU
DES SÉANCES
DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES
SÈàSCB DU LOHDI II UWIEE ISSft.
GOBKESPONDANGE.
La SocUti rojraU êt Lamint nppeDe qsté^ éeSA déoerner en i838
imixmidaiBeM royales, fane à Fmiteiirdn nénoire le plus impimaat et
inédit (ju'elle aura reçu sur la chimie, et l'autre au mémoire le plus im-
portant et également inédit qu'elle aura reçu sur la physique. Les mé-
moires de«tinéa à ce* deux concours devront être parvenus à la Société
mtmt le noie de jnbi i8M.
Le Secrétaire fttpétuel pour les sciences physiques avait été chargé par
l'Académie d'ouvrir le billet cacheté joint au mémoire sur \ Origine de la
bile, adressé pour le concours de physi<dogie expérimentale {voyez séance
da 3o àofenibre i835 , page 43a ), et d'avertir Taiitear qui la CoonniMioii
dMnit s'entendre avec lui, soit pour lui demander la répétition de ses
expériences, soit pour obtenir, relativement à ces expériênoes, totu les
développements nécessaires.
L*ÉlBar, M. Jeynwfa PlOUps, mendin de la Sodélinigirittda Lon-
dres» iTcflteapteaié d* répondre qs'a aem toa}OttrB prêt à domer à la
C H. itSB. ^ iiiMiiMi. 5
(*8)
Commission tout Im mueignemerus pt*eUe ptmmt dé*^ nr ia mamin
dont ses expériences ont été faites.
Il appelle, en même temps, l'attention de l'Académie sur deux £aits
pa^logiques (yoyez ci-aprés Tartide intitiilé PferauMUMis avimaib , Ûri-
^ine de ia 6Ue)f qui lui paraissent préaenter mutoonfinnatioB dea con-
clusions contenues dans son mémoire.
L'Académie accepte le dépôt d'un paquet cadieté , adroisé par M. Ga~
M. idtrSèft écrit pour rectifier quelquea erreura échappées, selon lui, à
plusieurs des journaux qui ont rendu compte de la Ifltre qu'il a présentée
dans la séance démière { voyez séance du 4 de ce mois, page 3).
Depuis que i'Âcadéuue a pris le parti de faire publier elle-même des ana-
lyaea de aea aéances, lea auteur» n*ont plus Uen d'en appeler à die que
pour les erreurs qui pourraient se pisser dans ces analyses.
M. de Fincens transract quelques nouveaux détails sur îa direction Sin-
gulière de la propagation du froid en i^'rauce, peuclaut cette auuée.
M. Pt^ytn prie l'Académie de vouloir bien nonnner une conmisiion qui
puisse examiner prochainement les procédés mis en usage dans un éta-
blissement situé à Javelle, où s'opèrent la désinfection immédiate et di-
verses applications utiles de tous les produits de l'aùattage des animaux;
procédés qui graducUenent perfectionnés se rattachent, dit M. Payen, à
pinsiears questions dVan haut intérêt pour k salubrité publique et Pagri-
culture. I/Acadéniie nomme, en conséquence, une Commission qui sera
composée de MAL SUvestre, Thénard, Dulong, lÊagfitdit et Dumas.
uéréonaMwa. — IL lloan&nim JomiisoaainniDiqaelanolesnivantew
m Le fixrid a oonoMnoé aux AniiUes, au mois d'octobre, et s*M «ocru
» progresnvemcnt, de manière à devenir très grand et extraordinaire à la
» fin de novembre ; il était accompagné de pluies , par rafEales violentes.
• Le plus grand froid des Antilles ne suppose pas un abaissement du
> Bsercure^^a-dessous de t8* réauasuxians (aa i/a^cent), aunivain de |a
» mer. »
■mèau nmiBaiu i» màtitmauvam. — Sur la «ugpwtfon du animaux et
. M. deBumMdt écrit à M. Arago^ qu'en passant k Francfort il a VQlLibjp*
jM4«t que ce célèbre Yf^ageur lui aditqn'en Abgnsinie^par i4* de latitude^
( ^ )
les éléphants etlessiag«s traversent des plateaux de plus de i,5oo mètres
( 1 ,3oo) toiset de hauteur.
M. Ruppelaim «pi^l grêle «NifeQt en Abyastnie, naisyiwMb pendant
qa'ilyades
AifHAU. — OhemOieiu rdattves à tôrigine et aux usag*s
de la è&e; par M. Bbixahw jPmun.
• Premier cas. Pendant l'été dernier, on a reçu dam h dixdtjue du
proCBnear Thoinaon , à WbiçinA de l'Université de Londrea, nn ivrogne
a n mourut au mois d'août , et l'on fit im examen détaillé du cadavre,
en présence des professeurs Elleoltson et Carswell.
j> Je ne décrirai de cet examen que ce qui me parait porter sor le sujet
de mon mémoire.
aLe foie était le siège d'une maladie, décrite par le docteur Baillic sous
le nom de /oie tfim/gne {drunÂard's Uver)^ et par Laennec sous celui de
cirrhose.
a Le iijBlènie de la veine-porto était bouché par un coafulum enea
dense, qui s'étendait depuis les radicules les plus minimes de la veine,
jusqu'au point «à Isa deôx brandies convergent pour former le tronc du
vaisseau.
a Lee cnanx biHairei étaient entièrement libres; mais ni en ni la
vésicule du fid ne contenaient point de ;bile; il n'existidt avoine trans-
aodation de cette sécrétion dans les tissus environnants.
s Une partie du coaguluœ fut soimiise à. l'examen du docteur Prout ,
qui y reconnut distinctonMBt ks principes colorants et aners de le bile.
a Une porlioa dn tom oonaervée dûw Falood en e été retirée, il y a
qlldqnes jours , en ma présence , par le professeur Carswell ; et noua
avons trmivé qu'une petite quantité du coagulum, exprimée d'une grosse
branche de la veine-porte , retenait eaoore son goÂt amer, et l'alood dans
lequel le spédmen est conservé, présente une couleur janne vi£
» Deuxième cas. Le professeur Thomson d'Édimbourg a en sa posses-
sion le dessin d'un cas précisément semblable, qui lui arriva il y a plu»
sieurs années.
a Ulmpresrion conservée par les professeurs qui se sont oocopés de Ten-
men de ces cas, est que la «alière dont le coagulmn est imprégné, est
indubitablement de la bile.
5«
( 3o)
» Sapposant cette opinion exacte , d'où .pouYait proTCBir cette bile?
Elle ne pouvait venir des canaux biliaires , quand oiéM «M régar^MIkii
dans les laMes delaTÉiiieiMrle«ftt4té poMïMe, parce <p« biwM»
dense du coagnlum présentait une barrière impénétrable ; ce ne pouvait
non plus être tine conséquence de l'eisudation, puisque le« conduits
biliaires étaient vides, et qa'il n'y avait aucune apparence d'un trf eifet
sur lis tfams «nvifi^iiisntt. »
» Hr^ù donc^ dans les «as précités, poavait<dla provenir, si ce n'est du
tube intestinaP
» Si c'est là le fait, il sérail en harmonie avec les conclusions contenues
dans mon mémoire ; et si r«n admet que j'ai &it toir que k bile pro*
vienf, an nuqpieni du système de b v^ne^porte , du tube intestinal, on snra
fait lin pas dans cette reofaeirche, et l'Académie n'exigera pas que fétaWisse
unehypothèss, pagar .rendre compte de cet état de dioscs si singulier
■AImnbbs frésbntés.
AniMALE. — Spécialité des nerf-, des sens de VodorOtt du
gotU et dû la vue; pur M. Gabuei. FKixcxjur.
(OHBnasaaiiw, BOL Magandie, Serres, flowens.)
« Une des questions les plu5 importantes de la pLysiologie est, sans
aucun doute , celle relative à la spécialité des oerls des sens.
1» L^anala^ pdhmméi» entre les sensaticns déteraainétt par las«dsam
et les saveurs a iiidt admettre que cbes las poiasons, le sens de l'odont était
transformé eu sens du goût; l'admission de cette première hypothèse a £ait
penser à quelques auteurs que chez les taupes et les musaraigoes, le nerf
optique, non trouvé par eux, était remplacé dana ses fiwctioBS psr une
branche de la cinquième paire.
» Le but de ce mémoire est principalement de prouver que ces hypo-
thèses, qui démontreraient la non spécialité des fonctions des nei^ des
sens , sont inadmissibles.
» t*. ftree qu'il n'y a nulle analogie entre las ssosatioBs détenninéfla
par les odeurs et celles fournies par les ooips sapides, etparoQVséqoent
entre le goût et l'odorat.
Oifitjzed by Codgie
» »*. Parce qoe, cher les poissons, les nerk olfactifs \snr l«iir origine , et
les caTités nasales par leur disposition ont toujours conservé les caractères
çii, cbez les animaux, ies différencient des nerfs et des organes du goût.
> 9". VhfM qvein MwWJrwi odonAtaa n'ayant pfes , catUM eéfactère
sentiel, l'état de vapeur , piiisqu'en dernière analyse elles agissent à l'état
de solution sur la membrane olfiactivc des animaux qui respirent dans l'air,
rien nei'oppoaeà ce que, dÏMontes dans l'eau, elles puissent être odorées
pur kt poiiaoM.
» 4*> fnc» qjatm fé&énil foieuip dctaHments les diMiiiginiitbeaQooap
mieux que leur mmmr, le sens de l'odorat est plus utile aux pois<;on!î que
celui du gont pour les guider dans le choix (h- ItMir nourriture, surtout
lorsque ces animaux vivent dans les eaux de la mer, si fortement sapides.
- m 9*. Varce que les taupes et les mmaniignes ponMMt des nerfs op-
tiqnes que l'on -peut suivre depuis leur orig^e, semblable à celle des
animaux lio la mérae classe, jusqu'à leo» terminaison an «rlobe de Tceil, on
ne peut pas dire qu'une branche «le la cinquième paire les fasse voir.
»Css «ondosloas, iivonUca k k oiffrogènê», tdl» qne Fa «onçiM te
mnmt M. Serres, ne s'eppKquent mrikawnt m sens du toachei^, qui,
eOBimun à toutes nos parties, sans faire d'exception potir les organes
delà vue, de l'ouîe, de l'odorat et du goût, est nécessairement exercé par
des nerfs d'<iri§fnes diÉAfenlssa >
BSiAïf ■ — Deuxième mémoire sur les rétjdÊuéeÊj /or M., Atmm
DB Sairt-Hilaibs.
Ce tFS«aU Ait suite w ménioiM dm leqMl rmtenr ft fi^^
cinq verticilles qui entourent Tovatre. Cssi «6 denier orgsse (gjméeie)
qui finit le sujet de ce nouveau trwrail.
Dmm son nteoire eor les q^MMrdhirMdb, M. deTristsat dévoilé,
cttt lIsHtenr, le v^Hable etrtietnre de le cepsulQ des fdsales dece genre.
Son opinion a mérité l'assentiment de M. de Candolle, et M. Ai^DMede
Saint- Hilaire s'est proposé de la confirmer par de notivelles preuves.
« L'ovaire unilocalaire du reseda phjtemna est prismatique^ sexangu-
Mreet Mmiiné |wr traislélee eooiqiiestdont cfaMÎme est cooronnée pe»
on tl^inate, et qui alternent avec un nombre égal de placenti» pénétras.
Les parties décidément ouvertes dans le fruit, sans être adhérentes
dans l'ovaire, sont intimement rapprochées; mais avant la maturité, on
peut déjà juger de qael0 BUnièl'e hi déliiscenoe sTopire. Du point inier»
(3a)
raédiaire entre les trois télés coniques s'élèvent en rayonnant trois fentes
qui, partageant en deux la face de chaque téte, s'étendent jusqu'aux stig-
mates, et l'on a ainsi au sommet du péricarpe trois valves à peu près trian-
gulaires, valves que M. Auguste de Saint-Hilaire ne saurait mieux comparer
qu'aux bords relevés d'un chapeau à trois cornes. A l'époque de la matu-
rité, ces valves s'infléchissent sur les placentas, et la fente qui s'étendait
au milieu des trois cornes va jusqu'à partager les stigmates en deux. Là
elle s'arrête ; mais si , après avoir commencé dans la face uu le côté antérieur
des trois têtes coniques et divisé les stigmates, elle pouvait se continuer ^
elle partagerait uéoessairement le cùté extérieur des mêmes têtes; des-
cendant jusqu'à la hase du fruit par les sutures qu'a signalées M. de Tris-
tan, elle formerait trois valves complètes, et celles^i seraient séroinifères
dans leur milieu, puisque les têtes sont alternes avec les placentas.
reseda phytewna a été pris ici pour exemple, mais il est évident qu'une
structure analogue doit exister dans les espèces où la capsule également
simple présente quatre, cinq ou six têtes. Ainsi donc on peut, à peu près
comme M. de ïristan , dire , en général , que le fruit des résédas uniovarié,
variable pour le nombre des têtes ou des stigmates, se compose d'autant de
valves séminifères dans leur milieux qu'il y a de têtes ou de stigmates, mais
que ces valves ne se séparent qu'à leur sommet. »
L'auteur expose la théorie de l'ovaire uniloculaire, irrégulier, à styl«
latéral et à ovules attachés sur deux rangs le long d'une suture longitu-
dinale qui regarde l'axe rationnel de la fleur. Il rappelle et discute les
opinions émises à cet égard; il donne la théorie du fruit multiloculaire ,
et fait voir de quelle manière on peut rattacher le fruit des ])lantes à
placentas pariétaux au type général.
Après être arrivé à ces conclusions : « que le Iruit uniloculaire trilobé
» à trois placentas pariétaux, diffère du fruit à trois loges, uniquement
u parce que les trois feuilles ovariennes sont dans le premier moins cour-
9 bées que dans le second; que dans les ovaires à placentas pariétaux,
1) cliaque placenta se compose de deux moitiés de placentas appartenant
a à deux feuilles ovariennes différentes; que la ligne moyenne de chaque
» placenta fonne la limite de deux feuilles; il explique comment il se fait
» que, dans certains cas, la déhiscence ne s'opère point par le milieu des
B placentas, et comment, au contraire, le fruit de ces plantes s'ouvre en
» trois valves dont le milieu est séminifère. »
Il établit ensuite que « le placenta pariétal d'un ovaire pluriloculaire
» diffère du placenta pariétal d'un ovaire uniloculaire, eu ce que le pre-
(33)
s niier est constamment formé pnr les deux horâ$ d'une même femB*
» ovarienne, et le second, sauf des exceptions probablement fort nrai,
» par deux bords appartenant à deux feuilles différentes. »
M. <l» fMnl HMiiliii dittingue dan tdrlitfd» salves t eeUes qui pré-
sentent eucteroent !• éérfàofpenmt parfiiit de l'ovaire-^pe plus ou
moins déplié, et celles qui se composent de deux portions de ce même
onùre parvenu à maturité. Ces deux sortes de valves ne lui paraissent pas,
pour ht im—BI I wwir IwibM d'être déoiguées par de* «i^idUitioiMr jNU>-
ticulières, et il 6X|dique ce qu'il eniMid parties mots wJiv et feuille
ovarienne. Le premiér indique l'un des panneaux dont la réunion forme
la capsule, quelle que soit d'ailleurs la composition de ce même panneau.
Le second eet réservé au péricarpe-type , queb foe soit Mm Age, son dé- •
ploiement éù les modifiâtiona ftfU peut iobir par la matnration et la
déliiscence. ^
Une question s'était présentée à l'auteur, savoir, si le milieu des
feuilles ovariennes ne pouvait pas être aéminiière aussi bien que leurs
bord*. Vn «m aoile dVtbseivatioiia et de miioimeMM», û m eéndait
à penser que, « dans les plantes à placentas pariétaux, ICB cor^^im
a séminifères, continuation l'axe, comme celle des placentas axilles,
» ne font que s'écarter pour aller pa&ser dans les bords non rentrant*
» des ibidlles ofvarienneB, et que les nemdas ne aont, dans tonisslsa po-
» sitions qu'elles affectent, qu'une contumsliion du qrstèawaxilla plus
» ou moins dévié. • Il s'attache à démontrer que le passage des corde-
lettes on nervules séminifères peut s'opérer dans plusieurs cas, et no-
taauiiMit dans quelques muemtÊfj/untkamm, par le milieu des feuilles
ovariennes. Ce caractère se reproduit, dans les résêdacêes, car rfimng
espèces de résédas l'offrent oODOVnwmnent avec celui du passage des
nervules au bord des feuilles ovariennes. 11 explique ensuite comment
l'extrémité des valvea du réséda est vérimblement trilobée. Non-seule-
ment, dit-il, las raisonncmaats et les indoctloiis établissent la théorie
du pasMge des cordelettes séminifères par le milieu des AniHaa omi-
riennes, mais encore les observations directes la confirment.
Le reseda sesamoîdes présente, dans Aon gynécée, une structure qui
êdalitit beaiMJuiq» la gnasànn. On y trow einq nu si» otaireé fort petits ,
dont chacun représente une feuille ovarienne, telle que asile qoi antM
dans la constitution des résédas à fruit polycépbale.
« L'existence de trois lobes dans les valves du réséda est un orgunaeat de
• ploa an lafaor de cen qui m yok» daaa fan parlias de la llsv ^
( 34 )
» de« modifications de la feuille. Celle de la tige des résédas est très
» souvent trilobée, même dana le plus jeune âge , le pétale est à trots divi-
» siens, et enfin il y a trois lobes dans la valve. »
En terminant ce paragraphe, l'auteur fiait connaître quelques nuances
d'organisation qui se manifestent dans les fruits de certaines espèces de
réaédacées. La natnre semble s'être plu, dit l'auteur, à rassembler dans
cette Famille les genres de placentation les plus différents : le placenta cen-
tral libre, les placentaires unis au milieu de» feuilles ovariennes, et pro-
Ikablement ceux unis nu bord des mêmes feuilles.
« L'ouverture de l'enveloppe péricarpique, qui se manifeste longtemps
» avant la maturité des graines, n'appartient |>as à la famille tout en-
<• tièrd, ainsi q\i'on l'a cru. Le genre ochradenus fait une exception à ce
> caractère. B
Les difTcrences que l'on observe dans les fruits des diverses espèces de
réséda, ne sont pourtant pas des raisons suffisantes pour hacher ce
genre et eu faire des groupes distincts. Cepen<lant, M. A. de Saiiit-Hilaire
propose de constituer un genre particulier sur le reseda canescens, au-
quel il impose le nom de caylusea.
Dans le second paragraphe, M. de Saint-Hilaire examine quel est le
côté normal de la fleur des résédas.
U pense «que, comme celle des légumineuscs-papilionacées, cette Oeur
a bit exception A la loi proclamée par M. Turpin, qtii croit que la ten-
» <iaDCC à un plus grand développement se manifeste de l'intérieur à
» l'extérieur. Ici , au contraire , le côté le plus développé de la fleur est
a le plus voisin de l'axe, et, comme dans le» |>apilionacée8 , lo côté le
a plus développé est le côté normal, a
Le troisième et dernier paragraphe, très étendu , est consacré à la com-
paraison de la ttetir des résédacées avec la fleur-type des dicotylédones et
» des considératioas sur les androcée» intérieur et extérieur.
iS'ote sur l'exactitude des documents statistiques du ministère de t intérieur;
par M. DEMONFEBBàWD.
» I .
£n atvendant (fue la ctimparaison entre les résultats du recrutement,
ctasae de i834, et lea calculs basés sur les feuilles départementales , fasse
coimaitre le degré d'approximation de ces dernières, M. Demonferrand
soumet à rAodiéaaie quelques observations tendant à prouver que les do-
cumenta statistiques du aainbtère de l'iatérieur sont l'expression d'un tra-
Dii
( 35)
vail sans tloutc imparfait, mais sérieusement exécuté en présence des faits.
a Si ies feuilie&ue cootetiaient que îles nombres mis au hasard , dit l'au-
teur, on n'y découvrirait aucune loi commune, ou du moins elles ne s'ac-
corderaient que sur des (aits conformes à des opinions généralement ad-
mises. Or il résulte de la comparaison des départements entre eux, qu'ils
s^accordent à donner plusieurs lois, peu connues, ou même contraires k
des préjugés très accrédités; ainsi :
» 1°. Les décès masculins sont plus nombreux que les décès féminins dans
la première année : tous les départements sans exception.
• 2*. Les décès masculins présentent un maximum de ao à a5 ans. Le dé>
partement des Basses-Fyrénées fait seul exception.
a 3*. Les décès masculins ont un minimiun entre 3o et 40 ans. La Lozère, ,
les Landes et les Basses- Pyrénées contredisent cette loi.
» 4*> L'âge de 4^ à 55 ans n'est pas critique pour les femmes. Exceptions,
Allier, Corse, Hussi-s-Pj-rém-es.
» 5*. La longévité chez les femmes est plus grande que chez les hommes.
• Excepté dans les (jualre départemens suivans :
Corse , Pyrénées-Orientales, Var, Vienne.
• Le tableau et la note que j'ai l'Iionueur d'adresser à l'Académie, renfer-
ment les preuves <le ce que j'avance, et l'appréciation détaillée des docu-
ments qui ont paru suspects au premier aperçu.
» On voit que les départements exceptionnels sont en général ceux que
j'avais signalés comme suspects dans mes précédentes communications. Je
crois pouvoir maintenant les classer avec une grande probabilité comme il
suit.
■ l'.IiCS Basses-Pyrénées, dont les documents contredisent toutes les lois
données par les autres, et présentent des erreurs évidentes sur l'état civil
des décédés de 10 à i5 ans, et plus de décès de 9 à )0 que de 10 à t5 ,
n'ont jamais envoyé de feuilles sur lesquelles on puisse compter.
■ a*. Il en est de même des Landes , mais à un degré moindre , ce qui
donnerait lieu d'espérer que quelques années de ce département ont été
bien faites: je chercherai à les distinguer des autres, et j'espère y parvenir.
» Il en est encore de même de la Corse, à moins qu'on ne suppose
que les lois de la mortalité y sont autres que sur la terre -ferme ; dans tous
les cas op ne peut pas utiliser les documents de cette île dan« un travail
■ur la population de la France.
■ 4*- L*» erreurs relatives au département de la Nièvre ne paraissent se
rApporter qu'à la désignation de l'état civil, et à la distribution par âge au^
C B. i836. i" Semeurt. '' 6
(36)
dessous de ao ans; on peut espérer des résultats satisfaisants en prenant Fe
nombre lutal des décès au-des&ous de ao ans, et le partageant par âges et
par sexes , proportioiiBeU«iMM«lKAi|MflMMntsde k néne sArie.
> 5°. liiiifKpTtemente des P/ré»éM (Mentales, du Yar, de la VlimiM,
de l'Allier, sans renfermer d'erreurs graves et évidoDlM, laiiseilt aperoil-
▼oir une négliynoe habituelle dans leur rédaction.
» 0*. Le dfpai IMMBt de l'Ain coatient une erreur notoire da— les déeèa
ftmimnado4^à Sa-tm, de >ftn à i8a8.
> 7**. Le département du Finistère a fourni une feuille fictive en 1 8i i ; le
nombre des décès y est presque double des annéei ordinaireit et distriboé
par âges d'une manière invraisemblable.
» 8*. Lie antree dépmaneniiqBi ont fourni det docimi1ii>Mpecli, ne
contiennent que des erreurs peu importantes, et dontfiafllieBeeeitfoine-
IHHHt >ttéiMi6o par la grand nombro dee ohecnatiiooi- s
Description dum mÊlMm pUunbemM, ow tbtOre «ee; par M. Leair.
(OomaalMaires, Mlf. Navier, Séguier.)
OBianaaia — Sur les hemiet ( 5* et 6* mémoire) t par M..TBOMsoir.
(GommisMires, MM. OonUe, Août, Braeohet )
■fesioQaB.. » i*oiier en téh;par M. Rniox.
^Commissaires, MAL de Prony, Girard et Navier.)
«Ces ponts , ditTauteur, sont de deux genres. Dans l'un, les fermes sont
composées de lames de tôles assemblées en faisceaux, posées de champ, et
dont les jointe sont divisés de numière à fermer tes arceaux da la plue
grande dimension , et solidement retenues par des bracelets ou bagues de
fer. Dans l'autre elles sont formées d'une suite de cylindres en tôle, roulés
mécaniquement, saus clouûre» et oonceutriq^ues les uns aux autres. Ces cy.
Undras sont égalamant mainteniia par des oolliars en fer , pour privanîr la
bùOenieftt des jotiits longitiidiiiai», et disposé* sur deux , trois ou «{oalré
rangs concentriques les uns aux autres , et dont les points de jonction sont
placés de manière à ne pas correspondre à ceux qui leur sont inférieurs çu
supérienra. Des rondelles platM da- foiAa aont placées anr toaa laa points
de contact pour empèdier qne les cjrlindras sa pénètrent laa m» Isa au*
très. LesfeitMS en tMe» comme dans la qraiime des ponts eirfarrnpoiwt
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(37) .
«nr dat jMtikit «■ isale, et sont muatenaes entre «Det par detentretoues,
dtt cwihiilons, des moiscs , etc. La tô}e ({ui entre dans la construction des
■OBfMttx ponts est de la nature des tôles, laminées et puddlées, dontle prix
est il peu près égal k celui du fer en barre , et à celui de la fonte moulée.
Cm ponts , ajouM rnMeur , pourraieiitélre employés «Tccarantag^ dans la
ooQstmctiioii dss chndns de ttt, •
BAPPOBTS.
Bapport sur un mémoire présenté le 16 novembre tS35, par M. Jappelli,
ingénieur vénitien, contenant la description dune nouvelle machine
destinée â éleiw lu etutse,
(GommÎMaireSfMM. 1« baron de Prony, Girard et Nariflr nqtportenr.)
•H. Jappelli ayant remarqué que la plupart des 'inaolttiNS trfdraoliqiics
présentsîMit l'inconvénient de porter l'eau k un nivcan phû élevé que
oeloi du réservoir supérieur ou émissaire, circonstance qui diminuait nota-
Uement l'effet utile de ces oiachines , dans le cas surtout où la hauteur
k laquelle on voulait élever l'eau était peu considérable, a cherché à
composer un noovsl appareil qui fiht emmpt de ee défimt Les ciroons-
tances dans lesqueUes ae trouvait Fauteur, donnaient un intérêt spécial à
cette recherche, parce qu'il s'agissait d'assainir des marais d'une grande
étendue; opération qui pouvait être effectuée en élevant les eaux à une
hauteur variable, mais qui se réduisait souvent à un petit nonibre de
décimètres.
» T.<a machine de M. Jappelli , dont il est difficile de donner complète-
ment l'idée sans laide d'une figure (i), se compose principalement d'une
orre verticale aoUle, cfllndrlque 00 prismatique, dont le fi»d inUhrieur
est iKHiaontalt et qui demeure ouverte par le haut Cette cuve forme
un flotteur qui peut être ahernatiTement abaissé et élevé verticalement,
dans une capacité également cylindrique , et dopt les dimensions horizon-
tales surpassent tris peu celle du flotteur, en sorte c|u'il ne reste qu'un
ibrt petit iatarvaUe entre .la paroi eitériedre et blinde dn fleneor, «t
la parai iatérienre de cette capadlé,. qui est rean^ d'eao. La monve-
(1) Fv*M l'ciqnîMe placée â la aoits de lafpett.
( 38 )
ment vertical alternatif du flotteur dans la ca}Mcité pkina d'eau où il eal
placé, est opéré par TactiOQ du i
» NmisigotilMaiis qtwFiaiérimr da flottanr
en communication avec l'émiasaire o« réserroir lUféiieBr dans leqod il
s'agit d'élever l'eau , au moyen d'uu tuyau cou(!é preaant naissance dans
ce réservoir, et se terroinaut par une branche verticale qui traverse le
fond du flotteur dana une ouverture garnie d'âne botte graiaej d'où il
résulte que le flotteur, dans toutes les positions qu'il prend suoceiahre»
ment lors de son mouvement alternatif d'ascension et d'abaissement , con-
tient de l'eau dont la surface est toujours au niveau du réservoir
aufiliwii; lÉ^eltfr |MMen^4Élie««lteeradeiéiÉiM-ifi^ qni
«M contenue dans l944pMMNrfrti^ftMleiii se ment.
n Enfin, nous remarquerons que cette capacité peut communiquer d'un
côté avec le réservoir inférieur, où l'eau Ç|u'il s'agit d'élever est puisée, et
de Ijinjare Je réservoir sopéiilMfe^tflHHiaMfre, aor moyen de
é/Ê0/KtÊiÊÊÊiÊi^^ soupapes ou dapets. Le premier lia|pet, qui
VMHl'ls communication avec le réservoir inférieur, s'ouvre dedans,
dor tilé de la capacité, et au contraire, le second clapet, qiri étrirfit la
communication aveo le péssevoîr supérieur, a^vreen dehors, do côté de
'» fiNqMfés ces dispositions , admettons que le flotteur soit au bas de sa
course. T,'ean est alors dans la capacité au nireaci du ré^orvdir inférieur;
le premier clapet est également pressé sur ses deux feces, et le second
cta^pet est tann fcrmé per h pression plus grande ds Pean du réservoir
supérieur. Le flotteur est leâpll d*flMi m airaw de œ réservoir snpé^
rieur, avec lequel il communique oonstHHDent Si maintenant on sotdëve
le flotteur, le premier clapet s'ouvrira, le second demeunmt fermé, et le
réservoir inférieur enverra dane-k tsperiti reun wéowsiiw pour renpiir
l'espace que le soulèvement du fletteor laisserait vide. lyaillears , oonme
l'eau contenue dans le flotteur retourne dans le réservoir supérieur à
mesure que ce soulèvement s'opère , au moyen du tuyau vertical qui
traverse le fond de ce flotteur, cette première opération , abstraction dite
du poids du flotteur, esige très pea d'effart
a Le flotteur étant parvenu au haut de sa course, le niveau de l'eau
dans la capacité est encore le même que dans le réservoir inférieur; le
premier cla|>et est également pressé sur ses deux faces , et le second
clapet est maintenu lermé. flotteur eat vide, oo ne contient plus qu'un
peu d'eau , qui est toiqours an niveau du réservoir supérieur. Si main-
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( 39 )
tenant on abaisse le flotteur, ce mouvement obligera Tcau contenue dun»
la capacité à s'élever dans le petit intervalle qui existe entre la paroi in-
térieure de celte capacité et la paroi extérieure du flotteur. Par suite de
la pression plus grande qui s'établit ainsi dans la ca|>acité, d'une part le
premier clapet sera maintenu fermé , en sorte que Teau de cette capacité
ne pourra retourner dans le réservoir inférieur, et d'autre part , le second
clapet s'ouvrira, en sorte que l'eau que le flotteur déplace par son abais-
sement, passera dans le réservoir supérieur. Comme, à mesure que If
flotteur s'abaisse, il se remplit par de l'eau qui est fournie par le réser-
voir supérieur, l'abaissement de ce flotteur exige également peu d'eflbrt.
» On peut remarquer sur cet appareil qu'il n'y existe d'autres pièces
mobiles que le flotteur, qui en est la partie principale, et les deux cla-
■pets. De plus, ces deux clapets s'ouvrent et se ferment d'eux-mêmes,
quand cela est nécessaire, par l'effet seul de l'ascension et de l'abaissement
alteriiutiis du ilulleur, que r;«ction du in«}tour doit opérer. Enfin, l'ap-
pareil satisfait rigoureusement à la condition que l'eau ne soit pas élevée
au-dessus du niveau du réservoir ou émissaire supérieur.
» On |K»uri-ait croire , au premier coup d'œil, que l'appareil dont il
s'agit présente quelque analogie avec ceux qui ont été proposés par M. de
Thiville, sous le nom de /loueur à siphon, et qui sont décrits dans les
traités de mécanique. Mais les deux machines ont un principe différent,
et doivent être distinguées l'une de l'autre. Eu cherchant à rapprocher
l'appareil proposé par M. Jappelli des machines connues, on reconnaîtra
plutôt qu'il présente de l'analogie avec les pompes foulantes. On peut ,
en effet, comparer son flotteur au pbton d'une telle pompe, auquel on
aurait donné un très grand diamètre, avec cette différence essentielle,
que le frottement qui , dans la pompe , se produit à la circonférence du
piston , se produit ici sur la circonférence du tuyau vertical qui traverse
le fond hori3K>ntal du flotteur, c'est-à-dire sur une surface bien moins
grande. Par conséquent, la résistance résultant de ce frottement, consom-
mera ici une portion beaucoup moins grande de l'action transmise par le
moteur.
» Si Ton veut d'ailleurs , comme M. Jappelli l'a fait dans son mémoire
d'une manière fort exacte , chercher à apprécier le rapport qui doit s'é-
tablir dans ce nouvel appareil entre l'action du moteur et l'effet utile
résultant de cette action, on reconnaîtra, en premier lieu, que la con-
sidération du poids propre du flotteur peut être entièrement négligée ,
puisque ce poids monte et descend alternativement; et de plus que , soit
( 4o )
dans l'ascension , soit dans la descente du Hottenr, le rootear n'a aucun
effort à surmonter, en outre de celui ^ui opère l'ascension de l'eau élevée
dins le i<— itoii ippérieur, si oe D'oit cm ifâ rémllnt ém diai^ oo
diffénooas de iiif«Mi, qui dohmt ^élaUirde pert et d'autre dee orilieei.
traversés par l'eau, afin de procurer k cette eau la vitesse nécessaire :
d'où l'on conclut que le rapport de l'efTet utile à l'action dépensée, tend
k devenir égal à l'unité, à mesure qu'en augmentant les dimensions des
orifices, on m diminnant la viteiM dn mouvemont dn flotteur, on di-
minue h Titane du mouTement de Feeu en passage des orifien. An rené»
la proposition que l'on vient d'énoncer, n'est rigoureusement exacte
qu'en négligeant la considération de l'épaisseur de la paroi latérale du
Botteor; épitoeur qui peut être effectifenent fi»rt petite, snrtoat ai cette
paroi est formée avec des feuille» de métal. 0 eat drldent, d'ailleun, qne *
l'on doit tenir compte du frottement qui s'établit dans la botte gtaaee
du fooddu flotteur, traversée par le tu^au vertical fixe.
» Qnâle que soit ia macbine que Poik emploie, il sera toajoure néoea<
•aire d'imprimer k Veau élevée la vitesse avec laquelle elle francliira les
orifices. Il parait donc, en considérant l'appareil dont il s'agit sous le point
de vue théorique, qu'il n'existe ici aucune cause de perte de force inhé-
rente à cet appareil, si ce n'est l'action qui est employée pour imprimer
le nMmfenieiit oéeemire à Teen qui doit pisser, altenativenMnt, per le
tuyau vertical fixe , du réservoir supérieur dans le flottenr, et du flotteur
dans le résenroir sij^périenr* Cette perte de force parait devoir être fort peu
sensible.
» D'après ees observattoos, nous pensoaa qne la nonvdle nacbine
proposée par M. Jappelli, et qui a déjà été essayée en grand avec succès,
mérite l'intérêt et l'npprohntion de l'Académie, et que SOO BSémoire doit
être imprimé dans le Aecueii des Sawmn étrangers, ■
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(40
A, flotteur mobile formé d'une enTe oa^ f tériear
verte par le Uaut , tu dans son mauT»- rieur.
iou.
B, ctpMÏttf nBplM d'eau daau UqueUs
w nwBt le flonmr.
C, rëserToir inférieur.
D, reiervoir tupérieur, ou émiiMiie.
B, Mfui TCTtkal tM^dtaUiiMuU nne
8BU« l'ia-
atbsétarroir i
E, .G, ckptts laiMBt4wmiittniqner allcr-
aatitWBeQtlâciyadtfBaTtcûidicrfoir
iniSArietir et le réterroir tnpérieur. Pen-
(^ini l'ascension da flatteur, le clapet F
cti ouvert et le clapet 6 ienno. Pendant
la dtMcnle daflollWf,Je ÛKfUt F «t
Arind ce le ck^ 6 tU owrert.
Rapport sur U$ aep&Ham» faites parVL Baiiovt, ingMeur cêinl, avec des
modèles de locomoteurs à vapeur, à F échelle du sixième, m présence de •
MM. le baron Ch. Dapin , NaTÎer, Poncelet et Ségniar, commissaires ;
M. Séguier, rapporteur.
a Déjà notu aTons eu l'honneur d'appeler votre attention sur un compte
rendu d'expériences de locomoteur k «apenr, adreasé à TAcadéinie par
M. Bérardt votre correspondant da FBfanilti
• IL BtanMit, iméatour cMt, inranmtr Jecefawwaoïeorv a dMré qot
vous fmÊÊkn juger par vous-même im-êkmê fNulbtlioaBHiMntt qu'il «>
apportés à ce genre de machines.
» C'eat aujourd'hui du résultat des erpériences répétées sous les yeux dé
i> que Mat'tw&ont'brièvenieiit'voua cntreltnir.
( 4^ )
<• Nous ne nous proposons pas de retracer la description détaillée des
machines de M. Hamont : nous en avons fait le sujet d'un précédent rap-
port; nous nous bornerons à vous rappeler les points principaux vers les-
quels cet ingénieur a dirigé ses méditations, et nous vous ferons connaître
comment il a résolu les divers problèmes qu'un locomoteur à vapeur pré-
sente dans sa construction.
» Selon M. Hamont , les difticultés pratiques fie construction les plus
grandes sont les suivantes :
• I*. Imprimer aux roues des vitesses variables;
n a*. Ménager, dans la disposition générale de l'appareil, un avant-train
mobile, pour rectifier la direction;
^ 3°. Faire reposer tout le mécanisme sur un système de suspension ap«
proprié aux inégalités de surface de la route;
B 4°' Pouvoir iaire varier la puissance motrice suivaDt les pentes et les
résistances que présente le sol;
» 5*. Enfin, produire la vapeur avec des appareils légers, à grandes sur-
faces de chaufie, k Vabri des accidents que les inégalités du terrain pro-
voquent par le roulis de l'eau , tel que le reuverseroent de U voiture par le
déplacement subit du centre de gravité, ou même l'explosion par l'aug-
mentation de température qu'ont pu acquérir les parois exposées sans eau
à l'action du feu.
a Four surmonter la première des difficultés que nous venons de signa-
ler, c'est-i-dire pour permettre aux roues de prendre, suivant le besoin ,
des vitesses variables, M. Hamont a composé son moteur de deux machines
h vapeur distinctes, agissant chacune sur une des roues. Il suffit de distri-
buer inégalement la vapeur dans les machines , pour que l'une s'accélère
et l'autre se ralentisse; cette disposition simple permet k la voiture d'opé-
rer toute espèce de conversions, même en suivant des courbes d'un rayon
très court. Les piston» moteurs se comportent, dans les changements de
direction , comme les chevaux d'une voiture ordinaire; celui qui décrit la
courbe extérieure hâte ses mouvements; cehii qui décrit la courbe la plus
rapprochée du point de centre ralentit son action. Par cet arrangement,
le locomoteur de M. Hamont pourrait pivoter sur lui-même; il suffirait
pour cela que les machine* fonctionuaasent en sens inverse. Nous vous
ferons mieux apprécier les avantages du procédé de M. Hamont , en vous
rappelant les moyens employés avant lui. Dans les diverses voitures à va>
peur qui ont marché jusqu'à présent, l'impulsion n'a encore jamais été
donnée que par une seule roue, alors méioe que la voiture chemine en
Digitizc
(43)
ligne droite; nftAr éaoaeè et fidt, c'ett, lleMiMn, votM ■voir démontré
toat ot qM présente de vicieux un tel mode d'impulsion. Vous remarques
que par cette méthode, la force motrice est appliquée seulement à un des
ang^ du parallélogramme formé par les quatre rooes, et encore cet
•igl* çdui de derrière.
» Cette miivaiM ditpotitfoB priMnte, en onlM, k graire tacMvénieBt
de réduire la force impulsive à Tadhérence d'une seule rooeaur le aoL
» Deuxième di/ficidté, résultant de t avant-train.
> M. Hamont assure à ses locomoteurs une direction fikcile, en ne les
inaïC porter que sur trois roues. Les deiix roues placées sur 1» même
ligne, et mues chMmie par leur maddne à Tapeur «pédale, aapporlent k
charge comme dans une charrette ordinaire à deux roues. La troisième
roue iait fonction de cheval de brancard; elle maintient l'équilibre et di-
rige en même temps la voiture.
»L« rabineta d'admtarfan^ vapeur aux cjUndres sont en raktlonavec
cette roue unique; le degré d'ouverture des angles qu'elle forme avec les
deux autres roues, détermine la répartition de la force motrice sans qu'il
soit nécessaire d'y apporter une surreillanoe particulière. Les deux petites
bielles au moyen desqueUas k roue gouvernail ouvre et fenne lea robi-
nets d'admission, peuvent être comparées aux rênes d*un cocher, tendues
ou distendues suivant que l'im ou l'autre des chevaux doit ralentir ou
accélérer son allure.
» Tifvùxèmaê^ficMUii des appvéSs êe nuftmUm.
>Qn conoevm combien cette condition est diffieik à bien remplir pour
une voiture à vapeur, si l'on réfléchit qu'il faut intercaler les appareils de
suspension entre la force développée et la force appliquée , sans que
rélastidlé dm ressorts s'oppose i la transmission aux roues de k toldilé de
k pniaaanoa motrice. Les constrocteon qui ont précédé M. Bhmont, pour
communiquer l'impulsion du moteur suspendu aux roues qui ne peuvent
l'être, se sont servi de chaînes sans fin dont la loD|[ueur permet des oscil-
lations entre les diverses parties.
« Gel ingénieur a cru qu'il serait infiniment plus rimpk de tranonettre
directement aux manivelles des essieux k force motrice par l'intermédiaire
d'une bielle ordinaire, les oscillations pouvant, sans aucun inconvénient
pratique, s'effectuer au point d'articulation de la bielle avec la tige du
piston moteur. Les expériences, répétées devant vos commissaires avec
des modèka M «ndéme, ont démontré k jusleaae de k prévision «k
M. Hamont.
' 44 )
. B Quatrième d^fioulté y variaUomt dam la puisMmce. '
^.j^fieiis.nagr«na'Oi«i<#«fi»4i» pratique 1lMiMr>f9i«P|l1WiMfb
<iil Imâ îiiHMHÉiÉÉi il Éilfiii (' soB Mé«iHi»Tn«<<le fii^ i pouvoir ftcHUMM
et promptement conTCrtir la vitesse on ft>i'Ce; il n ■ménagi^ dnns son pro-
ducteur des parois assez étendues et assez lésistantes pour fournir dans
)!o(M»HOO« «ftvMlivitatitiltu^ uoè pluft grande qiMntilédè «èpwir aous
une pi«MioDfiliift^0véi;flBiiS'<»minMittÀi»tra chaudière présen*
fnitt (If tels nv.intnu;es, surtout en écartant tout danger d'explfisiMI? G^est
le dernier point sur lequel M. llaaioiil appelle votre attention. ' i
, .» Selpn lui, aucune de» constructions atctueliement usitées, aoik Sur ict
rivière», aoit sivr 4es cheminB de fer ewMnâmct<,' ne peutJiéiowire ce dif-
ficile et imporU^t problème. La solidité et la légèreté ne peuvent, suivant
cet ingénieur, se rencontrer à In fuis dans des appareils qui contiennent,
sous un seul volume, 1 eau et la vapeur; il ue croit la solution possible
qu'au moyen de le Mtbdivisiaii 4as matée». Uae fi»ale!4e<pMii» véolpieBts,
tous solidaires pour l'effet, tous indépendants en cas d'explosion , peuvent
seuls permettre d'atteindre le double but que nous venons d'indiquer. La
quantité de vapeur formée pendaut uu certain temps dépendant en partie
de Ja fecjlité «vM Jai^wlle 1» «adorique eura pu pénétrer dans le iiipiide ,
des tuyaux d'un petit diamètre, d'une bible épaisseur, n'interposant entre
re:iii divisée et le feu qu'iuie mince paroi, sont, suivant M. Hamont, les
meilleurs éléments pour construire un producteur de vapeur.
» Cet ingénieur abandonne à l'esprit iaren^ des eonumcteuni le mode
d'aaseoJUagedes tuyaux destinés à fomer un générataur de vapeur; néan-
moins, il a soumis à l'examen de vos commissaires une solution toiit-à-la-
fqis siinj2^e et bien appropriée aux exigences spéciales de ce genre de
' •ertaijet
> H. Hamont pense que de* générateurs formés de tubes seront tou^
jours employés avec succès par ceux qui n'abuseront point des avantages
que de tels appareils présentent pour la vaporisation , en exigeant une pro-
duction de vapeur trop considérable d'une surface de cbaufifie trop exiguë.
» Tel est le résmné des réflolsB» et obsarwtimi» écritm de M. Hmsant
sur la oôastrnoliiNi des locomolaom. L'inspection de ses osodéles fonetim^
nant ît la vapeur a démontré à vos commissaires que le„s pensées émises par
cet ingénieur étaient susceptibles d'une réaliaation pratique; néanmoins,
en pareille matière , des expériencns en grand éemtàmtn ■ f dint m
temps sufifisant peuvent seules oomUtàBt le snooèa al dimnulrar PMllilé
future d*nne semblable invention.
Google
( 45 )
«Dans ces circonstances, vos commissaires doivent se borner k vous
propoMT d'insérei' ilans U coUeclion des Savants étrangers ie mémoire que
M. ,Bnnn< a déposé pouf(aéni«^l*^d«if^nlM>^ tedttittktfMHWl
• happort sur un nouvel instrument à réflexion, de M. RowLAirn.
* * » •
(QMMmIres,- MM. Arngb, ']iatlkieti» flfeaateinj^Beaupré, PuisMot et
LoAiB de Areydiiet-npfKirteiir.)
. •J/ioÉlraMwiitftféieMé à rAtdMiilft'fer M. RbwInMl^ «ritote angUù,
«Lqnik Ift'ConnniMioD noMnée par eHe vient de soumettre à aon examen ,
se compose de deux sectants réunis et parallèles, dont le second, qui est
MDveifét u'a qu'un rayon à p«a près moitié du premier. Chacun d'eux a
tM iiiùlwh jiB>lioii|lit<e. BM gruid etWttf«ti»tDlrair, qni tons ae trou-
vèM pit^B'dlMM l'espace qai aépare les limbes, et se rectifient par hi
raèmes moyen», que les instruments à réflexion ordinaires. Le sectant ren-
versé a le aéro de sa divisioo en sens opposé de celai du grand sextant.
«.OjiB'JliMIto'iimqae phMée entré les ètax méiiMi plus sert i la
Ma à yohscwa^iew' dee'iMgiëi qtfon «esnw, soR «Tccr Piine, soit aiWc
l'avtre des altdadés. fJe petit miroir du sextant SapMeur est étaraé dans
la partie de gauche , et Pantre dans celle de droite, de telle manière
cependant qu'il reste entre les deux étamages un espace d'environ 4 >nil-
ItaîiAttw, (fri ff^ÊX pu'teflaé, et par «èifon peut voir diireetenient robjet
auquel on vise. Idoitmf^vor «eot oiMerrer des angles qui ont moins de
90" d'amplitude . <in peut, pottr rendre Tinstriiment moins posnnt ,
tacher te sextant superposé, en défaisant les trois vis qui le lient au
•finibe principal, «t PobMrfatfan 4as «aglei^ se Mtvlort oomme de cdà-
•Caaae; mais si P—gls -à nesorer dépasse ce nombre de degrés, la réu-
nion des de«B MxiaMv est tiéoessaire. Votd, daas ce cas, h manière
d'opérer :
» Les rectificatioiM «Fusage étant prédaldeaient ffaitear, et les alidades
flaoée» «fw ateo, on emmenée par viaer dhwctement à l'un des ob-
jets, et cet objet se voit, en même temps aussi, par réflexions dans la
partie étaaaée du petit miroir du sextant renversé. Faisant maintenant
mouvoir l'alidade de ce même sextant, en a'astreignant à ne pas pei^
dra de v«a rol^êk réHéëd, on a'arrél» à la noitié, je anifMae, du
7..
( 46 )
nombre de degrés de l'angle total , et l'on fixe l'alidade sur ce point.
On fait mouvoir cosuite l aiidade du sextant principal , tle manière à
raaMoer rimage du second olijet «&.«pntM9t- arae «U» da ^MBicv, «t
la somme des angles marqués par chacune des alidades^ douM enfin
l'angle désiré. Cet .ingk- peut aller jusqu'à a6o* d'amplitude, valeur qui
dépasse de beaucoup tous les besoins, même dans le cas où l'obser-
wlenr, rapportant la hmteor de l'aitre à Vhfmau de hi mar, aérait
placé sur un point fort élevé.
» Cet instrument, d'un mécanisme aisé à comprendre, remplit le but
que l'auteur s'est proposé. Il est d'ailleurs construit avec soin, et fait
lionnaar k llubilalé de Fartiate.
» Apièa aivoir rendu à M. Bowland k juatioe qoi lui art diw, nous
ferons quelques remarques sur l'usage de son sextant II y a, avons-
nous dit, entre les parties étaraées des deux petits miroirs une bande
t,taiyajiifi^^ ipéna^ pour iaciliter la vision directe. Or, lorsque Isa
olyalB j^filMMkat par réfleuon ne sont pas des corps luiainaus, rdclai
de la lumière directe finpéche de distinguer l'image beaucoup plus faible
qui vient se peindre dans la partie non étamée du petit miroir antérieur.
L'auteur remédie à cet inconvénient en plagiant un verre ooloré d'une
tdM&14fèi«^tMi Vsk^ direct et la petit nirair du grand aanlnt; k lu-
naière directe étant alors atténuée, laisse apercevoir l'image afiaiblie qa*<Hi
ne pouvait distinguer d'abord à l'œil uu. Quand on se sert de la lunette
la diibculté dont on vient de parler n'a pas lieu^ elle n'a pas lieu non plus
kw^'n^ naanie k diptPPM o^tdaira de deux astres.
,:.».ïi'auteur convient ;q||^dipavi||ielques circonstances une double image
superflue du Soleil pourra se montrer dans le champ de la lunette; c'est le
opa oùl'im|igç <),e l'aatre, venant à se réûéchir sur la surface externe du
petit ;iaiwik ipjiWenr»ranTofe celte image sur la partie tende interne de
Tauti» palik ndroiR^Boaia il eat toujonra frcila de frire disparaître ceUe da
ces images qu'on ne doit pas observer, en faisant mouvoir de i degrés seu-
Içfi^eni;,, 0ir gl^oiple, l'alidade du sextant renversé : on tient compte en-
«dta da catia différence dans l'appréciation de l'angle total
a PamuMitrea kibles inconvénients se devinent d'amnoa^aa aont Taug-
mcntalion du poids de l'instrument et son prix nécessairement plus élevéquc
celui de^ sextants ordinaires. Quanti cette dernière circonstance, elle n'a point
une véritable gravité, puis<]ue la question principale est ici d'obtenir la
meaura d'iw an^ dont on ne pourrait pas cannaltra k vakur aam aak;
at rektiveasent à t'euMant de poida, il n'crt paa Ml ospandant qu'on ne
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pui&M bien le supporter. En total , rinstmmcnt pèse à peine a kilogramoMS,
ce qui n'est pas exorbitant, et ne fatiguera d'ailleurs l'observateur que
dans la mesure des grands angles, puisqu'on pourra toujours aveciaciUté
dééMible>ll«a<Mi«lldwi|ii*ohiy3iigw^ •>! <i ? -.. .
» Nom boHMiiom îd ce rapport si le prdblème de la mesure de* ffaùéê
angias avec les instruments à réflexion n'avait fait depuis plusieurs années,
à notre Dépôt des cartes et plans de la marine, l'objet des recherches de
denz hakiles ingéiiimira-h)rdrograpbe&' V . ; i:iu '.
» L'invention de M. Fayolle date de 1817, et consbtedans l'addition on
cercle de réflexion de Borda d'un second grand miroir placé au-dessus du
grand miroir ordinaire, et pouvant prendre, à l'aide d'une alidade parti»
oiilièK, iMi monvciaent pMpM^Mtièiement indépendant du premier. Un
palit«dMir«nqa»4 «iHBii M kMt él^it» bar,i'lMa8e «aire In dans él«»
mures une bande claire analogue à celle dont on a parlé précédemment
et donnant lieu au même inconvénieiit : la partie étaniée supérieure sert
pour le gnind miroir supérieur, et la partie inférieure pour le grand roi-
f gif hifliriflur, ' ■ t: ■'.} ■• y>',. n.q «^-i.f, . u.->iriAi>
» Avec le cerde ainsi disposé on pent prendre presque instantànélDflB|
deux atiqles successifs on un angle unique entre deux objets, avant beau-
OOUp au'deiii de ce que mesurent les cercka OK^ioairea. La jmnceuvre eu
€ÊtiÊdhiàjti»mSÊÊni^eVa0nffrotà» plmlunlj ■■inl'm
gle total n'est rigoureusement exact qne lotiM|«*«B se Mii de k ImMÉtean
raison des deux plans dans lesquels on observe.
a Les avantages de ce mécanisme sont éminemment de ne pas au^enter
d'ane tmattre seniible 1« poids du cercle k réflexion , et de rendre de plat
Tobservation de» objets médiocrement éclairés un pea pltulecUe qu'avec
l'instrument de M. Rowland, puisque les rayons lumineux, vus directement
au lieu de traverser l'épaisseur de deux petits miroirs, n'en ont ici qu'un
senl à pénétrer; œ étnSM ««tiitage ttérile eurtont d'être renaerqué. Dans
riaamuneiit en^eie les inqron* diraBb traTenani l*épeisieiir de d^ petits
miroirs, la déviation qui peut résulter d'un défaut de parallélisme entre les
feces des verres pourrait donner lieu à une erreur plus grande gue celle
que donnerait pour la même cause le cercle de M. FayoUe. . .
• M. DmÊÊSfy qoelquee annéea plue tard» a imai^éun appareil aiqiM
eonpliqué encore pour mesurer les grands angles arec le cercle de ré»
flexion. Son idée se réduit à l'addition d'un troisième miroir étamé en to-
talité, et qui, placé sur la ligne qui joint le centre du grand miroir avec
cdni du petit, forme avec ce darder m angle invariable. Pour ne pa» iar
( 48 )
tercepter lus rayons [umineux qui se transmettent du grand niiruir au
p«tit , la hauteur du miroir subsidiaire n'a que la moitié de celle de la par-
tie étaoïée du petit miroir; et celui-ci encore sert à la fois pour le ^raad
iiiiruir et puur le miroir subsidiaire, lequel, ayant le croisemeut de l'angle ,
présente sa face aux objets de gauche.
» il résulte de cette construction que l'angle entre uu objet doublement
rtf échi dans le miroir subsidiaire et le petit miroir, et celui qu'indique
l'alidade, donnent un angle total plus grand que celui qu'un peut obtenir
avecle cercle ordinaire et pUis grand précisément du double de l'angle que
forment entre eux le petit miroir et le miroir subsidiaire, valeur qui si*
détermine aisément par expérience.
u Nous de\'ons dire en faveur de M. Kowiand que les deux additions uu
cercle de réflexion, dont nous venons de rendre compte, ne pouvaient lui
être connues, puisqu'elles n'ont encore été publiées dans aucun ouvrage.
A Au reste, l'idée mère de tout ceci se trouve dans nos anaens octants ,
où Ion avait l'hahitiule d'annexer uu petit miroir particulier fK>ur pren»
dre la hauteur des astres par tlerriere. Cette manière d'observer n'était
pas &cile, ce qui, joint a l'incertitude de la rectification de ce miroir, en
H fiiit depuis long-temps abandonner l'usage.
.1'» Eu résumé, nous proposons à l'Académie de donner son approbation
à l'iiistrumont qui lui a été communiqué par M. Kowiand, et qui donne
une solution d'un problème intéressnnt d'astrooonite nautique.»
KNTOMOLOCiE. — Idée générale lie i'oufrage adressé à F Académie pour con-
courir au prix de physiologie fondé par M, de Montyon , ayant pour ti-
. //-^.-Recherches .matomiques et physiologiques sur les orthoptères, les
hyménoptères et les névroptéres, at>ec un atlas composé de l'jo dessirts
ttanatomic sur 35 planches in-folio.,par M. LÉo^ Doroirn , correspondant
de V Académie. {Extrait du rapport de M. Dou^hil.) (Voy. Compte
rendu, i835, p. 554-)
c Cet ouvrage fait suite aux mémoires que M. Dufour a déjà publiés sur
les coléoptères, et principalement au grand travail que l'Académie a déjà
couronné , et a fait insérer dans les Mémoire des Savants étrangers, et
qui avait les hémiptères pour sujet.
■a Des considérations générales sur l'anatomie et sur la physiologie de
chacun des trois ordres indiqués, en précèdent l'examen particulier. C'est
ainsi qu'en commençant l'histoire anatomique des orthoptères, l'auteur dé-
v'.ir\u-y mtmmiiammi9m\ iwiWfi|M<waMai>rtiiatiougia<Éit>ieur&ii>é-
lamui pijosps, leurs moeurs, cl il est nppelf- ;i les itislinguer des'herbivoresct
des carnivores. C est (l aprei> ces cuiisulcnUioiib que les insectt:» de cet ordre
Mnt partagés en finaflMMturelles.
i»;Àu)s cliaciuiede ces fanulli^ , pliidNl|«qpèeM des genres prinopaux
•ÉarttffOCt ssivcmcut (^Indices (1. 111- ]<•< Mr ^anes essentiels, tels que ceux «le la
'VMflflilion , des sensations, du corduii dorsal, du (issu cellulaire splanch-
nique.de l'appareil «HgCStifj^Ubîiftd^lil géménUùn. " '
^ y m»\', en éMdilttif les organk^Mè|^,lbir«5, l'autenr distingue les tra-
chées en tubulnires, ou k parois élastiquM, Ct en vésiculairos vu flnsques
'et luetnbraneuses. Les premières traclées existent uniquement chez les es-
pèeeàtcrrrttreg ou pédestres, et les deux sortes de trachées se trdtiVerit
iMMriMMbi^oeax qûr sont volatiles où aéHens. Eii décrivant ces 1 radiées,
TSÉàtètir lait la remorque iiiti i cssonto qu'elles sont toujours sjmétri^i^es ;
que les premières reçoivent l'air, rappôliAtt «le distribiient , et queles an-
tres lerecueilient comme le feraient 4viMl; 'é^''^e rair, épuisé de ses
^HfMjpiHlVÎiitats, se'trb dehors par rintemédiaire d« ces
derniers eitnatn. C'est après ces con^dérations générales queVauteurétrfdte
les inrh^p dini rhnmin) deslMniUM) ep sDivant 1« wàèii^.iittlàfe jtéai'
inen.
gUonntire, comparés dtiUs ébacune de leon p«rtS«s,et surtout pour leaimft
qui se rendent dans les organes des sens.
». Il en estde-m^me du oordoa'doimal , àu tissu ceUnàure adlpeiix splau-
ehasuiM, quidavîMt i^éipttt'iS^ MMde-cNnviMi'iiintae, toujours
«a fl|iport aivae le dl » slmifie—l .dss •ppaes généraMan. AîmI cb aa K-
VffaatanK-aacberdies sor l'appareil dij^estif. il fait remarquer que c'est
primîpalanant panai Jaa orthoptères, ^ue les oi^aes sont le mieuk ou le
^déwdapf>és.Cte8l ce qu'il pfDiiveaB.-Miàttt «uoesipiTCtMBt las aa«
ttMB mVMàrm, ynHnphiy , lagiiar,Hoat naMaiaar astanné daidenfs ad-
iai«ahleaMat disposées pour produire une sorte de rumination. Enfin c'est
avec le même soin que les organes mâles et femelles sont étudiés, tant dans
leurs parties extérieures ^p» servent à la copulation, que pour les organes
dcsiMés lÉÉxtaécidMoMidaila astsaHa.at daafBofct-awtB'taMslasansMMada
l'un et dfltofevaaaK^
» Nous Me poursttivroBS pas davantage cette analjrse; il fimdrait repro-
duire un trop ^Mid nombre d'observations a(Hi«eUes< fitous devons dire
(fo)
Ht»fiwêi*9 HfÊê Im àtUM. «mw» pfrttti d» i» gi Mil méÊÊtité mmn comtcrét
à^étudeaussi soignér des insectes, rapporté* — « àmâ. oydfet <ke hjipé-
noptérc» e( de» uévropièNs. ■ , ■ "
• . •■ «
M. jémpère Ut la iVoto suivantt, et «qpriiM le déiir qu'elle toit teitiidr
lement insérée dans le Coi^te Rendu de cette séance.
n La réclamation cîo M. Ampère , dont il a été question dans le numéro 1 1
» des Comptes Rendus de l'Académie, n'était relative qu'à ce qu'un journal
j» quotidien, en rendant compte des déoourertee de M. Helloni, préasa-
» teit ces découvertes comme contraires à la distinction que M. AÛpitee
» établie entre les vibrations moléculaires et les vibrations atomiques,
» pour expliquer la différence qui existe entre la propagation successive
s de la cbâleur dent les corps , et cdie du son et de la Inmiéi*.
■ Defmi» qne M. Ampère a lu le tezteméne du ménoirede M. Iféiloni,
« inséré dans ce même numéro , il a reconnu que sa réclamation était sans
» objet, puisqu'il ne s'y trouve rien qui combstte ^tfe fU^tinction, ni
» même qui y soit relatil n
ei/hwéaB. Noiuf^es ramarques sur la companiiion.d»t metmi géoâi»
ijjver et tutnnomi^i** de FnuueiparU. VcmAww,
m Dans un mémoire que j'ai lu k l'Acaulémie des Sciences le 1 5 juil-
let i833, je me suis propoeé de déduire de le coMperalBOO des UMSUica
^éodésiquee et eetroiNNuiqws qui serfcut de Ibndament à la nouvdle .
carte topographique du royaume , quelques conséquences sur la figure
de la terre. J'ai, dans ce but, fait usage de formules diff&rentieUea qui
font oonuaiftre quelle est b correettoii à appliquer à l'aphiiaieaaeut en-
plofé dins le calonl des ktilndee, des ku^tudes et des arinudis, pour
rendre ces éléments géodésiques parfaitement d'accord avec les déter>
ninations célestes correspondantes. Ces formules ro'ayant facilité le moyen
de combiner successis ement la position de l'Obeerratoire royal avec cha-
eune des. stations aatroiMMUiquae auxquelles elle est liée par différentes
chaînes de triangles , j'ai reconnu qu'aucun ellipsoïde de révolution ne
pouvait satisfaire exactement à l'ensemble de ces stations, ou, en d'autres
fermes, que la figure de la terre est tr<» irréguliere en Fnmce.
( 5. )
D La présente note, extraite d'un chapitre du second vohune de Lh
IS'ouvelle Description géataétrifiue du royaume^ dont jc prépare b rédac-
tion , a pour objet de mettre ce fait en évidence , par la conipaniison
des degré» «le deux méridiens, dont les longueurs résultent de^^ opéra-r
lions trigononaétriques de nos ingénieurs-géographes.
B D'abord le réseau de triangles, <(ui s'étend le long de la méridienne
de Dijon , offre quatre stations dont les latitudes ont été observées avec
la plus grande précision : ce sont celles de liOiigeville, près de Bar-le-Duc,
de Bréri, de Alontceau et de Mars<4lle. La rectitication des urcs <lc mé-
ridien compris entre les parallèles dt; ces stations, a été effectuée de
plusieurs manières , et notamment à l'aide de cette série coiwergente
développée suivant Jes puissances de l'amplitude gé,odésij|uc_^, ou de lu
dilTérence des parallèles estimée en degrés, savoir:
A = — w9 -\- nO* -\- 7?*....
dans laquelle
log //< = 5,u4(>o677 , log/< = 0,9715463, logj 2= 8,16797;
en supposant l'aplatissement de la terre de o.oo3a4, l'origine de ^ à lu
latitude du Panthéon , et aon autre extrémité successivement sur k p«-
rallèle des stations sud. . 1
u Tous calcuU.£ùts, et en ayaut égarii à la discordance des bases me-
surées, j'ai obtenu les résultats suivants :
PÎOMS
OTs sTATieaii.
LÀTITDUE^
ohiffvcrt.
ilfi Mfprit,
mnyfnnr»,
RIHIItTIO»
Brèri
48-44' 6".9a
46.47.35.84
46.35.33,0»
43.17 48, 5i
Itl
ai6o33,4
i334a5,8
•i5484G,a
lu.
1 iia44,6
1 1 1 ii5,3
I I ioiu,8
47?4S'5i",38
46.11.34 4a
4î 16.40,76
8a, 9
60,4
Arc total. . . .jôopoS.^
111117,4
46. 05.7,7a
H Bien.rfue.leii longueurs des degvés ci«dessus <«lécnoiMcat><Ui -«oïd au
sud, et décèlent un très fort «pUtisscmept, cependant elles 'ne icoait
ntiUcroeiit en .rapport. avec l'hypothès» il'un ellip«OTde régulier et de ré>
c. R. l836 i*r Semeilre. 8
(5a)
volution, puisque le rlécroissement qui devrait être d'à peu près 18" par
degré, à notre latitude, est d'abord de 8a"",9, et ensuite de 6o",4- Sur la
méridienne de Dunkerque , et à la latitude moyenne de 47* 3o' 46", De-
lambre , supposant ses bases très concordantes , a au contraire trouvé
la longueur du degré de iiiaSo**,! avec une diminution deGS", 1 par
degré, et à la latitude de 44° 4>' 48' une diminution de i8",a, tandis que
la longueur du degré y est de 1 1 io5i'",8.
a Les observations géodésiques et astronomiques relatives à la méri-
dienne d'Angers, offrent également le moyen d'assigner la longueur d'un
grand arc composé de trois parties placées à peu près symétriquement à
celles du méridien de Dijon ; en voici les résultats :
NOMS
LAT1TDDU
otfrrrcct.
ÀKCS
«le< degrés.
LlTITeOtt
moyenne*.
CHAXCXHEXT
par <lt%ti.
Si. -Martii» Ac Chaulieu. .
Ainjers (low Sl.-Marùn).
La Fcrlanderie
Tour de Borda
48' 44' 9' fil
47.28. 6,79
45,44.41 ,04
43.4«-40|09
140889,5
19160a ,i>
336039, I
1 1 1 i53,4
1 1 1 l5o, 1
1 1 1 i8a,7
48* 6 8" ,33
40.36.33,91
44.43.4«,57
m.
— a, 3
+ «7.5
55853 1,5
1 1 1 1 64 , 0
46.13.35,98
» De ce côté de la méridienne de Paris, on remarque d'abord un très
Êiible aplatissement en allant du nord au sud, puis tout-à-coup un allon-
gement des degrés; et c'est aussi ce que j'ai reconnu en chercbant, comme
je l'ai dit plus haut, les dimensions des divers ellipsoïdes susceptibles de
satisfaire aux observations célestes, et dans lesquels le logarithme d'un
rayon quelconque correspondant à la latitude A. peut être exprimé par
cette série dont la loi des termes est manifeste , savoir :
log r = log a -1- i M [(«• — >f') sin* X 1 (e* — Jt*) sin* A
+ i(e* — >f')8in«X4. ....];
lorsque, pour abréger, on fait = et que a désigne le
rayon de l'équateur, e* le carré de l'excentricité , M le module des tables.
» Il est donc bien prouvé que la surface de la France , dans la partie ,
du moins, explorée géodésiquement , se compose de deux nappes très
distinctes ; l'une orientale, qui est celle d'un sphéroïde aplati , l'autre
(»)
çeddMrtate, qui «fiede mn le iud, la forme d'un sphéroïde allongi;
«t qu'à la même latitude les longueurs des degrés des méridiens sont
très inégales, par TeiFet, sans doute, d'une cause perturbatrice qui agit
différemment sur le fil-i-plorob.
• rajoalmd, en temiiMat cette noie, que PeplàtiaNment de la terre,
évalué à d'après les mesures de France et du Pérou , est plus exacte*
ment, et conformément à la théorie des inégalités lunaires, de^^, lorsque
la longueur de l'arc de méridien compris entre Duui^erque et Montjouy
est corrigée de la discordance d« bases de Mélan et de Perpignan , qui a
élé dévoâée récemment, par un meilleur clioix de triangles , dans la par»
tie de cet arc renlemiée entre le parallèlfs de Forét-Sainte-Groix et celui
de Bourges, » »
enaiB. — Extmit^UKmÊémoire intitulé : Méthodes mathématiques et expéri'
Wtentaies , pour tfyçOFner les mélanges et les combinaisons définies ou
non définies y ^id sussent sur ia lumière polarisée; suivies dap^içti^m
< Dans l'étude des phénomènes natareU, rien n'est plus rare que de
trouver une action physique, dont Tefiist soit simple, mesurable, et propte
an aroopas BMlécnlaireB fimsiifinli dea eoma. indéMadhanaMot ^ lanr
élat d'agrégation actuel Telle s'offre par exemple, la gravitation} mais
seulement quand elle s'exerce entre des systèmes matériels assez éloignés
les uns des autres pour que l'inégalité des forces émanées des divers points
de leur masse poiaae être coMidérée coanme insensible. Car alors la réaot^
tante de ces forées âémemairea devient simplement proportionnelle aux
masses totales des systèmes, et réciproque aux carrés de leurs distances,
en les considérant comme de simples points géométriques, quel que soit
d'aiUemt le mode tfi^^oméntion, ainsi que la forme dea particules qui Ica
«ompoeent. A daediaiaaces moindres, Tinégalité des forces éMmentaitas
devenant physiquement comparable à leur intensité absolue, rend leur
résultante sensiblement dépendante du mode d'agrégation des particules,
ce qui en complique déjà l'exprewion et les eOets. Enfin, à des diHanom
moindres encore, la forme même des partioileaconitilnantca ne peut plai
lircnégUglitî et les difficultés du calcul deviennent inexprimables. Quelle
que soit la nature de l'attraction chimique, comme elle n'est sensible qu'à de
petites distances, la forme des groupes atomiques entre lesquels elle
9*tmtK6bi Mt.trtip;«ouveiit, li «ttà'eM tovjoiint mék «m-uBimmc aiu*
li^Mt-aaic IwréMfllaMM fa'dle ffodni»( Mil'on prtt^.ca voir \m
rffcta Aoycti(lie<ttx j>héa»niè— ■ deopilhrité que M Sararta déooaverlib
où l'eau, mise en mouvement près des termes de température dans le»*
quel» sa polirtté moléculaire est la pliiS' «easible, «eiouurb* en nappes
lÉliilfwrt iwiifiri ilfi Tnriinio «b-àBlatéÊm^pÊmh miA diprtg^iBi >cl'4ww
hmÊimm de'degrtiéairtwilwèii'e oentéumal. QàaVoft knagiifwfliiittHK
de s«mbhibles forc6«, s'exerraiit de nliis près entre des groupes molécu-
laires de nature diverse, et les forçant bnia({aenMot.eii un seul système,
■VK deamuMiém MudMina ^élar faiaH«aiMnt.à«tM»ies agents impon-
dérables, on auniJea eombimUons chimiques, c'c t*èi diw daa nhÉuoméne>
près desquels ceux de la précessioii des éqiiiii(»\es tip sont que des jetu
d'enfants. Rcmuuter de ces eliets complexes aux lois simples des forces élé-
«MMMfctoiqiit t»pioéûAÊ»M, ae»bléNitrti'«»|ituMli«tir>iiiiMft' loir pla^*4li^
Afiilft ^|iii^^odtti^'i|M^ff(^MUNl a Téttittt^ cc^pimirMit'</ijst te iMoMètite ^ôé la
¥bimie.
- » Au milieu de cette complication inéritable, puisqu'elle est attachée à
l'étendue même des masses sensibles sur lesquelles noii9t>pérdn9^ on voit,
dans beaucoup de cas, apparaître une propriété physique qui otlire tonte
^ainyliovté de l'attraction à dè gfrandes'dtelances. C'est le pouvoir qu'ont
certain^ liquides de dévier les plans de polnrisation dm rayons lumineux
proportionnellement à leur épmassariCar, en analysant cet elïet, on trouve
rémiha-dHiBeatetiott ' propre etemlb indivIduaUeMnVpar les groupée
oioUcdaireaqui se rencontrent aurin lmj«t,«(-dans la sphère d'activitédn
rayon transmis; action égale pour tous les groupes s» leKqiiide est homo-
gène, et produisant aussi des déviations successives égales, parce que le
plan d^pulùtellDn dé chaque rafon smaple se montre égaieDMal déviable
après- avoir été dévié. Alors la déviation «ngniaire Sxâe «ttntalo éprouvée
par ce planà'travers nne épaissenr mesurable du liquide actif , est la somme
des déviations infiniment petites, sticcessivemet»t opérées par les groupes
moléculaires que le rayon a rencontrés dans son trajet. £n dégageant cette
Mnnnie 4ls«partien1ariléi de réfrangrbiKté j de denaité«t da faâigliénrt poor
la ramener à des éléments toujours comparables, on en dédait nne valeur
angulaire proportionnelle à la déviation infiniment petite qtie pro«luirait
un seul groupe moléculaire constituant du liquide, agissant dans un- état
phyviqiie oonatant rar «n méaw rayon. -GeMe valeur rédttita est ce qne
j'ai appelé le pouvoir rotutoirt- mofttofa*» tkfeurp».
■ » Uncaractére^spécial deoeponvolri caractère que w 4éfinMoo cnigv,
(55)
et que faipéritim umârme^ o^ctt de restar inmîabb «on» toute* le»
inùaeaee» qui naodiâent senlearant les dùtences rautiietles des groupes
naotécolairee, mus altérer intiroeiu«nt leur constitution. Ainsi les huilfs
eeecnticUos q«i le possèdent, ceU«s même qui l'exerccot «a des sens con-
tnice», peuDvwt éimwÊëà» dias timtee pixiportiom cntEe «Uee, ou avec
d'autre! ^ai na Ja paiièdCBt: |m», oq oeèMa-aMc lee huile»- greeeee qui en
sont également déponrviies, et la somme des pouvoirs propres des p.irti-
cuies actives fionae toujours le pouvoir du mélange. Les sucres, les gommes,
lea'camjilnee^diiaawiidans l'eau ou tbna l'alcool; la fécule siraplenaenA désa*
gfégéaipar la* addeadUUaft, «Adteveme ainsi solulite, ou saidaaient sus»
pensiblednns l'eau sous le nom de dextrine, portent de mémo dans ces li-
quides, leur pouvoir inaltéré; tel qu'on l'observe dans les iiiéraes corps
aoU solides tnais non cristallisés, soit liquéiiés par la chaleur, quand de si
gwMaAea.'«nodiftiwliiiiBS' panvan» Aire opMa» sans changer inthnenaank la
constitution propre de leurs pirticules. Mais lorsque le» groupes molécu-
laires actifs éprouvent un cliangement de constitution ou de composition
chimique , on voit généralement leur pouvoir cliaoger et acquérir des va-
lanas taès« difflrehtaaj dUnsli. 4aae^ b daatriM aa saecfaarifia sous J'in-
fluence des acides tidée de la chaleur« son pouvoir s'af&iblit subitement
saiia>cbanger de sens, tandis que dans les mêmes circonstances celui de la
goauaavS.'iutervertiL Le pouvoir du sucre de cannes s'intcrvi^rUt pareille-
ineii awis «m saiiejeairtieise»'parftwiioD dee aqjdea^udfa au besoin d'une
élévation de température; et, en présmoada l'acida pacatartri^ue, l'inver-
sion a lieu, même à froid, instantanément De sorte que, dans ces rircoiis-
tanoes, et daos une intiuité d'autreâ, les modiikalioos chimu^ues qui
surviennent dans le système, souvent sans y produire aneiiiie «ariMion ap-
parante, so»t inaBiédiatement aaanifêstiée» et readoei viaiUes par le cfaan*
pSHMnt d'action sur la lumière polarisée.
» Dans tous les corps actifs, le pouvoir rotatoire exercé sur les ditiéreut^
n^ons simples est inégal. Dans tous, k la seule aaœptioo jusqu'ici connue
de l'aoida lartriqM, celle iaigaKt* «ait um ménae loi, rendue évidente par
l'identité des couleurs composées qui apparaissent , quand on analyse la
hmiMre polarisée blanche, transmise dans tous ces systèmes à travers des
^^aisseuKS inverses de leur pouvoir. L'exception présentée à cet égard par
rende tartrique est ifimlsnt plua reaierqnable, que toatea ses oombiiisi-
•eunavee leet basée salifiaUes, même avec l'acide borique, ont des pou-
voirs rotatoires (xmformes à la loi générale, du moins dans les limites de
précision que j'ai pu atteindre, en coanpanuat la série de leurs effets sur la
(56)
lumière blanche avec ceux que produisent tous les autres corps. Une par»
ticularité aussi spéciale dans le mode d'action propre devait faire cependant
«pérer dm nuances sensililes dan* les influmicas eM#ei«, ai Ton enga($eait
l'acide dans des combinaisons assez faibles, pour qu'on pîit graduer lenla*
ment, et par des variations appréciables, les modifications qu'il v éprouve-
rait. Aussi de telles nuances existent-elles, et d'uoe nature à étendre les
idées que Ton t'était fiiites jusqu'à présent de* oonAinaieona'diiBnquci.
» Pour le faire voir, simplifions d'abord lespiién«nèMaaB4>pérantanr
un niyon de réfran^ibililé sensiblement Gxe, par exemple ronge, tel qnVu
trausmettent les verres colorés par le protoxide de cuivre. Admettons une
température ccmstante ; puis, formons «me solution a^euse «l'acide tar-
trique cristallisé, eiaciement dosée à la balanoe, et anasi cbatffe d'acide
qu'il sera possible k la température où nous opérons. Si l'acide est pur,
elle sera limpide. Fractionnons-la en diverses parties que nous pèserons ,
et que nous étendrons ensuite avec des poids connus d'eau distillée. Mous
aurons ainsi nne série de solution*, toute* composées enadenent de*
mêmes principes, en doses différentes. Mesurons leurs densité* prapras;-
et, les ayant successivement introduites dans des tubes de longueur con-
nue, terminés par des glaces minces , observons les déviations qu'elles im>
priment & notre rayon polarisé. De là, 4 l'aide des 'formules que j'ai don-
nées il y a déjà trois ans, dans le tome Xill des Mémoires de t Académie,
on pourra déduire le pouvoir rotatoire actuel de l'acide dans la solution ,
en l'y considérant comme le seul élément actif, ce qui revient à l'y sup-
poser dans rétat de simple mélange, puisque l'eau distillée aaule ne dévia
jtoint les plan* de polarisation des rayons. Cela posé, toîcI quels seront
les résultats.
» D'abord, chaque solution, étudiée successivement à des épaisseurs di-
verses, opérera des déviations exactement proportionnelles à ces épais»
•eiuv. nie offirira ainsi le caractère moUeubirade l'^action.
• Mais le pouvoir rotatoire de l'acide dan* les diverses aolntioM se
trouvera inégal; il croîtra de l'une à l'autre proportiounelleraenl \ la pro-
portion pondérale de l'eau existante dans la solution j en sorte que le lieu
géométrique de tons ces pouvoirs sera nne l^ne droite ayant la proportion
pondérale de l'eau pour abscisse et le pouvoir rotatoire pour ordonnée. L'or-
donnée initiale exprime le pouvoir qu'aurait l'acide simplement désagrégé,
saoâ eau additionnelle. L'ordonnée finale, du moins pour le problème phy-
sique, répoiid'li une dilution infinie. Entre ces eartNmes, la portm de la
droite qui peut être léatiséei^ de* aKpérieBce*,-«oniprend da* ponroin
(5?)
qui varient plus que du simple au double. C'est là ce qui détermine sa
condition linéaire et sa direction. J'y ai employé jusqu'à quinze propor-
tions diflérentes d'eau pour une seule série ; et chacun des pouvoirs ob>
urvdt était tibtanu par quarante, cinquante, quelquefois sobnnte obier-
yntàoo» de déviation à traTert le verre rouge. Nul soin ne me acmblait de
trop pour établir «olideinent une loi d'action cfainuque n remarquable-
ment simple.
. » Ainsi, premièrement, l'eau devient active dans ces phénomènes puis>
qtt'die modifie le ponvoirde l'acide d'antantplu» qu'elle est pini abondante.
Elle ne lui est donc pas simplement mélangée, mais combinée» pidaqu'elle
forme avec lui un groupe d'une constitution différente selon ses propor-
tions. Si, au lieu de la proportion pondérale de l'eau,. nous introduisons
danala rdation Unéaire le rapport direct du poids de l'eau à celui de Pa*
oidej ce qui est une simple transformation algébrique» nous verrons que
le pouvoir de rncidc est d'abortl le plus énergiquement modifié par les
premières particules d'eau qui se combinent avec lui; puis, moins énergi-
quement par celles qui s'-ajoutMit à cette combinaismi ; jusqu'à ce qu'enfin ,
dans les solutions très ^tendnea,lM particules d'eau additionnelles u'exer*
cent plus qu'une influence asjTnptotique physiquement inappréciable. Et,
dès lors , les phénomènes deviennent sensiblement les mêmes que si les
groupes actifs précédemment towaéaiedimémiBaieut aMilenMiU.à l'état de
mébnge parmi oea deniièr«Bperticnle6.d*eBiu
» IbinteDant, portons simultanément toutes nos solutions k un autre
degré de température. S'il est plus élevé leurs pouvoirs croîtront; s'il est
plus bas il s'alfaibliront; mais leur accroissement ou leur diminution sera
égal pour toutes. Le Uen géoasétriqtt» des nouveans- poumiri aera donc
une nouvelle droite parallèle k la premiers. La variatioa pour chaque
abscisse, conséquemment pour chaque solution, sera celle qu'éprouve l'a-
cide désagrégé; et, dans les limites de température ou j'ai opéré, de-
pw* + 7* jusqu'à 4- a€"; cette variation m'a para presque proportiouidle
au nombre de degrés que le thermomètre a parcouru*. Hiiis' l'augmenta-
tion du poovwr initiid- par- chaque proportion d'eau est toujoun cons-
tante.
9 En résumé, k température égale la lumière polarisée est inégalement
influenoée par les-groupesy eau et acide, de dosages divers* Et elle Fest en*
oore inégalement par le même groupe à ^es températures différentes, selon
la loi simple que nous venons d'assigner. Si la chimie possédait, on voulait,
chercher, des réactiis assez, sensibles, elle découvrirait vraisemblablementt
(58)
4tlis Ip!i actions chimiqiips de ces groupes, ries partinilarit^s correspoii-
danlesà leur iuégalité de constitution; et ensuite les mêmes procédés ser-
iriTtfiéM>p0ttr iveoMllMr dtot loirptnAUes ou analogues dW'torwInttoBs
bien importantes pour pénétrer le méâinisme étH^ÉOlions chimiques.
« J'ai !)r,iiicoiip cherché si ces phénomènes offriraient quelque caractère
liti a un ruppurt iléliiiî lie proportious. D'aburd il ue saurait y eu avoir
hf^itilliop linéaire le faitHorollre alon tmifeiwiient avec la proportion
d^u. Potir ^rhnppor à cette reliÉHm, veut-on en déduire le pouvoir du
groupe variable, composé d'eau et d'acide? Alors il est vrai, un trouvera
que ces pou¥oi»»^Bt>d'!th<m^Wr«r«iwaot jusqa1iWi»<i>Wiine proportion
dttti^pvèHaqiidle fl»s*ftlRlH>ltssent MAéBaHMBt; et lear Ken géométrique
est une parn}»ole du secoii ' ili';:ré nvniit une ordonner tiinxinnim . celle de
son aomroet. Mais ce maxinnini ne rc-poiidra pas oon plus à des nombres
afoiiqiniij fixes, parce que les proportions poudii ateii i(i(lif>HllilÉHill i ■! im»
giAdtMlleaient «vec k tmarytt^iturfc: ^1 finit donc ■ lÉlfiiié » dlajW tl*
enriapte, que le mpport défit)! des proportions n'est p;is uno condition
toujours uécess tirc, et couséqueiumcnt générale îles combinaisons chimi-
ques, quuKpi'il eu pinaMT^tre souvent une condition fevonblo, peut-être
méÉwi^doaybWMim» ikftÊê » 'tttuétb ifA nam^pm laem do loa réatow
d'en isoler les produits. Je prouvedansroon mémoireqtieoesdeusroodes^e
combinaison peuvent être ()isiin!;ués par leurs effets optiques, lorsqu'un
ou plusieurs de leurs éléments, au)si que leur pro<luit, sont ' sensibles «u
léMlif^io'lV^ltttnMèti fohwWit'ot^è mmk loa- fortoolea taothémrtiyw
qoi' résolvent alors cette question générdiMlilIt.
"-i-i^ Jusqu'ici j';u supposé que In liitnit're trntisfnise était un rayon roujje
alHÎple. Tous les autres rayons simples suivent des lois pareilles. Four
ehanm>'dtem>» fuHiéiieftire égale, les poufob* de I^Mido orotawat' de
HtâMov'^pM^pofliMnieHantent à la proportion d'ean, et leor-^lett géowéi
trique est df même une ligne droite. Mais, selon l'espère du rayon auquel
elles appartiennent, ces droites out des coefficients différents qui leur
donnent des ordonnées initiales et des inclinaisons diverMs. Alors, quaod
elles coarisleBf ♦ corowe il arm* qnand on opère «vee^la Itmiiéreliiancbe,
cheqtie. proportion d'eau y détermine d'inégales ordonnées, dont l'ordre
de erandeur relatif varie à des diverses distances de l'origine. De sorte qne
les valeurs des dévintiuns qui y currespun«lent suivront tantôt l'onlre de la
réfrttifibilité, tantôt Pordre inverse, et tantAt un ordre mixte, où le i^iolet
(59)
par exemple sera autant dévié que le n^iii^e, tandis que le jaune et le vert,
. le seront plu& qu'eux. Le» couleurs composées, résultantes de ces combi-
naiMMu^ devront 00iii4%iinmwflwt!'ii>w«r wnÇfhL^xafpa^oaû'eAu^ de la uia.
cette bizarrerie devient U rit§Bll^iJk> f^^fj^f^ COwJSSS
loi linéaire qui la produit.
a D'apre«ces expériences, le pouvoir initial de 1 acide, sa us eau addition -
Oiite, Awéi jfciil iiii4iuw U rayon ronge Ter» la température de aS*. En
cSétf en tnuumetliBtkWa trait de lumière pulari&ée à travers une masse
d'acide fondu, puis solidiBé, dont i éjj.nsseiir totale était au moins de ciii-
<|uan(e miUimètres , je n'y ai aperçu a cette température aucune apparence
<i»MMi<m. Mab le pouvoir du même adde s'eat momf^^ljiça «Btifu^^ao»
une épaisseur peu difléreate, lorsque l'ayant fiimla lalilijlilld'pliH tt0Êiùi^
l'ai observé chaud et Iir|iii(lr. puis dans l'état gommeux, jusqu'à ce qtt'îjl
lût solidifié. Alora il est devenu opaque. Ces expériences difficiles deman>
dtmt étra repBsea,.a«iac di^ meNirea ; et aurUbtt ii ftudra les répéter ^
vers la gauche comme on doit le présumer. Je n'ai pas osé le foiulre seul
tle peur de le pyrogéner, ne l'ayant pas encore observé dans cet état. Je
Q^aais pas noa.plua ai TacideiMfatartrigiie redevient pLisiquement ur-
tn'lKiiHiiipwl Vf^mm^VmautgiàmMmhwmtMm par
si(pcation à l'aide «ourast «Pair cfaaad qui en mémotevps le désagr^e.
Cette ulint; (le faits pénètre évidemment aux fondements mêmes de la cbi-
roifi; mais des efiorts solitaires u"y peuvent avancer qu'avec lenteur.
» P^r ramplir 4a aMNoa le OMhv borné que je,^tais proposé ici, il
fallait examiner les solutiona d'acide tartrique formées avec d autresilii
quides que l'eau. J'ai choisi pour dlla l'apprit-de-bois et l'alcool. I.e prf,
mter, puntie autant que possible sovajaaryeux de M. Dumas; 1 autre rec-
tifié avec aoin ditea les laboratoires de M. Rpbkfuet; et, d'aprèsaa 4eaatié«
contenant moins de — d'eau. .... .
L'e.sprit-de-bois et l'alcool purs sont considérés par les chimistes comme
deux liquides isonnorpfies, non qu'ils leur supposent la même forme molé<
culaire,ooHUM 1s mot aomblenùt l'indiqaer, maia seulement pance ^ue, eai
engageant oea deox lifiiidea,«ft ateapr^forHao ataa|iqM,diM «m
taine combinaison avec d'autre corps, il en résulte deux sels de même système
cristallin , quoique non pas de mêmes angles. Sans méconnaître l'étendue et
la aiaapUdté dea rapporta «pie oe^enre d'analogie a fait découvrir entre dé*
wiirtt Je fomhfaaiaons juiftsa aloii isolées, on'peut regretter quei^MMl
C 1. la». i<r tmmun. Q
( )
qui l'expi'ime s«mbie l'attribuer à la constitution des molécules mêmes ;
ttndbque ranalogie.n'a réellement lieu qu'entr» Un rftuNaH biin ptut éloi^
gnéi, elbioi plm eomptow, èé la crialdNntioB. M, |Mr I«
prii^tés moléculaires des deux liquides sont très différentes. Ainsi à la tem-
pérature ordinaire, Talcool pur dissout l'acide tat ti ii[uc difticilement et eu
petite quantité ; l'esprtt-de-Luis aiâèment et abondamment. Les solution*
tentobserréesaveclii himière polariaie, le pouvoir d« l'acide •*j laon-
tre modifié comme il Tétai i pour l'eau , et dans le mémè sens , mais avec
une énergie moindre, et plus faible pour l'alcool que pour l'esprit-de-boi».
G>ttséquemment, l'acide dissous entre encore en combtoaisoo avec ces liqui*
avec cfaacnn «Feoz des molécalea nu«^èllee,>iMll le^ooMli'
lotion est difFérente i proportion pondérale )>areil]e, comme aussi à
nombre «^gal d'atomes chimiqtjes. T.o temps , et la saison défavorable, n«
m'ont pas permis encore de constater si ces combinaisons suivent égale-
ment une loi linéaire. Mais, pour rea|Hrit-de4M}le, par eacmpie, je me auia
awaré que le pouvoir rotatoire de l'adda y ooMarM m propriété de
croître et décroître avec !a température , et ave** la proportion pondérale
du li(|tiide employé. £n outre, les solutions formées avec ces deux liqui-
des , présentait de même ces inéfalités de rotation des dîQéfents rayona
nnples que les solmioos aqueuses prodirisent en «erlu de la rdaiion U*
néaire-, et elles y sont encore plus évidentes, parce que le pouvoir propre
de l'acide étant moins énergiquement modifié , permet de réaliser des
VQtalione qoe ka fl<rftttfona aqueuses ne pourraient produire à la tempé-
mtore ovdindre, aana y diminaer k ptepoitlea d*ca« aa<deMom de or
qui est nécessaire pour les maintenir à l'état de liquidité. Ainsi, me so-
lution alcoolique qui contenait ^ d'alcool ptir, étant observée ji la tem-
pérature de 5*, dévwit vers la liroite lès rayons rouges , orangés, jaunes -
et tcfa la- ganohe le» bleu», indigos, violela, conformément aux tndnc-
tions énoncées plus haut.
» Puisque l'acide tartrique dissous dans l'eau, l'alcool, l'esprit- de -bois ,
forme avec ces liquides des groupes molécubires constitués inégalement,
n*es^l pas naturel que ces groupes aient dea propriétés etimlqiie» dhwrBCsy
etqne les uns puissent effectuer des décompositions que les autrea n'opè«>
rent pas ? Si donc, les itiolécules formées d'acide et d'eau, pnr exemple,
peurent décomposer les carbonates, taudis que le» molécules formées d«;
. «S aalme acide et d'alaool, ou d*captivd»lMiis, M Je peuvent pas dire, ce
..pbiMaiène, qu'a observé M. MoMe, aara «irtaiaement trè» curieux à
eMstateri maiail-n'oape rien e» soi déplus «alnmdlMite «ine de voir le
(60
inlfiltft de Mude avoir d«s propriétés différentes du suUate de baryte. On
p6ttt concevoir de la même manière qu'en général, des réactions chimiques
puinent s'exercer eotre certaiaes substances dans certains milieux et nou
pas dCmitree : è^qm TiiîsenbUbleiiient, dans b«iaoonpde cm, ces ni*
lieux ne sont pas simplement interposés comme des obstacles inertes entre
les substances dont il s'agit, mais fonnent avec elles de vrais composés
cotre lesquels La réacrion chimique est ou n'est pas actuellement possible.
» Dans ce qui précède, j'ai fréquemment employé l'expression de groupes
molécalaint.poiif é/kàpm U$ moUoulcs con^nwitttea des corps. Cette ex-
pression générale m'a paru convenir , dans l'ignorance où nous sommes sin-
Li nature et la constitution de ces molécules, qui peuvent être simples ou
muitiples,espacée3 uniformément ou séparées en systèmes distincts comme
les oorpe célestes, sens que iiis(|a*icî les phénoittéiies seMibiesnoos.doineDt
•ucune notion sur ces particularités.
• Dans un autre mémoire, j'examinerai de mémo, parla lumière polarisée,
les combinaisons que l'acide tartrique forme avec ces bases sahliables et
«tee l'acide borique, loraqi^oB lenief eH prâenoe de cet substanoes dans
les milieux divers oA nous venons de Fétudicr; car toutes ces combinaisons
possédant la faculté rotatoire, sont sensibles à ce nouveau réactif. Mais il
fallait d'abord conuaitre l'action mutuelle de l'acide, et des miUeux où ces
pbénoiniBca devaient s'opérer; et il Ihllait en outre former des médiodes
pour déterminer le mode défini ou non défini des combinaisons douées du
pouvoir rotatoire. Tel est le but du travail long et pénible dont je viens «le
donner l'extrait. •
NOMINATIONS,
Conformément à son règlement, l'Acuiiéniie procède k la noniuialiou
d'un menbf* de la GommiasloB adaaiaiitrative» qui doit éire dioU dan»
• le» sections des sciences mathématique»* Le uombfe des votans eM de ^
Au prabier tour de scrutin ,
M. Poinsot réunit i . 37 suflnges}^
Bf . PoîasoB. 4
ILSHvfBtre. , i
H* MathieUii •> * r ,t
M. Poinsot est en conséquence procbuoé aaembrede la Comaaissioo
administrative pour l'année 1 83G«
Laséance est levée à 5 heures. F.
AnrtviR. (Séance du 4 janvici.)
1^ S» , Uffie », en icwoiittiilr mu lieu d* ifu« l'c«u /nés que d'cs»
(6a)
BtLLSTin UMIOCK iPUQUE-
L'Acad«mie a reçu dans cette séance les ouvrages dont voici les titr«s :
Ompus rendus hebdmmiMins dqtSéÊiiem d» tJcmâémà» étêStitMBm,
Vf I ; i856, iM'-
Notice on the megatherium Brougt from Buenos- Ajres by fVoodbine
Parish, Ësq.ji bjM. WaLUM Curr, Esq.; Loadoa, i855, in-4''.
Epheineris ofHallej's Coincl; i855— i836; bjr Bl. SmAirOEo; in-S".
/ Oyage dans l'//u/e ; par M. V. Jacqvemout ; 6* livraison , în-^'.
Histoire Naturelle des Iles Canaries i par MM. Wkbb et Blutiillot;
a* Uvniion , iii-4* » vnn 1m deunème limiiqii de pUncfaes, in-folio.
Séance pubUqtied» la Société ttJgriailùin, Commette, Sdeiices et
Jiu du dêpartmmmt de laManwtdH lo Mytfnifti» i8S5}
Magaeùi de Zeohgit,ptMtéparU, Gvtmj in-S».
BStUathèque universelle des Sciences, Beties^Lettres et Jrts, rédigée à
Genève; août i835, i(i-8*.
Journal hcbdoinaAaire des Sciences médicales} n* 3, i8Sô*ia'4*.
Gazette inciiicalc de Paris; tome 4 > "° a, i856, 111-4*.
Gazette (ifs Hôpitaujc ; n" 1 — 5, tome 10, in-4*.
fiçho du monde sa^'ant; i , r* et 2' diTiiioii, ia-4*.
mm
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COMPTE RENDU
DES SÉA9CES
D£ L'ACADÉAUE DES SCIENCES.
S£ARCB UV LUNDI 18 JAITVIER 1896.
- "''■»'-"♦ " ' '
M. le Ministre de rhulruèilan publique transmet une VBpliatioB de
l'ordonnance royale du »6 décembre dernier, qui approuve Féledioii de
M. Élie de Deaumont , en remplacement de M. Lelièvre.
Eu .conséquence , et sur l'invitation de M. le Président, M. ÉUt de
Beanmoru prând place panni les membres de I*AcAdémîe* ^
rnvsiQDB. ^ Re^eréhes sur Paetion moliadaires par H. Bausumout.
U résulta de ces recherches, dit l'auteur :
« i". <ju'il est possible de déterminer avec assez de précision les lois
» selon lesquelles les moMcules agissent les unes sur les antres, en les
». considérant sous le rapport de la culit^siun ;
• a". Que ciT^ lois <;oiit variables dans les différentes substances , même
p lorsqu'elles sont de même ordre, comme les corps réputés simples;
C R. t816, I» Stmtiin. lO
(«4)
> 3*. OdHI «gl p«4hl» Je ékwmiÊ» k R«te «e VMtioB moléea-
» laire ;
» 4°. Qu'il est (les substances dont k densité, |HiM <kns un liquide,
» diminue à mesure qu'oo les dÎTisej
» 5*. Que cela a • tiea lorsque les anbetances ne se mouillent pas;
» 6*. Qu'il est possible de détenniuer la distance qui existe entre un
» corps et m JiqoHk qui M k momik pas, lonqK'ila aoDt aii «n
1» rapport. »
«foidNE. — S»tnùt itume bun tk M. Adjlh m Badtb , à M. BoaT-
DE-SAiNT-YmcEWT , SUT wi nouvcou fébrifugfi, «mpkiyé à la Gtgnnep
datée de Georges- Town , 3i mars i835.
( ComoniMire», MM. Smibk, Bobiquet, Breadiet.)
« Arrivant à Démérari, aoeablé de fièvres qui depuis long-temps étaient
rebelles au quinine et k tous les rcmt'des «juc je pouvais prendre, je
trouvai le docteur Warburg, médeciu uUcmaud, qui d^uis plusieurs
anntes parcourt l'Amérique, s'occupant ezdudTement de botanique;
je pris un fébrifiige de son invention ^gouttes fébrifuges), qui m'em-
porta dès k première fois les fièvres dont je souffrais depuis si long-
temps.
» Déjà oonnu avantageusement à Démérari , le docteur Warburg fut
prié, en juillet i833, par M. Melvil, inapecteor-général des hôpitaux
dans les possessions anglaises de l'Amérique, de faire des eipérienoes
dans l'hôpital militaire de Georgds-Town, et de se charger de le surveiller.
De cent- huit malades de la fièvre, qui s'y trouvaient quand le docteur
Wartmrg prit k surreîfbnce, au bout de quatorze jours, ît n*en restait
que dix-huit.
» Divers médecins, et entre antres le docteur Watt, le plus estini'' de
la Guyane anglaise, ont tait dans les journaux 1 éloge de» gouttes féliri-
fuges, et les recommandent comme ne manquant jamais leur effet, em-
ployées dans les cas les plus désespérés des fièvres pemieicases. Les jour-
nanx de la Jamaïque, de la Trinité, de la Barhade, de Surinam, d»^ États-Unis,
en parlent dans le même sens. Le docteur Warburg a reçu des demandes
ponr des sommes considérables; Je médecin Feuditwaager, de Nevr-
Yorck, lai seoi a envogré on ordre fur on négodmtde Oeoégaa*Town ,
de aS miUe firanci, pour une iwniaa de foottsa Itbffifugsa. U y a peu de
( «5 )
moi» qua le docteur sir Aodrew Suliùkyr ia*|>ecteup^éDéral des bopi-
tnix de h Oajwoê anglaise, prêt à succombar i la Tiolenoe d'une fièvre
maligne» ae «tirai en nant des gouttes fiSbrifïigss; lui aoasi eiprime
hautement sa recoonaiBmnce et aa oonfictlon sur l'efficacité de ce lônéde
extraordinairp.
a Le gouverneur de la Guyane anglaise, sur tant de témoignages, et
d'après l'dnmnanr «ftuigameiit qui 8*était opéré daM rMfiilil utilitaire,
offrit une somme cottsidéfable an docteor Warborg, qai la refusa , di-
sant : « Que travaillant fKinr son plaisir et sa répatation , ce nYtait point
avec de l'argent ^u'il pouvait être payé. » Sur le rapport du gouverneur
de Sémérari, le eommaildint général de» possenton» ftrittmiiques , M-
dant à Is Barhkie, a éent 4M. Warlrarg,qnYI allait mettra tMS tes ysos
du gouvernement anglais, le rapport de ses travaut et de sa conduite
désintéressée , et qu'il ne doutait pas qu'il n'en reçût iwe récompense
qui ne blesserait pas sa délicatesse, a
U. de Banve a esvojé à H. Bory'de&dnt'TbMeat, une dmminc de
de flacons des gouttes fébriFuges, pour être remis à Ilnstitut, qui fera
examiner, dit-il, cette notavelle découverte par uue commission de mé-
decins, ne doutant nullement , ajoute-t-il, que si la vertu attribuée à ce
fliiirilbge est anffisamaient constatée, la France ne réoDttq»ense, comme
elle a ooaliune de le fidre, les déeoumlfi utiles à rfenminiié:
loeiieew.— -Atr Ut nagaoire eiorsale du de^fkùuu gloticg^s (Guvier).
M. LanaotU adresse une rédamation contre cette asaertMMk qui se trou-
verait, selon lui, dnns un rapport de M. Cnvier, inséré au tome XîX des
Annales du Muséum d'Histoire naturelle, page i ; savoir ,^ que l'auteur de
ce rapport lui attribuait d'avoir dit «qu'il y a des individus de l*eq»ke du
• dhjriIftMiJ giadéay»oè'lâ duiiisis est ipngé»<n>t— t.<n aai partie.»
Nous commençons par avertir qne nous n'avons trouvé rien de sem*
blable à ['assertion citée par M. Lemaodt, dans le rapport dont il s'agit.
Hou» ajoulerom que ce qu'on a appelé nageoire donak ebe» les cétacés
a*éiMMfflftaB»sisBpleeirtelMion d»ln ptsa^ il af est pas* rare.de- tsauvar
desindiiMoB o4. cette nagtoira mêlé es iÊtut déiraile» en toiit4ii<en' fÊt^
lie, par nn .iccident queîconqtte.
Au reste, M. Lemaoût rappelle qu'il a trouvé cette nageoire entière sur
plusieurs centaines de dauphins qu'il a eu occasion d'observer.
lOu
(«6)
■MaMKOttu. — Envoi de quelques portions de taénHAe qui tombm
prêt de Bellejr le i3 novembre i835» et aUt h fnt à une grange de
Samonod.
M. Millet Daubenton , à qui M. Atago avait ^anandé, «a nom de l'Aca-
démie, le 7 décembre dernier, de vouloir bien adressât aux chimistes dr
la capitale quelques parties de i'aérolithe du i3 novembre, écrit qu'il s'é-
tait «ii|Npeaaé d'envoyer un fragment anguleux, à surface vitrifiée, de la
grosMor d*an «enf de ptgeoo, et qne fide remplie de dA>ria plus p^ts.
Ces objets ne sont pas parvenus à TAcadémie. Le nouvel envoi de M. Millet,
quoique moins important , permettra cependant de déterminer la com-
position chimique du météore. M. Millet croit y avoir aperçu déjà des
traces de nidtelet de dirômei les petits globules que le barreau aimanté
eo sépare seraient , suivant lui, formés de fer, de soufre, de ouivre, d*ar-
senic, et peut-être d'argent^
MM. Berthier et Dumas sont priés de £aire l'analyse des fragments
adressés par M. MUet.
oéeieon. — SoMvement dfune tte.
A la séance de la Cour martiale qui s'est réunie à Forsmoutli, le oc»
tobre i835, pour juger le capitaine Seymonr delà frégate Challenger^ nao»
fragée sur la côte du Chili, il a été lu des notes du capitaine Fitzroy,
desquelles il résulte qu'à la suite du tremblement de terre du mois de
février i835, les courante ont été notablement modifiés depuis l'Ile de
JfecAa jusqu'au parallde de la Comeption^ et que l'île de Santa-Maria
sTest élevée de lo pieds anglais.
WTiQi'E. — Polarisation de la chaleur obscure.
M. James t'orbes , professeur de physique à l'Uuiversité d'EtUmburgh,.
transmet à ftL Libri les résultats des nouvelles expériences qu'il vient de
faire sur la polarisation de la cbakur obscure.
Cette fois, M. Forbà a opéré sur la chaleur de l'eau bouillante. Aprè»
être passée au travers d'une pile composée de feuilles très minces de mica,
cette chaleur était transmise abondamment ou eo petite quantité par une
seconde pile, suivant la portion qu'on donnait i ooile-ci par rapport à
la première.
Plaçons les deux piles dans la position oii elles transmettent peu de
I
f 6?)
calorique; interposons ensuite entre elles une lame mince de mica. Le
moimnMnt de rottilioQ de celle hne' dent een propre plan , «mènera
dans h qiuaililé totale de chalear tmmise par le ijsline, dea change-
ments considérables et de même natnre qve cent <pk ae maaifBaieraieBt
si l'on opérait sur de la lumière.
La première expérience de M. Forbes montrait que la chaleur est sus-
ceptible de pokrinlion; la dernière conatale ae dépolariaailcn.
Asmanom*. Comète de ffaUigr. . i
If. IVldssun lit l'extrait ci-après ^\me,leltre que M. Bcssel lui a écrite.
« La comète do Ilalley a attiré tous nos regards. M. Olbers m'a informé
» de l'observation importante par laquelle M. Arago a trouvé c{ue la co-
» mêle réfléchit la himière du Soldl. Démon côté, j'ai aperçu un cAue
» hunineux, sortant de la comète et Taisant des oscillations assez régulièrea
» autour de la ligne menée au Soleil, dont il sV-cartait jusqu'à environ 60"
» de chaque cùté. La durée d'une oscillation était de a'°"*,3 à peu préa.
• Pal élé aaaez heoreux pour pouToir anivra oe phénonéne pendant la
» nuit entière du 1 a octobre. Le mouvemeni oecïUatoire du cône était
» alors dirigé de gauche à droite, et j'ai vu un mouvement Je 35° en
» neuf heures. Le i3 octobre, le mouvement avait continué et le çi^^e
i était parvenu à une de ae* linkitaa : il avait beaucoup perdu de aa viva-
»'oiié.1t« Ï4^ U était retoomé dana la direction du Soleil à peu prèa, et
m il avait repris toute sa vivacité. Le 1 5, il parut à la droite et était peu
■ lumineux. Des observations postérieures s'accordent avec celles-ci,
» mais elles sont séparées les unes des autres par le mauvais temps. En
» diaoutant lea anglea de poaition dea cônea famineux que j'ai oibatrTéa,
» j'ai trouvé que ce cône feisait des oscillationa dbref le plan de l'orbite de
» la comète. J'espère que plusieurs astronomes auront observé ce phéuo-
» mène curieux ; mais jusqu'ici aucune nouvelle ne m'en est parvenue.
» Il me aenble que l'attracéon ordinaire du Soleil ne auffit pas pour
» expliquer une oscillation da aOfMldela comète d'une durée si courte.
» Je vois dans ce ^bénonéDe, WM jir|^e;,de ,raGtma djp. quelque force
« polaire. . . . » ^
Après cette lecture , M. Arago fait remarquer que le phénomène décrit
par l'astronome de K.<»nigaberg, est précisément odui dont il a entretenu
rAcadéime dana lea aétnMi d« 19 et dtt «6 «ciobre. ^ «iaea da M. Btafeel
( 68 )
ne suat pas aatwt chose que aecteort lumitiAux r)« M. Artgo : Tun a
parlé des apparence», l'outre de la réatité.
D«s la pretuiére oiMcrvatioa d'un secteur, le t5 octobre, M. Arago
espéra que ce phénomène « cosxluimit à une conclusion certaine sar la
» question importante du mouvement de rotation de la néisulooité. »
{Comptes rendus , tooie 1", page a35.) Le iti, un secteur se HMiitrait, en
effet, au nord du point diainétralenaent opposé ii l'axe de la queue ( la
veille il était au sud); mais il ressemblait si peu à celui du i5, par son
intensité , par la netteté «les deux lignes droites qui le terminaient , et sur-
tout par sa grande ouverture angulaire ( plus de 90*}, qu'on se détermina
à le regarder comnïe un phénomène nouveau, comme le résultat d'un
changement physi(|tie qui s'était opéré dans la tète de Fastre pendant la
durée de sa disparition.
Aucrmc observation n'est venue dans la suite contrarier cette manière
de voir. Ainsi, le ir,on apercevait non-scuIcmcnt un seul secteur ou, si
Ton veut, un seut càne, mais il y en avait trois distincts. Les observations
de M. Schwabe et celions de M. Amici ne sont pas moins explicites. L'astro»
nome de Dcssau vopit deux secteurs, et celui de Florence cinq, à des
époques où M. Bessel, dans sa lettre du moins, n'en signale qu'un. Tout
cela s'éclaircira pent-étrc lorsque le mémoire de Hllastre astronome de
Kœnigsbcrg nous sera connu avec plus de détail. Jusque-là, les doutes que
noub venons de soulever nous paraissent devoir, au moins, tenir les esprits
en suspens.
MÉMOIRES PRÉSEIVTÉS.
. . . .5. • •
onm. Etstâ tur la théorie du traitement dos minerais de fer dans les
hauCf^/oitméaux , et exposé de plusieurs principes nouveaux sur le mode
(1 action dit carbone considéré comme réactif réducteur et car&urant;
par M. P. Lb Piat, ingénieur des mines (i).
(Commissaires, MM. Tbioard, Duioag ^ Berlkiect Dumao.)
< Le carbone semblé présenter de grandes anomalies au milieu des au-
tres corps simples : c'est le seul principe fixe parmi les éUments essentiels
de& composés organiques «t fNhraù les 1 o» ou. ta .cacps «iiDplas qui , par la
(1) L'catnit da oiéawir* a M rkUffé pu- M. L« Play. - ■
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(69)
variété de leurs l édclious, soit ^ntre eux , soil sur les autres rorps , ooOit,
pont h^pUm^/niiiU piace dam J histoire des piténoineues chimiques
'.^^i^m^flÊttiKt kk que MM (MBMHMiUcB «p-'oil VfMllu pniICtfMlle.
iMOt «spïiqatr <iiu»M ■twiiri. le carbone pnnàdn t0d li'pmMléiriU
réagir virement sur d'autres corj)s également fixes, par un 0OBtaet!<fort
tiB|l«r£ùtt>u même tout-ànfait iosignitiaiU. Tel est le phénomène que pré-
iMliill 7«émMiMliiui 469 «widee et des métftiUL.toiichw seuletueut à leur
tnifca>Wt<ri«iftt iwrliiliilini piHi i ||'|| gi .fragmeaftii»
ces corps quelque volumioeux «t rpinlf]!H 'nnnÉItflqrfBilpil jtm tmmf*
■Aduit, puis carburé , jusqu'au centi-e de la masse.
' ^^l^^^^^^^^l^^^^l^'*^*^'*^ * aucun autre, etJne se pré6«iitaut
cause en est restée coiuplétemeDtjlariMpiie jusqu'ici, et il n'est pas cfeoii«4
nant qu'on soit dans la même ignorance, en épard à h théorie de la plu-
part des upérations méuUurgiques, celles ou Ion erap^ie le taiix>ue
fWfljilTi^iirtf tàiuamn MfmÊtÊuimttWmm lUiiUu ilBitliéorie4«u|s4t»
|ilié(i»m»iieii ^'on y HlMenre aoai^jÉait tou{onr»« en etfai#éifei|i|ifc
propositions siiivnntf^s : i*. La sul)Stnncp it élaborer se réduit du se cuth
bure par cémentutiun lâicaiise de la cémentation est inconnue. i
» >i>BWrttF<B<pgMwity«4tlWlW' apprécié k» liwtiiiliinqas tes pim» es-*
seaii0lM Al |Érfnomène defa-rémwMliMi q/utVimtimxiàtmÊkillmiiH
fcuer à une cause mystérieuse distincte des forces chimiques onHn^rês?
Telle est la question que je crois avoir résolue affirmativement
• £a visitant en 1829 les^uaines^ zinc du nord de TAlleiuague, ilaub
bon, je reroarqiHi tMoélbimeaknitqve Vcm rtpÊrAmt cotmpe<a»drtoi»»
tance assez indifférente au succès de l'opération , l'intimité pins on looins
grande du mélange entre les deux réactiis. Des expérienoas décisives laite*
je fus conduit à voir soufrMkfMr ioÉI Boaveau la théHitide la réducboii
(le l'oxide de zinc. J'exposai ces aoUfelles idées dans ^ménoire pré-
sente en lévrier i63o,au conseil dei^&ole des Mines: après y tenir indiqué
dfociidc^MrikoiMque ptiT-M-ii4kotioB
en vase clos sur Foxide de zinc , et que, dVia «ntre cM, foiMe'iteiauriboDS
est contttininent régénéré par le contnct d« y<jW>"<<Mfc<lllyt' et du
charboir en excès, j'ajoutais :
« Il «éattlte de cecte ■nMfeP^'WoiÉ^.-^pe i'Minuspbére d^ovide df> car-
(7o)
» boné ifià b«l|giètoiile» l« «ilMfKlè caHiiMwrdBM ta eaMim «M le
» vâiicu)« qui sert à porter sur le charbon rorigène de-Poside du zinc.
» Si cette théorie est jtiste, il en résulterait que deux masses séparées de
» charbon et d'oxide de zinc placées dans uoe enceinte fermée mais pou-
» vànt donner isaiw mb gaz, réagimiont Vum aor Tatitre, éé Mll« imh
• irière que oes deax himms ae votatiliaeraieiit entièrement^ ai elles étaient
» l'équindent l'une de l'autre, et si l'enoeînte, primitivement remplie
» d'acide carbonique ou d'oxide de carbone, était exposée à la tenipé-
» rature à laquelle l'acide carbonique peut réagir aur le cbarbon. »
* le profitai de» moment» de ioliir que me kiaBÛent les ibnotioM qae
je remplissais alors au laboratoire de raeole des Mines, pour vérifier pai
l'expérience cette théorie nouvelle. Je prévis déjà qu'on pourrait appliquer
les mêmes principes à la réduction des oxides métalliques et à la théorie
4e la cémentation des ondes etiies loélMB en préaenoe'du diaikon; mats
les recherches que je commençai i m sajoKi Airent interrompues pcndMt
dix- huit mois par les suités d'une grave blessure; plus l;ir<l, de nouveaux
devoirs ne me permettaut plus d'expérimenter d'une manière suivie, je
ne désespérai pas d'arriver à mon bot en diicutant, à l'aide des résultats
que f amis déjà obtenus, les eiféileneos joonialières de l'industrie métal*
lurgique. Après plusieurs voyages consacrés spécialement à l'étude des
usines à fer, j'arrivai<enlin à constater
» Que dans tous les feumeauK i-oonrant d*aîr forcé oA Von réduit les
oxides de fier, de plomb, de cuivre et d'étain , il n'existe aucun contact ap-
préciable entre les minerais et le charbon ; que l'opération ne réussit pas
quand le mélange est aussi complet que possible entre ces deux réactifs, et
qu'au contraire lu marche des fourneaux est d'autant plus parfaite que
ce contact est plus >insignifiantf que pendant la prssqne totalité de leur
ségoor dans les fourneaux, les minerais ne sont essentiellement en contact
avec aucun principe actif autre que l'oxide de cirlxmo , d'cù je conclus
que c'était encore ce gaz qui produisait dans ces lourneaux, les pbéno*
mènes de réduction et de carburation jusque-là attribués au carbone.-
»Dés ce moment, tous les phénomènes observés juaque-lk relativement
à l'action du carbone dans les ateliers métallurgiques Se présentèrent k
moi comme des corollaires évidents de ce principe.
Je crois avoir démontré :
«Que le traitement des oxides et des métaux, dans une enceinte fermée
soit par cémentation , soit par voie de mélanf^ avec le charbon , n'est dans
tous les cas qu'un moyf>n aim|ile et écobooifaïue de les Mmmettrt &l*actlon
de l'oxide iie carbone ; ' ' '
• Que le chari>on agit plus rapidement par voie de mélange que par cé-
meMMîgn'4 Bon'poMe qu^il inreloi« en'c4n1iet-|^l^ MUyé'àTeè Totide à
réduire, mais bien , et oette distinction est ioi{iitideili^'jhîdde;ràrbonique
produit pnr b réduction et qui dans oe C8S répiiMe' jAitt proiDptement à
l'état d'oxide de carbone; ' , . v
» Que les fourneaux à côtarairt'd'sir forcé sont fondés sur le ifeéitte pnn»
cipo; ((u ils lie différent des appareils clos de cénMAtation qu'en ce que la
chaletir nécessaire ;t la n'-action de l'oxide de carbone, au lieu (fétre aj>pli-
quée extérieurement, j est produite dans la même enceinte où se prépare
et où réagit ce geai: -
» Que, dkiis tons eeefournesùx SaBs«xcepti<m, fbkidèiAB éarbohe est
préparé par la réaction de l'air atmosphérique sur le charbon : dans les
fourneaux à courant d'air, l'air est projeté sur le clurhon et donne nais-
sance à lin' couMnIrrtd'oiâde de 'éai^one qui se renouvelle constamment >
dans'leeappstreib de eémentatten, Ttfr est interpàdl'ttiécaniii^lAfc^ entre
les solides contenus, et la mêmes molécules d'oxide de Ciirbbne peuvent
réagir pendant toute la durée d'une opération , quelque longue qu'elle soit.
c II y a entre la cémentation des oxides et celle des métaux cette
différenceeabeiftîelle'^iiei'datas le pMttlièé liasvtnànélèiH^
rèéiproquedes solides', il suffit qu^l j ait dans la biiisqué' une seule mo>
lénile d'oxiî»ène interposé , pour que la réduction romtnenee et développe
une atmosphère sans cesse croissante d'oxîde de carbone; dans le cas des
naétawNiait contraire, le piilssanee de Tatmeephère «d^wlde de cai>bone
reste toujoarsconstante, i t (lépend uniqucmentde la quantité d'air atmos-
phérique interposée dans la bias(jue. Ce qui fait comprenriro poiirtjiioi la
cémeutation du 1er niétaUtque ne peut avoir lieu dans iies caisses ^lont
la lunsque est taop aeniM; foit doAt Je csnweayait tonjoiasi aemhiéine»-
pUcsbl«kX)n4Wiirrnlater «ÎMi vingtfint» du niéme«génre (1} empruntés A
(i)'OM^t «ompiqrirtf toahmaant ."par Exemple , poorqiiôl ëa liaaulbiinma k ht
ne peut fonctionner «i l'on iiK^lange le niinrrai et le roinbustiblf; et pnurijuoi , au
coDiraire , c«i deux lubiUtice* doivent être chargées par coadbcs lioiiionlalcs é|MitMes
«t «BstiiMM I cfeit qe*,-vm ladirèetioB tcrtiaile da moevcmcat de chaque noMcnla
fUSMe, fitUa-ci peol, à clMU|ae'iMiaat, produira 'k maxionuB d?dkt utile*; ce qvi
( 7» )
toipies ]m branche* de la nétallaifie, qui, d'inoonprélieiiaibleft qu'ils
étaient, deviennent maintenant nécessaires.
«Les développpttients qui précédent indiquent , je pense, suffisanimenl
combien le principe établi précédemment est fécond dans ses consé-
qiiencM. On p«at le formuler aind dans ton acoq>tîon la plus gtoérale :
» Vœeide ele carbone réduit tous les coa^osés et carbure tous le» métaux
qui peuvent être réduits et carhurés par cémentation.
» Les applications qu'on peut faire de cette théorie au perfectionnement
des baoli-feumeaax râft^teHMit surtout de cette eonstdéraiion, que ces
appsreils ne sont que de grandes machiaes propres à ftire réagir sur le
minerai de la chaleur et de l'oxide de earbone; que par conséquent ces
machines seront d'autant plus p:irfaites, c'est-^-dire qu'on obtiendra un
effet utile d'autant plus grand d'une dépense donnée en combustible ou
en rtr almospliériqnef qi^elle transmettra pins oomplétenent au minerai
l'action de ces deux ligota.
w En revenant maintenant à la qucstiori de philosophie chimique qui
a été le point de départ de ces recherches , je crois être arrivé à prouver
que lliisioife^çliinMqqedu carbone ne représente riend'anomai Si, malgré
sa fixité, ce torpe jone dans la nature organique, et surtout dans lA phé-
nomènes que nous venons de signaler, un rôle aussi important que des corps
essenttellcâneot »a|M^x, c'est qu'il jouit de la propriété de former avec
réiément le phÀlbbindutdela nature (Fougène) deux composés volatils,
l'oxide de ci^r^one et l'acide carbonique, qui lui servent de véhicule dans
la plupart dés grands phénomènes de la nature et de l'art où il intervient
» Lorsque j'eus été conduit à l'ensemble de résultats que je viens de ré-
sumer, je dus concevoir le désir de vérifier par des expériences de labo-
nitoire une foule de cooséqtosnpss que j'avais déduites de preuves, d'un
consiste pour elle à réa| ir sur lo minerai quand elle rst ;'i l'étal d'oxide de csrhonc,
et nir le charbon quand elle est à l'élat d'acide carbonique. Dans l'arran^iuent fortuit
proAnl par m aiëlaaiia, la même ehoM n'amui plu lien, «t l'on conyoit à la rifueur
telle disposition possible en vertu dt laquelle deux molécules 4'adde caiboniquc et
d'oxide de carboae poorniieat traverser le fourneau sans rencontnr autre diose, la
yrendAn qasl* uiiienï , b Mcooda qw k dkariioa, et par mite nat piodaire aéciw
«fTet.
{•a diapocitioiB différente , mais encore plus distincte , du minerai et du cbaibon dans
les fbafiMHx Tob tiaite las miaMwt de plmib, da onvre «i d'écaia, s'eiplkpM
d'âne naaièie aoni niiooMne.
( 73 )
9ùUrfi ordre, bien iqjue ndli moins décisives. Je m'adressai, à effet, à
néniDoien âHnanided'itiidM, M. le proféaseur Laurent, qui mit auaaitAt
à ma disposition toutes les ressources de son laboratoire: ilfittiiieux en-
core, approuvant l'esprit clans lequel ces reclierches étaient conçues, il
voulût bien m'aider à développer le plan des expérieuces et me prêter ie
secours de «on babilélé pour les mettre ft exécution. Enfin IL Dumas,
evecaa l^enveilbuioe ordinaire pour les nouveaux venus dans la science,
nous ayant donné entrée à sou labf)r;ii()iic de Tikole Polytechnique, ilnous
a été possible de faire, en novembre dernier, «quelques expériences déci-
sives que uou» n'aurioM [Ki néMter alBeon tar^iiBé édidle convenable.
Ces reeherdiei^, quiontélé caaroanéead*nn plein soooès et que nom con-
tinuons encore niijourd'hui, seront oiposéeb danaun mémoire qui ne sera
commun avec M. Laurent.» ' " ■
mxoAm nauQua. — OMitfm ventHatemt^Uurinei /xnr H; PMwaa
Lehoc.
(Commissaires, MM. Magendte, Dumas, Bobiquel.)
. KBCUiiQi» AmjQoia. — Mémoire, sur les citernes vénitiennes et leur
perfectionnement, avec quelques ohsen'ations relatives aux puits
artésiens, aux Jtmtoines artifxielies , et aux mortiers romains ; par
M. RArrE.
(Commissaires, MM. de Prony, Girard, Navier.)
AamninQm. « jfowelles propositions relatives à la mub^rUeotitM é»
nombres; par M. Bardel.
. (GomnÎHiiiei, MM. Poinsot, libri.)
JLEGTUBES.
SOOUMU. — Sur quelques espèces de singes cotifondues sous Le nom
ifOrang-Outangi par M. de Blsisviilb.
« Pandant long>temps on a regardé rorangH>utang , que BuObu a dé-
signé tous le nom de joeào, aman» Jbmniit «ne espèce disttncle du
pongo, que Ton ne oonnaisaait, il est viifti, lé premier, que d'après les
■
(74)
obsorvations de Vosmat-r, de Camper; et le second, que d'après ce qu'an
a dit Wuraib, dans les Tni/isuc lions de la Société de Batavia, et d'o-
près le squelette ccxpplet qui i'ait partie de la collection d'auatomie
comparée du Muséum d'Histoire naturelle. On croyait ouéme ces ani»
■lanK d'eipèoes ai diflC^rentea , qu« Ica aoologiatea, k nmitaiion. de
M. Geoffroy, crurent devoir former un genre distinct de la dernière,
qu'ils plaçaient fort loin de l'autre, parce qu'à cette époque on avait
surtout égard à la considération de l'angle facial « pour la distributiou
daa eapèoM du grand genre Simia de Linné.
«Maîa^pllia taid, ou fais^mt l'observatioa que ces deux espèces de singea
n'étaient connues, Tune que d'après de très jeunes individus femelles, et
l'autre d'après un &ëu1 individu mâle et adulte, on commença à entrevoir
la poMflriïtlé qifdles appartînssoit à la même espèce; doute qui se pré-
senta à l*eq»it de G. Giiyier, à la me d'un crâne d'oning d'âge assez
intemi^'diaire à cefni sons lequel on avait connu l'orangroiUtetlepongOt
et qui lui avait été envoyé de Calcutta par M. Wallich.
» £n même temps que ce soupçon était introduit en ioo1o|^e, il s'en
élevait pamllileroent un autre* qui consistait i admettre que ees deux
ain^aa.élÉMnt réellement d'espèces distinctes, comme on l'avait pensé
d'abord, mais dont on ne connaîtrait pour le premier, ni l'âge adidle,
ui le sexe mâle; et pour le second, ni le jeune âge, ni Je sexe femelle.
Cette idée était celle qu*adoptèrent la plapart dca zoologiatea« et aur-
tout ceux qui crurent devoir former un genre distinct des singes de
l'ancien continent, dont les bras sont disprop<)rtii»nnés, et (pii sont dé-
pourvi^^ de queue et de callosités iscbiatiques. Mais cette mauiére de voir
ne pouvait être convertie en eertitude, que' lorsqu'on posséderait, ainon
les peaux bourrées dea deoz aesea de chaque espèce prétendue y nuds
au moins leurs tètes osseiises; et ce n'êst qiW tout nouvellement que
nous avons pu nous procurer deux éléments nouveaux propres à avancer
la question, savoir : une belle lélB.oawuse d'orang-outang adulte, et on
squelette romplet d'un second sujet de la même espèce, provenant l'un
et l'autre de Suntatra. Je les mets sous les yeux de l'Académie.
» On pourra donc voir et reconnaître aisément que le crâne de l'orang-
outang adulte consertetotis les ClirtfoMh<es essentiels de la tête du jeune
âgf , c'cst-ib-dire la forme ohUqiie et ré^nlièranMat «ivalaire des oil>itas«
outre un très grand rapprochement entre enx,».la petitesse, l'étroitesat»
ei| ^ pfflàtiDf) très repvQit)^ deai ^ dp yfi^ ^ui tçndeiu, même â être
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(75)
cachés par l'empiétement des maxillaires; tandis qu'elle acquiert, par
r^paississeflient dù à ce iléveloppetnent des crêtes surciliére, sagittale t-t
occipitale, par le grand prolutigement dea luâchoircâ, tout ce qui la fait
wmiwwlilw à k tAle.da pongo.
m ]y«prè» cela, et à «n juger d'après la partit eiw liclto du •qaekcie,
l'oranp-outang est nne espèce distincte du pongo.
» Quant aux caractères extérieurs, il paraît certain qu'ils auUisent éga>
leoaent pour cottfinner celte diMiiicitûn, puisqoa âmm fmn les iiidividas
mUes sont pourras «Fan lobe cutané ^fuiis, wti|ii luii j 'mondi ; opereu-
liforme , nu, situé au côté externe de la racine de la joue, comme j'ai pu
le constater sur plusieurs beaux, individus de la collection de Leyde; partie
qui n'existe pa&dau^ l'autre, coamie on peut s'en assurer par la description
de ITunab, auquèl unftsiBgiibrilé aussi ieuMur^pable;, al qui donne à eas
animaux un aspect véritablement eBÏN^able, n'aursit certainePMnt pas
écliappé. Or, comme c'est bien certainement le pongo dont nous possé-
dons le squelette qui manque de ce caractère, il iaut en déduii-e que c ent
l*ptangH9qtan^,qili ca ef| powvu, celui dcnl non» filavana tu en Fkanoe
que de jeunes individus femelles.
.> Toutefois, c'est une conclusion qu'il ne faut pas encore regarder comme
ab6olunieo|.^4^gitime, car il se pourrait qu'il y eût plusieurs espèces con-
fondues soùs le même nom d'orang-outang.
» En effet, le crine d'après Tinspection duq^f^^Ct. Qavifr a été conduit ii
penser que l'orang-oiitang et le pongo poun-aient ne former qu'une seule
espèce, diffère notablement de celui du même ^c de l'orang-outang, pour
se rapprocher notablement de celui du popgo. Les>a|3^tAIMnt à peu près
rondes , et proportionnellement plus grandes; les aygomatiqoes offrent,
au-dessous de leur articulation arec l'apopln se orbitairo externe du frontal,
uncr dilatation assez considérable qui n'existe ni dans le pongo, ni dans
l'orang-outang; et comme ce crine vient de Calcutta, il est à pi-èsumer
quHl exista atur le continent indien une cipèGe particnliére dTorang.
» On peut également concevoir que la grande'espéce de singe décrite par
M. Âbel sous le nom d'orang-outang de Sumatra, serait distincte de l'orang
roux et du pongo, d'abord par sa très grande taille, qui est au moins de
6k j piads , et ensuite par une Inngnenr proportionnelle baaacoup moindre
des doigt8,qni,ch«.cea.d«ffnieinianaaMa,aaiit vérilriilanMntde kwgs
crochets.
- « D'après ces obsenratioas, on pourra admettre |»rovisoirement, et daq»
(76)
le but de lolUdter les redierahct à oe sujet, que dam la divisioa des
nrangm.nn*»ngm proprement dîls, c^est-à-dire des singes de l'ancien oontî-
lient, à ouvertures nasales fort rapprochées, à hras disproportionnés, sans
queue ni callosités ischiatiques , ce qui les sépare assez nettement des chim-
panzés et des gibbons , les quatre espaces suivantes :
» i*.L*0nng*OtttaiigproprMnentdit; roning rondant le jeune Agé;
l'orang à pommettes lobifères chez le mÂle adulte, deSuOMtniet de Boméo;
» a^ L'Orang de W'allich du coiitinent indien}
» 3°. L'Oraog d'Âbel de Sumatra j
> 4*> Le Pongo de Boméo.
» L*Acadteie verra en oiitre, eu «onnniiMnt les cdioes qiw f ai nioim
de mettre sous ses yeux, eooibien l'on a exagéré le rapprochement de ces
premiers singes avec l'espèce humaine, et combien l'emploi trop rigoureux
de l'angle facial pourrait induire en erreur sur les rapports naturels des
maminiftKs. LV>nmg>oufang doit donc «coanne tous les aoologisles Fad-
mettent aujourd'hui, être placé après le chim|)anzé (S. Troglodytei £.),
qui est également dépourvu de queue et de callosités , mais dont les mem-
bres et les doigts sont mieux proportionnés. Toutefois, cette première
espèce de singes a, dauBrigeaMle, un muaeau et des crélas surdUères,
et occipitake assea pfoaouoéea, quoique moins que ka singes «^nocé-
phalcs. »
M. Geoffroy- Saint- Hilaire prend la parole à la suite de celte lecture, et
dit que déjà depuis long-temps, dans le cours de mammalogie qu'il bit au
Muséum, il n'attribue qi^une valeur très secondaire aux caradèrcs tirés
de la considération de Xwuf^ fi^laL
camoBon. — NotÊveau procédé pour traiter les retentiotu «turim tamiéet
par le rétrécissement de Purètre; par M. le doUeitr BÉMQDi, «isrihw
élève <fa l'École Polxtechruque.
( GommisiairM, MM. Serres, fioux, firesdiet.)
Vbid le . principe sur lequel l'auteur a fimdé oe procédé : « Pour dilater
» un conduit élastique, dit-il, il faut agir sur lui non point en y faisant
» pénétrer des instruments coniques , mais en exerçant sur ses parois une
» pression méthodique , dirigée du centre à la circonférence. >
A cet effet, su lieu de chercher i dikter le canal de l'urètre par l'intro-
duction de tubes conîquea, comme on k fidt ordinairanNnt , il |H«|KMe
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( 77 )
d'introduire, daus le rétrécissement de ce canal, un petit cylindre lonné
par une lame de parchemin, roulée deux fois sur elle-même; cylindre
dn» l*int4rieor duquri <st um corde de boyaa ou de Cnr métallique, sur
laqueKeilAit pénétrer ensuite des tubes de métal d'un diaoïitre progressif,
et qui exercent ainsi leur action contre le point resserré, sans opérer »le
traction suivant son axe, condition qui permet seule d'obtenir le maximum
de dilatation d'an conduit élastique.
L*auteur, qui a défà empk^é ce procédé avec succès contre les rétrécis*
senents de l'urètre, se propose de l'appliquer à la tlilatiition du canal iiasal ,
des anus contre nature, du vagin ; en un mot, de la plupart des conduit-^
organiques naturels ou accidentels.
canoB. — Mémoût sur Cadde stAir^u\ parVL Booa8ur6A.bi.T. (Extrait. )
( Coomtisaaires, MM. Dolong , Cbevreni , Robiquet. )
« La composition de l'acide snbérique a été établie de la manière 8ui«
vante par M. Bussy :
ààU» «M. A<Ua fegdiMé.
C". . . . o^ia C**. . . . 0,557.
H». , , . 0,076 H'*. , . .0,079.
O*. . . . o,3o4 O*. . . . 04364.
» Lea analyses qoé j'ai fiiitea s'accordent eiactenent avec ces résultats.
ÊAer mbirigue,
• On prépare Péther subériqne en ehaoffiuit «n mélange de 4 parties
d'alcool, une partie d'acide l^drodJotique et deux parties d'addeaubérique.
• L'éther snbérique est un peu plus pesant que l'eau ; son o<leur est
faible, sa saveur désagréable. Il commence à bouillir à a3o*. 11 est iucolore,
oléagine«u
a II contient:
Carbone .... 0,627 • ** • atomes.
Djdragène. • 0,091s* . . . aa
Oti^gène • . . ■ 0^7^ • • • < 4
» Mais <><H-0*saC»«H»0» + <?»-hH«a
(78)
• Aimi PéAer subérique reatrt êêMi la loi gteéndeqai véfft k eompo-
aitiondeséthera du mém gaarc.
Produits de la distilteUion de fMÎde subérique OMC de la ehaux.
1. En soumettant à la distillation sèche du margarate et du stéarate <le
chaux , M. Bus^y a obtenu des composés neutres, la roargaroiie et la stéa-
Time , dont la oomporition «at rapréflentée par celle de Padde moins une
certaine quantité d'acide carbonique.
» M. Mitsoherlich, en chauffanl dans une cornuf âc l'acide benzoïqup
avec de la cbaux éteinte, a vu l'acide se sépaier en deux produits : de
rhydmre de carbone (bensine), et de Tadde carbonique qui s'unit à la
chaux. En essayant le genre d'action que la cbaux pouvait exercer sur Ta-
cide subérique , à l'aide d'une chaleur modérée , j'ai obtenu, entre autres
produits, une huile volatile qui mérite de fixer l'attention des chimiste».
» Cette huile volatile .possède les propriétés générales propres aux
huile8<ettentieUes. £Ue a une odeur forte et aromatique. Séparée i\t's car-
bures d'hydrogène avec lesquels elle est originairement mêlée ^ elle bout
à 186»; un froid de — ia° ne la solidifie pas.
> Elle a donné à l'analyse :
Qu bone. . . . 0,766. ... i4 atomes.
Hydrogèm^ . 0,108. ... l4<
OÎti^ène. . . . o^ia6. ... t
» La denâté de sa vapeur déterminée par la méthode de M. Dumas a
été trouvée de 4>399.
» La formule C'»B'^, comparée .î ceJk de l'acide subérique, C'fî'H')',
présente une relation remarquable. On voiteuefiiet que l'huile essentielle
obtenue par l'action de la chani sur l'acidetluMrique, ne diOlMideeet
acide'qmparS «tomes dTokigbMe» moins."
» Auaaif en abandonnant cetie huile A Tair, die denent senaiblmieiit
acide.
» En oxidant l'huile essentielle par l'acide nitrique, on la convertit faci-
lement en acide subérique; la réaction est d'abord des |dus vives. Lonque
l'huile a presque complètement disparu, on évapore au bain -marie et
l'on ajoute une petite quantité d'onu; il reste une matière blanche et
légère; ou la met sur un tiltr© »ù elle est lavée avec de l'eau à o". Séchée,
I
(79)
cette matière offre toutes les propriétés de l'acide subérique. Ëlie fond, et
«e prend, par le reCraidtoawNrt, es wm «me cffeMeUbM. Elle,e»e
àpeinesohMeéuwl'eiuàe'i^e se dlssom dans Pekeri et eneoie mieux
dens l'éther. Ce* dînolndons aent acides.
» Elle contienl :
• • • Carbone o,55i
: IJjiIro^nc. . . o^oSo
Oxigène 0,369
» 09 peut voir nminlemnt que l'huile rolatile provenant de l'acitle su<
lyéffiqiie, présente «sm oendae euilogie avec iluiile suentielle dWandes
anères, q«e MM. Li^% et Wlualer eonndèreirt oeeame nqrdmre du
radical de l'acide bensoique.
» Si l'on suppose que le radical tie l'acide siibérique soit C'H'H), l'huile
volatile, dont la fbraïale est CV^O, pouraait aussi itse représentée par
C''H"0 + H', ce serait alors un hydrure de subéryle.
B Ij\ production d'un corps anniogue à l'hydrure de 'subéryle dans les
conditions signalées plus haut , ne s'expliquent pas facilement. Ou voit
seulement, d'une numièie générale, que sous oerldnes influenoss, an
edde organique peut se réduire aux dépens de ses propres éléments, et
se modifier de telle manière , que le r^sdltat do cette modification soit un
corpa naoins oxigéné, se rapprochant par sa nature, du radical de l'acide.
.Sxamm dm liège, '
»H.CheTreal adonné le'noui desubérineau liège, débarrassé des matières
qui peuvent se dissoudre dans Feau, l'alcool et l'éther.
■ L'éther mis sur du liège, prend une' couleur jaune pâle. La dissolu-
tion éthérée, donne, par l'évaporation , une substance qui se dépose en
petites siguUles. Gsite substance se comporte comme une réaine; je la
nomme réaine du liège. I/«dde nifinHine k transforme en adde oxalique
et en une matière semblable à la dre; H. Cfaevreul a désigné cette ma*
lière sous le nom de cérine.
a La résine du liège contient:
Girhone. . . . o,834- • • 3a atoOMS.
UydrogèDe. . . 0,111. . . 36
Oxigène. . . . 0|065. . . o
cB.isas. i^s-wif. >9
(8o)
a La subérine se ditaoïiten partie dans les alcalis. L'atnmoniaqae Tattaque
égaleinent. La solution alcaline précipite par l'addition d'un acide. La
matière précipitée est d'un brun fbnoë; elle se transforme en acide
aabérique par llMàde nitrique.
s 1m partie de h subérine qtd ne se dissout pas dent les elcalit, con-
siste en li^eux uni à une petite quantité de résine.
» Il parait très vraisemblable que c'est le principe soluble dans les alcalis,
qui dans le liège donne Ken à la prodnctimi de Fadde tubérique ; deiix
fiiits tendent à oonfirmer cette opinion : d'un c6té, H. Diemnl a dé-
couvert que rèpiderme du bouleau donne une tnèe Ibrie proportion
d'acide subérique ; et de l'autre , M. John a trouré que cet fpidenne se
dissout presque, entièrement dans une dissolution de potasse. John ne
poussa pis loin ses cxpérienoes. L'étude de ce principe aoliiMe dtu ka
alcaKs fera l'objet d'un pnwbain mémoire. »
la séance est levée k 5 heures. F.
Erratum. (Séance du ii janvier.)
Flsge 49 f lifne 3, le* dislinfonr d«$ herbirores et des carniroies^ Ukz les distiafiiar
«fheibivorctetmcanÛTeres. |
I
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1
(80
■DURia MMMfuuraïQVB. ■-
L'Acàdëinw a reçu daot celle itfuaoe lei ooTiages dont void les titm :
CoÊiiptea tmâuê kBbdanmdàSns det Séances de fJcadémeda Sciences,
n* 3, i8S6, m-4*.
Simple Exfosé de tétat actuel des eaux pubU^ies de Paris f par
H. Girard ; ia-8°.
vif lUanual oj'britisch itertebmtc animais g by the Re», LmuM Jbmtiis;
Caiiibridgc , i8^5, iu-8*.
Froceedin-^s of ihe geological Sot icij oj Lurulon ^ vol 2, n .^5 , in-iS".
Histoil-e natuielie des animaux sam vertèbres ^ paritt. Lamarck; a' cdi-
lîon t pnblrae par MM* Obmutw «t Miun Bowamm; tomes 4 et 7 , Paru,
i8S5, io-8^. (M. de JUnnvIIIè est chaige «Teo rendra un oompte tciImI.)
Statistique du département de la DrômesparVL DeucMux ; in^^f.
Botanifue médicale et inékMrieUe$par IIH. Vatambok et ComuAv;
Paris» i855, ia-8*.
France littéraire,- 4* année, la* livraison, décembre i855, în«8o.
Leçons de Chimie élémentaire ; par M. Girardihj 5* et 6* leçons , in^d^.
Théorie du Choléra ; par M. Codvebchbl; in-fl».
Extrait des Annales des Sciences naturelles. — Ênumération des
Mousses et des Hépatiques recueiUies par M. Ltprieur, dans la Gujane
centimlespar M. HevTAtfvei îi|-8*. (M. Borj de Saint-Ytncenl est'dni^
d'en rendre nn couple T«rbsl. )
Description de ptuOeurs notarUes espèces de OeypioffÊmm, déoemtrtt»
par M. Gaudjehaudipat M. Moatioai; ii»d**
Prodomus Florte Femandesianœ. Pars prima,- par M. MoNTtCNB; in^.
Bulletin général de Thérapeutique médwale et china^icalei par
M- MiQt'Et ; tome 10, r* livraison, iii-8*.
Journal des Connaissances médioo -chirurgicales j par MM. Iamudv,
/
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(«« )
GovRKkv et Troosseav; S* année, 7* liTraison» et «lia* du 3*
mestrc i835, in-4*-
Journal hcbdom(u1aire dex Sciences médicales; n* 5 , i8%yin-8*.
Gazette médicale de Paiis ; tome 4» »' 3, i8')f), in-4'.
Gazette des Hôpitaux f n** 6 et 7, tome jo,
' Jottmnlde Sarùêg n* ia5» S« année.
I
COMPTE RENDU
DES SÊABCES
DE L'ACADÉSflË DES SCIENCES.
SEANCE DU LUUDI 8S JANTIXA «SSft.
nÈBiOBKB 08 M. HAfiBHDIE.
CORBESPONDANGE.
M. ralentin, à qui l'Académie a décerné le grand prix des sciences ptij-
siques, pour l'année 1 835 , adrewe un noimi oimsge intitulé : Manuel de
tMsto^ AdévddfpemaitdÊ thomme(v^jrKt cUprès le BtdtttàtUôiiegn^
phique)i et ilailBOBce l'envoi prochain de deux antres ouvrages, le pre-
mier sur le mouvement vibratoire fies peuiies} et le second, sur la êemu»
naison des nerfs dans les orgarm. <
L'Académie doit dteeraer;' celle iiuiéa, le prix rehtif A b qaatthn
dtoràupédie qu'elle a proposée en s634> H. FalUn, ^recteur de téuAtts'
sèment orthopédique de Nantes, considérant que les concurrents, étrangers
à U) capiule, ne pourront faire connaître les moyens employés par eux,
que par une detèription accompagnée de déesina-im. de modèlea, et non
par h dénonilintkm même de leur manière d'agir, désirerait que, pour
tuppléer à cette condition du concours, l'Académie nommât des commis-
saires pris parmi les médecins lies villes habitées par les concurrents.
La demande de M. ^aA&tjHt i«nTOjéeÀ hÀNnmiiâoB que l'i
ClUtCW.1*" — — *^
a déjà chargée de lui proposer qœlque mesure générale amoemuit la
difficulté doDt il s'a^t.
AL Robert Ehitei écrit qull croit ai»rir tromé m moyen de locomotion
aérienne propre à riioudre te probtbnê de direction ^on a vainement
rfierchè dans les aétositttt. Sa lettre est renvoyée à rexamen de MM. dgr'
Lussac et IS'avier,
VAcatléme .aoiegie le défét d'aa ^uet cachel6» adresifr par
BOf . (Toijptf et iloMoer , et portant pour titre : Perfittiiaimemaudes armes
de guerre.
M. CoUardeau présente une balance (fessai, dans la construction de
laquelle il a cLerché à diminuer, par un mécanisme particulier, ta flexibi-
lité du fléau, sans en augmenter le Tolume, de manière k pouvoir ainsi peser
des corps oonsidénibles avec une grande précision. IfM. Gt^-Lutuie ,
Dtdot^ et Savart^ sont cbaiigés d'examiner cette bedanee,
U. Bmyde Sain^F^toent demande la parole^ par suite de la oorrespon -
dance , et s'exprime en ces termes :
■ Je viens offrir à l'Académie la 37* et avant-dernière livraison de la
partie du grand ouvrage de Morée, entreprise soos ses auspices; cette li-
vraison se compose de dix feuilles de la Belationf avec des plandies
d'ophiolog^, de géologie et de botaniqno. Xs tous prie , Messieurs , de
jeter les yeux sur la ilernière; j'y ai représenté, avec autant d'exactitude
qu'il ma été possible, vaut agame de la famille des idvacées , duut lorga-
nisatiott m prliali pas moins de singulatild et ^éUgBKe, qne ceUo des
Anillfla dft<eeir -mivicandre cancellée que TOtts présenta dernièrement
notre honorable confi-ére iVI. Uf-njamin Delctsert Ma plante avait déjà
«té BMOtianaéa, mais prise poar une espèce anunaie; votre correspou-
dant, feu M. Lamouronx, l'ayant, sous I» ORm HamÊdiomàÊte , que j'ai
coMMWi^t coaapriae daos son Dnaité de» Pt^jfpiene fleaMlee. l'ai dû la
rendre au règne végétal, ainsi que plus d'une antre production marine,
que. s'appropriait i& zoologie. J'en ai recueili» 6» uoinbrâiu échautiiloa»,
reidés par les ^ats de l'arricre-saison, sur la pbge de l'antique Niaée,
«QHiaa dAMigare, au find d* golfe aipnra l'Aigelida dsi l'AtliqM.
MIL Webb et. Bsrthelot l'on» retrouvée aux Ganariea. On n'en Mait jns-
f{ue alors observé que des fragments parmi les amas de cnrallines et
d'belmintiuxortoos, que les apothicaires vendent encore sous le nom
impropre de MsiNMM» dir Cww. J V AMconaMery dha» rnadhanoe, ks
mêmes vnrtus anthelmintiqaes. *
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MÉMOIRES PRÉSENTÉS.
A!f«tT8E APPLîQpé* A LA MÉcAmQLE. — Sur la manière détendre les dif-
férents principes de mécanique à des sjrstèmes de corps ^ en les consi'
diront eomma des assemblages tte moUades.
(Comnrittalres, MM. PbiitBot, Ifavier et PMioelet.)
«M. CorioUs présente à l'Acadéinie une addition au mémoire qu'il a lu
l'auAi^miièr* mtIm priacip«c 4m nécMiique appliqués k un systèiM
de oorp» dent les moléculn woÊk «d «ilmtioa.
• Dans ce mémoire, il avait établi un théorème général sur la décompo-
sition de la force vive en trois parties, dont une répond aux vitesses
qu'il appelle moyennes il arait montré qu'en substituant aux vitesses
eSS/tOKWk «es «iteMei mafvomm% «n pouvait appKqiMr le futecipe àm
forces vives sans tenir compte des actions mutuelles des molécules , ni
pour les forces auxquelles elles donnent lieu, ni pour les vitesses rela-
tives qui en résultent ^ <^'il y a, dans beaucoup de cas, ocwpensation très
•ff^nMEimeiiTe •encre k» dewcemMue ea mi» eoiMtaire «fue IVm Momet
en n^^igeant d'une part ces forces, et de l'autre ces vileaieiu Kéawpoiie
il donnait, en général , l'expression d'un terme de correction.
o L'extension que M. Coriolis apporte actudlemeat à son premier mé-
moire, consiste en ce qu'il prouve que, dans tous les cm poawhlas, et
lurs même qu'il fM des cAmt* le lewe dl correction qui permet de subs-
tituer les vitesses moyennes aux vitesses effectives, reste toujours très
petit, si toutefois les trois moments d'inertie principaux de chaque corps,
dont les moléeulei JHMt en ^bmtîim , eoaft fMn allM par cas «9^^
Or cette dûroonetanoe a toujours lieu pour ka fiai|ia qui gpwpoaeni une
machine, lors mteie que des chocs qmeleonqMS «Ht «la lenra «|otéc«las
en vibration.»
tatkaammkrmbÊk'Oigia^Sur F intégration des équatùms différentielles ; par
M. A. Caucht.
< Dans ce mémoire , l'auteur ramène d'abord l'intégration d'un système
quelconque d'équations différentielles , à l'intégration d une seule équa-
tion wr diflémiees partielles éa pronier ordre, 11 exprime, par des
MgralM définies, las intégrales des éqnaiiom proposées.
•Il ar«ecu|»e eosuiie de la eopfeiyaea dea aétîes dana iesquellaa «s
x3»
(86)
iritégralos se développent. Il donne les conditloilM de CMt« ConTflffenCe et
les limites des restes que l'on néglige.
• D annonce I en terminant, qu'il appliquera In méttodea contennes
dans oe némoire, à l'intégration dea équationa difiérentiellea qui enqpri-
ment les rnoorenienta Simultanés dca aatresdtmt M oompo8enotr« ayilème
planétaire.
AAPPOBTS.
Acyf9H de M. HriBKAJx nn TkomT ar mm NoHe» nlaihnàkt ci^ètUau
des mortiers de eomthietiûmijMr M» Dm bb Goau.
(Commissaires, MM. de Prony, Gvnrà et Héricart de Thury, rapporteur. )
«L'Académie noua a chargé d'examiner un ouvrage de ILDeny de Curis,
entrepreneur de construetions fajdranliqaes, qui lui a été présenté par
M. le baron de Prony.
' «Après la sauction donnée généralement au traité de M. Vicat sur les
mortiers et ciments cakaires, il y a peut-être de la témérité k traiter au-
joitrdlkui cette qoeation* et l'on deyra savoir gré à ceux qm, comane
M. Deny, forts de leurs observations, de leur expérience ou de leur
pratique, se hasarderont encore a présenter, sinon une nouvelle théo-
rie, du uiuius un manuel pratique sur la confection des mortiers et des
bétons.
» L'ouvrage présenté par M. Deny se compose, i* de plusieurs chapitres
manuscrits, détachés d'un traité sur la confection des mortiers ordinaires
et des bétons; et a* d'une notice in-b*, unprimée sans millésime ui nom
d%nprimeor, et portant pour titre : Jl/otteeturks mertien de eoiutruetion
à f épreuve des filtratioru,46wmpouitkm etiMpàtions determeÊbm'deseaux
et de l'humidité des lieux souterrains.
» Avant d'entrer eu matière y M. Deny dit, dans un avant'-prupos, qu«
l'importance du perfectSonnwnaiMit d«s mmiien béton dans les travaux
hydrauliques est généralement sentie et prouvée par la dégradation subite
des constructions modernes comparée k la durée des travaux de l'antiquité
et du moyen âge, que tous les auteurs ont été arrêtés par la difficulté ,
qu'ils ont éludé la question, qu'il iaut toutefois en eicepter M. Vicat, le
seill qui lit indiqué la marehe propre à mettre iaa pratickoa sor la trace de
la vérité, |Héeiaément la marche que dit «voir suivie M. Deoy pendant
trente-cinq ana, en disant parler las ruines et en inlwrogeant les dé-
roolitioa». I
L.iyiii^ccl by Google
(«7)
» Sa notice est difiate en deux «ectwns, dont bpimière se aoin>dM
en huit chspitrei.
B Dans le premier, consacré aux différentes espèces de chaux de cons-
tritctioa , l'auteur déclare qu'il ne s'est atuché qu'à uo seul point, le moyen
d'adoption de h chaux de oonstmction , quelle qu'en soit b nature , pour
la coôfiection des bétons et des mortiers ordinaires, et qn^ a donné à ee
moyen unique le nom iV extinction concentrée.
a Zélé partisan, dit-il, des talents dont M. Vicat a fait preuve dans son
traité, il est d'accord avec lui sur la description, la dénomination des ma-
tières, de lenr principes et des amalgames, ainsi qne des résultats obte-
nus, mais non cependant sur l'extinction de la chaux.
» A ce sujet, après avoir exposé les vices de l'extinction spontanée,
M. Deny parle de l'extinction ordituiire et de l'extinction par immersion ,
la moins vicieuse, selon lui, quoiqu'elle le soit «score; puis il établit en
principe (principe déjà connu et suivi par les bons constructeurs) que
quelle que soit la nature de la chaux, il ne faut jamais en éteindre pour le»
bétons que la quantité que l'on pourra employer dans la journée, et
pour les nnortiers ordinaires, que celle de quatre, dnq ou six jours au plus.
» Dans le cfaqiltre second , M. Dcny traite des quaâtée des pierres pro>
près aux diverses espèces <le chaux. Il passe d'abord en revue les opinions
de tous les auteurs qui ont écrit sur l'art de bâtir, et qui ue donnent , ainsi
que l'a démontré M. Ticat, qne des notions inexactes ou même entière-
ment busses; et en s'appuyant sur sa longue expérience, M. Deny dit que
son opinion est que chaque qualité de pierre à chaux peut procurer un
bon mortier , et que la solidification s'upérant plus ou moins prompte-
mttit, on ne doit pas ooudure de la lenteur à se solidifier, que telle ou
telle chaux n'est pas susceptible d'être employée dans les tiavaux hydrau-
liques.
« Dans le chapitre troisième, M. Deny dit que la ville de Paris est peut-
être la seule ville de France qui possède , dans un rayon de vingt-cinq
Uenes, toutes les qualités de pierre. 11 eût été |dns exact de dire qne la
ville de Paris possédait un gnmd nombre d'espèces de pierres à chaux,
mais non toutes les qualités.
» Le chapitre quatrième est intitulé : de l'extinction de la chaux, procédé
unique, dit extinction eonoeiKnfo. Cest du mode d'extinction qne dépend
entièrement, suivant M. Deny, le degré de la propriété de Vhjrebvte ou pâte
de chaux, l'analyse des principes constituants de la chaux ne donnantà son
égaid que de bien laibles notions.
( 88 )
» Tout dépeod, dU-it, de l'extiaction; l'eau qui doitsenrir i l'extiBCtion
de la chaux doit être ménagée, de maniera à ce que la quantité ae awt
juste que qoUI/aut puur sulBn & Mtbi^ It diatnE. Ttoop «feia la noie,
l'altère et raffiablit, laodis qu'au contenie, s'il xi'7 eu t pwen quantité
sulHsajite, uae partie de la chaux reste sans être éteinte.
» Ce» principes posé$t X^o/ décrit «on procédé à'exùnctio» con-
cmaréet qui n'est, au fend, qne oeliii des pntidena édairés, puisqu'il
«onsiste pMliflnliérament Jk ne mettre dans le bassin que b qnûtlté d'eau
strictement et iodispeasablcment nécessaire pour obtenir une bonne et
entière mtinçtàWt repouverte aprè$ l'opération d'un centimètre d'eau au
plus.
« XHmh'fhifili» ciniptiénB,M. Deny «sanine riaOnenoedes gras sa-
MatJMitWMls.MW diltiytkwi de nature, sur la propriété des mortiers-bé-
IDDS, puis il donne son procédé de la manipulation des matières. Les modes
mités «ont vkieusi dM-il; celui que je propose est simple, CM»le dans tous
ses détails , il présente une grande éconossie de temps et de dépenses par la
snppresHoa des bassin» ou fessas à contenir.
■> Tout le secret pour composer de bons mortiers est, suivant lui, d'a-
jouter la sabl«, la pouzzolane ou le ciment immédiatement après que la
cUaua est éteinte, bien entendu qu'on n'introduira point d'eau, après la
oMDpoiitiaDda mortier, soit béton, soit mortier ordinaire.
M. Deny ejpote dans le chapitre sixième, ses opinions sur les progrès
de la soliditication par le concours du mélange et de la manipulation. Il
reconnaît avec M. Vicat, qu'il n'y a pa» de méthode plus vicieu&e que
oalladaraKtiactKMida la «baux paris procédé Ordinaire, dans laquai onb
aoîadana wia grande quantité d'eau , on la réduit en consistance laitauia,
et on la verse dans des fosses perméables où elle se dessèche et perd sa qua-
hté; et a* qu'il n'y a pas de précepte plus mal entendu que celui qui près*
crit de Isimar les béton» acquérir à l'air une demi^ermalé avant de procé>
derà leur immersion.
» Dans le chapitre septième, M. Deny divise les différentes espèces de
chaux eu quatre classes ; la première grasse, la seconde maigre , la troisième
éminenuMUt maigre, et la quatrième hydraulique ftctice; et, sans aucun
égard pour le nombre et lasiwoportioo» des matières qui se trouvent mê-
lées avec la chaux proprement dite, il établit, d'après sa pratique et ses
expériences, que la chaux maigre et la chaux factice sont les plus propres
aux mortiers hydrauliques et bétons, et les chaux grasses aux mortiers ordi-
naires : puis, eiamînant les difiérentes bjrpotbèsa» par letfoeUa» las an-
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( % )
teurs ont cberchéà expliquer la solidification iks morttcrs, il en conclut qu«
la graodâ divergence des opinion» sur les niojeas de faivortoer la ioUdiJica-
ttoA de» inorden, a« leamt qtt*à b dlflKnBM def pMfottloMdM «MiMraR,
la théorie n'a fait qu'apporter des <H<B*rtU^ insurmontables dads le i!lH>
Minent des différentes espèce» de diaux, et dans leur appropriation.
> L'influence des sables fins de qoelque natone qu'ils soient , sur les
mortier» ordinaira», est robjet du dMpiire iRiMène. La plupart de» ati*
teur» qui ont compiré le» wÀAt» foasiles avec ceux de rtvidra, n'ont pas été
d'accord entre eux siir les propriétés respectives de l'une et de l'autre es-
pèce , pour en obtenir de bon» mortiers avec la pâte de cbaus. ▲ ee sujet *
M. Deny difiSn de Tofiinian de M. Ticat, et po«r en AiRewirladifliieMe
il présente des taUeatn dans lesqueb sont eempifé» 1« réeoltiilt de aaa
expériences, et ceux de cet ingénieor.
• La seconde section est composée de cinq chapitres.
» Dans le premier, l'aoteur examine l'influence de» procédés de l'extinc-
tion sur la résistanoe qn'acqiiièteiit ha inorttars ^ tant ordinairei (|iie
tons.
» Suivant loi, l'accélération de la solidification dt-s mortiers composés
soit de chaux graase, soit de chaux maigre, ne varie que d'un cinquième à
un rixième. Les expérience» c|tt*il a lirite» sur soiximte-cinq espèces de
chaux , lui ont fourni, dit-il» la preuve , i° que le vice de rextioctioa avait
seul décidé la prétérence accordée jusqu'à ce jour k une mçiéc» an déni*
meut de l'autre;
» 3*. Que la quaUté des morticra ne dépend pas de la nature delà pierre,
autrement de l'espèce de dianx;
» 3°. Qu'elle dépend uniquement du mode d'extinction et du aaéhnge
des sables qui entrent dans la composition des mortier».
B Unproblèmc résolu par les moyens chinjiqut», ajouteiicesii|eili.Den]r«
n'ofire pae toajooia tme appfieation posiible ei» pndqpaa. Or ki laboni<
ficationde» mertien est indépendante des potizzcdiseeel des ciments; la
vertu de ces substances se borne à procurer nne dessiccation plus prompte
ou plus rapide : le degré de ténacité des matières est toujours le même.
» Quelle est Finfluence de Faimuaphére et des iaheaa anr les nnrtieiB 7
telle est la question que traite M. Deny dans le chapitre second. Il recon>
naît que la différence des saisons plus ou moins humides peut bien accélé-
rer ou retarder la dessiccation des bétons ou des nx>rtiers, de quelques mois
on même d'une année, mais non d\ni espace de dtean»; en ké pa-
rait eagéré. n 1^ a, dil^, que ha afeottfcn mal eonbMloaad» qui ne
(90)
prennent point d'adhérence. L'intempérie de Tatmospliére est d'unt- con-
■éqiMim bien bornée , lonqae les mortiefs joanMnt 4e loatee les proprié-
tés qu'ils sont susceptiUei dVwqnérir pir une bonne extinction et une
bonne manipulation.
m Le chapitre troisième est consacré à la composition des mortiers pour
renfimnls , crépis , enduits et rejdntoienients. .
» I« cb^ipitre quatmine donne k composition des mortiers pour pa-
vage a»éc sable ou ciment concassé.' La composition des mortiers de paveurs
est beaucoup trop négUgéef suivant M. Deny. Aussi s'en plaint-on géné<
nlcnient On ne doit se servir (|ue de dnient de briquas ou de tuiles bien
cuites et de diuix maigre. On doit en mettre la quantité convenable, et ne
pas la mettre avec parcimonie
• Enfin, dans le chapitre cinquième et dernier. M. Deny donne la
comparaison des meilleurs mortiers anciens avec ceux qui ont servi à ses
espérienow. H rappelle ce principe de Mine que h ciiute et la ruine des
édifices doivent être attribuées le plus souvent à la mauvaise qualité des
mortiers; il reconnaît q»ie ceux des grands monuments des anciens jouissent
généralement au plus haut degré des qualités essentielles qui caractérisent
les meiUeuis mortiers; et par suite de la comparaison de tous ceux qu'il a
pu reëueiltir,» eCde ceux qu'il a obtenus dans ses expériences, il divise tous
les mortiers en quatre dusses; la première, celle des mortiers-bétons,
dont'la dessiccation varie depuis quatre vingt-dix jours , jusqu'à vingt-cinq
ans, présentant «me résistance de 5oo à tSoo kilogrammes» les mortiers
bétmis romains comparés répondant à une résistance de aooo kilogram-
mes.
n La seconde classe , les mortiers ordinaires, préparés avec toutes les dil-
férentes espèces de sable dont la dessiccation a tieu de soixante jour» à vingt»
dnq ans, et dimt la réaistance est de 5oo à i5oo kilogrammes.
» Quant à la troisième et à In quatrième classe, M. Deny dit que n'étant
susceptibles d'aucun point fixe, il a dû se borner a en indiquer seulement
le mode de composiliuu pour en obtenir les roeilleuiâ résultats.
» Enfin, lanotàcedelLDeny est terminée par quatre taUeaiu : le pre-
mier présente la nomenclature des pierres k àûatx qui ont servi à ses expé*
riences, leur qualité et leur propriétés.
» Lie second donne la composition de^ mortiers dits bétons , propres aux
cmmtmciions hydrauliques et aquatiques , préservatif de toute filtration
d'eau et fluides souterrains.
» Lo troitième, In composition des mortiers ordinaires en cbauz et sa*
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( 9î )
blc de toutes espèces , propre» i toutes aortes de oonstructioBS d'édifices et
b&timeDts quelconques. .
» Et le quatrième, la ctmiposition des mortiers de sable et de ciment
pour pavage.
>■ A l'.ippiii de ses principes et de sa méthode, M. Deny a fait coininîtic
à la commissioa de l'Académie , quelques coostruclions qu'il a exécutées
dans Plans on aux environs, et dont les commissaires ont pris connaissance
et constaté le |dein soceès, telles que dooce maisons, dont qadquee«nes
sont d'une très grande et très haute importance;
■ a*. La construction de vastes i)assins el grandes citernes en bétons hy-
drauliques, pour des entrepôts et magasins d'huile ou maisons d'épura-
tion;
u3*. Un grand bassin modèle, construit en quelques heures sur la place
Ix>uis XV, pour l'exposition des produits de l'itidustrie, et pOUr leqoel le
jury centrai a décerné une meiiliuu Itunorable à M. Deny ;
s Et 4*. Le grand pnils de 80 mètres de profondeur, construit à Bellevue
chez H. Pelagot, dont le percement avait présenté des difficultés de telle
nature, que les entrepreneurs l'avaient abandonné.
» Tel est, en peu de mots, l'ouvrage de M. Deny ; c'est le travail d'un pra-
ticien et dlon bon pratideo, sage etédairé, qui a beanoovqp dMervéetbcan^
coup &it par luinnéme. S'il diflere d'opinion avec H. Ticat, etcda lui ar>
rive parfois, s'il conteste quelques-unes de ses assertions, chaque fois il
s'en excuse en homme consciencieux, en s'appuyaot sur sa pratique et son
expérience. On voit <pi'il a £>it une étude approfondie du Trai^ des mor-
tiers et ciments eakaire», qu'il en a suivi b théorie pas à pas, qu'il s'est
elForoé de la concilier avec les réstiltats de ses travaux et de ses observa*
tions, enfin que c'est parce qu'il n'a pu réussir à en fnire l'application que,
renonçant aux principes déduits de l'analyse cluiuiquc, il a cru devoir
adopter une autre marche, pour laquelle il a pris l'extinctira de la chaux
comme point de départ. En définitive l'ouvrage de M. Deny, quoique diffé-
rant sur plusieurs points des principes de M. Vicat , aujourd'hui générale-
ment adoptés par tous les constructeurs , u'en sera pas moins considéré
comme le travail d'un praticien éclairé, qui aura rendu un service impor^
tant aux gens de Tari, par la publication de sa notice sur les mortiers de
construction. »
Ces conclusions sont adoptées.
es. 18Mb i*a— a>iw.
LEcnniBS.
. tMUMi». — Considérations sur les Singes les plus voisins Je t homme; par
M. GRorraoT S&iin-HiLAniK. (£xtniit remis par l'auteiir.)
■ L'aatrar se propose d'expliquer oonuneot, & sm imilatioii (i), les
zoologistes crurent derotr fomer ira genre distinct du singe de tywmb (,a) ,
reconnu aujourd'hui comme (^tant un orang-outang adulte.
» Avant d'aborder sou sujet, il passe eu revue les travaux déà naturalUUss
touchant les singes confondus sous le uom orang-outang.
• Ce qa*il s'altadie iurtont & d&oaontrer, c^est qu'il j a deux groupes ^
prindpAux de singes très Toisins de Thomme : i* les plus anciennement
connus par les nations qui, dans l'antiquité, commerraienl avec l'Afrique,
les Égyptiens et les Carthaginois ^ et a' les espèces qui, tiepuis la renais-
sance, furent obserréce aux Indes Orientdea.
i> Les singes de ce premier groupe dilKrent aussi bien organiquement
parlant que géographiquetnent. Leur corps présente de très grands rap-
ports avec celui de l'homme, eu égard aux proportions du tronc et des
membres : les bras sont courts. La patrie de oea singes est exclusivement
l'Afrique; on en trouve en Guinée à portée de la rivière Gaboon, et géné-
ralement dansrintcfieiu- des terres, côte d'Angola. Ce qu'on en crov:iif savoir
autrefois, c'est qu'ils vivaient solitairement dans les bois ou dans des tavernes,
d^où le nom de troglodites. On les tenait pour des hommes sauvages ou des
étrecdeni bomains et demibétesbrouches. linnée s'est laissé influencer par
ces récits , et on l'a vu balotter ces animaux du genre homme dans celui des
singes , les appelant, dans deux éditions successives, d'abord homu troglodi-
tes, puis simia troglodites. On y avait , il est vrai, réuni des nègres à peau
blandie, les chacréku , et aussi quelques iffiots ou crétins de la race
bumaine, qu'on avait barbarement rejetés et confinés dans des ibréts.
» Buffon s'étant proposé de remettre en ordre le savoir confus touchant
les singes voisins de l'homme, vint à choisir pour point de départ un roor-
oaau Kttérdrede fttlmiredu Voyages ^ où Battel, commenté par Par-
Ci) V<^e% le précédant Ctmpie rendu, page 74.
(a) Fve» AnDBniv, pl. 1 de VOuMogie.
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( 93 )
i^app, raconte qu'il existe <latis l'intérieur des terres, côte d'Angola , deux
siogM à lâ face et aux formes imniaiues, l'un plus grand, appelé par les
natorda pongo^ et l'autre plus petit, du nointte/oeio. G'éUdt, mm doole,
]cad«i»lfMdeteai4iiieaapèM,poifMMuii nom spédaL
tTytOÙ avait décrit ce singe sous le nom de simia syh'estris; Traill et
Voae en ont aussi donné une anatoniie. Buffon en observa vivant un individu
en 174O) qu a cause de sa taiUe il nominayocio.Long*tenip« après, il connut
un plus petit sujetamlofM, ««nudes Unde litaide, qu'il appela de noiifcau
jaeio, propgMnt de changer la iK>menclature dont il s'était d'abord aervi,
en nommant pongo le plus grand siijet de ses descriptions.
» Cette confusion de noms fut le motif qui nous porta, M. Cuvier et
moi, iprctposer, pour l'eapAceaftkiiM, rmedena appaUrtiomdu pays,
dùmptavsi; ce qm fiit adn^
» L'espèce africaine fut récemment comparée ostéologiquement avCCUU
individu des ladea. Deux planches très belles comme oeuvre gtvpIs^paB
plaooBt OH guMÉPiii oom nn uammn jom. H Mt nqonrdliai on olte-.
pmitÊi vivont à la Soinélé nootogique de Londres. Ui^,
» Quant à la détermination généritjue de ces singes exclusivement pro-
pres à l'Afrique, jei'ai donnée en i8ia en reprenant l'ancien nom troglo-
eUte, dans un travail général des singes, 19* volttOM dea Avnale$ du Mu-
séum tfHistoin «MMraffr; ce vp» \*m ai dit en iBi» te trouve eiieoae
vrai maintenant en i836 : iln*eat toujours dans ce groupe que l'espèce
troglodile chimpanzé. Mais des crânes de même 4ge et de m^e dimen*
&10U .sont assez diiiérents pour faire croire à pluaeurs espèces dans le
» A ré|;ard des eapécaeaaiatiques, laisaous en demeure le travail de mon
honorable collègue, communiqué dans notre dernière scaaoe; je m'en tiens
à cette réflexion; j'incline à penser avec lui que les trois grandes îles de la
Sonde, Bornéo, Sumatm «{"Am ont ehacnna^lear oeang diitMCt Déjà le
iifielattadu lingede Wannb (do Bornéo) eat fignié par Andaliert; eehii
du singe d'Abel (de Sumatra) l'est, je pense, par Owen; et s'il était vrai,
comme je le conjecture, que le crâne envoj é de Calcutta par Wallisch à
IL Cuvier en ibiH ne fût que la tète osseuse d'un sujet de Java ou de
aes Ilots adjeeeMB, qu'on aitrait tranaporié lor le eoDtiaoat4rt qoi j aanh
péri, nous aurions les éléments des trois espèces. MH. Tenmiilldl et de
Blainville donneront, dans les recherches dont ils s'occopent activeaMBt,
pleine et parfaite satisfaction sur ces points.
> Maintenant j'ekamine le point principal d'an fidt qui me tond^
i4«
.i^ig<Ji.}i--'
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( 94 )
personueilemen t. Quand j'ai, en 1798, établi et placé (1) les élémenU du
sùige de Wurmby comme genre & part, qu'ai-je fitit «Ion dans l'intérêt
des sciences? Cétsit nne fiuile que la marche progressîTe des études fait
aujotir<!'hni cunnaîtrc; car te pongo de Wumb tteÊX que l^ge «ranoé
du jeune orang-outaug.
«Trois grands fidts se sont, depuis mou travail, rérélés, qui ont rendu
nécessaire de modi6er mes preiniers aperças. Tels sont ;
u 1°. I.'envoi du crâne de Calcutta, par Wallich;
» x". La capture d'un énorme sujet, faite à Sumatra; siljet qnt est donné
comme espèce à part, sous le num iiejwngo Abelii;
» 3*. Les tf«fanx fiiits , et que poursuit le célèbre Temminck , lequel dis-
pose des ressources, en Histoire Naturelle, du gouvernement hollandais.
uEn l'absence de ces trois ordres de connaissance, j'ai élevé à la condition
d'une détermination générique le singe de Wurmb : c'était une faute
inévitable, en 1798, quand arrivèrent à Paris les ooUectîcns du Stathouder,
et avec dles les crénes d^tn jeune orsng et de œ grand singe, dit pongo.
» Heureuse faute , si c'en est une, f|ue de s'être laissé alors guider par
les principes des meilleures règles en zoologie! Heureuse, du moins, car
nous allons profiter, dans sa rectification , de documents ueufe touchant
le pouvoir et l'étendue d'action des développements organiques; à quoi,
sans cette occasion , noua n'eussions de long-temps pensé.
.'Et, en effet, pouvait-on espérer, et devait-on espérer, en 1798, tpMs
des crânes aussi différents, l'uu pris du jeune âge, et l'autre dans l'a-
dulte , révéleraient des fidts d'un développement successif dans une même
espèce? U y avait là, en distance pour les rapports natnreb, un inter-
vallc plus grand qu'entre les genres canis et ursus
» Or, réfléchir à la conséquence de ce résultat, me parait quelque chose
de plus directement utile à la philosophie naturelle, que ce zèle sans doute
très touable qui nous uûme tous pour l'énumération et la caractérisa*
tion des espèces ; car c'est un feit tératologique et des plus piquants ,
que cette nouvelle révélation d'un écart aussi grand des régies que nous
avions étahUes.
• Dans la téta du jeuie orang, ce sont les formes ■ enfimiines et gra-
cieuses de l'homme, esoepté trop de saillie dans le muscan : c'est le
même front, large, haut ft avancé; c'est la même correspondance dans les
liabitudes, même douceur et sympathie aifectueusci quelques traits aussi
(1) jMT^'tdÊ Ptytifuet 46, ps|S 34a (^MéA, sa ti).
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(95)
de bouderie et de mutinerie, quand arrivent des contrariétés. A rendre
justice à cette organisation , elle serait donc dévolue à un anini.il devant
venir prendre sa bien légitime place tout près de l'homine, j'allais dire
poar -y devenir Vhomo troglodUet de Liniiée.
a Qu*au contraire, nous considérions le crâne de l'adulte, ce sont dey
formes vraiment effroyables et d'une bestialité révoltante, im visage à plan
oblique et tout entier proéminent; telles sont aussi des crêtes surcilières
sindpitales et oecipttales , oomine il n'y a que le lion pour en présenter
d*aiuii «nibntes i «fest le divelo]»peinent osseux le fSm exhnbénnt, cu-
rieux surtout, comme s'accordant avec le développement inverse du ctn-
veau. Nous sommes par-là conduits aux formes très extraordinaires ties
singes hurleurs. -
sLn dMMesenélaientTenaesdansdeatrantfomuitîoneaua^ ocmsidérables
du jeune à l'égard do l'adulte , qu'admettant nos règles pour les rapports
naturels , il fallait placer entre ces deux distances organiques la série des
guenons et des babouins, faire ces intercalations entre ces deux formes
eztrfases d'orangt, ai Penvoi do crftne de WalHch n'était Tenu montrer ce
large hiatus comblé, et Aire couTerger sur ce centre eaa autres enateucea
si différentes.
• Les crocodiles donnent des différences encore bien plus cuusidérablea
entre lea tétea des jeonea et des adultes. Car qui aniâit aongé à mettre
k profit ces lumtea indications pour la philoai^bie natnrdie, sans les
iàits des orangs-outnngs <■>
» Voici en mesures linéaires quelques proportions : chez un adulte, la
têteestàlalonguenrdiicer«enu::7: i.etdansun très jeune sujet :: 3:i.»
EsipMmees sur la polarùaiion tle la «Hudeair rafomtanle par loi
uuamaUnets par NUcAikmvb Millovi.
a Dans sa dernière séance, l'Académie a entendu la communication
d'une nouvelle série d'expériences de M. Forbes sur la polarisation de la
cAïaleur. Ces 'expériences ne sont qu'une oonfinnation d'une partie des
observations décrites dans un mémoire que l'auteur a inséré, il y a près
d'un an, dans les Transactions philosophiques dÉdimbourg. Deptiis quel-
que temps je m'occupe de recherches analogues : une seule section de
mon travail se trouva maintenant terminée; elle est rebtive à la polavi-
sationdeln dnleur par les towmalines; Je dénude irAoadémie la pei^
(96)
nteiDii de lui mpÊmr brièmnait las réBiikan qat jlii obtam», et les
procédéi ptriwfàeb jeedb par»eimà texIéePMWir»
» La première difficulté que l'on reneootM kursqu'oa veut étudier la
çtiuimtàan ét h dialeiir par les toumieliMe, c'est h finUe tnnsmistion
calorifique de «es smbUancei, circonstanoe qui ^ jointe à la petitaase ordi-
imiT* tie leurs ditnensioDt, rend les rayons ômerpcnts du système polarisant
cxtréninueat p«u inlenses et à peine appréciables aux tbermu-wultipiica-
isitrsles^hiedélieatSk A lavéritéton peut aa§meiitar la quaaiité de cha-
leur MKtdeate en la concentrant sur les tourmalines au moyen d*uM
lentiU« de ««1 geinrae; mais nioi-s les plaques s'échauffent sensiblement,
et rayonnent elles-mêmes beaucoup de chaleur : il devient donc nécessaire
de placer le tbcmaoscope k une grande diataace, afin de la aouilidr*
i Kadien penlariMtriee de cette aaaonde aoKMa calorifique; et c'est pié-x
cisément ce qu'on ne saurait faiie sans retomber dans l'inconvénient
priaiitil ; car les rayons, après s'être croisés au foyer, subissent une diver-
l^noe oomidéraAiie qui le» reed excessivement faibles à une très petite
disiancedea plaquas.- l^Mir restiluer i ces rayons leur parallélisBse, et leur
donner en même temps beaucoup d'intensité, je place au-deli de l'image
formée par la première leitlille, tme seconde lentille de sel gemme d'un
rayon plus court, eu ayant soiu de la fixer à une distance de Timage
égslAàaa diitaMe Ibealepaiiicipale : les rayons, qu'elle reçoit divetysnts,
en sortent parallèles et forment un fiusceau de chaleur condensée qui se
propage ultérieurement en conservant sa forme cylindrique. Il est très
important de b« pas placer les tourmalines au iiayer oo*ua>un des deux
lentilles, mais m peu plus près de la secmide et «i-deçà de sa «Bstanoe
fiicale principale; car si elles viennent à prendre quelque éUnration propre
de température par l'absorption qu'elle font d'une partie des rayons diri-
gés sur elles, cette chaleur, absorbée et rayonnée ensuite sur la seconde
lentille, se trouve nécessairement réfractée en rayons divergents, dont
Vactiôn s'afiaiblit et se perd tsomplélêinenc à une petite dbianoe sans in>
fluencer le corps ihermoscopique, qui est ainsi affecté uniquement par
le laisccau provenant de la transmission directe que la seconde lentille a
rendu purallLle. Parce simple artifice on parvient à faire passer par de très
petites plaques de tomvudbie un Ikisceutt de dnleur presque aussi large
que la sur&ce de la première lentille, it l'on emploie ensuite tous les
rayons émergents, et ces seuls rnvoiis purs, sans le moindre mélange de
chaleur dérivée de réchauffement des plaques, à produire leur ellfet sur
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( 97 )
le thermotoope. £o oombinaot une lentille de a pouces de diameu-e et
3 ponoM de foyer «vee une lentille de i4 lignes , j'obtiinf des buccaux
énergents des tourmalines qui, dans plusieurs cas', font dévier l'index
de mon tlienno-nitiltiplicateur de 60 à 80*, à i mètre de distance de la
petite ilaninie d'une lampe Locatelli à réflecteur.
» Voici maintenant les résultats que j'ai obtenus en comparant Tef»
fet da pftnUâinne et du croisenient de* axes de cristallisation d'un
grand nombre de tourmalines exposées au rayonnement calorifique de
cette flamme, rendu plus éneigique paa le procédé que je viens d'in>
diquer.
» Vindiee A polaritatùm, ^cst-è-dirt le rapport de* quantités de cha-
leur transmises dans la position parallèle et la position rectangulaire des
axes de chaque couple, diffère considérablement avec la qualité des tour-
malines. Il varie entre aa centièmes et 3 à 4 centièmes; la plus grande
valeur eat donnée par les tourmaliaer jaunes , iàuves ou violettes; viennent
coanite ks hna», les bleues et les Tertsa. Dm eonplca de tourmalines
bleues polarisant peu de lumière, donnent souvent un indice de polarisa-
tion calorifique plus grand que des couples vertes qui éteignent presque
complètement les rayons lumineux de la flamme.
* Si Ton iiMerpoae des laowa de dilférentea aubatmoea et de diflBrentm
épaisseurs sur lé passage dei rayons caloriGques, anfontou ^pnàs le système
polarisant, et si l'on mesure l'indice de polarisation des rayons transmis
en employant toujours la même couple de tourmalines, cet indice pré»
senM daa variatioBa conaidérablea. Prenons d'alxMd pour «oina^ deux
tourmalines tiréea de la coUeetion que M. Biot a eu l'obUgeaBoe de me
prêter : une de ces tourmalines est violette, l'autre f;nive; exposées au
rayonnement direct de la source, elles polarisent ai sur 100 de chaleur.
L'interposition d'une plaque de diaux sut&tée d'environ 3 miUiaètna
tf^Miaaeor fiit mooler l'indice de 31 à 37; une plaque de tartrate de
potasse et de soude de même épaisseur le fait monter à 45; l'eau, à 54 ;
et l'alun, à 90. Le verre ordinaire, dans les mêmes limites d'épaisseur,
laisse à peu près l'indice dans son état naturel , ainsi que les verres rouges,
orangé, jaune, Uea , indigo» violet Im baneade verra vert colorées pt»
Foiside de cuivre, et les lames de verre noir opaque , diminuent au contraire
la quantité de chaleur polorisée , et la réduisent à 5 ou G centièmes. L'in-
fluence de chaque substance pour augmenter ou diminuer l'indice de
pobBiiMHNidivkmt d^plnaen plw énergique, à neavre que l'on en in-
terpose nno phu grande épinsaour* Hmi faan réduite à une couche de
( 98 )
«,7 iniUim. d'épuamir iiit monter liadioe ft 36, tandis qu'une coucfae
tie 6 mîllim. du même liqpiide le porte jutqu'à 65. D'autre part, une lame
<le verre vert ou de verre noir opaque de o,5 millim. d'épaisseur, qui fait
descendre l'indice direct de polarisation à la ou i5, l'abaisse jusqu'à
a OU 3 lorsqu'elle a une épaisseur d'environ 4 millim.
•Si an lirâ du système particulier de tourmaUnes que nous venons de
considérer, on emploie un système de tourmalines vertes, les laïucs in«
lerposées dans le trajet des rayons calorifiques produisent sur l'indice de
polarisation des eiiets Ires différents , car les lames de verre vert et de
verre noir opaque, qui disaient baisser si considérablement Tindice de
polarisation du système précédent , ne produisent ici aucun changement
appréciable; et le verre diaphane incolore, au lien de laisser l'indiCO
dans sou état naturel , le diminue d'une quantité notable.
9 une cot^le de tmmnaUnes vert jaunâtre, qui domiiit direeteoient
t3 pour cent de polarisation ealoriflqne, Finterpoeition d'un pouce de
verre réduisait l'indice à 5 : et pour une autre couple de tourmalines d'un
vert foncé, éteignant complètement la Uamme de la lampe et polarisant
•j pour çentde dialeur, la diminution de l'indice causée par l'interposition
d'une lame de verre ordinaire de a à 3 millimètre* d'épaisseur, était
telle, qu'on ne pouvait plus apercevoir aucune trace de polarisation sur
des qtiantités de chaleur qui produisaient une forte dévialion dans le
galvanomètre, Cette même couple, exposée dans les deux directions princi-
pales des axes au rayonnement d'une lampe d'Argent, donnait encore
une polarisation calorifique inappréciable ; la cheminée de verre tenait
lieu dans ce cas de la lanic interposée.
» Ainsi, iljr a des circonstances où la ctuileur rayonnante ne se polarise
pas sensiblement par les tourmeUines ; il y en a d autres où eUe se pola-
rise presque eompUlMient.
• Pour se fonoer ime idée exacte de ces singulières variations, il faut
considérer qu'elles sont nécessairement des résultats complexes dans les-
quels la quantité de chaleur, polarisée ou polarisable, se trouve soumise
à rinfluence absorbante des éôrans traversés par le flux calorifique, in«
flnenoe que Ton sait être eitrémement diverse, selon la^ nature des snbs>
tances dont les écrans sont formés. Or, puisque la proportion de chaleur
polarisée n'est pas la même pour ce (lux différemment modifié par la
transmission , il semblerait en résulter, comme conséquence immédiate,
que les rayons divers qui constituent les dément* du fins total, possèdent
une difiérânte aptitude à la polarisation.
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(90)
D Mais en réflécbi&satil au mode d'action ^ue ks tourmalines exerceal
«ir k launèn, il m préieiite une nitre explication qui est plu» en her-
monle avec les lob connues de Toptique. Lorsqu'un rayon de lumière
naturtllc pénètre perpcmlicul.iiipment une plaque de tourmaline taillée
.{Mrallèleoieut k l'axe des aiguilles , la double réfraction tlivi&e d'abord
ce nyoD ea denx &isoau« d'intemité «easiUeinent égale et polarisée» k
angle droit ; ouiis à mesure que ees fcinceemr evancent dans la substanee
de la tourmaline, ils éprouvent «ne absorption très fliffércntc et beau-
coup plus forte pour celui qui subit la réfraction ordinaire ; île sorte
qu'an-delà d'une épaisseur, souvent très petite, l'autre fiiisceau sort seul
de la plaque et se fnoiltre avec «on «eus propre de polarisation. Ainsi,
c'est en vertu de Yinégale absorption de ces deux Eaisceaux que les phé-
uoroènes de polarisation se manifestent dans les plaques de loiirnialine.
Si l'absorption de la matière doat la tourmaline est composée , s'exerçait
•or chacun d^euz avec b mène intewUé, les deux fi|ucipibt sortiraient
entremêlés, et présenteraient toutes les propriétés de la lumière ordi-
naire. M Biot, k qui l'on doit la découverte de la polarisation par les
toiu*mabncs , a parfaitement démontré cette théorie par uu graud uontbre
■d'expériences.
» Supposons maintenant que tous Ii<s rayons de chaleur iJont se com-
pose le flux calorifique de la flamine, éprouvent, comme l.i lumière, la
polarisation complète en entrant dans une plaque de tourmaline, et que
dbacun d'eux se divise par conséquent es deux filets d'égale intensif
pdarisé» à Angle droit. Admettons en outre que VinégaUti d'absorption
exercée par la malièrc de la tourmaline sur les deux filets varie avec
les diCféreats rayons calorifiques , qu'elle soit très grande pour certains
rayons, frible ou nulle pour d'autres. Il est évidtait que les premiers
sortiront de la toanualine entièreinent polarisés dans un seul plan, tandis
que les derniers seront plus ou moins polarisés dans les deux plans rec-
tangulaires, et présenteront l'apparence d'une polarisation nulle ou in-
complète. En supprimant certains rayons de chaleur par Tinterpositiou
des plaques, les signes de polarisation deviendront plus on moins sen-
sibles, selon que la substance dont la plaque est composée absorbera
des rayons donnant des couples de filets plus ou moins inégalement
absorbables par la tourmaline. Le système polarisant des tourmalines
exercera Ininàaéme une action analogue à celle des autres plaques, (^est4>
dire que non-seulement il divisera d'abord chaque rayon en deux fileb
égaux en intensité et inégalement absorbables, mais il supprimera en>
C B. 1836. SwMM. il5
C lOO )
tièreiuent certaines espèces «le chaleur et les couples de filets qui en dé-
rivait. Or ai ftÊpèe» de chaleur «npprlwée varie de Fune à Paatre tooi»
maline, eoiUM il est naturel de l'admettre d'après ce que l'on observe
sur toutes les autres substnuces, le flux cnlurifique transmis contitMidra
des rayons dont les filets seront plus ou moins inépilemeat absorbés par
kd deuK plaques qui composent^ ^stAue pohriiÉat t de là b différence
olMervée dans Hodlce de polarintioo- oatorifique- des diven couples de
tonnuAlines»
» Ainsi , selon celte manière de voir, I;» f:ii!)!(' polarisation delà chaleur
dans les tourmalines ucseruit pas réelle mais apparente; et tous les (lux
calorifiques émerfents des lames composées de différentes substances,
Bux qui se pobrisent si différemment par les tourmalines, pourraient
devenir susceptibles d'éprouver le même degré de polarisation s'ils étaient
soumis à des procédés indépendants de l'absorption des milieux.
» n résolttt de ce qui précède que les rayons cslbrillques, fumineuz ou
obscurs, sont en lotahté ou en partie polarisafiles par la double réfraction.
Mais le sont-ils tous également, ou bien cette aptitude k h polarisation
complète u'est*eUe propre qu'à quelques-uns d'entre eux? Voilà la ques-
tion que je vais licier de résoudre par de notivelles expériences. »
M. Guérin- Varry commence la lecture d'un mémoire iuUtulé: J>euxièm0-
Mémoire sur l'anûdon de pomaws de terre,
La séance est levée i S heures.. F..
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C «01 )
L'Académie » reça dans cette séance les ooTragea diont voict les>tttres r
Comptes rendus hebdoinaiicUns des Séances de VAetuHénae des Sciences,
n* 5, i8S6, in-4*.
Dheonn «tr qtÊdpies Pngrèi des Sclenees nuuhemaiiques m F^vace
(ieprtif! i83o, par M. le baron Ch. Di ptw, président de l'Académie des
Sciences, lu en séance publique, le 28 dccenibrc i85f) ; iti-/,".
Expédition scientifique de Morée;partA, le baron Bory de Sai.nt-Vjncem ;
87* Umison; in-Mie.
Transactions of the geobgiaU SociUy ijftwKfew/seooadesériey toI. IV,
IiOndon, i855, in-4*>
Marine invertebrate Jniaudsj par M. Owan ; in-4*'«
Patalt^ia genende «KLeaimo Màanm; a vol. iii-8*rCapeiWr i0'4-
Manuel de FUistoire du développement de ïhomme avec un coup ttent
comparatif sur le développement des mammifères ét des oiseauxf ptu-
M. G. V&lemtih; Berlin, i855, ia-8°. (Ëa allemand.)
DeMcriptkn de quelque» noutfdleê e^^èees de CMree mmdtu et peu
connues ; par M. HsMiARit Bormbuter. Extrait du tome 17 des j(ete$ ék
la Société des Curieux de la Nature; in-4°. (En allemand*)
Nouvelle* astronomiques de M. Schomacker ; n" 378.
jfnnateedès Penttei CAontsi^j/ mai, juin, juilIètetaioAt i8S5« io*8*.
Suite des Recherches sur la Localisation de U» JPidie; farli. Baimaii ;
in-8°j Paris, i836. (Concours Monfjon.)
Giùde pour les Recherches et Observations microscopiquestj parli. Joui
•X FoMimux; in-8*, Paris, 18S6.
Catuidéitaiom minérales sur tBiueipmmU de» Scienoesspar M. A.
ItEYMERiE ; Lyon, l855, in-ô".
Bulletin de la Société industrielle de Varrondissement de SairU-Étienne,-
i5*amiéey a'IÎTraiion de i855,in-â%
' jÊr^eee ginMe» de Médeeinef a* sériét tome 9, décembst i8S5, in-8*»
Lettre â M. Edwards ; par M. GAinvàL ; in-8'.
Journal de Chùnîe mieUcak,, de Pharmacie et de Toxicologie^ tome a^
B* i", ia-Ô".
Imnudde Phaumttd* êt iksSeieneesaeeessoires, n* t a, aa* umée » s* t*%
Journal hebdomadaire des Sciences médicales; n* 4» i836fiOf^«
Gazette médicale de Paris i tome 4» 4> >856, in-4*>
Gazette des Hôpitaux,- n** S et 8— lo, tome lo, n)-4**
Journal de Smâé; tf* la^ «t idS, 9* «mëe.
/?r^o du monde savant; n°* a et 3, i" et 2' divisiou, iii-^".
Jiojral Gazette 0/ Britisch Guiana,vo\. 3o, n* 4 555, ia-foliq.
«
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COMPTE KëJXDU
D£S SÉAJSCËS
DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES.
SfiANCE DU LUNDI i« FÉVBIER 1836.
PRÉSO^GB OB M. MAGJEHDIB.
GO&BESPONDANCaB.
La Statistique du département des Bouches- du- tihône (ouvrage com-
nMDcé par feu H. le ooMt» de rWmtwm^ «lora préfet de ce département
et continuai depuis par ses collaborateurs) est admise au nombre des piè^
ces réservées pour le concoun au Prix de Slatistiqtie de cette aimée.
M. raNot avait supposé que MM. Dulr et Alphonse de CandoOê a*étaieilt
trompés en décrivant comme nouvelle une espèce de ciyptogame parasite
qui attaqua les vS|rnea de Génère en 1 834- MM. Duby «t A^honse de Oui-'
Mi doivent «njourd'hui que « M. /'oAiBr nlayMit ai tu la plante décrite
« par eux, ni consulté la figure publiée par l'un d'eux, a émis une opinion
■ qui ne saurait être soutenue : les deux plantes dont il affirme la similitude
■ a^étant pas même des espècetToisines, et appartenant à deux genres très
• dittrenta.»
ARAiewB. — Sur la structure de t œil i par H. YAun».
Nous donnerons, dans un prochain numéro, l'analyse de ce travail, dans le-
quell'auteur étudie succesÙTementlastructuie de Ja tonfonetha, celle delà
C. a. 1836. |tt Snfuitf. 1^
( 'r>4 )
cornée, celle cie ïa seiêrMtgue , celle de firis, celle du ligament cUiaire , et
celle de la rétine.
KOOUMîiE. ' — Note sur les Illusoires; par M. Duiahdih.
(Gomraissiires, MM. Dutrocbet, Bory de Saint-Vincent.)
l^aiitev celDinence par rappeler les deux principaux n'iiiltats con-
tenus dans sri prctnioro lettre. {Fojcz le Compte Rmdu l835y page 338.)
Voici ces deux résultats, énoncés en peu de mots.
» Premièrement, une tnljcnnce glutinense exprimée ou exsudée du
corps des entOKNdres, ou des infosotres, forme dans l'eau des globules
diaphanes, qui se creusent de vacuoles ou cavités spbériques occupées
par le liquide, et se dii<itent jusqu'à faire disparaître les globules dans
Tespace de quelques heures.
» Denxièmemait , loi globiilfls.ltylinnii 'regiriUs comme des estomacs
dans les infusoires , ne sont autre chose que des vacuoles qui se creusent
spontanément et indifférenjnïeut^siir divers points de l'individu : ces va-
cuoles se dilatent, puis se contractent, jusqu'à disparaître sous un té»
gument Ukche, i travers les mailles duquel le carmin pénètre avec l'eau
pour les remjÀlr, dans les «kpITAifiM* ABlh. id'abord pr Gleiclieii, et
récemnacnt par M. Eln enberg.
» Depuis cette époque, j'ai eontiaoé à observer vivants des rhizopodfs
dans l'eau de mer.rfvèquepmclat tmeÀràUi «ti vOdb0roKë^,'«dirtifc l'étude
approfondie des i|ifus«nres.v les rapports qui > extstenr entre les uns et
les autres. J'ai surtout été ^uidé par nne idée que m'a suggérée M. liorv
de Saint» Vincent, après avoir vu les rhizopodes vivants.. Il fut frappé de
ïà. |;ratide -aoal<»^e des prolongements filiformes de mi^na^y avec le*
^^naUris'Bes amibes bu protées,.ct appela mon attention aiir.4»,piiint.
-' nV.n outre des diverses forriies d'atnibes prises pour autant d'espèces
par Losana, j'en ai observé beaucoup d'autres, soit dans la couche <lf
débris organiques entourant les plantes marécageuses pou f. ries, soU dan»
tes diversâs Infusions de matièries T^étales on anîiii|iles,.et «nème •4Îfis
liftow^ filamenteuse qu'on observe sur l'infusion de cbaif cnue, «près
vinpt jours de macération à 13* centigrades; car, pour les trouver fré-
quemment dans ces infusions ^,iJ suii^t d'être aUentii a leur mouvement
très lent aii milieu dés débris immobiles. Malgré la diversité prodigieuse '
de ces amibes ^ tantôt; donUat>xomme un«> gotitte hnfl^tne irrégulière,
tantôt émettaDjK4fi^jHH>kmgnB«tlsJ«ëliytMf4aciHiâi;««A^^
(
•olfanc des iinwiiiiliiuM iugfptééiémyjiè ikSstmâ» en itire plasieun «s-
pèces rédles.
» J'ai fcconnu que ces expausions variées i>out produites cuaiine celles
àm MÛofoidm, par «m wibiiliice nMllfl, glatineate,- sans tégument»
propre», qui se prolonge et se dresse eu vertu d'une force inhérente, et
qu'on ne peut les regarder, ainsi qu'on l'a fait récemment, comme des
hernies temporaires produites par le relâchement lucai des tissus. J'ai vu
dM-va«aoleB seiomer damlcs niribes, et retenir, après tR«oiitnction, des
matières colorante» qu'on pounAt- erbilre iBlivdaiteé dans des estomacs.
» Mais c'est sur des infusoires à tégument lâche, tels f[(ie le kolpoda
cuculùiSj le Paramœcium aurelia, que j'ai pu constater de nouveau, et
à bien des reprises différentes, la nature des globules hyaUns ou esto^
mm : ee«(Mt de^ mies n^iiiolm pléiMs d*eaa v t»^ «onaiqaent iréfirao-
tint moins la lumière que la substance glutineuse euTÎronnahte ; et les
couleurs, formées comme le carmin ou l'indigo, de particules simplement
tenues eu suspension, sont attirées avec le liquide à travers les mailles du
tisstt, et retenues -seirieB «prAl le leiaeii ornent de la Tacoole: ■ uot;i^..
» Je regarde donc comme absolument dénuée de fondement, l'hypo-
thèse qui admet un intestin droit ou courbe, auquel s'aboucheraient les
prétendus estomacs dont l'existence repose sur le seul fiiit de la coloration
artificielte; puisqu'à l'cxpliMfél^iMtoreile que je viens dé ddttkifjr' du
phénomène', «lent M joindre rîmpoisibilité'd-apercevoir cet intestin, lors
même que l'instrument employé ù l'observation, lait découvrir dcn dteib
qui ont échappé à l'auteur de cette hypothèse.' '• '
» Ajoutons Ji cela que dans la substance intérieure sortie par exprès^
siou eu autrement de l'toimalcolei lorsque des vacuoles «out4t.«ftlt
blables aux préfendus estomacs, s'y formant spontmiémcTit sotis les yeux
de l'observateur, il n'est pas possible de reconnaître aucun canal de
communication ou intestin, malgré la transparence parfaite; et que, dans
le cis^dllflnence, quand rinfusoirej encore vivant inné exli^mllé, se
dissout progressivement en- commençant par l'autre extrémité ; fait étrange,
observé soiTvent par Mfiller, et qui ne s'accorde nullement avec l'idée
d'une organisation tant soit peu complexe; dans ce cas, on n'aperçoit ja-
ikiBis, Éur la limite de la jMrtie-Tivimte on moMenlAs ' désagré-
gées , la moindre trace d'un intestin qui, en raison de sa uturé oontnio-
tile ou ffi>Mtte,'il<évra)t au contraire perttsiei' plus'tbAg^tanps que le
reste. • . •
•Un dernier fait, enfin, relatif aux vacuoles, et qui ne permet pas de
i6k.
( >o6)
con&ei-v'cr de doutes sur leur nature, c'est que, dans un animalcule retenu
entre deux lames de verre poli, et oesiant peu à peu de vivre, on voit des
glplMiles fagnliM ^agrandir juM^'ii a« toodwr, «mm» âm bvB^ de gu
dilatées dans un liquide visqueux, et se confondre alors en forcnaot une
figure lobée à contour sinueux et sans angles rentrants, bientôt cliangés
en une seule vacuole; ce qui ne pourrait avoir lieu s'il y avait une mem-
bnme qqdçooqn^
B La découverte récente d'un long filament antérieur flagelUibniie, ler-
vnnt d*organe locomoteur tinique aux monades, à certaines cercaires,
enchèlidest i^dides , et à un grand nombre d'autres animalcules , tels
que Yeuglena Um^jiCÊmia (Ehr.) , concorde parfiâtement avec h aimplicllé
d'organisation que les faits préoédoBts tendent à établir.
X. Ce fibment flagelUforme est peut-être l'ohjet le plus difficile à aper-
cevoir ; je l'ai vu distinctement au grossissement de a5o k 3oo diamètres,
avec les microscopes simples et composés de M. Charles Chevalier, en
ajSDt rattantioii d^ laricr légèremaot la distance de l*oli)et par une bible
pression exercée sur llnstruoient, snrlout quand i*animalcula a déjà perdu
de sa vivacité.
» J'ai trouvé que le filament d'une cercaria teruix, au groiiissement de
3oodianBétres,p«rah comme un fil de aotesimple, épais de ^ millbnèlre vu
à Tceil nu , ce qui permet d'évaluer son épaisseur i jfin milUmètre. Dans
certains cyclidium , il a au moins 7^'^ millimètre à la base, et s'amincit
progressivement vers l'extrémité, où il s'agite avec une vivacité extrême , tà-
tant et évitant les obstacles en même temps qu'il t'avança. Sa longueur est
oïdinairament double ou triple de celle du cmpa des divers apimakules qui
en sont pourvus, ni:iis les deux tiers antérieurs sont ordinairement seuls en
action , et il en résuite un mode particulier de mouvement pour le corps,
qui, remorqué de la aorle^ oscille plus ou moins sur son axe.
» L'étude de cet organe permettra de caraclériseraairement qu'on ne l'a
fait les infusoires gjmnodés; on reconnaît en effet que beaucoup de préten<
dues espèces des genres monaj, 60^, etc., ne sont que des formes d'un même
être dans des circonstances dilSBrentes, et que la queue attribuée à plusieurs
de ces étna n'fsst qu'une eiqianaion variaUe, contractile, et dispaniaaant
tout-à-iait quand l'animalcule demeure en repoa; et proad la forme du
monas lens.
» Certains iufusoires, tels que la cercaria gibba, ont deux filaments,
tvn antérieur, et l'autre latéral, et c'est de leur action diTenement corn-
bittée„que résul^ le.mouvemaiit oadUataira «^ooadé 4e cas animalcnles.
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( 107 )
w Dans tous ces gymnodés, le corps n'est réellement qu'une masse no-
dnleiue, sans tégument, d'iine substance susceptible de se creuser de va»
cuoks irrégQHèra superficielles, et de retenir ainat de la OMiknr en-
gsgée*
» Parmi les infusoires que j'ai trouvés munis d'un filament, et qui seront
l'objet de descriptions spéciales, il en est un, voisin des encheîys, qui enoutre
de son filament motear, en traîne un second, partant aussi de la partie an-
térieure, et ramenant l'aninakule en arrière lorsqu'il se contracte oomme
le pédicule d'une vorticelI(\
» Une autre se compose d'une capsule ovalaire déprimée , percée en
dessous vers l'extrémité d'une large ouvecture. Il en sort deux ou trois
longs filaments qui se meuvent lentement d*nn o6té à l*«ntm, et dAtmainent
le mouvement de f animal, quand ils se contractent apria avoir pris un
point d'attache comme dans les rhizopodes.
» Il est une espèce de tricbode munie de cila vibratiles , qui laisse aussi
sortir de longs filaments par me laife ouverture latérale, et &it ainsi le
passage des gymnodés aux infusoires munis seulement de cils vibratiles.
Tous ces filaments ou cils sont de même nature, et, dans les animalcules
mourants, on les voit se crisper, se contracter et disparaître, surtout si l'on
ajoute un peu d'alcali ; c'est là ce qui a pu conduire des observateurs à nier
la réalité de ce qu'on appelait des db, car de véritaMea db eussent per-
sist*' au contraire.
» Ainsi les faits inattendus, fournis par l'observation des milioles, des
vonieiales, et des autres prétendus c^halopodes microscopiques , c'est-à-
dire renstanoe, dans cerialna animanx , de parties molles, sans tégument
propre, susceptibles de s'étendre OU lobss OU en prolongements filiformes
animés d'un mon veinent plus ou moins rapide; ces faits qui expliquaient
ce qu'on n'avait pas compris d'abord dans la Difflugie, se trouvent eux-
mémea oonfliméa par de nouvtarac léwiltali' cbienua diaque jiKor dans Pé»
tttdedesinlusoires.»
( »o8)
MÉHOIKÊS PRëS£]KT£S.
(GomauMiires, MK. Beaatepin»»Beattpré, de Fraydnet)
ncoiciiTb — Traité théorique des bains de cahnique; par M. Lfimehie .
(Commissaires, MM. Mageudie, Serres, Becquerel, Larrey, Double,
Roux, et Brewhet)
nécAifiQiiB. — Mémoire sur un tq/pareii (totad-bul-vde) destiné à rempiacer
am «MM^tagie touUe hoHdes'ePiUtng et de pièces d'eau.
(Commissaires, MM. de Prony, Poncekt. )
ravsHHTE- — Théorie élémentaire de la capillarité ; par M. Ahtvr.
(Commimaires, MM. PoiaMui « OabMg, librL)^
iMàsxn mxraimàXiigBm.— Mémoire sur lés tampénuures mqyiennes desjHtàUt
étune sp^re non homogène f par M. Dohaku.
(CMntaiMair«ft,lllf.Jli0t, Wàtam^lMbh.)
TXom plaçons ici, pour tenir lieu ^eKtnùi, la leiira «kmt l'auteur a
accompagné l'envoi de son mémoire.
a J'ai pensé qu'il ne serait peut-être pas inutile de faire connaître 4piel<
que* théorèmes auxquels je suis parvenu depuis long-temps sur la propa-
gatiou de la chaleur daus les corps uon Ijudmogeacs. lis. se apportent au
cas d'une jp^iére ooi|ipoa4^de çouohaK.dqnt k wKi» nvb niinnt «ne
loi exprimée, par une fonctioa qiadoofmwi't çpitfiiroe. OQ diaMBlînw, de
la distance au centre.
» La solution complète de la question n'est pas possible dans l'état ac-
tuel de l'analyse; mais loraque les températures «ctérieures, différentes
pour chaque point de la surÊice , se reproduisent indéfiniment ^nu des
périodes de même durée, et que l'on cherche les températures moyennes
des poinu de l'intérieur, ou seulement des couclies concentriques, on
peut parvenir à quelques propositions d'ùne grande généralité. Il en est de
même du cas où les températures du rniHau aéraient indépendantes du
temps , et l'on cwtsidérerait l'état final de la sphère.
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( »o9 )
« Fourier , dnns son rcmarfujable mémoiro sur les températures pério-
diques de la terre , a démontré que la température moyenne annuelle d"im
point quékioamie de la mtfac» eat la mémè'dii<^\bellfe9 des points situés à
ment que la tetnpératiirc moyenne annuelle de la surface entiè*%est la
même que celU' de toutes les couches concentriques jusqu'à une profon-
deur très petite par rapport au rayou de la terre. Celle conséquence avait
été remarquée par les pbytiéfci» (pii s^oisapent des terapératiurcs terres»
très ; mais il y en a qui ont pàné qa*d|f 'était éiaçÉfrpibgr.lM ooudies si-
tuées à unr profoîiili'Mi- ([M"Ioonqnf , pièce -^*ils crov'n<"nt qiit^ tous les
puints situés sur une même verticale a«aiènt>li hnémc moyenne annuelle..
Cette dei-nièro|iivpoùU<mi^tvOonioM3 oâ leitait^^ inMacteyHHdMepfllidiait
de ceux a««|acU je suis parvenu. '
» On trouve encore dans Icâ ouvrages de M. Pois-son , un théorème sur
les tenpératMre» inf>yeoneftiiU aoniiatifcinnf^ que, dans VitafAMil' d'une
sphèw,UwwiugÉW>J» H»ip<|lilMl iil IJpiilllMiUlll I jli B^U'iMljlfi
tures extérieures} &iqiloUV>atpaiftJïjotiter que cette moyenne CétauSsi celte
de la siirface même de la sphère, et de toutes ses couches concentriques.
On suup^oui^^t enct^re par iuduction la vérité dé cette dernière proposi-
tion, ii||iiliwa<iii»'i^Mill<wiMi*i'<ii»»i'|w» *mnmm (li»iitaitfMNJI»b'est
e>wwaN|li?W4>»|MilliltMMMii*'wtti ^è;y<wi'jit>»uVera dams ce mémoire.
Parmi ces diverses propositions , j|ft*Baa, bornerai h citer h snivante :
» Si une sphère solide est compaséill^ couches dont la densité et tous
» les coefficients spécilit^ues varient suivant me loi quelconque , et que sa
» surface soit espesée depuis un tànps indéâni à l'action d'un milieu dont
■ les températures soient périodiques, e! varient arhitmirf-iH nt <Vun y<\\nt
» à un autre de la surfacf : la température moyenne d'une coucLl' qut'l-
j» conque relatif à la période entière^.sera constante et ^^ak à la moyenne
v des templbratuaarax^rieures. Cett<fBMjeniieMirraiiMxMë'da centre et
» d«' la masse entière de la sphère. Là inème pi*dpoktfi6n a lieu lorsque i
» la spla-rc n iiferme un noyau liquide dont toilS les p^pJ^tf ont à chaque
» instant une même température. »
■éféoniOMMm. — ^ C^imvations relatives à la pluie .des tnpifues; par
M. BOUSSI-IOAULT,
« On a reconno en £urope que la pluie tombe en plus grande abondance
le jour que la lmît^ Aux régions éq^iamialasy do moins dans les parties
. i^ud by Googli
( »io)
que j'ai visitées, il parait que le contraire « lieu ; tout le monde admet qu'il
y pleut plni acorent la nuit que le jour. Dorant on atfour dana left en-
virons des mines deMarmato (au Rodeo), j'ai mesuré pendant trois mois, et
séparément, la pluie qui est tombée le jour et la nuit. Voici le* réaultats :
nm «a a
Mute imr.
LtjNt.
UmU.
3.4
■S.l
i8,5
Novembre. • . .
■ ,8 •
90,8
M ,6
•»*
iSf9
i6,i
» En groupant un grand nonbre Jobiereationa, lea aiéléoroiogiilet en
ont tiré celle conaéquence , que la quantité amnelle de pluie augmente à
mesure qTi'on s'approche de réquateor; ce qui revient à dire que cette
quantité croit avec la température.
» Les obaenrations que je vais rapporter ont été 6it« anr deux pointa
aiaeivolaina, nab ptueia à daaélévatkMia différentea; éllea conflnnent la
coiuli; i ti . météorologistes, en ce sens que la quantité annuelle de
pluie dimiuue en même temps que la hauteur au-dessus du niveau de la
mer augmente. Elles montrent que sous des latitudes peu différentes il
pleot davantage là oà la température moyenne est la pinafbrte.
V Les mines d'or de Marmato sont situées par 5*37' de btitude nord , et
par 5* 1 1' de longitude O. de Paris ; leur élévationabaolueeat de i4a6 mètrea;
la température moyenne du lieu, ao%4eentig.
V La ploie a été jaugée par MM. laa officiera des ninea.
MntK less.
èini» 18M.
n
8*,.
ia,a
M
aa,t
S,5
10,2
■7.9
37.9
aa,4
9S,6
S3.4
• •
73
• •
•,5
SeptemlMPa.. • *.
5,1
iS,a
9»4
a5,7
33,3
17.8
=
'7.8
«7«.«
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( III )
■ » Pendant l'année 1807, Caldas a mesuré la quantité de pluie tombée à
Stala-Féd* Boyott. btilidaN., 4*36'; lon^tude O. de Pari*, 5*6'; hau-
teur, aôit métro; timpintim mujmntt. i4*«5 cntig.
àimtM 180V. AirirÉx 180B.
Janvier Ç^fi ^fi
FérrUr 1,7 d'observations de 1808
o»6 ont été perdus.
ML 6,0
Mai. i5,3 i4',o
î"^ 7 «9 4.4
Juillet g,5
Août ia,3
Sqittmbi*. . . 1,8
Octobre. • . . tà,j
Ifflwiw. . . 9,5
MMMlm. . . .6,4
• Dtnt rannée 1807, GrUm a ooo^té i36 joiu» pluvieux.
(CnmmiiMiw», MM. Arago, tttoiid, Gordier, Dumas, Robiquet,
^onoalst} Girard 1 R|i|MirlMii'> )
« L'avantage d'opérer «aa distribution d'eau abondante dans les dififé-
ranti quartiers do Bordeaux étant génAi»lai— nt raMnny ^^ni« l^y«tfnipa ^
l'autorité administrative de cette ville a appelé la concurrence des ingé-
nieurs et des mécaniciens, sur les moyens les plus sûrs et les plus efficaces
tfeffiBClnercatta opération ; plusieurs compagnies ont répondu à cet appeL
Les ona» ont pro|NMé d'amaner i Bordaaux on oarCain voltmia d'eau de
sources qui en sont plus ou moins éloignées; les autres ont proposé
d'élever la quantité d'eau jugée nécessaire, de la Garonne, elle-même,
à la baatwir de 3o mètres au-dessus des plus basses marées que l'on ob-
lerve dans oa port.
» La salubrité des eaux qui seront mises en distribution quelle qu'en soit
l'origine, étant la qualité eicantieUa dont aUa» doivant jouir, l'Académie a
C. a. 18)6. I" Smuilr*. fj
C "O
nefB» par l'entremise de JH- 1« Mintttre de Tlnstructivu publique, uue série
(lB-4|aMliMM dont k prwMièw cwiiLrte m 4 ^jÊUtâbMr ■! fèm fttrée de te
•• Garonne serait pféiiieMé aux eeœc de soareie ifoi aeal iHrofieeéM à-
n l'administration municipale de Bordeaux tant pour la boisson des habi-
' tants de cette ville que pour ses usages industriels, l'irHgation, l'embel-
« liSMinenl de ses places et de ses promenades , etc. »
• One irWPPWWinn ooopoaée de Mlf . Afegp, Viàmmi , Dnmae, Kobi.
ijuet, Poncelet et moi, a rendu oonq>te dans laaéMee do 16 novembre
de l'année dernière, des travaux d'analyse chimique auxquels elfe s'est
livrée pour assigner le degré comparatif de pureté des eaux dont il lui a
«lé lemis de» «cliaatUloas. ' '
» n résulte de cette analyse que l'eau de la Gumuc^ tti la plm pure de
toutes celles que cette commission a examinées, qu'elle est même un peu
plus pure que celle de la Seine, qu'en conséquence: m la considéi-ant sous
ce rapport die mérite d'être prtfifé# ans eeoa de ioaraee , si toutefois
on penrenait à las rsadre limpides pai un filtrage préalable à leur distri-
bution. L'Académie aymt approuvé cette conclusion , notre savant confrère
M. Cordier , inspecteur-général des mines, rappelant un travail deM. Parrot,
ingénieur au mène corps , sur l'épuiHion des eaux adica par le lavage dea
minerais, travail qui a été impiivié ^bmtte 8* volime de h a* série des
Annales des Mines, émit l'opinion que le mode de filtrage employé pour
produire cet effet, était applicable plus en grand; on savait d'ailleurs
depuis plusieurs années, par un mémoire qui est dû à M. Mallet, inspecteur
divi^tuMire daa pom» et.ahnuaéaa, ^ M. Tbom» IngteiaM «ML «a
Angleterre , était parvenu à filtrer à travers des couches de sable et de
gravier, tme quantité d'eau suffisante pour satisfaire en a/J heures aiuc
besoins d'une population de a5,ooo habitants , en portant à 56 litres ; la
coÉibiiilÉiiittfii'.'jMhMMIIINe 'de cbaenn d'eux* Abstraction ftite de h AnflUé
aveeieqnelle pourrait s'effectuer le filtrage d'un plus grand volume d'eau ^
par des mOyen:^ analogues , il est certain quHl serait possible de l'opérer
avec b même chance de sucoèsi ' ' '
• Reste k savoir qneb màyiena'fl'ottaviéifdrafc d'employer pour y par-
venir et quelles modifications les drocMséincÉi loeataa doivent apporter au
choix de ces moyens. M. Cordier, artiste in<^canicien et hydrauliste, très
avantageusement connu par les distributions d'eau qu'il a exécutées k
Béziers, sa ville natale , à Chaumont en Bassignjr, et & Angouléme , eit
^embre'de l'une te compagnies qui ont proposé dit «Kstribuerles oMx de
ht Garonné dans tea diffiSrettts quartiers de Bordeawit'i 'j^tivoyéÎM robjectlon
Digjtized by Q^iptâ^c:
( »'3 )
que l'on poursàit tiret- de la dinîculté de filtrer couveuRhiement un aus«i
piM'WnhlPBiijMiM . ({U* failli idqitf OQ aufttit lM!aoi«^Uf« cru nécessan c de la
dont y a conçu le projet; U a joint à celte 4Morî|yti«n deux feuilles de
dessins propres à en fecilitcr l'intelligence; la même commission qui ;i pré»
cédeimnent rendw ooaiple de l'analyse des eaux de la Garotine, ooauius-
sion èh<|«elifryAéÉJélnri»Mid)CMrti>inii iiiiiailpiÉ tÉifliia^i Él illigf i
d'ezaniiiier les filtres dont il s'agit sous le àaahU^ÊàiffÊÊiiàÊtiiàtmâitfO'
sitions générales et du mode de leur construction.
• Quant aux dispositions générales, il ^ut d'abord savoir que , par l'ellet
Mkkdu nouveau pont, un gonflenaent qui k& (Hwfcifi^tBOsm-HksSMS du
niveau de la marée basse, à l'époque des étpjinoxes. etàSii
au-dessus de oe niéuie niveau a l'éput^ue des soi^ticea.
péUMées en aroont pw IwJwrtMliidrt lkni>al«f»l««MlM^I
susceptibles d'être tenues en suspension dans ce courant rennontent de
l'eiubouchure de. ce Ueuve vers Bordeaux, eu trouiblfuit plus ou looinii la
rée s'effectue en omAm de tempe que ion<«lÉilMpMntv(iltiuMk!i^^«lii
partie des vases et autres matières, amenées par le fltix. se dépoanU sur
les rives de ia (iai-ouue pendant k retlux, ou continuent de troubler l'eati
lorsque «en «ourant vers le mer est rétabli. Ge sont ces eaux troubles qu'il
s'agit de filtrer avant de les mettre ea«^yalrihiiliMii<
» U £iut savoir en second lieu que le>«iDlume d'eau à distribuer doit >étre
de 35o pouces de foatainier, éftdrilertsàj nùlle mètres cubesou k 7 nail-
lioos de litres eaa4 heures. ..'.",..( .,|, . . ,^ . .
• Cehi:poaà,ywttoifOtlnei»uui ijenuKa qufci ii tÊÊÊtmt fliimautle
rivedroite de la Garonne, à 3ooo mètres environ en aval du nouveau |)ont.
un réservoir quadrangulain- de 100 mètres de longueur, de 60 nielres de
large et d« a mètres de ;pruluudeur, a^unt son ioud et ses parois verti-
caha Mv4lu»-ite ingigiiainiie4'ie fond tie ee.<<ie>yoit,|iestÉiéi.4.i<eceyoir
l'appaMilde rutrage q«»nBus avons à décriB»idoit élffe>éliéli|jà « mètrea
au-'1<-ssils .1rs ]:Ims !p isSPs mni'fcs (!'■ I • ' '. ;i fi )n ne.
• Que l'on conçoive encore le réservoir, entouré suivant sa los^ueur et
k 4 mètres eo ddion de ses parois, de ffiiTr irainr rhsniin de a5 mètres
de large, lesqueb le r<«NnMit4uMJi'p«in<dîeMi4h€eitf»jMr 4«
17..
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( "4)
branchements de f> mètres de largeur seulement; ie fond de OM dein ca-
naux est au même niveau que celui du réseiroir rectangulaire. dont iKN»
venons de parler.
» A chacune des extrémités de ma deux embrandieinenta, et prés de
leur confluent dans la prise d'eau, sont posées des vannes, au moyen
desquelles on peut établir ou intercepter , suivant les besoins de service, la
communication entre cette prise d'eau et les deux canaux btéraux dont
le réservoir est bordé soivant se longueur.
» Le» choses étant ainsi disposées , et la marée ayant atteint a mèlwde
hauteur au-dessus des plus basses eaux du fleuve, on ouvre les deux
▼annes qui viennent d'être indiquées; l'eau de la Garonne commence ii
entrer dau kt deux canaux ktéiîniz, et elle ooDitanie dy monter jusqu'à
ce qui*elle j aoit parvenue à la hauteur de a mètres. On ftrme aussitôt les
deux vannes , l'eati devient alors stagnante dans les canaux , et si elle y pas-
sait un temps suffisant elle y déposerait les troubles dont elle est chargée
lorsqu'elle y est introdoite. Il est évident que ce procédé de cbriflcation
pourrait strfBore, UMM l*ineertitude de la durée de cette opération « soîvmtt
les circonstances, ne permet pas de l'employer. Les canaux latéraux ne
peuvent donc être considérés que comme des réservoirs de dépôt où
l'eau connenoe à t'édaiffcir par la précipitation des matières les plus gro»>
stères qu'elle fanait anspendnes.
» Pour faire arriver l'eau plus promptement et avec plus de certitude à
cet état de limpidité pariaite, qui est une des conditions requises, il a
fallu nécessairement employer quelques moyens auxiliaires des réservoirs
de dépét Toict en quoi ib oonsislent:
s On a divisé en deux parties égales, dans le sens de sa longueur, le grand
réservoir rectangulaire au moyen d'une digue de maçonnerie de 4 inètr. |
d'épaisseur à sa base, sur 3 métrés de hauteur. Ainsi de part et d'autre de
cette digue se trouvent deux réservoirs égaux, dont chacun est divisé lui-
même en dix compartimenta, que l'auteur du projet déaigne soua-le nom
de bassins-filtres.
» Lorsque l'eau est restée pendant environ vingt-quatre heures dans les
deux basnns de dépôt , elle est conduite par dem aqueducs dMw une liache i
d'où elle est élevée de quelques nètrea par une pompa à vapeur pour ar-
river dans les bassins-filtres.
» Ces filtres se composent d'tue couche de gravier et de sable fin ayant
ensemUe une épaisseur de i*.7$.
9 (iki^èaûinr'/Utntimeiiiimi» sucoetatvement.
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( iiS)
• L'eau qui a été filtrée dans chaque bassin est reçue par nne grosse
conduite posée dans une galerie qui eajtiuratiquée dans la partie luiérieure
de la digue longitudinale qui partage m aras le grand réamoir quadran-
gtthire. Vma ffltrie est portée dana cette groaae condiiite par des tuyenz
secondaires ipii y sont implantés en nombre égal à celui des bassins-/iltres.
et qui reçoivent eux-mêmes cette eau de tuyaux plus petits embrancbés
sur euXf et percés, à leur extrémité inférieure , de trous par lesquels l'eau
s'y intraidait'La ghMse condiiite dont il est question id étant reni|die,
débouche dans une seconde bâche, d*où elle est élerée par une deuxième
machine à vapeur dans la conduite d'ascension destinée à les porter nu
point culminant de Bordeaux , lequel se trouve à 3o mètres d'élévation au-
deasns dés jjibl bases cinx de la Garonne.
j> Il s'agit maintenant de se débarrasser des matières qui sont reetées
soit dans les réservoirs de dépôt, soit dans les filtres. A cet effet on ouvre
k marée basse les vannes par lesquelles Teau trouble était entrée dans les
résérvoiri de dépôt; on a soin d'agiter Tean qu'ils contiennent encore, et
die s'écoule dans la Garonne.
» Quant aux matières terreuses qui ont pu rester dans les filtres, on fait
entrer au-dessous de ces filtres l'eau de la conduite d'ascension, qui pouvant
agir de bas en liant avec une pression de 'trois atmosphères, fidt mmiter
an-deÉias de la'anlaoe de œs appareils toutes les matières terreuses
qui les obstruaient, et les chasse dans les réservoirs de dépôt dont le cou-
rant les entraine dans le fleuve avec celles qu'ils contiennent eux-mème^.
» Toutes les manœuvres que nous venons d'indiquer s'opèrent, suivant
le projet présenté, au moyen de vannes et de robinets, diMit on ne pour-
rait Caire bien comprendre le système qu'à l'aide de figures qu'il faudrait
expliquer et d'une description détaillée qui nous ferait sortir des bornes
de ce rapport. Nous le terminerons en disant que l'expérience de ce qui
se pratique en Angleterre et même & Paris, pour le filtrage des eaux trou-
bles, offre, pour le succès de l'appareil que propose Bf. Cordier de Bé-
ziei s , toutes les chances désirables ; enfin que si cet appareil ne répondait
pas d'abord sur tous les points à ce que l'auteur en espère, il lui serait
toujours facile de le perfectionner en lui frisant subir les légères modifies-
tiona dont robservation et l'expérience pourraient signaler Tq^rtunité.
( "6)
CBGTtBES.
«nM. «— DtÊKième mémoire mr fmmkhn ét pÊUtimm ét «wf»; jwr
M. RoT. Gi»teiir*yMiCT.
L'auteur divise «on tramil en deux paiiiee : dans la première, il exa-
mine quelles sont les matières organiques qui acconij);!^'!!* at la fécule de
pommes de terre préparée avec l'eau distillée, et il cherche à donner les
solutions de plusieur;» problèmes, et entre autres, de ceux qui avaient été
proposés par la coinintssion de rAcadéesie chargée d'examiner les divers
travaux «ur la fécule amilaoée.
La seconde partie renferme l'analyse immédiate de l'araidoii , ainsi
que les analyses élémentaires de cette substance, de l'ainidine, de l'a-
midin tégiiinentaire , de Pamidin aolnfale, et des téguments insolubles
dans l'eau et dépourvus de la propriété de bleuir avec l'iode.
Première partie. — M. Guérin arrive aux conclusions suivantes :
« i'. L'iode se comporte avec l'amulon au milieu de l'eau privée d'air
comme il le iaii quand elle n'en est pas purgée.
» a*. L'amidon cfaauffé aeul «vee de l'eau pure ou mlée en vase cloe
distillatmre, fournit une liqueur distillée non suseeptible de bleuir par
l'iode.
» 3°. L'amidon traité par U diastase et l'eau dans un appareil dislilia-
toire, soit contenant de l'air soit n'en contenant pas, donne un produit
liquide distillé qui ut Ucttit JMS avec l'iode.
>» 4". La fécule pure exposée seule avec de l'eau pendant 48 h. entre 45
et 46* c, n'a développé ni acide carbonique, ni acide acétique : vue au roi>
croscope die n'a pas paru altérée, fl en résulte que la bculté de germer
que perdent les graines de certaines céréales , même au bout de quelques
heures de séjour dans un sol humide dont la température e-st de 45*, ne
peut être attribuée en grande partie à l'altération qu'éprouve la fécule
pure «t humide, eonune le pensent HH. Colin et Bdwards.
■ 5*. Lorsqu'on traite, l'amidon par l'acide sulfurique en suivant b
procédé de BC. Tb. de Saussure , on n'obtient pas de composé cristaUisable.
» Deuxième partif. — L'auteur , après avoir traité la fécule de pommes de
terre par l'alcool et l'eau aûii de lui enlever lu chiuropbyle et la substance
<rapparence cireuse qu'elle renferme, procède à son analyse immédiate. En
( "7 )
brodant cette substance avec de l'eau à o' jusqu'à ce qu'elle ne lui cède plu»
rien, il Iraivre que l'eMi 4e lavage évaporée dans le vide laiaae nn résidu
oonlenant
61,31
■olnlile.... 38,99
100,00
» La partie épuisée par l'eau à zéro, ayant été traitée par ce Uquidt: buuil-
iantf.A donné une U^piaur qui, aprèa avoir été filtrée et évaporée à siccité
diMl»Tide,ifMBnii
Ainidi nu 6a,$i
39,69
100 ,00
» La partie inaehihledaiia l'eau boailiante s'est ékvée à a,ia parties» pour
cent de fécule.
» H. Guérin &it obeener que cette dernière analyse se confond avec celle
qu'il a consignée dans son premier mémoire sur l'amidon.
• En comparant entre eux les résultats obtenus à la température de la
l^aoe foodante, et à cdlè de Fean bouillante, on voit que l'eau agit sur
l'amidon à loo* comme à zéro. Or, comme on ne connaît aujourd'hui au-
cune substance qui, par l'action seule de l'eau à o", soit transformée en
plusieurs produits distincts ( excepté , hicn entenda. le nitrate de bismuth
et antres produits analogues), rautetir en conclut que l'eau bouillante ne
tnutslBnne pas la fécule en amidine et en amidin soluble , comme un pou-
rait être porté à le croire d'aprf^ \ei modaficataons -c^ie l'eai) et la cltalf ur
font éprouver k la constitution de plusieuf» produits de l'organiaation.
» Laa réauliaii «kkasas ceaduiaeti à 1» «nspositioB soivuila ?
Amid'm mIbUc 38, i3
Aiaidioe 49,7s
> M. Guérin a trouvé que la température de aoi" au-dessous de léro ne
sépare pas oooopiétenMBa Tamidin soli^le de l'ainidine.
» Les nombreuses analyses élémentaires de l'amidon , des amidins tégu-
mentaire et soluble desaécbés à i35* c. dans le vide, et l'analyse de l'a-
widiM deMéibée à ij5^ c dana le vide, pennenent de représenter «es
substances connne il suit:
Amidon = C^W-O-, Amidine =: C*H>^,
Amidta t^gencntaict b Amïdb aolnbk OH**!)*,
• (1.8)
en sorte qu'on a
a Cm ibmiulw aiomiqaM mmitreiit que F tmidon équivaut à du ctiboM
plus à de l'eau; que ramidine est équivalente à du carbone plus à de l'eau,
plus à de l'ozigène; enfin que Tamidin est représenté par du carbone, de
l'eau et de l'hydrogène. Il est à remarquer qu« l'osigène en excès dans l'a*
■aiiline «t en proporlkm uéeaaaaire pour fidre de rem «fee les deux
atomes d'hydrogène enaoèadanal'amidin.
• L'égalité précédente aertà contrôler l'analyse immédiate de l'amidon ,
et réciproquement. En calculant , d'après la formule d-dctsus , combien
loo p. de ftcule renferment dteidine, d'anklm aolnUe «t d'amidin tégu-
mentaire» on trouve
Amidine 58,85
aiaidiiM wlnbW H t^jawwtair». 4». 'S
on a obtenu précédemment par l'expérience
Amidine ^i?^
Amidin» lolubU et tégiuneaUire. ^o,iS
ioo,oo
a Ces deux derniers résultats s'accordent autant qu'il est poaiible de
l'espérer dans de semblables expériences.
» H. Gnéria a oouilalé que la AaalBM tnndbnne l^amid&a tégunen-
taire et l'amidin solnble hydratés y en matière sucrée et en tme substance
insoluble dans l'eau, ne bleuissant plus par l'iode. Quand ces amidins ont
été desséchés soit dans le vide sous le récipient de la machine pneu-
matique, Miit dans une étuve, la diaataM n*apai d*aclioii Mwibte aur
» L*acide sulfurique agit faiblement sur ces amidins desséchés.
» L'auteur trouve que loo p. de fécule contiennent 1,705 p. de matière
inaolnUe ne UeuiaMnt pins par riode,iKMabre qui difière easentiellement
de a, la reprjMBtuit famidin tégonrantrire coutemi dana h mène quan-
tité de fécule.
> La matière ne bleuissant plus par l'iode ayant été soumise à l'analjse^
adonné
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( "9)
Première analyse. BmiMm analync.
£VÎ*"! • 47»««
7.07 9,11
4fi»Bo 4$,w
* • • •
* C« analyses i , ^
■éridence la différence qui existe entre ces deux si^,^,,,^^.
» On peut fane ici deux hypothèses : la première consiste à regarder l'a-
nBidin^t^unjentwe^:^^ de tégumeats aebleuis^mt plus mi-
» £a^Aéllant la première manière de voir, et en partant des résultats
ci-dessus énoncés, 100 p. d'aroidio tégumentaire contiendraient 8o,4a n.
de téguments ne bleuissant plus avec riode, et 19,58 p. d'aroidine; parsàfte
la composition A^Mnentaire de cet amidin serait
Carbonr 48,86 \
Hj'drogctie. . , .6,56
analyse qui s'éloigue beaucoup decelle qu'on a obtenue en analysant directe-
ment ramidin tégapnentflire.SieiAttlre, on £utattentiou à l action énergique
que la diastase exerce sur Tamidon à l'état d'empoia, on sen porté i rejeter
la première hypothèse, et ù admettre la seconde.
" L auteur termine sou mémoi rc en faisant observei' rjii«^ U's expériences
fon4l■MB^lM,(00lttme por exemple l'analyse innnédjau; de l'amidon au
moyen daJ!eair> oVC'deia4laBsieQttio»^a»4t.9idB,tap|Ûi|6 s^péléis par
lui4némeafwatd«(iMlM.Pial0«pe.# *v ? > W<
aooiocxB. — l^ouveau genre de vers tromés 4futs /es muscles de i homme i
par - M. RiCHMB OUsnr.
•U» dt HlaiwUie met souslcsyeux de l'Académie, de la pai l de M. (Àvcri,
un morceau dusmiscle grand pectoral d lioni<^^, contenant un très
ranci nombre d'individu» d!!»» -»piç* ^4l«!i!i<i^te^^, de la longueur
d une ilemi-ligneau plus, d» fMane fyUiidri«iM«» l^urvii d'un oriâce biiq.
C. R. 1836. iw toetiF». 18
( lab )
cal antérieur , auquel M. Owen donne le nom de trichina spiralis , parce
qu'il est le plus souvent solitairement , enroulé dans un kiste formé aux dé-
pens du tissu celUilairc du muscle. La petitesse extrême de cet «ntozoaire
a erapèché M. Owen d'eu connaître complètement la structure ; mais il
en a observé as»ez pour être certain qu'il ne peut entrer dans aucun
des genres jusqu'ici cdumus, ce qui l'a déterminé à en former un nouveau.
Ce ver n'a encore été trouvé en quantité considérable que dans le sys-
tème musculaire de la vie animale, et jamais dans le tissu du cœur ni
dans celui des intestins, et cela dans trois cas déjà observés : l'un sur le
cadavre d'ufî italien de 5o ans, mort de consomptions la suite d'une ma-
ladie de poitrine; le second, sur une femme irlandaise, morte dans un
état de consomption déterminé par un vaste ulcère à la cuisse , et enfin
le troisième, sur le cailavre d'un homme mort à l'hôpital S'- Ihrtbolomé,
sans que l'on dise de quelle maladie, u
caiBUkcn. — De la lithotritie , considérée sous le rapport de ses accidents
réels et de ses accidents sv^posés ; par M. Sécalas.
L'auteur compte, parmi les accidents qu'il appelle supposés, c'est-à-dire
qu'il n'a point observés à la suite de la lithotritie opérée selon sa mé-
thode, Xhémorrhagie , Y arrêt de fragments de pierre dans l'urètre , la
déchirure de V urètre , etc.
Il compte, parmi les accidents réels , c'bst-à-dire qn'i! a eu occasion de
voir se développera la suite de l'opération pratiquée selon sa méthode,
la néphrite , \ œdème, et une réaction , soit sur le tube digestif, soit sur le
cerveau , soit sur les poumons , soit sur le coeur.
« Pour ce chirur|;ien, il y a entre la douleur que cause la lithotritie,
et celle que produit la taille, une énorme différence. 11 a opéré plu-
sieurs malades pendant que ceux-oi croyaient être soumis à un simple
cathétérisme, et plusieurs autres alors qu'ils donnaient des preuves non
équivoques de l'absence de toute souffrance.
» La récidive de la pierre ne lui parait pas être plus fréquente après la
lithotritie qu'après la taille , et les conditions dans lesquelles elle arrive
lui semblent être les mêmes. Les récidives en très petit nombre qu'il a
observées, ont eu lieu, i* chez des sujets qui, précédemment, étaient
affectés de la gravelle, chez lesquels, par conséquent, un gravier a pu
descendre des reins et grossir dans le réservoir de l'urine ; 3* ciies des
( )
sujets atteints d'une maladie organique de la vessie, chez lesquels h
pierre, de nature phosphatique , s'était développée évidemment sous l'iu»
fluencc de cette maladie. Or, dit-il , ce sont là précisément les conditions
dans lesquelles on l emarque le retour de la pierre par la taille.
» La conséquence générale à déduire des faits rapportés dans son mé-
moire est, selon M. Ségalas, que la lithotritie offre des accidents moins
nombreux et moins graves que ceux de la taille. Toutefois, il n'en reste
pas moins convaincu que le chirurgien appelé près d'un malade qui a la
pierre , doit peser les conditions dans lesquelles se trouve ce malade ,
non-seulement sous le rapport du volume et de la nature présumée du
calcul, non seulement sous celui des diverses parties de l'appareil uri-
iiaire, mais encore sous le point de vue de l'âge , de la constitution et des
dispositions maladives. Il n'est permis de prendre parti pour la lithotritie
et de repousser la taille qu'après avoir bien rapproché, bien comparé,
pour le cas présent, les avantages, les inconvénients ft les résultats pro-
bables de chacune de ces méthodes.
9 M. Ségalas pense que le meilleur moyen d'éviter la cjrsttle à la suite
de la lithotritie, est de faire des séances courtes et éloignées , d'achever la
flivision d'un calcul ou d'un fragment de calcul avant de commencer
celle d'un second, et de tenir autant que possible le malade au repos, au
régime, et à l'usage d'une boisson mucilagineuse. »
TarfliOLocix véoItale. — Mémoire sur ta ^gétation des céréales sous de
hautes températures ; par MM. Edwards et Colik.
« Dans un mémoire lu à l'Académie le 3 février i834, MM. Edwards et
■Cohn avaient examiné l'influence de la citaleur sur la germination , et
avaient constaté que les graines de nos céréales ne supportaient guère ime
température de 45* c. , quoiqu'elles fussent dans des circonstances favo-
rables à la germination; ce qui les a conduits à rechercher s'il n'y
avait pas des climats trop chauds pour que nos céréales pussent y réussir.
Us ont fait leurs premières recherches sur notr** blé d'hiver et le blé de
mars, comme ces blés diffèrent en volume, les graines de blé d'hiver
étant beaucoup plus grandes, il leur a paru que les différences dans la
végétation pourraient devenir plus saillantes en feisant contraster davan-
l.ige les différences <le volume. C'est pourquoi ils trièrent 53o des plus
grosses graines de blé d'hiver, qu'ils semèrent comparativement avec ui»
même nombre de graines de blé de mars, sans distinctiou de volume.
l8..
C )
iicii (le semer on mars, ils le tirent le %'i avril, aUn que l'iiilluencc de la
chaleur fût pitis prononcée. Les deux variétés levèrent, comme de coii-
tnme, ne présentimt rien de particulier. Elles continuèrent pciiiliiut quel-
que temps à croître de même; mais ie blé (rhivcr ne poursuivit pas son
développement normal; il continua à présenter le même aspect qu'il avait
d'abord, c'est-à-dire qu'il conserva sa forme de premiei- àgc. Un sait qu'a-
lors le blé est en herbe, qu'il n'a |)oiir ainsi dire pas île tige , et que U
plante est presque tout en feuilles. C'est ainsi qu'elle continua à croître, ne
présentuit que des tinifFes de feuille.^, les tiges étant trop petites pour
qu'elles parussent. L'accroissement do la pbnte ne se born:iit pas à l'allon-
gement de la feuille, mais il consistait aussi dans la multiplication des
petites tiges, ou, en d'autres termes, la plante avait beaucoup taUé ; mais
chaque tallc était excessivcnjcnt courte et cachée sous la touffe de» feuilles.
Il n'y eut pas une seule exception dans la végétation de ces 5'io graines
de blé d'hiver.
u Cependant sous les mêmes influences, les graines de blé de mai-s pju -
conrurent régulièrement leurs diverses phases de végétation, poussant rapi-
dement des tiges droites, et formant ensuite des épis qui mûrirent à l'époque
ordinaire. De même, à cette marche de développement, il n'y eut pas une
seule exception.
» Reste donc une variété de nos céréales, le blé «l'hiver à grosses graines,
qui ne réussirait pas dans les régions dont la température est égaie à celle
du mois de mars parmi noiis, à l'époque de l'expérience.
D Pour déterminer si les petites graines ne se comporteraient pas autre-
ment, on en choisit un pareil nombre qui pes;iient à peu près moitié autant
que les grosses, et qui furent semées en même temps (a3 avril). Elles
poussèrent d'abord comme les précédentes, mais ensuite il y eut une diffé-
rence notable, c^r un grand nombre d'entre elles monta en tife en même
temps que le blé de mars et de la même manière; sur les 53o petites graines
de blé d'hiver, il y en eut 6oqni formèrent de hautes tiges et mûrirent. Les
470 restèrent en herbe comme toutes les grosses graines d'hiver, semées
comparativement.
9 Ainsi le volume de la graine est une condition qui modifie puissam-
ment le développement de la plante sous l'inflfience d'une chaleur élevée;
mais il est évident qu'elle n'est pas la seule, et même qu'elle n'est pas la
principale; ce que Ton peut voir par le rapport du nombre qui est monté
en tiges avec celui qui est resté en herbe. Il faut donc qu'il y ait dans le
blé de mars des différences constitutives qui permettent à tontes lea
( )
grailles de blé de mars de se développer d'une manière normale dans ces
limites de tein|j(''ratiire.
» Les auteurs ont pensé que le blé de mars lui-même céderait à uik'^
pareille influence; et comme il fallait le soumettre à une plus haute toiii-
pérature, ils l'ont semé le \ juillt^. La cbaleur ne l'empêcha pas de ger-
mer et de pousser comme de coutume, mais on ne larda pas à reconitattri-
qu'il poussait des feuilles longues et touffues, et ne semblait pas disposé
à monter en tige. £n effet, les plantes de ce blé existèrent dans cet état
pen<lant le mois de juillet et une grande partie du mois «l'août; c"csl-à-
«lire que le blé de mars resta en herbe et ne put se développer en mon-
tant en tige pendant la saison la plus cliaiide de l'année. Ce qui est surveiui
ensuite dans le déclin de la saison fait vivement ressortir le rapport in-
diqué plus haut; car le blé de mars, qui, tant que ta chaleur du mois
de juillet et de la première moitié d'août s'est soutenue, avait été arrêté
tians son développement, et était resté en herbe, commença à pousser «les
tiges dès que la température eût baissé. Les auteurs ont varié la nature
ilu sol, mais aucime des nombreuses variétés qu'ils ont employées n'a
pu contrebalancer riiifluence de la clialeur pour arrêter le développement
lies céréales. Ainsi l'influence de ce degré de clialeur est prépondéi-ante,
résultat important pour l'application; car sans avoir égard ù la nature
(les terrains, il suffira de connaître la température d'un pays pour en tirer
des conclusions relatives à l'influence delà chaleur sur les plantes dont il
s'agit. Ce n'est pas que la nature du sol soit, à cet égard, sansciKet; niais
comme il est incomparablement moindre, il se borne à déplacer un peu la
limite de clialeur qui produit l'arrêt de développement. Les auteurs se
proposent de revenir plus t;ird sur ce sujet.
» Ils ont étendu le même genre de recherches à Vorge et au scif^ie, et
ils ont obtenu le même résultat. Ainsi nos principales céréales ne sauraient
se développer sous une température setnbbbie k celle qui a régné à l'é-
poqiie de ces expériences.
» En comparant la mesure fournie par l'expérimentation, loin des con-
trées équinoxiales, avec celle que l'observation a donnée sur les lieux mêmes
on forme le parallèle suivant :
» I*. I^températurc queMM.EdwardsctCohnontconstatécommeforniant
la limite de chaleur où nos principales céréales conmiencent à ne pouvoir- »e
«lévelopper d'une manière normale, est de i S^sS c. (température moyenne
du mois de mai 1 834). ce qui s'accorde par&itemeut avec celle de iS'à 19*1-.
de température moyenne, que M. de IIuinboKIt a assignée aux climats
c 'ri )
tempérés les plus iavorablesà la culture de nos C(r(';i!cs. le froment, l'épautre,
l'orge, l'avoine et le seigle, accord ^ui n'est pas moins remarquable avec
la lUDft» 4té i8*,8 c. , qu« M. flowriïigaidt a observée dans les Gordillières
ptfbr le blé et l'orge.
PI". MM. Edwards et Colin ont dél^rmiiW> que la raison pour laquelle
les céréales aouiBisesà leurs expériences ne réussissent pas sous l'influence
d*utte|;niidedialrar,est qu'eltesne sauraient monter en tiges, et qu'elles
reétent en lierl)t.:Tél est aussi, d*apris If. de Haittbo1dt,4e résultat de la
cnltore aux environs de Xalappa.
»3'.Os auteurs ont reconnu que la végôtation de nos céréales restées
en-herbe, soosnnflaèncedecetteeauae, était très vigoureuse et les rendait
propreHi'fBlirAir uM eMeUente pfttore; ce qui eoÀncide enactement avec
ce que M. de Hurobotdt rapporte dct quafiiét et des usages du froinent
que l'on sème aux environs de Xalappn
i>4*' Ils ont déduit de diverses séries d'expériences sur différentes cé-
réales itt dbtÀ'iSllaiat, ip^ii n>- twaH pas tmé ftsite ûnigue de chaleur ft
leur développement normal, maïs qu'il y en avait deux, Vune liviérieufe,
égale à 1 8° c, où queltjues unes de nos principales céréales commencent à ne
pouvoir se développer, l'autre supérieure , égale 4 aa* cent., où tomes ces
céréale* sont arrêtée* dans leur développement Yoilk ce qui explique les
cas exceptionnds rapportés parM.de Humboldt.
» Ainsi les conditions fondamentales d'oi'i dépend le développement
normal des céréales, sous de hautes températures, se ra|iportent à deux
die& principaux, i*. la limite^ Tempétâture, a*, la qualité et la nature
de la graine. Quanti Tâévation de température qu'il fiiudmit pour cmpé-
clier le déveîoppenient complet de toutes les cénéales sans exception, il
serait difficile de le déterminer, puisque le maïs, semé dans la saison la
pluscbaudede l'année, présente, Unt que durent les grandes chaleurs,
vuk développement normal. Il partît mémo, d^aprèa ee que M. Boussinganlt
a oomnraniqué aux auteurs, qneplus il fait chaud, plus il prospère.
» Ce que devient le blé d'hiver, semé dans nos climats sous ime tem-
pérature élevée, présente un phénomène remarquable et une application
utile. Dans le dédin de la saison, l'herbe finit par périr, mais non la n-
cine Comme le froid succède, et ensuite une chaleur doucement graduée,
la plante alors se développe d'une manière normale, monte en tipe et par-
court toutes ses périodes aux époques déterminées, mais avec cette difié-
renee.en ftveurde la nouvelle plante, qu'elle est plus vigoureuse; car
.ajant la première année Imné baanceup de petiaia ttUea, dia punsae Kan*
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C ia5 )
uée suivante avec ce surcroit de tiges, et'porle une récolte abondante. On
pourrait doDC tirer parti de cette iuiiueiice d'une liaute température et se
servir de k même graine pour obteirir\eii àtax wmén deux récolles dont
l'une pour les bestiaw, feutre pour l'homnie; l'une et l'autre d'une qualité
supérieure. Sous le rapport scientifique, cette influence de la température
n'est pas nioios intéressante. On voit comment l'action de la chaleur peut
rendre ta même pbBl» ennuelle ou bisannuelle, et Toit ne saurait douter
Vie dtpmib ftita ne se pràentent souvent dans la milore. »
Sa séance est levée à 5 heures. F,
( «««)
L'Académie a reçu duift «lté téaaee les o«f nfes dmit void ke thne :
Canotes renias kebdomaduim én Sémioe» dê tJeëdimiê du SdeHe»,
n* 4f i856, îik4,*.
Éloge historiqtie de M. G. <?uwery /«irM. Floireks , secrétaire perpétue!
de l'Académie des Scieeces, tu à la séance publique du aQ décembre i834;
in-4°,
Jmumn du Bureau de» Longitudes, pour i8S6; iir-iS.
Ménoin sur la BSbUaAiqiuo royàks far 11. B. DeLontar ; Paris, i85S ,
in-8v
A Mono^mph oj the ramphtutuiœ or Jamilj o/ toucans s bjr J. Goold;
London, t8?5, ra<felio. (M. Udora Geoflroy Saint>maii« est chargé d'eo
rendre un coniple verbal.)
Gujr's Iwspitnl reports , n' i ; jnnuarr i856j edited bjr ^nmam, H. BAa-
Low ET James F. IUbircton; London, iQ'-8°.
Annuaire de FOhervatoire de Bntx^es pour \9i&ipar le dire^eur
M. A. Qoetelet; in-is.
Memorie délia reale jÉcademia délie Seimudi Ihrmot tone 58» Turin,
j855, in-4*.
Noie sur une assertion publiée par M. F'aUotj au sujet dune maladie de
la feigne observée d Genève en i858/ par MU. Dosv et Aimi. db CàMBùuxi
jn-8".
Histoire naturelle des Iles Canaries i porlOA. Wns et fiiaTnun; 5* li-
vraison, 10-4" et atlas in-folio.
Statistique générale de la Chambre des Députés, sessio» de i836; par
lyf. Cbateu.x ; in-4''.
Mémoire sur le Chotérn-}forhus de Metz; par^L, J« PiSCAljlin ToLio>8*
Paris. (Réservé pour le concours Montyoa.)
Aperçu systématique sur la Navigation dans fair et sur la direction des
aérostats j pi$r 9A. L. Doper net; précède' d une introAœtion par M. Dupdis-
Delcocrt; Paris, i , in-8*. (Ce mémoire est renvoyé à MM. Gay-Lussac
et Navier, chargés de reodre compte de la lettre de M. Robert Heizel, sur
le même sujet.)
L.iyiu^ca by GoOglc
( «a? )
Prétdt statistique sur le Canton de Songeons, arrondissemeni de Beaiwais
((I£m); par M. Ckat»; IofS*. (Extrait de P^fmHoâv «bt département dé
fOûttf^de i8S6.)
Précis hi'ilorique sur le Canton de CrévecOBurj arwtidissement de Cler-
mont (Oise); par M. Gbaves; iu«â*. (Extrait de Vjénnuaire du département
de l'Oise.)
Be^rêhes sûr Us Cmuetde la nuUaeBe dUecùU^ de plomb, chet les
«lÊl^iers qui préparent la cénue;par M. A. CbbtalUu; in-8*.
Société havrni.se dctudes diverses. Résumé analytique des travaux ek la
seconde année;par M. Mulet Sai^tt-Pierhe; le Hivre, i6S5, in-8*.
MÛHorkU ency clopédique et progressif des Connaissances kÊsmainesf
5* année, n* 60.
Jnntdes delà Société dHortieuUure de Paris s tnme 101* litniion,
jénnnales ds Cftânie et de Phy sique; par MM. Gav-Iahao et Abâoo;
octoiwe, i8S5, in^*.
Journal hebdomadaire des Sciences médicales; n* 5, i89$yi»id*.
Gazette médicale de Paris; tome 4 > f° 5, i856, in-4*.
Gazette des Hôpitaux; n' it — i5,lovae 10, in-/^'.
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COMPTE RENDU
DES SÉANCES
DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES
S£ANC£ DU LUr^DI 8 F£ViU£R 1836.
mtsnmiGB m m. ch. ouFiir.
COBBSSPONDANCE.
M. Charles Dupin, Président, rend compte des démarches qu'il avait
été cfaar^ de faire > pour que le Compte rendu hebdomadaire des séances
> de YAadêaûé aoit eiitmpt de tout droit de ttmlMre, comnae esdutive-
• ment consacré à la publication des découvertes scientifiques, et abso>
» lument étranger i des spéculations commerciales. Le Ministre des
• finances et M. le Directeur général de l'enregistrement ont jugé cette
» qmilloa «vwhm bieaveillagiee éclairée, et leur décision fiitt droit à la
• réclamatioB. »
M. de la Saussaie , secrétaire général de la quatrième session du Con-
gres scientifique de France, adresse une circulaire générale ayant pour
objet d'inviter le* sodélé» amiites, soit k adreaaor des questions au
Gongris, soit à envoyer des députés qui prendraient part ans travaux de
cette assemblée. «Dans la position, dit-il, où se trouve une réunion scien-
» tifique encore à ses débuts, les obligutious de son secrétaire doivent se
» borner & soumettre aux lumières et à la critique bienveillante de l'Âca-
9 démie, les acte» du Congrèst età réelamer pour lliistitatioa un lian«-
m .rable patronage, si die en était jtigée dijpie; a
( .3o)
M. Nicod envoie «le iu>hv«11c6 obMvwtioas Mr les polypes de la vessie
et les JbtulettirinairtSi il désire que le méAode qu'il • imaginée pour
le traiteineiit de ces maladies soit admise parmi les pièces appelées à oon<>
courir poiar]» grand pfùedttkint^iÊ de oensaaoée.
cjiiMiE. — Théorie des eond/inaisona organiques; par M. AubUkiE
L&tnuons.
• 1*. Les atomes ou les molécules, en se combinant |)uur former des
composés organiques, suivent des leis aussi simples que celles que M. Cagr»
Lussac :i établies pour les gas, c'est-à-dire que If 9,3* 4"" atomes, molé-
cules ou volumes d'un corps simple ou composé, se combinent avec
I, a, 3, 4«'" atomes, molécules eu volomes d'un autre corps simple ou
composé.
» a*. Toutes les combinaisoiis orpusqnw dérivent d'un Iiydrogèno car-
boné, radical fondamental , qui souvent n'existe plus dans ces combi-
naisons, mais y est représenté par un radical dérivé ^ renfermant autant
d'équivalents que lui.
» 3*. Daus ces hydrogènes carbonés, le rapport du nombre des «lomes
du carbone, est à celui des atomes d» i'lydsu|àiiet comme it f t »
c'est-à-dire dans un rapport simple.
» 4** Si ^ ^it autapt de séries qu'il y aura de rapporta différents,
^ tous les hydrogènes carboués viendront s'y ranger; «lis dans imm^ mène
série , il y aura plusieurs hydrogènes carbonés qui différeront les uns drs
autres, parce que le rapport qui les. exprime sera multipli4 par i»9kt3)t
4 y 5,.... lo.... , etc.
» 5*. Ces hydrogènes carbtnés» soumis, à on» actioft dédiydrogénwme»
perdront peu à peu leur hydrogène , mais gagneront roHjouw en échange
autant d'équivalents du corps deshydrogénant qu'ils auront perdu d'équi-
valents d'hydrogène; de sorte que si , à une époque quelconque , on fait
la somme des équivalents de l'hydrogène restant et du corps subslitnant*
elle sera toujours à celle des équivalents de carbone , dÉn4 Ic même rap-
port qu'avant la déshydrogénatioUt c'cst^àidîre d«AS W rapport «îmyjie»
on obtiendra un radical dérivé.
• 6^. Une partie du corps deshydrogénant passera,, soit à Tètot d^etu,
soit à rèlat d'acide faydrodiloriqiM,, etc;..., qui tiDlftt se dègfifsca,
restera combiné avec le nouveau rad.ica] formé.
» 7*. Le radical fondamental «t ses ra<d^oiux dérivés, secoot des CMp»
'Digitized by Gopgle
( «31 )
ncatres ou capables de s'unir aux acides, quelle qiie snit d'ailleurs la quan-
tité d'oxigèn«, d'hydrogène, de chlore, etc...., existant dans le radical ; et
le Tohune de celui-d sm m Tohiine da corps qai le salifie, duns an rap-
port simple.
• Lorsque le corps désfaydrogéMait, Toxigène, par exemple, en-
trera dans la combinaison , mais hors do radical , il la rendra acide , quelque
grande que soit la quantité de carbone, d'hydrogène ou d'oxigène entrant
duM le ndkai, et quelque petite qne soH la qaamihé f ozigïne hors du
radical; l'acidité ne dépendant nullement du rapport du carbone et de
l'byttrogèneà l'origène, mais seulement de la place de colni-ci.
m 9*. Le chlore, le brôme, etc., dans les mêmes circonstances forme-
ront des cblonires «a des brftmures acides.
■ L'hydrogène entrant dans h combinaison, mais seul et hors du radi-
cal, formera un hydracide ou une hydrobase.
» lo*. Si l'on fait alors ( 8* et 9*) la somme des équivalents <le l'oxigene
4m du ddore «t de l'hydrogène totd existant dans la combinaison , elle
sera à odle des équivalents du carbone dans un nqpport quelconque; mais
si l'on compare les équivalents du carbone à la somme des équivalents de
l'hydrogène et de l'oxigène, ou du chlore existant dans le radical, ces deux
nombres seront toujours dans un rapport simple; et de plus, le Tolume
du radical sera au volume de l'oxigène, ou du chlore» ou de l'Hydrogène,
qui l'acidiGe, dans un rnpport simple, semblable à ceux qui existent dans
le» combinaisons du souire, de l'azote, etc., avec l'oxigène ou l'hydrogène.
» 11°. Le chlore, Toxigèoe, etc. , en augmentant, soit dans le ndical,
comme lel, soit hors du radical, le chlore à l'état d'acide hydrocfalorique,
fougène pour l'acidiBer, forcent le radical à se diviser en deux , puis en
quatre, etc., afin que la capacité de saturation du nouveau radical soit
semblable à celle des ozides dans les sek neutres, soitafin que te rapport
du vpinme du radical au volume de Tosi^ne qui Faddifie reste toujours
dans la limite des nombres simples.
• Le chlore, le brôrae, etc. , existant dans une combinaison hors
du radical, on pourra les enlever à l'aide des alcalis, ou de la chaleur, ou
d^utres agents, et non s'ils stmt dans le radical.
» En général, on pourra enlever les corps existante hors du radical, on
une partie seulement, sans les remplacer OU en les remplaçant tous ou
partiellement par des équivalents.
» ly. Si l'on enlève du carbone à la cnmbinaiion , elle sortira da la séria
«et nulenncira on nouveau radical; tûài-à appartiendm i une antre aéria
JSO»
( l^'^ )
qui n'aura plus de rapports avec la première. Si on le détruit de même en
lui eolevani du carlxrtie, il sortira de sa noimlle «érie pour entrer dam
une troisième,, el même quelf^uefois dam b-premUre, maia^am um pleoe
inférieure, par exemple, dédoublé.
» i4*. Un corps étant donné, et ne renfermant plus son radical fonda-
mental, on pourra cependant le découvrir en remplaçant, par la peu»ée,
le oorp» déahydrogénant entrant dam le radical» par llqfdrofène primitif-
vemenienlefé oaanpposé teL »• .
HâOAinQro. — Sur un mojen de transporter rapidetnent des dépéihes à de
gnmdet éU$taneuifar H. âoob.
L'auteur propose de faire mouvoir les boîtes contenant des dépêche^ 4
travers de longs canaux, par l'action de lair comprimé- On aait <{u*nn
moyen analogue a déxiité eaaayé en Anglelerre; e*étaik «n làiiant le vide
derrière l'enveloppe à tramporter , «^u'on lui fiÙMit peromirir an canal dont
elle rempUsaait presque a»ctement la sectioa»
oniQiiB. — jipplicatimtA la Caméra lueÎÊbi mÊmdetnu objets ^adUtâ
loipe ; par IIM. liiuw EnwaaM et L. Davàai.. ,
« Les personnes qui s'occupent de recbercheaà-ràide de groasisaements
très forts, asTent le service que rendit k la scieaoe M* Amid, lorsque Pin-
vention de son beau microscope'liorizontal lui permit d'y appliquer la ca'
rnera lucida. Elles savent aussi que l'on n'avait pas encore réussi à (aire la
même application au microscope vertical et même jusqu'à ces jours der-
niers, sus lonpes simples, d'où résultait fimpoaslbilité de dessiner avec les
ftdUlés que donne cet instrument sous dêt grossissements très bibles.
Un opticien liabile, M. Cliarles Chevallier, a tranché une partie de la
difBculté en plaçant le microscope simple dans la position horizontale;
mais le porte -objet deremnt par cela même vertical , oette dispo^-
tion avait entre autres l'inconvénient de ne pouvoir s'appliquer aux
objets (lisséqui^s sons l'eau, condition indispensable pour les recherches
d'anatomie délicate. Ayant besoin d'un instrument de ce genre pour des re-
cherches que nom disons en emmiimi, nous sommes arrivés, après quel-,
qnea tentatiTes,à un résultat qui nom punit pouvoir être utile eus nature*,
listes qtii se livrent k ces sortes d'études et qp» nom nom empressons^,
pour cette raison, de rendre public
( '33 )
» A l'aide de deux miroirs plans disposés sous des angles de /|5°, l'uir
«ntre l'onl et la loupe , l'autre râ-à-vis du premier et aa-deMUS du papier,
npus fiaijons coïncider l'image de la pointe du crayoa «vae oeUe de l'objet
vu directement à travers la lentille simple ou le m iscroscope vertical. Cette
ilisposition e&t d'une extrême simplicité et ne nécessite aucun dérangement
flâDS l'objet soumift k PoImmlHW. H peut d'ailleurs s'appliquer k tooi le»
imrtnimaiita au mofen de quelque changement fiidle dans- la 'dlipoiilion-
qae nooa avoua Mi conduits à loi doonec »
evouMiB aia Mnaatiniia. — DUfeBiypemmt du MMut^m '; pair
H. ÉMILB JAOQlIMillI.
« Le développement de TemBryon ne commence paa chex la planorbe*
(Tans un seul point du vitellus comme chez les animaux supérieurs, mais
bien dans tous les points à la fois. Son enveloj^ merabi aueu:>e , transpa-
rente^est une peUicuie mince qui, partimuformation et par développemmt
tttcceÎBl& , constitue les or^ea dé la vie animale; tandis que les granules
de l'intérieur du vitellus , rapprorliés vers le troisième ou quatrième joiu*
après la ponte, pour former les parois des gros globules également traus-
pareati sont les pramims rudiments des ofjganes de la vie v égc taie.
» Ces derniers origénes se dévdoppent beaucoup, plus lisntementque les
prcnders.
» La cicatrice et la vésicule de Purkinjé sont très développées et très dis-
tinctes dans l'ccuf du planorbe retiré de l'ovaire;. ils disparaissent peu à peu
pendant son passage et son s^onr dims Ik pocbe onévasementdel'ovidncle
ai^pelé matrice, de manière qu'il n'en reste plus de trace au moment de la
ponie.
» La cause primitive des mouvements de rotation en sens horixontal
qn'cxeroe le vitellus vers le troisième ou quatrième jour après la p<mte, est
due aux mouvements de vibration ondulatoires qui s'aperçoivent sur sa cir-
conférence trente -six à fjiiarante-huit heure* après la ponte, selon l'état de
ratmospbère. Ces mouvements occasionent un tourbillon dans l'aibuiuine
qui finie par entraîner te vitellus» oommeTont déjà si bien démontré les
profondes recherclics de M. Carus.
* I-a partie vibrante de la circonférence du vitellus constitue les rudi-
ments des oTffas» de la respiratioa. Ces orgues une fois en vibration ne
( '34)
MM—t pfai dtNtM|Nliiuit toute U âutée de la respiration branchiale;
c'est là dfaejmqa^ m «in» les tftpa» de It Tesptratkm pidmoMiM se
soient développé, ce ^ trrive'im le sixième on haMènie four de k vie
«xtoa-ovuUire. »
■eoBOav. — LeUremr ks anbmam mienmpipÊets par IL Bêluku
«La ricbeiM d'ofjpmiMtion dont M. Ebrenberg a doué les ■nimalculcs
microscopiques, a provoqué de tontes parts des recherches sur cet objet:
aucun des micrograpbes que j'ai vus n'a pu retrouver les nombreux esto-
iMce qn*il e déoouveris par centaines. Cest tout onsii vainement que je
les ai cherchés. Ce non-snooès in*a déterminé à communiqtier à FAcn-
démie les observations qui conduisent à- des conclusions différentes
de celles de l'oiiservateur allemand, et de celles que M. Dujardin a placées
dans sa dernière lettre à rAcndAnie des Sdences.
•'Ponrfitirecea dbsenrations avec fruit, il iautgefder la même gonlte
d'eau pendant plusieurs jours , afin de iiiire périr par une lente inanition
le* animalcules qu'elle contient. Au moyen de quelques précautions
dans le jeu de la lumière , j'ai vu des dis simples ou multiples à tous
les volvooss, k toutes les eachélides, eux fones, elc^ etc. J'ai remerqné
nne cndiélide armée d'une trompe dont le bout est divisé en soies plus
fines, qu'elle fait vrbrer à la manière des vorticelles. Elle se dirige du
côté de sa flexion générale, mais ce n'est pas par le seul moyen de la
trompe , ounnie il est &cile d'en juger pr les diverses courbures qu'clk
donne àson extrémité, sans que la ligne de progression en soit dévîéft Je
guis assuré plusieurs fois que ces organes vibratoires ne sont que des
prolongements de la membrane extérieure , comme les doigts d'un gant
aont les prolongements de le main. A mesure que la goutte d'eau s'appau<-
TTÎt, laplqpertdes enimalculee donnent plus de développenent à leurs
extensions de contact; souvent des vésicules nouvelles poussent sur les
côtés de la couronne des vorticelles et des bourgeons céphaliques de la
^clide rostrêe. Les protém se transforment d'aut9nt plus que la goutte
d'eau est plus ancienne.
• Tai suivi l'altération qu'éprouvent les globules intérieurs: dans les ké-
rones pustuleuses, par exemple, ces globules perdent leurs belles couleurs
d'abord, puis ils diminuent de volume, ensuite de nombre; ils se groupent
inégalement contre la .peroi de le membrane extérieure, et la plus grande
partie se rapproche de le portion antérieure de l'animal. Un peu plus tard,
)bs eik postérisurs cessent leur mouvement, puis sueccssivement les plus
Digiti^ed by
( i35 )
antérieurs; alors ranimai a cessé de vivre. Chez d'autres, il se forme une
édiuncrure au milieu ; elle augmente de plus en plus et finit par séparer
les deux moitiés. I>a moitié antéri«nre conlinoeà vivre; elle paraît même
avoir repris de l'énergie par cette perte de la moitié postérieure de sa
substance. Cette dernière meurt souvent aussitôt, mais quelquefois pour-
tant , lorscpie la séparation ne laisse pas d'ouverture, ell« continue à vivre
pour son propre compte , et elle reprend quelques mouvements aflaiblis
et se traîne ainsi pendant un temps assca court. Dans toua lea cas, l'instant
de ta mort de l'individu ainsi affeibit rend libres, et à leur propre sponta-
néité, le reste des globules que la kérone contenait encore ; l'enveloppe
vésiculaire se résout elle-même en globules excessivement petits, grouil-
lant pendant quelque temps dans l'espace où ils ont retrouvé leur liberté.
Pendant cette opération, il arrive quelquefois des occasions de voir parfai-
tement la forme tubuleuse ou ciliée de la vésicule générale formant de»
appendices.
» Je pourrais encore citer 6ne autre observation sur la division cru-
ciale d'une cyclide réniforme qui a été précédée également de la spon-
tanéité de tous les globules intérieurs , ce qui ne peut concorder ni avec
les cœcums de M. Ehrenberg, ni avec les vacuoles remplies de liquide
de M. Dujardin. Enfin j'ai produit par inanition sur un grand nombre
d'animalcules un effet analogue à cehii qu'opère un excès de nutrition , la
multiplication des iodividus par séparation. Dans le» espèces qui ont un
vaisseau dorsal, comme dans les naïades digilées, on voit que la
séparation se fait où cesse d'arriver la faible portion du liquide nu-
tritif, absorbé par les parties antécieures. C'est un fait dont U phy-
siologie doit teuir conipt« dan» l'exp^catioa la §én^tion et de l'indivirr
dualité. »
r
( »36)
MfeMOniRB mÉSBNIlS».
wiimoN BB 1.4 BOînTE. — (^ferveUions magnétiquex faites à Toubm
par MM. Dabosoiav, GorrAUBa «t di MustcasT.
I^es jeunes officiers auxquels l'Académie doit ce premier envoi ont mis
à profit leur séjour à Toulon pour mesurer à plusieurs reprises l'inclinai-
son, la déclinaison et l'intensité magnétiques. Ils ont aussi observé pen-
dutoose jonraiito quart d'heure en quart d'heure, le* variatkiua de b
dédinaiioa. H ean intéressant de comparer la marche de l'aiguille aux
observations correspondantes faites à l'Observatoire de Paris.
MM. Darondeau, dtevalier et do Missiessy avaient établi leur observa-
loire magnétique daua llutérîeor dW bestion.
' <
RAPPORTS.
«joMMBk — BiapfOrt sur la carte géologique du d^arteHÊOU dêU Fèn'
déCt drestie par M. BiTiia&
(GomidiaMreB , MM. Atetandre Brangniart et Cordier rapporteur.)
« Nous avons été chargés, M. Brungniart et moi, de rendre compte d'une
MmmmûoaHon par laquelle M. Rivière, prolimenr dlilstoire naturelle k
Bourbon-Veild<t»a eu pourobjet de fiôre connaître à l'Académie qu'il venait
de terminer une carte géologique du département de la Vendée , dre^ée
sur une grande échelle , et d'anuoncer les principaux résultats des explora»
tions auxquelles il s'eet Uvré. Les pièces qui nous ont été aonmîaea sont :
I* une notice sur b constitution du dépiirteraent; a* une portion de la carte
géologique; 3' la coupe ûgurative d'un terrain houiller qui a été décou-
vert depuis un petit nombre d'années près de Youvant. Vos commissaires
ae aont en outre empressés d'examiner b belle collection des roehes du
département , qui a été formée par M. Rivière, et dont il a lait don au Mu-
séum d'histoire naturelle.
>' L'extrême utilité des cartes géologiques départementales, exécutées
âur une grande échelle, n'a pas besoin d'être rappelée. Déjà des opérations
do ce genre ont été tentées avec succès dana plusieurs parties de la France*
Digilized by Google
( «37 ) ■
On connaît notamment les beaux résultats obtenus pour les Bouches-du-
Rhône, le Calvados, la Seiue-Inférieure et la Uaute-Saùne. L'admiiiislratioiJ
des mines elle-même , non contente du travail général et fondamental qu'elle
a fait exécuter sur une petite échelle, travail que l'on pourrait presque nom-
mer la grande triangulation géologiquede la France, apenséquelledevait se
prononcer sur le.s avantages qu'il y aurait maintenant à dresser pour cha-
que département, des cartes géologiques détaillées. Une circulaire ofTicielle
en date du 3o août i835, a appelé l'attention des conseils-généraux de
département sur cet objet; dans la dernière session de ces conseils, un tiers
environ ont approuvé l'opération et ont voté des fonds pour en assurer
l'exécution.
» Le zèle de M. Rivière avait devancé toute mesure à prendre par l'admi-
nistration pour le département de la Vendée.
» La carte dont il s'est servi comme minute, pour consigner ses observa-
tions sur la nature des ditTérents terrains qu'il a reconnus, et pour en tnicer
les limites respectives, est celle de Cassiui. La portion de cette minute qu'il
a soumise comme exemple à TAcadémie, comprend un peu plus du tiers de
la surface du département et en représente la partie sud-ouest, c'est-à-dire
celle qui est bordée par l'Océan, depuis l'embouchure de la Sèvre Niortaise,
jusque auprès de nie de Noirraoutiers. Cette portion de la minute est extrê-
mement remarquable par la variété des terrains qu'elle renferme, car la lé-
gende en fait connaître trente un de différentes espèces. Elle n'est pas moins
curieuse quant à la nature de ces terrains, car à l'exception d'un petit nom-
bre de formations, on y voit fî^rer toute la série des matériaux essentiels
qui entrent dans la constitution de divers pays d'une grande étendue, mais
en outre plusieurs roches qui ailleurs sont exceptionnelles ou extrêmement
rares, se trouvent ici en grandes masses, telles sont le qtiarz graphitifère ,
et la belle roche qui porte le nom d'éclogite.
> M. Rivière, indépendamment des grandes désignations relatives aux
terrains , a eu le soin de placer sur sa carte et ce au moyen de signes
particuliers, l'indication de toutes les substances qui bien qu'en petites
masses , ont un intérêt pour l'économie domestique, la culture et les arts ,
telles que le kaolin, l'argile plastique, la marne agricole, le calcaire hydrau-
lique , le minerai de fer et la serpentine polissable.
a La notice qui accompagne les feuilles de la carte qui ont été produites,
en explique clairement l'objet et fait ressortir l'importance des résultats ;
elle mentionne aussi les résultats qui sont relatifs aux feuilles qui concer-
nent le reste du département, et elle indique que la constitution du sol,
C. B. i83<S. i«r iêmeitn. * >
• ( i38 )
sans y être aussi rariée, n'est pas moins intéreMante. C'est par exemple
Anni ces autres piorùutu tlii Jéparteiiieur, qa'est situé le bassin bouiller de
Vouvant, découvert et niis en exploitation depuis peu de temps, et qui, par
sa position et ses produits, est destiné à jouer un r<\le important quand ce
ne serait que pour pennettre à r^i^friculteur d'introduire l'emploi de la chaux
comme amendement dans les terres maigres du Bocage vendéen , et d'y
opérer dans les récoltes une révolution semblable à celle qui , depuis en-
viron quinze ans, a développé se^ étonnants bienfaits dans les départfv
ments de la Sarthe et de la Mayenne, et dans une grande partie ries dépar-
tements du Calvados et de la Manche.
» L'examen des échantillons qui composent la collection que M. Rivière
a déposée au Muséum, a confirmé ce qui est annoncé ou décrit dans sa
notice, ou figuré sur les feuilles de su carte. Nous avons pu vérifier non-
setdement l'exactitude de ses déterminations de roches et de terrains,
mais encore celle <le plusieurs découvertes qui lui sont propres; telle»
sont, par exemple, les suivantes, savoir , i* l'existence d'un petit bassin
houiller près des Sables d'Olonne; a* celle d'un gîte immense d'hydrate de
fer, susceptible d'exploitation, dans les environs de la Chevallerie; 3" celle
(l'un grand dép<it de graphite mêlé de ({uarz, au nord de la Roche ;
4' enfin la présence , au milieu des grès bouillers de Vouvant, de ce mi-
néral si rare et si singulier, qu'on a nommé caoutchouc /bisi/e , parce qu'il
oiïre plusieurs propriétés du caoutchouc végétal ordinaire.
» Le travail de M. Rivière est le produit de longues et pénibles recher-
ches. Au fur et à mesure que l'auteur en a recueilli les éléments sur le
terrain, il les a consignés dans des journaux de voyage, dont il se pro-
pose d'extraire un texte descriptif, qu'il joindra à la carte géologique lors
de sa publication , et qui en sera évidemment un commentaire ubie et
indispensable.
» En résumé, nous pensons que le travail de M. Rivière mérite l'ap-
probation de l'Académie, et qu'il est vivement k désirer, dans l'intérêt
de la science, de l'agriculture et de l'industrie, que l'auteur puisse pu-
blier sa carte géologique, en l'accompagnant d'un texte descriptif suffi-
samment détaillé, d
Ces conclusions sont adoptées.
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looMONR MiMu. « BxtrvU du nyjport vfrààl sur I» H^âMn ruiti^ue du
zn* «iéde, ou de FBneytiapéMe dufpiadtun pntifuet MHL BAn.t,T
DB lùwuiioz ^Hhumctn «M, par M- Whkart j» Taoïor.
• VM^ Bêi^ d0 iferlieux et Maiepeyre afné ont^MtlioiiHiMgeàrAQadé-
mie du i" volume de Y ErwyclopécUe de C agriculture pratique; l'AcafWroie
m'a plun^éni*: lui eu reinli'e compte i je vAie Cfi«*y«r nnapUr ki licUe'
» De nombreux tfWtés Mt été publié» depoto À JiriMa iWltîfM»4HN^
vier de Serres ; beaucoup ont nvéme été imprimés so»»s ce litre ; mais c'««l
i£ «oui poiut de nipiprocbieiDeDt entre mx : ausu l'abbé Huzier , PamenlMr
«t Jk«e rMidiraili>ilf A IWt a^ncok un iMnense «errioe «» |Hd>UMitil«Mr
Cours d^a§rtfmkm9t Mpeadwit, jiimm n» povmM mmm le 4ia«nKil«>, la
forme de dictionnaire, que ces auteurs ont adoptée, n'éslait )MS celle qui
convenait le mieux pour un tel sujet ; «atte forme s'éloigne tnop «le la divt«-
wm okiaiqtte de loiit ira» pnrtiqHC «t éIéaMnttJ«e,.qiii doit rwnpUr une
oondltion-MwwlieUn, teyiiw <»»Biw>Jon»anoe«éllM»j^^
■ont d'une exécution plu8 facile et d'une lecture moins assujettissante que
les traités raisonnes, mais aussi ils satisfont moins l'esprit des lecteurs, et
«n définitive ils lui apprennent beaucoup moins , parce qu'ils nelui présen>
tent sur chaque niatière que des fngatcnliépars. Exeaipis de répétitions,
les traités méthodiques peuvent dire, et ils diseut en effet plus de choses
en moins d'espace, et, en même temps, ils le disent beaucoup mieux.
a Ces considérations nous paraissent avoir prinn tivcmeut dirigé TVI.Baiily
de MerJieux, lorsqu'il con^ ia première idée de la Maitan rustique Àt
m* «àèefr, et nous ne doutons pas que lorsqu'il se fut associé SI Iftile-
peyre aîné pour l'exécution de cette entreprise, ce ne soient ces «lémes
considératioBS qui auront déterminé ces deux auteurs à adopter l'ordre
qid earaeléilae leur trarafl, destiné fc eomprendre noB-Mrfeneiit l\igri>
culture proprement dite, les cultures industrieltes et fiDrestiérea, l'éduca-
tion des animaux domestiques, et les arts agricoles, tttais encore tm traité
d'administration et de législation rurales.
»Le premier Krre , celui de fagritalture proprement iKte, «etoeUemeiit
terminé , est le principal objet de ce rapport : il traite du cNnat, du wri,
des amendements, des engrais, du dessèchement des terres et marais,
des défrichements , de l'écobuage, des Êiçous à donner aux sols, des char-
mes «k autrft instruments de cdhure , des planlaiiaiiB «k aenis, des
frçons d'entretien de culture, des irrifattom, des aaselemenis, 4as té>
31..
( i4o )
coltcs de fourrages, grains, racines, fruits, des moyens de transporter et
conserver les récoltes ou produits agricoles, de la confection et de l'entre-
tien des chemins vicinaux, des haies et clôtures. Ces articles sont dus à
MM. Oscar Leclcrc-Thouin , Soulangc Bodin, Bailly de Merlieux, Payeu,
Yung , baron de Ladoucette , Huerne de Pomineuse, Degousée, baron de
Rivière, Puvés, Molard, Antoine, d'IIombres-Firnias, de Sainte-Colombe,
* Moll , Gourlien , Polonceau, Labbé, etc., etc. ; ces articles sont suivis par
des chapitres relatifs aux cultures spéciales des plantes céréales , des légu-
mineuses à semences comestibles, des racines alimentaires et des végétaux
fourragers ; ils ont été rédigés par MM. Vilmorin, Oscar Leclerc-'l'liouin ,
Bouafous, HuTard lils, Bailly de Merlieux; c'est un résumé des métho-
des lesplus perfectionnées dcculture de tousccs végétaux si utiles. Enfince
livre i" est terminé par l'examen des maladies auxquelles les végétaux
cultivés sont sujets : la rédaction en est due à MM. Bailly de Merlieux ,
Oscar Leclerc-Tliouin , Virey, Yung.
» Le livre ii* est consacré aux cultures industrielles, le iv*, qui n'est pas
encore terminé, aux arts agricoles, le V à l'agriculture forestière, où l'on
distingue surtout les articles de MM. Noirot-Bonnet , Puvis, etc. u
LECTURES.
rsTSiQDB. — Polarisation de la chaleur par réfraction ; par
M. Mac^doihe Mbllohi.
« Ëo terminant ma dernière communication j'eus rhonneur de faire
remarquer à l'Académie que les phénomènes bizarres de polarisation ,
tantôt très fortement prononcée, tantôt sensiblement nulle, présentés
par la chaleur dans sa transmission immédiate à travers les plaques de
tourmaline, pouvaient se représenter de deux manières différentes : la
première consisterait à supposer que les diverses sortes de rayons qui
forment un flux calori6que ne sont pas susceptibles de se polariser égale-
ment et complètement; la seconde admettrait une égale aptitude de tous
ces rayons à la polarisation complète, mais une absorption tantôt égale,
tantôt très différente, exercée par la tourmaline sur chacun des deux fais-
ceaux provenant de la double réiractiou que chaque espèce de rayon ca-
lorifique éprQUve en pénétrant diuis l'intérieur de cette substance. Les
C «^^ )
nouvellefl expériences que je viens d'exécuter sur la polarisation de la
chaleur par la réfraction simple, me semblent de nature à décider l'alter-
native à laquelle j'avais réduit la question.
n On sait qu'un faisceau de lumière ordinaire qui traverse sous une cer-
taine inclinaison une série de plaques parallèles de verre ou d'autre
substance diaphane, se polarise perpenditrulaireroent au plan d'incidence;
de manière que, si l'on présente aux rayons émergents une seconde série
de plaques sous la même inclinaison, la lumière passe, ou se trouve en
grande partie interceptée selon que l'ou dispose le second plan d'incidence
parallèlement ou perpendiculairement au premier. Pour observer des effets
analogues sur la chaleur, j'ai fixé au foyer d'une lentille de sel gemme la
flamme d'une lampe Locatelli; le faisceaude rayons calorifiques et lumineux
qui en sortait parallèlement à l'axe et dans une direction horizontale ,
était reçu à 4 ou 5 décimètres de distance sur un écran métallique percé
d'une petite ouverture circulaire ; derrière celte ouverture se trouvait le
système polarisant composé de deux paquets de feuilles minces de mica
convenablement inclinées siir les rayons incidents et susceptibles de
tourner, ensemble ou séparément , autour de l'axe du faisceau lumineux
et calorifique, sans changer pour cela leur inclinaison. Toutes les feuilles
qui entraient dans la composition de ces paquets avaient une de leurs
sections neutres dans le plan d'incidence, afin d'éliminer, pour ainsi dire ,
les effets de la double réfraction des lames de mica et rendre leur pola-
risation entièrement analogue à celle que l'on produirait avec des plaques
de verre ou de toute autre substance douée de la réfraction simple. La pile
thermo-électrique était placée à a ou 3 décimètres de distance au-delà du
système polarisant.
» Avant de passer aux expériences de polarisation je crus indispensable
de prouver, l'que, dans la disposition que je venais d'établir, l'action
calorifique exercée sur le thermoscope était entièrement due aux rayons
immédiatement transmis, sans que la chaleur dérivée de l'échauflcment
propre des lames de mica y eût aucune part; a° que cette même action
calorifique dans le cas du parallélisme des deux paquets était constante
dans toutes les positions semblables du système autour de l'axe du faisceau
de chaleur, dont les diverses parties ne sont pas primitivement douées de
la même intensité, à cause des inégalités qui existent dans les températures
des différents points de la source rayonnante. Je parvins facilement à
m'assurer que ces deux conditions, très importantes à mon avis, se trou-
vaient exactement remplies, en poussant d'abord la pile thermoscopique
( i40
hon de Cecpace oceapé par k tiisceau de la cbai«ur traaimôe, aans au^>
v«ra OM lames; puis en laittant h filitdMS k direction da<fittMeMi<et m
tournant les f^etiT i>nq(»^ts mim tout antoiir de l'axe du raYonnen»«*r!t
sans dtunger m icar paraiiéiisme m leur inclinaison; car dans le precai«r
cas tous les signes ^'action calorî&que dt8}>arureat, et daM |e aeeond l'im'
HiofrioB da ^tvMflMélre s* épraww MKsn^ilMnigeBent.
» Gela posé , je fii tourner m seul petfoet de lames de reaoière à placer
son pliHï d'ineîiieRee perpendicalairenmt au premier, tout en conservant
constanfes les inoHnaisons des lames sur l'axe du rayonnemeot : une forte
ilMiiilton « numifMta aaadlôt dans la diviMioD da faigalHa abapolde,
«a ifui, après les ^ux expérienees préliminaires qne ja viens d'indi^«ar«
pnotmiit éfidemment qu'iinr pnt rip an moins du faisceau calorifique arait
éprouvé un efilet de polansaiiua. Lu conoparant les actions observées dan»
le g» <ii||tlin parrffèleavt perpendiotdairea je «roimia «{«a laa qnantitéi
dadaÉiii^ i^jliUtaicuaiant le système dans tes deux positions étaient entia
elles comme lootVi; il valait donc dans la «econde position un«» dispa-
rition de chaleur de 57, c'est-^i-dire que l'indice de polarisation de
ee lyatèaM ilelamet, ««« nadlBBiaoD oà ««llflt an lioimliiMt phcfloa pwf
«apport aux rayons imâdaaMs, -était de Srj pour tno. le iMnéhai IWavan-
tttre de l'écran métallique avec une plaque de Terre noir complètement
opaque : l'effet total icit diminué par l'absorption partielle de la plaque ,
naialaa^qiiaBtilét-de dhaleur transmises dnns les deux positions des pa-
«fwHi -cle «âea ooiiaervnwat «noore lewr mpport 4a i«e:43; de «airièrc
que oes rayons calorîficjues obscurs émergents de la plaque de verre noir
se polarisaient au même degré que les rayons directs de la flamnf)*. Je subs-
tituai «oeeesBiTement au verre noir des plaquée de verre vert, d'alun, de
orlaul de voAa, de dbti» adUatée; daa omielMa d*eaa o« d'hoHe ; toptaa
ces substances, qui dans mes premières expériences avaient fait variar
l'indice de polarisation d'un même système de tourmalines ilepuis 4 jus-
qu'à ^ sur 100 de clialeur incidente, se comportèrent ici comme le verre
Hoir, (feat-k-dire qtfallea ne prodniairent aucun changement appréeiaMe
dans l'indice de poIarisatîoB» dont la valeur deaMura constamment fixée
i» TTTii- T ^'s fliix cilorifiqties transmis par les corps de diverse nature, flux
que nons savons être d'une constitution très différente, se polarisent donc
^aleneot par réfraction ; 4|m prouve que la polarîMlion prodalle par
lesforoaa-réfraijentea dramtliaBB eat indépendante de la (|ualité des ragpona
calvrili^iMs» ■
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( '43 )
» Quoique cette conséquence se trouve ainsi rigoureusement établie ,
je crus devoir la confirmer par des expiVrieiioea directes sur les rayuus
de chaleur émanés de sources différentes. J'ai donc remplacé la lauipt^
Locatelli par une spirale de platine maintenue à l'état d'incandescence
au moyen d'une flamme d'alcool : l'indice de polarisation se trouva encore
de 57. Il en a été de même lorsque j'ai opéré sur la chaleur lancée par
une plaque de cuivre cliauHée à 390* centigrades, ou par un vase plein
d'eau en ébultition. Cette dernière source étant d'une faible intensité , et
ses rayons peu trausniissibles par le mica, il a fallu en agrandir l'effet;
et, dans ce but, j'ai employé un procéfiç analogue à celui dont je me suis
servi pour les tourmalines. La surface qui était chauffée par l'eau bouil-
lante avait plus d'un pied de diamètre dans toits les sens; ses rayons
calorifiques tombaient sur un grand miroir métallique concave : tous
ceux qui arrivaient sous une direction sensiblement parallèle, se concen-
traient au foyer, et après avoir subi une certaine divei^erice au-delà,
tombaient sur une lentille de sel gemme dont le foyer coïncidait avec
celui du miroir, en sorte qu'ils en sortaient condensés et parallèles. Le
parallélisme des rayons est une condition de la plus haute importance,
lorsqu'il s'agit de comparer les degrés de polarisation éprouvés par les
diverses sortes de chaleur sous l'action d'un même système de lames ;
car, si, pour compenser les différences d'énergie existantes entre les sources
calorifiques sur lesquelles on veut opérer, on se contente <te rapprocher
plus ou moins le thcrmoscope et bi source, de l'appareil de polarisation,
il est évident qu'une grande partie des rayons calorifiques tombent sur
les lames de mica suivant des directions plus ou moins obliques, ce qui
fait varier nécessairement leur pro|>ortion de polarisation, ut la rend
d'autant plus faible que la source et le iliermoscope sont plus voisins
du système polarisant : or ces variations pourraient induire en erreur et
faire attribuer aux différeutes espèces de chaleur une affection qui pro-
vient uniquement d'un changement d'incidence sur les surfaces réfrin-
gentes.
«Je n'ai considéré, jusqu'à présent, que les effets de polarisation pro-
duits par un système donné de lames réfringentes ; mais ici , comme pour
la lumière, on conçoit qu'à inclinaisons égales, la proportion de chaleur
polarisée doit varier de l'un à l'autre système avec le nombre de lames em-
ployées. Des paquets composés de cinq à six lames donnent déjà une pola-
nsation bien distincte : ces systèmes sont les meilleurs pour vérifier l'éga-
lité de polarisation des rayons lancés par des sources différentes. Au moyeu
( «44 )
de deux paquets composés de dix-huit lames chacun, j'obtiens une polnri-
•Rtîou de 82 p. 100, aousuae iaclinaisoD de 35° (i). Avec ce système, dont
h furoe abiorlaBte est contidénble en ralKNi du nooibn de ses élé>
ments, les eHets absolus sont eocore très |M«MMi6és, surtout en em-
ployant pour source le platine incandescent, qui, outre son émission
abondante de chaleur, fournit des rayons dont la transmissibilité par le
mica diifëre très peu de odie des rayons de la flamme du LocatelU. Par
exemple, en ajoutant l'aetion d'un réfleefiâr^à hleâltîUe de 'sel geusinev
les rayons du platine incandescent transrois par un verre noir opaque
me donnent une déviation ûxe d^ a5° du galvanomètre pour les plans pa-
rallèles, et une déviation de 5° pour les plans perpendiculaires; alors, en
interposant dans ce dernier eas, entre lès deinc paqoets^viie phque dé
mica de o^*,a d épaisseur, perpendiculairement au faisceau cdorifique i
on a une diminution à peine sensible lorsque les deux sections neutres de
cette plaque sont parallèles aux deux sections neutres des lames qui
compdiieni les paquets, et une augmentation de ia* lorsque les quatre sec-
tions forment entre elles des angles égaux.
o Je dois finir cette courte exposition de mes expériences sur la polari-
sation de la chaleur par réfraction, en rappelant les résultats obtenus par
M. Porbes sur le même sujet , et spécifiant en quoi il diffèrent des miens.
H. Forbes a trouTé qu'avec le même système de plaques de mica, la pro-
portion de chaleur polarisée, en centièmes de la quantité incidente, était
29 pour une lampe d'Âi^ant, a4 pour le Locatelli , 40 pour le platine in-
candMoent, pour le cuivre ébûàlU k 390* centigrades , 1 7 pour la mo^
cure chauffé k aSo", et 6 pour l'eau chauffée à 98* (a). Le tapprodienient
de ces résultats avec les différences de polarisation que présentent les
chaleurs émergentes des diiférents écrans dans leur transmission par le
même système de tourmalines, aurait pu faire croire que les diverses
sorteade rayons calorifiques ne possèdent pas la même apàtude à la pola-
risation, et cependant nous venons de voir que le contraire a lieu. Mais
il faut remarquer que les expériences de M. Forbes ont été &ites en né-
(1) En substituant au Ckisceaude chaUur tnuuaiise par le premier paquet, ua Daitceau
de dulsoff fëléébte par «ae lorfim de venc SOUS oa ai^ ds 34^, jViea
polsiitBlimdc
' • 100
(a) On ik rqfimtlim mtipotmrimaitm ^hatt IjjrJaiÊm D. nrtet, p. at. Gs aiéBMÎre
«al exilait dsi TVanMeiwif PkiloÊ«^Ufim d*BdlmbsMi| , «nsi. XUI.
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( i45 ) •
gligeant complètement la conditiou esseutiellc pour comparer les actions
polarisantes d'un même système de lames réfringentes sur les dilTérent»
rayons de clialeur, savoir, une direction constante de ces rayons sur les
plaque» de mica. En outre la source et le tberœo-multiplicateur étant,
dans les expériences de M. Forbes, placés à des distancer de quelques
pouces, le système des lames exerçait lui-même sur le corps tbcrmo&co-
pique une iniluence sensible provenant de son écbauffenient propre, in-
fluence qui devait varier nécessairement avec la quantité et la qualité de
chaleur incidente, et aussi très probablement, avec les deux positions des
paquets de mica. M. Forbes ne s'est pas assuré préalablement que ses pa-
quets, disposés parallèlement l'un à l'autre, transmettaient toujours une
quantité de cbaleur égale lorsqu'on les faisait tourner angulairemeu tau-
tour de l'axe du faisceau transmis eu leur conservant une incidence cons-
tante; de manière qu'il restait douteux si les différences d'effet données
par les plans d'incidence panilléles et perpendiculaires provenaient réelle-
ment d'une polarisation partielle ou d'une simple inégalité de position.
hniin les effets produits se limitaient souvent à des déviations extrêmement
faibles, qu'il fallait observer au moyen de la loupe, et dans des circons-
tances très favorables; car la moindre inégalité de température dans les
différentes parties de l'instrument, la moindre agitation de l'air ambiant
peuvent causer des perturbations d'un ordre bien plus considérable. Ce-
pendant il y avait parmi les expériences de M. Forbes un fait qui était à
Tabri de toute objection, savoir, la différence d'effet thcrmoscopique.
petite mais constante, qui s'observait lorsqu'une nouvelle îanie i\<- mica
était interposée entre les deux systèmes de lames polarisantes perpendi-
culairement aux rayons transmis, mais dans des positions .sncccs-sivement
diverses de son axe de double réfraction par rapport aux plans d'incidence.
Ce fait décisif doit être considéré, à mon avis, comme la première expé-
rience qui ait établi d'une manière incontestable que les rayonnements
calorifiques des sources terrestres étaient polarisables par réfraction et
par double réfraction, soit en partie, soit en totalité. Mais il restait àdécider
cette alternative, et à faire voir que ces rayonnements, si différents entre
eux dans d'autres propriétés physiques, ont ou n'ont pas une égale aptitude
à être polarisés. Voilà ce que je crois avoir décidé par mes expériences ac-
tuelles, en montrant que toutes les espèces de rayons calori6ques quelcon-
ques sont également et complètement polari.sables, en sorte que .tous ce
rapport, comme sous le rapport de la réflexion et de la réfraction ordinaire,
il y a ime analogie de propriété complète entre la lumière et la chaleur, a
C. R. i836. i**^ Stnetue. 93
(146)
•WAmom.— i^M» w FOphioghsntm Imitamam; par M. BoaT sb
&àiiiT-ynrci«T.
«Oepnb km^^naiM on avtft rtrowé mr ks eftiMde rAmorkjot* no»
tumneiità Saint-Pol de Léon , et sur le ooteni deSaint-Mor, près de Brest,
anejolie petite fougère que Linnée, d'aprèslesnnciensbotanistesqui l'avaient
découverte en Portugal , nomma ophioglossum Lusitaniatm. Cette plante
peut étn ooDiidérée comine byémale, «t neae montre qoe dnnntpen de
tempe k h. tunhce de la terre. Son apparition et sa floraison enBrele^m ont
lieu vers les premiers jours de mars. Au pourtour de Badaj os en Fstramadure,
je la trouvai dans son meilleur état durant le mois de février. A cette épo-
que eUe éveil déji dispera à Senttiplfuia, le long delà beie de Ca/Ox où
. die ne ae montre qu'en janvier. MBf. Biénerd fràva, boHalslee amei ae-
Tanteqne zélés, me mandentqu'ils viennentde l'observer de nouveau en Al-
fer, où M. Desfontaines l'avait autrefoia vue ; elle y fleurit dans les derniers
joui* de novembre. Ce fait bien conataté n*eet pas sans importance en géo«
graphie boianiqae.»
THUTOUMUB. — - FomiisemeiU dun fœtus informe,
« M. Ge^^roy-^ainlt'Waàt» annonce avoir fagn «td^pèeft cnr le barent
plusieurs pièces relatives au fiùt de naissance par vomissements (en
Grèce, Ue de Syra) d'un fœtus informe. Le Consul de France à la ré>
sidenoeileSiva, M. Ledhuy, a bien tonln [prendre b peine de le» kd aArea-
ser , ainsi que le produit vomi, lequel est d^à parvenu à XaiaeiUe et i^a-
cbeiuiiiu sur Paris.
» C'est uu Jeune garçon, Démétrius Stamatelli , qui, en juillet 1 834 * après
six jours de douleurs atroces, succomba dans le développement de oe pro-
duit tératologiqne. M. Kerre Ardoin, témoin de révénenent, médecin à
Syra et d'origine française, informa le public de cet événement, s'y em-
ployant avec un zèle extrême : il se remlit à Nauplie , et partout où l'in-
térêt de sa communication l'avait pu appeler, et en dernière analyse il a at-
taché un grand prix à fiiireadremer àM. Geoffio7«<8aint-Hibdre lee ëlémenlft
qui viennent de lui parvenir.
» L'expression peut-étreplusque pittoresque, primitivement admise , celle
é'etf ont-mère, pour désigner le jeune malâde supposé daiw l'état d' enfan-
tement, oocaiiona d'abord un nurmure très retentimant d'admiration,
puia provoqua aund rincréduKi^ de beaucoup d'oppoeanta.
( i47 )
■> Sur ces ,entre&itet, il y «nt om wleniietU «nquét» pour h Térietttbii
des faits, ouquète qui eut lieu en la présence de la DémogérOMN dltemo-
polis , et dont on consigna les nombreux résultats dans un rapport très
ta^o^qni fot signé, ne varietur, par le secréuire de la Nomarcbie des
» Cet acte de 1 8 rôles in-folio est joln t aux pièoes reçues ; fl est rédigé an
langue du pajrs, et M. Gcoffroy-Saint-Hilaire demande qu'avant son travail
àtoterrenir sur Yenfant-mère et l'examen anatomique du produit vomi , il
7 ait tndaetimi du procéa-TartMl d'enquête.»
*
naaMMOB. — Mémoire sur les globes et les cartes en reU^i par M, Vuicirc
(GoonniMalres;, MM. Beaiitenip».Beaupr«, Girard, Navier.)
L'auteur s'est proposé de remplacer, pour l'enseignement de la géo-
graphie, les iiuipp«noiide8 , lea «ariM et le^ globes, à surface uniet par
des ^bbas et cartes en retint à Maitation de ce qui se pratique défA en
Allemagne et en Angleterre. Il soumettra à l'examen de MM. les coromis-
saires de fAcadémie une carte de France en relief, à surface sphérique
et etnhMma tique, qui suffira, pense-t il, pour fixer leur opinion sur l'u-
tiûié de l'introduction de flis nnoTeans wfjfm d'étude dana renici>
gnonent de la géographia.
onananB. — As ^poieie dt furUn €t des o6»iade* vérieaUet ^an
peut renctmtrtr m inmdÊdtoHl des initrtsmmtt dans œ canal; par
M. AHOSBAT.
(flnaamiiMiraa, IDL Lan^, Inos, BraialM)
Uanlanr appelle tpasmt de tarètre toute oonbaetion infoloolaire de
le portion mmeoUre de ce canal, et de celle qui est enveloppée parle
muscle btilbo-cavemeux. Il n'admet donc la possibilité du rétrécissement
^iesmodique,que dans la portion musculaire du canal, et encore ne lui
aooord»4MI pus une grande valeur oonmie obstacle à l'introduction des
aondes, s'il n'est accompagné de l'inflammation de la membrane mu-
queuse. Il n'a jamais rencontré, dit-il, de véritable rétrécissement spas-
nM>dique , faisant obstacle à Uintroductioa de la sonde, sans inâammatioQ,
0» état pathologique du canal de Pnrélrau
9a« ■
( «48 )
Selon lui , cp n'est pas le spasme qui resserre le canal devant nn frag-
ment de pierre, ou tout autre corps étranger arrêté dans le canal;
c^Mt un bourrelet de la mecnbnuM muqaeuae, refoulée par le corps
Il pense que, dans les cas mêmes où la contraction nnimiJImifl
met obstacle à l'introduction de la sonde, s'il n'y a pas d'aillem Ul-
flammatioD, ^nûemeut , rétrécissement de la membrane muqueuse» It
•onde «et ai méitocrwiiat aamée par 4« iptame, qu'elle peut être retirée
aiséneat; et, de platieart olMervatioiii Mpportées dans son mt^moire, il
conclut que l'on a souvent confondu une maladie organique de l'urètre
avec le spasnae. Il ajoute que les instrumeats sont souvent arrêtés au
bulbe de Torètre et à h protCate par h dùpontfon organique de ces
parties; et fait remarquer qœ cTert en efièt, ven cet pinats, qa*ont
lieu d'ordinaire les fausses routes. Quant à la symphyse des pabis, elle
n'est pas toujours un obstacle; c'est un point tixe qu'on pourrait , au
contraire , prendre pour guide. Le aeul point qui pr^nte un véritable
réiréclasement dana-ITtat aain de INirèlre, e*e8t le col de la veasle, oa
mieuK son sphincter, que l'auteur nomme valvtde py torique de la vessie,
à cause de sa ressemblance avec celle de l'estomac. Enfin , tout en admet-
tant la contraction spasmodique et le spasme même convulsif de l'urètre,
l'auteur ne croit point cette came aiMz puissante pour ^oppoaer à nn>
troduction d'un instrument porté dans la TérilaUe érection du canal.
M. Amussat classe ainsi les cas où l'on accuse, dit-il, le spasme,
lon^'on ^rouye.q^çlf^ue difficulté à iaire pénétrer un iastrument dans
l'iurèb^ :
I*. L'état nomal de INirètre;
a". La gonorrhée;
5°. Les maladies de la prostate;
Ët^ de l'examen de ces divers cas , il conclut que l'on peut toujours
rapporter, lolt à une diapoittioo tHRganiqtM, aoit à une idiénttfoii paÂolo*
giqne^les obstacles à nntrodiiction delaionde, que Foo attribue com-
munément au spasme.
Pour éviter les obstacles qui dépendent de la constitution physique de
rnrètre de .l*hoiune, safmr, le bvSlbe et la proilrte, obetadea qid nfeais-
Mnt pat chez la femme ( d'où résulte la facilité d'introduire une sonde
dans son urètre), il faut suivre, dit l'auteur, la paroi supérieure du canal;
et si la sonde courbe s'arrête au bulbe, essayer ia bougie empreinte, ou,
roieax encore, la sonde droite; mab dans le cas où Pon rencontre le même
(•49)
difficulté av«c un litbotripteur k bec court, il faut longer, an oontraîie, la
paroi infôriênre du canal avec le talon de L'instrument.
La cautérisation de rarètre produit un resaerrement très prononcé du
auial, une «ngérationfalle du léIrécwMnieiit cauiériaé^ qa*il «st inpoMible
dTittlrodnire inmiédiatMnent après TinatmiiMat qui pénéivait fiuàlament
aiiparavant. ^ „
a Enfin, du l'auteur CD . tmd|pant, si, en soudant avec soinrurètre d un
• cadaivrejoD eaamjiie les pom( dà^lii^|^a'arréie le bec de la sonàe,
»-<#<lHiiiiialt qmib^iî||||îîiiiM^ mêmes obstad«b «iuz
»_tnêmM points où on les trouve pendant la vre; on doit en coiicliire ri^-
•^^bessatrwient que le spasme ne joue qu'un faible rôle dansje»
» caHéa -dâ/Mthél^risme, lorsque le canal est k l'état nonniill. ' '
: ^.^i^^^M^p y"-^l> 7ijptW^'wni:->p gI n u! -.wonji-v^ , A) 'jitsSifiiJ^^ of*
. . 'JmriMMi (Mnoe Ai t* Mer.)
Vmt i^t llgBe 4, ib» 'db calaaiqie, IhMs'caiariqiM.
( »5o)
. l^'Ac^iAiémif 4»ns cptt« séa«cela$ oavxtfM dont Toki im titras ;
Comptes rendus heMamadmnt dêtSémen de fdcaâéide duSdmBê»,
n« 5, i836, in-4".
Éloge historique de J.-A. Chaptal, parM. Flourehs, secrétaire perpétuel
dft rAcadémie des Sdences j lu à la séance publiée du a8 décembre i835;
Armales de rjgriculture française; parM. Trssieb, n" io4, în-8*.
Mémoires de tAcadémie impériede des Sciences de Saint-Pétersbourg f
6» série f Sciences mathématiques et physiques i tome i", i~ et a' liTraigoo,
Mémoires de la mêmêJeadàideiÇ *M»,SeimDunaiurdlesi ton» i",
lirraison 3 — 6, in-4°.
Mémoires de la même Académie; Sciences politiques, Histoire et Philo-
li^/toiiMa»6* limiioa, cCtome 5, 1" livraisoo» in-4%
Ménoim présenté à fJeadémlé impértale du Sdmets de SoM-Pé-
tersbourg par divers savants; tome second , livraison 4 6, ia-4",
Bapport de tAcadéme de Saint-Pétersbourg sur la quatrième distribua
tion ^ prix fondé par M. Demidow,pour f année i834, in-fi». (En langoe
rasie.)
Tnhlcnu du contenu de Fouvrage de M. G. Paucker,Mrles poids ^ me-
sures j monrmies, de l'Empire de Russie et de ses provinces allemandes sur la
mer Baltique; Saiot-Pétenbooi^, làSa, in-8». (Eu langue russe.)
Description et Figures des Plantes tténéneuses quicnissaulOnment en
Allemagne et jr vivent dans les jardins /parUM, Buan cC linnovMi
Berlin, i834 , în-4''- (En allemand.)
Remarques sur le Nerf sjmpathique , ou nerf reproducteur des animaux
sans verlèères/ par M. BtjMit; Leipzig t i835, in-4°. ( Eu alieraaDd.)
Mammalium exoticorum mvonmvkmàm rUt oogidÊoivm Mati iHfa-
demici Moohgwi Dtscripliaiies et leoHet/ par itmtmj Léfmg, in-if*.
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( i5i ) .
Trotté de TngoHmétrleiparU. LàMum; Und»», 1008^ i toL «|i8*.
(£d anglais.)
Traité sur le Calcul différentiel; par le mémej LcNadr^, i&i5, i vol.
iD-8*. (En anglais.)
Éléments «fEucVdt, «w miêtf poT 1$ nAi»^ LoaduM, i884> i vol.
in-8*. (Eu anglais.)
TraitéiurlaChaleur;par le même ^Loadres, tÔ33, i vol. ia-ia". (£n
anglais.)
7mitésimh MéeamgpmipÊarl»mem0tÏMaàim, i85o^ t irai io-ia. (En
anglais.)
Traité dHjdrosttUique; par le mâitey Londres, i85i, i toI. ia-La.(Ea
anglais.)
Traité «fdriOmétique; par le mêmei Loodrw» 18% » vol ûhia. (En
anghis.)
Species général et Iconographie des €Jo^àUes vivantes/ par M. Kinsa;
i4' livraison , in-folio.
jfntiquitéi mtxieainetf tome 1", 11' livniion. (M. Ginid «t prié d'an
rendre un cooapte verbal.)
Table des Marées pour la Manche, le canal Saint- Gewge et la Tamise,
pour Londres, iô36, in-8%
Jcadéme royale des Sciences, SeUes-Lelires et Jrts de Bordeaux, »
Séance pnblipsetbs 10 septembre i835; in-d*.
Séance publique de la Société ryraie d'ÉmiUatùm de (Am, tenae le
20 septembre i8i5, ia-8*.
Ihter^ttionduitenotnt^cofMntUeeHde FUtre à,battùi shrq^etè
eompartbnettU,filtnmU ind^endanU/ par M. GMmuai, de Binent «M**
Traité complet cVAnatomie descriptive et raisonnée ; par M. Broc; 5 vol.
in-ô* et un atlas de planches in<4*i Paris, 1 833-56. (M. Flonrens est prié
d'en rendre tra complo irariial. }
Ea^nât du Jtmtdetdet SeienetsnaSiireUes. — Méatoire sur un végétai
confervo'ide dune nouvelle espèce j par M. Caoniari>-Latocr ; in-8*.
Bulletin général de Thérapeutique médicale et chirurgicale i par
M. BliQUKL ; 5° année, tome 10, iii-8*.
Mémofial enqrehpédique et piogressif des Connaissances kamia^f,
toaM5>in-8^
Josanal hebdomadaire des Sciences médicales; n* 6, 1 856, in-8*.
Journal de Chimie médicale, de Pharmacie et de Toxicologie; tome 2,
février i8S6, io-fi^.
( t5%)
Bulletin cUmqae; n" o et lo , in-8«.
Traité de Médecine pratique ; par MM. Piorht , Lbéritiea, etc., li-
vnisdu, iQ-â*. • ■
SiMiothè^ wàrnnUk des Sciences, BeîleS'Lettns ^ jtiti/ri^éé à
^«^) sèpl«tt»**e *« octôbr* i855, in-8*.
Gazette médicale de Paris,- tome 4 , n* 6, i85C, in-4*.
GaiOttedea HôpittutXf o* 14— 16, tome io,m-4'.
Journal de Sanié} n** 137 et ià8.
Echo d» morkh savant; 1 '* et 2' dÏTision , n* 5.
Catalogue des Livres de Jeu MM. Ihtmdi et PiatoUi, médecins i ia>8*.
{Eok «Uemaad.)
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COMPTE RENDU
DES SÉANCES
D£ L'AGADÉi\UË D£S SGIEiNCES.
SÉANCE DU LUKDI ia FÉVRIER 1836.
PRCSIDBIIGB SB M. Cm. DCPfH.
GOAAESPONDANGE.
wà I tfiwi nmp i%nr un ^eiiUI» oAmiW jwiit Chtrbourg. (Extrait d^ine
lettre de IL TÉuniioi, rédacteur da/oumo/di» CS&crhw0y,&ll Ango.)
«Le ift de ce mois, i 6lieiireea7 minuteidii matin, un météore lumi-
neux, dn fenre de» boUdee, a été tper^ de Cherbourg, dam k direction
de l'est. Sa forme était celle d'une grosse boule enflammée : elle paraissait
■A la vue simple d'un diamètre k. peu près égal au disque de la lune dans
sou plein. Ce foyer aérien était de couleur pourpre; il jetait une lumière
rougeâtred vive que llioriaon en était oomme embrasé, et qu'on aurait
pu lire dans les mes et y distinguer le plus petit objet, quoiqu'il ne fit pae
jour. On remarquait distinctement dans ce globe de feu une cavité très om-
brée, d'où s'échappait une fumée pâle , mêlée d etiiioellea. Il était entou-
ré 9vak cerde Taporeux formant une bande asacs large, et dont la ooulettr
blaiicbâtre n'était obscurcie sur un seul point que par la forte Vlpenr
qu'exhalait le météore. Il paraissait ii'i'ti»' qii'ù -x ou 3 cents mètres au-des-
sus du sommet des collines sur lesquelles il passait. Dès son apparition à
Cherbourg, il ne pamurait guère qu'une demi-lieue par miuute,et il
avait un nonvement bian'nafqaé de roMion aor aon,axe; il parut même
CB.imi«AiiMlM 33
■ ( >«4)
s'arrêter un instant comme s'il eût été incertain de la ronte qu'il devait
prendre; puis il s'éloigna avec la vitesse d'un trait , produisant un léger cra-
«{uement daiu l'air, et fut tombera environ douze lieues de là, près d'uo
manu», â»m la oommane ^Orvtl, amMidiMamnt de Contaim», oà il a*a-
néantit en disant un bruit semblable k l'explosion de plusieurs pièces d'ar^
tillerie et en répandant une forte odeur snlfnrense. Dans ce rapide trajet,
niari|ué daus l'iMmosphèrc par ua lop| siUou grisâtre, le météore tiaiaait
après lut une queue blanche, qui avait d'abord h largeur du diamètre du
cercle vaporeux entourant le globe, et qui, se rétrécissant en ligne droite
pour se terminer en pointe, alfectairpnrfifiteinent la figure d'un triangle
isocèle (i). »
AitMnmnii ■ noUMUt ptl^ planète dont Vexistence a été
soupronttè» par M. Gaociatobb, êUwteur de ^ Observatoire de Pa^
lerme.
M. le capitaine Basil Hall communique restrait suivant d'une lettre de
M. Cacciature , à M. le capitaine Smyth.
« Tti une chose importante à vous communiquer. Dana In mois de mai
m i835, pendant qœ je anifaia tes observatioBrdont je suis oeeupé depuis
> long-temps sur les mouvements propres des étoiles, je vis, prés de la
» dix-septiènir étoile de la douzième heure du cataloguede Ftazzi, une autre
» étoile qui me parut être aussi de septième à huitième grandeur : je notai
» la 'distance qui les séparait Le taa^ oe me permit pas d'observer les
ti déux nuits suivantes. Ce ne filt que la troisième nuit que je revis le
» nouvel astre ; il avait alors sensiblement ( good deal) marché vers l'est
» et vers l'équateur. Des nuages me forcèrent de renvoyer les mesures à
• la ;uiit «oifante ; mais jusqu'à la fin de mai le temps fut honiblej on
a aurait dit à Palermè que l'hiver recommençait : d'abondantes pluies et
» des vents impétueux se succédaient de manière à ne pas permettre de
-tr — ■
(i) A l'oeuiiion da, bobde jfiw « Mcen<|i'^ Hne (;rmk{}e, prè» de JB«Ucj,;lc i3iMT«aUue
..i895> K> kdaeinir JI«R^ a àifutt mr le bosmi de l'Acwliéiiâe liiMle qa'oa va fire.
« F.n entendant, dans une (Us dcrnirres séances de l'Acadéinie des Sciences, la rela-
tion de l'incendie d'une grange par une étoile filante, je me suis nppelé avoir lu que ce-
lai qni coHonu ta grande wBe de Miii de Justice, ea 1618 , Ait cmuë par la dmte
d'âne étoile oiflaimucV, large Au pied et Inuic d'une coudëe, qui tomba surrcmo-
.naneat I07 man <^ri» uùmnt; t— iwA-ot^ t«n»p. fc^pt ^^minn d« ce fut, rekie'
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( i55 )
• tenter auoun genre ilc recherche Lorsque, n près quinze jours, ji- ' m •
-x^pMBulre mesobsomiioii*, Tétoile était «M^ plougte dass ie crépuAcuie
» du Êoir^'èt tmtHk éu» ImliltiTet pour la retrouvar fitrent au» fésnhat :
• des aatraa d« cette grandeur n'étaient plus vûâbles. Le mouvement
» estimé, en trois jours, me parut être de lo" en ascension droite et d'eii-
» viron uue minute (ou d'un tant soit peu moins) en déclinaison, %'ers le
» nord. Un mouvement aussi lent me fait supposer que l'astre est^tué au-
» delà d'DnuNM. le fin estrénument oontrarté de ne ponvoir pas ponaaer
» plu* loin une anaû imporlanle recharcte (i). >
AsnononB. — Sut tùttenstti btmilànse éà la eoutk» â» ÉiàUejr.
M. Darlu, vice-président de la Société d'Agriculture, SMenoe» et Arts,
deMeaux, communique Ifextrait suivant d'une lettre qa*flTieÉtde rece-
voir de M. Littrow, directeur de l^OiMerratoire de Tienne.
•« A Vienne, la comète était encore visible à l'cril nu le ir jrinviercler-
• nier; mais, probablement à cause de sa grande proximité de l'hori-
> zon , le noyau ne s'apercevait plus. L'apparence actuelle de cet astre
ce qui a déjà été reominti pour la généralité des onnètes , aa-
k voir, que, toutes circonstances égales, les comètes sont beaucoup plus
» brillantes après qu'avant leur passage à leur périhélie. En effet, à la
» fin de janvier, la comète de ilallcy se trouvait éloignée du Soleil et de la
• Terre-, à peu près omnme à la fin du mois d'août i835; or, à cette
» dernière époque, on pouvait à peine l'apercevoir à l'aide des metl-
» leurs instruments, tandis -qu'à la fin de janvier, on la voyait parbitement
» sans chercheur. »
(i) il j • dAos cette c«miniinkatiom un* circonstaoce ^ue les ••tronomef auront beaa^
•onp ét paiae 4 f iip wiwe^Lartyw W twnwfiwiBt fawMe i MMBe^â ImA» Ac
mai, IVloile mobile n'était phi-i visible, dit ILGHtiatore, 'i cau»c de In luiiiicrL' cré-
puKulaire du soir. L'explication est adintMihie lniStm'il s'agit du passage de l'aitre au
BiMdien; nhis deux, nui trob beurc* «pfte k coadwr Ài Mieil, mataà nuit eleie,
lion ne pouvait cmpëriirr de romp.irer la planttc soupçonnf^c aux étoiles roisioes, soit
avec une macbineparallactiquc , soit, à son défout , mm: le grand cercle asimulhal qui
eo0|ptf '^ywH2ipnMi^'^tfnMi^*Ai^ *£wlfiMaiAMftF i^'^OAmi^mudA^ ûb ?^aifcnfff.*TI Moas
finit «concevable qu'un observateur du mérite de M. Cacclatnri: , conti-aric comme H
Mlùl, comme il devait l'être, de ne ponvair CMMtftUriUiéalilé d'une découTer(»«MM
cafilde , M M Mit pM «fiatf 4e Mùvm r«tte bon d« néridtei.
a3..
( «56 )
mkuamxm *>wmiii<«»— iWe&wiatfaw ooneeraatU la mmchine da M. lappdB.
M. Borcliart écrit que la inacbine de M. JappelU, dutit il a été rendu un
compte très fiirorable dans une det dernières sifianoes, fut inventée ^ Mar-
aetllefl J a nne ticntnino d'années. II ajoute même que la Société d'Ému-
lation dp cette ville la fit exécuter et établir à ses frais, près de la plaine
Saint-Michel. La machine devait porter les eaux de la Duraoce sur les
hmteun voisines.
La lettre de 11. Borchart sera remise à la commissim qui a fiût son rap>
port snr h machine présentée par rin{énieur iu^ien.
fOLAEiSAnoa as la. cnjjbtca. — Extrait (tnubàt de Fanglaù) dtme kttre
de M, le prqfeueur Foaaes, dÉdUiémgt à IL Ango.
c le i*'ftfrier dernier, j*ai découvert que la cbalekir, totalement obs-
» cure, est polarisée drathlrement à l'aide de deux réflexions totales.
» C'est le résultat qui, relativement \ la lumière, fut dans le temps uoe
9 si merveilleuse prédiction de Fresnel. Si ma conclusion était contestée,
» on ne pourrait , du moins, nier q^ue les deux réflexions dont je viens de
* parler ne lassent perdreà la dialeur , comme i la lumière, les caraetères
» de la polarisation ordinaire.
■u Au premier aspect , mon appareil pourra sembler trop compliqué,
• pour faire espérer qu'il transmette quelque chaleur sensible: tel serait,
» en ellet, le cas , si ce n'était l'étonnante propriété que le si I gemme pos-
» sôde. J'ai donc fait construire un rbombe de cette substance, dans la ,
» forme de ceux de Fresnel, les aiic'Ies étnnt calculés comme s'il s'agissait
» de la réflexion totale de la lumière, et je l'ai placé entre deux piles
s polarisantes de mioa. Lorsque le plan de polarisation était perpendieu"
» kdne au plan de la réBexion totde, la chaleur émerfente avait les c«-
» ractères ordinaires des rayons polarisés. Quand ces mêmes plans for-
» niaient entre eux des angles de 45", toutes les traces de polarisation
a avaient disparu. Tai vérifié le fait de plusieurs manières.
» La quantité de chaleur totalement réfléchie par le sel gemme «est si
» grande, que celle qui traversait mon appareil produisait souvent plus
s de la" de déviation sur le galvanomètre. Cette quantité je pouvais ai-
» sèment la subdiviser en lao parties. »
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(i57)
mamos DO euM. — BvàU artésim à Southan^ion.
Ea France, on ■ trouvé une alMMiduile nappe d*MU ams h cniie, aux
eavirons de Tonra et à EIImmI Td a été aiuâ le résolut 4e la perforation
de cette nature de terrain , qui vient il'étre exécutée à Southampion. Il semble
donc qu'on puisse aujourd'bui affirmer, sans trop de risque, que la for-
mation crayeuse est, en tout lieu, séparée par une puissante ooucbe d eau,
delaformationqailaaopporte. Laqoeatkmdeaavtrirai cette eau jaillira à
laanriaoe, doit être résolue par une opération de nivellement : il faut, pour
cela, connaître la hauteur delà région où la craie et la formation sous-ja-
centese présentant à lasurfiacede la terre par leur tranche, permettent
«os came plovialea de couler entre ka deux. Ce point une foia édairei, To-
péiution du forage peut être continuée en toute sûreté. Quand la craie n'cat
pas épaisse, on se procure beauroiip (l'cin à peu de frais. Si l'épriisseur , au
contraire, est considérable , on sera ainplciuent dédommagé du surcroit de
dépense, car l'eau Tenant d'une grande profondcur,aura une température
très élevée, et pourra servir i une multituded*iisagc»éoonoiniqiMa dontil
serait aiqierâo de foire ici rémunération. *
ofeaaAnuB rnaïQiii. — > Jèaugeage de la Mbselle.
£n présentant aujourd'hui le dernier volume des Mémoires de l'Aca-
dénrfe de Mets , M. Arago a appelé Pattention de l*Acadtele des Sdeneea
sur un travail important et approfondi que M. Leroasson y a inaéfé,
touchant la navigation de la Moselle. Ce travail doit servir de base à un
projet général d'amélioration du cours de cette rivière ; il ue comporte-
rait gniM feutrait. Auaai noua oontenterona^nona de kd emprunter le
réaullat suivant du jèaugeage que MH. Lenaaaon et Lejoindro ont foit
en i83G.
A la frontière de France, au-delà de SicrcA, les eaux étant dans leur
hauteur moyenne, la Moselle débite 86 mètres cubes d'eau par seconde.
Ainsi cette rivière qui, à Meis, ae partage en tant de bn», u'eet guère
que le tiers de la Seine, dont lo débit noyen, eaua lea aMbea du Pont-
Royal, s'élève i «46 nètrea.
oleiMMiB. — > Grande maste de eaim ntU(fi
Laa comidéraliona de quantité étant de nature i jouer un r6le impor-
lant dana Teiamen général dea ^tèmea géobgiquea, et en particulier
( «M)
dans la tliéorie de la fonnation des filom, M. Ango • cru detoir appeler
l'attention des naturalistes sur le fait suivant, empmiitéirub dft artides
de la correspondance de l'Académie.
Une oiapse de aaàné natii > de 1 5 pouces anglais de long , de 1 5 pouces
dëtiwj^ ,<<»<a*ttÉ»u<anliÉH êim tUÉt wdpÉi^aMr^^t^^ptid^de 137 Km
anglaises (i)' ^ tronvée près de la rivière On'ta-naa'-^'<n\' , un des
affluents du Lac Supèriei/r. Kl le fait maintenant partie de la collection
de iaie^^U^e. Sa couleur est pariaite; sa l'orme générale est plano-
les surfaces triangulaires devttdiments de cristaux de enivre pur, et des
indices manifestes de la gangue dans laquelle la masse fut jadis piuiiàssée.
Des voyageurs assurent avoir vu une masM «de même nature, mais
iManconp plus grande qœioaUe'da edlége->4a«lraley i «ne masse dont ils
'évaiBnn»ie.pttida4 ■>|i|iiii (w«»H>wa)|i dWi'ahi Jit|a>énie ik<la rivière
•On«»<me"yiir. .••»■..-•-«■:■.,■.
eann eneanoon. — XMrw db MLSDoàn PdLiooTy coNcemanr roctfon du
édon,deFiodeetdubr6nm,$tiriêttÊbfomitparlti acidMorigttiU^
et Witttint oxidet mitalUqmt.
« La manière remarquable et maintenant assez nette d<Hit le dklore,
4e brome et l'iode se comportent en présence des substances organiques
•telles que l'alcool, la naphtaline et les difiCéreuts carbures d'hydrogène,
m'a porté à aMMiner ractton de oaa trob ooq» aar lat ida lipfenés par
laa aoMM wganiqMB 'et eartaifia- «dileB inéteUiqaaa. i'eapérab obtairfr
■«îlirides acides nouveaux plus oicig^és, que les acides employés, l'oxigène
de -la base se trouvant séparé du métal par suite de la opfnfainaiaott de ce
dernier avec le ddore , le brôme , ou l'iode.
» Pour que l*eKpdrienoe priaenlàt quelque dianoe de rémaUe, il coa*
venait d'ailleurs de cboisir UB ael doiït le métal possédât beaucoup plus
d'affinité pour les trois corps que je -viens de citer, que pour l'oxigène
avec lequel il se trouve combiné ; à ce titre les sels à base d'oxide d'argent
aerpiëmittiMM«en pi wuMie li|pe,«i;avee dlaulant plus d'aMalage qu'oa
peut ftdkoMat le» «rfitenir par&iceBient privés d'caa.
(1) â frfjpsqne ds la poMkatiwa de 1» i^iénlogi» d'Haûy, U plu gtande lUMse
connut' dv cuivre natif ne jpci^t qtts ieU«t«s t «Us frisAt fni* Am csbbMt-d« ceUége
des Mioc« , à Freyberg.
( '59)
» Le premier sel que j'ai soumis à rexpéricnce est le bcnzo.ne d'argent.
» Ixjrsqii'on soumet à l'action <lu brômc le benzoate d'argent sec , ce
sel est décomposé et le brôme se trouve absorbé en grande quantité. 11
se produit du bromure d'argent et un nouvel acide qui ressemble à l'a-
cide benzoîque par quelques-unes de ses propriétés physiques, mais qui
en diffère beaucoup par sa constitution. Cet acide, en effet, indépendam-
ment des éléments de l'acide benzoîque, contient tout l'oxigène <le l'oxide
d'argent; il renferme en outre un atome de brûmc. On l'obtient anhydre
en traitant le produit de la réaction, par l'étber sulfurique sec qui le
dissout facilement et laisse le bromure d'argent formé.
» Cet acide est solide à la température ordinaire, fusible avant loo de-
grés, suluble en faible proportion dans l'eau froide, en proportion plus
forte dans l'eau bouillante qui, par le refroidissement, en abandonne la
plus grande partie; il brûle avec une flamme verte sur le» bords, indice
de la présence du brôme qui s'y tnjuve dissimulé : car la dissolution de
cet acide dans l'eau ne donne aucun précipité par l'azotate d'argent.
» Il forme avec les oxidcs des sels cristallisables dans lesfjuels l'oxigène
de l'acide est à l'oxigène de la base comme 4 à i .
u J'avais essayé d'abonl de préparer un acide analogue au moyen du
chlore; l'expérience ne réussit pas : l'action est trop vive, il y a inflam-
mation et destruction complète du sel employé; pour q!ie l'expérience
réussisse même avec le brôme, il ne faut point mettre celui-ci en con-
tact à l'état liquide avec le sel d'argent; il y a aussi inflammation : il faut
faire intervenir lentement la vapeur de brôme qui se trouve absorbée à
mesure qu'elle se produit.
» Quanta Tiocle , son action diffère de celle du brôme, car il se fait à
la fois du brômure et du brômate d'argent; je n'ai point encore suffisanv
ment étudié l'acide formé, pour me prononcer sur sa nature.
» L'action que le brôme exerce sur le benzoate d'argent, n'est point
d'ailleurs une action particulière motivée par la nature de l'acide t>enzoï-
que : j'ai constaté qu'il agissait même sur les sels formés par les acides
qui paraissent le moins disposés à une siiroxigénation, tels que les acides
oxalique et acétique. Tout porte à croire que la manière d'agir de ce corps
deviendra tout-à-fait générale, et qu'en lui donnant le chlore comme
auxiliaire, dans le cas où son action s'arrêterait, on obtiendra uu grand
nombre d'acides d'une proiluction et d'uiie constitution nouv«Ues. J'espère
pouvoir bientôt communiquer à l'Académie les. résultats que ce sujet me
fournira.
( «60 )
^^i^ftw- — Mémoire ( en allemand ) de'NL BiiurA.u> Cotta , relatif à ta
question de savoir si les granités de la rive droite de l'Elbe , en S<ure,
sont plus récents ( dans leur position ) que la craie qu'ils paraissent
rtotmvrir ( a(lreMé<fMir H. de HumlxMt ).
Après avoir indiqué avec beaucoup de développements l'importance
de la question soulevée, M. Gotto propose d'ootrrir use souscription
dont le produit, pour modique qu'il filtt, permettrait , à l'aide de certains
travaux , de mettre en évidence les rapports de contact du granité à la Sot-
oiattou crétacée.
AsaMMÉa. — /imne de ta eomèie deHàO^,
IL Cotpar cfiToie d'Irlande une plandie gravée représentant la cbnètc
de Baliqr» idie qu'on la voynit, le a 3 et le a4 octobre i835 , avec une
grande lunette achromatique de aS pieds de foyer, construite par M. Cau-
choix. Dans cette planche uu apei\uit , à Toppositc de la queue, deux de ces
figure» que nous appelâmes de* secteurs et que M. Gooper nomme des
éventails. Chacun des deuséventaib a 74** d'amplitude. Les rayons qui les
terminent du côté de la queue ont une courbure très sensible. M. Cooper
déclare que du aa octobre au 10 novembre, ces secteurs ou éventails
n'épronvèrttit aucun déplacement quelconque. Cette assertion a trop de
gravité lorsqu'on se rappelle le mouvement oscillatoire soupçonné par
M. Beaiel, pour que nous puissions nous dispenser de rapporter ici tex*
tuellement les propres paroles de M. Cooper.
■ J aro well persuaded tluit firom tbe of october to the lO** ot no«
» vember, no change whatover took place in tbe angle above*mentio-
» ued. » Or l'angle above-menHoned est celui que le rayon limite du
secteur formait avec un diamètre perpendiculaire à l'axe de la qtiene!
nnsiora wo «tau.— Extrait etmte lettre de M. Saiost, mr la eAafewr deia
terre,
a Le mémoire présenté par M. Duhamel, dans l'avant -dernière séance
de l'Académie, renferme un théorème très important sur la chaleur du
globe. Je crois y être parvenu le premier j et quand » il y a quinze mois ,
je le oommuniquai à IL Duhamel , ce géomètre le considéra comme non»
veau. Il en obtint bientôt une démonstration di£G6rente.* .
» Le théorème «1 question n'exige pas, comme l'annonce M. Duhamel,
DigitUed by Gooqle
( ««• )
que les points de la surface de ta sphère soient à des températures cons-
tniitrs nu subissent des variations périodiques; mais il suffît que Tinfluence
c-aluntique do toutes les causes extérieures donne une moyenne luvariable
pour rensemble de la sur&œi. Dans oe cas, toorcs les oauches ooncentri*
ques acquerront finalement la même température moyenne, etiaconser»
▼eront nonobstant les variations de la 8ur£ioe, variatîûllS qui poumAent
être tout-à-lait arbitraires et subites.
» Ge résultat n'est que b plus simple applicatioii d'uu théorème très gé-
nérait que je n'ai point communiqué à M. Duhamel : le voici. Étant donné
un corps (!f fii,Mire quelconque, formé d'une matière dont les coefficients
Spécifiques varient arbitrairement d'un point à un autre ; si ce corps est
soumis k Tinfluence calorifique d'autant d« ouiacs aitMauras que l'on vou-
dra, variables d'un instant à un autre, nHUS produisant une acti<nt moyenne
foiistaiitp h la stii face, l'état final de ce corps sera tel, qu'on potirra trairr
dans son intérieur nue sériu tndétiuie de surlaces d'égale température
moyenne, to«rtes emboîtées les nntos dans les antres, àknamére des aor*
faces de niveau dans les liquides. Pour chacune des ooocbes comprise entre
deux surfaces voisines, l'épaisseur varie d'un point à un autre en raison
directe du produit de la conductibilité par la chaleur spécifique à voltmie
constant.
a Ce théorème fondamental est soumis aux mémea restrictions que oeioi
des liquides dans leur état d'équilibre. Malgré toutes les reclMÏ<ch6s de
Fourier et de ses successeurs, il manquait encore à la théorie mathéma-
tique de la chaleur. J'en possède la démonstration synthétique : j'en verrais
avec plaisir la démonstraiioB analytique. ....
» M. Duhamel, qui, dans son aBêmoina, me désigne par la particule dA,
un peu trop générale à mon avis, me reproche d'avoir considéré seulement
le flux de chaleur suivant le» rayons de la sphère, quand c'est moi qui lui
ai recommandé dVwroîr enfin égpid vam. commnaiaatiôiia latérales de chaque
couche. Depuis plusieurs aiiaées je m'eflbroe de déterminer la propagation
de la chaleur, suivant les méridiens terrestres. La théorie donne le rapport
de I à a , 4 pour les quantités de chaleur versées par le soleil au pôle et à
l'équateur. Par suite des mouvements de l'atmosphère et de l'océan , ce
rapport est aujourd'hui do i à a^ot jnpmwo qu'il* été de j à 1,7^ fé-
poquede b formation des contioeatt» Dftis l'état actuel des ^oies,nMa
théorème est encore applicable à l'océan, et la théorie exige que les coti-
ches de la mer jouissent toutes de la même température moyenne. Gepen-
éiM, y^witmble des obaennMons m'a conduit aus résultats suivants.
CE.1IM, >4
( i6a )
Temptetun OMyenoe
dehtaxbecdil'oeéMi. i7*,5 caiiti||ndet.
delacooehei loo mètres de pnibadmr. i4 >5
A aoo mètres la ,5
èSoomètfes.. 9 lO
à 1 000 laitMt...... ....... 7 |t
du fond de l'occan 7 ,0
» Cette différence eutre l'observation et la théorie vieut de la formation
dcsgboM à la mrfaea de» mers, et de leur liquélMlkm du» les ooacbes
piofonde». Alors j*ai pn eonmltre répaisseur des ^ces polaires ainsi
qn*il soit :
limite aïof enue àet ^cet k la nirlace de l'océao , a4'. a6' du pèle.
I«|iaK a 100 màtres d'^itMor, A M .96 d» pMe.
200 niMrcs d'ëpaisK'ur, A... , «. 17 .88 du |i<Me.
5<M inètrca d'épaiMcw, A i» .36 du p^le.
1400 laètfM d'(<j|iaiaMiir, A a .a5 dm pdta.
» D'où j'ai conclu 169,000 lieues cubes pour leTolume de toutes les glaces
pulnires, ce qui donnerait onc couche de 98 mètres d*<paisseur sur toute
la surface du globe.
• Je ne tous donnerai aujourd'hui, M. le préaident, que cette. seule
conséquence de mes redwidies sur les communications latérales de la
chaleur..... »
M. Duhamel ayant entendu la lecture de la réclamation de M. Saigey, a
adressé, séance tenante, une réponse dont M. le Président a donné l'anal} se.
« M. Saigey , dit ML DDliamel,^se plaint dTaroirété daigné par la particule
> on. Je ferai d'abord observer que, dès que je dédare qu'une certaine idée
» avait été émise avant mon travail , je montre suffisamment que mon in-
» tention n'était pas de me l'approprier. J'ajouterai une chose : si j'ai dé«
9 signé M. Saigey d'une manière aussi indéleradnée, c'est uniquement par
» égard pour lui , car, dans oequ'il meditantrefinssur le sujet en question,
» il y avait du faux mêlé au vrai, et aucune démonstration réelle n'appuyait
• ses assertions. Elles n'étaient au reste qu'une extension nattu-elie de ce
» que Fonrier avait dit, ou de ce que VL Poisson avait bit connaître.... »
' If. Duhamel termine sa lettre en demandant que M. flaigqr loit invité k
déposer le plus prompteroent posllble au secrétariat de Ilnstitut, la dém<ms»
iration des propositions sur iesqueiles porte le débat (i).
(1) Roue imperliBltli now Isaposs k devoir dVaaoMsr qw, dli l« Midi asir.
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( »63 )
MÉMOIRES PRÉSENTÉS.
ovoLOGiE DIS «vKmTÉMÉs. — SccoTide lettre de M. E. Jacquemiit, sur le
développement des mollusques.
( Commissaires, MM. Dutrochet, Bory de Saint-Vincent. )
« Le premier signe du développement de l'embryon du planorbe se ma-
nifeste vingt-quatre à trente-six lieures après la ponte; il consiste en un
mouvement moléculaire qu'opèrent les granules jaunes verdâlres qui rem-
plissent avec un liquide transparent l'intérieur du vitellus : le but de ce
mouvement est la formation de gros globules clairs et transparents.
B 1^9 mouvements de rotation du vitellus, qu'il ne faut pas confondre
avec les mouvements embryonnaires proprement dits, commencent vers le
deuxième ou troisième jour; ils ont été vus à Dresde par M. de Humboldt,
lors de son passage en cette ville en i834
» Vers le cinquième et sixième jour ou remarque deux parties arron-
dies et saillantes placées à la périphérie du vitellus, dont l'une est le rudi-
ment de la tète et du pied encore réunis, et l'autre plus clair, qui est ce-
lui du poumon ; ce dernier est toujours très développé pendant toute la
vie foetale. Des contractions très fortes s'opèrent dans la substance du vi-
tellus, devenu embryon entre le pied et le poumon.
> Huitième jour : un petit mamelon conique se présente entre le pied
et la tète, qui forment chacun une partie arrondie et saillante; c'est le ru-
diment des tentacules.
• Dixième jour : on remarque la première trace de la coquille formant
une pellicule mince et transparente qui enveloppe tout le corps, excepté
la tète, le pied et le poumon.
» Onzième jour : un des gros globules du centre s'avance vers la
téle pour aller former la masse charnue de la bouche; les autres sont
If ■ $&>gey a «ouscrit au d«sir àa M. Dubanicl , en noiu adressant la démonstration de son
théorème. Quant à la demande que noua fait M. Saigey , de publier, dès k présent, cette
démonstration, elle excède nos droits. La note de M. Saigey sera présentée lundi pro-
chain. Ensuite elle pourra figurer en totalité par extrait dans nos Comptes rendus ,
Tant que l'Académie n'a pas été ofGcielletneut saisie d'un sujet, il nous est interdit
i noos, ses organes , de nous en occuper dans ces feuilles.
( «6Zi )
rangés asses régttlièreiueiu en deux groupes, et l'on remarque avec sur-
prise que deux de ces globules commenceiit un mouvement de dilata-
tion et de contraction permanent et régaKer nvec une tràs grande
énergie; ce sont les rudiments du cœur. Le nombre des mouvements de
ces organes est de 60 à 65 par minute lorsqu'ils sont le plus McttlÀ;
dans le cas contraire it tt'est que de 3o à 40» J'ai obaenré avec soin
toute l'évplWtion du cttur.
» L'œil se présente sous la forme d'un grand point noir composé de
gros granules qui n'oifreut aucum* pusitioa ni aucune or^nisatioa
détenninées, pas même pour les deux yeux d'un même individu.
aDwHdiBM jonr ; les organes placés vers la droonfêrence du globule
embrjronntwe sont très avancés dans leur développement; le petit être se
promène presque contiauellemcnt dans l'intérieur de l'ieuf, par suit" de
contractions musculaires, el auu plus eutraîné, comme au conimeuce-
■entr paritJHiWMrbtUon qui tétait étaUi dans l'albumine.
» ^QraWAoM jour : rembryuu fait des mouvements de déglutition avec
la masse cliamue <le la hoiu lie. Il se nourrit en grande partie de l'al-
bumine; le» parties génitales, si énormément développées chez l'adulte,
ne ooouMiMNmt à présenter Ica preniéres traees de formation qne vers
cette époque.
» Quatorzième jour : l'embryon au terme de son développement rem-
plit ia presque totalité interne de l'œuf ; il fend l'enveloppe de ce derr
nier et sort Le jeune piaoorbe jouit d'une respiration aquatique jusqu'à
ce que les orpua de la respiration pulmonaire se soient dévdoppés,
coqui arrive vers le sijcième ou huitième jour après l'éclosion.
1» I..es mouvements contractifs de l'estomac, qu'on peut très bien obser-
ver au travers de la coquille, sout st fortsqu'iis font varier plus de deux fois
le voliune externe die cet organe.
• A partir de cette époque, les mouvements d'ondulation vibratoire sur
le burd des organes de la respiration| disjparaissent peu à peu; les tenta*
cules seules font exception. •
ébomam.—Buità géologique sur les collines de StqMrga^ prèê d» Turin;
par M. H. DE COLLCGRO.
( Commissaires , UM. Al. Brongntart et Élie de Beaumnot >
'Voici les résultais des observatMMis de 11 CoUqino, dans les proproâ
termes de ce géologue ;
i
Diaitized bv Cioogle
( i65 )
« i«. Let cdliiiM de Superfi w conpoMnt dft codctm apiMnenant à
trais fomation» diliiirwites , qui sont !• oraiA «ipérienrc, l'étâg* tartnife
moyen et l'étage tertiaire sii()érieur.
» a*. Le relief actuel du soi de ces colUues résulte de trois mouvemenU
bien distincts qui ont «i tieu chacnn «ntre k fin d'une de ces périodes et
le oonnneneenient de Feutrr.
« 3*. L'âge relatif de ces soulèvements , sans être tracé en caractères
anssi distincts que ceux que M. Elie de Beaumont nous a appris à lire tlans
les granile» chaînes , est cependant bien déterminé par des discordances
marquées entre les ooncbes 'des divcrsca fimnalions. Les trois disiecatinns
du sol des colUnes de Superga» emrreepondcnt au soulèvement des trois
chaînes de montjjgnes qui l'iutagent ou entourent l'Italie; c'est-à-dire aux
systèmes des Apennins , des Alpe-s occidentales et des Alpes orientales. »
AMATOMii: rATUOvoaiiQiim* Mémoire sur tiua matiritl ou anatonUque de*
maladies organiques des otf pat JA. GuoT » professeur à la Faculté de
Médecine de l'aris.
(Gonunissaires, MM. de BUinvilie , Serre» , Aoux, Breschet. )
c Je démontre , dit l'auteur , dans mon mémoire , que l'inflammation
des os et les lésions organiques dont elle s'accompagne, ne sont restées si
obscures et si peu connues jusqu'à ce jour, que parce qu'on ignorait la
véritable straetnre de ces organes; que leur inflanmtioa eil beauooop
plus fréquente qu'on ne le pense; que tantôt elle nm^h law tiaan, en
augmentant et agrandissant leur» ouvertures et leurs canaux vascnlaires,
ilont elle amincit les parois par la résorption; que tantôt elle en augmente
imeon^aeiBi par une sécrétien esagérée de substance eompaete j quetanlèt
en les raréfiant ou les condensant elle les ulcère ou les carie, et que lei
esquilles nécrosées de leur carie sont elles-mêmes raréfiées , fragiles et
vetoulaires ; que l'inflammation se propageant avec rapidité d'une des par*
liea chi l*oe ans autres parties du même es , f «telle se complique asofeM
de l'inianunation du périeele, qui, fréquemnent alev», séefèle sur YVm
des r(Mirr('tions osseuses variées; qu'elle se complique ordinairement de
rintiammatton de la moelle et du tissu cellideire qui unit les cartilages
diarthrodiaux à l'os; et que, réciproquement, le tissu osseux participe ra-
pidement k chacnne de cet InflammatiiMe , quand dies aedArelopp«Mit let
premières ; que parfois l'ostcfte se complique d%yprortoae générale ov
pardelle, de fonnelioM norbîdea aoddenlillee : pus, meliève kidaeée »
( !«)
McéphalcAk caUoule, ti«aa fsngeux, tiMU éncttte , tubercolM, hiater, etc.,
dont qiMlquet-miw lardaoé», rencéphaIoide,|iÉr emnple, peuTent i^ob-
flaramer, se ramollir , supurer et dégénérer en cancer; que l'osteîte com-
plique, à son tour , le spina veutosa, la nécrose, et en outre les contu-
dons» les plaiw des os, l«t fractures; les fauatioiM noB réduites , les
Iffulaiiiiia erticnlaires , à une distance plus ou mobu éloignée du point
primitivement malade, enfin, qu'elle complique encore les ulcères très
rapprocltés tle la surface des os , et laisse généTalement , et peut-être tou-
jours , dans CCS organes, des empreintes inefleçdiles et visibles su bout
d'un siècle , comme un jour après le mort des sujets , s'ils succombent
pendant la maladie des os, ou même quelques années après la guérison. »
■finoon. —Mfynoin eoncenuuu Faction de toùnaiphèn sur Us foitri-
jÊttirts;ptir'NL. Bansr.
(GommiMaires, MM. Serres, Double.)
TifOoaAww.— iVore sur la tY\yo-liijiographie; par M. Bercer de Xn iiKT.
■ Commissaires, MM. Navier, Turpin.)
Le passage suivant du mémoire fera parfaitement connaître la combi»
naiaon que M. de Xivrey appelle typo-lithographie.
« Tonte la partie explicative de la grammaire égyptienne de Champol>
lion le jeune, s'imprime chez M. Didot en caractères ordinaires; mats une
grande difficulté se présentait pour les orroiipes hit rofîlyphiqin>s , partie
principale de ce travail, et qui y août en aussi grande quantité que sont
dans toute grammaire d'une bmgve étrangère, écrite en français, les mots
de oetie langue étrangère. Il a'esiste, en efiiec, dans aucune fonderie, des
types hiéroglyphiques, vu , d'une part, le peu d'ancienneté de ces études*
et de l'autre, l'extrême difficulté de réunir ces signes compliqués, dont il
faudrait une énorme quantité pour faire face aux besuuis d'une impression
ordinaire, ceh- leur t«riëlé est ho» de toute proportion avec le nombre des
lettres de nos alphabets. La nécessité a donc bit imaginer à Paris la même
combinaison qu'à Rouen, et voici de quelle manière. Toutes les fois que
dans le manuscrit de M. CiiampoUion il se présente un groupe hiérogly-
phique, le compositeur laisse dans la page un espace vide de la même
grandeur, et continue la composition de la feuille. Quand elle est terminée
et corrigée, on tire une épreuve, avec une encre particulière, sur cette
espèce de papier qui, dans ï autographie, sert d'intermédiaire entre l'écrir
( i67 )
tare et la |nerre,«n pêmMiaiit ainii d'écrire à Pendroit HLOiMBiipollioi) FU
geac remplit sur re papier tout 1m espaces blancs, en traçant chaque groupe
hiéroglyphique à sa place réservée , puis on transporte de nouveau , et à
l'envers, sur la pierre la contre-épreuve ainsi complétée. »
Dans le. reste du néoMire, M. Ber^ de Xswrey signale les diverses
applications que la typo^ithographie pourra recevoir, l'économie qu'elle
doit offrir dans certains cas, et les mojens d'exactitude dont elle est sus-
ceptible.
aeouten* — AlMIe sur le diatoma Swartzii; par M. LaoroT) prvfestaa' à
l'École royale forestière de Nancy.
(Commissaires, MM. Dutrochet et Bory de Saint- Viaceot.)
On a reconnti tlepiiis quelques années que certaines conferves oscillatoi-
res composées de locules placées les unes au bout des autres, renferment
des grains qui, à certaines époques, sortent animés de leur habitation, et se
meuvent avec pliKonOBoins de vitesse dans l'eau où la conferve est plon-
gé e . M . Laurent a reconnu récenunent tons ces phénomènes dans le diMama
Smutzii,
n a vu auaai quelquefois que la masse des grains oontenoa dans une
eu^iêoetmàloc des flancs de Inoonlerve , et constitue un animal maltiple
qni tourne sur lui-même comme les grains isolés.
M. Laurent rapporte qu'en rompant avec une pointe fine, sur le porte-
objet du microscope, des tubes deoonfervas ectoqpennes de YandMr, il a
aperfu l«a gndns qni y étaient renfermés ^édiapper et se nmuvoir. Ce
mouvement, auquel on ne croyait pas, ne pouvait être méconnu, car, dit
M. Laurent, « certaines de ces monades à peine sorties du tube , venaient
» s'y renfermer pour en ressortir ensuite, comme si elles avaient d'abord
• p«ir de a'éioigner de leur pranière demeure. le erais (pe M. Bory de
» Saint-Vincent a déjà annoncé une observation semUable pour une cou»
» ferre qulla placée parmi les conjuguées. »
CAURA mianaa. — Mémoire sur fint^uHon des iqtuUioiu à indteet fine-
tionnaires;jMw'U. Josara Liouvillb.
( Commissaires, MM. Lacroix , Libri.)
Voici les principaux théorèmes énoncés dans ce mémoire,
j*. Étant donnée une équation linéaire à coefficients constants, con>
tenant un nombre quelconque de difEérentteiles k indices fractionnaires,
( 168 )
■rec un aecoud inemlMre fonction de la variable indépendaute, on parvient
tonjoun à intégrar cette ëqmtion mus forme finie.
a". On obtient é^lement , sous fome 6iiie , les intégralce d'ua syatème
dVquatioiis linéeirM à ooefficieiil» coucuili, a«ec «let tecoode ncaibreB
quelconques.
3*. Enfin, li toiCMfficieMBrfes dilférentiellea , an Hea comluils*
sont eipiiinés per dee fenett^u nttiomMllet de le TarieUe indépendante,
on pctif toujours , sinon intégrer les équations proposées, du moins ra-
mciiLT leur intégration à celle d'un système déterminé et connu d'équa»
tions différentiellei» ordinaires.
M. liouville termine son mémoire en montrant par des exemples que
l'emploi des différentielles et des équations dîfSêrentielles k indices fmc-
tionnaires, est très utile pour l'intégration même des équations différen-
tielles à indices entiers.
erAnsnQOB. — Lettre de M. DuicavaiiKAïf i> sur tes tuUes de mortaUté.
(fiommiaiaira» , UtL Poisson, Diipin, Matlueu.)
M. l>eraonferrand adresse deux tables de mortalité, dont rnne a été cal-
culée d'après les feuilles du mouvement annuel , telles que les administra-
tions départementales les adressent au ministère, tandis qu'on a oijtenu
rentre «près «voir rectifié oriks de ces fenilles qui sembMent ineiectes. Le
similitude des deux tables montre qn'elies ont été déduites d'assez grands
n'imhres pottT que Ics vtrîttioBS accidentelles aient p«n d'influence sur le
résultat final.
Estai sur la navigation de l'Alàer et sur le canal {en pro/et) qui doit longer
cette nvwre ; par M. Drv èzr. nr (^ii aiiriol.
(Ck}mTOissaires, MM. Girard, Navier.)
AHATOuia. — JKm» d» M. LlSASMAa wr luFr^m iiamoû.
, . . (Gogamianiresy MH. Serres, F^ursBS.)
mamaam, — (^sertnaionssur les polipe» dk i» vessie ; par M. Nioon.
(Renvoyé à la commission du prix Moutyon.)
:, mmÊmm'-^Mém^surhtJifmletvésico-visiginaJes.
djConimSssaircs, MM. I^trtcy , Rovnc, Breachet»)
BAPPOHTS.
■WW— laoïi. Rapport verbal /ait par M. Dunaéiil, sur un nonMW
grtHtpe etùuêdti Oràuptàrm , de ia famUU des HanUdfts, par
M. Lefebvrc.
« Les formes des insectes qui appartiennent à cette famille sont des
ptiMbkaires. Lw uns ressemblent à bâtons ambulants; d'autres à des
fiBuillM v«rln réuaict, et qui maKhent «oMiiible; leur têle, lear oor^
selet, leurs antennes, leur abdomen, leurs j^BlMs, présentent les plus
grandes différences : aussi ont-ils re<;u des noms qui dénotent leur aspect
sin^ier, tels que ceux de spectres, de phasmes^ de pkjrlUes, de mantes
Dndiabk$,àeptécaSom$,
» C'est un nouveau groupe de cette Imiitle, que noMiTOBs nommée des
Anomides, que M. Lefebvre vient faire connaître; il en a recueilli plusieurs
espèces en JÉgypte, et depuis il en a observé plusieurs autres qui ont
donné Hao à ce mémoire» accompagné de trait pkmclies qoi font oôn-
«■lu» toèa las détails de structure dev deux genres nouveaux ' qu'il
nomsie, l*un Érerniaphile , parce qu'il l'a recueiHi seulement dans le
ëissrt; l'autre Uitéronjtarse , parce que ses tarses et surtout ses ongles
sont «ntros dans les pattes postérieures que dans les antérieures.
• Ihi aalM méaMira est destiné iffinre-ooiuiattTe la larfe,'la nympbe
et l'insecte parfait d'une espèce de Clairon- qu'il a trouvée dans une
substance médullaire ligneuse dont était garni le fond d'une boîte à
insectes, et que notre confrère M. Adolphe firongniart a reconnu
comme prorewmt de k rnoiii^ de ÏjBeMmomem p^tàoea. »
•Ts.nsfiQm. — Eapport verbal w le iiojrage en Suède de |f. AuxAmmi
Le rapport eat tiés imundile. Bontés par respaoe, nous ae ponrfons
cependant en extraire qif(m petit nombre de résultats.
En i83o, suivant mi reosoacoÉlBat ofidel-, la popolation de la Suède
élaitdc. . . 3,871,000 âmes.
' ■ tin i^Si.'en j «Mmprenant la Piàlande, elle -ne tféto- > ' * • '
fait qu'à. V i .' ; 1,785/ibo '
En 1 83o , Stockholm comptait 83, 000 âmes.
Ce dernier nombre est le tiers de la population urbaine de toute la
( »7o )
Lm hboarenn oompoient 1m qtiatr* dnqoiiMiM de h popaktioii totale
do rojeune»
II y a (Hx nns , la Siu'-dr ne produinitpat wesde blé ponrM oonsom*
mation, maintenant elle eu expoiti.
^'^ffMJd^^Mtf^^MMiMlÉNMFÉftcNiUrikB} WL PBttfliit cHe la pomme trans-
jmi^ùàtfïijUUfiÊMm , dont la peau janae ert noanoée de raee, qui eihale
JUl^rfum exquis, qui a une savetir (léKdetise, et qui jouit d^l■e telle
lM|ppareuce, qu'en la plaçant dans la direction du jour, on en apet^oit
^/|^MmMiÂ'4e mirn»' dtfjWan èuam annueUemeirt 9,700^ ki*
logrammes 4e <oétal.
La valeur annuelle commercialo du produit des minée de OUÎVK
dues dans tout le royaume , s'élève à j ,^00,000 francs.
^„ Le produit général des minea de toute nature eal évaloé à aei^ooo^oon de
^ .no9f^ lf^«t,l^(HUWN^ «WlM* «linB lea ninea, paraît dto» 4b
En i83a., on na comptait en SuiUe que 1,884 ^ibriquea;. cllea em-
^li^^jfff^. isyaoo ouff^^ la valeur- de
Ji" aSfOoo^ooodel
Les exportations du royaume paraissent s'élever
^tj^irjf À. 37,0001000
iep^
IiEGTDBVSl
1 •
Meekenhtt jht les eommimtautons vatadedres entre la
min «ç hfiBtu$$parlà. Fbomwna.
■' . • ."
» L'auteur présente une doulîle aérie de piiMaaaaaoaaiques qui rtfaion
trent Texistence d'une communication rnreulmin entre la mère At le iwéut,
dans l'espèce du ùtpin. Une première série montre cette communication ,
ou , ce qui revient au même , lejfossage de ta matière iit/ectée , du foetus
i la mère, et une aeooode aérie montre cette çtmmwUauion , capassa^e,
k ■ièffe<an fialua.
r*^^<0.Dans une première ptèee, l'injection faite par la veine ombilicale^
a passé dans les vettiosniériaes. Dana une aeconde, l'injection, latte par une
( «70
artère ombUietJe , aipaasé d'abibrd dmg Var(è^ViiiJfiiicale , du côté oppoié *
dansla vtf<'/<^ ombilicale ensuite dans les artères et les veines Vutérus.
» Dads ces deux pièces, la loatiére iniectée est vernis à, l'essence
cotorépar 1« jiinmiip. OMM.un» troisièaie, la iwûw: evRA^fiioai^ été iu-
jcclfo «VM da iMTww, et !• NMreiipt « Utt^v^t^m^rùm*,
Dans une quatrième, contenant pluMem», foBtqs, la liqueur (du vernit
coloré par la céruse) a été injectée par la freine ombilicale de deux fœtus;
et cette liqueur a passé nun-seulenieot dans les vemes utérii^s , luau,
dbo<evwwiMi<iiitfil»»jM« a pasaé èoê ltplaeÊim d!iw ir«iiifma tmm,
qittliM-méin«,n*«iÂ*plfkété iAj«cté. r^^ -vr .ï.i
M a* j<^r/e. Dans une première pièce, la liqueur, injectée par une artère
dfi Cutéru5^% passé dans Inplacentas de plusieurs fœtus contenus dans cet
«Itfmr. Sans octtA pièce , la Ji(|ne«r injectée .est du venus coloré pw le
nUnium ; dans une seconde , e'eat du vernis coloré par la eémse '; c^est de
la co//«' colorée par le minium , dans une troisième; et dans toutes ces
pièces, la liqueur, injectée par une artère de l'utérus, a passé dans les
placentas des divers fiiBtn» «N^lemiB din* cet uiènu» fit tontes ces pièces ,
tant celles de la première sérié qne edks dela seconde^ inontrent l'exis-
tence des Taïa8esuK.iitÉio-^/!acentâ</'<^-^< des vaisseaux qui établissent la etaïf
/nunication entre la mère et le fa tus. Plusieurs de ces vaisseaux sont
ménie assez gros pour être distinctement aperçus dans leur état naturel,
et «UM k seeoois d'aucone ing^on. Cest daas le cefMBe de dMqpaf'^l»
dmsglteaux qui forment lejp/eeaiite des lapins, que aeinontreilt les vais-
seaux utéro-placentaires. De tous ces faits, l'auteur conclut î' que la li-
queur injectée passe du fœtus à la mérej »" qu'elle passe de la mère au
foems \ et par conséquent qu'il existe ime cmauatieatUm vaseulairû évi-
dente, constante, entre la mire et le/orAa, comme entre leycem^etiajiiérv.
B II n'a jamais vu la liqueur Injectée par les veines de l'utérus passer
dans les placentas du fœtus. Du reste, tous les résultats obtenus sur
l'espèce du iapin, ii les a vus se reproduire sur l'espèce du chien, awr
celle du dlor, snr eslle de Vk^mm». Or, toniss ecs e^ècn le
chien , le cAtif , le ifapA»» onltjita^iaMnta unique ; et ce sont aussi les seules
où l'auteur ait reconnu une communicatimi %f^tt9^aire eptlfe le fd^ue et
la mère , .entre le placenta et Vutérus. . ,• , » ,
» Qodfue Boadireases , quelque multipliées t^éitali été ses tentatives
snr les.fBiiawpi à placentas ntuit^ike; mr le^eoelei», sur la brebis , sur la
vache , par exemple , il n'a jamais vu passer la moindre partie de la liqueur
injectée , soit des hof^pes vasquiaires du ckorion ,■ dans les veines de
aS»
(«7» J
ootatltMnt , eomuM on Mit, les placentas muk^piu de ces animaux.
» A prendre donc dans son ensemble, la classe des mammifères , deux modes
distincts constituent les rapports de l'utérus avec l'oeuf^ de la mère avec le
^Setftf'rott mw <wiM»É*faM<iw «awilifte, et qui dow ■> fiJt un wal
point, par un piÉûiatÊu unique ; ou naé caÉliiliaiitourion «fe wiyfe conAKC,-
de simple adhéuort , et qui alors se ftit ptr tin trAs glUid mmbre de
i^uta , ptLT des placentas muitipUs. - "
iEn <nRite«i fumes , dit l'auteur, k flgwwiwiTMrffaii du fintns arec la
mère w iiiit par eont^pÊÙi ou per oomUmM .* fétatdnB de ht tn^m «a
des points de contact suppléant , dans le premier cas , au défaut d énergie
du mode de communication, et Y énergie du mode de œmmunicatiùn sup-
pléant , dans le second , au défaut d'étendue de la surface. » • -
wàbÊmàvÊÊ. -^Mémoire sur les équations du mowmMntvêkà^ àtêiyUmim
€le corps ; par M. Comoua.
(<>iiiuniiaaire8, HM. Abthieu, Navier, Poncelet.)
l/anaiyae cpi'on w ttre, est réAgéa par rautear dn mémoire.
« Dans un mémoire que j'ai présenté à l'Académie en i83i , j'ai montré
que, pour appliquer le principe des forces vives aux mouvements relatifs
des systèmes entraînés avec des plans coordonnés ayant un mouvement
quelconque datts reipaco; il soflsalt d'ajouter aux faroea donnéas, d'antres
forces opposées k celles qui sont capables do forcer les points natMab à
rester invariablement liés à ces plans mobiles.
a Tai fait remarquer dans ce mémoire que la proposition qui en est l'ob-
jet, ne peut s'appliquer en général àd^utres é^nations du momenwi
qiA odie des force» Tives; mais je n'avais pas examiné alors s'il y a des
circonstances où la marche qu'elle fournit peut s'appliquer k certaines équa-
tions du mouvement, et, dans le cas contraire, si l'on peut donner, une
expression simple dasnottfaanz termes de oorreotioni •
«GTèstla question dont je me suis occupé daiis le ménoiréqne je pré-
sente anjourdliui à l'Académie. Py donne cette proposition générale , sa-
voir, que pour établir une équation quelconque de mouvement relatif,
d'un système de corps ou d'une machine quelconque, il suffit d'ajouter
aiu fems 'existantes, deQsmpèoes de forces snppléasenlalwa : lef pr^'
mières sont toujours celles auxqucHas S faut avoi» égsid poor Téquation ■
des forcm vires, c'est-à-diré que ce sont des forces opposées à celles tpâ*
; jd by Google
( «73)
sont capables de maintenir les points matériels invariablement liés aux
plans mobiles; les secondes sont dirigées perpendiculairement aux vitesses
relatives et à V axe de rotation des plans mobiles : elles sont égales au
double du produit de la vitesse angulaire des plans mobiles, multipliée par
la composante de la quantité de mouvement relatif, projetée sur un plan
perpendiculaire à cet axe.
» Ces dernières forces ont la plus grande analogie avec les forces
centrifuges ordinaires.
» Pour mettre en évidence cette analogie, il suffit de remarquer que la
force centrifuge est égale à la quantité de mouvement, multipliée par la
vitesse angulaire de la tangente à la courbe décrite par le mobile, et qu elle
est dirigée perpendiculairement à la vitesse et dans le plan osculateur,
c'est-à-dire perpendiculairement à Taxe de rotation de la tangente. Ainsi
pour passer de ces forces centrifuges ordinaires aux forces dont les dou-
bles entreut dans l'énoncé précédent, on n'a qu'à remplacer la vitesse an-
gidaircde la tangente par celle des plans mobiles, et substituer à la di-
rection de l'axe de rotation de cette tangente, la direction de l'axe de
rotation de ces mêmes plans mobiles; en d'autres termes, il suffit de subs-
tituer à tout ce qui se rapporte, en grandeur et en direction, à la rotation
de la tangente, ce qui se rapporte à la rotation des plans mobiles, et de
prendre le double des forces ainsi obtenues.
• C'est à cause de cette analogie que j'ai cru devoir donner à ces nou-
velles forces la dénomination Atforces centrifuges composées ; elles parti-
cipent en effet du mouvement relatif par la quantité de mouvement, et du
mouvement des plans mobiles par l'emploi de leur axe de rotation et
de leur vitesse angulaire.
» Les directions de ces secondes forces supplémenlaires étant perpendi-
culaires aux vitesses relatives, on voit de suite qu'elles disparaissent dans
l'équation des forces vives pour le mouvement relatif, puisqu'on n'emploie
dans cette dernière que les composantes des forces dans le sens des vitesses
relatives.
» C'est dans cette disparition de ces forces centrifuges composées, que
consiste le théorème que j'ai présenté à l'Académie en i83i. Il devient
maintenant un cas particulier de l'énoncé plus général sur l'introduction
de ces nouvelles forces centrifuges.
» On peut présenter l'introduction des forces centrifuges composées en
CTûployant dans les énoncés les vitesses virtuelles relatives qui ont servi à
obtenir chaque équation de mouvement. On arrive ainsi à cette proposi»
( ':4 )
tion : que les deux espèces de termes supplémentaires qui entrent dans une
équation de mouvements relatifs, sorti, les prerrUav, les moments virtuels des
mimBs forces qui entrent dans Vépmtbm des foreet vives, et te* mnmtb, les
étaUes des sommes des aires des jtanUlHogrammes construits sur les vi-
tesses relatives et les vitesses virtuelles , ces aires étant pnff^téeê mrU J^/On
perpendiculaire à taxe de rotation des plans mobiles.
• Ce dmiMT iooooé imHitre dm qià^«M4»»MixNidtleniies«i|iplé>
mentiires dbpttaiwat» non ispUaMint, nuis dm Vmt innwhlii. »
irfcAKiQmB. Aiémoire sur lu slabililc des voitures avec application aux
metttifrHft de Prwêeeî ttew M. Gouaus^
(CoiDinissaïres, MM. Mathieu, Navier, Poncelet.)
Yoici dans quels termes M. Coriolis signale le but de son mémoire.
■ Lorsqu'une voiture est en repos ou qu'elle est tirée en ligne droite, il
«iffit,pour<|u*«lle ne varMpM, «pMlavertiodeqHi pine par aen oeatre
de frevité ne sorte pas de l'intervalle compris entre les points d'appui des
roues. Otte condition est remplie pvour les grandes messageries, chargées
sur rimpériale conformément aux règlements, tant q[ee le plan sur lequel
«Ha* reposent n'a pas une incliaewon tomtereele, <^eil-è-dire dm leem
des essieux, qui dépesse l'angle dont la tangente est un tieHb Cette donnée
résulte d'expériences que j'ai faites, dans les ateliers des messageries Laffîtte
et Gaillard , avec M. Arnould , directeor du matériel de cette administratioii.
)» Ainsi, pourvu que l'taootiMiieikt ^lUM rem a*eil pie on ntont de
pemeeur traie oiteee de lai|;ear,ouqiie lee omiiree gai éy •»> .foraiéet
ne permettent pas aux points d'appui des roues de prendre une pente to-
tale de o'jSrj de l'un à l'autre, les messagerie* conduites bien en ligne droite
n'y verseront paf encore.
» On serait p4rlé k eondure de là qtie le renymiemeiil d'une ifiHywi en
doit être attribué le plus ordinairement & d'autres causes qu'à leur défaut
de stabilité. Mais si l'on examine ce que devient cette stabilité dans le mou-
viemeqt en ligne courbe, on reconnaît qu'elle diminue tellement quand la
vitesse devient iin peu grande, qu'il doit y avoir beenoonp d'acddents oo-
ciasionés par |e pen de soins qiie netientlss postillons i éviter de tourner
quand la voiture est menée au grand trot. Il serait donc à désirer que Iç
mode de chargement fût prescrit par l'autorité, de manière à donner aux
voitures plus de «lablltlé qu'ettes n*en ont aujourdiMû : c^est ce qu'on ner
flpnnaUra h|s stM^ ^ l^lkw»; pi!<sciit^. p
( «76 )
«ioAiiiQBi. — iVSiMâ» ntr un nouveau levier destiné a tervir â ta UteomiodM
aérienne; par M. Aihé.
( CMMiMnt, lOf. Gay.Liuwc , Navier. )
T.n notice de M. yfîmé serait peu susceptible d'iAiréviatfoii : nous Ii oouu
signoas ici textuellement.
« Aussitôt que la découverte des aérostats fut faite , on sentit de quelle
importimoe il serait de poofoir diriger le cours de ces Mtrlres aériians, et
d'obtenir par là nn ino3i:e& detniupoft plus npidie qu'ancuii autre counn
jusque alors.
» hommes de mérite de différents pays s'occupèrent de cette impor-
tukte quflrticNiy et oe tsrdirent pas à déiehrer qu'un td but èttài impoe-
sible à atteint, attend» que Àm la navigatioii aMenue on nanquait
de point «l'appui.
» Cette assertion, qui au premier coup d'œil paraltpéremptoire et qui est
attjoDKi'Kid f opinion udireraellraMint reçue, me'paraftoepéndanCenMlt :•
c^estceqnrje vais esseyer dedémontrer kPAcadémie, si elle dai{|nemlM>>
norer de quelques instants d'attention. Cette difficulté, on si l'on veut cette
impossibilité de trouver un point d'appui, tenant au peu de densité du
asffieu oà se trouve plongé l'aéroatat, me fli reconniltrâ que les moy«is
osMéa onliBairement devaient ■deassabeiMnt ddMWwr tant qo^on n'aUrait
pas un procédé quelconque pour neutraliser, s'il est permis de s'exprimer
ainsi, la ténuité de ratmosphèrc , et je vis que c'était dans la construction
du levier lui-même que ce moyen devait être trouvé.
» Eu eflfot, |e-croii être-parvenu à construire nn levier qui remplit par»
faitement la double indication de neutraliser la ténuité de Tatmospliàtû et
d'y prendre un point d'appni Te p.isse de suite à la description de 'mon
levier, et rien ne sera plus iaciie que de comprendre son mode d'action.
»Ge levier eoosisie en une rametxmstmite en taffetas gommé et montée
de minière pouvoir être gonflée avec du gaz hydrogène , ce qui rendra
cette rame d'une pesanteur spécifique très inférieure à celle de l'air , qui
alors lui offrira une résistance d'où résultera forcément un point d'appui;
cer- h- résistince de ratnio^lière à ces rames sera- aussi-grande qproelle
qu'elle présente an ballon lui-même;
» Lorsque la nacelle d'un ballon sera munie de rames de cette espèce ,
assujetties convenablement , que l'on fera mouvoir comme pour ramer sur
un bateau , il me semble qu'il sera impossible de ne pas obtenir un mou-
vement de-prQgresaion<dana'telle érection qpë Ton vendra; Htto-commor
( »7«)
seront enveloppées de toutes parts par l'atmosphère, il sera
nécessaire de les manœuvrer d« manière à présenter altemativement leur
large surtaoe ou plat et leur bord aux points de l'atmosphère à par-
coarir,«fin qa*>elifli n'éprouvent pas, pour être FManéei à Pavant , k
mime c^aiitnnrr que pour être pousiëw à l'amira , d'où :
Iflm et neutraltsatioa dea deux réaiatancea l'une par l'aotre. *
• • •
L'Académie apprend, avec une vive satisfaction, que IL DacandoUe,
un de ses associés étiangors, dont la santé paraissait gravement compro-
mise, est maintenant en convalescence. £Ue charge M. Duméril d'être,
auprès du savant botaniste, l'interprète de toos ses vcsitt.
Laséa«ie«atlavéeà5li«in«a. A.
ne a reçu dana celle séance lés onvrafes dont Toici les titras :
n»6,i856, in-4».
Proceedings oj the rojal Societji n* aa.
Journal de Mathématiques de M. CauLti tome i5, i" et a* cahier,
û>4*. (En dlemand* )
Mémoire sur une Manière nouvelle defntiquer tt^ération de la Pivrm
par M. le baron Dopuvtres; publié par MM. Samsos et Hégin; in-folio.
Procès-verbal de la Séance publique de la Société d\^^ricuUure,du
ComUmcest du Arts de Bwdogne-mn-Mo', imuele 34 sept. id54; m^.
' Mémoins de TJcadénde rojale de MetZi 16* année, Âlels, i8S6| in*^^.
Histoire naturelle et Iconographie des Inteçtes tfoUoftintf piw MH. M
Castbuiad et GoaY j 5* livsaiaon, in-â*.
Tnûté dtxAulniamUmseponomipies des Jnibesj composé
pariLSèaaJiasiT. 2. (M. Savary est chargé d'en rendra nnoompteieiWO
Nouveau Groupe d Orthoptères i peur M. A. Lefutes; (Extrait daa
Aruuiies de la Société entomologique de France, tome 4. )
Dé f Empli» de h Chaux en agriculture i par M. A, Pu vis; a vol. iu-ti*.
Leçone de Chimie a^HmUàr9,faU$t le sflmaiteht pqr l|. QtaiBDta , «,
fiouen; 7* et lo* leçon , in-i a.
, Gazette médicale de Paris,- n* 7,
Ga^te des Hôpitaux i ïi' 17,
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COMPTE RENDU
DES SËAJSCËS
DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES.
SEANCE DU LUNDI 82 FÉTBIER iSStt.
PIIÉStOEIlCB DB V. Cm. OUPIIT.
COBBESPONDANGE.
I/Académie reçoit et accepte arec reoonnaiManoe un médaillon de
GoiriMRcrr, adressé par madame O'Connort fille de ce célèbre académi-
cien. Ce précieux médaillon est de la main de M. David, membre de TA»
cadéinie des Beaux- Arts,
M. Sisti ». envoyé, en itt.i4) un mémoire ayant pour titre : Compa-
raison dê$>dmat écheiias des mesures de longuear de la France, tune sud-
vtaU fsneimuie mêtm lùtàain, et Foutre suivant la nouvelle mesure mé-
trique, commençant pour la première du point, et pour la seconde, du
miUimètre, jusqu'à l'extraction totale de la ligne méridienne. 11 sollicite
anjoardlniiun prompt ezainen de ce travail; et lea GommlsMires, MM. de
Prony et Mathieu, aoni inrités par M. le Président k vouloir bien hâter le
compte qu'ils doivent en rendre à l'Académie.
M. Suverger prie l'Académie de désigner des commissaires à l'examen
tieaquels il puisse soumettre : i" un système de filtrage nouveau Jono-
ûomtnuà ia wuim u mhmjfmmatij a* aar OfflàuâkiÊS nomeUe dgs
tisbtt aytfhfww iH'dafaanfy. m. PMwalet eiftHyrisr sont cbargéa d» cet
( '78 )
M Aimé (Georges), aacien élève de l'Kcole Normale, avertit qu'il n'est
point Tauteur du mémoire sur la direction des aérostats^ présenté dans la
dernière séance, et que ce n'est que par une simiiitude de nom que ce
mémoire • pu lui être attribué par qudquee pttionnes.
M. Parayre écrit qu'il est parvenu à composer, au WÊOfm. d'âne prépa-
ration cbimiqiH* très simple fju'il fait subir au papier, un papier qui re-
tient dune manière ineffaçable l'encre à écrire (noire) ^ et il adresse, en
même temps, un ^eAafifk'ifon de oe papier; cet édiantilloii est renvojé
à la commission qtti est déjà diargée de l'esamen de plusieurs papien de
ce genre.
"SI. Ârago présente, de la part de .M. fFarden, une cuillère en cuivre,
façonnée par un indien avec un morceau de la masse de cuivre natif
trouvée |wiès du Lac ^qtirimr, et dont il a été question dans le Cmnpte
rendu de la séance préoédente(p. iS? ).
cauuE. — Théorie du trailement des minerais de fer dtins les luiucs-
fourneaux.
Daus une lettre adressée à M- Arago^ M. Chevremont , ingénieur, dief
de la première division des mines à Mbns, rédame la priorité d'invention
de la théorie des hauts-fourneaux t soumise à l'Académie par M. Le Play.
M. Chevreinont dit avoir parlé de cette théorie, il y a à peu près trois ans , à
MM. Tliéuard, Dumas, Perdonnet, Garnier, Grouvel , ingénieur civil, etc. 11 .
argumente également d'une édition de là Chimie appliquée aux jiru^ de
Cbiptal, publiée à Bruxelles, en l83o, par M. Guillerjg et dans laquelle
cette théorie, qui aurait été communiquée par M. Chevremont àlVI. Guillery
dés 1 827, estindiquée. £nfin, M. Chevremont rapporte les termes d'un brevet
qu'il avait voulu prendre en i634t et qui se trouve déposé dans les bu«
leanx du Ministère de llntérieur, à Paris; brevet dané lequel sa nouvelle
théorie de la réduction des minerais métalliques, et spécialement des mi-
nerais de fer dans les hauts-fourneaux, est exposée d'inie manière succincte.
« Toujours préoccupé de ma nouvelle théorie des hauts-fourneaux, j*ai
* fiât en i83a , dit H. Chevremont, quelques essais de laboratoire qui
» n'ont fait que la confirmer. Ces essais ont consisté à faire passer dans un
V tuyau en terre réfraclaire, contenant des morceaux de mine de ferspa-
» thique préalablement grillés, et en élevant la température du tuyau
» juitiii'à environ «fuatre cents degrés centigrades, un courant^ §um oxide
» de earhone. Les morceanx de minerais de fer qui, au moment de leur
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( '79 )
» introduction dans le tuyau de terre, étaient pproxidés et de couleur
» rouge, avaient, qiiaudje les ai retirés du tuyau, une couleur noirâtre,
;i et ib étaient, jusqu'à lean centres, entièrement rédnilt en métal très
» attirable à l'aimant. La masse de gaz qui s'est dégagée après avoir passé
» sor les morceaux de minerais de fer à l'état d'incandescence , était un mé-
» lange de gaz uxide de carbone et de gaz acide carbonique. J'ai employé
» aussi le gaz hydrogène tris carboné et j'ai obtenu les mêmes résultats
. a qu'avec le gaz oxide de carbone. »
La réclamation de M. Cheuretnont est renvoyée à la oonuniision qui doit
rendre compte du mémoire de M. Le Play,
Noos remarquerons ici qu'en présentant son travail, M. Le Play dé-
darait que sa déconforte datait d'une époque aaaei ancienne.
MTsmoB Bv ttOBB. ZMmomMMfoA ( rédamée par H. Dufamnd), du
théorème sur ta Valeur éu gloàe; par M. Saiobt. ( FcyeM d-dcssus ,
p. i6a.)
a Soit une sphère homogène, que l'on divisera en couches ronrentriques
infiniment minces. Supposons que la couche superticielle soit entretenue,
par des causes enlérieuresi à une température moyenne constante. Cela
revient à dire que la aowne de chaleur «pie possède cette première cou-
che, ne variera pas avec le temps , nono\)stant les variations partielles de
ses divers éléments. Admettons que la seconde couche, placée immédia-
tement an-dessous de la première, ait la même épaisseur que celle-ci ,
ou mieux le même volume, son épalsseor surpassant répaisseur de la pre-
mière d'une quantité infiniment petite du second ordre, qui s'évanouira
aux. limites. Admettons, pour un moment, que cette seconde couche ne
oommtmique point avec la troisième, située au-dessous, et ait la même
somme de chaleur que la première.
• D'après la loi de Newton , admise par Fourier, la transmission de la
duileur d'un élément à un autre, est proportionnelle à la différence des
températures de ces éléments. La transmission de chaleur de l'une à
l'autre couche, à travers la snrbce de séparation, sera donc identique-
ment la même à tout instant, en swte que chaque COUche gagnera autant
d'un côté qu'elle perdra de l'autre; car deux sommes de chaleur S et S'
étant égales, de quelque manière que l'on fasse la répartition de S sur
les élément* de la prearière oouche, et celle de 8' aor les éléments de
la seconde couche, o'esl-A-dire qndle que soit la oommunicstion des
élémenta d'une même couche entre eux y la diCttrenœ 8—8' sera toujoon
a6..
«ullet et les termes positifs qui entreront dans cette difFérence et seront
pro|>ortionneIs à l'écouleraent de la chaleur des éléments de la première
coucbe, par exemple, vers les éléments de la seconde, feront toujours la
mène tOMune que le* tetiM végMift proportioaiMb à V4omlMMrt>4e
lachalcar de h seconde à Iftivamière couche. Alors, si In somne 'S 'd*
chaleur que possède la première cotiche demeur* inv«riablt!,lâMnUM 8^
de kl seconde ooucbe ne variera pas non plus.
» Mais* si les deux sommes S et fi^ n*tei«ttt pas égales, l'échange de
ofailear antre Jes deux coaches fl«nit.dîffiMrt4 il «ornt Uen an- profit
de celle qui possède la moindre somme de chaleur, et Téquilibre tendant
•sans cesse à se rétablu-. S' deviendrait finalement égal à S, qui est considéré
comme invariable. Dans l'un et l'autre cas, deux sommes égales de chaleur
se maintiendront ainsi sur deux couches de ▼ohunes égaux, ce qui don*
nera pour ces deux couches la même température moyenne.
n Rétablissons la communication de la chaleur entre la seconde et la
troisième couche. Si leurs deux sommes de chaleur .sont égales, rien ne
sera changé dam les températures moyennes dea trob ooudies. Ibis si
ces sommes sent inégales, l'équilibre dans les échanges se rétablira fina«
loment, comme pour la première et la seconde couche. Continuant à
raisonner ainsi , on voit que cet état ^'équilibre mobile sera étabti dans
toute la sphèrei tloie que chaque ooucbe recevra de se voiiine la même
■quantité de chM^ir qii*aUelui transmet, dans le néme temps et k travers
d'autres éléments.
B Entiu, si la sphéré n'était pas homogène, la comnuinioation de k
dudeur, d'une coiidie à Tanlre, serait totalement changée; elle derieii-
dnit une certaine fenctioà de la oondoctfliMté et de h chaleur spécifi*
que; mais si ces deux éléments demeuraient les mêmes sur toute l'étendue
d'une même couche, variant seulement d'une couche à l'autre, la commu-
nication de la chaleur serait changée sentblablement sur toute la suc&oe
de s<|penAion des dent «oadm, et fou arriverait an même résultit final
que dans le caa de l'homogénéité. •
MTOQtrs su QMAM.—'Extnùtdmie lettre de M. Ddhauej. rela^vea la lettre
«ub9siiB-ian$ la sitaiee précédait» par M. Saiost.
a Le premier théorème dont me parla M. Saigey consiste en ce que,
quand les températures d'une sphère sont devenues fixes, la température
•mojenue de \^ soffftoe cet la même que celle du veMre et db toutae ka
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(««!)
surfaces spbériques eofWeBtriqac*»"le4i«rdi« que je n'avais pas conui»-
MDce qu'il eàt été énoncé; que M. Poinon vnAt déiMÉitvè 'qttcÂl^|«fM«fii^
positions sur ce point, et que j'examinerais la question. J'en trouvai une
démonstration analytique très simple; mais M. Poisson doit l'tre réelle-
mont considéré comoi» Finrenteur de ce théorème, qui n'est qu'un cas
ce ijne, dans le cas en question, la température du centre est la moyenne
(le celle du milieu extérieur : elle est donc aussi la même qur celle de la
surlace, ce quise voit en supposant uu certain <x>«iiU<:ieut mkin. lit comme
lp<|lw lfl»aurfikeaooiioentrtqtta>(rtitd« températures fixes, leur moyenne
est constante et égale à celle du centre. Ou voit donc, en y regardant de
près, que ce théorème ne pourrait être réclamé que p.ir M. Poisson ; mais
pour moi je n'ai fait qu'en donner la démonstration directe, qui est plus
iÉlople quetMièNI^«'1^iéiJllf«'p>fte qu'U'n*> ilïmiitiiTÉi»iiii xii'nn
sàntt àlàsuite de recherches plus générales; j'aioutera<4[iètMdkAiili#b|l
Il pas énoncé tontes 1rs conséqiiences , ce nV-st qu'en ri \[iniinnnt avec soin
que j'ai vu qu'elle reutermait, comme cas particulier, celle du théorème «a
queatipD dus le eu de rhom6généité:>' *>>oq»b t9 liiffrl^v-^lisî^ r
»'jè pÉBse Ml ifecond théorème dont m Vpavié M. J^^. fVi«lrfli^^
délllQatr|[ autrefois que la ît-mpérafiirt- iTioyeniie annuelle, provenant *de
l'tfraÀn du soleil, était la même en tous les points d'une même verticale,
situés à une profondeur très petite par rapport au rayon de lu terre. Il né-
gligeait avec raison la jiN''<i|Hi|MMI^ WtÊKÊ&f 4biiMMP'>IÉHM>(«W>iaÉMMe
sur les températures de cette couche stipérficielle; mais depuis les tempé-
ratures invariables jusqu'au centre, il considérait la prf>papation latérale,
cymme ce|a était évidemment nécessaire. Cette dernière partie de la ques»
ti^' Défini pas résolue par M d<iMetMwMfë «ÉM|^ln^Mlt^l« ra été
depuis par Lapltzce et M. Poisson; j'ai moi-même ajouté quelque chose
aux solutions de ces célèbres géomètres, dans un mémoire présente 4
l'Açad^mie, il y n six ans, et imprimé dan$ le Jourruil de l'^coie itoljttch^
ni^itàXe propagatiâ^éN^ ^ttne eheee ^titÊM^^MÊÊti^
connaissent' b théorie niathématiqiie defo châtoÉI^MNÉtMIélie impassible
de n'y pas avoir égavd qwend les circonstances ne sont pas les mêmes
dans toute l'étendue de la surface; les équations l'expriment forcé*
DMtttMm
a Sur mon invitation, M. Saigejr% envoyé une dénumatntion I fAetk
démie; je demande qu'elle soit remise aux commissaires nommés pour
eioniner ma note, afin qu'ils puissent décider si , pour cette partie de mon
( «8* )
travail, il y avait eu des démonstrations exactes données par M. Saig^, Il
est inutile de répéter qu'il u'est pas question de l'énoncé de ce théorème,
puisque dans mon mémoire il est dit positivement qu'il avait été donné
aivsiit moi. •
La lettre de M. Duhamel et la note de M. Saigey sont renvoyées & la
même Gommissioa que le premier mémoire de M. Duhamel, source de ces
débats.
«mora MsnfaâTiQin. — Ltun dê M. Gsught.
«L*AGadéane des ScioBoes déjà reçu les premières livraisons des nou-
veaux ezerdoes que j*ai eu l'honneur de lui oflrir. En attendant que les
suivantes lui parviennent, je ne puis résistRr au désir d'indiquer ici quel-
ques-uns des résultats qui s'y trouveront contenus. Ces résultats me pa-
raissent de nature à intéreiser rAdadéni» , à laquelle je vous prie de vou-
loir bien donner lecture de «elle note, en demandant qn*dle soit jointe
au procès-verbal et déposée dans les archives.
9 Les livraisons déj;» imprimées jusqu'à la septième, renferment la suite
du mémoire sur la dispersion de la lumière. Quelques autres encore se
rapporteront an même objet D4ns le $ 3 que vous aves reçu , j*ai donné
(pa^ 34 et 35) les conditions nécessaires et suffisantes pour que la pro>
pagatlon de la lumière soit la même en tous sens. Ces conditions établissent
des rpipports numériques entre certaines sommes triples et aux difterences
finies, composées de termes dont diaenn dépend : i* de la distance r de
deux molécales étbérées; a* des angles 9, ff,^, formés pour ( eite distance
avec les axes coordonnés; 3° de l'action réciproque /"(r) de deux molé-
cules l'une sur l'autre, et fournissent le moyen de débarrasser des angles
a, f , 7, les sonmea que l'on conserve dans le calcul. En supposant ces
conditions remplies, on obtient pour tous les milieux une première approxi-
mation des mouvements de l'éther; et l'on rpconnaît que l:i <iur('e T
d'une oscillation moléculaire pour une couleur donnée , ou le rapport
f ss^, est liée avec l'épaisseur / d'une onde plane ou le rapport i=s ^ par
une équation du troisième degré en r* , Vpii offre deux racines égales et
une racine simple, toutes développablcs en séries ordonnées suivant les
■guisiiamseB aaoendhntas de i*. Pour une couleur donnée, c'eat-à-^re, pour
jime valet» donnée de cette équation sert k déterminer la longueur d'on-
■
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( «83 )
dubtion ou la valmr de A, et la vitesse de propagation de l'onde liuni*
neiue oa a s j*.
» Ifantre part, les conditions dont il S*a|[il tout toujours remplies, lors-
que les sommations doubles relatives aux angles peuvent être transformées
en iptégrations doubles aux diiïéreaces infiaimeot petites. Il est donc na-
torel de penser qu'où obtiendra une première approximation des mourc-
mentadeTéther dana tous les nilieux, et probablemeut avec une grande
précision les lois de son mouvement dans le vide, si l'on transforme les
sommes triples aux différences finies eo intégrales triples aux diftérences
infiniment petites. Alors, dans la aérie qui repréianla k dévdopperoent
de la raeinedoable de Téquation do troitièBBe degré, le coefficient de i*"
devient une intégrale simple relative à r, et se réduit même à tme cona-
tanle.mnltipliée par la différence entre les deux valeurs qu'acquiert le
produit
quand on attribue successivement à la distance r des valeurs nulle et in-
finie. Cela posé, le phénomène de la dispersion disparaîtra, si le produit
en question s'évanouit toujours pour une valeur inQuie de r, et se réduit
à nne conalante difitrente de aéro, pour us i, et ponr nne valeur nnlle
def. CeM oe qui aura Hen, par cMoiplet li h IÎNietioii/(r) est de k ionne
A étant positif. D'ailleurs , pour que le rapport — reste positif, il faudta
. que la constante A soit négative , c'est-à-dire que les molécules d'étber
se repooBNBt. Donc bob fermnlea donneront dans le vide, ooofiMniémant
à l'expérience, la même vitesse de propagation pour toataa lea coolem, si
l'action réciproque de deux molécules est une force qui, sur un rapproche»
ment considérable de cea molécules soit répulsive et réciproquement pro-
portiemeiitÂlaqmÊÊlnèmepttiftmieedtladUÈuiee, Déji dans ka ancieos
eserctcea (5* volume, page 2o3), en considérant k mouveoMnt d'ut
ajalème de points matériels , j'avais remarqué qu'il fallait supposer
kpfoduit r^{r) nul avec r pour faire disparaître des termes que M. Na-
vier a oiwaervéa dans les équations des corps élastiques. Mes nouvelles
racbercbei aar k Imnière doivent frire eraire que oe prodnit ne a'évtnoait
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( '84 )
pas avec r dans le fluide ctliéré. Probablement il ne s'évanouit pas non pluft
avec r dans les corps solides; d'où il résulte qu'on peut calculer le meuve*
ment des corps élastiques avec une approximation qui am auUBaaate dana
tm^aild non)bM'de«M, cwtrtinarortnant ,«v«c M. Na«léi^*la«oiMMi aux
dîPR^rcnnp* finies en int<sp-a1«>R nfux différ^nct's inriniment petites.
a Lorsqu'on tesse de trait^nner les sommes relative* aux angle* en in*
tê>gHmmBl(mm»m'tlÊ^V^ Mcinet ^gaha de l'é-
qnaHon dtt detirtêrt^e dëgHS itout génétttleiwent remplaoéeb pardeavraeinea
p^u <IifF(*Tont>>^ l'iinr !'nutrp,fr l'on obtient les ph^iomènes de la polflri-
■;ation et de la doirble réfraction, comme on l'a vu dans le» paragraphes déjà
publié» de 'ittaW ikiénidii^ Bbîs'ewpentgénéraliser encore les résultats qui
«y ttônyitel' ttolilMirfnat «ëit dé»Éteft»ah»»e* ft»imiie> t^ifritef «^'et'èfc— nt
de négliger les somme; composées de tèrMefquic^ngentde srigne en même
temps que le» cosinus des trois angle« «,'Ç,^. Albrs les racines de l'équation
du troisième degré, développées en séries, renferment des puissances im*
paires de i multipHées par v/—t vptfr suite la valeur de  correspondante
à une valeur donnée de é*, devient en partie imaginaire , et des exponen>
ticUes négative»i «trod«ites comme facteurs dan» les valeurs des déplace-
ments inolécttIairas.-peuvent les faire décroître trèarapiikroent, et les ren-
dre insensibles à unediatance plus oiiHAaDa:«enMdérable.dc kt surface d'un
milieu rélrinfmitj > iionque ^cettct Jiatnunfteai uoMpwaM» mux^ longueurs
d'ondulation , le milieu devient opaque. D'ailleurs les coefficients de r, dans '
les exponentielles négatives , étant fonction de /•, varient avec les cou-
leurs, ainsi que dans le passage du rayon ordinaire au ra^ uu extraordinaire.
Nosformulea ainsi généralisées repr^âenlent les phénomènesderabsorption
de la lumière ou de certains rayons, produite parles verres colorés, la tourma»
lîne,etc .. le phénomène de la polarisation circtd;iire produite par le cristal
de roche, 1-hoilede térèiaenthine, ctc— {f- orr les expérjenoes de MM. Ara-
go, Biotv^Kswéli/.)»iHlleé- «■cifeatutténM* à déluiuiiam tes') conditions
et lesloîsde ces phénomène^} jelies montrent que généralement , dans
un myon de lumière pnlnrisée , une molécnic d'étiier décrit une ellipse.
Mais dans eertain» -cas particuliers, cette ellipse se cltange en une droite;
otitors <m ^<iiitti<l|t^la yelBi'isati»H TectiKgne. AjoulMn «jnevsi )e noeffi-
ôenCde^dMsilS «xponentielles négatives diiTére de aéro, les ellipses dé-
erilespnr diverses molécules décroîtront de plus en plus pour des valeurs
croissantes de r, et que, si ces valeurs croissent en progression ariAuNéti»
que, l'intensité de la lumière décraltm en. progression géométrique. Enfin
leualeul pnsmieqmidwshemid d» radwv l'ImilvdMésébmlime, etc.,
(«85)
la polarisation des rayons iransnit |Mrallèl««ent à Yn» (•'il s'agit du
cristal de rociie) n'est pas rigourouCMt OUOoMn, m» ip'aloi» IW-
lipse dinêre très peu du cercle.
1IÉM0I1B8 nussui'nlB.
tmw générales sur la conservation des
(CoiQmisaaires, UM. Biot, Silvestre» Ch. Dupin.)
»AWOiw>iL0— ■ — » AflPWf IL FvommM sur une Tête dours /tmiU
doÊmàe mt wmtée d» JtJeaiêmlê par M. Labut.
«L'Ac^émie m'a chargé d'examiner une tête ours fossile qui lui a
été dmnée pir «un ooiilnn, M. iMnj, Cette téte a été trouvée dans
1m gratict de MIakt, d^pertmeni dn Gard, par IL le doetoar Alesâ
Juliet.
• Elle appartient à la grande espèce des cavernes ^ à l'espèce à front
bombé, espèce qui a reçu plus particulièrement, comme chacun sait, le
MM #i0Wtf ^tdam.
> Sauf quelques très légères altérations dans les os du nez, aux arcadM
surcilières et ^goroatiques , aux crêtes orcipitales, etc., I* crâna propce-
ment dit est dana un état parfait de conservation.
. « La Mâdioira.inffrieiire n'a gnèra de notablement altéré que la.«nn.
djle desa brasche droite. Du reste, elle a ses six dents incisives, aa àmm.
dents canines ; elle a quatre des d«|)ta inolfiies du ^té droit; tn^m
celles du côté gauche nu^nquent
a TovimIm dénia mdairM de la mÉdKiireaiqpàrieiiM mmqneQt aoaai
hors un (ngn^ant de la postérieure du côté dnil; ne» cette n^rhoim a
8M six inciaÎTM et aes deux canines parfaitement con<;er\'ées
» En un «oot, et à ce très petit nombre d'altérations près, toute cette
tile m dana FMat la plia lan^rquable de eoM^rfation. L'imagination
i«aia ta^emaonMnft.à raipect de Ms ^/B4»âlt^ conaarvéa jnq^^^
c.a.iaw, i^iwi I. «7
r ,86 )
Jeiirs pfns petils détails, Pt dont n/'anmoins les espèces auxquelles ils ont
appartenu ont disparu de la suriace du globe d^uis tant de siècles, et
p«r r^Gfet de tant rie catastrophes éponvanlAlM.
» On sait que M. Cuvier, qui d'abord n'ataitoonpléiiaedeiiz espèces-
d'ours fofsiles dans la première édition de son grand ouvrage, en a
compté just^u'à trois (Uing la seconde, Yursus ^felœus, grande espèce à
front bombé; l'umts areioldeus , grande espèee à front plat; Vurnuprit'
cas , espèce pfais pelite; et tfttA en a wàtum iadtqué une cpiatrièaM , d^-
bord, sous le nom A'ursus «truscus , puis sous celui A'ursus cultridens.
» Mais ce n'est pas ici le lieu de nous arrêter ni à la détermination
de ces espeôes fossiles, considérées en cl1es~niénies, ni k la détennination-
de quelques autres espèces qui , depuis, ont été signalées ou proposées par
divers naturalistes : HIH. Marcel de Serres, Crmiet et lob«rt,Schiner^
lîDg, etc.
» Je Tiwa k oe qui toodie plos direetemeni robjel de ce rapport, sa-
voir, lé bit de Peaisteiiee de fmm^et^^ Fnmopï ec, & cet ^ppd, um*
drconstancf importante à noter iri , c'est que M. Cuvier n'a connu ce-
fait qu'au moment même où il terminait la publicatioH de la sacoiide édi«'
tion de 'Son grand ouvrage.
« LV>iirs, Ât41 , n'avait pas jusquli présent éiér twwwé-ioBsllfi en MHue i
* on vient de le découvrir dans une Assure de rocher près de Châtiliou,
a lieu du ili^partement du Doiibs, sur la rive gauche de celte i ivicrc , pré»
j» Saint-Hippoljrti:.... M. Duvernoy , oontinue-t'ii, docteur en médecine
» & libntbéiîard, et antrelbis mon très utile eoopéi«tettr pour ht'rédnallM»
» des trois derniers volumes de mes Leçons ^jénatomw com/wéê, arbiaw
» voidu m'adresser les os qui s'y sont trouvés.... »
» Depuis cette époque, Yours fossile a été découvert sur plusieurs autre*
potetade la France : dans la grotte d^Ossdte, dépairietuentdn Duubit dMSr
le-dipsirteinent de la Haute-Saône, à Fouvent, etc. Il a été déiwuwait.daus-
!«• cavernes de T.unel-Viel , département de l'Hérault , dans les cavetrne» de
SaMèles, département de l'Aude, etc., par MM. Marcel de Serras et flit-
ftMre; dans le département du Puy-de-D6me, pair MB.' <lR«la«l ul fcbwi»
par mt. mnè» et Booilfat, ele., etc.
» 1a tête que M. Larrcv vient de donner .i l*Acadéraie, ajoute dune,
MUS le poiut de vue qui nous occupe, un nouvel élément à cette ooe^sis-
sanae des rlehaiaes fossiles de notre sol; richesse» dont on peut vegririar
( »87 )
«lénrie s'ekt-eHe caywér d'aœueilUr ce don de M. Larrey, et nous
fthMib-MMt « dswfir, «ytent qn'un ptaWr, de lui proposer dVidMiHr
«le wutHim. Mt ranetitesm à mMm iMnonUe eonfrière. »
A lit suite (le c e rnpport, M. Geoffroy-Saint-Mlaire COIIIIIIIIIlïqae la
iiotu suivante «^ue nous insérons textuellement :
m Je {Mlle mee Études progreggivet : mémoire de gévlvgie et de pa-
l^9tttogtifbi* {voir le note pa0e9iX de* ours fioMtles, dont je bis un genre
eoop lenom deSpéléarctos; les animaux nrctoîdrs se rapportent à qnatresous*
.genres , les ours de la zoologie aiilidiluviemie , les analogues à Vursus ma-
ritimtu, les analogues aux ours <lc l'Europe, et les analogues aux ours
indiens ou onn des jongleurs.
» Les spéléarctus étaient des animaux essentiellement carnassiers, si
on les juge sur la forme de la boîte cérébrale et le grand écarlement des
arçades zygomatiques. 1^ sont des formes qui ne sont répétées que
ftr les plus oanuMierB des genresyê/&, le tigre et le lion. »
LBGTIJRES.
MrsiuMU ooOTâeis. — Mémmo sur fuel^uei parlieularités des organes de
Ut déglutition Je la classe des oistuuK êt des rutiles, pour setvir de suite
• à un premier méimirt sur la langue; par M. Dinmaor, Correspondant de
fj4cadémie.
■< La variété infinie, dit l'auteur en comnienrant, tjui se tnanif'f ste ;i l'oeil
de l'observateur dans l'organisation des animaux, c'est-à-dire dans les ins-
truments qui produisent et nous montrent les phénomènes de la vie, peut
éire étudiée sous pluiîeurs points de vue. Ou bien, en clicrcluint à la coni>
pi ondre, on atira pour but d'expliquer les particularités cpie l'animal pré-
sente dans l'une ou l'autre de ses fonctions, dans ses habitudes, dans ses
mœurs, et de montrer les disporitions organiques |dus on moins évi-
dentes dont elles dépradent. Ce genre de recherches apperlient à la phy-
siologie spéciale qui peut en rece>-oir de grandes lumières.
» En midtipliant les comparaisons, eu appréciant non-seulement les
dilXéreoces les plus remarquables, mais encore celles qui le sont moins,
( ' 8^ )
on arrive peû à peu à reconnaître les ressemblances générales et à juger ce
que chaque organe a de constant, d'essentiel pour le constituer, et à le dis-
tinguer de ce qui ne fait que le modifier, de ce qui le perfectionne ou le
détériore pour le mettre en bamiouie, selon les besoins de l'existence,
avec l'ensemble de l'organisme. On parvient ainsi à l'autre but de cette
étude, celui de découvrir le plan commtm d'organisation des groupes
plus ou moins généraux, celui qui doit fournir des matériaux plus ou
moins importants à la physiologie générale. C'est sous ce double point de
vue que déjà, en 1804, j'ai cherché à démontrer l'organisation de la langue
de certains mammifères et de quelques reptiles, dans un mémoire lu à la
Société savante à laquelle l'Académie royale de Médecine a succéilé. Ces»
encore sous ce double point de vue que j'exposerai dans le travail actuel ,
le résultat d'ane partie de mes dernières observations sur la même matière.
Elles ont eu plus particulièrement pour sujet la langue très mobile des per-
ro(]iiets et la langue rudimentaire du pélican , dans la classe des oiseaux ,
et dans celle des reptiles, la langue extraordinairement extensible du camé-
léon, et celle du crocodile qui reste collée, pour ainsi dire, au plancher de
la cavité buccale. En prenant ces deux extrêmes dans l'une et l'autre classe,
il sera plus facile de rendre évident le plan commun de composition de
cet organe et les différences de structure qui produisent des effets s»
opposés. •
Nous inséroiu ici les conclusions par lesquelles l'auteur a terminé soif
mémoire, et qui en résument les points principaux.
« Je crois avoir démontré dans ce travail, dit-il , plusieurs pointe inté-
ressants concernant l'organisation de la langue, ou des organes dedé^u-
tition, des oisgatuç et des reptiles.
> On peut en conclure, relativement à la physiologie générale :
» t*. Que la considération des os, comme leviers, ne fournirait que des
données incomplètes pour cette physiologie , si l'on u'y joignait celle dt$
muscles qui meuvent ces leviers ;
» a*. Que, dans l'appareil de la langue, qui est composé de la langue et
de l'hyoïde, la première peut devenir rudimentaire avant l'hyoïde, qui la
soutieut, sans doute parce que l'hyoïde a d'autres emplois;
a 3". On pourra voir, dans les figures jointes k ce mémoire et dans leur
explication, que l'os ou le cartilage hngual varie beaucoup pour sa forme
et sa com|>osition; qu'il peut être d'une seule pièce ou composé de deut
pièces mobiles l'une sur l'autre et dans la ligne médiane, et que chacune
d'elles peut être encore distinguée en deux parties, l'une antérieure et
( >89 )
l'autre postérieure, dont le développement et l'oeaification «ont très varia ^
lil«,Mii«Hit iMgtam «t arfm l»Mpèce>;
» 4*. Nous avons éttbti d'aiHsiu» qùm h forme et les dimensions de h
langue a'étu«nt pw tooioai» en rapport «vw la Ibme «t les duMBsions
du beo.
• 9*. QiMletimiidMdabkDgiiepeiiTentTariarliM«eonpdml««^
seaux, fmmf^om m trantn insqu'à six paires dan» le perroquet ^ tandis
qu'il n'y en a qu'une ou tout au plus deux dans beaucoup d'échassiers, et
que la langue rudimentaire du pélican en manque absolument , le seul qui
anhsist» dans oat animal s'étant arrêté au corps de l'byoide ( l'byoglosse
» 6*. Ou a vu que, dans le pélican, Fhjoide conserve un certain déve-
loppement, ainsi que la plupart de ses muscles protracteurs et rétracteurs,
qui août encore reconnaissables malgré leur excessive extcnsioB dans
répaisssnr daa parois de la pocbe som a^ndibniaiw.
» •f. Nous avons démontré que cette pocbe , dont les paroiarariannent
si promplementsur elles-mêmes, quand elles ont été distendues par la pe-
santeur de la proie que l'animal avale « doit surtout cette force contractile
à an ften de tiiao élaatiqne igA eMre dan» b aoinpnriHwi de eis
» Relativenneort à la langue des reptiles, ce mémoire comprend :
a 8". Des observations sur les mouvements de protractiou eatraordinairc
deJa b^giie da camiléon, fidtaaaur ranianl Tlnmt, élddissint que cel
animal peut atteindre m ptote k une distance pins giande qne la longueur
de son corps et de sn queue réiuiis;
» 9*. On y a vu, en détail, quelle était l'iirpilliiiiiiiiiii de cet instrument
et CMMMBt, nmlgré se stngalarilé, qui est en rapport avae ses elftls ea«
lieiiiiliniirsB . on pouvait les raaienar au plan généinl da la langue des
animans wertébrAs, du moin» pour sa coaaposilion «sensé et museu-
Isire.
» Ici les nuidea intrinsèques de la langue sont entiàrenMntaiperésdea
nnadee ealrinaèqneS} tandis que den» d'antres reptiles et les nemmifires,
les uns et les autres sont plus ou moins entrelacés.
» lo". J'expose d'ailletirs, daus ce travail, une nouvelle tbéoKe, pour
expliquer l'extension ai particulière dont celte langue est susceptible;
a II*. Enfin, je montre» danala langue des croeodiles,l'entreeroissine&»
le i^us évident, le pinaceinple^deafidsceanK inuscuhireededeuK muictea
sjmiiriqMab»
( «90 )
Iftnv iMjvMP'dKioli' tMjbiè Mi|MMliiiM M Mmk |iMM( pflniciAteri
(lu mémoire de M. Dmemojr. Le pr(*mier éM NlMlf au ##HliiiiH«»
des monnnwÉta fie M«IMoila« de hi jioeAe MtÈÊ'nmM^airv 4a
péUean,
m J*ai dioMivert ce monisme, dit BC Duternoy, dan* un réaeiN lM»
^Mqse, fltMé 'Mi-ddtors dès firiMMiiK «uteafeMi. le ne faorncmi à
llMNqaèr ici, aynnt rlôj'i ou roccnsion (}(• le fnirp cCfrmaîtrft aillHir».
Oe féseMi se curopose de filets principtHMt qui partent de la li^e
moywae, et se dirigtjnt urèB obHipietMWt en «n4ère, «e tiant par de»
fleift l«iél«» MMlfiéft et fli» peifis*qifMi «WaiaR féci|»igi|mniii.
Il en résulte uu tissu extrêmement élastique, eapeble de revenir prempiM»
ment sur liii-nnémc. lorsque la cause qui I*a distendu a CPssé d'agir, ce qui
protUiit la contraction des parois de la poclie, sans bÉgue pour l animâl,
pavtte ^^n'H n'y a pas ici dépMMe des lattervililie. Ceat no wani «xemple
iejoaterà ceux déjà connus, dans lesquels certains mouvements et cer-
taines positions fixes iont le produit de cette même force élastique. Tel est
entre aun-es le ligament qui tient la troisirroe pbalan^ des chats ÛécUi^
vers le hMt stir le oôM'de Ik eeeoa^ plietatige; tel m eeiui qui mito*
tient- baillante la coquille des bivalves. Tel est l<> tissu jaune élastique
de la peau intenlig^itale des mammifères à pieds palmés; de l'aile des
chauve - souri* (i), qui ride cette peau à mesure que les doigts se rap-
Le niodtld point dn mémoire de M. JTUMme^^ que nous reprodtilsotWKi,
n pout obiet II .théorie à» vKKtvemeim si imigaUerttle la langoa im 0a-
méléon.
■ J'ai observé, dit M. Duvernoy, pendant cinq mois nn tismélétm vivant,
et j'ai en souvent roctiéifbn de te voit lancef Ml kngne enHNne un tivitaor
une proie; les mouclii's t-xcitaient peu son appétit: il était long-temps sans
vouloir se donner la peine de les prendre; car tout mouvement semble une
peiue pour cet animal apathique. Mais il se décidait bien plus prompte-
«oent'k prendte les ponalMs de jardin et anrtoot In aridgnéea qu'on
mettait à sa portée. Cette portée est beaucoup pins grande qu'on ne
pourrait se l'imaginer nv int d'en avoir fait l'expériencp. Notre caméléon
était perché sur un petit arbrisseau en - dedans d'une fenêtre contre
laquelle nous Mehlôns llnieel» dont 11 ilévait •'«opM'. De celM Ma*
il lir»! -^Il fui I lu I I Il I ■■■■rf I II H— » IWM I
Principt» dmafamig «ttiifMirée, par K, Decietay da Mainviib; t. f , p- tAs.
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( '9< )
niére, nous pouvions facilcinciit mcstiicr I iulrrvalle qui l'en sépai-ait,
et l'allongement nécetsaire de sa langue pour s'en saisir. Quand l'insecte
lui plaisait, il pan'enait à l'atteindre à une distance qui excédait la lon-
gueur do son corps et de sa queue n^unis.
» La vitesse avec Inquelle le cauiéléon sort sa langue de sa bouche et
l'y rentre, ne peut se comprendre,;! notre avis, que par un mouvement
musculaire. Maison a de la peine à concevoir comment cet organe peut s'al-
longer si fortement et se raccourcir imuiéiiialement après, avec une pronip
titude extrême? Voici au reste l'explication que je crois pouvoir en don-
ner : l'hyoïde, sur lequel toute la langue, cl particulièremeut son gros bout,
est enlUée, représente la tige du bilboquet, dont la boule est ici la massue
de la langue. I.i corde qui attache la boidc ù la tige est encore repré^ntée
dans l'appareil de la langue par le ligament qui s'étend de l'extrémité «le
l'hyoïde à celle île la massue de la langue. L'etïort simultané de tout) leh
muscles qui tii-ent Thyoule en avant, tels que Iva géni-/iyoieùens et céra-
touUens, et les cérato-inuxiltiem , réuni à l'action du mjiu hjvtUieii, pour
soulever le plancher <le la bouche, et à celle du tnaxUto-pcUcUia (l'analo-
gue du génio-vaginien des serpents ) pour jeter hors de la bouche le gros
bout de la langue, doit en elTet l'en faire sortir en le détacliant de l'hyotile,
coumie l'eftort du joueur détacite la boule de sa tige.
n Au moment même, les mu.scles linguaux droits rapprucUeut les lèvres
de la capaule pour pincer la proie que l'anitual a visée. Presque aussitôt la
langue rentre dans la bouche par l'élasticité de ses parties fortement dts^-
tendues, par l'action des sterno- hyoïdiens et cératoïdiens, qui sont très
reculés eu arrière et très luugs pour avoir plu.s d'étendue de contracliow ;
et par l'eliort des cératu- g lasses qui ramènent toute la langue sur son m»
osseux, comme l'adresse du joueur entlle la boule du bilboquet sur sa tigii^
L'allongement extrême de la langue est l'effet de l'éteudue et de l'extensi-.
bilité de la peaii du fourreau ; il est produit par un jet de l'extrémité de lu
langue qui, eu étant lu partie la plus pesante, se trouve lancée coqame uii<
fronde, ou plutdt comme la boule du bilboquet, et quille de même la tigti
glissAule de l'hyoïde, s
( «9« )
eamiK. — Observations sur le mémoire fie M. Guiaiv-VAiinT, concernant
f amidon de pommes de terre; par M. Patbh.
a M. Payen commence par rappeler un passage crun mémoire qu'il a lu
le 3 novembre dernier à l'Académie , et dans lequel il annonçait les troi«
résultats suivants :
» 1*. Dans l'eau aérée ou privée d'air, l'iode bleuit TamiJon ;
» a*. La fécule et l'amidon, chautTés avec l'eau en vase clos, même à
140** centésimaux, sont colorés en |j|eu par l'iode après leur refiroidis"
sèment
» 3*. L'amidon, en se dissolvant par la diastase dans un appareil distU-
latoire, ne donne pas de produits volatils qui puissent représenter la
propriété de bleuir par l'iode.
• Dans les tissus vivants, ainsi que le montrent des figures dessinées par
M. Turpin et par M. Payen , la fécule peut être rompue bien au^essous
des températures auxquelles la rupture a lieu dans des expériences de la»
boratoire. Ces dernières ne sont donc pas , dit M. Payen , des objections
suffisantes contre les assertions de MM. Edwards et Colio, ni coutre ia
théorie de l'action de la diastase dans la végétation.
» M. Payen ne s'est pas occupé du composé cristal lisable entre l'adde
sulfuriqiie et l'amidon , relativement auquel M. Guérin conteste les ré-
sultats de M. Théodore de Saussure.
B Toutes les fécules commerciales de pommes de terre observées con-
tiennent du carbouale de chaux , et ont une réaction légèrement alca-
line ; elles sont accomnagnées d'une substance volatile à odeur spéciale;
qtunt à la chlorophile, M. Payen ne l'a trouvée que dans la fécule extraite
de tubercules assez peu enfoncés en terre pour que la lumière y eût
accès.
■ M. Payen cite des exemples nombreux d'altérations ou d'hydratations
des substances organiques et inorganiques, à des températures basses ou
peu élevées ( le sucre , la fécule, la gélatine, les stéarates alcalins, etc.).
■ Il ajoute qu'on ne concevrait pas pourquoi la fécule déchirée ne se
dissoudrait pas rapidement dans l'eau , si elle contenait 0,98 de matière
soluble directement, comme le croit M. Guérin.
» La formule C"H*°0'*, pour la composition de l'amidon, indiquerait
moins de carbone ou plus d'eau que celle adoptée, équivalente à H**0'*;
cette dernière est la même que celle de l'amidone et de la dextrine pures.
( »93 )
d'après les analyses de MIL PéUgot et Payen ; «Ue ft'acMNrdetvec ic8 obaer-
▼atioDs optiques de Jl, .
d« l'alBidtae, stfTMit
C»H*»0*«« 1 Hvclropène 7, m V =s 100
I Carbone 4*» 19 )
d'en j Hydrogène 7,112 > =s
^ Oxigène &i,5g j
Undis ^ue l'autre équivaudrait, à
• I 4>M •••
Carbone 36, 61 ]
... 57,4a J
Oxigène.
MableiM. Payeu indiquer une altération Tamble dans l'extraction de
«tttt mbelMw»» -et iTmamm plus que db» vAtutiMt i^aeaaidMneBti.p«tt
avec les produite oblemia comparatimnBM eA'tnIUlS famidiM, !«
amidins et ramidon par l'acide sulfurique.
» Cette altération paraîtrait aussi à M. Payen , indiquée par lu grande
diffénmoe d-actioa de i'Mïdte «uUimqae ^ui attaque à peine, et 4b k
diasiase qui a'imiqM plab te-dèox «iddiiM' aiaipatawntr lipHpochéi à
froid, dans le vide. La même déduction lai paraîtrait encore devoir être
tirée de la suppenlkm que ks amad«w et liamidiae «orÉient combiné» dans
la fécule.
» Enfin, en admettant même cette oonbinaiaon, il aérait encore fort
oonrenabre, sdon M. Payen , de désigner sous le seul nom d^amiehne, la
substance qui forme lu féi ule , et qui se distingue par tant de propriétés
applicables, et en grande parue appliquées aux arts. Les caractères dis-
tia(miftdtel^HMk»e, qui n'appartfeiMiettt à nem tuxn principe imaédht ,
a««tt
. » I*. Sa transformation par la diastase :
• » Son extensibilité prodigtauagpar i'ean à loo*, et sa contractiiilé par
f «Wiiiament de ttopératame ;
» 3*J S«calMnlitatelilM»|iérfttnod»;
• '» 4"' ^ oontractioD et lâ précipitartion totale de cette substance bleuie;
• 5°. Son extensibilité dao» k léealo,'*! à firaid par de très faibles so-
lutions alcalines;
. » e*. fti i^penilirth ptHri^pIwi Jhmliin lit itdlptliiii^dttulMlii,
«klteqdi- k dktMdiit^
CB.iiaa.i»awiiiM 98
( '94 )
» j*. Son hydratation dans la fécule par rupture de ceUe>ci, p^jg ta
conferaion en sucre sous rinfloenoe d« la germination.
' ,'«vlLP<yiit Hr4wiM< «a iwaimi lu pdiiNi mr leM|iMtt Im Fecheidw de
M. Guérin-Varry confirment Ms résultait j M «ras qn^ «obtemia «n mn-
niun avec M. Pcrsoz.
Ce sont I " a* et 3* les trois premiers résultats précités.
» 4'. L'ttfatciiwdehcJ^wlPM. , . J
* 5*. Son énergie éotorme sur b fécule oaraiaidbne hydratées.
» 6'. La production de la dextrine et du surrp sous cette influence.
» 7". L'inertie de la diastasesur tous les autres principesinioiédiat8,ce qui
distingne nettement de PemUDbn râiiiA!^ obeerfée ptr M. Piajeii dans lee
tubercules des dahlias et des topinambours.
» 8*. Le succès du mode d'extraction indiqué par MM. Penos et Fiq^eo.
(Depuis M. Pajeu en a indiqué un plus simple encore.) - -
» gP. i/aiftémion apoiltwiéerde la^Mtaae diiMNite.L*aiileiir indique ta
mém» aoliMi, quoique tri» leme» «or la aiAetance pulvérulente.
» lO". L'absence de dégaf;ement pÉén pendant la réaction de Ik dias>
tase.
» t r> Ia seediaiifioation plus avancée de la ftenle , par suite d'une plus
grande hg^dnlation , et même la oonvenioa totale, soivant Ml Gnérin-.
» La séparatiOB complète des matières étrangères à hi fécule; sépa-
ration qui justifie biea la dénomination de diastase donnée à l'agent qui
l'opère. »
tatsiQDS. — Sur la polarisation des rajons calorifiques, par rotation
progressive ; par MM. Biot et Melloki.
« M. Melloni ayant constaté que tous les rayons calorifiques émanés des
«■MMs terrestres, «ont également et complètement polarisaMes par la
réfraction, soit double, soit simple, et M. Forbes ayant récemment re-
connu que la réncxion totale, répétée deux fois, modifie leur direction si-
mnllMlée de polarisation, comme elle modifie celle des rayons de lumière;
nous avons pensé que peut-être ces mêmes rayons aalorifiquea seraient
«ensiblm à l'action dm substances qui défient inégalement les plane de
palarisation des divers rayons lumineux , vers la droite ou VMS la gBUche
de l'observateur ; et , en effet, les choses se passent ainsi.
> Mais la manifestation de cette propriété demande quelques précaa*
«ioiH. Rmr ksjn^joM lamineua, fai dMaHM dm plana da potariiaitqB
est on phénomène progressif, qt^, dans cbaquaunliau, cralt propnrlioa-
Digitizec oOjtlg
( '95)
nelleonent à l'épaisseur trnveriée. Si donc il s'opère sur les rayons ca-
lorifiques, il faut, pour l'observer, obvier à l'absorption par^illeinent pfcr.
gressive, unit inégale, que oette épaiflieur prodnit sur' em. Mous y
aoNHiMs parvenu» en néimiawBt deux circomlMice» qtti ei^eMmi«m <i
rendre les effets plus sensibles. D'abord nous avons rassemblé le flux ca+
lorifique en uo faisceau très dense , à ûlets pallaréles , en le réfractant par
une leatille de sel gemme dont le foyer coîuciilait avec la source de
clialeuiv ooaumBfi.HeBoiii l'avait imaginé p6nr ses expériences de poln-
lÏMÔon. Easuitet^pami le» aobelances qui dévient les plan» de polnrisa-
tion des rayons lumineux, nous avons thoisi celle qui, en possédant ce
pouvoir au plus baut degré, absorbe le moins les flux calorifiques. Cette
mbatance est le crialal de roche taillé perpendicalairanMint à Taxe de
double réfraction. Nous avions encore Tavantage de trouver, dans oe cristal
même, des plaques qui exerœnt le pottvoif rotstoire en sens contraire,
avec d'égales inteusités.
» Le fiùsceau calorifique ainsi préparé est transmis, comme l*a imaginé
H. Forbes, 4 travers deux piles de lames de mica très minoes, disposées
rccta!it;u!;Mmnont. T.a plus voisine de la source rayonnante avait son plan
d'iiicidence vertical, l'autre liorizontal. I^es lames étant supposées suffi-
samment nombtenaes, la première pile , placée vers la source rayonnante ,
doit polariser le flux - calorifique en un seul sens, et la seconde doit le
réfléchir ensuite en totalité ; de sorte que l'appareil thermoscopiqne n'en
éprouverait aucun effet. Toutefois, par des causes qu'il est facile de com-
prendre, cette rigueur n'a jamais lieu. La première pile laisse toujours
passer tme certaine proportion du flux incident sans la polariser, de sorte
que la seconde peut en admettre une partie et la transmettre au ther-
moscope. Mais ce résitlu se mesure avec facilité, et n'empêche point la
manifestation des pbéuonieues que nous voulons examiner. Au con-
traire, il sert à distinguer les effets dus à l'absorption simple de ceux
qu'il faut attribut I i T u tion rotatoire. Car eu mettant d'abord les pla-
ques de cristal de roche hors du système des piles croisées , rafTaibli&se>
ment de la quantité transmise indique la proportion de chaleur qui est
arrêtée par la simple interposition des plaques; et ensuite, en les plaçant
entre les deux piles, on a l'efiet combiné de oette interposition et de
l'action déviante exercée par les mêmes plaques sur les plans de polari-
sation des rayons calorifique* : de sorte que cette action, si elle existe,
leMSW^estera pai; Uii différence, des effets observés dans les deux cas,
• ^Mtm m9t» fàiê. Jfthvti um plaque de crislil de raehe* q«l défUie
a*.
( )
les plans de polarisation des rayons lumineux vers la droite de l'obser^'a»
teur : &on épaisseur était de 7**"',5. I^n conséquence, d'après les lois
de ce genre de phénomènes, établies dans les Mémoires de l'^cadémù
pour 1817, page 58, la déviation que cette plaque produisait sur les
plans de polarisation des rayons lumineux était de i3i degrés pour
les rayons rouges extrêmes du spectre, et de 33 1 de^és pour les
extrêmes violets. Elle imprimait dune k ces plans de polarisation on*
lUspersion déjà considérable ; et c'était précisément pour cela que
nous l'avions choisie, espérant qu'elle disperserait de même les plans de
polarisation des rayons de chaleur. En effet, si son influence s'étendait
aussi à ces derniers rayons, cette plaque, placée entre les piles devait
dévier et disperser les plans que la première pile avait réunis, et rendre
ainsi le faisceau modifié plus apte à traverser la seconde pile. C'est aussi
ce qui est arrivé : l'effet thrrmoscopique a doublé dans cette nouvelle
.situation <le la plaque, et en outre, il a conservé une valeur exactement
constante quand on l'a fait tourner sur elle-même dans son propre plan
autour de son axe de cristalli-sation; ce qui montre que la double réfrac-
tion n'était pour rien dans l'effet obser>'c. Et bien loin qu'elle eût pu con-
tribuer à le produire, elle l'aurait au contraire diminué, ou même anéanti
si elle Y était intervenue , c'est-à-dire si le flux calorifique n'eût pas tra-
versé la plaque cristallisée exactement dans le sens de son axe de double
réfraction j c'est ce que l'on pouvait aisément voir dans la disposition de
notre appareil, en déviant tant soit peu la plaque de l'incidence jîerpendi-
culaire par un petit raouvemept horizontal. Car, dans quelque sens que ce
mouvement fut opéré, l'obliquité d'incidence qu'il donnait au flux calori-
fique faisait aussitôt naître une double réfraction, dans laquelle le Êkiscemj
polarisé par la première pile se trouvait précisément préparé pour suivre
en totalité la réfraction ordinaire; de sorte qu'il arrivait à la seconde pile
dans des conditions exactement, ou presque exactement les mêmes, que si
la plaque de crist.il n'avait pas été interposée.
» Les choses étant disposées ainsi , nous avons placé derrière cette pre^
mière plaque, toujours entre les piles, une seconde plaque de même épais-
seur, ég^ement perpendiculaire à Taxe de double réfraction, mais qui
possédait une action déviante dirigée contrairement à la première, de la
droite vers la gapclic de l'observateur. Placée hors du système polarisant,
cette seconde plaque diminuait la transmission d'une quantité à peine
sensible; noais, entre les piles, derrière la première plaque, die diminuait
cette transmission sept à huit fois davantage, la réduisant presqu'au même
( >97 )
état que si les deux plaques n'eirasent pas existé. Celte seconde plaque
ramenait donc la plus grainle |)aiiie <l« rayons caloritîqiios k la din-ction
commune de poiarijiatiou primitive que ki première pile leur avait <)oMnée,
et qu'ils avateat perdue dan» la première plaque; et ainsi les deu^ placjnejt
agissaient en seus contraire sur ce» rayons comme sur la lumière. La resti-
tution aurait été totale si la polarisation imprimée par la prcniière pile eût
ét»^ parfaite, et si l'on eût pu ajuster rigoureusement les axvs des demt
plaques eu ligne droite, avec on appai«il divisé.
» D'après cela, si les «kui: plaques combinées, »u lieu d'être ain»i oppo-
■ées l'une à l'autre, eusscot exercé de» actions de même sens, la disper-
sion des plans de pohtiisatiun s'en scrail accrue, et In transmission pai' h
seconde pile seiait devenue plus abondante. Pour le voir, nous avons ôté
b seconde plaque, et nous lui en avons substitué une autre à peu près
de même épaisseur, mais ayant le même sens de rotation que la première
plaque : la transmission s'est trouvée aussit<)t plus forte par les deux que
par la première seule , comme nous l'avions prévu.
o Entin, pour réaliser complètement cette conséquence, nous avons iu-
terposé entre les piles une seule plaque épaisse de 4i millimètres, qui dis-
persait les plans de polarisation des rayons lumineux jusqu'au point de
donner deux iujagcs sensiblement incolores et d'égale intensité, lorsqu'on
la faisait traverser par de la lumière blanche polarisée (i). Elle a agi de
même sur les i-ayons calorifiques. Alors, non-seulement la transmission par
la seconde pile s'est trouvée tout-à-coup augmentée dans une grande pro-
portion; mais encore on a pu faire tourner cette seconde pile conîquement
autour de l'axe du faisceau transmis, en lui donnant toutes les positions
par rapport à la première, soit parallèles, soit reclangtdaires; la quantité
transmise est restée constante : la plaque épaisse avait ramené k l'état de
clialeur naturelle le flux qui lui él ut arrivé pij4;ii isé ii:ius tui seiil pian.
• Les expériences précédentes prouvent que les plans de pobrisation
des rayons calorifique», sont inégalemenl rléviobles par les mêmes ac-
tions physiques, qui dévient inégalement les plans de polarisation de
rayons lumineux; il en résultera donc pour ces rayons un nouveau carac-
tère spécifique qui se trouvera vraisemblablement, comme pour la lu-^
mière , lié à leur réfrangibilité. Nous nous proposons d'étudier ce caractère
(i) Galle plaqcM était 'bic» ptrpeiHknrlaire fc l^axe, et r^n"'ïi'''^^^nt critltiTli^ dm»
Mute son épaiMeur , eomme •ou s'eo Ml anai^cn obMrrMt let an&eaox noflibreux et
bi«:ttdi«tia«u qu'elle doDiwtt avec U flamuic d« l'alcool ttU.
( '98 )
dans ses détails; et nous chercherons particulièrement à reconnaître si dans
chaque milieu doué du pouvoir rotatoire, les plans de polarisation de
chaque rayon calorifique sont déviés proportionnellement à la masse de
matière traversée, ainsi que cela arrive à l'égard des rayons lumineux. Mais,
pour obtenir ces mesures, il faut que nous ayons préparé des appareils di-
visés, et que nous ayons cherché, dans les analogies de la lumière, s'il n'y
aurait pas quelque procédé plus exact et plus efficace que les piles pour
polariser In chaleur sans avoir à redouter des modifications aussi intimes
sur les flux polarisés. C'est alors seulement que nous pourrons essayer de
reconnaître si la polarisation par rotation peut être opérée par les fluide»
sur les rayons de chaleur.
s Nous joignons ici le tableau des expériences successives dont nous
venons de donner la description :
Source de chaleur employée. Flamme dune lampe Locatelli.
DérlaUoDt
do
Quantité de chaleur échappée aux forceii poUritantes dei deux pilea de
mica croisées (■) 7''>5o
Interposé, en dehors du système polarUaul, une plaque de cristal de
roche ( épai»*eur, 7'**, 5) 6,35
Interposé, en dehors du système polarisant, deux plaque* de cristal de
roche (épaisseur commune, ^"",5).. 5, 80
Interposé, entre les deux piles , une plaque de cristal de roche k rotation
vers la droite ( épaisseur, 7"",5) ia,a8
Interposé , entre les deux piles , deux plaques de cristal de roche i rotations
contraires (épaisseur commune, 7"",5) 8,4o
Interposé , entre les deux piles , deux plaques de cristal de roche à rotation
vers la droite (épaisseur totale , 7"'',5 + 5" ) i5,65
Interposé, entre les deux piles , une plaque de cristal de roche i rotation
»ers U droite (épaiiveur, 41 millimètres) aS.ig
» Nous avons fait aussi quelques essais avec la chaleur de la lampe
Locatelli transmise par le verre noir opaque; et nous nous sommes assurés
(1) Ces piles sont les mêmes qui ont été déji employées dans les expériences de
U. McUoni sur la polarisation. En comparant les transmission que leur système donne
^ans les deux positions, parallèle et rccUngulaire , on trouve qu'elles polarisent ^ d«
la chaleur antcrieuremeut incidente. . . ,• 1 . . .•.
Digitizc
( '99)
que les mêmes phénomènes avaient encore lieu, comme il était naturel
de le présumer. Toutefois, U est vraisemblable que cette chaleur transmise
«8t moins hétérogène que la dialeiir Areete; «t «km tes de |Mfari-
ttlioit des rqrons qni la omaposent seiaieiit moins smceptiUM de disper-
sion. Mais ces détails ne peuvent être appréciés qu'en amenant les piles
dans divers azimuths autour du faisceau transmis;, et ppur cela un ap>
pareil divisé est indispensable. »
A là prière de M. Lihri , dont la santé' n'est point encore entièrement ré-
tablie , M. Ampère est chargé de remplacer cet académicien dans la com>
mission qui, àheétnoe précédoite, a été chargée d'eaaniiner le ménuNM
de M. Ltcm4ih snr timég^uÊlon dgs épmlionÊ à indiegs fimiiùmairet.
Il s'élève une discosaion à laquelle plusienTS mendiras prennent part,
sur un Avertissement à mettre en téte de chaque Compte rendu, et qui au*
i-ait pour objet de faire connaître que l'Académie ne répond , en aucune
façon , des opinions ou des faits contenus dans les analyses de ses séances,
publiées par ses fletiélrii es; efequelesSecrétsireseauiémes, simples rsp-
pertaufa dcs.travavDC soumis à TAcadémie, se bornent à reproduire exac*
tement les opinions ou les fiiits contenus dans ce^ travaux, sans en répon*
dre. Cette discussion sera reprisé dans une séance prochaine.
•
lA séance est levée à 5 heures.. B...
( )
Comptes rendur hebdomadaires des Séances de FJcadénie des Sciences^
fetmrfe t898i ni* 7> ^M^*
Comptes rendus hebdomadaires des Séaticei de PJcaàêiid» du Sciences.
. — Tables alphabétiques; ao(U—~ décembre i85d; in-4*-
Second volume oj' tl^ principal Documents relatin^ to the survej oj the
Caatt of the mâled etatei,from october tflS4, io mvember t885; psMiépar
M.F.'R. HAsstBn; New-¥Ôrdi, i855, in-S".
Descr^^thnde Motets iparM. Limoiiitb db L^ti&v; a toI. in<-8^, Mbtcon,
i855.
Fojra^êm» fJmêrî^ métidkMaie/ pirH. A. iit>KttcnY ; lo' livraison ,
Phrsiographie. Description générale de la Nature fpoiw servir dSntroduc-
tion aux science géographiques ; par Iv. ConTAUBiwr^f «ris^ io-8*.
(jtf. Mathiea f)ft,ptr^^ 4'^^ f;eii4ce.iwcM«ptt vedial.)
de Père chrétienne jttstgfà ^pei jqumptrH, h ^Letâtmr PmwuAj quwiMiirt
Fcrrand, iti3C, in-S".
Annales des Sciences naturelles s par MML Addoujh , Milmb lù>'WAitD9,
BaoroauBT e( Gonuiinr; tome 4» nomnlira i855« in-é*.
Mémorial aicjrclopédique et progressif des OmiaissaHees hamtdaesî
6* année, n" 6i , in-8°.
Traité de Médecine pratique i par MM. Viokhx , Lainmn , foaeoite,
Rambaux et Thimst; in-è^.
Joumalde Phamaeie d duSciaieesaeeesst^f n* a, aa année, ta-0*.
Bulletin général de Thérapeutique médicale et ehûwgicalêf par
M. MiQDEL ; 5° année , tome lo, 5" livraison, iii-8'.
Journal hebdomadaire des Progrès des Sciences médicales i n* 8, i836,
inrS*.
Gaasm médicale de Paris g Uxane 4, a* i856, in-4*.
Gazette des Hôpitaux; n* n — aa , tome lo, in«4%
Êçke da mtmde savants i" et a* divimo, n'y.
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COMPTE RENDU
DES SÉANCES
DE L'ACADÉMIË DES SGIËIMCËS.
SEA5CB DO LDNBI S9 WÈmSB. 18».
PBisiDSKCE m ir. €■. ma.
Il ' '
(XHlBKSPOlVDANCf:.
M. le maire de Rouen voulant éclairer le conseil municipal de cette
ville sur le mérite de deux plans qui lui ont été présentés pour un jardin
botanique, demande à l'Académie des Sciences de lui transmettre son
•vis.
Les membres de la section de Botanique feront UQ rapport k et sujet.
A roccasioM (lu i-apport de M. de Frcycinet concernant le sextant double
de M. Rowland,M. Arlur rappelle que dés l'année i8a3 il fit ajouter au
cercle répétiteur à réflexioD une pièce qui le rend propre à la aiciitre
de toutes sortes d'angles, et que la description de cette pièce fut con*
signée, en i8a4f dans Toiivrige qu'il publia sur le cercle de Borda.
M. Nicod adresse, pour la commisnon Montyon, de nouvelles observa^
lions sur les fongus de la z>essie.
En réponse à la réclamation de M. Chevremont, M. Le Plajr transmet
uno lettre dont nous extrayons le passage suivant :
^ c I! résulte des termes mêmes de la lettre adressée à l'Académie, que
l'auteur ignore encore complètement les principaux résultats de mes re-
cherches, et que, par conséquent, la théorie qu'il a pu imaginer sur le
( aoa )
haut-fourneati , doit diflérer de la mienne dans les points les pluh essen-
tiels. La réclamation de M. Chevréiuont est donc la suite d'une méprise
que l'Acadéinie pourra oonsUtn* â*Mtluit plus «sfoMiit que deux per-
sonne*, dlées par cet ingénieur ea témoignage des déoouTertes qui lui se-
raient propres, font partie de la oommission à laqndlea été renvoyé Ten-
nien de mon mémoire. »
M. Bui^fy présente quelques remarques rebtives à un mémoire de
M. Ostrogradsky, dans lequel ce géomètre cberdie si Ton peut toujours
ae dispenser, dans le calcul des différences partielles à deux variables, de
considérer les variables indépendantes comme fonctions d'autres variables
accessoires.
ASTHOOMiE. — Sur an rninusrrit arabe flans lecjuel se trouve signalée
l'inégalité du mouvement de la Lune connue det astronomes sous le nuni
de variation; par M. Am. Sijxuun*
Les plus anciens astronomes £iisaîent mouvoir la Lune uniformément
le long d'une eîreonfèreneede cercle dont la Terre occupait le centre. Ilip-
parquc découvrit le premier (juc la vitesse apparente de notre satellite
n'est pas uniforme. Pour expliquer cette inégalité sans renoncer à l'unifor-
mité réelle de mouvement et à une orbite circulaire, qui, l'une et l'autre,
dans la célèbre école d'Alexandrie, paraistaient de ressenoe des révolu-
tions célestes, Tlipparque plaça la Terre à quelque distance du centre du
cercle que la Lune était censée parcourir. A l'aide de cette excentricité, il
rendit compte, assez exactement, de certaines variations considérables de
vitesse qui dépoident, comme noua le savons aujourd'hui, de Vellip-
tidté de l'orbite lunaire.
Quand les instruments astronomiques se perfectionnèrent, on rSCOI^
nutque les inégalités dépendantes de l'excentricité, ne représentaient pas
exactement toutes les Sbservatîmis de fa Lune. L'erreur allait, dans quel-
qoes positions, à près de trois diamètres de l'astre. Cette nouvelle pertur-
bation, Ptolémée en trouva la loi mathématique; il montra que sa valeur
varie proportionnellement au sinus du double de la distance de la Lune
au Soleil, diminuée de la distance de la Lune à son périgée; on l'appelle
évaetkm : c^est le plus beau titre scientifique de l'anleur de VJlmî^esie,
Le troisième pas, dans l'observation des mouvements lunaires, fut la
découverte d'une perturbation qui disparaît dans les conjonctions, dans les
oppositions, dans les quadratures, et qui atteint sou maximum dans
les octants, e*est^ire quand la distance angulaire de la Lune an So-i
Ml 6tt do 45* ^ i35*> Cette inégdtlé est dMgnée eoin le nom de
variation.
Jus(|u'ici la variation avait été considérée comtne une découverte de
ly^ho-Bréhé. Le but de M. 84dQk»t est de pranver que cette perlarlietioii
d« nMNtvement lunaire était connue des- Arabes; qu'elle se trovre dans un
ouvrage Aboul-lf 'efà, cotiteinporain Fbn-Jounis ; que cet astronome
en constata l'existence, à Bagdad ^-ten l'année 975. M. Sédillot appuie
tontes «s assertions de la tvadoetioiB qnll a fidte ^im passage àa menas-
crit arabe, n* 1 1 38 de la BibUothèqne da Boi. Si l'on reat bien eoniprendre
j4boul-fVefà , il faut se rappeler qu'en vrais disciples de l'école d'Alexan-
drie, les astronomes arabes admettaient exclusivement des mouvements
circulaires et unilorroes, en sorte que pour rendre raison des inégalités ob-
eervdes dans les vitesses a|i|MreQtes des asim, ils «raieiit fecou» , «oem
les astronomes ces , ^ ries exoentriqœs etàdes épicycles. Toidla tradoe-
tiOD donnée par IVL Sédillot :
Sbotiov X,D«ta tnU&me anomalie ( ou inég<UUé)4e la Lune, appelée
mubazat (prusneiue).
• Item, après avoir déterminé les deux anomalies dont nous venons de
• donner la descriptiou , et que ii#is avons expliquées , l'une par le moyen
» d'un épicyde, savoir, la pmnièrs anonoKe, qae nous avons vue ooiis-
» tannnent lors des nojonctions et des oppositions, et dont nous avons
» reconnu la grandeur par des observations consécutives ; ayant trouvé que
a dans ces mêmes temps elle ne s'élève pas au-delà de 5 degrés environ,
» mais qu'elle y peutébo Moindre, et mémm quelquefois toat<à4ait nulle,
• tandis qu'en d'antres tsasps, cTest-è-dive htm des oonjimctions et op-
» positions f l'auteur arrive ainsi à la seconde inégalité), nous avons vu
s qu'elle peut être plus grande, parvenant à son maximum, coranie
» MOUS l'avons reconnu, lorsque la Lune et le Soleil sont près de la
» qnadraiuro, et pouvant alova angassater de a degrés demc tiers en-
> viron , quoiqu'elle puisse être moindre et mine nulle ; et nous avons
> eapliqué cette modification (de la pvenière aaonalie par la seconde) au
• BSqyen d'un excentrique.
s Or, après avei» èitêrihié ces deus anonMies et l*es€entricflé, savoir
» la fliaisnrn du centre de l'ercantriqne au centre du zodiaque , nous
» avons trouvé eMOre OM troisième anomalie , qui a lieu lorsque le
m centre de l'épii^jrcle est entre l'apogée et le périgée de l'excentrique,
jf et qui atteint à tm aaaximuaB lorsque )» Ijine est en trine et en sex-
( ao4 )
» tUe avoe le Soleil environ, mais qui n'a pas Heu et qae nom n'avon*
» reconnue ni detis les conjonctions et oppositions ni dans les qua-
a d ratures.
» Ainsi, après que nous avons en déterminé le nonvement de la Lone
» en lonnilude et son mouvement en anomalie, nous avons considéré le
>> temps où. par rapport à l'épitjclp , il n'y a pas d'anomalie, c'pst-à-dire
» le temps ou la Lune est à l'une ou l'autre distance, apogée et périgée,
1» de l'épicycle; car lorsque la Lune est dans l'un on Tautre de «en deux
» points, die n'éprouve aucune des deux (premières) anomalies, et son
» moiiYpinent devrait être égal au mouvement moyen, ssToir à oelui^qui
9 a lieu autour du centre du monde.
» Biais lorsque dans cette cîroonstance. la distance entre la Lune et le
> Soleil est telle que nous l'avons dit, nous lui avons trouvé (à ta Liinc)
» uue troisième anomalie d'environ une demie t-t nn (piart de tlri^ré
I» fquarante-cinq minulesj à peu près. Pour cela nous avons observé la
« Lune dans les temps indiqués, et nous avons eu son lieu vrai dans un
» des degrés dn lodiaque (sphère des signes). Nous avons en même temps
» cherché sou lieu par le calcul, que nous avons corrigé par les deux ano-
» malies ci-dessus décrites, et nous l'avons trouvé plus grand ou plus petit
» que celui-là d'environ une demie et quart de degré; et nous avons
B trouvé que cette anomalie est au-dessous de cette quantité, lorsque la
« distance de la l.mw. au Soleil est plus petite OU plos grande que le sextile
» ou le trinc. D'après cela nous avons reconnu qu'elle existe indépen-
a damment des deux autres que nous avons précédemment décrites; or
» cela ne peut avoir lieu que par Teflet d'une dédûiaisoa fèbangement de
» position ou de direction) du'diamètre de répicjcte à l'égard dn pmnt
a autour duquel se bit le mcnivement égal on moyens savoir le centre du
a zodiaque.
» Le diamètre de i'épicyclc ue peut <lfcluier (changer de position à Pé-
• gard) du point autour duquel a lieu le mouvement moyen, sans qu'il
» arrive à la Lune une anomalie dans le aodiaque (sphère des signes), « t
a cela parce que l'apogée de l'épicycle varie et que la ligne menée du centre
a du zodiaque au centre de l'épicycle ne passe plus par leheu où elle passe
» dans les temps où leoentre de l'épicycle est vers Pune on l'autre distance,
» apogée ou périgée, de l'excentrique, et (pi'ainsiilyavarialion dansladis-
» tance de la Lune à l'apogée de l'épicycle (projeté sur la splu-re des signes).
a (juuut au mouvement de la I^ne sur son épicycle, nous avons établi
» qull comntenceà l'apogée lorsque le centre de l'épicycle est vers l'une
( ao5 )
» ou l'autre distance , apogée ou périgée , de l'excentrique; et, après avoir
a considéré attentivement ce que nous avons exposé et déduit pour ce
a point , nous avons trouvé que sa distance au centre du monde, vers le
B côté du périgée de l'excentrique , sur la ligne qui passe par les centres,
» est égale à la distance qui est entre le contre du zodiaque et le centre
» de l'excentrique. »
Le passage qu'on vient de lire, en le supposant authentique, donne-
rait à l'astronomie arabe un caractère particulier qu'on s'était accordé à lui
dénier. Jusqu'ici, en effet, chacun disait avec l'auteur de l'Exposition du
S/stème du Monde: a L'activité des astronomes arabes s'est bornée aux ob-
» servntions; elle ne s'est point étendue à la recberdie de nouvelles inéga-
«p lités; sur ce point ils n'ont rien ajouté aux hypothèses de Ptolémée. » On
voit que ce passage aurait besoin de rcctiûcatiou si Aboul-}f''ejà avait dé-
couvert la variation avant Tycho-Brahé. Aussi, pour éclaircir ce point cu-
rieux de l'histoire des sciences, l'Académie a-t-elle chargé une commis-
sion, composée de MAL Biot, Arago, Damoiseau et Libri, d'approfondir
quelques doutes qui se sont élevés, et surtout cette difKculté sérieuse, pré-
sentée par un des quatre commissaires ( M. Libri): Sï yéboul-f*^eJà a re-
connu la troisième inégalité du mouvement de la Lune, comment se fait-il
qu'aucun des auteurs arabes qui lui ont succédé n'en ait parlé? Ne serait-il
pas possible «jue le passage, découvert et traduit par M. Sédiilot, fût une
interpolation dans une copie de l'ouvrage de l'astronome de Bagdad, posté-
rieure à l'époque de Tjrchof ,
ru\si<jUE. - — Sur les prupriètcs des couiuitls électriques propagés à travers
un liquide; par Tsl. Ch. Mattedcci.
On sait principalement, par les recherches de MM. Marinnini et Bigeon,
quelle influence exerce, sur la production d'un courant électrique, l'é-
tendue relative des surfaces métalliques plongées dans un liquide et for-
mant elles-mêmes le couple électro-moteur. On sait qu'à mesure que la
distance des plaques dans le liquide est plus grande, il faut, pour obtenir
le maximum d'effet , augmenter la surface de laquelle part le courant, re-
lativement à la surface qui le reçoit, et cela d'autant plus que le liquide
est moins bon conducteur. Ainsi, dans un couple cuivre et zinc, l'élément
cuivre doit, en général, avoir plus d'étendue. A ce fait, M. ALmcucci
a déjà, dans un autre mémoire, ajouté cet autre fait : que l'étendue des
surfaces plongées conserve les mêmes rapports, lorsque ces surfaces sont
de morne nature, toutes les deux cuivre, par exemple, et destinées seu-
( ao6 )
iemeat à conduire un courant qu'elles ne contribuent pas à développer.
M. Màttraeci rapporte de nevr^ce expériences k l'appui de ce qnH avait
avance.
Après avoir ainsi étudié les circonstances qui influent stir l'intensité du
courant à son entrée dans le liquide comme au point où il en sort , M.Mat-
teacd cherche à l'analyser dans son trajet intermédiaire. Id se présentait
l^iaflaence dce écrans métalliques interposés dans ce trajet, influence si*
js;n«1ée en premier lieu par M. de la Rive. Le physicien de Cenève avait
montré que l'action des écrans, en quelque sorte absorbante, est en gé-
néral d'antant pins sensiUe , rehtifement à Fintensité êa courant primitif,
que ce courant est plus faible, le trajet dans leKquide plus long, et le
liquide lui-même moins conducteur. En se plaçant dnns des circonstances
iavorables, eu faisant traverser au courant un canal de i mètre de Ion-
guear lempli d'eau de puits, M. Mattaocei étudie FactioB absorbante d^ime
seule kune de pbtine interposée en AfRraats points de ce trajet; il bit
voir que cette action est plus faible lorsque l'écran est dans le voisinage
de la suriace par laquelle le courant pénètre dans le liquide, plus grande
lorsque l'écran est auprès de la plaque par laquelle le courant va sortir.
De Paction des éerans iaelés dans le liquide, M. listtencel passe à la
recherche de la portion du courant qne Ton peut soutirer , pour ainsi dire,
eu plongeant dans sou trajet à travers le liquide les deux extrémités d'un
conducteur métallique formant un multiplicateur. Les résultats généraux ,
quant à la distance mntodle des extrémités ainsi plongées , sont con-
formes à ce que M. de la Rive a fait connaître depuis long- temps. Ainsi les
pointes plongeantes restant à la distance constante de o*,o5, ce que l'on
obtient en leur faisant traverser un morceau de bipis ou de liège, on trouve
que la porticm de courant soutirée , proportionnelle à Finlensité du eooMnt
principal dans le voisinage de ces pointes, est à son minimum aumUieu du
trajet entier; qu'elle est b plus intense près du pôle positif, un peu plus
faible près du pôle négatif. M. Matteucci ajoute que si l'on transporte le
qrstéme des pc^nlaadufil gslrantmiétrique dans la partie du liquide située
en dehors des pôles paro&le courant principal entre et sort, ea racoeille
aUideU du pôle positif des portions très intenses de courant, tandis que
l'on en trouve à peine des traces au-delà du pôle négatif.
De là résulte naturellement l'hypothèse que le courant principal se ré>
pend dans le liquide eu r^ounant à partir du pèle positif et dans tous les
sens autour de oe pôle,puisen convetfjeant ven le pôle négatif, mais sans
ledépesaer.
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( ao7 )
Dans le trajel iutermédiairc entre les deux pôles , M. Matleucci étudie
encore la distribution du courant, en remplaçant une des pointes prolon-
geantes du 61 galvanométrique , par une petite lame. Il fait voir que le cou-
rant soutiré est plus intense lorsque la lame est voisine du pôle négatif et la
pointe voisine du pôle opposé; plus faible pour une disposition contraire.
Enfin, doux lames remplaçant les deux pointes du fll donnent lieu à
des résultats analogues, conformes à l'Iiypotlièse précédemment énoncée.
rirrsiQVB. — Note sur un courant électrique développé par des lames
métalliques homogènes ; par M. Mattedcci.
Ou sait que la moindre différence entre l'état de la surface de deux
lames de métaux d'ailleurs homogènes , suffît pour les rendre capables,
lorsqu'elles plongent dans un liquide, de produire un courant.
I^a manière dont l'électricité passe d'un liquide dans un métal ou
dans une membrane, permet à M. Matteucci d'obtenir encore un cou*
rant avec des plaques d'un seul métal, qui n'offrent pas même les dif-
férences dont on vient de parler, et qui plongent dans un seul liquide :
il suifit de partager le liquide en deux portions renfermées dans des
cavités séparées; chaque portion du liquide reçoit une des plaques, et
les deux portions commaniquent entre elles par une troisième lame
métallique ayant k ses deux extrémités des surfaces inégalement éten-
dues. Cette inégalité suftît pour déterminer le sens du courant qui tend
à se produire de part et d'autre , une des extrémités de la lame inter-
médiaire lui offrant plus de facilité pour pénétrer dans le liquide, l'autre
pour en sortir.
OPTiQt'B MATBÉiLiTiQi'E. — Lettre de M. Caucht à M. Ampère sur la théorie
de la lumière.
« Dans ma lettre de vendredi , je vous ai fait connaître les divers ré-
sultats auxquels j'ai été conduit par mes dernières recherches sur la
théorie de la Uunière. ( Foir le précédent Compte rendu.) J'aurai bientôt
riionneur devons adresser un extrait de ces recherches. Mais, en atten-
ilant, je désire joindre eïicore à l'exposition que j'en ai faite quelques
observations nouvelles que je vous prie de vouloir bien communiquer
à l'Académie dans sa plus prochaine séance.
» Lorsque la propagation de la lumière est la même en tous sens , l'é»
quation du troisième degré qui établit une rclalion entre le qtiarré de I»
( 208 )
quantité s réciproquement proportioitnelie aux durées des oscillations
moléculaires , et la quantité^ réciproquement proportionnelle aux lon-
gueurs d'ondulations, étant résolue par rapport à j*, fournit deux racines
égales cl ime racine simple. Or je trouve qu'au lieu de développer ces
racines en séries, il est plus commode de les présenter sous forme finie.
Dans ce cas, en nommant r la distance de deux molécules,/" (r) l'action
de Tune sur l'autre, et changeant les sommes triples en intégrales, je
trouve que la racine double peut être représentée par la somme de deux
termes, l'un constant, l'autre proportionnel à X'. Le terme constant a
pour facteur la valeur extrême du produit r*/ (r) correspondante à une
valeur infinie de r. Le second terme a pour facteur la valeur du produit
r'f(r) correspondante à r = o. Il en résulte que la racine double, ou la
première valeur de j*, cessera de s'évanouir dans deux hypothèses, savoir,
i**. si ry(r) se réduit à une constante finie pour r=o, i*. si le produit
r f (r) se réduit à une constante finie pour r = » . La première condition
sera remplie si l'on a
ou même, en supposant la réduite s= zéro ,
/('•) = ^i- .
La seconde condition sera remplie si l'on a
fir) =
» l^a "première hypothèse me semble représenter les mouvements de l'é»
ther dans le vide. La seconde représenterait»elle les mouvements molé-
culaires des corps pondérables? C'est ce que j'examinerai plus tard. Dans
l'une et l'autre hypothèse , les termes conservés par M. Navier dans les
équations du mouvement des corps subsistent, comme je le disais dans
ma dernière lettre. Mais il est juste d*ob5er>'er que les rapports entre les
coefficients semblent différents de ceux qui paraissent convenir aux corps
élastiques. Il y a plus, dans la première hypothèse , il faut avoir soin de
prendre pour origine d'une certaine intégrale relative à r, non pas précisé-
ment une valeur nulle de r, mais la distance des molécules les plus voisines.
Autrement cette intégrale, qui d'ailleurs ne se trouve que dan» la se-
conde valeur de s*, semblerait infinie. Quant à cette seconde valeur de s'.
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( a«9 )
il serait iotérea^ant d'examioer si elle ne pourrait |>as représenter le muu-
wpMOt d« h «(laleur. Je désirerais pour cette raison que tous eussiez la
«ompUmoe de ma tnmvnMtre qnèliuMe mu oèUede to> «fanées
«ù il « élé qoMtioB de la polarintion de la dMiaar, »
Awaoïwwu». '-^ Médaille fondée par le Bai de Danemarc, en faveur de oeltU
^ dkiamn Ifpnmier Mf» Mmite iilesccpiçue.
La fondation de cette médaille remonte h quatrefBi, mais lesYïonditions
du pon4x>urs Tiennent d'4i^ chaif^ées. Voici le aouraaa prç^raiume, tel
qnll a Até adressé k FAcadtene par IL SdnaisfMlM'.
« S. M. le Roi de Danemarc a ddgné fimder une médaille d'or, de la Tir
îeur de 30 ducats de TToUande, pour être donnée à celui qui découvre
Je premier une comète télescopiqiie , et qui remptit les conditions sui-
vauteâ; elles diffèr«At dans quelques points des conditions publiées en i83a.
» t;.ÏM médaMe «era dmroée 11 cdni qui déconrrale preoriar nneeo>
mète dont la révolution ne soit pas connue, et qu'on ne puisse pas voir,
au temps de la découverte, à l'œil nu, mais seulement par les télescopes.
» a°. Si celui qui découvre la comète réside en Europe (excepté seulement
la Gi^de>fir«tâgii(e), il est obligé de notifier sans délai sa déoourerte
k M. JiB&iMNMÀar 1 Altona ; s'il réside dans la Grande-Bretagne, ou dans
un lien hors d'Europe , à M. Francis Baily (Tavistock place à Londres).
• 3°. Cetteootification doit être £aiteparla première poste qui partdulieu
' delà ééeotvMtoT après qu'elle a ett;liea;.a'il n'y a pas de poste, par .la
première occasion régulière qui se présente, sans attendre, ni dais fun ai
dans l'autre cas, d'autres observations. Cette condition est de rij^iieiir : si l'on
néglige de la remplir, et si la comète n'a été vue que d'une seule personne ,
la médaille ne lam paa déoemée ; si plnrienn «Mit TO la «omiteV ^ diéiMIe
sera adjngéai eellëqai la première aora rempli la condition présente.
■ 4°- Cette notification doit contenir le temps de la découverte (pour
pouvoir décider sur Ja priorité) aussi cxacicuient que les moyens de
l'observateur en permettront k Uéterminauon , la position de la comé(«
et la diraotton de aoD BpowTwant, ai 4ouiaf(* tta ehaarrafiMa dtasa
seule nmt permenenl-de détewrinaf , Jtna» nmaiikté- appiOMLiuwilw ^ «n
divers points.
» 5*. Si les observations de la première nuit ne permettent pas de déter-
niner la jpoaition, la .diiiMlion du mQnTeoMfit .de |a comète .d'une
aiàre.iufliâ|iili, ga»HWBid<illi déoniircMB.aMaMii9«ii6t qn'jl anni.o|||MWt
4
I
( 210 )
une seconde observation , d'envoyer, ainsi qu'il est exigé pour la première,
une seconde observation k laquelle il joindmh longitude du lieu de l'ob»
tenwtioB quand la décooterte n'aura fm été ftil» dans un olMennitoire
dTane longitude connue. Mais l'espoir d'obtenir une seconde obienrattOB
ne sera jamais admis comme excuse pour avoir n^Ugé d*envoj«r imraé-
diateroent une notice sur la première.
■ médaille sera adingée douxemoU apris la décoomie de la co-
mète. Ce temps écoulé, on ne recevra plus de réclamatlone.
» MM. /laily et Schumacher décideront si une découverte peut être re-
gardée comme constatée, ou non. Dans le cas où ils ne seraient pas d'ac«
cord,lI. CMtov décidera entre eux. m
pHYSioi'E BB GLOBS wt iiéTioaoLooiB. — Foyoge en Orient par M. le
maréchal duc de RAcniSB, membre libre de l'J&xdémù: des Sciences.
Nous allons extraire de cette relation de TOjage la plupart das rénl-
tats numériques qu'elle renferme.
Températures d» sources.
Le bain tbemul de KukurU, k Broum en Billiynie. . + 84' ccuii|;ra(le$ (i).
M. le maréchal Marmont dit qu a Broussa il a vu un homme rester
long-temps daui un bain d*eaa dont la température 'élKtl+ 78* oen-
tigrade.(a).
(t) Ba i8a5» M. Jouannin avait Inavé pour U tetnptfntoie d« la source de Xm*
kurli, au poiut où elle sort de terr«ï, -f- 87"*, 5 centigrades. Le Ycni KapUdja, k il
sortie du sol, lui as"ait donne prcciseuicut le même dcjjré. La source thermale la plus
chande d'Euro[K-, celle de Chaudes-Algues, ne marque que 80°.
(2) En i^^.j , Foidyce , Banks , Solander, Blagdcn, Dundat , Home, Nootli , lord
Seaforb et le capitaine Pbippa entrèrent tout nu< dans une chambre où la tempé-
latere atmosphérique ëlnl dt 4* centicnuiat, et 7 restèrent {tendant huit mi-
nutes. La plus abondante tranipinliou garaotiuait le* chairs des .efitls qa'nae aiHtt
haute température de l'air aurait certainement produits sans cela.
Cette expérience ne doit pas être confondue avec celles où le corps humain est
p1on^;é dans l'eau. Ne^vton donna +4^* centigrades comme la plus forte chaleur d'un
bain d'eau où l'on puisse tenir la main en la remuant. Il s'assura que, si la main
at imie pa% oa psat aUntO* ftnshaatev cmiigraiii. les asfaaiseaBlsisdaat
e
Google
(an )
U pmde MMuw fui aovt an fM ègVtÊfwtfm et abim né» pnà» fKttà» 4»
+ i3».5t«itig.
MS MVnM da Scamandre ioat ii ^ 'î'jS
Zfl FÏMaiiur </u PocAa, à Smyrne,è + 90*, •
|i« «MT tharmaks de Siggia , à deux lieues de Soq^ , è. . + 56», o
fLaMureedit lac deTantale,k. . ^ i4*,5
leêMtmrces de laplainede BgrreM'îk* ^ ai» o
tTMMnrtei i , ] + .5%o
Lm Fontaine dÊlitéct k Jéricho, A ^ ao* o
i .. '^/>rt<.>- ■• .... '
Nous rapporterons les observations thennométriques faites à l'ombre et
auaoleO, hxnqae nontMinwt en 1« temps de les fénnir «n tdblMnix «t
jU dMwtf.lM MtM à b pnenitae li|M deettte noie, tcom^ut, par uoe moyenne ,
qeTeii pc«|t «admet evee le vuSmt une tcmpéietiin
de + 4?* centifndM duu le meifie,
de ■+- 5o*,5 dans l'eau, .
de 4> 54* dans l'huile,
de + 54**6 duisl*alMo|.
Xe médecin Conère rapporte qu'un homme robuste ne pvt pas lester plus de trois
minute» daju un beie dTeie dMnwde de loaMOIeB dont h teeipéfatese 4ieit. . . .
•4- 5o* centigrades.
Lemomtier ae baignait habituellement i Barèges k la température de 38* centt-
giredil.' n leslelt chaque foie dans le bain pendant uoe demi-heure sans incooTénient ;
•Mb dnf «ne Bxpérienee on le thermomètre n»rq;oait + 4'** *P*te *** minntei
dtencrrion, la Aienr rnÏMelait de tous les points de Tbagedeee OMldecÎB; font eon
corps éuit ronge et gonflé ; à le ImUkme ndaete il tfpreefe das dteettf immibU qai
l'obligàteot à ae retifer.
le deciBV Beiysr 4se à + 4** entigpedes, le chelear Iwin «fesu /mn
^en ne peot endoier sans ee îne ieeoeuiedtf , sens qoe le peob ne Aeedèie d'eue
neniire inquiétante.
Il y a , toutefois, bien lois de ces nOBÎbfes enx + 78* que marquait le theat»»
mètre dans le bain où le duc de Raguse a tu an turc se tenir plongé /wAtfani Umg^
iempi. Ce réraltot ayant fait aaltre des doutes , «eki b idpooM du maréchal : ■ C'est
• de mes yen que j'ai w nemem se heigeer. Le ddctsar Jeng Xsatridiien) l'a
■ TU comme awi , et ce médecin me fit renoai^MT dans le monWBt ntme combien
■ le fut iieU eetpwrdieaiie. Ainsi je doDoe oMn obserratiM poer perfiOtemeet
3o«
( 2»» )
He les comparer à ceHes qui ont été rectMillieft dans d'autres régions du
globe.
Électricité atmosphérique.
J'aperçois dans le mémoire trois obser\'ations à*éiectricité atmosphérique
négative faites à Constantinople par^ un temps serein; trois observations
du même genre d'Alexandrie, et trois observations toutes pareilles faites
près du Caire. Nous ne pensons pas qu'en France, qu'en .Angleterre, qu'en
AJieraagne, aucun observateur ait jamais trouvé l'électricité de l'atmosphère
négative par un ciel serein. Les résultats de M. le maréchal Marmont
doivent donc exciter l'attention des physiciens. Voici, dans les propres
termes du mémoire , le procédé qui était suivi dans les expériences.
o Pour déterminer la nature de l'électricité, on se servait d'une petite
colonne en verre contenant une pile sèche de ^oo disques. Une tige
isolée par de la cire d'Espagne sort de ce bocal. J'adaptais à la partie
saillante extérieure de cette tige un fil métallique enveloppé de soie. Ce fil
avait une longueur de lo à 1 8 pieds environ ; il était soutenu par une verge
de bois composée de quatre parties d'une canne creuse , qui se plaçaient
bout à bout et qui acquéraient ainsi la longueur nécessaire. Un morceau
d'amadou allumé était placé au bout de la caAne, à l'extrémité du fil
métallique, pour établir le courant et le favoriser, et un mouvement de
haut en bas et de bas en haut était imprimé lentement à la canne et au fil
jusqu'À ce qu'un effet fût produit sur la feuille d'or suspendue dans la co-
lonne de verre ou que son immobilité constante eût prouvé qu'il n'y avait
pas d'électricité appréciable dans l'atmosphère.
» C'était toujours en plein air que nous opérions, et ordinairement, eu
Égypte, sur le pont d'un bateau sur lequel nous naviguions et que nous
habitions. »
Mesures de liauteur.
Ville de Brouua 160 mètres au^euns de U mer.
Mont Oly mpe de Biif^nie aa47
Moni Sanin du Liban a5l5
La montagne de f jiscensionqu'i domine le Jar-
din des-OliTiers (Jérusalem) ^4? (0
(1) Ces hauteurs ont été déduites du degré' de l'^ballition de l'eau déterminé au som-
met de chaque montagne, il n'est pas question dans le mémoire d'obterrations comt~
fondantes faites au bord de U luer. Il semble donc que, dans le calcul, on ait dik prendre
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i
M. Arago a publié dans V^nnuaireâe i834 un mémoire destiné à établir,
que, depuis le temps de Moïse, la température dc^ la P;aJi^^^le 4^'a pja.
chuigé.Mnflibkiaatf. BL le duc de Bji§me jne rmnytîtade de» ftâttkimf.,
letg^ieh le démonstratioaie fonde. « I|.n'|r a plu de palnûecti„^«U, danti
» lu partie de la Palestine que l'article indique, d Hjbft l>a&, cepeadaot,
je trouve « qu'à Jéricho il y eu a quelques-uns d'^pars ». A Jérusalemi
M. le maréchal ei|, a vu trois « à j}eu />ri;j stériles ». A fiama, cité jil^,
l'article «a qpél^.^: il es aiB»^ jpàqf;ttÊ^mqiÊi,4on^
mais là où U. en; existe quelques-uns il pooirait y en aToir,l)eauooup. Ua
seul palmier donnant des fruits mùrsi serait suffisant dans U discussion
d'une question de tempécature. - ■ ' '" . ' ^' '
La ^taiM ntiigniê^4Bm<ÏSmMt'd0'rjitift9mim^ à .la ediw»d*.l» wigoe
est également contestée. Nous transcrirons ici textuellement octlarpMDtiili
ilii nK'Uioiie, abii que les botanistes puissent <lécid«r, etoi'ttmnfis , si les
iaits rapportés par le du« de Kagw>e sont de nature à^odtfier leurs ao-
LllBlMmpiliniie)riFl»l< iWli'^fll ' "f •i^"*^ iht4lhfmf^i$f ,nou/tf%mi^ii)
■ IfMrttde'fli)6'emsi^ié>'^i''Wf ey'lteiitîjgraMes^'te'irt>tffiitiitf flB teinpifr.'"
rature que la vigne comporte pour être productive, et pour justifier'
cette assertion il dit qu'au Caire, où I3 température; jnoyentie est de
22% on ne cultive pas la yi^e en jr^£|tl , 6t.q\i%ttCy,,A que- 4es ceps
isolés, hàêitmt^ W.fm le.pMaé» mal» cala ti«iitii.:taëa>«ui* cause.
On a &it, defluis yen, iai planaations de vignes tvès^onaidépable», qui pro-
mettent de donner de très bons résultats ; mais un feit décisif c'est que de
tout temps il y a en et qu'il y a encore des vignes dans le i'ayoum ,
qui Cil une dé» prwfinoes les plus âbinidcs de PÉgypte à can$e des eoli|iiM»
de sable qui l'environnent de tou|e part. Ces viftoes <OHt .situées isux vil-
lages (le Fideniia, d'Adjamira et de Tumban; elles sont cultivées par des
Copbtes, et<ionnent.des vins. a^éablsa.rCeloî'^pie' j'ai bu' présente un pbé-
noBène ifaigulier dans tn dimat aaadilaUe t il n*est poiatcapiféitt , et se
trouve potable dès la seconde 'année: PMkoke, qui tciyàgealt en 1737»
parle de U culidre de la 1n|^e irite j^r'ks,6}pbt«i 4au IjaTaymniL;
pour la nation iaftrieore, nos le i(^ulm^'aiM apéanMIijUMcta, maÔÊmném m<grm.
S'a flasM siMi. ImUlMninsliiiai ^Wkt iImh la m^ipiaiMiiHi Mie alkltod'Mw
■nia pusi {MtiPh . "I ■ . ', J î; •,.}>» , ».. J:,;r.n 9 .1' «••• ' •!»« n ^ I'
( a«4)
bien plus, dans la partie supérieure de la Haute-Égypte, k Esné, à
la lieues au sud de Tbèbes, il y a une vigne de retendue de plusieui-s
feddaras. Elle avait sans doute pour objet primitif de donner seulement
des raisins h manger, mais JussufT Kiacheff, ancien soldat de l'armée
d'Egypte, prisonnier des Mameloiicks h l'époque de l'évacuation, resté
en Orient , m'a dit avoir amodié cette vigne , avoir fait de très bon vin avec
le raisin qu'elle produit, et en avoir obtenu une quantité égale à celle
qu'on retire en Europe. On peut donc conclure de ces faits que si en
Égj-pte , jusqu'à il y a peu d'années , k ngnc n'a pas été cultivée en grand .
c'est que les habitants ne boivent point de vin, et qu'il n'y a aucune in-
duction à en tirer que la vigne ait un maximum de température au-
dessus duquel elle ne peut fournir au moyen de faire du vin. »
Changement Je climat en Égjrpte.
Nous donnons textuellement l'article du mémoire relatif au changement
de climat de la Basse-Égypte.
« Tout le monde sait qu'il ne pleuvait jamais au Caire autrefois (i); très
(0 Cette opinion, quoiqu'elle ait étéfort rtfpandue parmi let membrei de l'eipédition
d'Égypte, est contraire aux faits. Âiiui je trouve dans Nicbuhr, qu'eo 1761, il y eut «a
Caire
Une pluie très forte dans la nuit du t3 au 14 novembre;
t^u'en D^ccmArf 1761 ,
Il y eut nne petite ploie à nlidi. . . . le 7
; 'i -Une petite ploie )e a 1
. Une pluie de %^ le matin ; luie ploie de 6* consécatirM le foir. le 23
Une très forte pluie le 37
Une pluie abondante dans la soirée le a8
Une pluie extrêmement forte, de 10' de dorée le 3i
Qu'en janvier 176a,
• Il plut deptiis le (jrand matin jusqu'à 10' le 1" '
Qu'il y «ut une grosse pluie le 7
une petite pluie le 8,
El qu'en février, • ., i
11 plut le i"
n plut le 6
Les observations de M. Coutelle me donnent également yMur le Caire,
a jours de pluie en janvier,
•V,- >. .. .• ... 4 jours ea avril, - - '
' ' • ' • 1 jour en mai, ' '
Il y a sans doute loin de ces résultaU k ceux qoc M. le duc de Rsguse rapporte d'après
( >«5 )
ràreraent, et peiMÏânt des espaces très courts, k Alexandrie: tous les in-
dividus encore vivants aujourd'hui, qui appartenaient à l'armée d'Orient,
peuvent l'affirmer, et moi-même, qui suis du nombre, je déclare qu'ayant
commandé depuis le mois de novembre i7g8jusqu'à la fin d'août 1799, dans
cette ville , je n'ai vu pleuvoir qu'une seule fois pendant une demi-beurc.
o A présent, il pleut chaque année pendant trente à quarante jours,
et quelquefois, en hiver, Li pluie ne cesse pas pendant ciu(j.et six jours,
dès la mi-octobre. J'ai été témoih , l'année dernière, d'une pluie qui a
duré trois heures. Au Caire, au lieu de quelques gouttes de pluie, qui
étaient une chose très rare, il y a annuellement des pluies de quinze à
vingt jours en hiver. On suppose que cette modiûcalion dans le climat
est le résultat des plantations immenses qui ont été faites par ordre du
))acha ; on porte à vingt millions de pieds d'arbres celles qui ont été exé»
cutées au-dessous du Caire.
■ Ce qui autoriserait à croire à cette cause, c'est l'eflet inverse obtenu
d'une manière incontestable , quoique déjà fort anciennement, dans la
Haute-Égypte, par la destruction des arbres.
9 On sait que dans cette partie de l'Ég^ pte il ne pleut jamais : eh bien, il
eu était autrement autrefois. J'ai vu à Thèbesun vieillard nommé Mansour,
père du Cheick-el-Belet de Gourna ; c'est un homme qui, malgré son grand
âge (il a tia ans), jouit de toutes ses facultés intellectuelles; sa mémoire
est excellente, et son esprit e»t présent et plein de vivacité. Ilm'a dit que
dans sa jeunesse, sous le règne du sultan Mustapha, il y a 80 ans, il
pleuvait assez souvent dans la Haute-ilgypte, et qu'alors les montagnes
libiques et arabiques qui forment la vallée du Nil, avaient de l'herbe et
desarbres qui ombrageaient ces pâturages; que les Arabes y amenaient
leurs troupeaux; mais que les arbres avaient été détruits, que les pluies
avaient cessé, que les pàturagess'étaientdcsséchés. Ces arbres étaient dedcux
espèces ; mais quoique je les aie cherchés d'après sou indication , je n'ai
pu les retrouver aujourd'hui en Egypte. Un des deux avait des feuilles
qui ressemblaient à celles des citronniers, et donnait des pommes douces;
l'autre avait des feuilles superposées.
dct on dit; mais de même que, jadis , on se U-oropait beaucoap ta afErmant qu'au Caiie
il ne pleuvait jamais, u« scrait-il pas possible qu'aujourd'hui on exagérât en sens in-
verse. Eipéront que la pubUcalion procbaine de quelque re(|ittre m^teoroloeique
conservé dans une des chanceUeries des consulats d'AleXaadhc on do Caire, fera diii>
paraître ce* inoertttudes.
( »«6 )
■ u\ Kene , plusieurs Turcs âgés, et entre autres Said Hussein, qui remplit
les fonctions d'agent consulaire d'Angleterre, m'ont dit tenir les mêmes
faits de leurs pères. Enfin je citerai encore Pockoke, qui raconte que se
trouvant dans la Hante- Kgyptc , il fut forcé de suspendre momentanément
son voyage à cause des pluies qu'il éprouva. Il me parait donc incontes-
table qu'il pleuvait autrefois dans la Haute-Égypte. Ces pluies favorisaient
la végétation sur les montagnes, et celle-ci servait à contenir les sables
du désert, mettait obstacle à leur inv-asion, (|ui, si elle avait été tou-
jours, et de temps immémorial ce qu'elle est aujourd'hui, aurait infailli-
blement rétréci encore la très étroite vallée du Nil et élevé son sol de
manière à la mettre au-dessus de toutes les inondations du fleuve.
)i désert que j'ai traversé pour me rendre sur la mer Rouge, renferme
quelques places rares où une végétation misérable se fait remarquer. On
V trouve de loin en loin quelques arbres à épine dont le liois est de bonne
qualité , et dont les jeunes branches et les feuilles sont mangées avecavidité
par les chameaux; cet arbre est de la famille des acacias. Dans les années .
pluvieuses il y a des bassins et de» vallées qui peuvent être cultivées, et
alors les Arabe»-Bédouins vienneîit y camper, ensemencer etréccdter; mais
œs pluies arrivent d'une manière très irrégulière, elles deviennent tou-
joors plus rares, les pAtiiriige<i par conséquent toujours plus arides, et ce-
pendant ces pâturages passaient pour excellents il y a quatre-vingts ans,
époque à laquelle la tribu dva Abadis, qui les occupe à présent, a
quitté l'Yémen pour venir s'y étabHr, séduite par un état do choses qui •
n'existe plus aujourd'hui. I/Cs arbres qui s'y trouvaient alors ont
presqne entièrement disparu. Quoique la tribu des Abadis, forte de
3ooo âmes environ et de loooo chameaux, possède à elle seule un pays
d'environ ^ooo lieues carrées, elle ne pourrait pas snbsiiter, si le pacha
ne loi avait pas donné un supplément de pâturage dans la vallée du
Nil, où elle demeure presque toujours. La conservation des arbres et de*
bois , et à leur défaut le soin des plantations , agissent donc sur le climat
d'une manière plus prompte, plus directe et plus puissante qu'on ne le
croit ordinairement, et sont une des bases de l'agricwhure. »
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(a«7)
BIÉMOIBES PRËSËJVTÉS.
Miâftiw mÂ.xmimknQtm.'— Note tur le calcul des inégaUtis piriodi^tu du
mouMmênt du NanètU} par Joam LioimiXB.
(Gomml^Mire*, MM. Poinon, Msthicu, Dunmseau.)
.«lionqu'une plante m' agit sur une autre planète m, elle produit dan*
le numvWDait de cette deririire^ des pertorbatiooa plus ou manDt eansîdé-
Tables qui font varier en fonction du temps les constantes arbitraires da
mouvement elliptique. Quand on néglige le carré de la force perturbatrice,
les inégalités que l'on doit calculer sont de deux espèces : les unes, pro-
ptvtioiiiidlea au tenapt ou an carré du temps, sont dites inégalités sécu»
lairea; lea apAraa, dont la valeur dépend des sinus r t cosinus de certains
arcs, prennent le nom d'inégalités périodiques. Le calcul de ces diverses
iiM-guiaés dépend du développement en série d'une fonction que Lapiace
désigne par E dans sonr ouvrage, et qu'il appelle ftmotioa pertoibatriee.
Les coefficients des divers termes du développement dont il ^agit peuTttnt
être calculés de plusieurs mnnièrps : on les exprime, par exemple, en
quadratures définies doubles. Je me propose de montrer, dans la présente
note, que l'on pourra quelquefois substituer k ces int^prales doubles des
intégralaB Amples, «71111 à très peu près les mêmes ▼aleurs , ce qni abrégera
beaucoup, ce me semble, le calcul des in^alités périodiques du mouve-
flMDt des planètes»* * .
mSKim nATaiiiÂTiQfiB. — Théorème sw Us tmapératures périodiques
d'un corps non hoaui^ènê,iamùié parunemtfaea de/orme foekonquei
yav M. DoHAmi..
(Commissaires, MM. Biot, Poinsot, Libri.)
lie m^oire de M. Bubamel était accompagné de la lettre suivante {
« J'ai l'honneur d'adresser à l'Académie la démonstration d'un nouveau
théorème sur les températures périodiques d'un corps de forme quelcon-
que, dont tons les coefficients spécifiques varient arlntndremeint tftan point
Jl un autre. Il consiste en ce que la température moyenne eTun point quel-
conque de ce corps , relative à la durée entière cT une période , estprécisé"
ment égale à la température face que ce même point acquerrait ^ si la te m-
CtL. im, i" Stmttm. ^*
( "8 ) ,
piratart du milieu ^aU fiet pour dkaque point de la surface et égale à la
moyenne des valeurs par lesquelles elle passe en ce point pendant la durée
de la période. Ces températures sont indépendantes de la chaleur spéc^ue
deiasubttcmoe.
» Dans le Compte rendu de la s^noe du i5 ftvriiir dernier, on trouve
l'énoncé d'un autre théorème donné par M. Saigey. « Ce théorème , dit
a l'auteur* iiiaiiauaità,ht théorie niathémati(|ue de la chaleur, malgré toutes
» 1« rediiidwtdiifSdàriér et de Mt tucoesMort. J*eii pMsède me dteioiM-
» tralMMi jqpthttiyie, etc. >
» Une des conséquences immédiates de la note que j'ai l'honneur d'a-
dretaer à L'Acadénuey c'est que le théorème de AL Sai^jr n'est pas exact. »
^M/^tirflP wksmimàs«im. •— Mémoire complémentaire de la théorie générale
de téliminatùMi par M. Vontor.
(OomaimirM, MM. Licroûc, Boteon, LOni.)
laTSMMiOGtK vBOBTAu. — ■ Étudcs microscopi^uei sur le elévelopjpement des
mebm de fognom eoHmum; par M. P. Laoesm.
(Commissaires, MM. IkLrbd, Ad. Brongniart, Richard.)
■OTAmQVB. — Rapport veriral sur trois opuscules cryptogamiques (imprimés)
de M. le docteur Moirr agnb ; /^ar M. Bokt ob SAUTT-YiircEiiT.
Le premier opuscule tlii docteur Montapnc est relatif anx riclies ré-
coltes cryptogaroiques que M. Gaudichaud avait âutes dans son second
voyage au Brésil, au Chili et au Pérou.
Dans le deuxième, l'auteur examine les moiuaes ei les hépatiques re^
portées des forêts vierges de la Guiane par M. Leprieur.
Le troisième opuscule contient le prodrome de la flore crypto^miqoe
de 111e de Juan Feruandes, d'après M. fiertero.
Le nppart de M. Boiy ert ttte lârroralile^
( )
cioaAnuB. — Be^port sur un mémoire de M. Vincest GaUMM^eoHoemamt
^ les globes et ies earut an relitf,
(CommisavrM» MM. Giiud, Nsfkr, Banitem|w-B«aopr4 , nipponeor.)
M. VinoQiit Geatin avait prafKwé d'introduire dans remcigiMnimt, det
globes et (les cartes en relief. « Nous aflmettons, disent les cunuuiiaairCi ,
que c'est sur des globes qu'il faut appeler rattention îles jeunes gens
qui commeocMit l'étude de la géographie ; mais oons ne pensons pas
gall Mit nécesaaira que cet globea adeiit eitaés en ralief et aor des
échues asseï grandes pour pouvoir rendre aeniiblee, à Vosà et en ton-
dier, les principales inégalités de la terre.
■ L'exécution d'un globe modèle en relief, d'un grand diamètre , en-
tretnerail néoeMeirement dains des dépenaea considérables ; et, de quelque
nanî&re qne l*on s'y prît pour en mnltiplier ensuite les exauiplairee, on
ne pourrait jamais arriver k les mettre, pour le prix, à la portée des ins-
titutions particulières.
'» A l'%>rd desreliel» de portions peu étendues de la surface de la terre,
nous aoeordons qull serait avantageux, sous quelques rapports, de
les mettre sous les yeux dV-lèves qui auraient préalablement acquis
une connaissance générale de la terre, sur des globes et cartes or^
dinairss : nais, {)uur que de tels relieis pussent devenir vraiment utiles,
il faudrait les exécuter sur des édidiee beauooap plus grandes que
récbclle tin relief de la France qui a été adoptée par M. Geslin; or, dans
ce cas, vei reliefs deviendraient de véritables objets de luxe, très dif-
ficiles à manier, et peu d'institutions particulières pourraient les ac-
quérir.
» Tes commissaires ne peuvent partager l'opinion de M. Geslin, à
l'égard des globes en relief qu'il propose de substituer aux globes or-
dinaires pour l'enseignement de la géographie élémentaire; mais ils ont
vn, avec plaisir, que ce professeur mettait déjk en nsage noe méthode
simple et susceptible encore de perieetionnemettls pour donner à ses
élèves une idée exactp des différentes parties delà terre.
■ Celte méthode, qui n'est pas nouvelle, consiste à faire tracer à la
eraie, par les élèves , sur un grand globe uni, peint en noir, ayant les
<i) U Mp6t9<ii4dl(U1aliMMepDSrtde on (lolleenMiUr de vSpeeeis «hr 41a-
M>lm,nst a rfK mitMi, ea 1777, yar M. fhgiaiMrJbiJieysplB L«d|iie.
3t,.
( ««o )
méridiens, l'équateur et les cercles qui lui sont panllèles, les traplqpes ,
les cercles polaires, etc. , gravés en creux, le» diverses parties de h terre,
après qu'ils en ont étudié les détails sur un globe mddèl#ou sur de»
cartes. •
» Le principal perftctionneinent à apporter àoenode d'enseignenent,
consisterait, selon nous, & mettre entre les mains de chaque élèive,pour
un prix très modique, nu globe d'environ g pouces tic diamètre, recou-
vert d'un papier blanc, sur lequel aurait été imprimés en noir, l'équateur
et les cercles qui lui sont parallèles, de cinq en cinq degrés ; les mé-
ridiens aussi de dnq en dnq de^s ; les deux tro|Hque8 et Tes deux cei^
des polaires, et à lui faire figurer sur ce globe toutes les parties de la
surface de la terre, après qu'on serait parvenu à lui donner des notions
précises sur les cercles de la sphère et sur les Uttitudes et longitudes des
points terrestres.
» Chaque élève dessinerait son globe , soit d'apr&s un globe ordinaire,
soit d'une manière plus facile encore, d'après des cartes particulières; il
mettrait à l'encre les contours des continents, des îles, des lacs, des r^>
rières, etc. ; figurerait les grandes dialnes de montagnes, placerait les
prindpales villes et distinguerait, par des couleurs, la surfiioe de rOoéaa
de la surface des terres; puis, enfin, il écrirait au cravon les noms des
diilérentes régions dont il aurait la représentation sous les yeux, et il
recommencerait ce dernier travail jusqu'à ce qu'il fiât parvenu à le Cidre
de mémoire, sans commettre une seule liiute.
» Un tel travail ne pourrait manquer de donner aux étfcvcs qui Fàu-
raient exécuté, des notions exactes sur la forme, l'étendue et la situation
des principales parties de la terre ; notions qu'ils ne peuvent acquérir
par des tracés fidts à la craie, et nécessairement à h bât», sur un g^be
unique qui doit serrir à exercer plusieurs élètes pendant k courte durée
d'une leçon.
» Votre commission n'a rien trouvé dans le mémoire de M. GesUn, qui
fût neuf et pût mériter l'approbation de l'Académie; mais comme ce
professeur s'occupe avec zèle d'améliorer le mode actud d'enseignement
de la géographie élémentaire, elle a l'honneur de vous proposer de l'inviter
à taire de nouveaux efforts pour arriver au but qu'il s'est proposé d'at»
teindre dans l'intérêt de la jeunesse.»
L'Académie adopte Im condusimie du rap|iort.
-AToocasion du sujet qui vient d'être débattu, M. Morel de Vindé fÎEdt
remarquer que la petitesse des globes est l'obstacle qui jusqu'id a rendu
Digilized by G<
( aa» )
leur usage peu utile dans renseignement. 1/Acatlémie , dit-il, apprciulra
donc avec plaisir, qu'une fobrique s'est élevée sous les auspices d'une so-
ciété qui s*occiip« 'èê' f«M«igDement élémentaire , et qu'on peut s'y
pMeniwdetfjlobwdWraèIredediniiètre, Uthograplilés par M. Benoist,
deTroyos, pour !a modique aonune de 80 francs. I^e cartonnier, à qui
l'on doit principalement ce résultat, M. ftlaurand « demeure rue dee Foesés»
Saint-Germain-l'Auxerrois » u° 34-
usGnmESr
ttiOKAGiB. — iVb/e sur la présence de quelques métaux dans les grès SVpi^
rieurs du terrain de Paris ipar M. Alexahdre Bhoitchiabt.
« On connaiiMit déji, dans ces frèi, des dépôts de Umonite sablonneuse,
onferoxidé hydraté en rognons épars. Nous avons fait connaître, M. Cuvicr
et moi, dans l'édition de 183-1 (ie notre Géogiiosie du Bassin de Paris ,
la présence du manganèse, égaleracut à l'état d'uxide hydraté, dans les
marnes supérienres du gypse v mais personne n'avait jusqu'à préaent soup*
çonné la présence du cobalt et de traces da ooivre et même d'anenie
dans If grès supérieur. C'est à M. le duc de Luyncs qu'est duo I;i connais-
sance de ce fait géogno&tique intéressant. Il me lit l'itonneur de m'écrire
dans les premiers jours d'octobre pour m'annonoer sa découverte. Je rap-
port» id par «Ktmit la caolnui de sa lettre.
« J'ai trouvé ca grès, ma dit -il , d'una espèce particulière, dans une car-
• rièrc situ«'-e sur une butte près d'Orsay, non loin de la route qui conduit
» à Palaiseau. L'exploitation permet de reconnaître la position des roches
» qui composent le terraiu s alwfd la tarre Totale , puis un calcaire sili*
» eeox an fragnanfis pui» oaa oouche inrissante de sable ronge, ensuite
a-uubanc de grès blanc ou jaunâtre qui repose sur un lit de sable jaune;
aCestà leur point de contact que se trouve le grès noir renfermant le
• manganèse et le cobalt ; au-dessous est un second banc de grès blanc.
»Le pramier banc de gréa supérieur au dépôt da gréa noir, est çà'et li
a noirci dans ses fissures. Le même grès cobaltifère se trouve réuni ta gréa
» ferrifère dans la carrière abandonnée de Saint-Clair, près d'Orsay; on le
» rencontre encore à la carrière de Seaux-les-Chartreux , près de Palaiseau.
«Uaualyse que j'ai fidieda ee grès, coqUaoe M. de Liiyaes, mVi donné
( 222 )
» t5 millièmes (ie cobalt, 4o naillièraes Ue aungUMM » Ott perosule <1« fer
»et des traces de cuivre * etc.
»Getteanaly«eaété rép4té« pur II. BoudMrdM ei «anÉto pmr IL Mb-
lagutti, dans le laboratoire de recherches de U Manufacture Royale de
Sèvres. Les résultats des analyses de ce dernier chimiste, indiquent Uê
|)arlics et pruportiuns suivantes dans la compositioo de ce grès :
Silice k l'état de «abU et non combinée au
méuax 6936
Denloxida de nanpn^ i64> « «m en fusant abatrution de la
focfaa silkeme. . . . 5358
Peroxide de fer • 748 «44'
Oxide de cobalt (enviroo «,001) «,«6 aS
Alumine. mb 66*
Eau. . 4fi3 .& tSl3
TiaMS de cnhn «t d*aneiiU.
nLMrétiiltKts proporiioliBcIs diffèrent «nivaBt IkdeMilé et rbonogé-
■dité des masses examinées.
» Ce grès e^t généralement d'un beau noir nuancé ou traversé de quel-
ques veines de jaune ocrenx; il est k grains brillants , la plupart aigus et
oomne erittalliaa; it indique pàt ooaséquent plai6c VM fimnatkm par
voie de crisliUisatkMi confuse, que par dép^tdVm sablequaneux qui ré-
sulterait d'une trituration mécanique.
M II est plus ou moins friable, infosible , mais aquifiere , abandonnant une
quantité noIiUe ^ma dans le petit baltoa.
• Voilà donc la présence da cobalt dans la proportion dTan pins vn pour
cent bien constatée dans un grès qui appartient à l'une des parties les plus
superficielles de l'écorce duglobe, par conséquent à Tune des formations les
plus récentes dans la chronologie géologique. Cette circonstance me con-
duit à recherdier quels aoatlesaulres.mélâMX qui aa iwwmbi dana les ro-
dtes de cMte même période, en y coaspreaant le terrain gypseux paléo-
thérien, qui, quoique d'une nature et d'une ori«^ne très différentes, ne
s*éloipie pus cepeudaot beaucoup de l'époque de formation du grès qui le
recouvra.
» On oonitaU dans ce terrain, le fer litnoBite on à l'état d'aride hydraté,
qui se trouve dans le grès et dans la même position que les parties cobalti-
ières ; on n'a pas encore recherclié si ce fer renferme du manganèse ; cela est
probable au moins pour beaucoup de localités, et aiir poor la partie sa*
^)leuae^lé^rBfflleq^»q^^iaccoBygnèlea mauiimli laFegli aani HuMaïu.
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( "3 )
J'ai remarqué , en juin 1 835, dans la partie supérieure de la masse de sable
qui reaferme les pierres à meules à la belle carrière de Tarteret, un lit
nteoeMCi régulier, fwatqM eompoeé de bêSo^ arg^tetn rooge renferoniit
des petits glolralea êêêMê^Aêê m ter pUfiwme : leort cwrectèret eslérieara
m'ont fait soTip<;'Onner la présence du mauganèse, et ce soup^n a été
confirmé p«r l'analyse que H. Ifahgutti a faite de ces globules ; ils ren •
firment :
Silice ou plutôt sable «ilioeux avec un peu d'u]|^. . . . o,8ai
Penzide 4e ftr. o,a56
Peroxlde <k miifUltse. o,o45
Eau 0,067
0. 98^,
* Perte Il
1, MM
» Eo descendent un peu plus bas, et pénétrant dans les premiers dépôts
marno*gypseux , on retrouve le mangnnèse bien plus abondamment en pe-
tites plaques concrctiounées ou en tlendriN'S comme nous l'avons déjà fait
connaître; enfin, jai entendu rapporter, mais je ne puis me rappeler par
quelle personne, qa'ott'avait recoonu des indices de dnc àj'état dVnïde,
dans les roches calcaire* ibleiwes du passage du terrain gypaenxan terrain
du calcaire grossier.
» Je ue descendrai pas plus bas dans les assises du terrain qu'un nomme
tertiaire, parce que je oe puis donner k eette note les développements d'un
mémoire ; mais, comme la piésenoe du cobalt dans les assises les plus supé-
rieures de la division moyenne ou miocène de ces terrains est un fait très
remarquable, je dois chercher queb sont les métaux qu'on a reconnus,
non-seulement dans lea leiiijua leitiaireB des antres contrées du globe ,
maii «aieore dans cm qul^malgié rénorme difftrence de leur nature,
peuvent être rapportés à la méane période géologique.
o Or, en admettant , même dans la formation tertiaire neptunienne, des
terrains dont la contemporanéité de formation pourrait être contestée, je
ne vois dté dans ces terrains, outre le lier et le manganèse, que le zinc; et
encore la preuve de son existence vientelte plutôt de i'oxide de zinc con-
densé dans les cheminées des fourneaux où l'on ti.iitc le minorai de fer pi-
siforme, que de la présence visible d'aucun minerai de zinc dans ces ter-
rains; mais, eonme je pente «|i/on m pent se refuser à rapporter le plus
grand BOBsbfe dea gîtes de fer Knonife pisifome aux terrains tertiaires.
( "4 )
j'en coDcliu qœfoKUe.decioc s'y trouve également. Au-delà de ces trois
aatow, im fMMltk» originaire at mm en «koritien 4» tnMport dans k par-
tie supérieure de la période Biioeène dea temina terliairea^ je n'en ooniMia
pas d'autres.
a Le cobalt, métal qu'on regardait comme des plus anciens , qu'on ne
dte ni dans les terraiiH crétaçéa ni daaa Ife tprraiqa janauques , pa» plus
en filons qu'en parties disaéninéea, vient donc ae préaenter près de Paria
dans dps terrains boniicoup plus nouvennx; i! y est disséminé, niais«ii^o-
sition originaire, li est accompagné de ses associes les plus ordinaires, le
cuivre et J'arienic; mais il en présente un qui est presque exceptionnel ,
puisqu'on ^e connaît encore qifaa exemple authentique d'un ninerai de
cobalt manganésien , c'est celui de Rengensdorf en Lusace, analysé par
M. Gossel, et dont la composition présente avec ^yMi*» du gics d'Oraay, la
plus remarquable analogie, c'est :
Silice , 0,348
AhiniÎDe , 0,204
Oxide de coliaU. .... 0,19^
Oxide de inangwèM. . . . - e,i6»
Osidedscaînt «itevs
Km.. 0,17s
Ipais il est dans nn filon de quars traTeraant un adhiale argileux.
» Si nous poussons plus loin nos recherches et que noua voutiona «u-
roiner quels sont les métaux qui ont été amenas à la surface de la terre
pendant ou même après la période tertiaire, nous devons les aller cher-
cher dans des roches volcaniques et plutonienncs, roches entièrement dit-
ftrentea, par leur nature, de ceUea qui composent le terrain tertiaira de
sédiment ou neptunien. Comme ces roches, laves, basaltes, trachytes, etc.
sont, dans beaucoup de cas, évidemment placées sur les roches nlptu*
Qlenoea dea terr^ tertiaires, il est également évident que leur épanchc-
«lent sur la terre, avec tout ce qu'eUes renferment, est d'une époque pos-
térieure au dépôt, soit sous-marin , soit sous-lacustre des terrains tertiaires.
Eb bien! on verra, eu étudiant l'histoire minéralogique de ces roches
qu'elles renferment en métaux disséminés, du fer, du manganèse, du ti-
tane, du enivre, mais point de cobalt; en métaux en filons, qui sont bien
plus nombreux, du plomb, du zinc, de l'antimoine, de i'aifent, de l'or,
teU^re (» toutefois les trad^tea, qniaont.traven^ par ces jf^lona, ap-
partiennent bien à l'époque idéologique dont nous parlons ), niais pas de
. cob«lt
» Enfin on trouve aaMsfiriqucnunent, dans les produits des volcans ao>
tuels, de raraenic, do séléniurQ,du cuivre, do far; aa^s on n'y a encore vu
qu'un seul indice de cobalt dans le sel oobaltM|oe que M. Davj a observé
une fois au Vésuve.
» La découverte de M. le due de Lt^nes noua fidt donc Connaître deux
faits très intéressants pour la géologie des temÎD» tertîairea: le premier
n'est pas absolument nouveau , mais on n'en connaît encore qu'un seul
exemple , que M. de Lujnes signale lui-même, c'est l'association du cobalt
et du manganèse, reconnue dans le minerai de cobalt, i Rengensdorf, en
Lasace ; le second fiût ne paraît être entièrenient nouveau : ^est la présence
du cobalt dans le grès supérieur du sol de Paris, et par conséquent dans le
terrain tertiaire moyen. Ce fait est jusqu'à présent isolé et corome particu-
lier au aol de Paria, mai^il est préaunaible tpnè lea onnéralogistes , avertis
maintenant par la découverte de U. le due de Li^ea, trouveront, dans
des roches analogues par leur nature et leur position, un métal qui y est
en si petite proportion, que sa présence non soupçonnée, avait dii échap-
per aux recherches ordinaires; car la nature n'agit jamais d'une manière
aussi i«streinte, auad esoeptionndle. Le cobalt et le manganèse ont été
amenés dans le terrain tertiaire de Paris par des causes quriconçpies; cas
causes ont dû être puissantes et par conséquent générales : il n'y a pas
d'exemple, sur la surface du globe, d'un phénomène restreint à un senl
point; noua le répétons, les géologues sont avertis, fls n*ont quHiclierclwr,
et noua ne doutons pas qu'on ne nom annonce bientôt la présence du
manganèse, du cobalt et du aine dans un grand nombre de rocbes de l'é-
poque tertiaire. >
BOeieOM. Baeherches anatomiques et xoohgiques sur tm ^ofypa$ élt
genre Eschare ; par M. Milwk £dwab])s.
(Commissairea, MIL Doméril, Blainville, Dutrochet.)
' Dans un mémoire lu à l'Académie en i6aB, MM. Audoin et Ifilne
Edwards ont annoncé que les polypes connus sous le nom de Fiustres ,
ont une structure plus compliquée qu'on ne le pensait; que leur canal
digeatif se temine par une boodie et on auua dîstinots, et que fenr
semble de leur ovganiaation lea rapproche des AadAea oompoaéea. Ces
deux naturalistes out aussl constaté que d'antres po^rpes, rang^ parmi
C IL 1836. i« ammm. 3a
( aa6 )
les Yorticellcs, préientent une oonfonnation intérienre analogue, et iU
Mit proposé de réunir dans une même bniille naturelle tous ces zoo^
pbyteSf division qui avait pour caractère principal la dispusition par-
ticulière (lu canal digestif, dont il vient d'être question, et qui cor
res|xind k l'ordre des Bryotoaires , réceinnient établi par M. Ehrenberg.
Le travail présenté aujourd'hui par M. Iffilne Edwards a pour objet l'a-
patomie et la description zoologique de quelques autres polypes appar-
tenant au inomc type; il fait connaître le mode d'organisation des
animaux (iu genre Escbare et annonce qu'il a constaté une structure
analogue, non-seulement dans les polypes des genres réiépore, disco-
ppi^t celléjpore, salioomaire, acamarchis, etc.; mais aussi dans plusieurs
zoophytes rangés jusqu'ici parmi les sertularieiis, tels que les sérialaires,
les valkeries , etc.
» Lm Esehares, comme on le sait, sont des polypiers pierreux formés
par deux plans de oeUvles calcaires, réunies en séries linéaires, soudées
dos à dos, et communiquant chacune au dehors par une ouverture. Les
naturalistes s'accordeut généralement à considérer ces loges comme de
simples coques inertes, composées de couches superposées de carbonate
calcaire exsudé par le corps du polype et moulé sur sa surface; aussi
corapare-t-on leur mode de formation à celui de la coquille des uittlKis-
qucs et de l'ivoire des dents. Les observations de l'auteur le portent à
combattre cette opinion , et à lui fiûre considérer ces cetlnles de con-
sistance pierreuse, comme étant des parties vivantes du corps des polypes,
une espèce de peau ossifiée. Voici les faits sur lesquels il se fonde.
» Si les cellules des Eschares se formaient par Pcxsudatiun de molé-
cules calcaires qui se mouleraient sur la surface de la membrane sécré-
tante, fl est évident que la couche la plus anciennement formée devrait
être la plus extérieure, et que Taddition de nouvelles quantités de ma-
tières terreuses ne pourrait qu'augmenter l'épaisseur de la paroi de ces
loges, ou modifier ia disposition de leur cavité intérieure, sans rien
changer à la omifiguration extérieure de la lame primitivement formée ;
car ici la coque solide enveloppe l'animal en entier et n'est recouverte par
aucune partie molle. Pour jeter quelque lumière sur le mode de forma-
tion et sur la nature des cellules des Escliares , il devenait par consé-
quent .intéressant d'examiner ces loges à difii&rents âges , et de voir si leur
forme extérieure change ou demeure toujours la même.
» Cet examen , dit l'auteur, peut se faire sans difficidté , car les po-
lypes, naissant les uns des autres et ne se séparant pas de leurs parents.
( aa? )
oocupmt dans le po^jner, résnllaiit de leur agrégatioB » des pteoes in-
dicatives de l'époque reUtivede leur formation. Pour résoudre la question
qu'il s'était proposée , il lui suffisait donc d'étudier cumparativcment les
cellules situées vers la bsae du polypier, à sa partie moyenne, dans les
jMines brendMs et & l'extrémité de odles>d. Or, en obeervmt de ià
sorte, avec un grossissenient suffisant, les cellules de l'Eschare cerri-
corne , M. Edwards a acquis l;i conviciion que le mode de développe-
ment de ces loges n'est pas celui qu'où admet généralement. En effet, il
a vu qoe noni-iealeaient la oonfbmmtion de ces loges change notaUement
avec l'âge, mais encore que ces changements s'opèrent en partie dans la sur-
face extérieure de la cellule, c'est-à-dire dans la portion de leurs parois '
qui , dans l'hypothèse de leur formation par couches superposées , de-
vint euster dès le principe, et, une fois conaoUdée, ne plus changer.
Dans les jeunes odlulca dont les parois, quoique minces, ont cependant
déjà une consistance tout-à fait pierreuse, la surface extérieure est fort
bombée, de façon que ces loges sont bien distinctes entre elles, et les
bords de leur ouverture sont très saillants; mais, par les progrès de l'âge ,
leur aspect change : leur surbce- libre s'élève de manière i dépasser le
niveau des bords de leur ouverture, et k effacer les dépressions pro-
fondes qui marquaient leurs pourtours respectifs. Il en résulte que les
cellules cessent ainsi d'être distinctes et même reconnaissables au dehors,
et que le. polypier scimble formé d\me masse pierreuse continue,' dans
la substance de laquelle aenient creusés des trous l^èrement évasés et
disposés en quinconce; trous qui, par la suite, se rétrécissent de plus en
plus, et qui tinissent même par disparaître complètement.
» Or, des diSérenoes de cette nature ne pourraient se produire, dit
l'auteur, par la simple juxtaposition de nouvelles couches calcaires au-des>
sous de celles qui étaient primitivement formées : il paraît évident que
ces faits indiquent la présence de la vie dans la substance dont se compose
'les par^ de cet cdiules, et ne peuvent s'expliquer que par rexistepoe
d'un mouvement nutritif analogue à celui qui amène dans ta configuration
de nos os des modifications analogues. L'étude de la structure de ces pa-
rois fournit aussi des preuves à l'appui de cette opmion. ' < - •
a £n traitant ces cellules d'apparence pierreuse par de i'aoide nitrique
afSûbli, on ieaipoit.aubir des changements semblables à ceux qui sont dé*
terminés dans les os par l'action dissolvante de l'acide hydrochlorique sur
le phosphate calc^tire déposé dans le tissu cartilagineux de ces organes. Les
cellules du polypier n'ont pas été détruites comme le seraient des coquilles
3a..
(m8)
jiouraises » l'acttoo .du même réactif; mais en perdant leur carbonate de
chaux, leurs parois soût devenues flexibles et molles sans changer nota-
blement lit de forme ni d'épaisseur. Ces loges ne paraissaient alors for-
mées que par 110 MC meaibfaneaz uywt «rac roaveloppe catanéedw Aiei>
din limples b piui grande analogie.
» La tunique légurnfntaire île l'Escbare ne s'arrête pas là où s'arrête It*
dépôt calcaire dont dépend s^i rigidité ; elle se cuutinue saus interruption
organique ftfW on prolongement cylindrique qui conserve toujours sa
mollosBitt el qui |MUI» à lâ volonté de l'animal, faire saillie au-dehors
comme une trompe ou rentrer dans l'intérieur de la cellule formée par la
portion ossifiée de l'enveloppe cutanée du polype. Cette trompe porte à son
extrémité, la bouche entourée d'une couronne d« Iob§i tentaouki tiibaleuz,
et l<Nnqa« raninitl se contmetatCUe constitiie nn«gsintt pour log«r ces ap-
pendices. Des muscles spéciaux et bien distincts meuvent cette trompe, ou
gaine tentaculaire, et d'autres muscles servent à abaisser l'opercule formé
par un repli du bord inférieur de l'ouverture de lu cellule. Un tube
digestif à pnroto distinctes fidt s«iie 4 l'ouvertora orale et se trowe sus*
pendu dans la cavité commune da corps; k portion antérienre 'de ce
canal est élargie et paraît offrir sur ses parois un lacis vasculaire : plus
loin on remarque d'autres dilatations, et l'intestin , après s'être recourbé
sur liit4iénio, vîmt ae temiiur à Panas situé sur h &oe supérieure de la
trompe , près de h boudie; enfin on trouve aussi , appendu à l'anse intes-
tinale, un orgta» spongieta qui panttapparleiùrà bi fonctkMi de la ro>
production.
• L'auteur présente «Pantres détafls anatomiqiMa sur la dispositiiNi
des parties molles des Escfaares , et décrit les variatioas que l'âge ap-
porte dans la configuration de l'enveloppe solide de ces polypes chez un
assez grand nombre d'espèces distinctes. Un atlas de 9 planches in-é* ac-
compagne ce mémoire. *k
ANATOHu coKPAaBs. — SuT Us mouvements de la tangue chez les
eamiUcm.
« M. Duméril, qui n'a eu connaissance du mémoire de M. Duveruoy bur
laeanae dca aMNivenumii de pratractioa de la laugne du caméléon, que par
te OBMyMu iwadbf imprimé delà dernière séance de l*Acadéroie, communi-
que un passage encore manuscrit du chapitre 5* du tome III de VErpéto-
logie, qu'il publie avec M. Bibroo, et dans lequel il donne une autre ex-
plicalion de oe singulier mécaniama.
» Dans les caméléons, la langue a pour véritable et principal usa^e la
foculté de prendre les aliments. Elle est douée d'toe protracitfit* fcwaifia
etto«t-à-IUt!iwpffpi|>|f^p«rcki rapidilé vwtclaqmn» «lltt'exécntf).-^'^
tractUité est presqu/e aossi merveilleuse. L'animal la projette , pmir ainsi
dire, au-dehors en la lançant sur les insectes , qu'il saisit ainsi à une dis-
tance souvent aussi conaidérable qtie cellg de la longueur de son poi^ps, et
il la £dt rentrer dans «ft>apKlie «o la çilfnmt finant sur ftfj^^jif^ ,
de manière qu'elle semble dispraitre. Cette opération a'exeroe^ a^ w*
cun bruit, en un clin-d'œil, toutes les fois que l'animal saisit sa(fpoto.<^
qu'il veutbagper quelques gouges d'eau pour étaucber sa soif. . ,
» Il est fiMâle de «oaçefwr ft^'fspliquer «ne partie de ces movtan^aits
par la structure de cttie langue dans les caroéléoniens, parce que les os et
les muscles en ont été parfaitenieul «lécrits et qu'on peut les isoler j)ar la
dissection. Cependant, à l'aide de cette anatomie, on reconnaît que les
mouTeincfila doivent opérer sont loin de ivCIBre à la prodnctioo de
cet alkngcment cueasif, et tel que l'animal, sans aoinraments apparents
du reste du corps, peut lancer hors de la bouche, par une force d'expiii-
liou, un tuyau charnu qui dépasse la longueur de son tronc, et qu'il })eut,
avec la même vitesse, retirer la langue ànnlénenr ^ h Aûre rentrer dans
la gorge.
» Pour d'autres langues vermiformes et protractiles , telles que celles des
fourmiliers parmi les mammifères ou des pics chez les oiseaux, la struc-
ture de l'osbyoïde et de ses prolongements en forme de curues, eu lait
concevoir le nrfcBBiaoïe, surtout yer la dispeaitioii, l'étandoeetle nopabie
conaidérable des ftiieeaini charnus qui s'y inaèrent et les reconrrent. Id ,
outre cet appareil correspondant, il existe dans la partie moyenne de la
langue une sorte de tuyau charnu , creux ou vide k l'inténear, tapissé d'une
meaibcane muqueuse, dans lequel le stylet oaïauBt qui floaraspaBd à |^as
lingual, ne pevt pénétrer qu'en partie, tant il est écart, et dû» l'épais-
seur duquel aucun des muscles des mâchoires ne peut réellement s'in-
«érer. Il iaut donc que cette languCt lorsque le caméléon l'allonge autant
qu'il le peut, soit portée, poussée en avant par un mécaniante tDulpnitî»
culier.
» Le fait est que , malgré les descriptions qu'en ont données Perrault, Va^
lisnieri e^ plusieurs autres anatomistes habiles, M. Duvernoy, en particu-
lier, la di£Qculté que noua venons d'indiquer est restée sans explication j
an» dwaande 4» nowallea radimifcw penr «tpliquer «eue étmtOitiàÊ
tiaav de k pirite moyenao im de oe tiiM clann plnoé eatra le Mibei^
( ^3o )
terminal et la base corrwpoadanle & l'os lingual. ( Id se trouve la docrip-
. tioii anatutnique.)
> Nous trouvons dans cette langue, qui est un instrument de prében-
sion des alimeiits phtlte <pi*un organe du goût, une grande analogie avec
odle de la plupart des batraciens anoures, les pipas exceptés. C'est un
tuyau creux terminé par un pavillon charnu et visqueux qui est lancé hors
de la bouche avec la vitesse de l'éclair, et qui y ramène rapidement la proie
pour la livrer aux organes de la dAglutilion. Ei* traitant dea poumons et de
la vessie aérienne à parois solides, située sous le cou» et qui oonumuique
avec l'air qui sort de la glotto , tiens faisons voir que cet organe n'est peut-
être pas étranger à cette projection de la langue; que l'animal peut y pous-
ser de l'air, oommm dani une sariwcane 4 paroia nobUes etafkmgeables , et
qn*il nbnène à loi avec la même vitcase , comme s'il y opérait le vide avec la
plus grande rapidité. Ce mécanisme n'aurait pas lieu de nous étonner, car
nous savons que la plupart des animaux vertébrés, pour absorber les li-
quides, sont obligés de faire le vide à l'aide des poumons ou de toute autre
manière.»
Aucno-onma. — Ifote sur textraction tU l'argtnt de ses imnemis; par
M. Becquehel.
c le suis parvenu, sans l'intermédiaire du mercure, eti construisant un
appareil électro-chimique avec le fer, une solution conrentrée de sel marin ,
et uu minerai d'argent convenablement préparé , à relucr de ce dernier
l'argent qiiHI renferme, mmis forme de eristaux. Les minerais soimiia i
rexpéfienoe sont ceux que- l'on expl<^te dans la Colombie ( ib m'ont été
remis avec une obligeance extrême par M. Boussing^uilt'l et le minerai
d'Allemont, qui se prête avec une grande facilité à ce mode d'expérimen-
ution, puisqu'il n'a pas besoin même d'être grillé préalablement pour
» donner le métal.
»0n parvient, par \c même procédé, à retirer des pyrites cuivreuses de
Chessy, près de Lyon, largent qu'elles renferment, sans toucher au cuivre.
Jusqu'ici, il n'y a que les galènes argentifères qui se soient prêtées dlfflcile-
mébt k rextrection de l'iurgcnt.
» Quaildun minerai, comme celui d'Allemont, renferme plusieurs mé-
taux, tels que le plomb, le enivre, etc., chacun de ces métaux est réduit
séparément et à des époques différentes, de sorte que le départ s'effectue
natnr^leuient. H^réeulfe de là que les minerais de enivre et de plomb
DIgitized by Google
( a3. ) ■
peuvent étra trtMe de k.méne mnière que odoi d'argent , ntk avec
bMàctinpiiioins de fiidlité, en raison d«e diCEêrents degrés d'o^Metiooqa^
prennent et des composés qu'ils forment pendant le grillage.
■ Je prends la liberté de présenter aujourd'hui à l'Académie, plusieurs
afpÊféSk dans leiqueb on voit h réduction inunédiate de l'argent, du
plomb et du cuivre.
B I-fs recherches tlont je m'occupe eo œ moment sur l'extraction des
métaux devant être très longues , j'ai cru convenable , dans l'intérêt de
la science, de foire oonoaltre à l'Académie le principe à l'aide duquel on
parvient à retirer quelques métaux de leurs «uinerais reapeclifo, et parti-
culièrement Taifent. » . . h; *
€mum*~^Dê taethnde fiode air les hases salifiables d origine ar^mijiM/
. ^or M. J. PsLMTSBa.
( GommÏMaires, MM. Thénard, Ghevreul, Dtunas.')
a Le travail, dit l'auteur, dont j'ai rbouueur de soumettre aujourd'hui la
première partie ft l'Académie, a pour buLde remplir une hcone qui existe
dans l'histoire de la science. L'action que les corps halogènes, et priaripa-
leroent l'iode, le brome et le chlore, exercent sur les bases salifiables orge*
niques, n'est point connue. On ignore si ces corps peuveut se combiner aux
alcalis v^èlaux sans l«s altérer, ou slls eieroent sur eux une action élé-
mentaire qui diange leur composition. Soiis Pinfluenoe de eaa basas, Piedev
le brome, le chlore , donnent-ils lieu à des iodates et des iodures, des brô-
mates et des bromures , des chlorates et des chlorures? existe- t-il des io-
ditea, desbràmites etdcscfalorites,ou bien la base organique est-elle dé-
oompoaée, et dans oe cas, y a^t-fl substitutimi de l'iode, dv brAme, <du
chlore à l'hydrogène? Tels sont les points principaux sur lesquels ce tra-
vail est destiné à jeter quelque jour. Je le diviserai en trois parties : dans la
première, j'examinerai l'action de L'fode sur les bases organiques, en y
rattadiant des observations sur les iodates et les bydriodales encore ti^ '
peu connus dans leurs propriétés et leur composition. Dans un second mé-
moire, je me propose de traiter de l'action du brôme, et je terminerai par
celle, beaucoup plus compliquée, que présente le chlore. Tel est le plan que
jemesuis tracé. »
Voici les conclusions auxquelles l'auteur est arrivé :
« 1°. I.'iode jient s'unir à la plupart des bases salifiables organiques. De
son union avec ces corps résultent des combinaisons définies dans les-
' ( i3a )
quelles Tiode et b base &ont en rapports atomiques. Ainsi, la strychnine
donne uo iodure cristallisable coloré , formé <Jc deux atcimes d'iode et d'un
atome de strychnine; la brucine donne deux iodures, l'un torraé de deux
atomes d'iode contre un atome de l*ase, et l'autre de quatre atomes d'ioïle
contre un de base; la cindioninc et la quinine produisent chacune deux
iodun-s dans lesquels l'iode et la base se trouvent unis atome à atome.
» a». L'aeide iodique pent s'unir aux hases salifiables organiques, et for-
mcr clcs ©ois neutres ou acides dans lesquels l'analyse démontre que l'a-
cide et lu base s»»nt dans les rapports qu'indique la théorie, et qui corres-
pondent aux iodurt» respectifs.
» 3*. L'acide hydriodique s'unit avec loules les hase^ salifilbles or-
ganiques, et forme des sels qui ont une tendance à se constituer avec ex-
cès de base. L'bydriodale de strychnine et celui de hrucine analysés sont
des sels sesquibasiques sans eau de cristallisation
» 4'. Les hydriodates organiques soul décomposés par l'acide io<lique,
et de cette décomposition résulte d*- l'iode provenant de l'acide iodique, tan-
dis que l'hydriodnte se change en iodure.
n 5°. L'iode, dam son action sur la morphine, fait une exception bien
isiugulière. Il réagit élémentai renient sur cette snbstance. Une partie de
l'tode s'unit à de l'hydrogén* soustrait à la morphine jwiir former «le l'acide
hydnocbque, tandis que l'autre partie de l'iode s'unit à iine.suhstai>ce pro-
venant de la murfihine, sans qu'on périsse retrouver trace fie cette der»
iiiere. s< l'iode 4 été mis en quantité suffisante.
• 6*. Enfin , lorsque l'on fait agir de l'acid* iothqoe sur la mor-
phine, l'aoïde iodique penl son oxigene qui se porte sur les éléments d'une
partie de la morphine, et la convertit en matière rouge comme le serait
l'acide nitrique, tandis que l'iode, mis à mi, réagit sur une outre portion
de morphine, comme par contact direct; mais la combinaison qni en
résulte, ne peut résister à l'action «l'une nouvelle quantité d'acide iodique
qui la décompose entièrement en iode et eninattère roug«. »
séance est levée à 5 heures. ' ^* ,
' ! 4 — — — ■ •
' , • ■ I
I
Erratum. (Séance du sa lévrier.)
Page 19a , lt|;ne 25 , chlorophtie , Itstt chlorophylle.
(3S3)
WKUXm MBUOGMMIQVI'
L'Académie a reçu clans cette séance les ouvrages dont voici les titres :
Comptes rendus hcbdomailaires des Séances de l'Académie des Scietu es;
n«8, i856, in-8».
Nouveaux Mémoires de fjieadMte Riajreàe dm Saences u BeUm4L^res
de Bruxelles ; tome 9, îii-4*.
■ Mémoires couronnés par i'Jcademie Royale des Sciences et Belles-Lellrcs
de BnaeeUesiUiaxe lo, in-^'.
jÊimua^ A FJeadéide Miyjrdle ifer Sciences et Selles-JLeHres de
Sruxdtee pour iSSG; in- 16.
Bulletin de l'Àcadémie Rojraiedes Sciences etBeUes-LettresdeBruxeUesi
Notice ktsioriqueet statittiquedef Vnivmitéi dans les ÊtauPnudens g
Perlin, i856, in-8». (En allemand.)
Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux ; Xomf. - , 6* livraison , în-8".
Société Royale et centrale d Agriculture. — Rapport au nom d'une Com-
misdon spéciale ;par}i. Payes; in-8*.
TWn&HMur tératologiques OK RSàts de l'Antiquité et du Moyen Age en •
Occident; par M. Jules Bebgeb de Xivrey; Paris, i836, in-8*. (M. Isîdom
Geofiro/-Saiat<-Hilaire est prie d'en rendre un compte verbal.) .
OEuvns chirurgkiUcs complètes de Sir Amn Coorn, tnuhdtes de
Fang^ais par MM. Cbamawbat et Richujot; 3* et 6* livraison» in^*.
Nouvelles Rechcrchrs pour sen'ir à Chistoire de FAlstrononUe t^ez tes
Arabes ; par M. StD^LLOi; Fùxis, i856,in-8*.
Astronomische Nachrichtenj n* 5oo— 5oa ; io-4**
JmududcUt Société JRayalettHiarticuUttre de Paris,' tome 18, loa* li-
vraison , in-8*.
Gazette des Hôpitaux; u* tome JOtill-4**
Journal de Santé , n* 1 3o et 1 3 1 .
Êcko du MÊcmb etufonti n* 8 et 9 ; iii>-4*.
C ». i«3G. i«' Smmir,.
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t^vO 0 - ro rO "J 0 r^vr - c-> C". Ci O 'O *-0 <43 C'.^T'.i ^-r^-s- Ol r->'0
vim^ O'-Q ckfi - c Cffo r^o rt txo n C-m tf>«o c ^rr^-rX O « —
floÛ^sSUTvOVCOtSOtJ r- [-"^a 0 «rt «0 î£ VC VI f 1 m ^-r
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rt r. f. r- f. f r.
COMPTE REINDU
DBS SSANCES
DE L ACADÉMIE UËS SCIENCES.
SÉANCE DU LUNDI 7 MARS 1836.
PKÉSIDËMCE DE M. Cn. DUPIN.
GORHESPONDANGE.
H. U Ministre de tinstmetionputiique adresse un mémoire de M. Charles
Texier sur la géologie de h Propontide Ce mémoire est intitulé : JSseplo»
ration de FJsie-Mineure par ordre de M. le Ministre de V Instruction
publique. — La Propontide, — Géologie. MM. Alexandre Brongniart,
Cordier et ÈUe de Beaumont sontpriés d'examiner ce travail et d'en rendre
compte à 1*Acedémie.
M. PieaH écrit qu'étant envoyé par une société de naturalistes à la côte
deGninée, et particulièr<aBentiur)o»lxmbdelarivièredeGabon , il a pensé
que l'étude <1p cp pays, presque encore inconmi soiis le rapport de l'his-
toire naturelle, pourrait offrir aus&i quelques questions de physique dont la
solution serait avantageuse à h science. Il prie en conséquence l'Académie
de vouloir bien lui fisiire parvenir les instructions qu'elle pourra jugerné>
cpssaircs. M. Picurt doit partir vers le i /ï de ce n»ois, MM. de Mirbel , Arago,
Cordier, de BlainvUle et de Freycinet, qui précédemment ont rédigé les
inHnMiom destinées à MM. les officiers de la ^mite» sont chargés de
pré|Mrer les nouvelles âwftuM^Ofw demandées par M. Pieait.
c. a. Il», «MtiM. 34
.( a36 )
L'AcAdémie accepte le dép6t <^un peqaet cacheté adressé par M. le doc -
teiir Lembert aîné.
M. Hossard annonce qu'il se propose Ue suumetlre plusieurs oou»
veaux sujets atteints de dérialions de la taiUe, an mode de traitement
qu'il appelle traitement par Fmelmaûon.
M. Xaiy présente une nouvelle lampe mécanique j dont le
principal avantage est, dit- il , (Pempécher la fuite ou même la /iltration de
l'huile par la communication qui fait marcher la pompe. MM. JSavier et
Sé^er sont nommés CoromisMires.
CBiaiE. — Sur uii nouvel acide ^ l'acide naphtaliçue et ses combinaisons;
•par M. AoovsTB lÂoasvr.
« Préptavtion de tadde naphtalique. — On l'obtient en frisant bouillir
riiydrochlorate de chloronaphtalèse avec l'acide nitrique; la dissolntioa
bouillante hisse déposer, par le refroidissement, des cristaux lamoUeux
d'acide naphtalique hydraté; en les sublimant on obtient l'acide anhydre :
celni<ci se présente sons la ferme de longues aiguilles blanches très peti
solubles dans l'ean, mais assez solubles dans l'aicool et Tétber. Cet acido
ressemble beaucoup à l'acidr benzoïque; il fomi à io5°; il se volatilise
sans se décomposer. Le chlore et les acides ne l'altèrent pas; il se com-
bine facilement avec les bases, en donitantdes sels neutres» dont la plu-
part sont insolubles.
lia pour formule C** H< O* ; Tacide hydraté renferme a atomes d'eau
de plus.
» liaphtaUau. — lies n^htalales ressemblent aua benioates ; la plupart
d'entre eux cristallisent sous la ferme de paillettes nacrées. Lorsqu'on les
chaulTe avec de l'acide sulfuriqne concentré, il se snljlime de l'icide
naphtalique anhydre; leur composition peut se représenter par U iurmuie
suivante
C-H*0» 4- OR.
» Naphtalate d'ammoniaque. — Ce sel est acide^ il est rcinnrtjiiable par
la régularité de ses crisl.iux, qui dérivent d'un octaèdre a hase rliom-
boidale. La chaleur le décompose et le transforme en une nouvelle ina~
tiére; il a pour formule
4C«H«0« + 3H«A** H- 4H*0.
» Êther naphtalique. — Ce composé est oléagineux ; on le prépai-e en
faisant bouillir un mélange d'acide naphtalique, d'alcool et d'acide hy-
drochlorique ; il reste dans la cornue.
( )
» Naphtalimide. — En chauffant du naphtalate d'ammoniaque, il se dé-
gage de l'eau , de l'ammoniaque , et il se sublime des cristaux lamelleux
incoloreB de naphtalimide. Cette sobstatice est i peine aolnble dans l'eau
bouillante ; les acides la ooavertîsient en sels ammoniacaux et en acide
naphtalique; les alcalis la transforment en naphtalatns alcalins, et en dé-
gagent de l'ammouiaque. Sa composition peut se représenter par la for-
mule amrante ;
C**H«0* H- HAs,
qui lait voir comment cette matière peut, sous l'influence des acides ou
des alcalis, décomposer Tcau et régénérer Facide naphtalique et l'ammo-
niaque. L'équation suivante montre fiicilement comment le naphtalate
d'ammoniaque peut lui donner naissance en perdant de Teau et de l'am-
moniaque ,
(4C"H«0* + 3U' A*» 4- 4H'0; ^ U«A*» — H'«0« = 4(C-H< O» UAz).
Wsfhtolate d'amieoiiiatpw» 4 4e nsf^taKnidde.
» Théorie de la pripanUion de Facide naphtalique, I/hydrochlorate
de ddoronaphtalèse a ponr formule
Si Ton enlève H'C^ dans le radical , et si ou le remplace par son équiva-
lent O*, etai Ton enlÂfre H*C^ placé hors du radical, et ai on le rem-
place de même par son équivalent O*, mais en plaçant celui-ci hors du
radical, on aura C*"H^ O* -f- O* pour formule de l'acide naphtalique. Ce
nouvel acide présente une couUrmatiou complète de presque toutes les
lois que j'ai proposées dans le dernier mémoire que j'ai eu l'hcmneur de
présenter à l'Académie, sur la daé(»ie é» combinaisons organiques. »
oamimon. — Note communiquée par M. Larrkt.
« M. Larrey^ en offrant le cinquième volume de sa Clinique chirur-
^cale, soumet à l'examen de l'Académie cinq sujets et plusieurs pièces
pa^Mlogiques.
» Deux de ces individus avec quelques-unes de ces' pièces conârment,
d'une part, l'opinion que M. Larrey a émise il y a plus d'un quart de
siècle, sur la non-existence de la luxation spontanée do fémur j d'un autre
c6té, les sttooès remarqnaUaa qu'il « oblemis de l'applicàtion du mosa
4aiia ceti» noaMie qu'il a déMgnée sont le nom de fcmoro-ooxalgie (in-
3^11
(•3Ô)
flammation de l'articulation ilio-fémorale), maladie qu'on n'a «Mé de
confondre avec cette prétendue luxation spontanée.
s Ces deux sujets ont été guéris de cette affection grave , considérée
même par la plupart des «ateura oouiine nMrteUey-aiirloiit lorsqu'elle a
pour «énUtat, comme chez ces deux îndiTidtM, le carie de* pièces articu-
laires, nvec line perte de substance osseuse plus ou moins considérable.
Ce succès extraordinaire, qu on n'a obtenu qu'en faisant ankiioser le mem-
bre , est dû à l'emploi répété dn moia.
» D'ailleurs M. Ixarey obtient le même succès de l'application de ce
topique révulsif dans tontes les tumeots blanches, OU ittflanunation des
articulations compliquée de carie.
a Deux des trois autres inrdidet trépanés par M. Larrey^ concourent
aussi à confirmer les principes du premier méandre de ce dnquiène vo-
liimc. Chez l'un d'eux, l'occlusion de la trépanation est à pdne terminéef
bien que l'opération date de l'année i8a4-
» L'observation de cet invalide est insérée au tome premier de cette
Clinique, page aa 5.
a Chez raiitic invalide, trépané quelques année* plos tard, l'ouverture
du crâne n'est i);is entièromeiit fermée , car les sons y passent encore , c'est
l'un des sujets sur lesquels on a fait des expériences pour rérifier ce phé-
nomène.
» Le troisième invalide amputé du bras, k l'épaule, préaenle le type du
résultat <le cette amputation chez tous ceux i qui M. Larrry a pratiqué
cette opération. Le nombre total de ces amputés se monte actuellement
à 117. Presque tous ces militaires ont été conduits à la guérison.
- » Enfin, M. Leawf a montré un boulet de canon du poids de plus de
oinq Uvns et èkmie, qui était caché dans la cuisse d'un canannier blessé à
la bataille de Wagram et auquel il fit l'amputation de ce membre. 11 a vu
le vétéran dans son dernier voyage au midi de la Fi-ance. •
L'Académie a reçu, dans sa dernière séance, un écrit de M. Sédiliot ,
ayant pour thre : Nouipdlêt rttherdief povr s«nir à thUmitm de tJan-
nomiê cft« tes Arabes.
A l'occasion de la découverte de la variation, attribuée, dans cet écrit,
aux Arabes, M. l'oiston fait la oommunication verbale suivante.
« Dans les premièrai éditioaa de YBmfaïkkm à» Sr»tèm ilMr,
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( =«39)
Laplace avait supposé l'inégalité de la Lune, qu'on appelle la variationy égal»-
h un peu moins tle minutes centésimales dans son maximum ; et dans
les dernières, il a supposé ce maximum égal à un peu plus de 6'ti minutes.
La différence entre ces deux valeurs, qui s'élèverait à près d'ini sep-
tième de l'une d'elles, a besoin d'explication. £lle tient à ce que In pre-
mière se rapporte à la longitude moyenne de la Lune, et la seconde à sa
longitude vraie; dans l'iuie et l'autre, l'argument est le double de la dis-
tance vraie de la Lune au Soleil. C'est ce que l'on peut effectivement véri-
fier dans le tome III de la Mécanique céleste (pages 377 et 279), où cette
inégalité est donnée sous ces deux points de vue différents. Le second est
celui qui convenait au passage de l'Exposition du Système du Monde
(cinquième édition, page at), où Laplace a cité la variation.
i> Dans les Tables de M. Damoiseau, cette inégalité est de 190 1" sexagé-
simales, quand on la rapporte à la longitude moyenne, et qu'on exprima
son argument au moyen de la longitude vraie; elle s'élève à 2370", lors-
qu'on la rapporte, au contraire, à la longitu<le vraie, en exprimant
les arguments de toutes les inégalités périodiques, au moyen de la lon-
gitude moyenne. Ce cliangement si considérable qu'elle éprouve dans cette
transformation, résulte de ce que l'argument de l'inégalité qu'on appelle
Vévection est la différence des arguments de la variation et de Vcqua-
tion du centre, ce qui fait qu'une partie considérable de la r<ariation est
produite par la combinaison de Véquation du centre et de Vévection,
qui sont les deux plus grandes inégalités du mouvement lunaire.
n La grandeur iZ'o" de la variation est donnée par la théorie; elle
diffère de 3" de celle qtie les astronomes ont déduites des observations.
On peut consulter sur ce point un mémoire de M. Carlini, inséré dans les
Èplièmérides de Milan.
D En général, lorsque l'argument d'une inégalité est un multiple de
celui d'une antre , la grandeur de celle-ci est moindre que celle de la
première; c'^st le contraire à l'égard de la variation, qui est près de vingt
fois plus grande que Véquation paraKactique , dont l'argument est la moitié
du sien.
(a4o)
MÉHOIBES PRÉSENTÉS.
raniQi» ■AwfiaATiQUE. — Démonstnuion du ihéwème général des
surfilées tf^eUe tm^iiireture mtfyeiuiespar M. Saiobt.
(Comimanines , MM. Biot, Pmiuot, libri.)
Voici les principaux corollaires de ce théorème indiqués par l";nit<Mir :
V i'. Un corps homogène, de Ggure quelconque, étant parvenu à son
état final , chacun de ses points a pour température la moyenne des tem-
pératores de toute surface sphéricjuc dont il occupe le centre : c'est aussi la
température moyenne de I:i sphère bornée par cette surface.
> 3*. Un corps hétérogène, de figure quelcouquc, étant parvenu à son
état final, diacnn de ses points a pour température la moyenne des tempé-
ratures de toute sur&ce bornant un ensemble de couches, tracées autour
de ce point comme OCUtre et avec des épnisseurs variables pour la même
couche , comme le produit de la conductibilité par lu chaleur spécifique.
» 3". Dans te cas du corps homogène, on peut enlever autour d'un
quelconque de ses point» une masse sphérique de grandeur arbitraire, sans
changer la température de ce point, si chaque partie de la cavité, ainsi lor*
mée, rayonne proportionnellement à sa température supposée invariable.
i> 4°. Si le corps est hétérogène, on pourra enlever autour d'un quel»
conque de ses points, une masse arbitraire de couches superposées comme
il vient d'être dit, pourvu que la cavité, ainsi formée, soit soufflée en une
sphère, dont chaque élément rayonne proportionnellement à sa tempé-
rature, a
L'anteur finit en annon^nt qu'il offre de résoudre le problème sui-
vant :
'< Kta n t donné un corps hooiagènft de figure arbitraire , trouver une sur-
)' face capable de produire par rayonnement les températures finales
» qu'acquièreat tous les points de ce corps; de telle sorte que,suppri-
» mant b matiér« du mrps, les points de Tespaoe qu'elle occupait oonser>
» vent les mimes températures sous l'influence de ce rayonnement direct. >
(Ml )
caiBUKCu. — De l'introduction dune sonde dans la boudte de ienjant,
pour le faire respirer dam les accoachementt par les fesses , les genoux,
ou les pieds, où le tronc étant sortioa extrait, ia tête estmvéléo dans h
bassin de la mèref par M. Battdblooqce neveu.
(GcKUinknim, MM. Magendie, Flourans, Brascfaet)
L'auteur m propose de prouver que l'eafiuit peut respirer :
« I*. Lorsque , datis l'accouchement naturel on artificiel par l'extrémité
inférieure du tronc, le tronc étant sorti ou extrait, la téte est arrêtée daus
le bassin ;
» a*. Lorsque, la poitrine traversant le basain de la mère, la téte est eu-
oore situie au*dessus du détroit abdominal ;
3*. Ix)rsqne, dans l'accouchement par l'ovale supérieur de la tète, celle-
ci est encore située aunlessus du détroit abdumiuai.
■ 4*. Dans raoeondieaient oA il présente le visage. »
M. A^iub/ocyue penseqiie, dans lesaccmicbenieDts par les pieds, par les
genoux, par les fesses, lorsque la tête se trouve arrêtée dans le bassin, !a
cause essentielle de la mort de i'eniant est son asphyxie, causée par l'inter*
ruption de sa circulation avec celle de la Aière; il s'agissait donc de préve-
nir cette asphyxie; et, pour cci effet, il a imaginé de porter oue sonde
daus l'intérieur de l'uténis, et jusque dans la boiiclu- du fietUS, pendant le
travail de l'accoucbeuient, après la rupture des membranes.
Il ajoute que le moyen qu'il propose pourrait être appliqué dans tous
les cas où il y a compression du cordon ombilical.
BAPPOIITS.
Rapport sur le martre hkme taooarçSde du nunas de ia Sirengère^ dans
le vaiSaiestre, arrmtiUsseme$u de Grenoble (/sén).
(Commissaires , MM. Brongniart, Cordier, Héricart de Tfaniy; rapporteur.)
• L'Aoadteie nous a chargé» d'eauniner un édumtillon de marbre
blanc saoearoïde que lui a yréaantë, comme marbre statuaire , M. TliéodcMre
Virlet , au noms de M. F. Breton, capitaine du génie, et de M. Sapp^,
statuaire à Grenoble.
a Ce marbre provient du haut du vallon du ramas de la Béretigérc, au
sommet du val Senestre, sur la rive droite delà Bonne, torrent qui va se
. ( a^i» )
réiiiiir au Drac,à peu de distance sud-sud-est de la |>etite ville de la Mure,
aiTondissemeut de Crenoble, département de l'Isère.
0 La carrière de marbre de la Bérengère était connue depuis long-temps
comme la plupart dp cdles des différentes vallées de l'Oisans, du Valjouf-
frev. du Vnlbonnnis, du Clmmpsaur, et du Valgodemar.
V Des travaux ont été faits, à une époque reculée, dans presque toutes
ces marbrières, ainsi que ratlosteiit les vestiges »les ateliers des anciens et
les blocs ébauchés qui y sont restés, faute de moyens de transport et de
clieuiins praticables. Ces carrières sont d'ailleurs dans le voisinage des
glaciers, et à une toile hauteur, qu'on ne peut y faire de travaux que pen-
dant la belle saison, encore quelcpies-unes sont-elles souvent couvertes de
neige pendant la majeure partie de l'année.
» Un des trois commissaires, qui a visité les carrières de marbre du dé-
partement de l'Isère, et qui les a décrites dans le Journal des Mines , a
reconnu l'exactitude de la description que M. Breton a «lonnée de celle du
ramas de la Bérengère. Cette marbrière était connue de M. Schreiber,
notre ancien inspectciu- divisionnaire des mines, qui l'avait visitée avec
ini des maîtres mineurs de la mine d'argent d'AlIcmont.
i> Les montagnes du val Senestrc sont essentiellement composées de
gneiss et <le schistes talcqueux. Le calcaire saccaroïde de ta Bérengère y
forme une grande masse qui paraît avoir plus de 4o mètres d'épaisseur;
elle est accompagnée ile dolomie grisâtre.
ji L'échantillon qui a été remis à l'Académie par M. Virlet, et ceux qui
nous sont depuis parvenus offrent bien, en effet, un calcaire saccaroïde,
mais la masse n'en paraît pas homogène, cristallisation y est inégale :
ainsi dans quelques parties le calcaire est plus ou moins spathiquc ou la-
minaire, et dans l'autre plus ou moins compacte.
» Sous le rapport de la coideur, ce calcaire présente, tantôt des places
d'un blanc de neige pur, éclatant et nacré; tant«)t d'un blanc de lait, et
tuiitùi enfin des parties d'une pâte fine semi-diapliane, et parfois aussi une
pâte terne ou d'un blanc de cire.
» La dureté, caractère essentiel des beaux marbres statuaires, ne parait
pas égale dans toutes les parties de celui de la Bérengère. Au reste, elle n'a
pu être appréciée d'une manière exacte sur les échantillons que nous avons
examinés, et qui n'étaient que cles échantillons de collection minéralo-
gique. Cette propriété ne peut en effet être bien appréciée et bien consta-
tée que sur des blocs d'un certain volume et avec le ciseau du sculpteur ou
du statuaire. Nous sommes donc forcés de suspendre notre jugement sur le
Diqitizr
( >43 )
degré de durelé de ce marbre, jusqu'il ce que M. Sappey, qui a exécuté un
bu«e eu marlxre de lâ Béreagère, pour l'exposiiion, uous ait £ait connaître
aoo opiaioii, im que iioas en ajvnt ft BoiM diipOHtm
MIJOT par nos statuaires.
» D'après les aualyses faites à Grenoble dans II- laboratoire de M. Gucy-
mard, lugéuieur en chef des mines de l'Isère, ce marbre est composé :
" 1*. Oe filice <>.f>C>S
■ **• I*««ari>onât« de mafinéaie. . . . . . 0,020 l 100,00
• J". DesttboMiedeckrai. 99>9** '
tt !• dolomie grise qui l'accoiupague,
• r. D'ai^ile ia,8o )
■ «*. De carbonate de aagnésie 37,60 > 95,26
• y. De caiboBaia de dwn. 4S,8S )
» Dêu» wt laeoiiMiiiiMii» de h ««rlwière delà Béreagère qu'ils ont laite
l'été dernier, U. Goejnerd et H. Breton en ont ititexploiier et descendie
quelques blocs à Grenoble, et d'après leurs calculs, iU eetiment que le
mètre cube de ce marbre rendu dans cette ville reviendra à 3oo fr., qu'il
en coiktera4oo fr. de cette ville ii Paris, et qu'ainsi le luetrc cube y revieii.
dnit à 700 fir., oeqni nettndtle pied eobe à 3o environ.
■ Kous venons d'apprendre que sur la demande de M. k préfet de l'I-
sère, le conseil-général de ce département a voté une somme de i5,ooo fr.
pour faire, sous k direction de M. l'ingénieur eu cbel des mines de l'ar-
fondiMement dai tiamiux itffsploration dans Ja BHMrbrière-de la Bérengère ;
ainsi, si dans l'état actuel des choses, nous M •pouvons émettre moime
opinion positive sur les véritables qualités de ce marbre, nous espérons du
moins pouvoir prouhainenieut faii'e connaître à l'Académie sa valeur sous
le rai^Mtrt de la aUtnaire et des divers emplois auxquels il com^ndm dans
kaarla.
ÂÊ^pon tur le vojrage à» M. CoasraaT Piivocr i ^ilfe Ac/Ës, à JAii^^ «n
SMh , m* Ue» L^ari et dont ht eimron* de Naplet.
(Gononiasaires, mtBwmgniarf, lroahant,Beftfiieret Cosdigf wipporteiir.)
c L'appartlkm au moiade juin de Tannée t83i » d'un volcan aoos<niariu,
situé entre les o6tes de Sicile et celles d'Afrique, excita en Europe une at-
( a44 )
tendon générale plus grande peut-être que ne le méritait ce genre de fait
géologique, qui d'après les récits de l'histoire cl d'après les descriptions des
observateurs, était déjà assez bien connu des savants qui ont quelque éru-
dition. Eu effet dans l'archipel de Murée, aux Arores, en Islande et dans
d'autres contrées, de nombreux ilôts volcaniques s'étaient montrés à des
époques assez récentes pour que les circonstances de leur formation eussent
pu être examinées attentivement et signalées avec exactitude.
» Toutefois il importait de profiter de la nouvelle occasion qui se présen-
tait, non-seulement pour répéter les observations déjà acquises à la science,
mais encore pour les étendre s'il était possible, et pour lever quelques in-
certitudes que divers géologues concevaient sur la nature du phénomène,
sur sou étendue et sur ses conséquences. La situation du nouveau volcan
offrait d'ailleurs cet avantage, qu'il était facile d'en étudier les rapports avec
les terrains volcaniques de tous les âges qui existent dans les contrées en-
vironnantes. Mais de plus la curiosité du monde savant se trouvait excitée
par l'espoir d'apprendre le témoignage que la nature elle-même allait por-
ter sur une opiition |>articulière que quelques géologues distingués avaient
récemment essayé d'introduire dans la science , relativement au mode sui-
vant lequel se sont formés certains grands tertres volcaniques antérieurs it
la période géologique dans laquelle nous vivons.
» D'un autre côté l'existence d'une terre nouvelle, et peut-être de récifs
ilangereux au milieu des parages les plus fréquentés de la Méditerranée , of-
frait à la marine de tous les états voisins une question importante à résoudre
suus le point de vue de la navigation , du commerce et même de la politi-
que; le gouvernement français n'y était pas moins intéressé que l'Angle-
terre et le royaume des Deux-Sicilcs. Aussi M. le contre-amiral de Rigny,
alors ministre de la Marine, crut nécessaire d'expédier le brick de l'état la
Flèche, sous la conduite de M. le capitaine I^upierre , pour faire reconnaître
l'étendue et la situation exacte de File nouvelle. M. le minisire voulut en
outre qu'un observateui- capable de recueillir les documents propres à in-
téresser la géologie, fût adjoint à l'expédition et considta l'Académie de«
Sciences à cet égard.
> Le choix de l'Académie se porta sur M. Constant Prévost, qui par ses
nombreux travaux antérieurs et son judicieux et consciencieux esprit d'ob-
servation, méritait à coup sûr cette marque He confiance; désigné le 19 août
i83i , il avait quitté Paris le 6 septembre, accompagné d'un dessinateur
habile, M. Ed. Joinville, etleaS du même mois il était en vue du nouveau
volcan sous-marin.
4
( }
» Avant d'exposer à l'Académie les résultats sciiMitifiqiies de ce voyage ,
nous devons lui rappeler les termes de la mission qu'elle avait confiée à
M. Constant Prévost, et lui faiiM: en même temps connnitre les causes qui
ont retardé jusqu'à présent le rapport que nous lui présentons aujourd'hui.
■> L'intention de l'Académie n'était et ne pouvait être de céder à un
sentiment de curiosité peu profitable , en se bornant à demander un récit
minutieux d'un événement qui considéré isolément, ne pouvait vraisem-
blablement accroître que jusqu'à un certain point les connaissances ac-
quises. Aussi les instructions remises à M. Constant Prévost, lui pres-
crivaient en outre de recueillir tous les renseignements et toutes les
observations propres à indiquer les relations que le nouveau volcan pou-
vait avoir avec les volcaus brûlants et éteints de celte partie de l'Europe,
tant des îles situées entre la Sicile et l'Afrique que de la Sicile elle-même,
des îles Eoliennes et du golfe de Naples, en distinguant soigneusement leurs
différents âges et leurs diverses origines soit sous-marine, soit atmosphé-
rienne. Il devait aussi étudier 1rs rapports de^ produits volcaniques anciens
de ces contrées avec les terrains de transport et de sédiment dont ils pour-
raient avoir été contemporains et fixer l'âge de ceux-ci par l'examen com-
paratif des débris organiques fossiles qu'ils renferment.
» Conformément à ces instructions, M. Constant Prévost s'embarqua if
t6 septembre i83i, à Toulon , sur le brick la Flcdie , dont le capitaine et
MM. les officiers s'empressèrent pendant toute la durée du voyage, de se
prêter de tous leurs moyens au but scientifique de l'expédition et il est
rentré en France à la fin d'avril 1 83a. Pendant ce vo3'age dont la durée
fixée d'abord à deux mois, s'est ainsi prolongée pendant huit mois, et cela
sans nouvelle allocation d'indemnités , M. Constant Prévost a successive-
ment visité, le nouvel îlot volcanique, Its terrains tertiaires des îles de
Malte et de Gozzo, le littoral de la Sicile, Syracuse, Catane, les îles des
Cyclopes, l'Etna, Taoïmina, Messine, les monts Pelorcs, la presqu'île de
Melazzo, Palcrrae et ses environs; puis l'intérieur de l'île suivant sou plus
grand diamètre, de Palerme jusqu'à Noto; il a repris ensuite son explora-
tion circumlittoralepar la côte méi'idionale et les villes d'Alicata, Girgenti,
Siacca, Mazzura , Marsala et Trapani , dont l'exameu offrait un intérêt tout
spécial à raison du voisinage de l'îlot récemment formé.
■ Les îles volcaniques de Ijipari, Vulcano, Vulcancllo et Stromboli, fu-
rent aussi étudiées en détail par M. Constant Prévost, qui employa ensuite
un mois à visiter le Vésuve et les terrains volcaniques du golfe de Naples,
Le ]6 avril, il arrivait à Rome, en profitant de l'autoriKition que l'Aca-
35..
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( ^46 )
ilémie lui avait accordée de continuer son voyage.ll se préparait^ visiter It-s
volcan» éteints de la Campanie et à passer ensuite en Sardaignc et en Corse,
lorsque la nouvelle des ravages du choléra le rappela brusquement dans sa
iamille , à Paris , où il était de retour le 39 avril.
» Les principaux résultats du voyage de M. Constant Prévost ont été suc-
cessivement et à diverses époques, soinnis psir lui à l'Académie. Dans la sé-
rie lie ces commimicationa il a eu soin, ainsi <}iril le devait, de traiter avec
le plus grand détail de tout ce qui pouvait avoir rapport à l'iie Julia; il a
pour ainsi dire épuisé cette matière. Enfin il a en quelque sorte complété
cette masse importante de documents en y joignant l'exposé <les recherches
auxquelles, depuis son retour, il s'est livré tant en Auvergne que dans le
Vivarais, pour appuyer la manière dont il avait envisagé les phénomènes et
les terrains volcaniques tant anciens que modernes de la Méditerranée.
Ces documents renvoyés aux commissaires, sont :
V i*. Le rapport provisoire adressé de Malte ie i octobre i8'3i, conte-
nant le récit des observations recueillies personnellement par M. Constant
Prévost au moment de sa descente sur l'île Julia et plusieurs vues et coupes
de Tile sous ses différentes faces.
» 3*. Une carte géologique de la plus grande partie de la Sicile et deux
grandes coupes transversales , Tune se dirigeant de Trapani au cap Passaro;
l'autre depuis ce dernier point jusqu'à Melazzo; ces coupes sont accompa-
gnées d'une description sommaire mais très précise, très claire eL dégagée
de toute idée systématique, des principales tormations géologiques» de cette
contrée; elles ont été communiquées de sa part à {'.Académie au commen»
cernent de i833.
■ 3°. Plusieurs notices en forme de lettres qui ont été lues à l'Aca-
démie, en iB3i et au commencement de t83a; elles étaient relatives à la
géologie de l'ile de Malle; au contact, à l'enchevêtrement des dépôts ter-
tiaires les plus modernes avec les roches feldspathiquos et micacées de la
presqu'île de Melazzo; au gisement et à l'àgc du terrain gjrpso-salit'ére de
la Sicile.
9 4*- rapport général et très étendu sur l'ensemble du voyage; il a été
présenté à l'Académie par M. Constaut Prévost lui-même dans le courant
de 1 83a et de 1 833. Il est divisé en trois parties qui forment autant de mé>
moires distincts. A ce rapport sont jointes les pièces suivantes, savoir : (a) un
journal très détaillé des observations faites relativement à l'apparition de
Pile Julia, soit personnellement par M. Constant Prévost, soit antérieure-
ment à son voyage, par des habitants de la Sicile et de Malte, dont il a pu ro
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( «47 )
Qoeillir le témoignage verbal ou ronsullcr les notes, t<''mnit;n,iges qu'il a sui-
gwusement comparés et appréciés; ce journal ne laisse rien à désirer sous
^^^a^^^-^^^ jailli mmm^m atfciÉB^toâ^MMÉ^AiMÉi— iétf ^Éi a ti M^'di M itf it l'i AAUk l^*éLlfci> nf i
mènes qui ont précédé, «ccorapagéé ou sum l'éniptiott volcanique, (b). Du
relevé des observations thermomôtriqucs et barométriques (pii Diit été
lailec troiff iuispar jour, à bord du brick ia Flèche, non-setilenient pen<iitnt
~ I voyage, «Mf» «èauve jusqu'au S mai t8%< (e). Un portéfeUlUPifè
iliraHlM de vnear «t |mMImmab gédiogUjaes, pbysiqu«À
et pittoresques des côtes de Mrilfo, de Sicile et du golfe de Naples, dessi-
i^MSy avec beaucoup de soins et d'intelligence, par M. Ed. Joinville, sous la
mlfÊÈaàéùyLQ^^tvnÊ^ . . -s^ k i- ' -'l K.tC;m>b
«ÉMS géoiogiquAjUwÉiih fcé adressée par M. C. Prévost à M. le président de
ftbaadémie, sur lest iiFoleans éteints du Mont-Doro, du Cantnl et du
Mé>in, comparé» à l'fltoM et au Vésuve; 1 objet principal de cette notice
lu èlÎHliiii lu Méditerranée, il n'érait besoin dVivnir recours à l'espèée
d'explication qu'on a désignée sous le nom d'hypothèse des cratères de son-
levenient, pour rendre raison de la disposition actuelle des grands massiis
vokanique» plrta«aMMMIiAMllrii»>«ril|^^ t|ni
existent dans ces contrées.
• ri". l,"n dernier travail, le plus important peut-être par le i,'ian I iintn-
bre d'observations positives qu'il renferme, est le catalogue raisonne de»
riHiBliiMi iféiiliiginiiuiliiÉMMiw par «t'C- ii<ii<Élègii»tllWWy>|i)<>^ éé-
posés far hiivKiNnir^sviéii'ide l'Académie, au Mméom'd'biëtoire niitti^
relie. Ce cata'ogue inéthodi{pii' , de plus dr 'i,n(>t> é<-li intillons, est accorrii
pagnë de 79 coupes extraites du journal original de M. C Prévost, et qui
lotelligence rww détaW tlKe'gVÉil^ WtAi
groupes des terrains ik' b Sicile dont elles cxpliqtient et eémiiient^VW
gisements les plus remarquables, tels que ceu\ des terrains volcnniqi^^
anciens des difTérents étages tertiaires, du gravier ossifere îles cavernes, des
dmM4ira4rol^«iHllÎMé«n>émoires. . '
n Ces coupes et ce catalogue méthodique constituent un tnrvaîl précieilîi
Éondamental , exempt de toute spéculation théorique et systématique, que
IMMMtMTfMim fit«f|MM|iaMBme garaMié et iE<iiMn« oàntMlé dé Mi
i«Éi|iiiiiiriinli Èn^éhmmÊiiom^bo/k^t «I (te* 'lé(|ml toua les
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( «48 )
vanls pourront directenienl puiser la plus solide de toutes les instructions
en matière de géologie. Les préparations et l'examen que les échantillons
deroclies, qui conipusent une si nombreuse collection, ont du subir, la
détermination difficile <lu grand nombre de corps organiques fossiles
qu'elle renferme, et la rédaction minutieuse de tant d'articles descriptifs
ont exigé un temps considérable que l'auteur n'a pu trouver que successi-
vement et à la longue, et telle est en définitive la cause principale du re-
tard que votre commission a mis à faire son travail sur le tout, et à vous
soumettre son rapport.
» Ce retard, nu reste, n'a point été stérile pour les résultats du voyage
dont M. C. Prévost devait rendre compte k l'Académie, puisqu'il lui a ^r-
mis d'étendre ses observations sur les terrains volcaniques, par des voyages
exécutés tant en Auvergne que sur les bords du Rhin, et d'obtenir ainsi de
nouveaux termes de comparaison propres à agrandir le cadre déjà très
vaste qui lui avait été tracé à l'occiusion de l'île Julia.
B De CCS divers éléments des recherches faites par M. C. Prévost, vos
commissaires ont extrait l'indication suivante de quelques-uns des princi-
paux ré&ult^its. Ces résultais âont reblifs :
« 1* A l'île Julu) ;
• a* Aux terrains volcaniques des contrées environnantes;
» 3* Au terrain tertiaire de l'île de Malte;
» 4" Aux leirains tertiaires de la Sicile;
» 5* Enfin aux terrains plus anciens de cette même île.
>> Relativement ù l'ile Julia, on peut, d'après M. C. Prévost, résumer,
ainsi qu'il suit, les circonstances qui ont précédé, accompagné etsuiviTap»
parilion du volcan sous-marin.
a t". Depuis plusieurs siècles le fond de la mer, à travers lequel le nou-
veau volcan s'est ouvert, avait été fréquemment et violemment agité par
des secousses souterraines qui uvaieut en même temps aflecté avec plus ou
moins d'énergie, non-si-utenient la côte méridionale de la Sicile, mais
encore le sol de l'île de Pantellerie,qui en est éloignée de près de 3o lieues.
Ces effets s'étaient ordinairement manifestés lorsque les deux autres foyers
d'agitation volcanique do la Sicile, c'est-à-dire sa partie orientale ou région
de l'Etna, et sa partie septentrionale ou région des îles Éolienncs, deiueu*
raient en repos.
> 2'. IjA nouvelle île ne s'est pas élevée sur un haut-fond, ni sur un banc,
ainsi qu'un l'avait aiuioncé d'abord, mais bien au piedd'uu véritable escar-
pement sousj-mariu qui termine à l'ect le banc de V^t^nture, lequel est
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( ^49 )
large de plus de ao lieues dans toHS les sens, et donl la surface légèrement
ondulée, n'est recouverte que de 26 à 4o brasses d'eau au plus, et dans
beaucoup d'endroits de 7 à 8 seulement, tandis que la sonde indique plus
de 100 brasses de profondeur dans la partie du canal qui est comprise en-
tre le port de Siacca et l'ile de Pantellerie.
«S". C'est entre ces deux points, à environ 1 3 lieues au sud-ouest du pre-
mier et 18 lieues au nord-est du deuxième, à S^'io'oo* de latitude, à
lo* a2'8"de longitude, à unei lieue nord-ouest environ du banc de Nerita,
qu'était situé le nouvel îlot volcanique, par conséquent sur une ligne di-
rigée du nord-est au sud-ouest, et aux deux extrémités de laquelle se ma-
nifestent depuis long temps des agitations souterraines synchroniques. Ces
faits remarquables ont été mis en évidence par une carte et deux coupes
sous-tuarines fort instructives que M. C. Prévost a dressées d'après les
sondages et les relevés hydrographiques du oipitaine Smith, et qui lont
partie des matériaux soumis à l'Académie.
n4°' l-<'npparition delà nouvelle île fut précédée de treniblementsde terre
nombreux et prolongés, qui se manifestèrent vers la fin du mois de juin,
et qui furent ressentis sur une étendue de plus de f\o lieues, les uns eu
mer par les navigateurs, et les autres le long des côtes méridionales de
Sicile ; ces secousses du sol , le plus souvent dirigées du sud-ouest au nord-
est, furent souvent accompagnées de bruits très forts, compares parles
habitants à de longues canonnades entendues de loin.
» 5*. Plusieurs jours avant les premières éruptions, la surface de la nier
paraissait bouillonnante, les eaux étaient troubles et couvertes de poissons
morts, qui souvent ont été observés jusqu'à plus de 10 lieues du point
central de tous ces phénomènes préliminaires.
■ 6*. Les éruptions proprement dites ont commencé aux premiers joui s
de juillet, par des vapeurs légères qui, peu à peu, augmentèrent et fini-
rent par former au-dessus de la mer une colonne de iSoo à aoou pieds
de' hauteur sur 60 à aoo pieds de largeur. Ces vapeurs, chargées d'une
odeur sulfureu.se prononcée, s'élevèrent d'abord .seules; puis elles furent
mêlées de cendres et de fragments de scories dont la projection était in-
termittente et accompagnée de lueurs lumineuses et d'éclairs qu'on a pré-
sumés être dus à un dégagement abondant de fluide électrique. C'est à la
suite de ces projections multipliées de ujatières incohérentes et souvent
incandescentes que les premières proéminences se sont montrées un peu
au-dessus du niveau de la mer.
* 7". La iurmation de l'île futsuccessivecomme les projectionsde matières
( aSo )
incohérente!». Plusieurs pruémiHeoces ij»olée» «e desisiuerent d'abord d'une
manière très nette; bientôt elles s'accrurent de plus en plus, et leur réu-
nion finit par former autour du centre d'ériiption un bourrelet de matière*
meubles dont la i'urnit- varia continuellement comme les circonstances
éruptives, et qui, par des ad<liliuns superficielles, s'éleva graduellement
jusqu'à 200 pieds au moins. Depuis sa base jusqu'au sommet, la masse de
l'ile n'offrait qu'un auias cralérifurme de cendres , de sables pyroxéniques
et de scories ordinaires, sans apparence d'aucune coulée de lave, et bien
moins encore de strateis de roches solides et continues, que l'on aurait pu
considérer comme un fond de mer soulevé en masse, soit continue, soit
crevassée.
» 8*. Enfin , après des éruptions intermittentes semblables en tout aux
précédentes, et qui ont duré depuis le milieu du mois de juillet jusqu'à lu
tin de septembre, l'ile disparut lentement et successivement, comme elle
avait apparu, niais par une cause différente. Ce ne fut, en effet, ni par
effondrement de sa masse, ni par nt)aissement insensible du sol sous-
marin, mais par l'action des values, qui, après avoir modifié le con-
tour des bases du cratère pendant les éruptions , continuèrent ensuite
ii saper ces même^ bases de tous côtés, provoquèrent Téboulement suc-
cessif des cendres , des lapilli et des scories incohérentes dont il était
composé, et rasèrent définitivement ce frêle édifice en moins de deux mots
de temps. Au mois de décembre, il ne restait à la place du volcan qu'un
banc couvert de 9 à io pie<ls d'eau, dont la forme n'a plus rien qui in-
dique son origine; circonstance importante à signaler, ainsi que le re-
marque M. Prévost , pour faire comprendre la difficulté qu'il y a de
retrouver les anciens foyers d'éruptions dans les terrains volcaniques
sous-marins qui sont aujourd'hui émergés , et qu'on reconnaît sur certains
points de la surface de nos continents.
1) De ces résultats positifs et indépeuilants de toute hypothèse, M. Pré-
vost a été amené à tirer les conséquences suivantes, qui lui semblent
découler naturellement d<; la comparaison des faits.
» i*. L'éruption de j83i a commencé au fond d'un bassin dominé par
UQ escarpement sous-marin abrupte, dont les bords annoncent une dis-
location linéaire très ancienne du sol.
■ î*. D'après les traditions que l'on conserve à Malte et en Sicile (dont
tme remonte au commencement tlu 1 7* siècle), d'après la structure des vieux
terrains volcaniques sous marins qu'on voit maintenant émergés et déman-
telés dans le / 'al <li A'otv, au pied de l'Etna, il est à |)résumer que l'éruption
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( )
1 83 1 n'est pas la première qui ait eu lieu sur ce point de la Méditerranée.
Il est probable qu'elle a été anciennement précédée par des éruptions com-
plètement sous-marines, soit de matières scorifiées incohérentes, soit de
laves ordinaires qui se sont étendues en forme de nappes plus ou moins in-
clinées, ou d'accumulations plus ou moins épaisses, et que ces accu-
mulations avaient en quelque sorte préparé le théâtre de la nouvelle
éruption, et avaient ainsi diminué la profondeur qui était à combler pour
que les matières incohérentes qui ont formé le cratère de i83i pussent
affleurer jusqu'à la surface «le la mer et même s'élever fort au-dessus de
son niveau.
» 3". Si ce long travail sous les eaux ne s'est manifesté cpie très ra-
rement à leur surface par des signes positifs, cela est dti atix ciroons-
tances qui, suivant M. Prévost, accompagnent en général les épanchements
des matières volcaniques par des bouches sous-marines profondément sub-
mergées; les eaux alors condensent etabsorbent en tout ou en partie les gaz
et les vapeurs qui w dégagent du foyer d'incandescence, et ces fluides élas-
tiques ne peuvent lancer à une grande hauteur, dans un liquide aussi dense
que l'eau, la lave et les scories sous-marînes. On peut même présumer que le
mouvement produit dans ^ masse des eaux par la sortie brusque et vio-
lente des fltiides élastiques, doit contribuer à entraîner les matières in-
cohérentes loin dos orifices d'éruption , et par conséquent l'élévation des
cratères sous-marins doit être moins grande que celle qu'ils auraient res-
pectivement prise à l'air libre.
> 4*. Si les choses, poursuit M C. Prévost, ne se sont pas ainsi passées
dans des temps plus ou moins anciens sur le fond de mer qui a servi de
base à 111e Julia , c'est ainsi du moins qu elles ont incontestablement eu
lieu pendant les premiers temps de l'éruption de i83i. Lors donc que le
sommet de la montagne sous-marine ainsi formée, s'est approché de la
surface de la mer, la pression devenant moindre, le dégagement de la va-
peur d'eau a été sensible; et bientôt, par la même raison, la matière de la
lave incandescente a pu être lancée dans l'atmosphère; retombant dans
Teau, les cendres et les scories formées par la dissémination de la matière
volcanique et par son refroidissement subit, ont été en partie entraînées
au loin sous les eaux et en partie accumulées autour de l'orifice d'éruption
jusqu'à ce que plusieurs points saillants au-dessus de l'eau s'étant montrés,
les circonstances ordinaires atmosphériques ont succédé à celles des vol-
cans sous-roarins; un cratère semblable en tous points à ceux qui se forment
journellement dans les volcans continentaux, par additions superficielles
36
9
et iODOMuvai, s'«st {traf;reasiTement élevé et netteiiMat (iessiné au-dessus
9 5*. Doi couléM de Ia?e, dit «ooore VL G. Prévost, sont peut>êtreaop»
t&li par des fissures du pied et des flancs submergés du cône d'éruption,
wttifi la oolonoe ascendaute de matière fluide A'ayaat pM atteint le niveau
é».|»imiilÉÉliiffllrtlii lïitilW coMiMir n'tec «««m mmuHAw km
mriiiiÉii wi iiliriiiiili de l'île naissantto» «ftIM n'alla iImIw & KMift
des vagiies, Tivorisée par les ébranlements do sol.
» 6°. En uD mot , il suitit, auKvaat M. Prévost, de se rendre un compte
aussi simple que naturel de l'action des phénomènea Tolcaniques !«• pta»
vwll^wii eilwiMia— >oiirtM»<téi<i tfM» de l«m praduto aoni r«Mi
et dans l'atmosphère, pour concevoir de la manière la plus nette et la plus
incontestable la formation et la destruction du iKmveau tertre volcanique.
Ce qui eiKjjgsiffiiwnt certaiiH«ui«aBt im^ c'est que, d'ime part, «elte fiar'
puftliiltMft, ni d'uae énotiMbpimMflure de lave asMS visqueuse piwr
être restée tout d'une pièce maljïré son étoudue et malgré sou élévation
au-du>!>u& de la mer^et que, d'une autre part, la destruction u'u oté pru^
duit» aife» jftwdnnunt» aipati ane pr^eelioiir SmUm dtiMMii kt
matièreâ préflMwment accumulé«i$ projection qui aurait été oaAnMiéB
parle dégagement subit d'une immense quaatité de matières gnzeuses.
» Partaut de ces oonsidératMMts et de oiM«a «(iM lui a au^éré l'exameii
des terrain» évideamient •oàs-afrin» dorTiMMIslOr M. C 9f«wnk mn «p*
rivé A d—aiplioaiaoM intéminii wlatifiwMnn k 1* naaiHink» de I^Elmi,
doStromboli, de Yulcauo et du Vésuve; remarquant que les anciens ter-
rains pyrogènes qui servent de base aux déjectioos modernes de ces vol-
cans encore en pleine activité^ olfrent daiie leur pertieintérieiMre lescorac-
*hm àtÊ OHrtièree voleMifMe mmnÊÊÊiÊm et-deM Imrpeeli^aupAfiMMW
les caractères des déjecliDliMlaeipliériHaÉB,ct gènéralisaAt «e lotfde de fov-
mation , il a cru pouvoir annoocer, comme un bit positif, aoiv^eolemaaK
qife les bases des graixis systèmes volcsaiques dont il s'agit, mais eucefe
griaia ■■■■»■ detirwia» pyrogènes qui fiM«toN«»iKaMelë1iMil-
l>M«,le Caotal et le Mesin, éteiest leanUMdBfpnands.ii^cses d'émptfet*
qui auraient été démantelés par les puissantes érosions superficielles qui
ont ravagé toutes les «nine prties de ia terre aniérieamseut à la pé-
riede féokfiquediMlafadfeMM^eiMHk
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( a53 )
férente. Il n'est pas dans l'objet de ce rapport de le suivre dans celte disctu-
sion que depuis il a soutenu en diverses circonstances, qui est devenue
très animée, et qui aura du moins l'avantage d'exciter de nouvelles re-
cherches. Il nous reste d'ailleurs trop à dire des observations positives
qui ont occupé M. C. Prévost sous beaucoup d'autres points de vue im-
portants.
» Toutefois, nous ne pouvons le suivre dans les nombreux détails que
renferment ses rapports, son journal et son catalogue raisonné. Nous
nous bornerons à signaler quelques<unes des observations les plus e^n-
tielles. Elles embrassent différents ordres de faits.
u Parmi celles qui sont particulièrement relatives aux phénomènes vol'
caniques, nous signalerons la distinction de produits volcaniques sous-
marins de différents â^es dans le val de Noto, depuis ceux antérieurs aux
terrains de la période crayeuse jusqu'à ceux postérieurs aux plus récents
des terrains tertiaires.
u La description du gisement près de Mellili de ce singulier bitume fo-
liacé que l'un de nous a décrit sous le nom de dussodyle.
M La découverte auprès de Militello que des couches de matières
noires compactes renfermant une grande abondance de coquilles marines
très bien conservées, ne sont que des strates de cendres endurcies sous les
eaux , et nou des basaltes, comme un l'avait supposé.
» La description des volcans boueux de Macaluba près de Girgcuti, et
des sluifs ou étuves <lu mont S.-Calogero, celle des effets de la décom-
posiliou des roches volcaniques tant auprès des bouches de l'Etna, du
Vésuve, de Stromboli, que dans les solfatares de Vulcano, de Lipari, do
Pitzzoles. La nature et la progression de ces effets sont attestés et démon-
trés dans la collection par un grand nombre d'échantillons aussi intcres»
&ants que bien choisis.
> Passant maintenant à des observations d'un autre ordre, et d'abord
aux terrains tertiaires, nous citerons les suivantes.
» La collection très riche en roches et en fossiles que M. C. Pi-evost a
recueillie à Malte, dont la géologie était peu connue, porte à penser
que le sol de cette île est entièrement ou presque entièrement com-
posé de terrains tertiaires les plus récents, qui, par la puissance, par
rliuinogénéité et la finesse de grains de la plupart des bancs (qui sont
exploités avec tant d'avantage), sembleraient être des dépôts pélagiens
qui se seraient formés loin de tout rivage. Au milieu de ces couches,
dont il a nettement distingué plusieurs étages, il a trouvé avec coi
36..
( ='54 )
éiioniies glossopétres qui sont cuiiiiiis depuis long- temps, nun-seiile-
incut (les ossements de mammifères, et notamment une dent Je petit
hippo|7otame, mais encore des moules de coquilles analogues à celles
des terrains subapennins, qu'il croit avoir été enveloppées à une époque
à laquelle ils étaient déjà fossiles; ce qui serait très singulier, lia remarqué
encore dans la physionomie générale du sol de Malte deux plateaux, dont
le supérieur au S. Ë. de Hle, se termine, d'une part, par une falaise
abrupte, et de l'autre par une suite de terrasses en étage, qui le réunis-
sent au plateau inférieur, à l'extrémité duquel s» trouve la cité Vallette.
C'est à l'inclinaison des couches de ce système vers le N. E, que sont dus
les nombreux ports qui se voient presque exclusivement le long de
celte partie de l'île.
• Passant à la Sicile, il nous suffira de rappeler en peu de mots la carte
géologique de cette contrée, et la belle coupe dont nous avons déjà parlé,
d'autant plus que cette dernière a déjà été insérée dans \^ Bulletin de lu Ho-
ciété géologique: on y remarque bien distinctement le mode de dislncntion
des terrains tertiaires, leur division en deux étages au moins, superposés
tninsgressivcraeutetdont le plus ancien paraît être suivant l'auteur, de l'âge
des collines subapennines, leurs rapports avec les produits volcaniques et les
dépôts de gypse et de soufre; mais sous tous ces points, conraie aussi sur
tout ce qui concerne les phénomènes du remplissage des cavernes de Syra-
cuse , de Cépbalu, de Palerme , les dépôts de coquilles extrêmement récen-
tes de la presqu'île de Melazo, leurs rapports avec les roches micacées , l'âge
des conglomérats modernes de la plage de Messine , nous attendrons les dé-
veloppements que M. Constant Prévost se proi>os« de donner. Cette lâche
lui sera facile, car les éléments et les pièces justificatives existent déjà dans
son catalogue raisonné , et dans le» collections qu'il a rapportées.
■ Par la ihénie raison nous n'entrerons pas dans plus de détails i-elative>
meut aux nombreuses observations qu'il a recueillies tant sur le Vésuve et
sur les éruptions de ce volcan dont il a été le témoin , que sur la constitution
de» champs Phlégréens, et notamment sur la baie dePouzzole et sur les phé-
nomènes peu anciens et successifs , tant d'immersion du sol dans les eaux
de la mer que d'émersion, qui paraissent attestés par l'état des ruines du
temple deSérapis, et par l'existence des bnlanes et des serptdcs qu'on voit
fort au-dessus de l'eau sur les piles du pont de Caligula ; M. Prévost doit en
faire l'objet de communications plus d.'ttailtées que ce qu'il a déjà consigné
dans son grand catalogue raisonné.
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Condusioru.
• D'après tout ce qui précède nous pensons.
« 1*. Que M. Constant Prévost a rempli de la manière la plussatUÊùcaate,
U miasion qoe TAcMléiiiiA lui avait confiée , et que Paxttiuioii qa*tl fad «
donnée atlHlttt«Mti4i*la*ibi8 aonaèfe édairéetaondévonemeat pour leapro*
grès «le la scirnce.
» a». Qu'ily a lieu d'insérer dans les Mémoires des Savants étrangers, le rap-
port généralidans lequel M. Constant Prévost a rendu compte de son voyage
i nie Julia, et dans lea parties vmiftnes delà Sicile.
a y. Que qndqoe intéressantes que soient les observations que M. Cons-
tant Prévost a communiquées sur les autres parties de la Sicile , sur Malte,
sur Lipari, sur StromboU , sur le Vésuve et sur les champs Phl^réens , on
ne pourm les apprécier d'une manière proportionniée à leur importance,
que lorsque l'anteor en «ira complété la description et l'ann soumise k
l'Académie. »
Ces conclusions sont adoptées.
Après la lecture de ce Rapport, M. Arago demande à l'Académie la per-
mission de lui soumettre, dans la prochaine séance, plusieurs observations
de physique qui lui paraissent de nature à rendre moins certaines quelques
oondu^naque M. P/VfOM a cru pouvoir déduire de son travail, et, en
parâenlier, h conclusion que File n*a pu être Teffist d*un soulèvement de
la mer.
La séance est levéeè 5 heures.
P.
( >56)
• (iLLETin ■ISUOOaArUiQI.E.
Ii'Acadmnie a reçu daus cette séance les oavi-ages dont roici les titra:
Comptet rendus hebdomadaires des séances nie (Académie desSeieneesi
iS56, n»9, in-4'.
CSini^ ckbmrgicale , exveie plus parUadikmmm dans tes camps , et
les Mpiottx miUuùresfpar ML 1« baron LAsmnjtMiie 5, ia«8»,aTCC on
Hlhit in-foito.
Tyansactinns of the horticuUural Society of London ,• second séries; iii-4'.
Brei>e Idea de la Administnteion det Ctmercio j de las renias r gastos
de Ut teU de GAa, durante hs annùs de t8a6 à i954f par M. D. Ràaon
M L& Saori; ia-8*.
O'nco Meses in los Estados- Umdos de la America del Ntnte; par le
mi'tie.
Tndté eomfiet da Régime satùtaire des aliétitjou Manuel des Éta-
blissements qui leur sont amsacréti par M. Sarioti PmL; iii-4*- (Ràeiré
pour le concours Montjon. )
Histoire NattireLle des lia Canaries ; par MM. Wsbb et Beiitheu>t;
4* livraison de texte et de planches ,
Jbr^é âémentairÊ tie Chinùe,'par M. L&ssiicin, a* Mition, a vol.
in-R*, avec un atJas iii-S".
Huliclin de la Société indastiit-llc de Mulhausen; n° J i ,
Mémoires de ta Société d'jâgricuiittre , Sciences^ jirisd Angers; a' vol.,
a* livraiaon, în-8'.
JiuUetin général de Thérapeutique médicale et ckhwgieaiêf par
M. MiQOKi. ; 5' .iiiriéf , toint- 10,4' livraison, iii-8*.
Journal de la Société génétale des Naufrages et de l'Union iies natimu;
a* I et a , in-»'.
Gazette rncdicaiit de Paris; tome 4 1 o* 10, i836f in-4*'
Gazette des Hôpitaïuc; n" a6— >36, tome lO» in«-4*.
JounuU de Sa/itéj 11° 1 ^3.
Écko du Mande savant; n* 10 ; iu-4' .
COMPTE RENDU
DES SËAIÎGES
DE L AGADÉSIIË DES SCIENCES.
S&àJXat DD LmCDI 14 HABS 1838.
FAÉSIDENCB DE M. Cii. DUPIH.
CXIBBESPOHDANGB,
M. Geoffroy Saint' Hitaire , après avoir rappelé les communications ré-
cemment faites sur les orangs-outangs par M. de Hlninville et par lui-même,
metfoiu les yeux de l'Académie deux orangs-outangs de Bornéo , l'un fe-
mdleet tris jeine que le Haséam d'Histoire naturéHeiKMsédsit déjà depuis
long-temps, l'autre mileetadillte qui vient de lui être envoyé par M.Tera-
minck , directeur du Musée de Hollande. L'acquisition de ce dernier individu
donne , pour la première fois , aux zoologistes français , les moyens de con«
ludtre, ptf des obeemtioiis directes , ronngKialang Âms son état psrftit.
M. /«fi» Fmtmdk transmet une obsenratieD tirée dn cinquième
volume de la Clinique chirurgicale de M. Larrey et de laquelle il résulte
qu'un officier français ( M. Morel ) encore vivant, a été deux fois pris pour
mort et deux fois enterré comme tel. M. Julia demande que cette obser-
vation soit oomnnindqaée à la commission Montyon diargée de statner sur
son ouvrage concernant tùieertàude des signes de la morL
M. Monœy adresse une noie qui parait être un pra|et de quadrature
du cercle.
M. Hoisard écrit qu'un certain nombre de jeunes personnes contrefiutes
C A.iSS6,iwtaiMM. ' . 37
dont il va entreprendre la guérison , sont i f^imies dins une des salles du
secrétariat, où les membres de la commission Montyon pourront constater
leur degré actuel de diifurmité.
àanmnÊÊk^IVote de M. Am. SiîrMi lot sur h découverte de Là. YABUIK»,
• jfor Aboid' ff 'efât astrftnomt du i o* siècle.
Deux objections sont faites au mémoÎM de M. Am. Sédtllot. (^oûr le
Compte Rendu, tome a , pgc aoS/)
1*. Ne serait-il pas possible que le pasMge découvert et traduit par M, Sé'
diliot, fût une irOerp^atimtdms me copie de Poumige de tastnmome de
Bagdad, postérieure à tyehO'Brahé (1610)?
2*. Si jiboul-ffiffii a reconnu la troisième inégalité lunaire, comment
se fuit-il qu'aucun des auteurs arabes qui lui ont succédé n'en ait
parU?
liroms ▲ Là nnniex ow Manw.
« 1". Le iminaaerit de la BiUiothèqtie du Roi fiusait partie de» livres du
Shah Rokb , fils de Tamerkn ( 1377-1447 ); un sceau eppoeé eor pluiieun
des feuillets le prouve péremptoirement. On sait, comme nous l'apprend
M. Reinaud , de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, dans son ou-
vrage sur k$ momtmaot arabes et persans du cabinet de M. le duc de Bla-
cas, que Tun des usages des cachets cbez les orientaux était de aenrir à
marquer la propriété ; c'est ainsi qu'en téte de leurs livres et de tout ce qui
leur appartient, on trouve l'empreinte de leurs devises; le sceau que porte
le manuscrit JAbouliWeft est conforme à une médaille du Shah Bokh que
possède M. de Blacas, si ce n'est qu'il contient en phia ces mois: JliinfMf-
toubi 'Ichœzane (ex libris thesauri, etc.). D'ailleurs , Tétat et l'apparence du
manuscrit ne peuvent laisser aucun doute sur son ancienneté ; il a été ache-
té, en 1670, parle voyageur Jean -Michel Wansleb, envoyé en Orient par
le ministre Golbert pour fiiire Pacquisiticm de manuscrits destinés & la Bi-
bliothèque du Aoi; et M. Reinaud pense que U copie doit être d'une épo-
que même antérieure à celle du Sliab Rokh.
» a*. Aux preuves matérielles ^ue nous venons d'exposer, nous ajoute-
rons quelques conndératîms qui tendent également à frire reteter l'hypo-
thèse de l'intercalation du passage dans une copie de Touvrage d*AbouI-
Weft, qoi serait postérieure à Tycho Brahé [1610).
a Aboul-Weia présente la découverte de la troisième inégalité lunaire
«euMN étnnft' le fiait de ses propres observions , Jtt PexpUeation qu'il
( ^59)
donne dilEère notablement de celle de Tycho-Brahé; on a inséré, dans le
Compie Rendu des séances de l'Académie des Sciences (n" 9, i836), la Ira-
daèàoB da cta^lM â» FistroiioiiM mbe; nom «Iloi» iiwWwi «■ ngarà
l'appendioB trouvéâ h mortée T^cho-Brahé, dans tcsptpie», et pablié
pour la première fois, neuf ans après , ifuo. n
« Experti sumus bas circulos omnibus apparaotns Moêtan «ifiaCl-
> oere, si quidem in octantibus ilve medii* lods inter qMadratuns «t «ysy^
• giM ^ et" ^ , ciim liwiniria Mayriagno inter ae distant , adhuc inaqu»"
» litas quFrdam, et dincrcntin sntis |ierf eptibilis sese ingcrat , necessum
* videbatur, adhuc aiium parvuro circellum par quero haec varialio excuse-
» ^ttr sopei'^Merfe, tn quo centru'ni epiçycU majoris non in cirGumferen-
» tia sed per diametrnin transversum , moto ijuodam librationis, dradari
» tamen, ut alias apud Copcmicum fieVi solet, analogo, hinc inde trans-
» 'fertur, efficiens proslhapha rrsin qiiamdem a tf et j> himinariuro usque
■ ad quadraturas semper addendam et rursus a quadraturis ad <r et j>
» 'mbiratendam a média fongHofline 3 1 O, ut ven» locot centriepicycii
» prodeat. Motus autem hujas librationis daplici distantise verse O et 3>
» commenstirabilis est, maximaraque variationera /^n 3o" in primo et ter-
» tio a d octante addendam, in secundo vero et quarto octante subtra-
» 'tiendam |nrbei«at- » X ly^^Brahe, Pyaneofurti, 1610; tpp^tdhe inter'
etStminbspages m et 1 13, (ome T".)
» On voit qu'Aboul-Wef^i et Tycho-BraLé sont même arrivés à deux
résultats différents ; le premier faisait la variation de ^5 minutes environ ;
le second la fait de 4o' 3o", et dans les nouvelles tables de If. Damoiseau,
elle est de 39' agf 7.
» D'un autre c6té, on ne saurait supposer que les Arabes du dix-septième
ou du dix-huitième siède^ient été les auteurs d'une interpolation de cette
nature f et dans cette occasion, nous sommes heureux d'avoir pour auto-
rit* fofdnioB de notre Hlustre orientaliste H. le btron Sihrestre de âecy,
qui n'admet pas la possibilité d'un pareil fait ; les Turcs et les Arabes , qu'ils
ont subjngiK^s, ont si peu profité des connaissances scientifiques des Eu-
ropéens, que le Djiban'Numah, imprimé dans ces derniers temps à Cons>
tantÎBOple, reproduit les longitudes erronées, d«niéespar Abool-BfaaMan
de'Miroe, en f a«9, iMurl'AfHqne et TAsie. {FùlrU Traité des ùutnuHen»
mMtronomiques traduit par M. SédtUnt, tome i^ypage 3 12.}
■ A^oAi. Maintenant, si l'on veut entendre par interpolation ïinsertion
étum jêgtm en passage dans un ancien manuscrit, nous ajouterons
•os praiMinqm-ootia nnoD» de dédvira oeUes qui snivent :
37..
( 26o )
» I*. L'écriture est identiquement la même dans tout le manuscrit;
» a*. AiMan fislio n'a été intercalé;
• 3*. Lepipngtn'atliMtMaknMnlcoiniilet ctréebnépar l'mrdre des
matières ; il se trouve encore indiqoé^ duiaunft table générale qni préoàd^
avec une grande pr<^cision.
« Il n'est doue paa possible que l'interpolation ait été fiute par un Eu-
ropéen**
a^boaaa ▲ l4 mooimni omaonoa»
» Dèa l'inMant qu'il est bien avéré qa'Abool-WeA est l'aulMir de la
découverte de la variation, la seconde question devient étrangère à notre
sujet.
s Cependant, nous allons en faire un examen particulier parce qu'elle
servira à montrer tonte l'importance qu'il y aurait à fiivoriser l'étude ap-
profendie des manuscrits sdentifiques des Arsbea.
» Comment se fait-il, a-t-on dit, qu'aucun des auteun arabes^ ont
succédé à Aboul-ff^à^ n'ait parlé de sa découverte?
9 U bndiflit d'abord établir qne tu momn «nâm cm taùùUé à
^Jbùut-^e^ n'en <nit point parlé; or, nous les connaissons à peine; ceux
dbnt les ourra|;es nous sont parvenus, ont précédé Aboul-Wefâ, ou furent
ses contemporains; Isaac Ben Honain vivait en 817; Thébit Ben Chorathy
vers la raéoie époque (il est cité dans Ebn-Jourùs, 980); j^làatégni,
en 860; jfàderrahmm jkpM, en 947, ^jfïrqfais, en gSo; JE6n-JiN0i£r^
en 980; et notre auteur Jkt^iTi^ est uorC an coonneneeaMnt du on-
zièmc siècle.
» En Espagne, nous trouvons au onzième siècle, Jlnachel et GébcTf
sans qu'on sadie exactement en quelles annéesiil% florissaient; on a pré-
tendu que Géber était postérieur à ^rzachel, parce qn^ l'avait cité;
■ maintenant il est prouvé qu'il n'a cité que des noms grecs et qu'il est resté
étranger à tout ce qui s'est fiait en astronomie depuis Aliaêegni, 880;
quant à JnaM, on lui attribue les TsMu ToUâtum^ mais ce» tsbics
inspirèrent si peu de confiance qu'on leur préttm toujours celles itji&a^
• Nous ne pouvons donc mentionner, comme postérieurs à Aboul-
fVeJàf c^Alpétra^e et AboulrHhassan ^ tous deux de Maroc (douzième
et treisième siècle), mais l'on sait tpL^Jtionl'Bhassm, dans son traité des
Iiutruaients tutronomiques ne s'est point occupé des mouvements de la
Lone et de ses inégalités; et pour jé^étn^^ Û no s^est attaché qn'à Ptolé-
Digiiizixi by C30()t;^lc
Ca6. )
iBé6| et son livre n'offre d'intéressant que quei(]iies détails sur les roou-*
V«Mnti:<iM4toil«l.
» Tels sont les seuls savants arabes sur lesquels non* ayons quelques
notions étendues; oncoro ces norions sorU-Hles fort imparfaites.
» U existe cepeuiiaut uo très grand nombre de traités astronomiques ;
jéèamÎÊttÊlàfiJilknMAâéMMÊk'JÊèitf^lajsan , Ahmed BenXÊÊHkÊUÊÊÊÊli
al Sugan, etc., etc.); pour les autres, nous ij^noroiis justiifiuix iiouis de
leurs auteurs; ces traités restent enfouis daus quelques>unes des bibliothè>
qaa»J^jllltt^ Igg^^iÉl^iM p 1^^^ itlj là : CoBstantinople ) ,
•.'tiiiwiia iMsaons aux astronomes |MnMM et tartares^mongols^'^ul sé
sont appropriés les travaux de l'école arabe, nous sommes obliges d'a-
vouer que nous ne les connaissons pas mieux, et personne ne saurait ai-
fimer><|ii'iba{sn»pa ur.Vm^m » de 4» mwlaH*m {ntAàmméÊk Obigh
Bêig, vers i447' '^ont nous n'avons encore que des fragments}. f)n n exa-
miné, il est vrai, quelques-unes ilc leurs tables astronomiques et le calcul
de iu varialion ne s!j trouve pas iutroduit; mais M^Sédiliot en a expliqué
* Pw^pl qu*ÂbouV-Wefô observait à Bagdad, £bn<4|iMlBi8 rédigeait au
Caire, sa ^m/i//? Table Haliémite , et il n'avait alors aucune idi'c <le la
variation. sont ses tables luno-solaires que les Persans et les Mongols
oaHiadoptées ik mittm^'ÊÊmM trtknmit MpradiiilM>tii(i«l9»te#mans»
daatJes TabUs f\('{n(i'mim\'iKfmir '"^mm t^n7t|)^|•r'Élnirl^l'^ Hitm,
dans l(t Srnt(ut' de Chrysococca; 3* cbez les conquérants Mongols, dans
les 'i'ablei lliluuùàmes de Maasir £ddtu Thoussi; .4* cbes les Cbinois, dans
» On ne doit donc pas s'étonner qOr'oni n'ait point trirtiiéadWitfeBiyiÉ^
bles ainsi transformées, le calcul de la variation. {^Foir \ cet égard As
ieure adressée au Bureau dei Longitudes en i834, par M. Sédiilot.)
» Gat cpnsidérationa secont plus tard l'objet de mémoires spéciaux;
qnast li h - ywtlioa prindpdt, db «at fwiyléUBMat Haok»; Aèoal"
Weft «M Ue» iMlMMUt raulm dft k ^toQimrftB dé Ai «tfMtaf^
BL Libri nou» a remis la note suivante, oooune résumé de la réponse
^bale qu'il ft fiHivà fai WMirall«ooMMwioMM»ito M. SUftiloL
c Après la Iwton'dUi la lettre de M. Sédiilot, libci diMMkfo
perole, et comoMnoe pi|r aanonoer.à r^miMpiie qt», imlyé -eea tif
( aft» )
désir de s'occuper de cette question importante , Tétat d'immobilité
complète dans lequel il est forcé de tenir encore son bras droit ne lui a
pas permis de faire les recherches qui lui auraient été nécessaires pour
tâcher d'cclaircir ce puint intéressant d'histoire scientiijque. Pour le nio>
ment, il se borne à rappeler a l'Aoïdéraie qu'il n'a fait, dans une des pré*
cédentes séances, qu'émettre des doutes sans jamais prétendre afiirnier
d'une manière absolue qu'il avait été impossible aux Arabes de coniiaitre
la variation. L'examen attentif du manuscrit, et surtout du passage que
M. Sédillot a traduit, peut seul fournir les éléments nécessaires à la solu*
tion de la question. Dès que sa santé sera rétablie, M. Libri a'empressera
de répondre à l'honneur que l'Académie lui a fiait de le noimner membre
de la commission qui duit examiner le travail de AL Sédillot, en faisant
tout ce qui dépendra de lui pour essayer de diminuer l'incertitude qui
régne encore sur le sujet en discussion.
» D'ailleurs, M. Sédillot ne doit pas s'étonner si l'annonce de la décou-
verte de la variation par les Arabes a pu faire naftre des doutes dans i'ea-
prit de plusieurs personnes; cela lient surtout aux circoitstances sui-
vantes. AL Sédillot a publié, il y a déjà quelque temps (i), an mémoire
pour démontrer que les Arabes avaient connu aussi la géotnétrie tle posi-
tion; mais la lecture même de son mémoire a prouvé à tous li's géomètres
qtie peu au fait probablement de ce qui constitue la véritable géométrie de
f/osition, M. Sédillot s'était laissé égarer par le motposition, et qu'il avait cm
que l'on pouvait rapportera cette branche de mathématiques des problèmes
uù il .ne s'agissait que de déterminer la position d'une ligne, et qui appar-
tenaient par conséquent à ce que b géométrie attalytitjue a de plus élémen-
taire. Plus récemment, dans le mémoire même qui est soumis an jugement
de l'Académie, et que l'auteur a inséré aussi dans le Journal Asiatique ,
Al. Sédillot a cité et critiqué plusieurs passages du premier volume de
\ Histoire des Sciences mathématiques en Italie, ouvrage que M. Libri a
publié depuis peu. Or M. Libri saisit cette occasion pour déclarer à
l'Académie que non-seulement M. Sédillot hii a prêté des opinions qui
n'étaient pas les siennes, et que, par suite, il a pu facilement critiquer,
mais queœéme(bien in volontairement sans doute) il a dénaturé des passages
de l'ouvrage de M. Libri , que M. Sédillot paraissait de reproduire, mais dans
lesquels il omeUait ou changeait des mots ou des membres de phrases, et
donnait ainsi un tout autre sens que celui qui résultait des expressions de
(0 AvuKOnu Jourml Âtiattfae , Mai i834-
(.63)
M. Likri. A l'appui de cette a&sertion, M. Libri cite un passage du mémoire
(le M. Sédillot, où l'on fait adopter ii l'auteur de r^/o/r«déjft citée, les idées
de Delambre, qui avait afBrmé que les Arabes avaient admis sans la moindre
modification l'Astronomie des Grecs et où l'on semble rapporter textuelle-
ment un passage qui se trouve à la page 1 54 de l'ouvrage de M. Libri ,
mais en le tronquant et le modifiant tellemeutque cette idée semble eu effet
ressortir d'une phrase où l'auteur avait voulu dire le contraire.
» Ainsi AL Sédillot ayant commencé par attribuer aux Arabes une dé-
couverte importante qu'ils n'avaient point faite, et n'ayant point montré
toute l'exactitude nécessaire dans les citations d'un ouvrage publié récem-
ment, ils n'est ps étonnant, ajoute M. Libri, que ces circonstances aient
pu contribuer à jeter quelque incertitude dans l'esprit ties personnes appe-
lées à discuter la réalité de la découverte de lavaria/ion , attribuée par
M. Sédillot à Aboul-Wefà.
» Relativement à la nouvelle lettre de M. Sédillot, dont M. Arago vient
d'entretenir l'Académie, AL Libri croit ne devoir insister que sur deux
points principaux : d'abord il est inexact de dire, comme l'affirme M. Sédil-
lot, que les plus célèbres astronomes orientaux aient été antérieurs à Aboul-
Wefà et qu'on puisse expliquer par là le silence des successeurs de l'astro-
nome de Bagdad. Ensuite M. Libri signale la grande difficulté que les plus
illustres philologues ont toujours rencontrée quand il s'est agi d'établir
un fait historique uniquement sur l'âge incertain d'an ancien manuscrit.
» Il suffirait de citer Nassir-Eddin, dont le nom est devenu si populaire
même en Occident, pour prouver qtie les plus illustres astronomes
orientaux n'ont pas précédé Aboul-Wefa. D'autre part, en disant que
Nassir-Eddin n'a pas parlé de la variation y parce qu'il s'est borné à
copier Ptolémée, on ne ferait que fournir des ai*guroent8 à ceux qui,
comme Delambre, pourraient croire, à tort cependant, que les Arabes
n'ont rien ajouté anx connaissancesastronoroiques des Grecs. Mais sans des-
cendre jusqu'à Nassir-Eddin, M. Libri iait reraartjuer à l'Académie que
M. Sédillot a été dans l'erreur lorsqu'il a aftirmé qu'Ibn-Younis étant con-
temporain d'Aboul-Wefà, ne pouvait pas parler île la découverte de la va-
riation attribuée à ce dernier. Car si la variation avait été découverte par
Alwnl-Wefi en 976, comme l'aflirme M. Sédillot, Ibn-Younis qui, dans la
table Ilakemite rapporte des observations faites l'an 1007, et qui écrivait
par conséquent plus de trente ans après Aboul-Wofa, se serait trouvé placé
dans les meilleures conditions possibles pour rendre compte d'une décou-
verte si importante qui aurait été faite assez loog-temps avant l'époque à
( a64 )
laquelle il écrivait pour qu'il dût la connaître, et qui cependant aurait été
encore assez récente pour qu'il eût été impossible qu'elle fût déjà oubliée.
» Pour ce qui est de l'âge du manuscrit que M. Sédillot croit antérieur à
Tycbo-Brahé, surtout d'après le sceau du Scbah-Rokh qui paraît s'y trouver,
M. Libri dit que c'est une question qui ne peut être décidée que d'après
l'examen du manuscrit, et qui en tout cas ne peut être résolue que d'une
manière conjecturale -, car il est reconnu d'abord que l'examen de l'écriture
et du papier ne suffisent pas pour déterminer avec une approximation
suffisante l'époque à laquelle appartient un manuscrit, même quand il s'a>
git de manuscrits européens <jue l'on connaît beaucoup mieux que ceux
qui nous sont venus de l'Orient. Ensuite, en ce qui concerne le sceau,
M. Libri prouve, par des exemple» tirés de notre bistoire littéraire , que
souvent on a eu l'habitude de continuer {)endant long-temps à marquer
les livres «l'une bibliothèque du sceau adopté par le fondateur , et il
termine en indiquant l'exemple fort singulier de deux princes italiens, l'un
duc d'Urbin , l'autre grand-duc de Toscane , qui , à plusieurs siècles de dis-
tance avaient adopte la même devise, devise qui dans le temps fiiturs [lourra
occasioner des doutes et des incertitudes quand il s'agira de déterminer et
de distinguer les monuments qui appartiennent k l'un ou à l'autre de oot
deux princes. «
mirittMiOGa. — Éloiies plantes du i4 novembre i835.
M. Arago communique à l'Académie l'extrait suivant d'une lettre de sir
John Herscbel à M. fiaily, datée du cap de Bonne-Elspérance.
■ Pendant toutes mes explorations du ciel eo novembre, j'ai été aux
aguets des étoiles filantes. J'avais aussi recommandé à mon aide, M. Stone,
d'épier soigneusement ces météores pendant le temps que j'aurais l'oeil au
télescope. Le 1 3 il ne vit rien; le 14 je lui fis la même recommandation, et
à o* de temps sidéral , nous commençâmes nos explorations ordinaires en
nous relevant successivement ; celui de nous deux qui n'était pas à la
lunette continuant toujours à chercher des étoiles filantes. Jusqu'à 4^ 8' de
temps sidéral, ni lui ni moi n'en avions encore vu une seule. Â ce mo-
ment, M. Stone me cria : « Voilà la plus grande que j'aie vue de ma vie! a
Elle tomba perpendiculairement dans l'azimutb nord, un demi-point (de U
boussole) ouest environ. A 4* 43'59" il m'en annonça encore une grande.
Celle-ci tomba au nord, deux points est. Sa chûte ne fut pas perpendicu-
lairement; la ligne de descente penchait un peu vers l'est. Celle-ci, sui»-
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( .65 )
vaut M. Stone, ^tait aussi grande que Jupiter. A 4* 4^'^9' ■> tom-
ber une troisième à l'est de Jupiter, et encore plus obliquement que la pré-
cédente. Enfin , à 4* 53' Sg", l'éclat que jeta une quatrième étoile m'excita
à quitter la lunette. Cette dernière était la plus belle de toutes; elle tomba
obliquement dans l'azimutb ao" ouest. Stone, qui tournait le dos à ce
côté du ciel, lequel d'ailleurs était caché pour lui par des arbres, crut qu'il
venait de faire un éclair. L'étoile laissa une trace lumineuse très étroite et
sensiblement tortueuse, qui resta visible pendant ao secondes environ.
Ce météore avait une intensité égale au plus grand éclat de Vénus dans ce
pays. Je dois rappeler qu'au Cap, la lumière de celle planète est assez vive
pour occasioner des ombres bien marquées et qui accusent distinctement
la forme des corps interposés, non-seulement quand elles se projettent sur
une muraille blanche, mais même quand elles tombent sur le sol. Vous
pouvez être sûr que , si je suis encore au Cap au mois de novembre pro-
chain, je ne manquerai pas de faire attention aux étoiles iilanics dans les
nuits du i3 et du [4, quoique jusqu'à présent je soie porté à ne voir dans
tout ceci qu'une coïncidence fortuite. J'ajouterai cependant que depuis
le i4 je n'ai vu aucun météore un peu considérable. »
PHYSIQUE DU GioBi. — Lettre de M. Fretci:«et à M. Abago sur les pre- ,
mières expériences faites à ^ix en Provence , aux bains de Sextius.
{Voir le I" volume des Comptes Rendus^ page 445.)
« Depuis mon arrivée en Provence, qui n'a pu avoir lieu qu'à la fin de
janvier, je me suis occupé avec zèle de tout ce qui se rapporte à la mission
que l'Académie a bien voulu me donner. Indépendamment de la source
des biins Sextius et de celle du bassin de Barret , qui jouent le rôle princi-
pal dans tout ce qui a été écrit sur les eaux d'Aix, j'ai exjiloré une vingtaine
de fontaines, de sources et de puits dont les eaux chaudes, à ce qu'on as-
sure, ont une relation non douteuse avec les premières. Partout j'ai déter-
miné leur température par un nombre assez grand d'observations et avec
des précautions assez minutieuses pour qu'on puisse compter sur leur exac-
titude. J'ai aussi mesuré le débit des deux sources principales, celles des
bains Sextius et des Bagniers, et pris des échantillons des eaux dont il im-
porte le plus de constater l'identité. Plus tard, j'aurai l'honneur de rendre
lui compte détaillé à l'Académie de toutes mes expériences ; mon but n'est
pour l'instant que de lui faire connaître la marche générale des travaux
auxquels je me suis livré, et de prendre ses ordres sur ce qui pourrait lui
paraître à propos que je tentasse encore,
CR. 1816, ■•rSnwitrt.
(166)
» C'est un fidiélib1iptrniiMoif«d*aii kttgfioeè*, que la fantaine»
de la voie «ont «Hmealén^ les eaux du bMiinde BifMt, ihné «n pleine
C&tnpagne à un quart de lieue d'Air. Or. d'nprès un* moyenne entre cin-
quante observations, fai trouvé que les eaux de fierret ont so*,o6 centig.
de température, tandis que celles des bains Seittus a'âèvmt à 34f,i6. La
suHace des pretnMret se trObv« à pins ém 5 fnMrM de proibikKswr au-des-^
sooi du sol.
» Pour étudier d'où pouvait prorenir cette singulière différence , j'eusse
désiré pouvoir faire dévier en totalité les eaux de Barret dans- le lit du
rdasMttdehTmiease»qai en «•tvuiite;e0tie opérati^ de
difficile ni de bien coûteux, mda je pu robtenir des autorités admi-
nistratives qui, d'ailleurs, m'ont accueilli avec une extrême bienveillance
et ont favorisé mes opérations avec autant de grâce que de bonté} il m'a
bllu penser à d'autres moyens déritat^
dm ^phoo était le pins natord et oelol dont la manceorre
devait être k la fois la plus simple et la moins coûteuse. Tavab toute la difi!^-
rence de niveau nécessaire pour produire un grand effet, en sorte que je
me suis décidé à en construire un. Mais pour ne pas tomber dans des flé-
penses trop conaidéraMaa, je — nia ccatenté de le fiiire en IMiIanc; sa
longueur était d'envimii loo mètres, et son diam^re de 8 centimètres.
■ Trois expériences successives m'ont offert chaque fois uo phénomène
dont je n'ai pu me rendre compte. Dès le début, la colonne d'eau, qui avait
servi I amoiteerTfnitrainent, ^eat diviaéa par tme suitt de neanda, dans
lesqudale vide frétant produit, k preask» «MMenre defUr « fidt aplatir
le tuyau en autant de points , ce qui en a tout-à-fait arrêté le
» Une vis d'Archimède, demandée au préfet de Marseille, et qui m'avait
été prêtée, m'offrait un nouveau moyen que je résolus de tenter. Mais pour
donner à oetle maeliine riiic&niaoB néMMaim à aoa watiawm d'oOai
utile, il m'a fallu faire dans le 8ol «ne tnMCbéenMnpnfiMsde pour réooQpi
lement des eaux de Barret.
B Au commencement, le débit de cette vis a été d'environ Sooooo litres
d'eau en vingt-quatre henrea. Mais oeHa alioadanee aw ^eMpaa contingée,
il a^eat établi tn équilibre entre le pMdBitieka«fliiiM«toa qui s*écon>
lait par les conduits sotiterrains, en sorte que nous n'avons plus obtenu
qu'à peu près 35oooo litres en vingt^quatre heures. Cette manceevre qui ,
prolongée pendant soixanl»aept beaa«a,n «ai|é l'emplos de a« Iwmaaes^
divisés en trota eaconades , treraWant la jour et la mit» et ae ralavMt à'ile
cerlainaioternilea, ae terminera ce eoir.
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(a(>7 )
» raimc à me flatter que la suppression d'une pareille quantité irean
produira une intermittence dans le produit des fontaines chaudes (l'Aix,et
qu'il me sera possible de robser>-er. A. cet effet, je vais commencer, des de-
main, une série d'expériences journalières du débit de la source des bains
Sextius et de celle des Bagniers, ainsi que de leur température, et si je
trouve une différence notable avec ce que j'ai obtenu déjà, j'étendrai mes
observations sur d'autres points.
» Si, contre mon attente , ce moyen ne produisait rien d'appréciable, je
désirerais être autorisé par l'Académie à faire construire un nouveau sy-
plion en fonte de fer de 1 1 centimètres de grosseur, qui, ne devant pas of-
frir l'inconvénient de celui dont j'ai tenté l'usage, donnerait indiibitilde-
ment une intermittence plus importante daus les eaux des fontaines de la
ville, w
ANATOMiK DES iRFciionis. — Réclamation de M. Ebrebbbrc
M. Peltier écrivit à l'Académie, le 8 de février {voyez ces Comptes
rendus, tom. II, pag. i34) qu'il avait vainement cherché les nombreux
estomacs que M. Ehreuberg a aperçus dans les animalcules microscopiques.
savant naturaliste de Berlin témoigne ses regrets qu'à la suite d'une
expérience négative on se soit déterminé à révoquer en doute toute une
série de phénomènes et F organisation d une classe entière d animaux,
a J'e.spère, dit-il, en terminant sa lettre, que l'organisation (avec peu
d'exceptions J très compliquée des inlusoires , paraîtra dans tout son
jour dans le nouvel ouvrage que je prépare, sous le titre : Les Infusoires
distribués en deux classes d animaux qui échappent à la vue de Fhomme
et qui sont doués de tous les systèmes principaux de V organisation animale.
J'aurai l'honneur de faire hommage de cet ouvrage à l'Académie. Trente-
huit planches in-folio, gravées au burin, d'après mes propres dessins, sont
déjà terminées. Elles offrent, non-seulement dans toutes les tribus, mais
dans presque tous les genres, et même dans la plupart des espèces des genres
des animaux infusoires nus ou pourvus de carapace (bouclier ) , les organes
de la digestion et de la génération; souvent le système nerveux; les paquets
de muscles longitudinaux et moteurs en tout sens des vaisseaux, des bran-
chies ou organes palpitants; la bouche garnie de dents et les organes de ta
vue. Je possède dans ce moment près de mille objets anatomiques et
presque toutes les espèces des Infusoires mêmes, préparés pour le micros-
cope, dans le genre de ceux que j'ai eu l'boaaeur d'envoyer à l'Institut.
» C'est pour avoir méconnu si long-temps la véritable organisation dti»
38..
(•66)
Infusoires , et oublié, pour ainsi dire , combien les idée» de grandeur sont
relatives et de peu d'importance pbjnolog^ue, qu'on t^est persuadé, par
erreur, que la simplicité de foiyaiitmimi doItltM iilfiiiriwimnt liée i sa
petiteMe. »
fKïuoiioaa.-^ Mémoire sur l'a/ustement de l'œil aux diffiéreiUcs dislances t
par M. MAiniow , de Genève.
M. Maunoir considèt-e comme uu fait démontré par les expériences de sir
Everard Home et de Bamaden, qœ k convexité de la iwrnée varie aelon là
distance de Tobjet regardé (i). H n*est paaaoasi aiBraiatif ii Tégard dés épren^
ves que firent ces mêmes physiciens sur nn œil privé de cristnliin à la suite
de l'opération de la cataracte. Pour que ces épreuves pussent paraître entiè-
rement concluantes;* il faudrait, dit M. Maunoir, qu'elles fussent faites sur
» nn oBil Amt «ncune partie, ean^té le crisIdHn, n*e&t souffert on n*e6t
» é|m>iivé la plas légère altération lors d« l'opération. On ne peut guère
» espérer que ces conditions soient obtenues d^ine mnnière absolue chez
» les aveugles opérés par les méthodes les plus connues : l'abaissement et
s l'extraction du crbtaUin. Dans le déplacement on rabaiasemrat, on blesae
m la dwroide, souvent qelques nefs ciliaires, toujours les procès ciliaires
• qui aervent d'attache au cristallin; on refoule celui-ci dans la partie in-
*. ftrienre de l'humeur vitrée, en en brisant les cellules; et comme cette
a opération le sépare de ses moyens d^mion anr le Hen qiie la natore lui
» a destiné et par conséquent de ses soarecs dé vie, il devient un corps
» étranger dans l'œil et souvent une cause d'irritation Dans
» l'opération de la cataracte par extraction, l'œil est soumis à une épreuve
^ » qui peut altérer son pouvoir d'ajustement. Je ne veux pas parler de la
• (âaie frite à b cornée, qui doit 9e guérir par première intention, et qui
» ne diminue en rien, ni la grande élasticité, ni la transparence de cette
» membrane. Ce qui me donne quelque doute sur la puissance d'ajuste-
• ment d'un œil, après l'opération la plus heureuse et la mieux faite par
» extraction, c'est le passage du cristallin' an travers de la pupille. Le eria-
• tallin opaque, et presque toujours passaUiementdur, est beaucoup plus
(1) Le docteur Thomas Toung ayant trouvé que la iaculuf de voir par/ailemeM k
divenes disumces , n'est pas affaiblie lorsque, l'oeil étant plongé dans l'eau, la laulèrs
ut subît aucune réCncitMi sensible en pénétraat dans la cornée, a
de tin apérieaees , qne la xwakmn de catls «nvdofpe n'éprMiva lasMis êstatm
( «69)
» grand que la pupille qui, même dilatée par la bellado«e, se contracte
M toujours pendant l'opération : il faut pour qu'il frascbisse ce détroit, qu'il
M dilate outre mesure l'ouverture de l'iris, qu'il exerce sur celte membrane
» délicate, une violence tout-à-fait inaccoutumée etqui pourrait bien affaiblir
» ses fibres musculaires. . . . aucun de ce^s inconvénients n'a lieu après l'o-
» péruliun de la cataracte par brisemenl du cristallin » C'est donc
exclusivement sur les personnes opérées par brisemenl, que M. Maunoir
propose de tenter des expériences sur lu fanilté d'ajustement qui fait
l'objet de son mémoire. Quant u lui, voici ce qu'il a déjà observe sur M. Ga-
briel, âgé de 1 7 ans, et auquel le bris^'meut et l'absorption subséquente du
cristallin a rendu la vue; nous laisserons parler M. Maunoir.
■ La vue que M. Gabriel venait de recouvrer était tellement bonne qu'il
ne lui semblait pas qu'elle eût jamais été meilleure avant l'invasion de la
cataracte. Sun œil était donc adniiniblemeut calcidé pour montrer si
un cristallin, susceptible de cliatigcment de convexité, était indispensable
à l'ajustement de la vue aux différentes distances. Dans le cas de l'anirma-
tive, l'œil aurait nécessité l'emploi de verres convexes de différents foyers,
pourvoir à des dislances variées; MCtf v^rja , dans le cas de la négative,
l'œil opéré devait voir d'une manière distincte avec un seul verre
convexe, d'un cci-tain fojer, à des distances très différentes. L'expé-
rience a prouvé que c'est la seconde proposition qui est vraie, c'est-à-dire
que le cristallin n'a pas besoin de clianger de forme pour l'ajustement de
l'œil. M. Gabriel, qui aime beaucoup la chasse, s'est de nouveau , depuis
qu'il a recouvré la vue, livré à son exercice favori, et à toutes les distances
accessibles, son coup d'œil a été aussi prompt et aussi sûr qu'il l'était avant
l'invasion de la cataracte. Dernièrement, il a voulu disputer le prix au tir
de la carabine; c'était la première fois do sa vie; le but était à aoo pas: il a
tiré quatre coups qu'il a tous mis dans la cible, et a gagné un prix. A cette
distance, il voyait très nettement le but et tous les objets intermédiaires;
le verre qui lui avait servi au tir de la carabine, qu'il porte aussi à la
chasse, était le même lorsque, chez moi, je l'ai fait lire dans un livre im-
primé en caractères très petits, ce qu'il n fait avec la plus grande facilité ;
pais, Un faisant lever les yeux, je lui ai demandé de me détailler les ta-
bleaux suspendus de toutes parts dans mon salon; il lésa observés comme
l'aurait fait une personne douée de la meilleure vue, et m'a dit, sans hési-
ter, je les vois parfaitement bien.
» Il n'y a point, dans ces expériences toutes simples, de mesure exacte,
de calcul,. mais elles semblent suffire pour prouver qu'il n'est pas néces-'
iiipii fni 1»M ImlÊn émtgt 4e ftwae, peur %ék dfW- «umièra dMiiete
à Jw dwlMiiM tiiii tatii— •
ravwtw *v GM)wu iVo<« 4ifr Al /leNy^roOifV «tMir FécouiemeM des
M. iiongcUauip admet , avec la plupart des physiciens de notre époque i
« que les eatix Annales doivent leur haute température à Télat d'ëdunillb-
» meut dans lequol .se trouve l'intérieur du globe. La conséquence nécea*
» saire de cette opiuion , a]outc-t-il, c'est que les eaux thermales doivent
a avoir une température constante. Quant au volume, je dis que ces
» «oitrces, provelutnt de proCnuleiin trèa grandes, de bessins prdbable-
» ment très apadenz, leur'éocNileinent doit Aire pea influencé par le plus
» ou moins d'abondance des eaux pluviales. Ainsi, .s'il ne s'ngit que de mon
» aentiment, je dis que la chaleur des eaux thermales est prolwblement
» constante, et que leur volume est toujours seusiblemeut le même. »
Après oe préembule , M. Loogcbunp a'attaidie k prouver que les anciennes
observationSt faites ordinairement sans précantiMI et avec des instruments
dont la graduation n'est pas bien connue , ne peuvent être invoquées pour
établir la constance de la température des sources thermales. Quanta leur
vohmie. Il Lonfdiemp affirâie qu'au moment oà il s'occupa de cette
question en iSao, il n'y amdt.qne deux sooroea thennales aur 5 ou 600
qu'on en compte en France, savoir, les sources àixMontttC^ et de Vichy,
dont.le produit fût connu} encore le jaugeage n'avait-U été fait que daios
une seule saison.
Le Mémoire de M. Longcliamp est aceoropagoé de treiie tableaux.
.1 I .m )i ■■ ..1
(1) M. Ibunttlrafoattcaftbeaiicoapà tlntArêt Mienlillqiie du «mviil doat «m vitnt
de lire l'extrait, s'il (imPitait de rocca«k>n favorable que «on habileté, comme octt"
lism , vja«t taire p«itre« la nprflaat «vte ta partiaipalimi dt M. Gak«wl kt iaff>
BisaMS •■pAiancH^ héoctew 1h«m» V%one ex^Qtl» w
dividus op«frés de la cataracte. Dam les «xp^ricooea actaellca^ ob pmt cnindft qM U
visioa disUacu et la tïmob ft^aiu aieat icoafoadnis. Toula ia(Mi4ittld« i 0«t <gaid
dl^Mnltia , am contnli*, ri M. Kawioir sa àflenniiie «opérer I l*a«b da Yt^mnAm.
Avec cet instrument , Vt. Tbotig trouva que les personnes privées de cristallin» s'ont pas
la ftmM èt'^imparfaitmÊmt k divenesdistucM. {Pfgu duR.)
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(•?• )
MVMMMis «uTiûjUTiQui. — &w ia théorie de la iMoe^i par M. Po^Ti^
- COOLAXT.
_ , , .. , , .. , ' "'"•'■2 nfi «Vii.
« Dans u dermere séance de rAcadémie , M. Poisson a pris oconsion de
la présent»tioD d'ua (oéouiire de M. Sédillot , sur les travaux □sironumiques
dos Arabw rdativMaiiil à la Lune, pour doimer quelques explications
«ir htdiifirMices que I'm macontra entre les Hmiltato de phisie«ns «j^o»
mètreSt et ttOlÉBiment dans diverses éditions de Y Exposition du ^slème du
M^itde, par rapport à l'une des principales inégalités lunaires, celle que
l'ott a nommée ia vàrtauun. Comme depuis long-temps je m'occupe d'iw
travail eor le «liaMwjek, et que naoobat, en rqirenaat dane son ens^Me
k lUmie de la Lune, a été à la fuis de la simplifier et de rechercher Iw
causes qui ont fait attribuer à oerlainos inégalités des valeurs très dissem-
blables par les différents géomètres qui les ont calculées ; comme il m'a
para que e*4lait laelMae qnll^lek indispensable de bien élaHirsCTrantdW
treprendrede pousser cette tUorie plus arant , en attendant -que je poissé
seumettro en entier ce long travail au jugement deVAcadcmie, on me per-
mettra ile prullier de ia circonstance qui vient d'appeler son attention sur
ce sujet, pour présenter ici 4e caloil de dcipx inégalités particulières qui ont
beenooup oceupé ke géooiàtres par la^fficnllé de leur détennipBliQn« et
dont le calcul , exécuté par fdusiettt» d'entre eazra<H^r.i!ik^ 4aq^ juS(pi*à
présent peu exact ( I ).
» Ces deux inégalités sont du genre de celles que Llftlace nomme à lon-
gues périodes, parce que leurs arguments sont indépendantadn mouvement
du Soleil et de la Lnne dans leurs orbites , et sont supposés ne varier qu'en
vertu des changements fort lents du périgée et du nœud de l'orbite lunaire.
«On sait qu'il i xiste,relativement à ces inégalités, un important ttiéorème
énoncé par Lapbce, vérifié par lui dau un cas particulier, et démontré
«isuite dans toute sa généralité par M. Poisson dans son Mémoire Stof la
Théorie de la Lune. Ce théorème consiste en ce que la /onction pertta^
batrice et sa dljjérence ^ prise par rapport aux coordonnées de la Lune,
ne retiennent aucune inégalité à longue période, en a/ant même égard
<0 II «e id, -litèa «Nm4«; n^é âtStyMMimiS HMlfliqMS f car leaMRdilé»
dsstt il m qnestton rtnnt tri» pctlt<^s . leurt v*1eun nHiTWriqucs restcrOBt k pea pr^s les
■IMSS , «« oomclioD» M ftmmu M«ir ndwm iaflaaiw ieBMl>le tut It* TMk» d«
latiiHW.
(»70
aux termes de {"ordre du carré de la force perturbatrice dam le calcul
de ces fonctions. Ia première conséquence qu'on en tire, c'est que
ce» inégalité* à longues périodes disparaissent également de Texpres-
sion du grand axe et du moyen mouvement; et il en résulte on
ino\xn (le facililtM- extrémfinrnt ]c calcul des iriégalitf's du même genre qui
peuvenl entrer dans rexjiression de la longitude, du rayon vecteur et de
la latitude, et dont la détermination sans cela serait longue et pénible.
Lapbi^'ii ediottlé, an rooyeÉg^ilMl tMfertme, tiitigalUi à longue piriods
dont l'argument est le double de la distance angulaire du périgée au nœud
(le l'orbf lunaire , et c'est d'elle que nous allons d'abord nous occuper ici.
On trouve ce calcul ex^sé en détail dans la Connaissance des l'ems
pour i8a4;'tiiafflTiili^fiipfr> €itélM|p<|iflè^ de quelqueaMmes
dés combinaisons qui doivent confriMei à foi mer ^inégalité dont il s'agit*
ont rendu fautif le résultat obtenu, et M. Plana, qui dans son impor-
tant ouvrage (i) a calculé avec un grand soin, et par on procédé beaucoup
plus pénible, la nîéinéWgalité, ti'ùuisii^M &Êtlionpead'lMOorda¥ecodl«
donnée parLaplace, en a conclu que le thdoveoM sur leqod ce grand
géomètre s'était appuyé était fautif; ce qui serait, comme on le con(;^if,
d'une haute importance pour toute la théorie lunaire, puisque ce tbéo-
rèiiie embrasse toutes les inégalités de la même espèce. M. Plana a fait
{flo^rdiîilWilillèb^^ qui occupe pr^ de deoz oento
pages dans les deux premiers volumes de son grand ouvrage, ayant calculé
lui-même Us copffiricnts de rinécnlilr dont il s'agit dans i'expressioa de la
/onction perturbatrice R et de la différentielle </K, il a trouvé
Rat — ||.mVyeos(4l — MO* »HI» i4i , vol. 1*.
y^TKa— ||«iiiVï^«M(af< — ses). Page iStv ufan.
9 Or,cesdeiix quantités doivent être nulles d'après le calcul de La place,
et d'après le théorème général démontré par H. Poisson. M. Plana est donc
condoità des oondusions direclenent oontndresi celles de oesdens géo-
mètres, et II les énonce cooune devant être- désonnais \tan de doate(»).
(i) Théorie du mouvement de la LuM, "
(a) • tînt dune promet qm 1m vtHimrdefinL ifmtpm 4gmh à aêro» a». • Vi^ i36,
vol. I**. Ainsi il est d«'niontr^ que l'on n'a pa» R' =o lorsque l'on considère les termes
multipliés par m^, qui entrent dans l'exprasston anal^tiqM dm coafficieiit de l'ugtt^
( »73 )
Comme il s'agit ici d'un point extrêmement important de la théorie de
la Lune, et 411e l'ouvrage de M. Plana, si estimable d'ailleurs sous tant
d'autres rapports, est aujonrdliin entré les mains de tous les géomètres
({ui s'occupent de cette théorie, j'si pensé qu*il seraitavant tout iodispenaa-
blc il'éc laircir cette difficulté, et de signaler Terreur dans laquelle j'ai cru
reconnaître qu'était tombé M. Plana, et qui l'a conduit à doa conchisionssi
conlniiraama léiuluts de la théorie.
» Je TOisreptwMij^la dénoMtfitfôn do tfaéorine dont S est question ,
donnée par I^plaM» «B dM»ppaiit aenlentot ka opéraâona qn*il D*a
iait qu'indiquer.
» £rt désigoant par R la fonction perturbatrice résultant de l'action du
Soleil , et conservant les autres notationa adoptées dans k théorie de la
Lune; en négligeant les termes dépendants de la parallaxe du Soleil et de
l'excentricité de son orbite, on a
H SB — ^ [ I + 3(1 — *^ «0» aïO — 3#»],
m désignaici le rapport des moyens mouvements duSoleil et de la Lune.
» La fonction précédente prâtae «Mvdopper en une suite ordonnée par
rapport aux ptdSMaoas et aux proAiits de l'esoentrieilé de Vwtbe lumére
et de son inclinaison à l'écliptique, et en n'ayant l'gard qn'^^g t^raaat ffftns-
tants ou dépendants seulement du mouvement du Soleil, on aura une ex*
pression de cette forme :
a es AI/M' -4- Um»e* H' m'y -f - Jjn'e* cos (a//«' — aa) ( i )
H- Vm*y' cos (^mt' — aô) Pm'e'y* cos (a« — a6) + etc.
» Il est inutile d'avoir égard aux termes de ce développement dépendants
du nofeD movranmit de la Lum;, parce qu'il n'en peut résulter dans R
que des quantités de Tordre m^. Pour avoir égard at» termes de R de Tor-
dre m*, il faticlr.i dans cette formule substituer à la place de «et6
leurs valeurs augmentées des variations J'Cf Se» et J^O, dues aux
forces perturbatrices, on aura ainsi
B==MOT*H-Hm»(e+<J*e)'4.H'OT»(>4-«f5./H-Lm*(t>+J^e)»cos(a;«f'_a«^aJW)
-|-L'jn»(>+*r3,/cos(a*rt'— afl— acTGH- P/n'e*
(1) Uns d^tignom par / le temp iaUodait pur lec cooidonnéei du Soleil pour la
IMBfaardntHifsiqiÉ isnipeffttsnKeoeideBnte delaLan*.
ca.tias, i«ftMMM. 39 •
( »74 )
et par Im fbraialM de b ▼arialioD dei constantes , on a
JV — — — co»(am/ — a<r) co$ (3*/--acO.
m-fg — 1 ^— c
Mais comme les seconds termes de ces valeurs s'abaissent à l'ordre zéro
par le diviseur f — c qu'dlct acquièrent et que Ton vent conserver dam
Ries termes de l'ordre ndl^ il eatévideutnjuerapproximation suivante don^
nerattdans J'c et«f^ des termes de l'ordre rn dépentlaiits des argiimonts
anU -f- ^gi — 3<^^ et inU igt -f- act auxquels il faut avoir é^ard ; en fai-
sant pour abréger,
fe B cos {igt — acr) ; / > = ^ cm (af < — ac/ ) ,
et substituant p + cTV, et > + <r'> à la place de e et dans les premiers
des valeurs de Se et Sy, on aura
^ = - ^^c-i (»■< — »• — »/•) + «M(9fl - ICI),
OU bien-, enmetluit pour et l'y leurs Taleors et développant les ex-
i)tx ; coi(anif»M~MW) «f. 1- cos (^gi—act)
— (m ]^oc^ cj Ci *** 5 cm (ami-afi+aM-te-a^/ji
+ w«*LPe^f ric08(awii + ag<-ac/-a»-a*») -f- -cofc'ami— se^z+arr— aS-a/S^n-
» Si à l'aide de ces valeurs on forme celles des carrés fe-f-Je)*,
en négligeant tous les termes qui seraient d'un ordre supérieur au cin-
quième, 4^eithà-dire à iitf*>% et qu'on les substitue dans Texpreasion de R ,
on trouvera
R=C' +^ ( H — H')]] P'«'«V coi (a^ - art)
— ^;i^^^g^^ [] ( ain<— a«/ +»gt—2et) + cm (aiitf—ai)M'-^^<4-ac< Q
fi>'L'*Pc'v* r* ~i
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(^75)
» Si dans cette formule on âiit / =s en observant qu'on a {^Connais'
sauce des Tems pour 1844)
il est évident qu'elle le réduit k zéro , en iort» qu'on a Rsbo.
» Pour avoir la difiérentielle efR qui se n{»porte uniquenentaoK eoor-
donnt'es de la Lune, on doit différenticr la formule précédente par rapport
à t, en regardant comme coostant t' qui n'est introduit que par les coordoa«
nées dn Soleil; on aura aînri :
a» — [ (2^ — 2c) + 4m* (H — n') ] m'Pdie'y^ c<M ( a^l — ici)
iw'L'Prf^e'y' ( (am-fa^ — 3c)tia (MM — 11111' + 3^(—ac/) i
{M^C'-i)(£ — e) \ + (am — a^ + 9r}iin(aiM— am/ — agi -|. aci) /
iirt/'Pija*y> f (2m+ 3^— ac;ua(aiiM— Mi/-f-a^i — ac*) l
» Ibintenant si l'on fidt tssif dans cette formule, et qu'ensuite on Tin-
tègre^ on trouvera
quantité qui se rédoit à aéro d'aînés la ivlatiQ? établie entre les quantités
L,L', HvVyCet^.
«Ainsi donc en n'ayant égard qu'aux inégalités dt'^pondanles derargtinncnt
a» — ad ou 3gt — 2ct et en poussant l'approumatioa jusqu'aux quantités
de l'onlre /nS 00 a à la fois
R' = o, <i'R = o et /«fR = o;
c'est-à-dire que ces inégalités disparaissent de ces trois fonctions, con«
Corroément à l'analyse de Laplace. Maintenant «i l'on compare le calcul
précédent à celui qui a conduit IL Plana à une condnaioo tout opposée,
il est aisé d'en reconnaître l'erreur: ce féomilre au lieu de conserver aux
valeurs de R , fie S'c. et J^y la forme que nous leur avons donnée, développe
les cosinus que ces fonctions renferment par rapport aux variations J'ai et
qui disparaissent comme ou l'a vu dans le résultat final, ce qui nous a
dispensé de dwiner leurs valeurs. L'analyse de M. Plana devrait toutefois
k conduire an même résultat que Ui nétfe si die élstt rf^joureoscment
39..
( >76)
exacte, mais on voit que M, Plana n'n eu épard dans l'expression de H qu'à
la première puissance des quantités et é% tandis qu'il eiît dù conserver
encore le cerré de ces quantités , qui prodoiient des temee do même
ordre que ceux que Ton considère ; en réparant en effet cette omiinonf
on trouve que les deux termes dont il s'agit donnent exactement un ré-
sultat égal et de sign« contraire à la valeur que M. Plana a déduite de sou
analyse pottr fetpreeitoil de E, en Mite ^ Mlle fimctioii -«et ttk-éStH iden-
tiqiMment mdie relativement «tut termes dont rergamêalteerait a<o — a6.
» La longueur de cette note m'empêche de donner ici la rectification de
la valeur de l'inégalité de la longitude, dépendante du même argument, cal-
caMe par Laplace dans \ACotmaUêanoêdu Tems pour tëa4, ainsi que je •
l'aveis annoncé; maie comme mon calcnl cet fondé principaiemenl ntr le
théorème précédent , il était indispensable de dls&iper le* doutes que les
observations de M. Plana contre son exactitude auraient pu (aire naître,
avant d'eu faire usage pour la détermination de cette inégalité. Cette déter-
rainatkm sera l'objet d'une seconde note que j'aursi l'honneur de présenter
k l'Académie dans l'une de ses prochainm séances. »
Après la lecture de la iMtre de M. de Potatéeoniant, ILPoiiaon a pré-
senté verbalement les réflexions suivantes :
« Les inégalités indépendantes du mois lunaire, comme celle dont l'ar-
gument est le double (k la distance du périhélie au nœud, peuvent exister
dans la longitude de la Lnne, quoiqu'elles ne proviennent pas du grand
axe (comme le crojrait M. Plana), ce qui les alfiiibKt considérablement.
» L'inégalité à longue période proprement dite, est rigoureusement nulle,
ou du moins elle ne peut pas provenir de l'action du Soleil. Cette pnipo-
ritlon est démontrée dans mon mémoire. »
MÉHOlttES PRÉSENTÉS.
mmOUloiB vÉocTALB. — addition à un mémoire de M. Pai l l.Kww.nTStlt
U développement dans l'eau des racines de fognon commun.
(Commissaires, MM. de Mirhel, Ad. Brongniart , Richard. )
"■^•c*!'*» — Aéfiexions sur l'emploi de la saignée dans quelques maLuhf .^
fpraves et sur t usage des irrigations d'eau froide dans la bouche pou»
ouénaar les ^ets dugruime mem* détérioré! par M. N.-8. pAoav.
(Commiisairta.lIK. BftigwdiB, Doméril, DmiUe.)
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( ^77 )
■fAnuiS. — Mémoire fie M. PAOuif, lieutenaM'etlonel da Sapeurs-
PoiÊipimdtiaviUedÊ Paris, mrunapparàlduHni àpiitknrdms ks
(Ce Mémoire «st destiné au conconra Moniyon.)
M^UCimt. — Journal des vaccinations faites par M. h docteur BocCher,
médecin à Fersailles.
(Ce travail est adressé pour le concours Moutyon.)
HRMQinu — Théorie fkyti^ ds Im pnHbiction de la ehakur aimosphé"
rt^; par M. le docteur VUbat. *
(Conmimlrct, MU. Biot, Gay-Lmtec, Dulong.)
nAPPOATS.
cÉoLociE.— ^ap/>orf de MM. Brongniart, Cordier et Élie de Beaumont^
rapporteur, sur les reeken^ géologiques adeuêhs par M. Cbahub
Tkzm, dans pselgues parties de fJieie Mbieure peadaM la première
moUU de rasade i835r
t
•"Uhaàèaàe aem • chargés MM. nranfrint, Govdiaret noi, <r«n-
niiMT UD Bouveaii rapport de M. Charles Texier, retetif à la eontiimatioa
de Texploration Af l'Asie Mineure, qu'il exécute en oe moment par ordre
fie M. ie Ministre de riastmction publique.
» VhxaâMm a «ma dooSa cimaervé le aouvenir de» caommiiçations
qne M. Charles Texier kl a déjk adiaméw par anita dea Teyages anaai pro-
ductifs que hardis qu'il a faits en iSîf à travers l'Asie Mineure ; die ne
peut sintout avoir oublié ses observations sur te mont Argée, ancien
volcan voisin de Cé&arée de Cappadoce, ubservalions qui l'ont mis à même
d^apprécier et de oommentir les récits du redouldile trainhiement de
terre dont cette contrée a été le théâtre an mots tfao4tt damier. (Voir ie
Compte rendu, p. a3i, i835. )
» Le but principal de M. Texier, pendant l'année i83â, devant être
Hskeee ka «ta de fAaiilDlie, qu'il avait déjà trarersée dans plmienra direc-
tions, M. I^nriml n^uiain» noue confrira, wnhaisadanr de France à
( =»78 )
Cunstaiitinoplc, mit à sa (,lispositU>o > au rouis d'avril, lu goélette la Mé-
saille, puui |>arcourir les lias et 1m o6tes de la mer de Marmara. Il se hâta
(le profiter de cette fiMÂlité, et dè» le 4 avril la Mé$ta^ mit à fai Toik
iiiulgré r^l encore peu stable de l'atmosphère. Jiuqa'au 19 avril,
Texicr parcounit la côte méridionale de la Proponlide et les îles qui
k burdeut, tttais le mauvais temps l'obligea alors de revenir à Constanti-
nople. Yen la fin de jum il reprit cette exploration, et le-aS il passa les
Dardanelles pour venir explorer la ^Droada at4a golfe d'Adrandtli; il mit
alors pied à terre et se rendit par Pergameauz environs de Smjrrna, où il
se trouvait vers le milieu de juillet.
s Plus^ard il parconnit avec ta Mèuittge lea cAtas de la Gsramanie,
mais les ràMdtals de ce dernier vojrage ne sont pas compris dans son rap-
port actuel.
» Ce rapport contient lea résultats des ohservj lions géologiques aux-
quelles M. Texicr s'est hvré dans deux parties disiiucteset séparées de l'Asie
Mineure, savoir: 1' sur le littoral méridional de la Propontide etdanslas
îles et presqu'îles quila bordent, notamment Priukipo, Kololimno, Cyzique,
Marmara -, x" sur les parties littorales de l'Asie Mineure depuis la Troade
jusqu'aux environs de Smyrne et la presqu'île Érythrée.
» Sur le littoral méridional de la Propontide , M. Texter a quitté la JW>
songe pendant quelques jours pour remonter en canot le ûeiive Rbyn-
dacus jusqu'à la ville d<> Lonp id, situf^c .1 l'entrée du lac Apollonius. Cette
excursion lui a permis de constater la nature et la direction des couches
calcaires qui fenaant la ohalne dirigée de fast à Fonatt pandlèfeacnt k la
côte. L'observation des matériaux dMrriéspar les torrmlsluialaitoonDaître
l'existence de roches trachytiques dans qiiclf|ues-imes des monfajïiics de la
contrée. Revenu sur la côte , M. Texier a visité avec la Mésange la pres-
qu'île de Cyzique, qui est formée de deux chaînes granitiques , courant de
l'E. 4 l'O., comme la ehslne calcaire voinne. Aujourd'hui le massif de
Cyzique est rattaché an continent par un lerraiu d'attérissemeot de deux
milles de largeur, tandis q[tte dana L'antiquité il n'y était joint que par un
ponL
* Pins lard M. Tezier visita aussi l'Ile de Marmara. Il an donne une coupe
qui indique plusieurs bandes successives de schiste argileux , de granité, de
marbre blanc, de calcaire d'un ^rain grossier et de terrain de tramport,
toutes dirigées encore à peu près de Test i l'ouest.
» Il y a visité «détail le vaste ensemble de carrièm de marbre blanc,
icompqaé de plus de mille excavations partiellea» q«B les Grecs, les Bo-
^igitized by G'
( *79 )
mains « t li s iiuibcsseuib j)ius modernes <le ces contrées v (jiit o\|)l(»it»'e«;
succcbbiveiueut. Daus toutes ses excursions, M. Texier a mis un nuin par-
ii&tMtt à wtMÈàMr à sw exfdèratibn» ^logiques, l'origte»^ nwt»MWft
qui depuis plus de trente siècles ont ^>té entassés sur ces terres classiquét
dans tant de monuments divers. Un conçoit aisc^ment l'intén-t que de pa-
reils documents pourront offrir en donnant aux recherches archéologiques
imhmSSi iporiirrea qui josqn'À préseak^eMNonefc pUrf ■i<iHiU»é»nqué. '
»Cc double genre d'intc'rèt s'attache oncore aux recherches Utholog|||IÉIs
auxquelles M. Texier sVst livré dans la plaine tertiaire de raiiriciiiio Troade,
dans les montagnes trach^tiques du cap Baba et du golfe d'Adramitti, sur
le nté4vriÉÂMM|4Mil|li|ilëfl(doBttt coupe à la fois ardiéb-
logmiirat féologiqiiftV^ milieu des «IrtriiMMNiiH» iMpiaat^.|y fletwre
Caîque qui ont comblé le^golfe au fond duquel était bâtio rnnticjue Élée, et
an milieu de ceux du Méandre qui ont réduit à un lac Tancicn golfe du Milet.
Tous les hommes instruits verront avec un Ttf intérêt les cartes de cette
iterw'lifcÉiéi<qB»i>«Xwrir ivmÊm§itit6^^lUtimm«mfl^ i M: tm»
d%v6ii<tn'7 éciUrer l'une par l'autre la Géologie, ta Géographie' physique
et lUistoire.
a 1^ crainte d'abuser de^iHiooients de l'Académie nous empêchera de
suivre pas i pas M. Terier, et <le citer dans les environs dePergame et de
Phooée» dans la plaine de Menimen et aux environs de Smyrne, tous les
points où il a observé des trachytes et des tufs trachy tiques, des grès
rouges, des calcaires d'une apparence crayeuse ou d'une texture grossière,
des calcaires qu'il regarde comne detniMition, des naribres de diverses
natures. Nous devons cependant mentioaner son exploration de la pres>
qulle Erythrée, où il a observé avec soin le gisement des calcaires, fixé
rincliuaisou de leurs couches, et retrouvé des carrières de marbre exploi-
tées par les Romains, où gisent des blocs taillés pour un emplacement
désigné sur leur surface par une inseriptioa latine eneore Ifaible. Nons
citerons aussi de jolis croquis topographiques et géologique» d'iule por-
tion du cours du fleuve Pylhicus et de la presqu'île de Téos.
» La presqu'île de Téos a fourni à M. Texier, relativement à l'actiou des
tremblements de terre, des remarques curieuses qui temdnent son rap-
port, et qui montrent qu'il ne n^Ûge pas non plus les documenla propres
à éclairer ce point encore si obscur de la physique du globe.
> 11 existait dans la presqulle de Téos un temple de Bacchus, situé sur
une émiBeaoe à peu d» dislaMie da port II éiMt toai de maifon lilanc,
mais aujourd'hui ce n'est plus qa*«n amas de démhrm pan» kaqnallaa
( î8o )
ou trouve des morceaux de superbe sculptiu^... « Des voyageurs ont re-
marqué, dit M. Tteier, que l«a œHomam du Mople de DÂm, mnmém
par un tremhkoMBt de terre, aoat toatae ooucliées da noideoest eu
est. là les tambours des colonnes sont couch<^s les uns sur les autres , à
peu de chose prés dans la même direction. Le temple d'Apollon Didjme,
tiuut les colonnes avaient 5o pieds dé hauteur, a Mà renversé par une
cataatroplM sanablable, leaieaea colennee sont cmidiéca directeownt de
l'ouest à l'est. >
«Ces rapprochements, et quelques autres du même gnire sont, de la
part de M. Texier, l'objet de réflexions auxquellra ses recherches ulté»
riewei doaneitMit luu doote un nonveau degré d'importaMe.
•» Conclusion.
ttiiczele et l'intelligeuce dont M. Texier a continué à latre preuve dans
let obaervationalitliologiques auxquellc» il a'eat livré dam VAm» Mineure
pendant la première moitié de iB35, nous paraissent mériter tout l'intérêt
de l'Académie; et pour répondre aux intentions de M. le Ministre de l'Ins-
truction publique, qui nous a communiqué ce travail, nous avons l'hoD'»
neur de proposer qu^ine copie du présent rappftrt Ini aoit adreaiée. »
Ces eonduaio— sont «iopléea par l'Acadéaaie.
mnwut^n.. — Rapport de la section de botanique sur les plans du nouveau
fonUn bouuu^ de MotÊm, toumii à f^eadénUepar Ib eomuil muauc^àl
de cette ville.
« Le conaeil nnmiflipal de la ville de Rouen ajeni voté une somme de
cent mille francs, pour créer un nouveau jardin botanique, un concours
public a été ouvert pour la présentation des plans de ee nouvel établisse-
ment. I^rmi ces plans, deux ont particulièrement lixé l'attention des mem-
bres dn conaeil mmicipel. Dîne l^Bn, les platee-bendea offrent la foroM et
k disp<Mition habituelle qu'elles présentent dans les écoles de botanique ,
r'pst-à-ilirc qu'elles sont rectilîgnes et pnmllèlps; dans l'autre ce sont des
cercles disposés concentriqueroent autour d'un point commun. Partagé
entre ces deux plans qui ont chacun leurs partisans, le conaeil mnnidpal
de la ville de Sonen a'eai adrené k rAcadénie des Sciences pour savoir
quel était celui <pû rénupisint le plue d'avantages méritait de fixer son
choix.
> Dans sa séance du 39 février dernier, l'Académie a renvoyé l'examen
de celte quasiion à la seélioai de botanique.
( a8i )
9 Stm •tttdi«r une trop prade importanoe h Yuù ou à Vantre des deux
•yatèmeid'amngeiMnt proposé» dans lea'dcos plana soumis à l'Académie,
la spcrion de botanique a généralement reconnu que la disposition d'iiiit-
école de botanique par plates^bandes rectilignes, offrait pour la facilité de
l'étude et des cultures des avantages sur la disposition par cercles concen-
triqoea. » • *
L'Aoadéooie apfnme Ica coodoaioiia dn lappmi.
IL Le Président donne des nouvelles de la santé de M. Tbénard, qu'une
indiapoaition tient éloigné de TAcadADaie depnia plusieurs semainea. Tout
frït eapérer aujonrdlmi un pranipt TétabfiaaâMnt
Laaéanoecat leréeàSlMurea. * A.
■ouami aauoaiuMiQnu
L'Académie a reçu dans celte séance les ouvrages dont voici les titres:
Comptes rendus hebdomadatres des séances de l'jicadémie des Sciences/
»856, n* 10, in-^*.
Fcyage de MM. i» Hmaou» et Boama, fa* ImaiMm.
ji pnUical Treatise on looomolAw EngbiM apan tmhvày$i par M. si
Pinooaio; Londres, i8!^6.
JVaiuactions ûf the natund Historjr SocietjoJ JSorthumberianii ^ Duiham
tmd NeweoMtU upon Tymyvol. i", parliea a et S, et vol; a*, 4* partie,
m-4*.
HisUnn abrégéedet Drogues sm^ês^parM. Quamwr} S* éditMm, a vol.
in-8«.
Méuobnmrlm Conienation du nHtfjàra» anbÊUdes s ptwJA, Garkal; io^*.
Euai mr la détambuititm du Omirei dt gntviiég par M. Gai»brt;
Fragments d'un Traité complet des maladies de* voies urinaires chez
Fhomme ; par M. Casbhavb; Paris, ib36, in-d*.
Leçons de CXânfo ûêmaudns parVL* as Gnuauv; leçon ii-i*i4,
in-ia* Booen.
ca.ins.i«aMMt». 4fi
( a8a )
Annales rie Chimie et de Phy sique i pMT MIL GaTtJLawac «t AaAoo;
tome 60 , novembre iâ55 ; in-8*.
Annale* de» Sdenoet natOrtUeti pmr HH. Aimioiini» Nom BbwAUM ,
Ao. BBOiNHn*iiT>ef GniLEMin; tome 4» dsceiiibi» i8S5» in-S*.
Bibliothèque universelle des Sciaaeeê, Beilcs^Lettres êt Jrtt, rAUgéa à
Genève,- novembre i855, m-8*.
Jstrommische Nachrichteni n* 3o4f ia>4**
AiflMt fa SodfM mduttrieOe etJngm ^êu dé^artemeiU de iÊàine -
el-Loire ,n' i " , 7* année , în-8°.
Bulletin de la Société de Géographie , a* série, tome {, in-8°.
Bulletin de la Société géologique de France ,\ama f, feuilles 1-7 , ia-8°. -
Awnake» de la Sœiêii eniimologque de Fhgneet^ome 4 » 4* trimestre ,
i855,
Mémorial encjclopédiqae «f pmgnssif des Connaûtancet humameif
6« aanée, n* 6a, ia-S*.
Attildm ginénde» de Médeditei lùurmU eempUmentaire f a* «tfrief
tome 10, février i836,in-8*.
Journal de la Société des S ci me es physiques , chUmques et Arts agri-
coles et industriels; sous la direction de M. Joua ob FomaBLLB ; 4* année,
janvier i656, iû-S".
Journal de C^àide màBeale,de PharmaeieH de Ihxfeeloglef tome a,
n* 5, mars i856, iii-8*.
Journal de Pharmacie et de^ Sciences accessoires ; n* 5, mars i8S6,in^.
Gazette médicale de Paris j tome 4» u* 11, iÔ36, in-4*.
Gaeeue des JE^pUa/mt ibl" ^ft— Si » lomt uk, va-i*.
Journal de Santé g H* iSS.
■. Écho du Monde savant; n* 10 ; ia-4".
Correspondance météorologique ayant pour objet de prédire le temps y
par M. MoRiH. — Pam/mcAw.
4
Digitized by G
COMPTE RENDU
DES SÉANCES
DE L'ACADÉMIE DES SCiEiNCES.
SÉANCE DU LU24DI 21 MARS 1836.
PRÉ5ID1I1IG9 DB M. Ci. DDPIN.
GOjaRESPONDANCE.
If. le Miaitm d$ la Guerre invite. l'Académie k Tonloir bien , oonformi-
ipcnt aox dispositions des articles 4^ et 43 de l'ordonDanoe d'organisation
de l'École Polytechnique du 3o octobre i83a, désigner les trois membres
qui doivent foire partie du Conseil de perfcclionuenient de cette École,
pendant le courant de cette aatnée^
L'Académie ro(;oit : ' ' '
1°. Un mémoire (transmis par M. le Ministre de Flnstruction publique)
concernant la question qu'elle a proposée sur lafttpret eontùuûu;
a*. Cn mémoire de M. Léon de Ùiantaùé pour le concours au prix' de
mécanique.
M. Courtois , chargé depuis i83a, par le Bureau doBtenfidaancè de Lille,
de diriger ï Établissement des bouillons et soupes à la gélatine pour les
indigents malade& de cetie ville, annonce avoir remarqué que, durant tout
ce temps, « l'emploi du bouillon à la^gélatia^, comme il le bit, avec
9 lo kilogriaHBav df wînàe^tm. icio litusa dn dissolution félatinonse, a
(a84)
» constamment maintenu les malades et les Tommes en couche en bon
» état; • et il adresse deux certificats, l'un de la Commission administra'
tive des Hoipioesde Lifi», ïwXr^^a^uneat éê Bienfaisance de cette ville,
tt, Courtois , sont renvoyés k la Commission qui déjà, depuis quelque
temps, a été chargée ilc Texamen de plusieurs autres pièces rekMiTet à
la question de l'emploi de la gélatine comme aliment.
B qtri lui ont été demandées p«r cette Commission , dont il est l'wi des
» ■wmbie» ; qu'il a visité les appareils de Lille. Remiremont et Metz, et
M ^11 a recueilli sur les lieux tous les renseiguements utiles au travail de
■ la O&amhàtm tm tmféâl^m chimiques lui parsiiiMit dcMiCMM » co«ft-
• plèiei pour qH*on puisse Ui»WMIit sous les jeux de TAcadémie dii qne
Il les expériences pliysiok^||i^|n MTont elles-mêmes terminées. »
M. yamlermaden adresse une copie de la Description qu'il a donnée ,
eu i8i3, €ie nouveatix procédés pour «Uriner une locomotion dans tsùr ou
dans terni. Cette Description est reavoyée à MM. Gaj^Iiniisc «t HMmt,
d^ chargés de r«mMB d'un ménoire^ M. Moim JMmI, vu\k M-
ndio» des airoMÊaH.
M. Bazin présente une pièce anatomique qui ne lui parait laisser anoui
doute sur la maidèndoiUte terminent les bronches. C'est en suivant !«§{■■>
dicalMMB dottnéaa par IbIméim, qfufil a rémâ à fidra pénétrer le ont-
cmajniqM daaalea demièrei dhMona dW lobola de pooaoa davwn.
n en résulte que ce que quelques anatomistes ont considéré comme un
tissu celluleux ou vésiculeux dans lequel se peniraient les terminaisons
des bronches, n'est que la continuation des ramifications successives des
aUfla-nadMa. M. tate aMOMa qoll a auMi vérifié la awda da
>n, ou |dnl6t de coDtiniiatioQ des arlèna at des veines puImo>
naires , et qu'il a pu suivre las nerfi brracU^naa «fae aases de ftdiité.
M. de V incens adresse une Note sur qtieiqties points
MM. Bouvardt Mathieu et Damoiseau examineront cette Note.
M. de BùmboUt transmet un ouvrage de M. Karrten aiir téiectria'fé de
eiMUact [voir ci-après : Bulletin Inhliogrvjpkifue), qaH aacaaipagnr d« ré-
tamé suivant des opinions de l'anteoT.
• I*. Lai «élnix at ptoMtM tawha corps i
( o85 )
<1ans les fluid», Cl te M» «bM leqwl ik Mit Ptafit pnaé l'4iMlricité
» a*. Ihi «DVp* idlde, qui «M ploogéà «M&lié 4im k flnid«, préMBt*
unepokrité électrique. Lt partie plongée ^tumèiê dow MlMlftoilé posi-
tive, et celle qui ne l'est pas, l'électricité négatire.
» 3*. Les corps solides présentent une grande différence dans leur force
électrcHBotrioe par rapport au même 6uide, et cette différence eet la ▼éri-
ttUecHMdtlWlMlééliobiqiMfClMiM «ft MfluéëqiM 4i b dMlne
galvanique.
» 4*- Si deux électro-moteurs solides, mais de difFérente force électro-
motrice, se trouvent plongés dans le même fluide, sans se toucher, l'élec-
tro moMur le pim iriUe reçoit Nltetricité oppwée à orfle de Péleclro-
moteur le plus fort, et devient conséquemment n^ativement électrique.
■ 5**. La moitié du plus faible électro-moteur, qui déborde le fluide ,
montre pareillement l'électricité opposée à celle de sa partie plongée ,
emt-kSf elle momn réiactridti podfhe.
» 6*. L'activité électro4na«riee d'un fluide dépend de la propriété d'être
réduite par deux électro-moteurs solides de différente force à un tel état,
que les électro-moteurs solides en reçoivent des électricités opposées. £n
•géniittl, UN» let Avides qui sont de mnivaii oondadeun pour Félectri-
cilé, poaaèJept b propriété qu'on vient de signaler, mai» non les fluidês
(}ui ne conduisent pas du tout l'électricité (les huiles, etc ), ni ceux qui sont
de bons «utdudeurs ( mercure, métaux mis en fusion , etc. ). Cependant
ITinlenBtid* h ftirmélealu» inoliiee dMiurfte m dépend pas aeolemeat
de b oondiielibilîté plu» om mtim impnrfcita, «aiB «noore dfkwtrat np*
ports qui ne sont pas jusqu'à présent suffisamment connus.
» 7*. Les effets électro- moteurs de deux métaux, qui forment une
chaîne fermée dans le même fluide, sont fondée sur l'exdiatîon et la neu-
tralisation ooMliBiMibadrdIecllicilie oppBiéaB, qirf oM Mm âne bflwide.
Ils sont engendrés par l'action électro*motrice du plus fort et du phis fiiible
des é1ectro<moteiirs sur le fluide; ils sont augmentés par l'action du plus
fort électro-moteur sur le plus faible; ils sont accélérés par le contact im-
inédiM dca deux éleciroHnotenctauttilBa lonN|iM flCWE>d MM bons coodn^
teurs.
> 8*. Les changements chimiques qui ont lieu dans le fluide sont, il
eet vrai, en rapport avec la neutralisation des deux électricités produites
lpirbsélém«nti«olidbidebchiaMj ib cm «bufBawili tàiai^fm «t
■••eco-poitmtp» iiMBiiiiimet
( a86 )
» 9°. Dans [e système de chaînes qui forme la pile (le Voila, les éleclri-
cités opposées sont ueutralisées coiuplétcmeut par les éléments solides de
cbxfue chiiae» c'ituàidire ptf Im mn^àm, et il a*y • pM d» cowtnt jOec-
triqyied'uaoaapleà faittra. * \ .
uatàmniàB, •^MxOviU dûm iMre de M» m Pabayst ittr ee gu^û a trouvé
daas les livres Mfiots cmteemant la ^Mibarbe.
( flwmhMiw, MM. AJrtoa èt Jmim, Adolphe «rangniwfc )
« Instruit par BL ^. Delessat, dont la riche bibliothèque boUnique est
ouverte avec une compbÎMnce p^rfiûte à tout ceux qui ont quelque re-
cherches à y faire, que H. le baron de HturUfoldt, dans son voyage à Kiachta,
avait conçu des doutes sur la .nature de la planta précieuse qui fournit
notre rhubarùe o/Jicinate;
m Sachant, par Bf. le docteur Km^^ qu'un prix de trenie mille roubles
était promis depuis plusieurs années, en Russie, à celui qui introduirait
des graines non altère a de la véritalfle plante Je la rhubarbe :
a J'ai voulu, par l'étude seule des livres ciiinois (livres qu'on possède
à Paris dt^^ plus de, emt à doue cents aa») , ^vAx . si l'on pourrait
avoir quelqfw idée de la vëiitable plante qui donne la rbtAirbe la plus
précie^ise. »
M. de Pttnwey indique ici les livres chinois où il a puisé les clocunoenls
dont il s'agit, et les huit dessins qu'il offre à l'Acadéinie : parmi ces dessins
il en, est deas^qui,* étant peints «n grand, et oonplets pour la plupart
» des parties, et l'un deux offrant même la fleur violette et blanche, sens-
« blent indiqupr, dit-il , que ce n'est là ni le rJieurn pnlmntufn, ni l«* rheutn
» undida/turn qu'on avait supposés jusqu'à ce jour, en Europe, être les
• senkp plantes qui donnassent les vraies rbubariMS.»
M. dê Parwqjr reasarque que, d'après ces Mvres antiques , on ne doit
presque jamais employer la rhubarbe crue, et comme le font nos praticiens,
qui souveut la font prendre en poudre. Il a enfin copié et traduit la partie
dascriptive des diverse» plantes citées comme donnant le Ta-Jtoan^ > ou la
rfn^kujh , .d<na,le iVw^tsgo, on livre des/ilenisf radicales.
tarsiQDE BU GLOtB,^llf€MU'elles reirmrques sur la tempéraUsre de plusieurs
sources thermales des ^yritties-Orientates; par H. LtaaASD.
« Dmm on nipwire préanté àrAmééMie, le n nur* i835, j'ai essayé
de fiiM voir qM'le rcfwidisssMen» progressif- de plmieurs aoaroea tbôv
Digitized bv GoQgle
(a87)
mal«, qui semblait clairement indiqué par la comparaison des lenipcra»
tures observéfs on 1754 par Oirrère et en 1820 jiar M. Anglada, n';nail
rien de réel et provenait de ce qu'on ne prétait pas aux instruments. em-
ployés le langage qui leur «OBTuait Fanrr—dre JaB ohaiwiitiom OMi|w*
rabics j'ai eu recours à la td>le dressée «nciewMmmt pw.rDelne pour cet
objet, et il en e^t résulté une coïncidence surprenniite entre les tempéra-
tures observées aux deux époques indiquées plus Laut. C< pendant le Lher-
MOHiilH ^pIHéaMiBUi arfant été altéré dans son- écheUe pur plnmon ar-
tillâs, et klAi» «le oooipaMiaoïi de Ddue D*ilaak pet toujours applicable, ^
on pourrait craindre que Carrère n'eût mal choisi son instrument, fjuoi-
qu'ii remplit une mission du gouvernement et qu'il ntlacliat une grande
importance à bien observer la température de» tiources. Mais quelques
mots ralBroiit pour montrer que oéla alnfirme en rien U| concInsioD à la*
quelle je suis arrivé, et que, dans toutes les hypothèses admissibles, la tem-
pérature des sources n'a pas diminué.
» En effet quelles sont les écbelles tbermométriques qui ou tété em-
ployées sons le nom de Kéeumur? La réponse à cette question se nouvo
dans les oim^fas do Hiflitto» Daine, |3oite, Vnn-Swtttden, Gausseo., et
dans les renseignements recueillis par une commission de l'Académie à
l'occasion du froid de 1776, que j'ai tous lus très attentivemeajU £u ran-
geant oes échelles d'après le nombre de degrés qu'elles attributat k l'in-
tervalle de la ^'lace fondante à l'eau bouillante, on trouve en premier lieu
celle de <So degrés généralement employée aujourd'hui, puis celle que
Deluc regarde comme la véritable ou primitive et qui comprend 100 de-
grés, ensuite celle adoptée par Fartiste Micheli Ducrest, qui en com-
prend io5, une autre qui en comprend 110, et cnlin une autre qui eu
eoi7i]iion(l ji5. Qu'cui ne s'effraie p;is de leur nomlu c malhenreusenietit
trop grand, mais qu'on veuille bien remarquer qu'il n'y eu a qu'une seule
qui oomprenm ni^ns de 100 degrés et que tontes ks autres en compren-
nent un plus grand nombre.
• Cela posé, l'échelle de 80 degrés entraînerait un refroidissement consi-
dérable des sources (i), mais aussi elle conduirait à admettre que la tem-
pérature habituelle des bains était à Arles de 40" et à Vernet de 43* ^ du
thermomètre oclogésimel à niwcure (««/es Carrère, page 35-38 };. or je
ne pense pes qu'on puisse raisonnablement admettre ce résultat, ni par
(1) Il n« bat pas perdre de vue qw le thernuiinèlre de Cannte««uit i alcool: ttt
aatew le dit i tovt sMOient.
( a88 )
ooMéqueat l'échelle qui y coaUiiit. Api«s l'échelle de Ho degrés vient
€«lle «te loo degrés; c'ettoOe que j'ai employée d'aprit Mnc pour «ov-
ri||«r lis ohMrva lions de QMIAm» supposant que son ioatUMMItt était uo
vrni tlu ! fîinmi-trc de iWanmur, et l'on sait qu'elle fait justement coïnciJer
les terii|HTatiircs observées en 1764 et lôao. Si ou la rejette à suu tour
comme suspecte, il M rci|t phwfM erilw qui cmapianaïut piu»é9-4«tP
An» tlalJniii li»i»^nlita fc«jMKa itVtuu bouiUuite; maiif lar», im
corrections à fnire aux ohservations deCarrère étant plus grandes que celles
que j'ai admises dans mon mémoire, les températures observées eu 1754
deviendront toutes plus faibles que celles obieiréey e» i6m««M les rap-*
pOrtMt M-MÉÉM liMMMNIiètf#, M li'tMHfléfllMM 4m MNIMM'éÉ HWÉMra
•voir MllpMMé progressivement. Supposons par exemple que le thertm»-
nièfre de('arrère ait compris 1 10 degrés de la glace fondante à l'eau houil-
laute, les températures de 55 7 et 7.0 ; degrés que Carrere a trouvées aux
•oimM cTArks et iTOIette, rcviendroat à 5^ «« 64* d» AaiÉM*ÉÉMfc^
cool comprenant i<N» degrés, et p«r Mite à 45*; et 56* du tbermoisiÉre
ftctfitii'sini.d 'A mercure, de Deliic : or en i8io, M. An^lada trouvait res-
pectivement 49''<'t 60° pour les mêmes sources, et par conséquent dans l'in»
terMfe dilK ewaiHwa Éiréaiit gagné ruM3| degrés et l*««|ié
4 àtpèk ^ température do thariamètre nwtmgériiiMil «olaiL lAi«èiip»i^
raison des températtircs ohservp'es en i-'^] < t en iHao, prouve donc que
ia chalandes sources theminles <les 1 énées-Orienlales n'a pas (Umtnuéi
si «31e iwaugé «lepuis 65 ans, elle n'a pu qu'augmenter.
» PMr ne pit Moepter-A idnihiti «tecae olMirwiioM><meeH|eHdrt
peot-étre sur les chan::) mr>nts qui ont pu survenir dans l'état des lieux, «C
sur ime différence dms les points où la température a été prise. Man
M. Anglada, qui a bien exammè les lieux , et qui eût été ravi de trouver une
eiplication pirasible de le diOedté <pii l'errAtrit^rejette «d|p.l| mm hé-
siter et ne craint pas d'assurer que dans le plus giend noadm dea cas les
observations de Carrère et les siennes ont été faites aux mêmes points.
» Au surplus quand je disque la ten)pérature des sources des Pyrénées-
Orientales n'a pas éprouvé de diaiiBBtion , j'enleod» une diminitioB pro-
gressive et notable , que Toa mè poiata eonfeadra ni avec laa variations an>
nuelles dont je ne nie pas l'existence, ni avec les erreurs de graduation et
d'observation des inslnnnents. Quant à la comparaison des deux thenno-
mèlres , je la crois aussi exacte que s'il s'agissait de deux instruments pria
aajovfd'hui dm IVurtiste le plus réputé; amis oria ne lignifia pas qoa je la
croie d'une eyaetitade parfiiite, car f ai appris à mas dépens à na compter
(«89)
snr lin thermomètre que quand j'en ai vérifié le calibre el les points fixes.
Aussi regarderais-je connue une chose utile de prendre aujouixl'hui la tem-
pénliire ém aooreet thermies avec m bon instrammt leimit vériié
eleoiuenré.
» Depuis la présentation de mon mémoire, j*ai trouTé quelques obser-
vations qui remontent à l'anoée 1739, et qui ont été fiâtes certainement
avec ttif Aansémlbé OMntrait niiveni le méthode de Bifwiiirar. Elles iont
dues â LenoDoier, niédeëbi,qm fut chai^de recueillir des obeenreiioae
d'histoire naturelle pendant que Lacaille et Cassirii de Tluiry s'occupaient
à vérifier la méridienne de Paris. Les thermomètres de Lemonnier venaient
4o ribbélioQèl, o« aviiaBt été construits par Lemoauier même et gra-
doés par oomptniiMii aMc — dwiaaomime àesprit-do-irindeyoUet Ainsi
nul doute que la table de comparaison de Deluc ne soit applicable, puisque
Noilet a toujours suivi la méthode de Réaumur (excepté qu'il employait la
glace fondante au lieu de la congélation artifictelle de l'eau pour marquer k;
poiai léffo). Or panm les oèaervaiiow pe« nombransas de Lsmonnier )*«n
trouve une qui se rapporte cerlaineroent à l'un des points où M. Anglada a
mis son thermomètre en i8ao; elle est relative à la source qui alimente le
bessin des bains à Arles. « Ayaut placé mon thermomètre dans cette eau ,
» dit iMowriar, aussi ptMhe de la soofca quil ai*a été passible, la U-
■ queur s'est élevée au^li du 5S** degré. » Or en 1 754* Carrère trouvait
55* degrés pour la température de la même source, et en corrigeant ces
nombres par la table de Deluc, ils reviennent à 49° therraomèti^ oçto-
gérânal à awreare, qui est prédséascnt la tesapérature obscrvéaMili i8ao
par Bf. Anglada. Ainsi voilà une source qui dans l'espace de plus de 80 ans
n'a pas éprouvé de diminution sensible dans sa température. Lemonuier a
aussi observé la température des eaux chaudes du Mont-d'Or, en plaçant
son ilwimainâtin le plus pris poesibkdassoiiroaa,atsaB réiiillaia carr%<i
par la tabto delklucoaincidant encoraparfaitiiniif «Mg ht obearvatiaits
ka plus léaiBles fiNtaa ans aséMa Uaox. »
( ago )
MÉMOUiES PRÉS£AT£S.
«'—Mci^pUeation du phénomène que ttm oittarve émversuiu deteau
air des eerps diatiffUsj'usqu'Mt rouge; parVL Bkwàmiùn,
(GommiisaireB, MM. Ponodct, S<gawr.)
c On É remarqué qu'en inlrodoiMBt d« Teau daus un vaw dtauffé jus*
qu'âa n>ug«» ella n^adhère point à ses parirf», et Ton «oyait qu'elle ne
poirratt acquérir qu'une température inférieure à loo degrés, même lors-
que le vase était fermé; d'où l'on avait pensé que le principe de l'équilibre
de température dans un espace fermé souffrait une exception dans
ce cas.
» M. Baudrimont a observé que Teau versée dans un vase porté à um
température suffisante pour que le phénomène ait lieu, s'évapore cons-
taramenlsous la pression de l'atmosphère, et qu'en Tintroduisaot dans un
vase fermé et mnni d*OB manoaièlre , die produit une quantité de va-
peur suffisamment indiquée par l'ascension du mercure que contient cet
instrument. Il a vu que, dans la plupart dos cas, la température de Pean
ne dépasse pas 5o degrés, et qtae le temps «le son éva|)oratioh complète est
d'autant plus Ion g qu'onl'a employée eu plus petite quantité, et que la tem-
pérature du vase se trouve plus élevée. Géa eapériencet mt été variées en
cmployaiit l'acide nitrique, l'acide snifurique, le suUure de carbone, l'es-
prit de bois, l'alcool, l'étlier, et l'essence de térébenthine. I>e phénomène
^est réalisé avec chacon de osa liquides , en oflrant cela de particulier que
ceux qui sont inflaiganablea le présentent eooore au milieu de b flammé,
et que le temps de leur évaporation en devient une fois moins long. Cela a
encore permis d'observer que la température la plus basse à laquelle le
phénomène peut se manifester avec chaque espèce de liquide, est très
variable, et parait être en relation avec son point d'ébuUition.
» M. Baudrimont YteoM <{\xt l'évaporation des liquides suffit pour ezpU-
qoer tous les faits qui viennent d'être rapportés. O serait la vapeur pro-
duite instantanément par lui liquide qui le soulèverait, et l'empêcherait
d'adhérer an vase; ce qui le mettrait dans l'imposaîbiUié dPmtrer en ébul-
lition et de s'échauffer par commimication directe. Gomme l'échauflèment
ne pourrait plus avoir lieu que delà périphérie vers le centre du liquide,
en résulterait que la vapeur qui se forme constamment le maintiendrait
( 19» )
à une lempéritiire peu élevée, par la grande quantité Ue clialeur qu'elle
rendrait latente. »
AitALvas MVTpÉMiTiOLE. — Mclkodc pour la résolution de l'équation du
troisième degré a une seule inconnue, dans les différents cas qui peuvent
te prétenter; par M. Ma^ulbox d'Ahbactmomt.
(Commissaires, MM. Poisson, Navier, Libri.)
AHAiTH ■4Tn£aATiQi}E. — AdditioTts au Mémoire sur la théorie ginémXe de
^élimination (vo^ez ci-dessut,pMge axS)', par M. Voiaov.
(ConuBisnirea, 19M. Lacr^, Poiason, Libri.)
« Ces additiont contiennent spéciatenent une nouTelle démonstratiott
du théorème que l'auteur a établi sur le degré de la transformée ration-
nelle d'une équation irrationnelle donnée, et une nouvelle manière d'ob-
tenir cette transformée rationnelle en chassant tous les radicaux à la
fois. »
LECTURES.
TiaATOUMn.— « M. GeqffrcQT'SainÊ'Hik^ annonce que le cas téralo*
logique dont on a fait grand bruit en Europe depuis deux anasonala for-
mule d'un fœtus hiunaiii vomi par un enfant, est maintenant en sa pos-
session. Son premier aperçu sur ce fait, c'est i' que Tobjet est vraiment
un fœtus humain, et a" que le romisseinent articulé lui parait démontré.
» M. GeoJ/rojr-Saint-Hilaire va s'occuper d'un mémolra à conmiuniquer
lundi prochain à i'4cadémie, où ilae flatte de concilier ces deux asser-
tions. •
GÉooaArHU PBTSiQCB. — M. Ëory de Saint- rincent communique la note
suivante sur la géographie physique du ver-saut septentrional de TËspagne.
• Dans un «wnttge anr la péninsule ibérique , j'indiquai , à h surface de
cette contrée, quatre venants généraux dont la physionomie e&t des plua
tranchées, et qui semblent représenter, sur ce point du globe, les pro-
ductions de ses quatre grandes régions continentales. Celui que je dési-
gnai* sonalenom de caotabrique ou septentrional, s'étend & peu près
aoos le même parallèle qjam lea cAtes les plus chaudes de notre France
mé^tnraaéeiiii»; U np'anit cependant oSiert une singulière anak)gie arac
c a. aoMMw. 4*
( )
la Bretagne et le paysdeCornouailles, qu'on sait être situas à des latitudes
si dilTérentcs. Dans suii étendue, qui n'occupe pas moins de sept à huit
degrés de Test à l'ouest, mais seulement la moitié d'un du sud au nord, la
vigne ne réussit guère, et les pommiers l'y remplacent comme dans l'Ar-
morique. Cependant il s'y trouve des sites qui, présentant des anomalies
d'exposition, prosluiseiit les végétaux qu'on regarde comme propres aux
contrées les pins chaudes. Ces anomalies et l'examen approfondi des lieux
que je n'avais parcourus qu'à main armée, méritaient l'attention de quelque
voyageur instruit qui fût maître de son temps. M. Durieu, officier d'ia->
fanteric retiré, qui s'occupe avec le plus grand succès d'histoire naturelle,
ra'ayant consulté Tan ilernier sur un projet de voyage, je l'engageai à ne
pas se traîner dans les parties des Alpes et des Pyrénées que semblent
avoir usé tant de promeneurs et de collecteurs routiniers, mais de porter
ses investigations dans le prolongement occidental de nos grandes mon-
tagnes niéridiouMles , que je l'assurai être plus diflércntcs de la chaîne
orientale qu'il ne pouvait se l'imaginer. M. Gay, et d'autres amateurs dis-
tingués <le la science , se joignirent à nioi pour déterminer M. Durieu à se
rendre dans les Asliiries. 11 l'a fait, malgré les dangers dont il pouvait y
cire menacé. I>es résultats de son excursion sont fort intéressants, et je
crois être agréable à l'Académie en lui communiquant une lettre que je
reçois <le ce savant explorateur. »
M. Bory de Saint- fincent termine cette communication eu priant M. le
Secrétairt; de conserver la lettre de M. Durieu, qu'il remet sur le bureau
pour être lue dans la séance prochaine.
CHiMiB. — Recherdies sur la teinture; par M. Chevrecl.
Deuxième ut^iiioire i Det proportions d'eau que Ut iiojfes abtorbenl dans des
atmosphhres à 65*, ^S", 80* ec 100" de Vhjgron^tn: de Saussure. (Extrait.)
« Avant de chercher à reconn.iltre les quantités d'eau à l'état de vapeur
que prennent ilans des atmosphères à divers degrés d»; l'hygromètre de
Suissiire, des étoffes préalablement desséchées, je fis différents essais a6ii
de constater le procédé le plus couvenable pour dessécher les étoffes aussi
bien que possible; celui auquel j'ai donné la préférence est le sui-
vant :
• J'introduis dans un tube courbé de o",o3 de diamètre , des quantités
d'étoffe qui n'excèdent pas 3'™"',5 et qui ne sont pas au-dessous de o''Vi;
la partie courbe du tube où se trouvent les étoffes plonge dans un bain
<rbuile dont U température est DMimesne pea^Mt 3 beum i tao***^-*
I^s deux branches du tube communiquent chacune avec «n tjibe de verre
droit rempli -de fragments de chlorure de calcium; l'un des tubes droit
de 1" de longueur, reçoit d'un «ottlHet à pédale de l'Mr qui «rrive «eo dan»
l» lube courbé, tandis que l'autre tube droit de o",aoo de longueur,
permet à l'air qui a ji-issi' sur !es étoffes de s'écouler dans ratniospliér»/
après qu'il a soulevé quelques millimètres de mercure. Les étoffes une foi-s
léehées sont tirées rapideiBent du tobe et renJermées aiiiiitât daps une
opaule de verre flUiM» qiB «t fenaée bermt^q/aitmWt «u moyea d'une
|[lace dépolie; c'est daus cet éttltqU-IHI IflS pèse^Mtr «IlllS^tHtipn «rec OOe
«xcellente balance de Fortin.
» £a r^étant U dessiccation k ia luème tem(>ériiture et durant le même
tenpa dans an tube où le vide était fiiit et maintenu et on nne quantité
sufTisante de chlorure de calcium absorbait toute la vapeur d'eau qui pou-
vait se dégager des étoffes. Je n'ai point obtenu une dessiccation plus forte
que par le procédé précédent; et il y a plus, c'est que pour peu que les
étoffes soient un peu pressées, la destiocaiion ne s'en &it pas aussi bien
que si elles étaient exposées à loo* dans tme capsule où Tair se renouvelo
leraif, même lentement.
» Je fais observer qu'ayant prolongé la durée de l'opération jusqu'à
5 beures , je n'ai pas obtctMi tme daticGntion plus forte que celle qui ré>
aultait d'un séjour des étoffes de 3 beures dans le tube. Enfin je n'ai paS
en de difTérence notable T en exposant d'abord les étoffes dans des at-
mosphères humides et les séchant ensuite ; en dcssécliant d'abord les
étoffes puis les exposant dans des atmosphères humides.
» Je dépose sur le bureau de l'Académie un tableau renfermant les ré-
sultats des expériences que j'ai faites sur 21 échantilluns d'étoffes de
chanvre, de lin , de coton , de soie et de laine, à l'état de filasse, de poil
ou de bourre, à l'état de fil et k l'état de tissu.
a Ce tableau se compose de onze colonnes : U première comprend les
noms des écfaantilloiis.
m La seconde, les poids des étolfes séchées pendant 3 beures à iao>, aoit
dans le vide sec, soit au moyen d'un courant d'air sec.
■La troisième, les poids des étoffes après 10 jours dans une atraospbèra
k 65» de l'hygromètre et ao du tliermonietre.
» La quatrième, les poids des étoffes après 10 jours dans une atmosphère
à 7$* de rbygronèire et ao dn thermomètre.
4>»
( 3f) « )
iiT.a ciiHjiiièiiK', tes poids des étoffes après i o joun cUUM OM atlIKMpIlére
3t 80° de rbygrumètre et 30 du theriDoiuètre.
»Jê tt^AHurai qu*m bout de 10 jours Im étoflSM étaient en éqnltibw
d'humidité avec l'atmosphère ambiMite.
» Eii6n les six dernières colonnes comprennent les poids des «'toffes ex-
posées dans une atmosphère saturée de vapeur d'eau à la température
de ao* après un séjour de a4> 96, 193, 288, 3a4 heures, enfin après au
jours.
> Je (erai renoarquer que j'ai fait tous mes efforts pour maintenir cons-
tamment la températiire et l'humidité aux mêmes degrés, je n'oserais pas
dire qu'il n'y ait eu aucune variation, mais je puis affirmer, que celles
<jm ont en lieu n'ont exercé aucune influence sur mes résultais. >
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> ( a<)6 )
L'auteur tmninc par cette oondunougeiiénlet
« On voit donc que les étoffes de diverse» natunu «liîniiquei,iie présen-
tent pas He grandes différences dans les poids d'eau qu'elles sont suscepti»
blesd'absorber respectivement dans les naêmes circonstaDces.Cependantsi on
les prenait dans la condition où elles se rapprocheraient le plus de Tétat de
pureté et <m elles aenieot amenée» k Vétkt phyiriqae le plus analogue, il mm
semble que l'on pourrait établir les rapports suivants, en prenant loo par-
ties dV'toffc à l'état normal, qu'on exposerait jusqu'à satunition dan» une
airnusphcre saturée d'eau à la température de ao*.
■ on (l'i<ioir«: normale de ligneux abMMbenîcat aS davapwrd'Ma.
loo soie 9^
loo laine 3a •
cMinmciE. — Considérations sur les wssies à cellules; par M. Givialb.
(A'nn'tiioire a potir nlijVt les jw.w.r fi ce/Z/z/r^, c'ost-à-dire à parois dan»
lesquelles se sont développées des poches, produites par ia hernie de la
membrane moqueuse & travers les ûires éraÎMm de Ja eoud» moaealaiM.
Ij auteur disUngue ces ceUuIes, ces poches, «n deux séries, suivant qu'elle»
sont logées entre les divers plans musciileux de la vessie, ou tout-à-fait ex-
térieures à cet organe. Il expose la manière dont elles prennent naissance
par les efforts violents et multipliés d'expulsion que rend nécessaires tout
obttade au cours naturel de l'uriiie, et il indique les caractères propres i
dire reconnaître lenr existence. Le plus important de ce» caractère» con*
siste dans la manière dont sort l'urine ou l'eau injectée qui , au lieu d'un jet
plein et continu comme à l'ordinaire, en forme un irrégulier, saccadé et
intermitlent
L'auteur s'occupe ensuite du rôle que les cellulfla vésicalcs joucnt dans
les catarrhes de vessie qu'elles occasionent fort souvent, qu'elles entre-
tiennent et aggravent toujours, et qui souvent même sont bornés à leurs
seules parois. Les injection» firéquente» d'eau tiède sont le moyen qu'il în<
dique comme étant celui qui produit les meilleurs effets. Biais c'est surtout
l'influence des cellules vésicales dans l'affection calculeuse qtie M, Cfi'iale
s'est attaché à démontrer ; il pense que les uistriuueuts de la litbotritie sup-
pléent à l'insuifisance des autres moyens d'exploration, et qu'avec leur se*
cours on peut reconnaître si une vessie è «elldea contient ou non des cal^
puis, et ai cas corps sont libres ou cbatonnés dans les cellules.
£n6n il cherche à montrer par l'exposé sommaire de plusieurs £itts ,
( ^91 )
que la litbotritie permet même d'arriver à quelques résultais curatif». L'un
(Je ces faits est celui d'un homme dans la ve-ssie duquel une pierre enkistéc
émettait uu prolougeraeut qui iut détruit jusqu'au niveau des paroiâ du
viscère, avM dkainntion notable des Mniffnmoes du mahub. Un aulre ae
rapporte à une piafre qu'U fallut aller chercher au fond d'une oellale au
moyen d'un instrumant oonatruit exprès. Le oMlade est guéri.
BMiisniiaB ANuqviB a la. mkaÊatuL^Se<àen:keshistorifimsetsiatistiques
sur les cames de la peste i par M. db Sim» Domioir.
(CooMBiaaairea, HH. Hagendle y Dumaa, DooUe. )
« VLdeSégur Dupteyron anfît déjà cberché à prouver que c'est principa-
lement'd*Égypte que la p4«te vient en Europe. Cette proposition n'étant
pas g(5nérn1eiTient admise, il a cm devoir donner plus de développement
à cette partie de sea recberclies.
B En parcourant la correspondance des consuls aux Archives des Af-
faires étrangères, M. de Séfpirei trouvé lindication de deux cirrooatances
qui, druis ct-rtnins cas, peuvent donner lieu à la peste en Égyple. Ces dr»
cfnistances sont : i* la disette; 2* les fièvies m;iligiies Or la disette est
pruduite le plus onlinairement dans le pa^s dont il s'agit par une trop
forte ou une trop faible crue du Nil. Aprée une trop (Hible crue, peu de
terre» ayant été arrosées, peu de terres peuvent être ensemencées; après
une crue trop lorle, les eaux mettent beaucoup de temps à se retirer, et
répuque {les semailles se passe avant que tout le grain ait pu être cuniié à
la terre. M. de Sigur a dès<]on demandé aux écrivains arabes la hauteur
qu'avait atteint le Nil dans le plus grand nombre possible de sea crues, et
il a cherché si, à des années correspondantes aux trop f';iil)!es ou aux trop
furies inondations, on ne trouvait pas la peste quelque part. Ses investi»
gâtions ne portent d^abord que sur l'espace compris entre le miKett du
dixième siècle et le milieu du qnintîème, attendu que les ouvrages qu'il a
pu consulter ne relatent les crues que pendant ce laps de temps.
• Sur cinquante à cinquante-cinq pestes qui ont eu lieu dans ces cinq
siècles en Europe, quarante coïncident arec de trop grands ou de trop
petits NiL Le grand ouvrage sur l'Égypto renfermant une table des hau-
teurs du fleuve depuis 1737 jusqu'en 1800, Fauteur a pu vérifier si dans ce
nombre d'années la peste avait régné en Egypte après de mauvaises crues,
et il a trouvé que, sur quatorze pestes qui ont régné dans cette série d'an-
' n<«, treiie eoincidcat avec de mauvaises crues qui ont produit la disette.
» Après avoir interrogé la correspondance des consuls en Syrie et dans
|p5 lies de l'Archipo!, M. de Ségur cherche à démontrer i» que la peste
n'a régué en Syrie et dans l'Archipel qu'après qu'elle s'élait précédtnuncnt
iiianife«tée en Égypie; a' quehdiwtte n*a été suivie, en Syrie et du» l'Ar-
chipel, que de fièvres maUgnes et jamais de la peste, à moins que la poste
ne régnât en Kgvpte;ctil conclut que la famine peut être considérée eu
Syrie et dans les îles de l'Archipel comme le principe des mêmes maladies
qa'dle produit pertoul; mais qu'en Égy pte, die a des résultais qu^dte n'a
pas autre part, puisqu'elle y est presque toujours accompagnée de la peste.
Il y a donc en Egypte, dit il en finissant, un principe particulier qui peut
exaspérer la fièvre maliguc au point de lui donner tous les caractères de
la peste, et ce principe n'existe que là. »
canvaan.. — TruiU-ment des rétrécissements de t urètre par la dilttàUUnt
brusque rétrograde; M. Lkroy d'Ktiolle.
(GoounissaireStMU. Magendie, Larrey, Roux.)
Le procédé proposé par Tauteur consiste à passer à travers les rétré-
cissements un instrument disposé à peu près comme le sont aujourd'hui les
brise-picrros, et d'une ténuité proportionnée au diamètre du point qu'ils
doiveul Irauchir. Le dilatateur, ouvert au-delà du rétrécissement, est forcé
de le traverser à son retour en lui fiiisant éprouver une distension assez
forte et même une légère déchirure. Il suffit, selon l'auteur, do répéter
cettr manœuvre pendant cinq à six jours pour détruire des rétrécissements
très considérables , contre lesquels avait échoué la dUatation et qu'avait
aggravés la cautérisation. Le caustique , ajoute-t-il, appliqué Indislinctwnent
à tous les rétrécissements serait aussi souvent nuisible qu'utile; c'est surtout
dans la portion spoii^'ieiise de l'urctic que la cautérisation doit être rare-
ment employée. Le procédé de la dilatation brusque rétrograde n'expose
pas aux dan^jers du cathétérisme forcé ; et il ne peut être foit de finisse router
puisquece n'est qu'à sa sortie que l'instrumeut agit,
A ce premier mémoire M. Leroj d'Etiolle en fait succéder un second stn-
un nouveau procédé de taille suspubienne. C est pour rendre celte opération
plus tacUe et plus sûre qu'il a imaginé les instmmeiA qttU soumet
aujourd'hui à l'examen de TAcadémie et (pHalM^noonp simplifiés dépuis
leur première invention.
(•99)
NOMniATiOm.
L'Académie va au scratiii pour l'élection des trois membres qtii doii>
vent faire partie, pemkiiit cette année , du Coaseilde perfection neoieat de
rÉoole Polytechnique.
MM. Arago , Thénard er Poinsot réimimat h majorité absolue des suf-
firages; et sont, en conéquenoe, déi^nés poor Arini poniede ceConeeil.
L'Académie appi-end avec un vif intérêt que la santé de M. Thénard est
en pleine voie d'un prompt rétabUasemeat
Sur la proposition de M. Lacroix, l'Académie décide que la question re-
lative à la continuation des Comptes Rendus hebdomadaires sera diacotée
dans le comité secret de la séance proçtudne;' et iqfde'mi. leaMembtea
en seront prévenus par bittéts à domlefle.
La séance est levée à 5 heures. F. .
L'Académie a reçu dans cette séance les oévrsges dont voici les titres :
Comptes rmditt hebdomadilbw du êéaneêt é» lAcÊààme du S^mi^Êî
1836, n* u.
Analjse dune carte du Iles Sritanniqms s par M. le baron Vakckbhaeh ;
Ms,i896,ii»^.
Proceedings of the Roftd Societjr ; i855— iOT6, n" a5, in-8".
Catalogue of Jhssil Fischj in the onUùi^iom aflord Oi4e and ar Flùlip
Grej Egerton,- Cbester, in-8".
Sur fÉleetrieité par eonlaet ( ouvrage dédié à M. de BumMdt); par
M. C.-J.-B. KiRSTEW; i856, in-8*. (En allemand.l
Collection (le Planches chimrgicales pour l'avancement de la chirurgie
pratique; par M. Fboribp; Weimar, id36, in-ô*. (£o allemand.)
C. R. tSK. i" Samtirt. 4^^
( 300 )
Précis analjtique des Travaux de V Académie Royale dti Sciences,
Belles-Lettres et Arts de Rouen , pendant l'année i (S35 , in-8".
Mémoires de la Société d Agriculture, Sciences ^ Arts et Belles-Lettres
dud^artemmUderjsAef V^S4'~-SS,Troyes, i8S5.
Statistique du département des Bouches-du-RJiône ; ^ vol. in-4*,a<vec
Wilitlas de planches in-folio ; par M. le comte de ViUeMUTC-; Afaneille;
i8S5. (Anervé pour le concours de Statistique.)
HMtfrfnw jw ht PnpHMt ««■ CJnaljrse de la phiiMrkbmei par HL on
KoinMiK ; Lovnraia , 1 836, iii-8*.
3fanucl pratique des Contre- Poisons ; par M. Hector Chau.^iek j4* édi>
tioD, in-i6, Paris, i83(j. (Réservé poar le concours Mootyon.)
Iconographie du Règne animal de U. le baron Cuvier; par M. F.-E.
GoiMii}58*«tVUn«iiàaViii^r - ^
Magasin de Zioologiei par le même ; 4* livraison , in-8*.
StaUstiquedu cantonde Clairvaux;parVL. Piot; Ixma-le^uuter, i8S5.
TtM$Ê ftmtsiefmêSipar le mâne/ in-ia. (Cet âemt OQYrages sont
•ervés pour le concours de Statistique. )
Species générai et iconn^naphiqfie des Coquilles vivantes,' par M. L.-C,
KiBHKB 1 15* lÎYraiaon, in-4°.
Çu'esà-^qae la Phrinohgi»7 par M. hwvn/m^. (IMwrvé pour le
concours Montyon.)
Statistique générale de la Chambre des Députés ; par M. CiUTBLAJv;
«essioo de i835, in 4*. (Réservé pour le concours de Statistique).
Pnpoaiikm de nouveaux Raîb pour les chemins de jer; par M. Dauue j
Paris, 1 855, in-8'.
Bulletin général de TTicrapcutique médicale et chtrurgicole; par
M. âiiQusb; 5' année, tome lo, 5* livraison, iu-8*.
Annaks des Wnett^téne, tome 8, par M. DoraiiioY; i835, iu^*.
Gazette médicale dt Pofit, n* la.
Gazette des Hôpitaux; n* iz^'^^^
Journal de Santé, n° i34.
ÉehostsMondBtamntiu^ Il ^12, ,-
COMPTE RENDU
D£S SÊAIilCBS
DE L ACADÉMIE DES SCIENCES.
SÉANCE DO LONDI SK MABS 188a
nubuNaiGE os m. gb. ounir.
COREBSPONDANCE.
M. Santon «draie od libhan à coaipartimenta cwréSt dans taqinl, sur
toutes les directions (comme dans les anciens carrés magiques) yià aomne
des chif fres que les compartiments renferment est constante.
M. Gri/oni demande qu'il soit iait un rapport sur son mémoire otmeei^
naBt KmiMMiiMIilé delatriMctioli der«H;le^
M. ChatsàM tlclu vm jnmopt exam«n du imail qoH préMata !•
at décembre, aar me anomalie anatomique.
M. Hostardf d'Angers « envoie un paquet cacheté.
M. Otimm ^V— qu'on ouvre le paquet cadteté qu'il avait déposé le
a novembre 1835* et dans lequel on trouvera, dit-il, uneppareil instru-
mental pour Pextraction du ddcÊils de ta vesne, L'inatniment est destiné
au concours Montyon.
ASTaonoH». — Réponse de M. Am. Sfpillot aux nouvelles objections pré-
semées sur la découverte de la Fariation par Aboul fFefà, astronome
du 10^ Mo,
« H. libri, dau aa dernière réponse ( Comptes nmhtt des Mances df
tAcaêlmim dat Srimmt , p. a6t ) à la note adnMéa, le i4 mai», à TAca-
CB.im.i«fMM. 44
( 3oa )
()émte par M. Sédillot, ne s'est pas borné à élever de nouveaux doutes sur
la découvcrted'Aboul-Wefà; il a directement reproché à M. Sédillot de l'avoir
inexactement cité, et il a criu'<)ué ^adque&Miaii de ses travaux antérieurs.
■ M. Sédillot se trouve obligé de suivre un instant M. Libri sur ce nou-
veau terrain ; mais après avoir démontré la justesse de ses citations et
rétaWi le «éntablc caractér» Aa «ea pi-cviières pmbficatioas, ifconsactera la
seconde partie de sa lettre à la discussion des objections nouvelles de
M. Libri contre l'authenticité de la découverte d'Aboul-Wefâ.
B M. Libri déclare que « non-«etri«w«it M. Sédillot, dans son mémoire,
» lui a prêté des opinions qui n'étaient pas les siennes , mais que même
• (bien involontairement ^aiis doute- j il a déuuliiré t>t altéré des passages
» de son ouvrage que M. Sédillot paraissait reproduire, mais dans lesquels
• il omettait ou changeait des mots ou des membres de phrase et donnait
u ainsi aux citations un tout autre sens que celui qui résultait des expres-
» sions de M. Libri. » A l'appui de cette assertion, il parle « d'un passage
» du mémoire de M. Sédillot où on lui fait adopter les idées de Dclambre,
» qui avait affirmé que les Arabes avaient admis sans la moindre modi-
» fication \' astronomie des Grecs, et où l'on semble rapporter textuelle-
n ment un passage, mai» en le Irunqosat et en le modifiant tellement,
• que cette idée semble en effet ressortir d'une phrase où l'auteur avait
» dit exactement le contraire. >
» M. Sédillot fsit d'abord observer qu'il a dû préciser avec soin le der-
nier terme des connaissance» acquises sur les travaux des Arabes, afin de
montrer toute l'importance de sa découvwte, qui donnait à l'astronomie
arabe un caractère particiUier qu'on s'était accordé à lui dénier; il a (kmc
recherché (fens les auteurs ( et M. Libri est le deraier qui ait écrit sur la
matière) si quelques-uns d'entre eux anraient même soupçoiwé ce nou-
veau progrès des Arabes; il ai reconnu que ni Lapiaœ, ni Deiarobre, ni
M. Libn, dont le livre paraissait à la fin de i835, «'avaient admis une sem-
blable supposition ; il s'est étonné que M. Libri n'ait point fiait ttsagede la
lettre qu'il avait («Iressée ati Burean de» l^ngitudeti en iâ3»i ( imprimée
dans le Moniteur àn a8 juillet) et dans laquelle il anoMçait que ks Arabe»
avaient connu la troisième inégalité lunaire; d'autant que M. Libri n'avait
pas fait difficulté de dice que les algébristes arabes avait traité les équa-
tions du 3* degré, quoique cette découverte (dont il ne nommait pas, il
est vrai, l'auteur, M. Sédillot) eût été seulement énoncée comme celle de
la variation.
» Or, M. Libri n'a pas même laissé eivtrevoir dons son ouvrage qiie fes
Diqi+izod
f loi )
Anbes aient pu être les iuveuteurs d'une nouvelle théorie en astrononiie;
il nVi doac pas éié^imiûm^Mm ce rapport, que Lapiace et Deiambre, «t
«r«i(to» qi»lf<Mdillat*dMMWà Mlir dmaoB
citations suivantes :
■ L'activité des astrononi«6 arabes, bornée box observations, ne s'est
» point éiepdue à la recberabe «le nouvelles inégalité», et sur ce point ils
» n'ont rien ajouté ans bfpotliéaas de Ptolémée; «atle «iim eurioaité qui
» nous attache aux phénomènes jusqu'à ce que les lois et la cause en «oient
» parfaitement oonnnaa, <|^raeiénse les aaTaoti de rBorope aodanMB. •
(Li|)lBoe.; . ';v
c Ce qui ert«ùr,«*Mi ^ iat Anbas ont adnia sans la awindw nn-
• di6tttion les hypothèses daPtuléniée, pour lesquaHea ils 0M«M)ni»é«ni
« Ntpect timide et superstitiein. » ( Delambrc. )
lies Arabes n'avaient ni cet esprit d'invention qui distinf^e les
» Gica «I ka Bndaa», ni oeMe parfecHon dans les arts aatamiquas et
» catta persévérance dans ks observations qui caractériaast IsaCUftois..^
» mais ils méritent une reconnaissance éternelle pour avoir été les
» conservaleurt des sciences des Grecs et des Hindous, lorsque ces |>eu-
• pies ne picJniaaiaat i4as rien et que rBiirapa<élait «nooK trop ignà-
» rania ponr sa abafgar de ce précieux dépAt » (lLIfll»i.)
« Est-il vrai que cette dernière citation niaiK|ne d'cxactitiulf" ' On peut
en juger en la comparant au passage textuel de M. Libri, que noas rap-
portons dans aottaâaiar s
« ffi las AmIms n'amsnk ni cet esprit d'inwolton «fà dislingw iea Oraea
» et les Hindous, ni cette perfection dans les arls mécaniques et cette per*
■ sévérance dans les observations qui caractérisent les Chinois, ils avaient
j» en revanche ceita force d'un peuple nouveau et viotarioux, et ce désir da
9 toutapprandaaal da tant aspMyiw ^ ka porlaità ateoaparaoMéne
» temps d'algèbre et de poésie, da pldlosopbie et de grammaÎTe. Ils tnéri-
B tent une reconnaissance étemelle pour avoir été les conservateurs des
» sciences des Grecs et des Hindous, lorsque ces peuples ne produisaient
• plus rian et que l'Europe éllltanoira trop ignorante pow ae chaifw de
» ce précieux dép6t. m
> M. SérliUot ne croit en aucune manière avoir donné au paseaf;? de
IL libri un tout autre sens que celui qui résulte de ses expresstoDS ; il
a jwnpfawépar das pain vm ne— haa d» pbwaa gai naa^appligae pas an
anjet an question, c'«sl4-dira àlhslRMMnriB, mais iiien à fallgiérët à la
p9éé», àia pkiimfkm <»st da gmmmalnf at il pi émni de nourean-fp»
44..
( 3o/, )
M • Libri , en disant que les Arabes n'avâieut pas ïesprit efi/wentmi
fui distingue les Grecs et qu'ik ont été liv CMttntUtiin de$ mAmmot A»
Gme$td»$ Hbidbitf, «««BBemiDlMtluitpMdMis M>n ouvrage ropiimw
de Laplace et de Delambre, qui soutiennent que les Arabes n'ont rien
ajouté aux hypothèses de Ploiémée , n'admet évidemment pas que les Arabes
aient été sous ce rapport plus loin que les Grecs, seule cboae qu'il impor-
ndt k M. Sédilbl d'établir.
» M. Sédillot ne feit pas dire à M. Libri que les Arabes ont admis sans la
moindre modification Vtistronornie des Grecs , puisqu'il est reconnu depuis
long-temps qu'ils ont corrigé leurs tables et mieux déterminé l'obliquité
de l'écli ptique , Texceatrioili dn Soleil , son moyen moaveoMnt * etc. ; mais
il a cité Laplace et Delambre, qui croient que les Arabes ont admis sans la
moindre modification les hypotfièses^ de Ptolémée, et il a cherché à mon-
trer que M. Libri, dans son ouvrage, n'allait point au-ddà et que par
oonatfqimnt la oonnaissmoe de la dicouvetrla d'Aboal WeA faisait faire un
pas k llnstaire de la sdeaoe.
» Il est un autre poiot sur lequel M. Libri critique M. Sédillot. Il dit que
M. Sédillot a publié (/o«ma/ asiatique, mai i834) un mémoire pour dé-
monmr que les Arabes avaient oonna aussi la géomélrln de positioa, tan-
dis que les problèmes que M. Sédillot a rapportée appartiennflnt ioe qoe
la géométrie analytique a de plus élémentaire.
■ M. Sédillot n'a pas fait un mémoire pour démontrer que les Arabes
avaient connu k féométrie de position; il s^est borné k rendre compte de
ce que contenait le manuscrit arabe 1 1 o4 de la Bibliothèque dn Roi;
» Il a d'abord indiqué im fragment d'un traité d'Algèbre qui prouve que
les Arabes avaient traité les équations du troisième degré, et qui résout
cette question nés curîeiise dePhistoire des adenoes mathématiques.
» Il a ensuite analysé le traité des Connues géométriques de Has8an-Ben>
llaithem {geometrœ celeberrimi , suivant le catalogue de la bibliothèque
bodleyenne), mort au Caire en ioi^ \ il a dit que l'attention donnée par
Bbn-flaidNB à des questiom Mmnêaim de géométrie, nous Usait voir
l'importance qu'il attaebait aux principes de la jctesoe; que les préifani-
nairesde son traité permettaient d'apprécier assez exactement la philoso-
phie maihématiqtte des Arabes , et que l'on pourrait voir dans ce petit traité
de géométrie spéciUative , ies principes (k la géométrie de poeUitm» H s'agit
en effet dans la géométrie de position, de faire encnr la sttnaliqii dans le
calcul des prohièmns , et M. Sédillot croit que noa gésmètr ss moderne» na
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( 3o5 )
sont arrivés à leurs problèmes plus compliqués qu'après être passés par
dc« mes analogues aux notions tou^-fait éiémentaires données par Ebn-
Mbon; M. Sëdillot peniilia àm Mm ofiWoa.
» Il est temps de revenir au vérittlile objet de la diwaiaioD, c*es<-i-
dire à la découverte d'Aboul-Weft :
« La question de Tige du manuacrit,'dtt M. Libri, oe peut être décidée
■ que d'eprèt l'eunoi domuMnerit; fX^ ne peut être ea tout cas résolue
» que d'une manière conjecturale, et en ce qui concerne le sceau, on a
» wnivent l'babitude de continuer à marquer les livres d'iuie bibliothèque
> du sceau adopté par le fondateur long-temps après sa roort; on peut
s également dter Teimiple de deux princes iteliena qui, à plusieurs
■ siècles de distance, avaient adopté la même devise. •
» M. Libri n'a pas sans doute pris une connaissance exacte de la note
de M. Sédillot j sans cela, il ne se serait pas mis ainsi en opposition avec
M. le barra SUveaIre de flecy et M. Beinaiid, dont l'avis est d'un si grand
poids en panttle matière; il aurait aussi reconnu que l'exemple des prinoas
italiens ne pouvait être invoqué à l'appui de son opinion, attendu que ces
princes avaient choisi pour devise un verset des livres saints, et que rien
ne ressemUe moins à im verset du Gomn que la légende des sceaux em-
ployés par les princes de l'Orient; celui du shahloUi contient ces mots :
ex libris thesauri ou plutôt thesauro librorum sultani magni shah Rokh
Behadur yortis). — D'un autre côté, si l'on avait continué après la mort du
sbahRokh, 1447, de marquer laaIivNa avec son aoaan, ilaanritdificilede
croire que cet tuageseftt prolongé jusqu'au-delà du dix>sq>tième sièole;
d'ailleurs, il y a à cette supposition une réponse péreraptoîre : il existe à
la Bibliothèque do Roi des manuscrits ayant appartenu au célèbre Olugfap
Beig, fibetsuccasaauf dBdMdtll<>Mi,et«anianuacritasoiitn«tquéa dUm
sceau partionliari difléfant de oalui de aon pire.
» M. I>ibri prête ensuite à M. Séditlot, par inadvertance sans attcim
doute, des opinions qui n'ont jamais été les siennes.
■ Ainsi, M. Sédillot n*a dit noUe part que les plus célèbres astronomei
orientaux aient été antérieurs à Aboul-Weâ.
• M. Sédillot n'a dit nulle part que Nassir Eddin ait copié Ptolémée;
M. Libri a confondu ici les astronomes arabes et tartares , et il a appliqué k
HMsir Iddin ceqneM. SédiUot a rapporté d'Alpétrage.
» M. Sédillot n'a Atin^ pari que ktpbucéMn» Mlmtomes «rvAe»
•fant Maaiéffitiimà AbMtW «A, Too poiimit «qpliqiMr ptr lil^ liUace
4aft 8ucoe8»oai«4« rastrono«td» Bagdad; il a dit, au contraire, qfil^m
connaissait pas assez les astroaomes arab«»|KWt^ri«>>r>t lkhm)0ffMi,<pmr
soutenir qu'ils aien t ignoré ia variation.
» ûmé «jnlbn-Younis (Ebn Jaunis), étant oonteaaporÛB d'Aboul-We&,fie
* pouvait fras parier de ia découverte <le ia variation, tltrihuée à ce dernier;
» si cette découverte a eu lieu en 976, £àn ioiMUf,4|ui écrivait m 1007 » om
• '|iliM 4#>tr«èf*iiw après, sé trôataît dhn» l«-maâ«aiM ««oÉiiM
« îibhs^fMmr en rendre àHÊÈtptt, etc.»
M M. Sédillot a dit non pn* qu'Ebu-iounis ne poumit point parler de la
ckcoHTBrte d'A^ui*We£à, parce qu'il était son contemporMa, mais que les
fragmenta ooDiuii d^BlNNlélnÀ^fie pwipillMii; pas da ,<|pjip qu'il ait su
rastoMnoa éa Ja vanatioa^ on devait ahanahir laÉinmifridaïao» lîleDce
dans la position respective des deux astronomes :
• Ainsi At>oal-Wcfii obaervaità BagriaddepuisQyâenviron^et il est mort
▼ers l'an tooo. 1 -in- : ■."< -u^-j .v. .1,;,
eement de 1008.
- « Il est possible que la découverte d'Aboul-Wefà , que M. Sétlillot uv
pfane pas aâinnativciiieat en 975, mais vers cette époque, naît été rendue
fadMiquan^ljam ha daniiimaMiécada ai viÉnÉlkfalaaaa|HiiK ia.aMCtr.
» Uastpaisible que b découverte d'Aboul»Wefli«|riiM.paa 4rtt<oaiWa
au Caire du vivant iI'IUmi -Jouais; les Falhimites d'Afrique venaient de con-
quérir ri%ypfci le Caire avait été fondé en 1)69 ; Moeg'JLediniUab, premier
khalife latfaiBiaa an «rait fait aa oapitata «ers 973 ; EboJonaia cocwawBfft
ata aliaaiaaliiiHB <ia 977 et les continua presque sans interruption jusqu'à
sa mort, arrivée aa i«o§i il na quitta pwbabkawqt paa le Caire duiaafc
cette période; ..<•••
■ Or lea khalifes de Bagdad étaient ennemis dés FathimHes; menacés
d'ailleurs par les dynasties indépendantes qui s'élevaient de toutes parts
dans leur empire, dominés par les princes BowicK's déjà maîtres de la
Pane, il» resUùeat coufiaés daus l'enceiiite de i«ur capitale, s entourant
de gens de lattrai et de savants gui nMmUiêiu wne ^n^onde retratte, à
FaM dittumultBdBS guêmu eMlu{
» Il est donc pu&sible que k nouvelle de la découverte d*Abdiit-WeCI
n'ait pu parvenir en lii^gypie a cette époque.
» Au reate« ce sont des coi^x^ures |>lu# ou wouis plau&ibles que d^ re-
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( 3o7 )
cherches ultérieures poarront confirmer ou détruire; peut-être même la
troisième inégalité lunaire se trouve-t-elle indiqtiée dans tes Œttvrts d'Kbo-
Jounis, dont nous ne possédons encore que des chapitres épars; mais il
n'en est pas moins vrai que tous les doutes élevés jusqu'à présent contre
Tauthenticité du manuscrit d*AbouI-We<â, ne s'appuient sur aucun argu*
ment solide. »
KVtiiOytmiB.'^Ltttn de M. Wartmahh, de Genève, à M. Ato^o^ sur un
astre ayant l'aspect dune étoile et tjui cependant était doué d'un mouve-
ment propre.
« La communication faite k l'Académie royale des Sciences de Paris,
dans sa séance du i5 février dernier, relative à l'étoile mobile observée par
M. Cacciatore , m'engage à vous dire aujourd'hui quelques mots d'une dé-
couverte restée ignorée depuis quatre uns et demi, et que je n'eusse point
rappelée si elle n'avait une grande ressemblance avec celle du directeur •
(le l'Observatoire de Palerme, qui lui donne, en quelque sorte, un nouvel
intérêt (i).
» Au commencement de septembre i83t, je dressai, à l'aide d'un ex-
cellent chercheur de Cauchoix que possède notre Observatoire, une con~
6guratinn des étoiles télcscopiques du Capricorne, dans le but «le faciliter
à quelques amateurs l'ubservaliou de la marche d'Uranus. Cette petite
carte , comme toutes celles que j'avais précédemment construites pour la
(i) Pour éviter tonte méprise, noue devoiu dire, <léa le début, que les deux
astres en question ne sauraient être confoudua. Les obtervations de M. Tfarimann
sont de i83i ; celles de M. Cacciatore de i835 ; or pour aller, dans l'ordre des signes
ou par un mouvement direct , de la position qu'indique l'astronome de Génère à cell«
que H. Cacciatore a àomée, l'aatre mobik aurait dû parcourir, en quatre ans,
près des trois quarts da zodiaque, <e qui ne peut ae conciber arec la lenteur dea mo«-
vements observés aux deux époques.
Voici , en nombres ronds, d'aprèa lé tableau graphique dont la lettre de M. Wart-
mann était accompagnée, les positions successives de l'astre mobile de i83i. Peut-
être un jour à venir ces positions auront-elles un grand intérêt :
I drailt*. MelÉiaiaMi awMlw.
& scpMmlMre i6âi lo'' ; du soir 3i5* 27' ..... 17* aS"
i5 septembre i83i 7^ du soir itS 9 17 4'
i5 octobre ]83i 8^ du soir 3i4 5a 17 5i
1" novembre i83i du soir 3i4 36 17 ^9
( 3o8 )
recherche des comète» tékecopiques, doanaitlee poeitioae de* étoiles, non
•pprozimitifaiMt» amt «vvcioiiie l'eiMlitiide que eomporie le procidé
graphique.
» QiK'lIc 110 fut pa5 ma -urprise lorsque, le 6 du même mois de septem-
bre, eu explurantleciel a lo heures î du soir, mon chercheur me lit recon-
nïttre qu'une de* étxrilee figurées sur ma carie semUaH avoir changé de po-
rtion, l'attribuai d'abord cette singularité & une erreur de ctNtfiguration et
j'éprouvai un bien vif désir de vérifier le fait. Malbeureusement les nuits
suivantes le ciel hit plus ou moios voilé par des nuages, et mon impa-
tienoe dut se prolonger jusqu'au aS, jour ou je revis enfin l'étoUe vojnr
gcoflc occupant de nouveau une positirâ un peu diffiferente de celle qu'elle
avait le 6. Je voulus alors ni'assurcr si l'une des quatre petites planètes ne
ae trouvait point par basaixl dans cette région du ciel. Je reconnus
bientôt, au moyen des «■csHantM éphéaaériida» ée Berlin du profeasenr
Bncke, que le point asobile ne pouvait être un des astéroidaa. Dès ce mo-
ment je dressai, sur une grande échelle, une on r te dc toutes les étoiles
du Capricorne que donne le Catalogue de Fiazn, afin de pouvoir comparer
à des étoile» connues les positions successives du nouvel astre, et je notai
touMs ks drcoBtiinces renarquables qn'offirit chaque obaertation.
■ Le n* I de la carte réduite ci-jointe, représente Ut lien qu'il occupât
le 6 septembre à lo heures ^ du soir. I>e ciel était très pur et la lune cou-
chée ; l'astre , très distinct, avait l'apparence d'une étoile de 7** à 8"' gran-
deur, et brillait d*nn« lumière blanche, pèle, sans scintiUatioii.
» Len" 3 indique SB position le aSdunsÉm mois, à 7 heures dn soir ;
le ciel était parfaitement serein, et la lune sous l'borizon. L'astre, un peu
moins apparent que le 6, brillait plus laiblenient que l'étoile de j" à S°"
grandeur, n* 481 , heurs XZ du Catalogue de Piazzi , qui se voyait en même
taupe âviê le chercheur. Observé avec une Innette a«]iroaMlique de
Fnnilihoilfer, de 5i lignes d'ouverture , grossissant 60 fois, il ne paraissait
que comme un point, sans disque apprécifible; aa lumière, toujours pèle,
présentait une teinte jaune.
» Le n* 3 désigne sa position , le i5 octobre è 8 heures du soir. Le dd
était très dair ; la lune , dans son premier quartier, occupait le Capricorne
et se trouvait à peu de distance de l'astre; aussi celui-ci ne se distinguait
qu'avec beauootip de diiticulté : il avait tout au plus 1 apparence d'une
étoile dè g'^è 1 u"* grandeur, et sa toinière très ettribHe était semiMemoit
orangée.
* LttJP* 4(l<*Bne sa ^osî^ipii très exact)», 1^ j" novembre à 8 heures 1 du
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C 3o9 )
soir. Quelques légers nuages se promenaient au cAtl et la lune était sons
l'horiioii. L'astre, comparé à l'étoile de 7** à 8*« grandeur, n" 443, heure XX,
du Ottaloga» de Pteait «jv^on toyait «T'MiiM %mfê ditM'Ié'dMflip dn
chercheur, paraissait plus petit, et était certainement moins biillailtj M
lumière, peut-être plus diffuse encore que le i5 octobre, offrait toujours
une teinte jaune-orange. Avec la lunette de Fraunboffer on n'aperce-
▼ait qu'un pohitv dUBdle à distingùer, «andli ifcfGtéMii^éé^ê&jiéàt net-
tement avec une légère teinte rouge comme d'ordinaire.
» Depuis le 1 novembre jusqu'à la fin du même mois le temps, souvent
très beau toute la journée, s'est couvert à l'approche de la nuit de brumes
assez épaisses pour v<â«fliatorfl«a."«»3^pl4#rà8lB»detntlwirées du 10 et
du la. Le 10, entré 6 et 8 kttwea.^ du soir^ié dél à moitié découvert in'à
permis de diriger les lunettes vers le Capricorne, mais les étoiles, instanta-
nément voilées par des vapeurs et de petits iMiages pommelés, ne se mon-
traient qu'imparfaitement, et quelque attention que j'aie mise' à la re-
cheidie de Pastre imperceptible, je n'ai pu parvenir k le découTrir. Le la,
fia filit une autre tentative de 7 à 8 heures { du soir; le ciel était parfaite-
ment pur, mais la lune, en quadrature, se trouvait malencontreusement
dans le Capricorne, et quoiqu'dle'ftl'illlileNI^|illlAttrB' degrés de distance
dulieuqilede«dtoociiiMi>nilM^erqm Icifièlliilliiilés^^liliBée
râiblei, je n'ai pa, àiion gtand regret et malgré iitiiteft''tÉ| j^einca qjiie je
me suis données, parvenir à le retrouver. • > i
• Dés le mois de décembre plusieurs circonstances réunies concoururent
à Mndtalea rdlherclies4eiÉfuina en oni^ duagituvais
tempe» Fastre a'approcbànt de Thorizon et se plongeant de plus en plus
dans les vapeurs terrestres en même temps que le Soleil s'avançait vers lui
de jour en jour, étaient auUnt d'obstacles qui durent me faire re-
noncer à l'espérance de revoir ce globe ignoré avant la nouvdte oppo-
aition.
» A. l'époque de ma découverte, notre ancien observatoire se trouvait
démoli, et le moderne , à peine achevé, n'avait point encore reçu les nou-
veaux instruments (l'équatorlal et la lunette méridienne) commandés i
Fteia. Le cerde répétiteur de Gaudiey, que possédait l'ancien établissement
et qui avait été démonté, n'était point encore placé dans la tourelle du
nouvel observatoire destinée à le recevoir et où il se trouve aujourd'hui.
Ces explications fout assez comprendre pourquoi j'ai d6 me contenter de
45
( 3io )
(lélerminer les positions du nouvel astre au moyen de bimplvs conti-
guratiuns , en y apportant toute l'exactitude possible.
D Un certain scrupule, tjuc chacun appréciera, me ût juger convenable
de ne donner à ma découverte aucune publicité avant d'avoir fait quel-
que* observations subséquentes pour bien étudier la nature du mouve-
ment. Mais, comme je l'ai dit, le temps m'ayant souvent contrarié, et en
uutre Tartre paraissant s'eniuir, je me décidai, vers la fm d'octobre, à en
donner communication au directeur de notre observatoire, le proies-
seur Gautier, qui était à sa campagne. Cet estimable savant, je pourrais
dire aussi cet excellent ami, toujours plein de 7.elc pour tout ce qui peut
contribuer au progrès et à l'avancement de l'astronomie, me maniiésta le
plus vif désir de connaître en détail toutes mes observations , m'offrant
même de revenir à Genève si la chose était utile, quoique le ciel, couvert
depuis plusieurs jours avec une persistance désespérante, ne donnât aucun
signe de vouloir s'éclaircir. Je satisils avec empressement nu vœu de
M. Gautier en lui transcrivant toutes les données qu'il m'avait demandées ,
et que je lui adressai au château de Vinzel le 1 1 uovejubre iÔ3i.
» Je fis aussi part de ma découverte à l'un de mes correspondants de
l'étranger, M. le baron de Zacb, qui habitait Paris, auquel j'écrivis une
lettre accompagnée d'une petite carte céleste , à la date du i-jl octobre id3i ;
lettre qui est sans doute aujourd'hui entre les mains de M. le baron de
Lindeuau, à Dresde, légataire de la bibliothèque et des papiers de Til-
iustre défunt.
t) M. le baron de Zacb, dont la bienveillance à mon égard était inépui-
sable, m'écrivit eu réponse, le 4 uoverobre suivant, quoiqu'il fût alors
très malade, une lettre extrêmement intéressante, qui montre toute l'im-
portance qu'il attachait à cette découverte.
n Dès le moisd'aoiît i83u nous crûmes devoir, M. Gautier et moi, saisir
le moment où le Capricorne se montrait de nouveau le soir dans le voisU
nage du méridien pour explorer encore cette région;. et comme l'astre
avait eu un mouvement rétrograde tout le temps où je le suivis l'année
précédente, nous ue dûmes pas le chercher sur le prolongement de sa
route primitive, mais en-deçà. Nous employâmes, en général, des lunettes
d'un faible grossissement , et les divers chercheurs de l'observatoire, dont
l'un, qui est de Cauchoix, le même dont j'ai parlé au commencement de
cette lettre, embrasse un champ de 7° avec un pouvoir ainpliatif linéaire
de 10; mais nos investigations plusieurs fois répétées, au lieu de nous con-
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(3ii )
àtàf SOT ki MMM de l'Hira, m MrvirMi, en définitive, qa'fc «jonslatcr
«n Bon-visibflit^.
» Faut-il ranger ce globe aldliire Au», la chiac de eenz doHi Vappaii-
tion lafe efe apeatanée eak «imm de loin en loin anrprendre l«a eba«nra->
et aurait-il peut-être quelque analogie avec celui qu'on vit paraître
tout-à-roiip le ii novembre 157a, dan» la constellation de Cassiopée,
lequel, au rapport de Tycho>Braiié, après avoir Imlléda plus vif éclat,
diuigHidlMpnlnNV rfaflUblil fm à fien , et, au bont de aaiae mola , dli^
IwmftanB avoil* eensiblemont varié de position (i) ? Ou bien était-ce une
comète qui, ayant passé à son périhélie h une grande distance du Soleil,
s'éloignait tle cet a&tre et de la Terre en poursuivant sa trajectoire dans
lai |jiufailauifcde'iB^pece?'Oa<te*dewdèra'bypeitfièBe n'est guère adnils-
-aUdëfipÉroeiqn^ serait bien étrange qu'une comète, vue de la Terre,
n'eélt paru parcoin ir sur la sphère céleste qu'un nrr de t* dans l'espace
de 56 jours. 11 semblerait plus probable que ce point imperceptible
art MBO f hrrt^j qwi décrit enlour dà âoMl me «fli^ dont le rayon «at
conaidéniUe, ee «gm expliquerais tout-è<ia-lbii la petitesse de l'arc put-
couru, et conaaaant 1' planète a pu rester rétrograde pendant 86 jours,
<pti uut du s'écMidar depuis le moment de son opposition, vers le 7 août,
juiM^uii robaervaiiiMa4ii i** novendiM^Si l'on admet la loi de progreaafon
dce diÉUnaaa dB'fiobil, «nria appraaiaaaiirametat par les antres planèlea,
al qui n'est qu'empirique, il faudrait que cette nouvelle planète fût à une
dbtance du Soleil a peu près double de celte d'Uranua , exprimée par le
ehifire 386, celle dâ la Terre au Soleil étant 10; oe qai donnerait environ
«4i«B pnor b dnrée da en 'fééaMoB. >
ANATtuuB. -~ Lettre 4e M. jACQtiRM» , ççmçrmmt le mofh smm*i kqttel
4f foisemt, élans kt tUm9Ciplèç«s de son tquelette, et puniÊMlièlvmint
wr h MtuttUon des ftmfVtim* f»*' h^q^iÊelks ufimM #'ringiim.
«....J'ai choisi pottrésemplc un bon volier vieux qui avait vécu en liberté
tel qu'un aigle ou un vautour. Tout l'air qui remplit les os de sa tète vient
dTnne même source qui est la cavité du tympan. L'air arrive dan» cette
dvfti par 'la trompe d*Bi»ladie et il'^n sçrt .par <^uatre jpasa^es. I^e /?re*
(i) L'immobilité de l'étoile de Tycho; t'immobilitë ilt- ct llc ol)^ervee plag tard daiu
le SerpenUire par K^ler, établiwent'enUe ces ai très et celui de M Wartinaan , une
' dIflfitM RMHritota at qn'S iaipartt de at pis paidM és vae.
45.,
(3ia )
mier est un groupe de trous situé à la partie supérieure de cette cavité.
En les traversant, l'air pénétre dans Voccipital^ dans la partie écailleuse
du temporal., dans les pariétaux, dans le frontal et enfin dans la lame
verticale de l'ethmoide. Tous ces os sont composés île deux lamelles, l'une
externe et l'autre interne, entre lesquelles se trouve du diploe dans les
cellules duquel l'air circule. Le second est également un groupe de trous
placé dans la partie inférieure de la cavité du tympan à côté de l'entrée
de l'antivestibulum. Il fournit de l'air au hasilaire et au sphénoïde, qui
communique avec Xethinoide. he troisième est le trou de Galvani placé dans
la paroi postérieure de l'antivestibulum ; il communique avec une cavité
qui occupe l'espace compris entre les canaux demi circulaires; de cette
cavité l'air pénétre dans le rocher et les parties voisines. Tous les os que
nous venons de citer communiquent l'un avec l'autre, et ceux d'un coté
avec ceux de l'autre, de manière que l'air circule librement de cellules à
cellules dans toutes leurs parties. Le quatrième passage est celui qui est
percé dans le siphoneuin. C'est un petit conduit, osseux chez les bons vo-
liers ;idultes , membraneux cbez les autres. Il est destiné à contiuire l'air
de la partie inférieure de la cavité du tympan dans la mâchoire inférieure,
en passant par le trou pneumatique situé sur la face supérieure de l'apo-
physe interne de cette mâchoire. Ce même canal conduit aussi l'air dans
les cellules placées entre les muscles de l'articulation de la mâchoire in-
férieure et le long du muscle ptérygoîde interne et l'os jugal jusqu'à l'apo-
physe jugale du maxillaire supérieur, pour lui apporter de l'air qui y pé-
nètre par des trous percés dans sa face inférieure. De là, l'air s'avance
jusque dans \ intermaxillaire . Le lacrymal reçoit de l'air par communica-
tion avec l'ethmoïde; l'o^ corr^ le reçoit immédiatement de la caisse du
tympan par son apophyse supérieure. L'os palatin, levomer, romoîdeet le
jugal , ne contiennent pas d'air; les deux lamelles qui les composent s'ap-
pliquant immédiatement l'une contre l'autre, il n'y a pas de «liploe entre
elles qui puisse contenir l'air. Les os propres du nez ne sont pneumati-
ques que dans leur apophyse frontale; l'air leur arrive par communication
cellulaire avec le frontal.
» Les résultats auxquels de nouvelles recherches sur la pneumaticité
des os du tronc et des extrémités m'ont conduit, seront l'objet d'une se-
conde lettre que je prendrai la liberté d'adresser proclukinement à M. le
Président. »
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(. »»3 )
nicMnQini. — Ssepiriêitees /rites mr la Turbine hydraulique, établie
ehâs MH. S.'C Datiluxk et eompagnief au Tïnoge miauUqu» dJn^
val, près Gison, département de f Eure, par B. Fotmnrsoir (i).
« La turbine faT^nBqne, établie dies MM. I.>C DavilUer et ooin{ia-
gnie , à Inval, près de Gisors , a étë commandée pour mettre en mouve-
ment un tissage mécanique de 45o métiers et leui"s accessoires.
■ £lle devait pouvoir tourner sous l'eau avec toute sa cliarge , de manière
que pendent ke tempe de débordement de la rivière à'Epte, dont die
reçoit l'eau lorsque le aiveau d'aval s'élève d'un mèare enrivon aiwleane
de l'étiage,. l'établissement d'Inval ne cessât pas de marcher.
» £Ue fut montée et immédiatement mise en activité dans le mois de
juin i834; 9ni> on ittoie de ftvrier suivant, le bel établinement d'Inval
lut incendié et détruit de fond en comble; il n*en resta à peu près rien
que la turbine , a laquelle on n*a pas même Mmarqué la moindre eltéra-
tion de forme et de position.
> MIL DifviUier viennent de feoonatniire l*établiMement dlnval. Avant
qu'on le mit définitivement en marche, je désirais faire, sur la turbine
qui lui sert de moteur, de» ei]»ériences plus com|»lèles ^e n'avaient pu
être celles de i834-
» MM. Édouard et Henri Davillier, diefr de la maison de Gisors, ont
bien voubt mettre à ma diapodtioii et la tnrUne et tous l« moyens en
leur pouvoir d'atteindre le but que je me proposais. Ils y ont même con-
couru par leur présence et par celle de leur mécanicien, qui m'a constant-
ment assisté dans toutes les opérations. .
• Avant de présenter le tableau de née eapérienoes et de leurs résultai,
il n'est peulÀre pas inotile d'indiquer la manière dont dks ont été
fidtes.-
Manière de mesurer la force.
V t/appareil dont nous avons fait usage pourmesurer la force développée
par la turbine, est le frein de M. de Prony.
» Construit pour servir à mesurer la force de la tuibine et de trois au-
(0 T^lc qne 1m luriâm, ■swMrnf appeUés à joasr prochauMment daot l'in-
dnstrie ; l'importance das «xpMenecs de ^ors , tant 1 caiita de Inv enctitnde
qu'à raison de la grandeur des effet* mesarét, nous ont fait solliciter de l'Académie
1» permistion de auUtiUMr, «tUs lois, à on nnpU «trait, k amU toat entière
de M. Foemtffoa.
( 3i4 )
|fW roues hydrauliques fonctionnant dans les divers établU»cments de
M»I. DaviUier, à Guor» et aux environs, ce Irein a les dimeaùons sui-
vantes :
» Diamètre de l« fmiUe en ftmtt, iMunée emtMiMit 1 la parti» doiveat ^
MH«rl« ■Adioirc' ^ > >",3oB
. Largeur de U poulie OU 4e Unirbce fro|tv>le , o, 46»
.LoDt;ucuraul«ia,oudîrta«ee4»poto»oùi^i»lafai4t*l'aa«J«i««*«W,», fff
' , Pour détcmiMT h dMtfg» que ffgéMBte le Mb laMne, imp-
porltoà rextfémitéd«i«yon «m à de l'axe, le «rein, avec ses mâ-
foires , a été fixé sur un axe en forme fie couteau , placé su point correa-
pondant à l'axe de routjon, et I on a pesé l'autre extrémité.
, Le poidaaioiitraiivé«ét«,daiMtoulwleiespMiMM,«jo«téiceinc
qui ont ilé «b aor le plateau. Lb «mbbw à» M» étm poidb « doBoé U
charge à fextrétnité du frein.
■ Le frein n'aurait pu ètr»; appliqué sur l'arljre même de la turbine
décaler, et sans enlever une grande roue d'engrenage d'angle placée i j
lOOMBet fai prtfM, pour nepea deaser Ben à ee tmnil, mesurer la force
«or un second arbre, commandé par le premier, au moyen de deux roues
d'angle ; la première, dont il vient d'être parlé, a âi dents, et la seconde
(le pignon ) en a 54»
» LMcsBrleqnelii poulie du IMa b M calée a doM ann an ho-
rizontal.
» 11 est évident que pour avoir le travail entier de la turbine, ou la force
qu'elle développe, mesurée sur l'arbre mémo, il fiiudrait ajouter à la force
indiquée par le frein t
s 1*. La frotlMMnt de l'arbre horizontal sur des tooriltoas , résultant
BOn^eulement du poids de cet arbre et de tont ce qu'il porte, mais en-
core de l'effort provenant de la pression exercée sur les dents pour en-
lever la charge et de la ponwéw daa eagreuages ;
» a*. Le firottament des engrenages ;
» 3°. Le frottement de l'arbre vertical contre ses collets.
» Pour donner une idée de ce que peuvent être ces résistances , j'indi-
querai les poids
. <•.„!)« l'admiecowbe en fente
• a*. Des d«ax engrauge* qu'il porte , «nlllBipc «fllMl'i •<•• 1^73
» 3*. De la poulie et du freiu , enviroo.^ • 'e?
» Poids supporté par l'arbre de ooache, >on compris le poids vaiiabte
appliquë sur le plaMan dsM Aaqns eipéii«Bet. 4*«*
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( 3i5 )
» J'ajouterai que le diamètre des collets est de o",a i6 et que le frotte-
ment a lieu contre des coussinets de bronze.
B J'aurais pu rechercher par le calcul quelle a dù être la force absorbée
par les résistances dont il vient d'être question, niais on sait la difiiculté
du choix du coefficient du frottement qui se rapporte aux surfaces sur le»-
quelles on opère et les erreurs qui peuvent s'ensuivre.
s II m'a semblé plus convenable d'exprimer séparément, d'abord la fovctt
telle qu'elle a été obtenue indépendamment des résistances dues aux frot-
tement des engrenages et des arbres qu'il a fallu mettre en mouvement,
et de présenter ensuite dans une colonne (virticulière la force totale
fournie par la roue, en tâchant de déterminer, aussi bien qae pos-
sible, par l'expérience, la portion de force employée pour arriver jusqu'au
freiu.
» 'S^oici le moyen qui m'a paru le plus propre à faire connaître quel est,
à l'extrémité du frein, le poids qui représente l'effort à faire pour vaincre
la résistance due aux frottements :
B Après avoir chargé le plateau du frein, d'un poids égal à celui qui a été
employé dans l'une quelconque des expériences, j'ai fait serrer le« mà»
choires assez fortement sur la poulie pour qu'il fût impossible à celle-
ci de tourner sans entraîner avec elle et le frein et le poids, comme s'ils
eussent été de la même pièce qu'elle.
• J'ai fait ouvrir la vanne de la turbine jusqu'à ce que l'action de l'eau
contre les courbes fût assez grande pour élever, mais très lentement, le
poi<1s placé à l'exlrémité du frein.
B On pouvait régler la vanne de manière que ce poids ne montât pas
d'un décimètre en plusieurs minutes.
a Je considérais alors l'action de l'eau comme faisant équilibre au poids
employé.
B Cela fait, et le poids étant élevé à une certaine hauteur, sans-rien
changer à la positiou de la vanne, j'ajoutais successivement à ce poids un
nombre de kilogrammes tel qu'il commençât à déterminer la descente du
frein et à entraîner sous la même lenteur avec laquelle l'ascension s'était
faite , l'arbre de couche et la turbine.
B Je supprimais ensuite le poids ainsi ajouté, et l'action de l'eau élevant,
comme la première fois, le poids primitivement employé, j'en concluais
que le poids ajouté pour rompre l'équilibre, devait être précisément celui
qui représentait, jur le/rein, l'effort à faire pour surmonter les résistances
passives dont il a été fait mention.
(3.6)
» Cet cfTort étant ainsi connu, en le multipliant par la vitesse de son
point d application pendant rexpériance où b même charge (abstraction
fiiite da poid» qui m rompu Féquilibra} éMit plaeie Mir le frein , on a,
pour cette eipérieaoe, la Ibree qui a d(k être absorbée par l«a frotta
nents.
» Ou bien, si l'on ajoute k la charge du frein le poids qui rompt l'équi-
libre entre cette char^ et Factioa de rean convenablement réglée , la
somme de ces deux poids, que Ton trouTe à la quatrième colonne du ta-
bleau, étant multipliée par la vitesse du point d'application , indiquera le
travail actif de la turbine, mesuré sur l'arbre même de celle-ci, travail que
représentent la 8* et la ^ colonne du tabteail.
«Une série de dix expériences faites poof différentes dnrgsa da frein
a donné des résultats d'après lesquels j'ai pu con<;truire une coTirbe régu-
lière , en prenant pour abscisses les charges sur le frein et pour ordonnées
les poids eorreipondanta qa*il ftnt poor rompre FéqaiUbre.
• Àa moyen de ce mode grapUqae d'interpolation , f ai obtem les poids
qui représentent les frottements pour les cliarges comprises entre ceUes
qui avaient été soumises à l'expérience dont je viens de parler.
» Cest ainsi que les nombres de la 3* colonne ont été trouvée. On y
itmarqnera que les fractions dekilognnmie ont été négligées.
» IjL 5* colonne est donnée par l'obsenration.
sOn obtiMit la G* en cakutantrexpression^^ dana laquelle «■ est le
rapport de la circonférence au diamètre, R le rayon du frein =3'",979,
P et n les nombres respectivement correspondants des a° et 5' colonnes.
9 En divisant chacun des nombres de la 6* colonne par ^5 (nombre de ki-
logrammes élevés 4 I mètre par aeçondeqni représente la force d'nn che-
val*vapeur) , on ferme la 7* colonne.
»Si,danarexpi«8sïoo d-desaus S^^,on prend les valeurs de P dans
la 4* colonne , an lieu de les prendre dans la seconde et si l'on ftit le même
calcul que pour la C*, on formera la 8* colonne.
» Pour obtenir la 9' on a divisé par les nombres de la 8' colonne.
»l4i délenainatioQ des nombres de la lo* et de la 11* colonne sera ez>
pliqnée dana ce qui va suivre.
sLa la* colonne se forme en omltipHant par 1 000 le produit du volume
dépensé en une seconde par la hauteur de la chute.
» £n divisant ces divers produits par 76 , on obtient les nombres de la tS^
Aïkmne^
(3.7 )
» Enfin ksdeiix rleroiéres colonnes s« fomi«iiten div isant respectivement
les nombres de la 6' et de la 8% par ceux de U la* qui se trouvent placé* aur
MÊmSèfe êe mamnt la éttOB.
> Afin d'avoir, pour ainsi dire, d'un coup d'œil la hauteur de la chute,
deux flotteurs étaïMit disposés de manière 4 indiquer, chacun sur une
«eheUe gmioée, ta h hmlewde r<M M anmit, FMtra «dte d« F«n
d^fal; bdiilniMd'ki& nifMnà l'mrtn «t ladmt» rédk.
Modes de jaugeage du volume deau à^eneée dans les diverses
eupéfteiseBSt
• Nous en avons employé deux. Le premier que permettaient l'extrême
régularité da canal d'amont et sa disposition , coasislait 4 attendre que le
régime fit Mm Mili dans feawal, pour hm cwwffre daiMmadoMié».
Alors , et sans que la tnrtiina oeaiâk de fimdlMmMr avec la charge du
frein, on fermait inatantaoé— Mt et dTaa aeid «aup laa qaabre vanMa de
prise d'eau.
> Vma. eMttanmt k ^éeonhr^ k ttuUM,«M aimau daM k aaad
eonamençait à haiwer de a ou 3 centunèires ymqA m point finaholli
an milieu de la longiietir et de la largeur du canal.
» Aussitôt que la surfiace de l'eau (qui coulait bien tranquillement) ar*
lindtà ce point , un signal était donné ; je laisais panirà ce atgaai l'aigutUe
coodes qui s'écoulaient.
> Lorsque la anrface de l'eau avait atteint un second point, fixéào~/>5
ou o'iio (selon l'ouverture de la vanne) au-dessous du premier, un second
rignal étaitdnmé al k ■eMhfd^aaoandes que j*a«ik iiDfrtnfiin«H ce
signal dtait noté.
» On continuait ainsi jusqu'à ce que le niveau de l'eau se fiût abaissé
de o*,5o et même de 0^,70; mais pour être ooosplétement dans les dnions-
laaaai a» «ffian deaquelba ka eipérianaaa au. frein élaknt ttMa, ja viri-
Iki* k jaugeage plusieurs lois et je ne prenaia^nn k Uiafêiéà prannar
abaissement nu>(VessotLs du premier point fixe.
> La enrlace du tanajereà ééé p ■éalahlemcpimaaurée. Les murs latétaus
peiatamt* ■B'lBl!na'da-|^<dnkH»<panr s datlwiiettr, ce qui pour «n
abaimniantdaa^nê wAH fM* iaÉlHniMi daidiaiMiian de brfanr
ca.iMe, i*nii 4fi
( 3.8 )
Je chaque côté, diminution dont je n'ai pas cru devoir tenir compte puisque
la largeur à la surface de l'eau était de 6",7o.
« 11 est évident que le vide laissé par l'abaissement de l'eau, représente
exactement le volume qui a passé par la turbine pendant la durée de l'abais-
sement, et qu'en divisant le volume par le temps exprimé en secondes, on a
la dépense qui a réellement eu lieu pendant l'unité de temps.
• Maintenant que l'on connaît cette dépense et la chute aous laquelle elle
s'est Éaite, chute qui correspond sensiblement à la hauteur moyenne entre
le commencement et la fin de l'abaissement, on aura toutes les dépenses
d'eau faites par la même ouverture de vannes, sous diverses hauteurs de
chute, en multipliant la dépense trouvée par le rapport entre la racine
carrée de ces hauteurs et de celle sous laquelle cette dépense a eu
lieu.
> Il a été fecile de faire de cette manière les jaugeages dont le produit n'a
pas excédé de beaucoup a mètres cubes par seconde; mais pour des vo-
lumes plus considérables le temps d'abaissement n'était pas assez long et la
surface de l'eau assez tranquille pour que l'on pût avoir des résultats
aussi exacts que pour de moins grandes quantités.
• Je craignais d'ailleurs de causer quelque dommage aux vanues île prise
d'eau en les fermant instantanément dans un courant dont la section était
de 8 mètres carrés environ et la vitesse de o",5o par seconde.
j> Pour mesurer les dépenses d'eau plus grandes que x ^ mètres culies par
seconde, je me suis servi d'un moulinet de Woltmann, construit dans les
ateliers mêmes de MM. Davillier. Mais afin de m'assurer du rapport des ré-
sultais obtenus par ce moyen à ceux que les jaugeages précédents m'ont
donnés, j'ai opéré des deux manières sur le même courant et j'ai trouvé que
les indications du moulinet étaient plus fortes, dans un rapport qui a varié
de 1 :0,9a à I :o,94-
» Je me contente de faire mention de cette circonstance sans changer
dans le tableau les résultats des jaugeages au moulinet do Woltmann , bien
que ces résultats semblent pécher par excès , ce qui diminue le rapport de
la force produite à la dépense.
■ On verra à la neuvième colonne du tableau , que la force transmise
par la turbine au premier arbre de couche a varié de 1 3 , 77 à 79
chevaux-vapeur. Bien que la pression des mâchoires contre la poulie dût
être énorme pour enlever la charge correspondante à cette dernière force
de 79 cheraax nets, les expérieuces ont pu se faire avec la plus grande faci<
lité, tant la machine marchait régulièrement et sans secousses.
( 3»9 )
» Je suis assuré qu'avec le frein qui a servi à ces expériences, il serait
possible de mesurer la force d'une machine de i ao chevaux et plus , si
. l'arbre qui recevrait la poulie avait la même vitesse que le nôtre.
» Depuis que la Société d'Encouragement pour l'industrie nationale a
couronné mon travail sur les turbines en roe décernant le prix de
6000 francs qu'elle avait mis au concours pour ce sujet, indépendamment
de la turbine d'Inval dont il s'agit ici, j'ai utilisé au moyen de roues sem-
blables un certain nombre de chutes de hauteurs très différentes.
" Je cite comme une des plus remnrquables, la turbine qui fonctionne,
depuis l'étc de i834, dans l'une des filatures de coton de M. le baron
D. d'Eiclhal à Saint- Biaise dans la Forêt Noire, grand duché de Bade.
• Cette roue, du poids de 5o kilogrammes, quoique toute en fonte et fer,
est placée sous une chute de aa mètres. La force dont elle est capable, me-
surée au frein et sur un second arbre, est de 56 chevaux-vapeur.
» Elle a remplacé trois roues à augets.
» Bientôt encore une nouvelle turbine, que je fais construire en ce mo-
ment , sera posée dans le même établissement de Saint-Biaise.
» Son poids, non compris l'arbre, ne sera que de i5 kilogrammes
environ;
» Elle devra aussi procurer une iorce de 55 à 60 chevaux et fonctionner
sous l'énorme chute de 108 mètres de hauteur, que M. le baron
D. d'Eicbtal a eu le courage d'entreprendre et de terminer dans une cam-
pagne , après l'expérience d'un an de sa première turbine.
B II ne reste pour la seconde, qu'à poser la longue conduite en fonte
dont les tuyaux sont déjà sur place et en partie éprouvés à l'huile de lin. »
46..
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trrdani le ruri^l , lorsque Ici iraiinea de prise d'eaa iUieot ferméM.
siirfjn dii l,:iv!.iii l iant ..11! aH3""' '■«'•,6n,«tr»b»li»emenl deu^joS ]
en i3 Bacoodes «t demis i W valiima par Meond* k ««^-.oSi pour
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eoBt |lw fclUai ^a «aaz da la 3*, an Um dWw ploi flirli. Oa w-
pa«titiliM<a^Jn|«|a n*itt H«-«fen«*, MdMMM VIT «[^
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( 3« )
■MTOiBB NATuaBLLi. — Extrcut (Tune lettre de M. Gat à M. de BUùnville ,
datée de f^aldivia, le 5 juillet i835, concernant les habitudes des sang-
sues au Chili, et la tendance que montrent les reptiles dans le même
pays , à devenir vivipares.
« Ce qu'il y a de particulier, c'est qu'ici toutes les sangsues vivent
aussi dans les bois et jamais dans l'eau; je ne puis faire une course, une
herborisation, sans avoir les jambes maltraitées par leurs piqûres. Elles
rampent sur les plantes, les troncs, montent même sur les arbrisseaux, et
ne s'approchent jamais des marais ou des rivières; la seule que le hasard
m'ait fait découvrir dans ces endroits est une très petite espèce de bran>
chiobolelle, qui a la singulière habitude de vivre dans la cavité pulmonaire
de Vauricula Dombeii; c'est en disséquant ce mollusque que j'ai eu occa-*
sion de la rencontrer. Déjà dans les environs de Santiago j'en avais décou-
vert une autre espèce qui vit aussi sur les branchies, mais sur celles de
l'écrevisse.
» Un fait non moins intéressant, et qui mérite sans doute votre atten*
tion , c'est la tendance qu'ont , dans ces régions australes , les reptiles à
devenir vivipares. Le plus grand nombre de ceux que j'ai disséqués m'ont
fourni ce fait remarquable. Ainsi, non-seulement l'innocente couleuvre de
YaUlivia met au jour ses petits vivants, mais encore tous ces jolis igua<
niens, voisins du genre leposoma de Spix, et qu'à cause de leurs belles
couleurs j'ai appelé provisoirement chrysosaurus. T^es espèces que j'ai sou-
mises à cet examen, même celles qui pondent à Santiago, m'ont toutes,
sans exception , signalé ce phénomène; de sorte qu'il m'est permis de le
généraliser. Les batraciens m'ont aussi fourni certains exemples de ce
genre, quoique en général ils soient tous ovipares. Cependant un genre
voisin des rhinella de Fitzinger, et dont plusieurs espèces assez agréable-
ment peintes font partie de mes collections, m'a constamment prouvé
que ce genre était constamment vivipare, et venait par conséquent aug-
menterles preuves d'un faild'autant plus remarquable que tous les exemples
se trouvent réunis dans vm rayon de deux ou trois lieues seulement. »
.fliSTOiKE MATVHSLUE. — Extrait d une lettre de M. Robert à M. de Blainville,
datée de la barre du Sénégal, le i g janvier 1 836, concernant une spirule .
« Je m'empresse de vous Êiire savoir que nous avons déjà recueilli,
M. Leclencher (chirurgien-major de la Recherche) et moi, la spirule que
yous m'aviez recommandée.
( 3a3 )
j> Dés que nous eûmes atteint les îles Canaries , le calme iiuiis |ieriuit «le
voir flotter un grand nombre de coquilles appartenant à ce mollusque.
Nous nous mimes immédiatement à pêcher avec un filet d'étamine, et deux
ou trois jours après avoir pris bon nombre d'animaux mous, de très petits
poissons, et de crustacés que nous n'avons pas négligé de conserver,
M. Leclencher eut la satisfaction de saisir quatre ou cinq spirulos, avec
l'animal plus ou moins bien conservé, par a4'a3' de latitude nord, et
au'aa' de longitude ouest. Chaque individu conserve fort heureusement
intact un ou plusieurs de se« organes, de manière que tous réunis pour-
ront donner l'animal probablement complet, qui est bien loin de ressem-
bler aux tigures que nous possédons à bord. J'ai dessiné avec le plus de
soin possible l'individu le mieux conservé.
a Nous avons reconnu également que les physalics font leur proie
habituelle de^ spirules, ce qui pourrait expliquer la grande rareté de l'ani-
mal entier, et la grande abondance de sa coquille vide. »
riTsiQUK BV GUMB. — Sur le dégagement du grisou ou hydrogène carboné,
dans les mines de charbon de terre.
\xs Transactions de la Société d'histoire naturelle de JNorthumberland ,
Durham et Newcastle sur Tyne , reçues par l'Académie dans la dernière
séance, renferment un mémoire dans lequel M. John BuddU, rend compte
d'une observation à laquelle, dans des vues d'humanité, nous croyons devoir
donner une prompte publicité. Suivant le célèbre ingénieur anglais, les
chances de trouver des atmosphères explosibles dans les galeries des mines
de charbon de terre sujettes au dégagement du grisou ou hydrogène
carburé , sont fort grandes quand le baromètre est bas. Ces atmosphères
offrent, dit-il, au contraire, des traces à peine perceptibles du gaz in-
flammable, lorsque le mercure, dans le même instrument, est très haut.
« La cause de cette fluctuation dans le dégagement du gaz est évi->
> dente, dit M. Buddle. Quand la pression de l'atmosphère est égale à la
» force élastique du gaz carboné contenu dans les pores et dans les fissures
» du charbon , les deux fluides élastiques se balancent l'un l'autre. Mais
» si la densité de l'atmosphère diminue, l'équilibre est détruit : la force
u élastique du gaz prend le dessus et il se dégage. J'observerai cependant
* que l'accroissement dans l'émission du gaz, précède généralement de
B quelques instants la chute du baromètre , sans doute à cause de la déli-
• catesse de la balance. »
L'explosion qui, le 21 octobre i8ai , fît cinquanteileux victimes dans
( 3»4 )
la mine de fTalU-end, arriva qiHiid le baromèlra marquait > ftwaent
. 28^^,8 anglais (0^,731). ' ♦'>*4>tiy J .«.»:ioi» 1 n 1 n »; i;,
nooi mifona^Bs niimHDB^o^vBBBvmanB'WBna' w^n^apvMDii
iiitennittents du gaz hydrogène <{tiH(dopte M. Boddle; ainsi oouaaoaimM
dispensés de rechercher si la pression atmosphérique peut ('salement ap-
porter quelques modiûcationa dans l'activité de la ventilation des galerieb
iMiftaires de Mnes, une opinion à laquelle là liint1ijiij((liiini 11 \êi\
M. Buddle donne une importance réelie. Cette opinion, en siippos.mt que
des observations ultérieures la confirment , fera connaître aux maîtres mi-
neurs les jooii ÀfrUs «ievrontaouiBetlVtt-InHM mvwHkpoe plus aolive hs
m^beureiiz ouvrien qui a'ohatiiieni-à m |Miil>MÉ4||BdMvlhaÉp4ri^iln^
Ml aini'jeilleaucoup écarté de l'objet de cette note, si je rappelle que
sur'lles ^ôtes' du royaume de Napies , les mariniers prétendent trouver des
indices presque assurés des changements de temps , dans la hauteur et dans
la viTactlé dès lacbalainopa enflammées des Uea liperi ?
■BvioiiOLOGiB. — Quelques observations sur la formation de la grêle; ptr
M. Lf.coc , professeur d'histoire naturelle à Clermei»t'Ferrmnd. *
Un orage ravagea les environs de Glermont le a8 juillet i835. M. I^ecoc
a cherché quelle avait été sa marche ; il a bit sur ce météore une enquête
semblable & celle q«c le véaéraUe M. Temier a pubhée à l'ocoasion du ter-
riUemgedeiTas. (MridaeS jnUbt flBS,.ditlIXaoM«epritiiaiMMW«
» enr IfOoéan vers les 10 heures du matiaj -legiréle commença .per nuragar
» une partie de nie d'Oléron et parti entièrement les communes de Saint-
» Pierre et de Saint-Geoi^ Le nuage traversa eaanitc de l'ouest à l'eat, le
» nés eut surtout à souffrir. Les communes de Saînt^Ayuml, filiat-lMil»
» d'Angle, Saint-Simphorien , Saint-Sorain , Saiot-Jost, Arvers, etc. reçu-
• rent des gréions dont la groisear Tariait dapuia oalle d'uae noiaatte
* jusqu'il la groMe«r#aM-iMb.
» Le niuge-firaochit bi Chareateeea* répwdwdegrAle; da «oiaa |e whk
»'pil obtenir aucun renseignement de la préfecture' de ce département ;
mais dans la Haute-Vienne et précisément vers les limites de la Charente,
» la grêle tomha sur plusieurs poiqtade hnrreiidiasNneatde Rochechouart*
» Delà et en goivant ue ligne perCriieanM droMe'dt IWst à rMt,«ile
» tranm ledlpailwwf de- la Hante W—er è ' midi «Hb mliaéMÉ la ■
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( 3a5 )
» Creuse, arrondissement de Bourganeuf. Les communes de Faux Mazu-
• ras, Manzac, Soubrebord, Morlerolle, Vidaillac, Saint-Hilaire, LaPouge
a et Saint-Georges furent plus ou moins frappées. L'orage continuant à
■ suivre la même direction , atteignit l'arrondissement d'Aubusson et y caus:i
» de grands ravages. De midi à deux heures , d'énormes gréions tombèrent
» dans les communes de Saint-Amand, Lupersat-Ars , Saiut-Avi-le-Pauvre,
« Saint-Sulpice-lcs-Champs, La Rochelle, .Saint-Muixant, Saint-Ulpinien ,
■ Maynat, Beissat, Alleyrat, Saint-Silvain-Letrueq, .Saint-Aynal, La Chaus-
» s;ide, Saint-Michel-de- Vessc, Chavanat , Malleret et Banise. A une heure
■ et demie le nuage franchissait la limite occidentale du département du
» l'uy-de-Dômc ; un quart d'heure plus tard il versait sur les communes i\f
» Celles, Proudines,Saiut-Pierre-le-Chastel,Saint-Oureet Roure d'énormes
» gréions qui , en peu d'instants, couvrirent le sol d'une couche épaisse de
» trois pouces. A deuK heuros, de véritables glaçons tombaient sur la lave
» qui s'étend derrière le Puy-de-Dôme et se brisaient sur les angles des ro-
» ches volcaniques. Bientôt après le nuage doubla le Puy-de-Dôme, dévasta
» la commune d'Arcines et, de deux heures un quart à deux heures et demie,
» il alla terminer son désastreux voyage sur Clermont et Montferrand.
» Ainsi, en quatre heures et demie, le nuage orageux parcourut un espace
• d'environ 90 lieues. •
11 est bien <ligne de remarque que la grosseur des grêlons alla sans cesse
en augmentant pendant toute la durée du météore. Dans la Charente-In-
férieure, ces gréions étaient presque sphériques et peu abondants. Leur
nombre et leur volume s'étaient déjà notablement accrus dans la Haute-
Vienne; mats c'est près d'Aubusson qu'ils acquirent le grand développe-
ment et la (orme ovoïde qu'on leur trouva aussi à Clermont.
Le nuage au sein duquel la grêle s'élaborait n'était pas très élevé. On
peut même indiquer sa hauteur avec une certaine exactitude, puisqu'on
sait que le grand Puy-de-Dôme ne reçut aucun grêlon, tandis qu'il en
tomba abondamment sur le petit, à 1 aoo mètres.
A Clermont, après l'orage, MM. Bouillet et Lecoc trouvèrent sur de*
plantes du jardin botanique, de nombreux gréions intacts, gros comme
desœufis de poule, et quelques-uns qui atteignaient le volume d'un œilf
de dinde. Us avaient tous une forme ellipuoidale. Une multitude d'ai-
guilles étaient implantées vers les deux extrémités du grand axe. Elle*
avaient 18 lignes et même 2 pouces de long. Celles de ces aiguilles sur le«>
quelles la fusion n'avait pas fait trop de progrès, laissaient encore voir des
traces de prismes hexagones terminés par des pyramide» à six faces. M. Le>
C. R. 18M , l" SnHtHre. 4?
( 3a6)
c-oc croit que les parties hérissées des grêlons, éuient leurs pôles de rota-
tion. Quelques gréions offraient des aiguilles, même dans les réglons équa-
loriales, mais elles y étaient comparativement peu développées.
Le a août, les environs de Clermont furent grêlés de nouveau. Cette
fois, M. Lecoc se trouva dans les nuages mêmes où s'engendrait le mé-
téore. Ses observations ne tendent à rien inoins qu'à renvei-ser de fond en
comble la célèbre explication de Volta. Nous accomplirons donc un de-
voir.en les donnant ici telles que l'auteur les a rédigées sur place, et sans y
changer un seul mot. Si l'on se rappelle d'ailleurs que l'Académie a tout
récemment, et à deux reprises dilférenteâ, cboisi la théorie de la grêle
pour sujet de son grand prix de mathématiques; que des physiciens très
habiles ne sont pas par\-enus à vaincre les dilûcultés du problème, on ne
s'étoiuiera pas de l'étendue que nous donnons à cet extrait.
» le partis de Clermont, dit M. Lecoc, à six heures du matin, et je m'élevai
sur le plateau qui domine la ville k l'ouest. Je cherchais les limites de la grt'le
du a8 juillet, afin de déterminer, en suivant les contours du terrain ra-
vagé, la forme du nuage qui avait apporté le météore. J'arrivai à lo heures
à la l>ase du Pur-de-Oôme par un temps magnifique et par le soleil le
plus ardent.
» Des nuages blancs s'étendaient sur le mont Dore, mais le Puy-de-Dôme
se détachait admirablement sur l'azur du ciel. Des pâtres que je question-
nais sur les effets de la grêle du a8, m'engagèrent à regagner au plus vite
le hameau de la Baraque, »i je voulais éviter l'orage, qui d'après eux ne
pouvait manquer de venir bientèt nous assaillir. L'espoir de voir avec dé-
tail -une de ces magnifiques seines dont l'atmosphère est le tbéàtr«, me
détermina au contraire à atteindre le plus tôt possible le sommet du Puy-
de-Dôme, et avant midi j'étais assis sur cette énorme pyramide, promenant
mes regards sur un immense horison.Le vent d'ouest qui régnait depuis le
matin, amena bîeotôit quelques nuages abaissés qui passaient à quelques
mètres au-dessus de ma tête ; mais le soleil reparut encore. Je vis ensuite
d'autres nuages se détacher du mont Dore et arriver près de moi chassés
par un vent du sud assez violent que je ne ressentis cependant que vers
une heure. En voyant ainsi des nuages volumineux marcher dans deux
directions, je ne doutai pas un instant de la formation de la grêle, et mes
doutes se changèrent bientôt en réalité.
> liant que les deux couches de nuages ne furent pas superposées, il n'y
eut aucun signe de grêle; seulement ceux qui venaient du sud et qui étaient
1rs moins élevés se réunissaient par petits groupes qui semblaient se préci-
( 3a7 )
piter les uns sur les autres et formaient de gros nuages noirs , épais el pe-
aanls, que l«s rmu ne déplaçaient qu'avec peine. Ht m mounimit cepen-
dant vers le nord. Le dessous du nuage s'allongeait, offrant une énorme
protubérance; puis des torrents d'eau s'en échappaient, inondant des es-
paces très circonscrits. Dés qu'une grande quantité d'eau était sortie du
nuage, celui-ci, devenu plus léger, était de nouveau emporté parle vent et
duptiiiiaMai à rikiriconw tte pMniiÉAte-ie dans
l'espace d'une heure; mais alors le vent d'ouest avait accumulé une grande
quantité de nuages qui formaient un large rideau tendu sons la voûte du
ciel. Le vent du sud poussait sous celte couche de vapeurs, de nouveaux
nw^'blanoa qiû-arivaient aMc tilteè. ÉMaU devint violent et très froid
au smamet du Piiy-do>INkme. I« tMfdié des nuages inférieurs n'était pas
uniforme camme la supérieure, mais composée d'énormes flocons colorés
<pti marchaient dans le même sens à des distances inégales et avec des vi-
tesses diHifirentcs. Des édairs très vifs les illuminaient de temps en tempe,
et la foudre, sous forme de sillons de lumière, passait dTmi flocon à l'autre.
Quelquefois même un éclair prolongé semblait traverser au même instant
l'espace qui sépare le Puy-de-Dôme du mont Dore. Tous ces phénomènes se
paasaient dans la eoudie inftrieure dâ vapeurs; jaAnais ibViifaicdle
âectrique traverser la couche d'air qui séparait les deux condhfl^^ ntttgea.
Je voyais de loin la grêle se précipiter de5 nuages inférieurs et toml)er sur
le sol. Je la vis distinctement à 5o mètres du sommet du Puy-de-Dôme et
«B fiioe de moi. £e image qui la Udaiait épmilier tmSA les liords dentelés
et offrait dans ses bords mêmes un mouvement de tourbillonnement qa*il
est difficile de décrire. Il semblait que chaque grêlon fût chassé par une
répulsion électrique ; les uns s'échappaient par-dessous , les autres en sor-
taimt jpar-demts. Enfin ils partaient dans tous les sens, et seraient inévl-
tableqient arrivé sur le sol dans one ibvle de directions, si le vent dn sud,
îhférteur au vent d'ouest , ne les avait tous dirigés vers le nonl. Après 5 à
6'minutes de cette agitation extraordinaire à laquelle les bords antérieurs
des nuages semblaient seuls participer, la grêle cessa, l'ordre se rétablit et
le ntmffi à grfle qui n'aviit pas ceaaé de i^afaiiGCr très vite, eontinna sa
route vers le nord, laissant apercevoir dans le lointain quelques traînées
de pluie qui arrivaient à peine sur le sol et pardtaaient j^tttôC se dissoudre
dans la couche inférieure de Tatmosphère.
■ J'attendais une seconde scène comme ceUe à laquelle je venais d'assi»- '
ter, lonqn'ua éclair imiiMMaflInniiiia tonte kfioueh» infirieure dn nuage
dont un des borik toodiait le lonmekdaPiif^Dftme. le crus toiit d'un
47"
( 3*8 )
coup que j'étais plongé dans une vive lumière, et je ressentis un malaise
général qui n'avait peut-être d'autre cause que la frayeur dont je fus saisi.
Je descendis le Puy-de-Dôme avec une grande vitesse, et craignant d'être
atteint par les grêlons ou du moins d'être inondé par l'orage, je fus cher-
cher un asile dans une grotle creusée dans la base du Puy-de-Côme et qui
m'avait servi d'ahri une autre fois. Le sommet du Puy-de-Dôme élaul caché
flans le nuage orageux, il eût été imprudent il'y rester plus long-temps.
» Après avoir remarqué la direction de l'orage et m'être reposé un ins-
tant de mn fatigue et de ma frayeur, j'atteignis le Puy-de-Côrae, magnifi-
que observatoire qui me rapprochait encore des nuages. Il était 3 heures
et l'état du ciel me faisait craindre de nouvelles averses que je voulais cher-
cher à éviter. Je me dirigeai alors vers le Puy-des-Goules, éloigné d'une
petite lieue du sommet du Puy-de-C6me, et je m'élevai sur ses flancs vers
3 heures. Le ciel était à peu près dans le même état; les deux couches de
nuages existaient encore et le vent du sud très froid soufflait avec force sur
les flancs de la montagne : il amenait un nou%'eau nuage à grêle qui parais-
sait très chargé et dans lequel je fus plongé pendant environ 5 minutes.
Les grêlons étaient nombreux et les plus gros atteignaient à peine le vo-
lume d'une nc^ctlc ; ils ctoicut formés de couches concentriques plus ou
moins transparentes, arrondies ou légèrement ovales : ils étaient tous ani-
més d'une grande vitesse horizontale ; mais l'attraction de la montagne
semblait les dévier un peu , et plusieurs tombèrent sur ses flancs. Un grand
nombre vint me frapper sans me faire le moindre mal, puis ils tombaient
aussitôt qu'ils m'avaient touché. La majeure partie du nuage passa au-
flt»su5 de ma téte, et j'entendis distinctement le sifflement des grêlons , ou
plutôt un bruit confus formé d'une infinité de bruits partiels que je ne pou-
vais attribuer qu'au frottement de cliaque grêlon contre l'air. Le nuage qui
passa au-dessus de ma tête et dans lequel la grêle était toute formée, ne la
laissa échapper qu'une demi-lieue au-delà du point où je me trouvais. Une
petite portion cependant se répandit sur le flanc nord de la montagne qui
intercepta sa marche , et je pus recueillir dans un flacon un certain nombre
de gréions. J'essayai l'eau par divers réactifs, et j'obtins un trouble très sen •
sible avec le nitrate d'argent et le muriate de baryte.
« Tous les grêlons étaient animés d'un mouvement de rotation très ra-
pide, mais dans des sens différents, autant que j'ai pu en juger en exami-
nant leur mouvement lors de leur chute sur la forme de mon chapeau
que je leur présentais aussi horizontalement que possible. Plusieurs au-
tres nuages chargés de grêle arrivèrent encore du sud , et soit sur un point
( .3a9 )
suit ror Taulre, il ftéU «kii»iiil«miplian d«pais une heure jusqu'à quelre
'sur toute la dttlne dn pays depuis le mont Dore |usqtt*tu-deUi de Riom
et de "Volvic.
> Entre 4 et 5 heures la grêle cessa, \e& oiiages ne formaient plus qu'uae
seule couche ; mais ib présentaient loaTent le phénomine que j'avais ob-
servé le matin, c'est-à-dire qu'ils m groupaient, puis versaient i la Itâkir
des éclairs une énorme quantité d'eau. Le vent du sud avait casé, cdui
d'ouest soufflait seul et ch.issait ces trombes elfr.iyantes. »
MBTKOROLooiE. — Extfvit du Journal du brick le Candide (de Maniiiej,
commandé par M. Gwaïai. LA.nMrD, amcermm dbr aumrt* oStemée*
daasrhémt^MMmiMnaii}.
« Le t4 janvier 1 83 1 , étant par la latitude 45* sud, et par le loogitude
du centre de la Nouvelie-HoUantlc , nous vîmes une aurore nusimle. Le^
aurores vues dans l'hémisplière nord ajraut été appelées boréales par les
savants , il est naturel de donner le nom d'austmlea à celles Tuee dans rhé^
misphère and. Le tiède dernier, il 7 a eu de grandes discussions sur ces
phénomènes et sur leur cause
B Le i4 janvier, dans la position où se trouvait le navire, le soleil s'était
couché k 7 heures 3o minutes; mais la nuit se fit seidement 4 9 heives ,
et même, lonf>tempa après, une grande darté existait A Phoriaon, et à
quelques degrés au-dessus, dans la partie de l'O. S. O. et S. 0. ^ O.; l'am-
plitude vraie étant ce jour de 3o" sud. A 1 1 heures , cette clarté diminua
considérablenient, et à minuit Tobscurité était presque complète, le soleil
se trouvant alors via-à-viala partie la plus sud du globe, par rapport à
nous. A minuit et demi , des rayons de lumière parurent dans la partie du
IS. E.; il» commenraiciit à 3o° au-dessus de l'horizon , et se dirigeaient vers
notre zénith. A uue heure, ces rayons devinrent beaucoup plus lumineux
et plus brillants, et s'étendirent davanlifa vem le nord, k dens henrei, ils
étaient dans leur plus grand éclat, et embrassaient toute la partie du ciel
comprise entre le N. N. II. et le N. O. du compas, depuis ao* au-desstis de
l'horizon jusqu'à lo** ou iS" au-dela de notre zénith.
(t) I,o« itu'tc'orolopiïte» ont déji recueilli un bon nombre de descriptions d'aurore»
polaires obiervét» daua l'h^tniapbère sud ; mais, si notre mémoire oe nous trompe pM,
pmonee avant M. lafeiid n'avait vn c«t laaon «ImotpMrfiteM an nord dn iénitfa, par
In faible latiiude de 45*. Sans ajouter, pour le moment, à notre n?m,irqur plus 4'\n*-
porunce qa'il ne faut , non* diront (^u'k l'époque des obtervations de M. La fond , l'ai-
(Snis aioaniii borisaaish dss «oiallBas éienm ée rOteirmioiM és M, ««ait
uns ummIm nés iMialilw.
(33o)
» Le temps était clair, le ciel dégarni de nuages, et le vent frais, de la
partie du S. O. Les rayons de cette lumière étaient formés par un brouil-
lard ou des nuages unis, un peu opaques; elle était plus vire et plus
forte dans les endroits où le brouillard semblait le plus épais; là elle avait
une couleur rose obscur, qui venait se fondre dans les intervalles, à ua
blanc et à un jaune pâle,
» Ces rayons vacillaient parfois, et l'on pouvait alors croire entendre un
bruissement, qui n'était cependant que l'effet de la vue de ce mouvement
sur rimagination. Dans d'autres instants, ces rayons se mouvaient plus
lentement, et ressemblaient aux ondulations d'une mer profonde; enfin,
pour donner une idée juste de ce spectacle par une comparaison qui, quoi-
que vraie, peut paraître peu digne d'un effet si majestueux et si grandiose,
que l'on se figure un vase rempli d'eau, placé dans une cour formée par
de hautes murailles; si le soleil, dans un beau jour, éclaire la partie de la
cour où est placé le vase, son image c^t alors réfléchie par l'eau qu'il con-
tient, sur la muraille qui est à l'ombre. Si vous remuez le vase, le
liquide, mis en mouvement, réfléchira successivement les rayons du so-
leil dans toute sorte de directions.
o La clarté que ces rayons répandaient était assez vive pour qu'on pût
lire avec facilité une impression très petite. Pour m'en convaincre, je 6s
apporter un volume in-B" de Firmin Didot,et mes officiers et moi nous
nous passâmes le livre à plusieurs fois, et nous en lûmes tous sans peine
quelques lignes.
n A trois heures du matin , ces rayons lumineux disparurent peu à peu,
et ils furent remplacés par la clarté du jour naissant, qui commençait déjà
à paraître dans tootc la partie de l'E. S. E.
M Le 1 5 et le 1 6, nous vîmes ces mêmes aurores, mais elles ne durèrent
pas aussi long-temps, et ne fiirent pas aussi brillantes que le premier jour.»
■iTBOMi.oom. — Marche de l'aiguille aimantée, sur la côte occidentale de
C Amérique du sud.
M. Gay , transmet de Valdivia, à M. Arago, quelques détails sur la per-
turbation que l'aiguille aimantée éprouva à l'époque du terrible tremble-
me^^t de terre de février. Catte perturbation ne s'est pas renouvelée pendant
les nombreuses secousses, fort petites il est vrai, qu'on a ressenties depuis.
M. Gay annonce l'euvoi prochain d'une année entière d'observations de
variations diurnes de l'ai^ille aimantée borizonulc. Suivant lui le pbè-
Digi*'-
( 3ÎI )
nomèiie n*a pot toot-à-lkit la même marche qu'en Europe. « Au lieu ,
» dit-il , de deux nomeiBeiiia jouraalien de va et vient, fea ai toujours
» obtenu trois : un le matin à l'est, l'autre au miliPn de la journée à
» l'ouest, et l'autre le soir eucore à l'est, ce dernier mouvement étant le
« coiD|9éBlèDtdecdaf du matin ; lA MMfcdA naaxima et àbê tSttitÊifilÈ^
i tèrm.% un peif Mttvtàt'lf» Édioiûî;i^^lte ifradlÉlkt god^dMMte^ti^
> que je regarde le triple mouvem permanenTclanii ces con-
> Irées. La grande chaîne des Cordillères serait-elle la cause principale ()•-
» cette ooostante irrégularité :* C'est ce que je ne puis croise et ce que
» n<li^fipâfiw je compte vérifier dette on voyage que je ^Êiià k lÊnâan. »
MJSAtOiaES JPIIÉ^^TÉS.
/MrM. Num.
(Les commissaires noonués dans le dernière séance pour le mémoire de
M. Leroy d^iollMt prmdnmt connrimnce de la lettre de Me- Niood.)
■ToisiiB. — Etttii «HT k$ ^Mqmet de poudnt fuUmnaïues ; par
M. A. GaevAUua.
(GenénokeestdMtinéeacoaoovrtMontjoii.) *
ASktoim.'^Itecherchet «fanaiomie pathologigue sur une/orme particulière
dê dikuulan «tdUgrpmrtnp/U» du cœur ^ par M. Beav.
(^Nir le otmcovr» MMitjon. )
■Baccnii.— ilifino^ anonyme sur les fièvres continues.
(Envoyé pour le prix proposé pur l'Académie.)
tmmimm.m~iÊimoU9 tvr FwikOfêdiespar M. Rm&OBb
(Pièce de concours pour le prix proposé,)
(33a)
LEGTiniBS.
TikATOLOCiE. — Sur le cas tératohgiquc de Sy ra, évènemettt de 1 834 ,a«/io/ictf
comme une naissance par \tonussement et atlribué à un très jeune garçor^
appelé ^«nfimi mère ; par M. GBOfPftor>SAiirr-Hii.àiin(.
Le mémoire de M. Geoflruy-Saint-Hilaire n'ayant été iu qu'en partie,
filutede lemptf noas ne poiuTons en pilier l'anal} se que iuu le prochiin
naméro du Con^ rendu.
L'Académie 8C fome en ocnnUé secrel à 4 beures. A.
Digitized by GoogI
( 333 )
MKUTIM MUUMKAMIQin.
li'Académie a reçu dans celte séance les ouvrages dont voici les titres:
Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'académie des Sciences j
i856, a* 13, in-4*. ■ . . .
ExpéMtims^en^!fiêe4e Moréejpfw tt. le huwi hotn i» Sâtar-ViMnrj
58" livraison, in-folio.
Histoire des V égéiaiix Jossiles , ou Recherches botamytie$etgéologi^Êeti
par M. Ad. Bbomghubt; lo* livraison, iu-4*.
HieloireimiMnttê det Iles Canaries sparVM. Wtn et tmvnaun; page
I — 34 > in-^" et une livraison de Tatlas.
Pwceedings of the géologicnl Socîctj of London ; n" 4< — 4^ » in-fi".
Tables oj Continental Uneal and square measuresi ^/ M. F.-S.<B.
WoounuSB; Londres, 18S6, in-8".
Flora Batava; to4* livraison, io-4*.
Archives médicales de Strasbourg, par une société de méthcinSfn** 11
et ia;StrMboorg,in-8*.
iteetocAer MIT lMino«H«i)Mn<r<fii<!ia^ -
(Pour le eonooars de Médecine et de Chirurgie de la fondbtioa Montyon.)
Trnift' pratiquede la Syphilis ; par^i.. le baron P. Roïe»; i vol. in-8*.
(Pour le concoan de Médecine et de Chirurgie de la fondation Montyon.)
Flore Mochefbrtinej ou Detaiption des Plantes qtd croissent spontané-
ment aux environs de Roehefitrt,-par M. Lcbsoh; RodiefiMi, io-S*.
Esrai sur PBistatre naiurett» de Ut Normandie/ par H. CnnHw; iii-8* ,
i" partie.
Notice historique sur les Eaux minérales etUnage,- par M. Chetalueb;
Leçons de Chimie élémentaire; par M. Gikabdih; i 5* leçon , in- ta.
Essai sur la Culture, la Chimie et le Commerce des garances de
yauclusef pwr M. Bastet; feuilles 7-- 1 1 , in-ô*, Orange.
£iimI smr fJgrkuUure dans ses n^pports ginAnux ; par M. Bumcriir;
I " et a* livraison , in^, SoiaMOi.
Traiié de Médecine pratipief par MM. PioaM , LaiBmn , FomiiB,
Raheàdx et Thibert ; in-8*.
Bulletin de la Société industrielle de Peurondissement de Saint-Étimmej
i5*antttfe, a'Imdaon de i8S5ytD-8*.
a 9l M, i^MmÊÊÊ^ 48
( 334 )
y/ntii(uitf'<; Gauloises et Gallo-Romaines de l'arrondissement de Matites
{^Heine-et-Oise); par M. Cissi»; Maates, iâ55« in-â*. (Pour le coacoon
deSlatUdqoe.)
- Gaseue méMê A Pm4ti tnuBk^ i9,..i856^.fii-4*.
Gazette- des Hôpitaux; n** 35*57* tome M^M-^**
JnunutL de Santé; n' 1 55. • ■
Écho du Monde savant; n* la ; în'-4*<
Prospectuâ fm Foya^e au Ittumi aulam ét br MitÊ^mméèj
COMPTE RENDU
DES SÊAmCES
DB' UACAI^MIE DES SCIENCES.
fltAHGB DU LmiDI 4 ATBIL IMi.
fÊtsaaim w M. Gi. Durar,
GdABESPONDANCB.
M. le Ministre des Jjffaires étrangères transmet un ouvntge de M. James
fiarloiv sur le Maffi^isn» tÔTcstre (vetyeji le AtUetin ffU>Uographi^ue),
ouvrage qui hn « été «drané par M. 1» éoivn 1kff«mM$t MiniMie de
France au Mexique, et dopt Fauteur, jeune anglais attaché au ConMilat'
général de S. M. Britannique à Mexico, fait hommage k TAcadémie.
BL U Ministre plén^ieruiaire de Prusse réclame, au nom de rawtear,
M. BtuMT^ le MÊitM et la êtscr^Uon dwm TtMe géodisigim, flèem
prtiDûnténi à l'Académie dans la séance du 1 1 mars i833 , et lenrcyées dès
lor» à l'examen de MM. Mathieu et Puissant. Ces deux Académiciens sont
priés , en conséquence , de vouloir bien donner leur avis k ce sujet dans la
séance prodniiie.
Une lettre de notr^ confrère, M. de SUmm, aeeréttfre perpétuel de
la Société rojale et centrale d" Agriculture, annonce que cette Société doit
tenir sa séance publique annuelle le i o de ce mois. MM. les Membres de
l'Académie sont invilés à eaeiiter à cette aéance.
RotM0CNifréi«,lL.i^9HiltoAM**AiÉ^ ^ntMderiiMiiléliait»
dapoia w eerlilii tenpa, éloigné de rAteadéiuie, écrit qn'il a «pteaya
ciuiiM,i«»ftiiii 49
( 336 ) . . - -
9 teraûnè un némoire sur les Myrsinées et Ifes Sirotées, où il aborde
" plusieurs des points les plus délicats (1<; l'organographic. Je désire, ajoutc-
a t-il , que mes confrères «aoh<>nt<[u'au milieu de la triste vie de malade que
* je saU forcé de mener, je tue euts cependant, depuis quelque temps,
> beuMoop oocupé d«étadfleqiiiiB*onteoiidiiitàrAcedéBiift.»
nwifcnti — M. Nicod présente une vessie douhie, ou, plus exactement,
une vessie sur le sommet de laquelle se trouve un grand développemeat
régÊtUtr. < Celte ctvité singylière avail uae ouYerlnre de 7 A 8 liîines de
» dûunètre, et contenait une matière muqueuse grisâtre, si épaisse que
» l'urine ne la délayait pas fi M. IVicod annonce pour une séance pro>
chaîne , dos tableaux siaàsdt/ucs sur les maladies de la tmaie.
•OTAiiiQiri. — M. eie Paravey présente un supplément k sa précédente
oomnunication concernant le» diverses étihaèarhet qui sont dé-
crites dans le Fm-tsao^ wxBotBodfm wAtoafc de la OOm, OtuppUmau
est renvoyé à la Commission qui est déjà chargée d'examiner le premier
mémoire de M. ^ J*arat>ey. ( Foytz ci«devantf pa^ a86.)
Misacim. « IL SÊnm^r adresse un traité sur la paralysie des muscles
de l'inspiration {voyez le Bulletin bibliographique). L'objet principal
de cet ouvrage est de prouver que « la déviation latérale du rachis est
»-iun affoetion idiopaHiiqne des mnadea de rbnpiration, par laqudle
> CM organes perdent en partie, surtout du côté de la concavité de l*in«
» 'qirvarion, le pouvoir de coopérer à l'acte de l'inspiration toukenoonti-
> imant, néanmoins , k se prêter à de^ mouvements volontaires. >
Cet état se reconnaît, ajoute rautmr, à Faidedela preaiion ibdoBiliiale,
moyen dMgnoatiqoe df^ reooauaandé par Bidiat, quoique dana Vautres
tues pnitfqius.
■iaanpti -^VLPiorrjr pidaaaia naa analyse des ouvrages qu'il a précé-
demment adressés pour le concours aux prix de médecine et de chirurgie
fondés par M. de Montyon. Les parties de ces ouvrages «ur lesquelies il
appelle plus particBlièwBteBt ffitWwtit» do tâ gadluria aent, t*.aoe nou-
velle nomeodature médicale k laquelle il doone le nom d'of^nno^ocibo-
logique ; et a° des recherches sur l'état du sang dans les maladies , sur les
elfets de l'abstinence des boissons dans 1m catharres, sur l'asphyxie pro-
dtiite par le re£(Milenient4u .diaphfu§me, en&n sur un état particulier du
sai|g ftu'U ^ft?â|Mio»à.l4 préfcncc dn pua.
(»7)
MSKCiwE. — M. /am« adresse de notîveau, pour le concours MontyoM
de cette année , son procédé de vaccination à l'aide de grains; et il annoMt
•Toir perfectioimé l'instrument destiné à pratiquer l'insertion de OM
graiDS waoê n^idèiine.
L'Académie re<;oit phiilean piècés relatives aux difiiSrents prix qu'élle
doit distribuer cette année :
i*>. Un mémoire concernant la question qu'elle a proposée sur les alté-
rations des organes dans les maladies dites /Sèvres continues;
2'. Un mémoire de M. Houzelot, sur un nouveau moyen de contention
dans les cas de fracture du corps de Tas maxillaire ù^iHeur, pour le con-
cours Montyon (médecine et chirurgie);
' 3*. Un wtmiAtt de M. tembert, latitalé : MUêtode midermique, pour le
même concours;
4*. Un mémoire de M. f^alat, sur un appareil de sauvetage pour les ou-
vriers mineurs, blessés ou asphyxiés ( concours relatif à l'amélioration du
sort dei ouvriers livrés i des professions insalubres);
5*. Bnfin, nn mémoire de M. BauijiU^ tàr «tue jpnposU^ fue eftex
les oiseaux f organe de Fol/action est descendu à une très faStia tio&w
p^rsiologigue (concours de phjrsiologie expérimentale).
TÎaA,TOUM». • ^hée sur k vomissement d'an Jèetus par unjeune grec ;
par BL Licawam.
(CownriMMres , MU. Duméril, Flourens et Breichet.) ,
LJaateor de celle Hâte cherdie à prourer que, dam tmrtMlee obaer-
vntipu connues d'inclusion abdominale, le fœtus était enfisHné: dans un
kjste, et ce kyste, situé vers un même point de l'abdomen, entre l'intestin
colon et l'estomac i en sorte que, daus uu cas, la cloison kjsto-coUte étant
p«riorée par suîtflLd*uneinflanunation idoéreDte» les débris du fialiit ofttélé
rcndna .jpr le» aellea (cas da jocon Miwku de Ferneuiiy\ et qper.dana
Paiitre caaj la cWriacm fy'tth'*'omacaU étant perftunée |mc auil» d'une pi;
( 338 )
reille inflammation , les restes du foetus ont été rendus par le vomissement
(cas du jeune grec dont il est actuellement question).
oitraors»». — Note sur l'élévation du Bassin du côté luxé dans les
luxations du fémur en haut et en dehors ;par M. Jdles Goérih.
• Jusqu'ici , dit M. Guérin , personne n'avait remarqué que dans les
luxations du fémur en haut et en dehors il y a toujours une élévation du
bassin du côté luxé, élévation proportionnée au degré d'étendue parcouru
par la téte du fémur sur la surface externe de l'os iUaque. Ce fait est
constant, et la cause en est fiacile à saisir.
» En remontant sur la face externe de l'ilium, l'extrémité supérieure
du fémur entraîne avec elle les tendons réunis des psoas et iliaques qui s'in-
sèrent au petit trochanter. Ceux-ci retenus contre la partie inférieure du
bord antérieur de l'ilium sur lequel ils se réfléchissent comme sur une
poulie, soulèvent le bassin, ne pouvant se prêter à l'excès d'étendue qu'ils
seraient obligés de mesurer entre leurs deux points d'insertion, sans cette
élévation du bassin. On peut trouver la preuve matérielle et expérimentale
de ce fait sur tous les bassins présentant des luxations anciennes du fémur
en haut et en dehors. Lis offrent tous en effet une élévation du côté luxé
et laissent voir, à la base de l'épine iliaque antéro-inférieure, une dépression
en forme de gouttière plus ou moins profonde et creusée par la pressioa
des tendons réunis des psoas et iliaques.
■ Les principales conséquences de ce fait sont les suivantes.
» 1°. Dans toutes les luxations- du fémur en haut et en dehors, le
raccourcissement du membre luxé est dù en grande partie à l'élévation
du bassin.
• a*. Le bassin est d'autant plus élevé que la luxation est plus complète.
a 3*. Dans les luxations doubles, anciennes ou congéniales, la cam-
brure des lombes et l'élévation. du bassin en avant sont la conséquence de
la double ascension des attaches inférieures des psoas sur la face externe
de l'ilium.
■ 4*. Dans les luxations du fémur autres que les luxations en haut et en
dehors le bassin offre toujours une disposition relative aux nouveaux rap-
ports qu'acquièrent les deux insertions des psoas. Ainsi , dans la luxation
en avant et en haut où l'insertion inférieure est rapprochée de la supé-
rieure, le bassin est attiré en haut du côté sain, et par son abaissement du
côté opposé diminue ou efface complètement en apparence le raccourcis-
sement du membre luxé.
( 339 )
» 5*. Dans la coxalgie où Ton avait déjà noté l'influence de l'élévation
et de l'abaissement du bassin comme pouvant induire en erreur sur l'al-
longement ou le raccourcissement réel du membre, c'est encore à l'action
des muscles psoas que sont dus ces deux pbénomènes. Dans la première
période de cette maladie, la douleur faisant incliner le tronc du sujet du
côté malade , place les psoas dans le relâchement et détermine l'abaisse-
ment du bassin de ce côté; tandis que jjar la raison contraire , il se trouve
attiré en haut du côté opposé. Dans la seconde période de cette maladie
où jl y a luxation ou subluxation et cessation de la douleur, toutes les
causes se réunissent pour produire Vélévation du bassin du côté malade.
» 6*. Il existe, après la réduction de la plupart des luxations anciennes
du fémur et même après la guérisou des coxalgies , quoique les membres
soient parfaitemetit égaux en longueur et les surfaces articulaires com-
plètement en rapport, il existe, dis-je , une claudication consécutive qui
est duc à la persistance de l'élévation du bassin après la réduction ou la
guérison du côté malade.
» 7». Enfin il existe une claudication congéniale ou acquise dans la-
quelle il y a un raccourcissement apparent, quoique les deux membres
soient exactement de même longueur et les surfaces articulaires parfai>
tement en rapport; cette espèce de claudication non décrite jusqu'ici par
les auteurs est due à une élévation du bassin du côté qui parait le plus
court. >
HBcuTiQCB Amn^ét. — Nout^Ue roue hydraulique ; par M. Gboffrot.
( Commissaires, MM. Poinsot, Navier, Poncelet. )'
cotmc APFiiQOsi. — iVb/e sur les moyens de maîtriser les incendies ;
par M. Gaddiit. ^
(CoramisMires, MM. Dumas, Double, Robiquet)
« On avait proposé dè» long^temps d'impr^er le bois d'une dissolution
d'ahiD, ou de tout autre sel analogue, pour le rendre incombustible; mais
«oit que la précaution fût insuffisante, soit qu'il parût plus coûteux de la
prendre que de s'en abstenir, ce procédé n'est pas employé , que je sache.
J'ignorais cependant qu'on eût tenté d'éteindre les incendies par un moyen
analogue au mien ; et certes, si j'avais connu la critique qu'en a feite le cé-
lèbre chimiste Berzéliua, je n'aurais peut-être donné aucune suite à mes
C ^40 )
idées ; mais quanti j^ii tu son opinion , je savais déjà à quoi m'en leiilr, et
je vis de suite que l'inefficacité du procédé n'avait été qu'apparente, et
qu'elle avait été produite seulement par b nature des sels employés.
» Car il n'y a, à mon avis, que \tchlorurede co/cium (anciennement mu-
riate de chaux) qui réunisse à lui seul l'abondance et le bas prix , la fusibi-
lité et la solubilité la plus prompte et la plus persistante , la décomposition
la plus difficile; et par consé<juent, vis>à*vi5 du bois en ignition, l'adhé-
rence et la pénétration la pliu intime : toutes qualités précieuses, si ce n'est
indispensables pour l'objet en vue.
» Injecté, en solution médiocrement concentrée, sur les charbons les
ptus ardents, il les couvre à l'instant d'une couche vitreuse qui arnête la
combustion sur tous les points de sa surface : ce qui est évident dés que
l'on souffle pour animer le feu; les points touchés par le liquide salin se
dessinent en traits du noir le plus complet sur les parties intactes qui n'en
brûlent au contraire que plus vivement. Avec quoique attention, on ne le»
perd même jamais de vue, n'étant dissimulés que momentanément par la
faculté qu'ont tous les corps Ae devenir lumineux quand ik sont plongés
dans un fluide fortement échauffé.
» Tout autre sel que le chlorure de calcium ( à l'exception peut-être de
certains borates ou silicates , dont l'emploi serait inséparable de mille in-
convénients), tout autre sel, dis-je, borne son action à couvrir le cliarbon
d'une écorcc poreuse qui ne tarde pas à se volatiliser ou à se dissiper en
poussière; tandis qu'un charbon incandescent, imprégné du liquide en
question , se comporte désormais absolument comme fki coke, exigeant dès-
lors pour brûler beaucoup de temps, et d'étce alimenté d'air brûlant, s'é'
teignant comme une scorie dès qu'il est sorti du foyer, surtout si on le
place doju un courant d'air quelconque.
u Si même il continue à brûler, au milieu du foyer le plus ardent , cela
ne tient qu'aux pores ou crevasses provenant des gaz dégagés, par la seule
intluence de la chaleur ambiante, et qui seraient certainement bouchés par
de nouvelles aspersions
T. Le chlorure de calcium résiate «ingubérement à la âamme du chalu-
meau, sur le charbon et sur le |>lQti«c; et quant à son action sur le boia et
les métatix, elle serait, je pense, plutôt conservatrice que destructive; de
sorte que les pompes pourraient n'en souffrir pas plus que les vaiseeaux, si
l'on imprégnait la surface de cet»x-ri de la dissolution saline quand l'in-
cendie serait à craindre. C'est d'ailleurs un sel très neutre qui ne ferait au-
cun mal aux pompiers; car je m'en suis mis dans les yeux, en dissolution
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( 34 . )
concentrée , sans ressentir plus de cuisson que si je wnais de plonger dani>
Feaii de mer.
» Je n'aurais pas osé entretenir l'Académie d'un procédé aussi simple,
sans la grande importance du sujet, et si, tout récemment encore, }e ne
m'étais aperçu , en m'occupant d'un tout autre objet, que les ciioses les
plus communes sont presque toujours négligées, quoiqu'elles soient s«.ti-
Tent les pltis efficaces.
» On ne pourra, dit en terminant M. Gamlin, avoir entière confiance eu
ce procédé qu'après «voir réussi en grand, et qu'autant qu'on montrerait,
par exemple, que l'incendie d'un biicher, qui ne peut être éteint par le je»
aimukané «le dix pompes, ayant un jet d'un certain calibre (restreint si l'on
veut pourmoins de dépense), que cet incendie, dis-je, est promptement
éteint par une seule pompe du même jet, alimentée par une dissolution de
chlorure de calcium. Pour cela l'intervention du gouvernement serait né-
cessaire, «t c'est précisément pourquoi j'adresse celte lettre à l'Ajcadémie ,
«fin qu'elle en fasse ce qu'elle jugera convenable dans l'intérêt général. »
AJiAiva» ■ATiiMA-novs. — Noies de M. Giocirr sar topHqite , adressées à
-M. Libri.
« Suivant les principes que j'ai développé» dans le mémoire sur la Dis-
per«ion, le$ mo«ivements de l'éther pour un rayon simple d'une couleur
donnée, se trouvent généralement représentés par les formules (a4) du se.
cond paragraphe d« ce mémoire. Lorsque dans ces mêmes formules, les
dérivées du premier ordre des déplacements moléculaires Ç", r, f, disparais-
sent , c'est-à-dire lorsque les coefficients de ces dérivées se réduisent à
zéro, on obtient les formules (a5), et par suite les formules (34), (35), db
même paragraphe. La dernière de ces formules ou l'équation (35) est «me
équation du 3' degré «n f, qui aert à déterminer le rapport —
H.
ou bien encore la vitesse de propagation A=-^=^ (T étaut la duné«
d'une vibration, et7= g l'épaisseur d'une onde plane) en fonction de K
et des cosinus a, b, c des angîes formés par la perpendiculaire au plan de
l'onde avèc lesaxes coordonnés. tle cette équation du 3* degré en s\
je déduis très simplement une- seconde équation de même degré qui doit
( 34« )
être vérifiée en même temps que la première, toute les fois que deux ra-
cines de la première deviennent égales entre elles; ce qui permet de dé-
terminer avec une grande facilité les deux axes optiques , c'esl-à»dire les
directions que doit prendre le rayon ordinaire pour se confondre avec le
rayon extraordinaire dans un milieu doublement réfringent. Les racines
de la nouvelle équation du 3' degré sont, conome celles de la première,
représentées par des fonctions des quantités K, a, b, c. Or il suffit d'admettre
que ces fonctions deviennent indépendantes de a, b, c et de réduire en
outre i leurs premiers termes les développements des inconnues en séries
ordonnées suivant les puissances ascendantes de K, pour obtenir des for-
mules entièrement semblables à celles que j'ai données dans la 5 1» livraison
des anciens exercices, et par conséquent pour retrouver les théorèmes de
Fresnel sur la double réfraction, sur la surface des ondes, etc. Toutefois
il y a une remarque essentielle à faire, et que je vais indiquer.
■ Lorsque le plan de l'onde coïncide avec l'un des plans principaux dans
un système de molécules qui offre trois axes d'élasticité rectangulaire , la
vitesse de propagation d'un rayon polarisé parallèlement à l'un des axes
peut être {voir la 5i* livraison, pag. 69 et 70) la racine carrée de Tune
quelconque des six quantités représentées par
R + H, P + I. Q + G,
Q + I, R + G, P + H.
s D'après les formules de Fresnel , ces six quantités «e réduiraient k
trois, les vitesses de propagation de deux rayons polarisés perpendiculaU
rement au même axe étant toujours égales. Or cela peut arriver de deux
manières, sans que P, Q, R s'évanouissent, et cela arrivera effectivement
1* si les conditions
Gsao. HoBO, I=BO,
étant remplies, les vibrations des molécules s'effectuent dans les plans
généralement nommés plans de polarisation, puisque alors on aura
P «f» I = P 4- H=P, etc. ; a* si. G, H, I n'étant pas nulles, et les vitesses
des molécules étant perpendiculaires aux plans de polarisation, on a, entre
les quantités P, Q,.. G,., les équations de condition
R + H = Q + I, P + I = R + G, Q + G = P + H,
dont les deux premières entraînent la troisième. D'ailleurs il suit des prin-
cipes exposés dans ma dernière lettre que les quantités G, H, I, c'est-à-
çUre les pressions, relatives à l'état naturel, ne s'évanouissent pas dans le
( 343 )
vide. On doit clone préférer la seconde hypothèse à la première que j*avais
tléveloppéc dans la 5i' livraison des exercices; et Ton doit prendra, danç
cette livraison, pour équation de> la snrfrcedesondMlpi formule ^î^ôX^i
en vertu des conditions énoncées en dernier lieu, peut ellMnéme acquérir
la forme de l'équation (a 18) ou (atf)). Ainsi Fresnel a eu raison de dire,
iiun-seulemQDl.que les vibrations des raoléçi^^ ét^^'^c» &ont g^^<^4|^~
ment oorapitiâniiÉi les plaHi de» «ndes. mds Mh« que lea' fdpl^le
polarisation sont perpeadtetthire». inrïftfreetfone âéi? rttfciiÉfi>i^i<lfei M*
placements moléculaires.
» J'arrive au reste à cette dernière conclusion d'une aulrf manière, ^
établiMua JeaJois de la réflenon. et de la réfraction i Taide d'une nouvel^
mMhod«,qttt sera développée dana mon mémoire. En nommant t l'angle
d'incidence, t' l'angle de réfraction, I , I , 1' les intensités de la Ininii n dnns
les rayons incident, réfléchi et réfracté, enfin i, i^, i' les angles formés
avec le plan. d'incidiMice par les plans de polarisation des rajona incident ,
I C « » — 1 r^", rcMi*
lin U «in (r — /) 3 no r COS r *
■!■(«- 4* OoM(*-t'«0 rinfr— r)«w(r+»0 ** aimr'ecwr
sEconsE myrs.
• Le temps ne m'ayant pas periBis de développer les deux formules pla-
cées à la fia.de ma dernière lettre, je m'empresse de vous adresser à ce
sujet quelqtps éclairdasenents, que je vous prie de.Touloir bien encore
transmettre de ma part à l'Académie.
» Considérons b réflexion et la réfraction qui s'opèrent dans In lumière
polarisée rectilignemeut à la surface de séparation de deux milieux dont
aucun n*est doublement réfringent Soient I, I,, l' les déplaoenents abso-
lus «tnuixima,ou bien encore les plus grandes vitesses des moMeolesde
l'éther dans les rayons incident, réfléchi et réfracté. Soient pareillement
I, t,, i' les angles que forment avec le plan d'incidence les directions sui-
vant laïqiiallct •*efiectuent lea déplaoemenls dont il s'agit , ou , en d^olKs
ttiinast les directions des vitesses des «oMeules. Enfin , désignom par
T, T^, t' les angles d'incidence, de réflexion et de réfraction. La nouvelle
méthode par laquelle j'établis les lois de la réflexion et de la rétraction me
fournit, t*. les équations connaaa -sinr,=:sin r, eoa r^ef— cos r,
?ÎZr= constante, n". les deux formules
•m * '
XUU iS36, I" tamtun. 5o
(0
C344 )
T lin j — r«in r SI' sin r'
HD (r + '/) m (r— r') tiit 2v
lin {»+»•)»•(•— o •i«(»-oe«»(»+^ ~ "ïsnr »
IdéngiMiituQe quantité qui pourrait dépendre elte^ême dM angle* r^r',
mab que je tronve égalto k Findice de réiractkm, en aorte qn'cn n
(S) (
•tnr
■in r*
Il est bon d'observer que les plus grandes vitesses des molécules d'étber
rqpréaentées dans les formates (i) et (a) par I , I,. V , ou plutôt leurs car-
rés V, I/, I'' peuvent servir de mesure à l'inteniité de la lumière dans les
rayons incident, réfléchi et rèfncté. Ajoutons que si l'on désignait par
i , t', , i' les angles formés par le plan d'incidence non plus avec les directions
sutfaat lesquelles les molécules se déplacent , mais arec les plans que l'on:
nomme plans de polarisation , et qui sont perpendiculaires à ces mêmes
directions, il faudrait, dans les équations (i) et (a), échanger l'un contre
l'autre^lc sinus et le cosinus de chacun des angles i, ij, C i ce qui réduirait
ces équatkxia à la forme sotts laquelle elles sont préaentéea dana ma der-
nière lettre.
» 1^1 méthode par laquelle je parviens aux équations (i) et (2) «t nppfi-
cable non-seulement à la théorie de la lumière, mais encore à un grand
nombre de questions de physique mathématique. Elle ne m'oblige plus
à nippoaer, oonunejeravaiifiût danann artkleda MMn «foMnear,
que la densité de l'éther est la même dans tous les mîlieaz. Mes nouvelles
recherches donnent Ueu de croire que cette densité varie en général , quand
uu passe d'un milieu à un autre. Au reste, les équations (i) et (a) ne dif-
Arent de celles que j'ai donnée* dan* rartide cMé que par la valeur de I
qui dan* ce* fiimmle* se Véd^iaiit mm an rapport constant maisan
^ . iinr'
rapport inverse
dOi) tire des équations (1) et (3)
En se rappelant que les angles représentés dans les ^uations précédentes
par i , i^, i' sontjes compléments de ceux que forment arec le plan d*iBf-
le
{ 345 )
cideocet 1m plan* de jpolaruation des rayons incideot, réfléchi et réfracté ,
■OBx«ooMaÉltm ioMnldbliiiiail qu« ks forronles (4), (5) coïncident avec
«elles qu'adonoées Jwaael pour déterminer Piulensité de la lumière réflé-
chie , ainsi que le mouvement de son plan de polarisation, et la formule (7)
avec celle qu'a donnée M. Brewsler pour détenniner le mouveiDent du
plan de polarisation de b lumière réfractée. Il réaoltt en outre des br-
moles (1) , (a) et (S) que dans le fluide élbéré les vHmIions perpendicu-
laires au plan d'incidence sont transformées par b réflexion en d'autres vi-
i>rations de même espèce , mnis dirigées en sens contraire , tandis que les
vibrations parallèles au plan d'incidence, sont transformées «n ^'aiilrei
vibrations dirigées, au monenl la réflexion a*opèmi tantôt dans le
même sens, tantôt en sens contraire, suittant que la sonaM des angles
d'incidence et de réfraction est inférieure ou supérieure à un angle droit.
Quand cette somme devient précisément égale à un droit, c'est-à-dire
lorsque le rayon inddentest perpendiculaire au rayon réfracté, les vibra-
tions sont toujours perpendiculaires au plan d'incidence dans le rayon
réfléchi , ou en d'autres termes, la lumière réfléchie est tout entière pola*
risée dans ce plan, comme l'a trouvé M. Brewster. ^ '
> Llntenslté detelMitôn Véflédiiè, oii liqnantHé dtoÉ<|ln<e par la
•lBnnnle(4j, dépend des angles r, t' liéa-mtve eux par Fiïqnâtion (3) , et
.atteintson maximum lorsque le produit cos r cos t' s'évanouit , c'est-à-dire
lorsque Tun des angles r, r' devient droit. Alors les formules (4) , (5J
4lqnnent * v
^ J*sal\ (g) eotrscotfj
par conséquent la lumière réfléchie a la même intensité que la lumière
incidente, et se trouve polarisée dans le même plan. On dit , pour celte
raison, qu'il y a réflexion totale. Cela peut d'ailleurs arriver de deux
manières , savoir i* quand le toond milieu étant plus réfringent que le
premier, le rayon incident forme un angle infiniment petit avec la sur-
face de séparation des deux milieux; a" quand le second milieu étant moins
réfringent que le premier, la même sur&ce forme un angle infiniment
petit, non plus afee le jayon incident, mais avec le rayon réfracté.
• La fiinDule(6) détermine l'intensité T' de la lumière réfractée. Ccst la
t.eu1e des quatre équations que les formules (1) et (a) peuvent fournir,
dont la comparaison avec l'expérience reste encore à £iire, puisque le»
équations (4), (5), (7) a'acowrdcnt avec les ohaerratians des physiciens.
D'ailleurs, on conclut aisément de cette formule que Tintensité ile la lu-
jatik» xéfractée atteint son masinmm lonqne le produit sin tcost^ s'4>
5o..
( «6 )
' «Roonit Cèta ftaVàfttw d« deine tmxdèmf êifnàti i'' lorsque lis second
iliflîeir éttnt j^his félîitl^t qocf lè^IMMlien-OB «'^«10; a* lorsque le
second niilieuétintnioinsréfiruigeor que le prsnier, on «t'as ^. Dans le
■ premier «as, ies'éyiatfoiié (6) et (7) syféJuisenrwni fcii— les ceiinoee
dont la première a été donnée par M. Young et par M. Poisson. Dans ce
ras, où le rayon incident est perpendiculkire k la surface de sépara-
tion des deux miKéas, la luttdère MTMctée est p6lariS6e dsnS le même
plan que la luitiière incidente; mais elle a une tnteniilé moindre, puisque
0 surpasse l'unité. Daos' lé second cas, on troilie
(.,) l^»».(ri«V+S^)i.. (.3) «itiW^.
Dans ee eas, où le rayon incideot rencontre la surfiMode séparation clee
deux milieux suus l'angle de réflexion totale, la lumière réfractée n'est
plus polarisée dans le même plan que la lumière incidente; et son inten-
sité, divisée par celle de la lumière incidente, donne pour quotient uti
nombre renfêrmë' entre les d«nx limites h et y, dont la seconde surpasse
la première, puisque 8 ■< Ce nombre atteint sa limite inférieure h, ou
sa limite supérieure ^, suivant que la lumière incidente est polarisée dans
le plan d'incidence, ou perpendiculairemeut à ce plan. La moyenne entre
cM'deurUnKeS'oa le produit
(•4) F('+*') = a(«-*-p),
ëx{>rime le >-tipf)Ort des inietlsités de la lumière réfractée et de la loillttre
incidente, lorsque cette dernière est de la lumière nararelle.
» Pour dès tideors de r très ToisineS de l'angle de réflexion totale , c'est-
lidlnrlitle^ lè rayon Ind^enroviéfhacté lisfient scnsibItaMeM 'parall^
à ta sùrfai^é de'5é()aratioti dei deux milieux , là lumière réfléchie est entic-
rértient sèWiMkbIe à la lumière "incidente, et offre sensiblement la même
' intensité. C'est là ce qu'otï exprime en disiant que le rayon incident, au lieu
ff^fMiWfer/ttMnnill iluis tonte ^tttiiBrliyiMiiIièse i mie * véflsRion partielle,
■ eit' VëflISchî eti totalité. Il semblerait que, dans le mèttweas , l'intet»ilé
de Ik ttlnlière yéffattéfe^devrait toujours être sensiblement nulle, et que
'cèttèHitenMté' devrait ^affitblir par degrés, tandis que r s'approcherait
iadéfiniment de l'angle de réflexion totale. C'est effeçtivenieut ce (|ui an-ive
-|onqM'k''noMid-afli«a «8l.|»lus« réfringent tpt» \» premier, liais si le
• aeoDmd nriiiea eifwïns réfringent 4[tie le prenaier, par exemple , si la lu-
tnière passe du verre ou du diacnant dans Tair ou dans le vide, alors dans
le voisinage de la réflexion totale , on obtiendra noa^fleulenient une lu*
■niif«rtfédâ*dMitnal«MilèamMBiifahaMnik égale à celle de la Iwnière
' kicMflotei mais cneore une Uiraièra ré&«olée4out rinteaaité deviendra au
moins quatre fois plus considérablf. I.e rapport des intensités de la luniièi e
réfractée et de la lumière incidf iitc , pourru mèm« ,si les vibrations des mo-
lécules étbérées sont parallèles au plan d'incidence, atteindre la limite j;r
et pAr conséquent les nombres 9, 3o, ou même 35, si la lumière sort du
■ verre ordinaire , du diamant, ou d'une substance aussi réfringente que le
chrooMte de plomb f pour fiMnr dani l'air ou daas k aida.
»Ia pradil^eiMe multiplication de la lumière dont il estici gestion sup-
pose que l'on compare, par exemplo, l« rayon émergent d'iui cristal à c elui
• qui traverse le même cristal. Si , le cristal étant terminé par -deux iace^
plane», fat lanièra ht tmveMdt Pane eprèa Peulre, m devnii ^liMiiHpwr
troft» nfOBÊf imAr > le wyen incident, le : rayon réfracté ^ cl le rayun
émergent. Alors, en supposant les deux faces parallèles, et iKtmmant
ce que deviennent I, i pour le rajon émw^cnt, on tirerait d«a DprmuJes
. , j. Al ar . «in ar' - . . , u» .» >« Suiar.llaaT -
(■5) l^un/' I»m..(.e) I-co.i--.3-ç^p5— — ;j-Ic«..,
et par suite
' •••■♦(r-h»' ) \ cof*(T— t)/ cm' (t— rj
»M. Brewster, qui a donné la formule (18), l'a vérifiée par l'expérience ^
' et l'on peut ajouter que des observations, qui seraient d'apcord.avec l'une
•d«e<fMaMles (i5), (16), (17), entmtiMMient It vériEeetbiiu d» fat. for-
-'■>nle(6).
•»La miHmi» 1*^ dowirfe< per hcfctamlfc (17) defjeniJMumiMnmny
lorsqu'on e fasso, t+t's ^. Akws k-rigron iadden»-«at pelarM perpen-
diculairement au plan d'incidenee, k ff^oo réfléchi di^Mrak, et le»
fonvuks (17^, (ift) donnent
(19) (10) l'=s* = 0;
par suitCf k rajon émergent est hri^méme polarisé peiydiculai *tm cm t
( 348 )
an pl;>n dVmergcnce, et offre la même intensité de lumière que le rayon
iiicideut. Ainsi, lorsque les deux faces d'un cristal sont parallèles, l'inten-
de b luniière ëmergMite a pour lîinile mpértoure rintnsili de la
lumière incidente, et n*«lieiiit celte limite que duM k cm où il n'y • plni
de lumière réfléchie.
a II en sera autrement si les £ices du cristal cessent d'être parallèles,
idors, il est vrai, Hntenrilé de k lumière réfractée fen iaftrieore à nn-
temité de k lumière reçue par k première (ace du criital, même sous
l'incidence perpemliculaire; et, si dans ce dernier cas, on prend l'intensité
delà lumière incidente pour unité, l'intensité de la lumière réfractée sera
représentée par le rapport ^-j—^qui se réduira en prtictilierpour le verra
;'i u,64 , pour le diamant à o,a8 , pour le chromate de plomb à a,i5. Mais 6i
le rajon émergent est sensiblement parallèle à la seconde £ice, et polarisé
ttiMi que Im nyoas iaddent et réfracté perpendicttkircmeDt an pkn
d'émergence , l'intenaité de k lumière émergente sera l'un des produits
que l'on obtiendra en multipliant les trois nombres qui précèdent par
ceux que nous avons trouvée plus Itaut. Cette intensité sera donc de 5,8
pour le ^rre cidlMire, de 8g6 pour k iHiawnt, et de 9 cavinm pour k
cliroroate de plomb, si Von fait abstraction de k pvopriélé qaTa œtte der^
nière substance d'être doublement réfringente. Les trois derniers nombres
devraient être réduits â 4,a , à 4,6 et k 4,9 si le rajon incident était de k
lumière natufclk.
» Des prindpmci-dessm développée U rétulieque, n deux faces non
parallèles d'un cristnl sont traversées par un rayon de lumière, d'abord
incident, puis réfracté, puis émergent, k rayon émergent s'éteindra tou-
jours lorsque le rayon ineîdeiil âNmwra va aogk iafininent petit avee k
kce' d'entrée , de manière à éjiKmver sur cetm sorboe nse réfleKmn totale ;
mak) qu'an contmire, si le rayon réfracté rencontre la face de sortie à très
peu près sous l'angle de réflexion totale, et de manière que le rayon émer-
gent iorme un angle infiniment petit avec k plan de cette kce, k dernier
rayon, loin de s'éteindre, pourra, dans certaine cm, acquérir nue très
grande intensité. Ayant communiqué, le ao mnrs dernier, celte ctmséquence
de rocs formules à M. Kessier, professeur de physique, je lui proposai de
la vérifier par l'observation. 11 colla du papier noir sur les triangles rec-
tangles qui servident de basm i on prisme de vem, et sur ks deux phis
petitM des trois kcM ktérales, après avoir percé d'un trou d'épingle le
^Êfètt qui dem^t rccquYrir une des surkceskt^nks; et nçMS r^ooPli^iq^
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(34g)
que l'image d'une bongip était transmise à travers le prisme avec un?
grande intemité dans le cas même où le rayon émergent devenait sensible»
ment parallèle à la face de sortie. Jai observé depuis que le rayon émer-
gent s*ét^it graduéllement quand le rayon incident foniie un anîile de plus
en plus petit avec la face d'entrée. Je ne connais pas d'auteur qui ait parlé
de cette expérience^ que tout le monde peut répéter avec la p!u9 grande
fi^Kté.
«DÉnslespbénoniaeedinMtfftrsnoe, de laloinièreajoatéeàdekiluniière
produit robscurilé* Id, tu contraire, un rayon «léfléchi en totalité est de
plus transrais avec accroissement de lumière; ce qui est nn nouvel argu*
ment contre le système de l'émission.
» Les fints que je viens dTeiposer mepandtsent nnemeavcUe oeafirmation
de la théorie développée dans mon Mémoire sur la Dispersion, et donnent
l'explication d'un j)liéuomène bien connu, savoir: du prand éclat que pré-
sentent sous certains aspects les corps doués d'une puissance réfraclive
considérable, et de ce qu'on nonme les fan dn diamant.
• On ne doit pas oublier que, dans les applications numériques, nous
avons pris ici pour mesure de l'intensité de la lumière le carré de la plus
grande vitesse des molécules éthérées. Si l'on prenait pour mesure de
Kntensité de la hnnièra aetla idieiia oHe-mène, la» nombra» obtenu»^
devraient être rawiplsfés par leurs racines quarrées. liais les intensités'
wwntinfa et miniraa w cesseraient pas de correspondre aux directions que
donnent les formules trouvées ci-dessus , et, par suite, les phénomènes que
nons avons signalés cootiaueraieut de subsister conformément à l'obser-
vation.»
ajiAiwuB wmPAw^'- — * JPf'ote de M. JDuveskot tjcplictuive de la théorie qu'il
udomd», éuu scndtmiermAitaitt smr b langue, dn mnommuttiM dt
Im langue <fa tamiUtn. {Foye* page 187, pour le JTdaiojiw delLDw^.
« Tti lu avec attention festrait publié dans tes CbaqHes Seiuku de la
Hôte que M. Duméril a communiquée à TAcadémie sur la langue du
caméléon, à l'occasion démon mémoire sur la langue et particulièrement
de ma théorie sur les mouvements de ce singulier organe, dans le caméléon ,
théorie que M. Dnmérfl rqatle,
. • Sans vouloir engager une polémique avec mon savant confrère, en
ftiaantà la foi» violanoeà mon caractère et à mes sentiments, je dois cv-
( 35o )
ppiidiiit r«''pondrc pnr les obsfrrations suivarites, uniquement dans le but
que nous avons tous les deux de parvenir à la découvetrie de» vérités qui
lentes- pm«nt immoer !• icieiKK < •
» 1*. La-TeMkr tMmblMNase» et non à paroi» «>iides, qui est attachée
au larynx, ne tient pas du tont à l'hyoïde, ainsi que je l'ai înipriméduMle.
tome IV, part, i de la a* édition des iieponi iT^no/onuie comparée.
• a'. Dans les moaTemeots de protivction de Ut langue, rhy<Mde;«t
toUwiÉfli'laigmrie ' eépOTPt du iarfmt er danwtt» yoche; ^ aorte «luetca
deux derniers organes sont tont-à-niit indépendants de ers rDoiivoments ,
au contraire de ce qui a lieu géoérateiiieat« «t sans doute pour les rendre
plus libres et plus étendues. '
» 3VB%t»rÉ>'i«ieiifedMWchMtmiU leisieyieegnaie InraqueJ'oneoMffle
dwnf le larynx, fait ninsi partie de l'organe de la voix, coramr le sac V>yo-
thyruîdien de plusieurs singes; mais elle a'a aueune communicsUion avec
le tube de la Inngne.
» 4*. Ce tube n'a de'inéme «ucuoe oomnwiiicelM» vm.lcs voies aé-
riennes.
» 5*. Il est formé extérieurement par la continuation de la membrane
muqtieose de la bouche, et doublé intérieurement par une weiobirauti sé-
reuse, fomantmi sec fewé-de 'toutwpKs. Oenedinieeitian eetcensteate
dans r4eoiMinie «niimde^ tontes les ibis que les meuvceaeats qu'exercent
certains organes internes, auraieiit pu enflammer leur surface, pnr l'effet
des frottements qui en résultent. Les BiouvcflMot* rapides <!« déploiement
et dvTeploiemeiit de la laugae du camlMeiiurla tige de l'hygide, en-
traînaient cette nécessité organique.
.) (V'. I/:in:itomie de la langue du c.iinélcon et celle de ses voies aériennes,
m'a détourné de l'idée que j'avais eue également, et d'après laquelle j'ai
alud dirigé' mes recbercbcs, que les- moHvementi «straoïdinaires de cet
orgaine pourraient être produits par une sorte d'inanfflition ettl'espintion
alternatives de l'air des ponmons,
» 7*. Restaient les théories d'une érection stuiguinef celle d'uue érection
nêfveuset <m Inen fmOon musculaire.
» 8*. Quant à l'érection sanguine, adoptée par H. Himsum, je prouve en-
core par l'inspection nnatoinique, et par ce que noils savoiis de œtle sorte
d'érection , qu'on ne peut l'ailmettre ici.
» g*. Nous ne connaissons rien de semblable à une érection purement
nerveuse dans l'économie animale. Cette supposition «rune turgescence
rapide et considérable par l'afHus d'un fluide impondérable, serait d'ail-
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(35i )
leon suivie d'un afraissement. Dans cette hypothèse on amwitaioore besoin
de Faction musculaire, du moins pour la rétraction.
> loi*.- C'est donc k cette aeHon mumtlaire et à cette action seule <{u'il
fiiut avoir recon», à mon avis, pour «ipliqiier le phénoeaine vital en
qocstion.
» Dans mon premier mémoire sur la langue, lu déjà en 1 8o4 à la Société
près la Faculté de Médecine de Paris, mémoire dont M. Duméril a bien
vooln donner nn extrait dans le Bulletin de cette Société, et dont il a paru
un extrait plus détaillé, avec planche, dans celui de la Société philoma-
tique dp cette même année iSo/f, /ai décrit , le premier, en détail, le méca-
nisme de cette action (i). Ma description montre qu'il y a dans l'arrange-
ment des musdes de la laagoe et de TlijcriUe, et dans la forme de odui-d
etsesra|>pOfti, des modifications dn plan général qui espHqnenteeamo»-
vements.
» iT. Dans le travail actuel, j'ai rectifié ou complété les descriptions
anatomiqnesde mon premier mémoire. Il en est résollé pour moi b con<
viction que les mouvements extraordinaires de ta langue du caméléon
étaient dus, comme je l'avais annoncé depuis silong4en^, ÎÊm^imtmtà
faction musculaire.
» La protraetkm de la langue est un jet produit par les muides protrao-
teurs de l'hyoïde, et per ViaynUrim cowmnniqnée par ce dernier au gros
bout de la langue. La disposition des muscles rétractcurs ordinaires de la
langue, les hyoglosscs, et l'élasticité des parties distendues, en détermi»
nent la rétraction.
• la*. Cette explication est fondée sur desftitspositiis,sur la descrip-
tion d'un arrangement organique focile i^ constater ou à rectifier, y a
lieu. »
L'Académie se forme en comité secret à 4 beures.
La séance est levée à 5 heures. F.
(i) Ce mène travail que j 'a vaii ioiérë dam 1m LaçtnÊttmiuutmie comparée, nais aiai
par extrait, n'a été imprimé ea entier qa'«B 1 83e liant Itt JfSAnsAw Is SodM
i Hitutirt nautreUe de Stnubotitig, tome I.
CR. i8Jr>. i" StmuÊfÊ.
Si
(MO
L'Académie a reçu dans cette scaoce les ouvrages dont voici les titras :
Comptes rendus iakkmafinim det*éÊBi09tdÊf^cmdàttitduScitnemg
UiMin MOtumi^ et ^tkkgiqm dm «yww A mUm* iwirirfifw,
dieommt duÊi Im eélaeAip» M. Bbiigut; iii-4<*.
J neiv Theory, accourUingJor tia dip o/the magneiic Needie Seing tm
analjr*is oj umstriaL mag»ititms bjr Jamm Aakiaw; NewYoïdi,
Records oj gemnU S&mcef by Romt D. TMiiKnif oiMi tfi56,
ii|i>8*, Loadoii.
Traité de la paraljrsie des imucies de l'insfinUion/parM*6TmaiiujBM.}
un Tol. ia-â*, Hanovre, i856. (Ea alleOMad.)
StiMÊeiire M Mémoires de iJcadèaie BojraJe det Sdeacee, Jtucnftitm
et Belles-Lettres de Toulouse , année i85/, ; Toulouse, j835, iu 8°.
Annales de la Société RoffUe des Sciences , BeUes-Lutres et Arts
d'Orléa/uj tome i4 , n"" i et a, io-ô».
Stw ie Destin OiéidMW nÙtf, ét tuMige «i dtàwgk ^nfiLdêfit «t
du coton; partL BiàTHUi Mum; Fkns* i»8*.(Râtrvrf poar 1« coBflOi»
Montyon.)
Essai sur la Gravelle et la Pierre i par M. SAgalas; a* partie, Paris,
■856, m-8*.
Des Fièvres intermittentes et eontinuesipar H. lUnon Famim; fkfity
i85S, in S*.
JconograplUe du Bègne oiùmàL de M. le baron Cuvierspar M. F.-^
Goiiuii; 40* livraîtoa, iii-8*.
Dictionnaire historique et iconographique de toutes les OpératUms et des
Instruments delà Chirurgie ; par M. Colomeat, de l'Isère; 5* livraison, in-8'.
Chasse et Pèche des gros Animaux, principalement des Baleines et
euttros Cétacés; par H. GmàMOi Dieppe, i8S5, (IL Dnpin eit
cbargé de rendre un corapte verbal de cet ouvrage.)
Chijrdons Nanccens , nu Prodrome (f un catalogue de plantes de laldOf^
raistei premier Jascicules par M. Uussehot; Mancjr; i836, in-8».
StdU des R^exions insfiréet à m méde^ de j^wrince, au si^et du
i
( 3SS)
rapport de la commission nommée pour présenter à rJcadMe Ro/^tb
Médecine un projet de réorganisation médicale; in- /i".
ÊUU sjrstématîque du Cabinet de modèles de CJnstiiut de La Hajapar
M* i-^. Hnm. (Gonooun Uont^on.) '
Copie du Bépertoîre des MtUadiet qui cnt ététnùiées dans fÊtahU»^
sèment orthop^ique de Schwenîngen et de Haag, et des curttftdy ont
été opérées,- par J.-G. Hbihkj Bonn., i855, in-foUo, eo «Ueiiuuid.
(Pour le «oneama Hbntyc».)
Rapport historique, jeÎBH^fipM «( biogmphi^ att Im podâan f^tjmut
de r Inventeur du nouveau système de Traitement orthopédique, oo 3W
le napport de ce Sjstème avec la PolUique; par J.-G. Uxtwb; Bonn.
m4*., en aUemaad. (Foor le coneMit Bfootyoa.) '
Copie d'un Rapport au roi de Bavière tur les m^ywu de dbnbmer le
nombre des Maladies f per J.-G. Bmu, Mi-4%, CD aBemaiid. ffkmr le
concours Moatyoa.)
Jnmdesde CUM» «C da Physique, par BIH. Gat^omm et Aiuco-
IOme6oid^nibre i835etlnw6i,j«ânrier laSSjitt-S*. '
Journal de Mathématiques pures et appliquées, ou Recueil mensuel de
mémoires sur les diverses parties des mathénuitiques; f^Ui par M. J;
LiooTiLLs ; janvier, février, mais et aYril j 856 , iu 4». * ,*
Jem-nal de Vaccine et de MÊaUiHtÊ dt$ «i^mU g par IL L.-M. Jamis-
7* année , janvier» lëvrier et iBai» s856, is-a*. (Bdicrfé pour le oeoooaié
MoDljoo.)
BibBothiqu» mnwmOB de Genève,- nouvelle série, 1" année, iaanet
i8S6,in-8*. "*
jfnnalrs de la Sodéii Jh^tA ttOtrtiemltun de Parie f Umt 18, io9* li.
viaison, in«8*.
AiOMût généhd de Thérapeutique médicale et chirurgicale • aar
lLlb«im;loiiieio,e*]hrniiOB,iB-8*. '
Gazette médicale de Pans, a? 14.
Gazette des Hôpitaux,- n° 5g et 4o*
Écho du Monde savant ja'^ j3*
JaumÊd de Sanêé, a* iS&
Jcadémie Boyak dee Sdmcm, AtU el Bdlts~UUnt de Oê».^
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■^«o Vît
r» C-»
M
e
COMPTE RENDU
DES SËÀJSCES
DE L'ACADËMIË DES SCIENCES.
S&AMCE DU LDUN IL ATAIL MM.
PRinOBIIGE DE M. Oh. DUFIir.
CORRESPONDANCE.
M. Majroi\ lie Lauaaiiue, retire le mémoire sur le cathétérisnte qu'il
•▼ait «drêflaé pour le conooun lloa^ok. Il «n présentera prootehienent
une sccuixie édition «Mgmeinét dehrépoaMàMmtet les critique» dont ce
travail a été l'objet.
M. de Larroque , pour se conformer à l iiiie des dispositions du pro-
gramme des prix de la fondation Monijon , écrit que dans le méniuire qu'il
a envoyé , il s*est proposé (fétablir : que nnilammatlon des glandes de
Peyer et des follicules de Brunncr , uesout pasla caose de la fièvre typhoïde;
que cette inflammation est l'effet de l'action que les liquides répandus
dans l'intestin exercent sur la muqueuse; que ces deux opinions peuvent
se prouver parVanatomie pathologique et par la thérapeutique.
M. So/fier adresse la description d'un appareil à Taide duquel, dit-il,
les personne* parelysées des membres inférieiiTspaïunient msicher.
M. Csq^piye«woi»un<Mpglém«ilfcannptwriir iiidmdérvsiirisBirjMp-
yg/to nm» ^ydrauti^m.
M. Bonshartf ingénieur , écrit qne le principe indiqué par Ml GeoflfrejTt
C a. iS», I» tmmin. 5a
( W6)
!>avuir, l'iutroductioti de l eau daui les roues hydraïUit^ues par l« otntre
de 08S rouet, est compris ilansuD brevet d'inveoUon dont b demande a
élé fiUte le mars deraier par H. Wroniki.
VÏ.Le$ttuvage demande à retirer les deux mémoires qu'il avait pré-
sentas sur les frères Siamois et sur le vomissement d'uu fœtus par un
Jeune grec.
M Chevreid dépose un paquet cacheté qui sera conservé aux archives
de i'Aeadémie.
uBooEAPiuii. — _ Cartes hjdro^rapJuques.
Dans cette séance l'Académie » r-e<-u du Oép6t général de la Marine,
une partie du quatrième vuhune île In Lollection magnifique (/<? Pilote
français ) qui s'exécute «t se publie suus la direction de M. Beautemps-
Beaupré. Yoïd les titre* de toutes les pièces dont se compose cet envoi :
i". Carte particulière des cotes de France ( i le liréliat et roches environ*
nanleB,riviêredePontrieux,an8ede Paimpol, plateau des rodies Dou-
vres, plateau de Barnouic).
a». Carte particulière des côtes de France ! Ile Bréliat et roches environ»
uautes, rivière de Fontrieux, partie de la baie de Saint-firieuc).
3*. Carte particulière des o6tes de France (partie comprise entre Pontrieiix
et le cap Fréhel, baie de Saiut-Brieuc).
4*. Plan de la rade fie Pontrieiix et des roches de Saint-Qiiay.
5". Carte particulière îles côtes de France (baie occidentale des ilcs Chausey
et plateau des IGnquiers).
G". Carte particulière des côtes de France (baie du Hont-Saint-Iffichél , rade
de Cancale, environs de Grandville, îles Chausey).
Plan de la rade de Caucale et de ses environs.
' ti». Plan des lies Chausey.
' 9*. Plan du soond île Chans^. (Denii4iBUille.)
lo*. Carte particulière des côtes de France l'partie comprise entre Bricque*
ville et GelTosse, passage de la Déroute, entre les roches septentrionales
de Chausey et les Bœufs, roches orientales des Minquiers, roches sud-
est do lersqr).
I r*. Carte partienllère des côtes de France (passage de la Déroute, dcpub
le rocher Sénéquet jusqu'aux roches de Portbail, chausséedes Bomft| ro-
ches orientales de Jersey, plateau des ËcrébouJ.
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( 357 ^
la*. Carte particulière des côtes dt- France (jjubsagc de la Déroute), d«piU9
Portbail jusqu'à Dieiette, comprenant ie plateau des Écrébou).
i3*. Carte particnlièredes côtes de Fnnce (partie comprise entre le» ports
de Dielette et d'Oman ville, raz Blanchart,tled*AurigD7,le8Casqueis)i
ObiCrWltion» de marées qui ont été faites peiuîant l:i durée dos tra-
' vaux de la campagne hydrographique de 1839, à Rré-
hat, Saint'Malo, GraoTille et Jeney. . . 10 tableaux.
i5*. — de t83o,ifiréluit,Lénrdieiu etErqni. 4
16^. — de i83i , à Bréhat, Granville etChausey. 6
17*" ~ I B.'ia, ?i Chanséy, aux Ecrohou, h Die-
lette, Goury, Jersey, Omonville, Cher-
bourg et Barflear i3
•B'- — de i833,à Jersey, Aurigny, Omonvillc,
Cherbourg, Barfleur, La Hoguc et Port-
en-Bessiu i4
mmçiii nunem. — Fariations annuelles dans la tan^intun éê la
terre à différentes prt^ondeurs,
M. Quefelet, directeur de TObservatoire de BmeUet, a établi ré-
oemment dans cette ville un système d'observations analogues à celles
qui se font à Paris depuis un grand nomhre d'années. Dans la note
déposée aujourd'hui sur le bureau de PAcadémie, M. Quetdet fiiit oan«
naître, pour 1 834 et t835, Ics vanatioDS totales de température qui ont été
indiquées par des thermomètres diversement enfoncés. Tout le monde re-
marquera combien ces variations diminuent rapidement quand la pro-
finidenr augmente.
18M. 1S8».
0,58 pieds dç |vofoo(lf«r. ii'^txaù§^. la* locentifr.
»»38 " iSf» , it.54
SiSi ' it,S* 10,38
S,e8 tm,it 9,€4
'4M 4.»
Mt9* t,8e t,Ss
( 358 )
.I."
MTn<!(iB Ml «Lou. — Effets An d^richetm'nts
M. /Jmé/-< annonce avoir remarqué qu'à l'époque où \v IU)c.'i<ze , dans
la Veudée, était couvert de bois, l'eau nuisait beaucoup a la culture
et aux cçxnmunications ; que depuis les nombreux défrichements qui
datent de 1808, les chatups de I)lé, au contraire, réclament souvent en
vain le bienfait dr l i pluie A Hunrboi» Vendée , les fontaines et Jcs
puits ne donnent quclquelois qu'une eau très peu abondante.
Avant tSat, poursuit M. Rivière, la Provence, et principalement le dé-
partement du Yar, étatent aillonnis d» nombreux ruisseaux ; on y ren-
contrait bcaiieoup de sources, de fontaines. En i8'>i, les oliviers qui
formaient des espèces de forêts par leur multiplicité, furent gelés ; eu ittaa
on commença à couper loua cas ar|)res jusqu'à la racine; le pays fut
dénudé; dès ce nioinant les sources tarirent et l*aj;riculture devint lan-
KoiMant».
ffmw.— JVbte 'tur ft^psaetti de la magnésie eoasuUrée comme principe
unique de l'hydrauûàté de eeitaine* choiix; pair M. Yicat, correspon-
dant de l'Académie.
« t!<e 1'' février 18 19, un an après la publication de mes premiers essais
sur Us chnuN li\ dr:iu!i<[ues <'t les mortiers , j'eus rhoniicur de lire à l'A-
cadémie un mémoire suppleuienUure, dans lequel j'examinais l'action de
la chaux grasse luf la aitioe, ratnniîne et l'okide de fer, pris séparément, et
oij je fois^if voir ^. possibilité de .transformer ^néralemcot toutes les
argiles en pOUzzolnnes de bonne qualité.
» Je concluais alors de diverses expériences que la silice jouit de la fa-
culté qu'on me passe l'expression, 1° à l'état d'hydrate,
a* aprlis LilLlimiiin jaiiqn' aigi ; 5* et enfin telle qmim <iwnient les ar>
giles convenableittéilt calcinées et ii'on cuites, traitées par l'acide sulfurique
ïmiullant; tandi.s qu'au contraire clic ne manifeste aticiuie énergie lors-
qu'elle provient du quartz réduit mécaniquemeiil en poudre aussi impal-
pable que possible. ;.
» Quant à l'alumine, !e^ mêmes expériences prouvaient que soit en gelée,
soit calcinée, son action hydratklv.sante reste à peu près msUtT) et qu'il en
est de même du 1er oxidc à <livers'degré;s.
> Telles étaient les notions de cette époque , lorsque troia ans après un
. de nos célèbres chimistes, M. Berthîer, publia dans le Journal de* Mnes'
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(359)
les aitalyaes de divera«i pierres à chaux et k ciments, ainsi que plusieurs
expérirnct's synthétiques sur rhydraulicité des mélanges ci-a|)rcs, préala-
btenient soumis à la cuissuu , savoir : craie et quartz pulvérisé, craie et
siBce gélatineuse, craie et alumine, craie et oside de fer, craie et oxide
de mangaaèse; ende, silioa et ahimine; craie, silice et magnésie, et cnin
cnde^ aîlioe et oxiHe de fer. Os expériences confirmèrent ce qtie j'avais dit
déjà du quartz pilé, «le la silice en celée, de l'alumine et du fer oxidé;
mais- elles apprirent de plus que la magnèhie peut remplacer très avauta-
gcuaement reltnrine dans les ebeux faydmuUques ordinaires à base
d'aigile. M. Bertkkr enU pouvoir coneUm bailleurs de l'examen de deux
espèces de chaux provenant de calaiires magnésiens dépourvus de silice ,
QUE Là. MAGNÉSIE SEDLfi n'a jtas flus d'ejjicacité que l'ahaaine pour rendre
les chôme krdmUçmtj étok il r^mbmU qmê hsiUcÊdmmttm éùw i&frin-
cipe essentiel dans tous les cas.
» J'ai long-temps partagé cette «lernière opinion : je déclare aujourd'hui
qu'elle n'est pas exacte, car il est vrai de dire que la magnésie toute seule»
peut, lorsqu'elle intervient en proportions suffisantes, rendre hydrauB^ibes
des chaux parfidteaaent pures. Je ne m'expliquerai ps encore sur le degré
d'énergie de ces nouvelles espèces de cliaux; j'alfimie pour le moment
qu'elles sont prises sous l'eau , du 6"* au 1^* jour et qu'elles contioueutà
durdrà la muière des ofaan kfdraidîqact ordinaires; quand hns ecpé-
ricnces setont plus awancées je pourrai en dire davantage.
■ Je ferai ohserver en attendant que les {<rop<trtions de magnésie prise
et pesée après caicinatiou , doivent être de 3o à /|o pour 4o de cliaux pure
également anhydre (i). Les calcaires naturels essayés ou cités par M. Ber-
thier,oe tenaient «pie de ao à a6 de ■agnéaia ponr 76 à 6o de ehann, et
c'est probablement de e* difimt depraportiane que pravkwMM les réml-
tats négatifs obtenus.
• L'observation qui tait le sujet de cette note n'est pas aans imporlauc^
car a*il est sana exemple qu'on aM tnnné des piama à cinBBi.hydranliyni
dons les formations calcaires inférieures au lyas, c'est parce qu'on n'a pas
même été tenté d'essayer les dolomies des étages inférieurs. Il devient
vraisemblable maintenant qu'on pourrait le faire avec quelques «lianoes de
aneaèi^a
(i)neatsoat><niisadaqiieleBéhDgedoItétre MiiUBisk'lacuil^ '
{36o)
rarsiQue tbkmstkb. — Se&Utde UsUre de M. ue Fhevcihet à M. Arago, sur
les eaux thermaUt etJixen Provence nommées les bouts de SexHus.
• Depuis la <leniière lettre que je vous ai écrite, je n'ai cessé d'observer
tous les jours le «Ubit et la tcmpératura des deux principales sources d*eau
cKau<le d'Aix : celles des bains Sextius et des Bagnicra. Àucnne diminution
ne s'est fait encore remarquer dans le produit de ces aouroeSt j* ***ai VU
non plus aucune variation notable dans leur température.
» le ne m'étonne point de cette lenteur; car s'il est vmi» coauaae Phis-
toûre nous Tnssure , que les eaux de Bsrrd mettent vingt>deux jours i se
rendre aux bains Sextins, ce ne peut être qu'à la fin du moi» tOtttflU plus,
que les pbéuomènes que j'attends pourront être sensibles.
• Dent is Misse d'eni minénle que je voua ai adressée, se trouvent deux
échantillons d'une substance qu'un habile pharmacien de cette ville «
M. Icard, a obtenue en faisant évaporer une certaine quantité de ces eaux.
Il désire qu'une note explicative qu'il a rédigée, soit également mise .sotis
les yeux de l'Académie, et vous la trouverez adjointe.
» On remarque anr le point oA suinissent les esux des bains ScKtius, et
sur la enrbee extérieure de la maçonnerie du bassin qui environne la
source, deux sortes de dépôts provenant du suintement des eaux; ils sont
identiques peut-être quant au fond, mais ils s'offieut à l'œil, l'un sous
une couleur Uandie, Pautre sons tme couleur grisitre. J'en ai ramassé
des fragments que je vais vous adresser par la diligence.
» Dans les instants de liberté que me laissent mes observations, je
cherche à réunir des témoignages et d'autres ren^eigoements qui puissent
édairer la qneatkm dont je m'ocenpn.
• L'ouvrage du docteur Robert MPJkr eaux /mnirnki d'Aix, a'n fourni
des nombres qui, combinés avec ceux que j'ai obtenus moi-même, et avec
d'autres qui sont également dus à des obaervateurs dignes de foi, m'ont
permis d'iétablir de» comptnisons qui ne lae semblent pas sons intérêt
a M. Robert, page 189 de l'ouvrafa cité, annoocn que b lampératuM
des bains Sextins est de 28* R. =35",oo centigr., etc. ; page 147, que cette
même température est de 29" £ R. sa 36',87 centigr. Il était naturel que
jiécriviaM k cet habile médecin , pour «nrir l'explicatloa de oea aaaertioaa
» Sa réponse m'apprend que la température 35°. 00 centigr. a été çh-
tenue en avril 1811, par la commission chargée par l'Académie de Mar-
fciUe de foire l'analyse des «aux minérales du département det Bouches-
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( )
(lu Rhône; et que la seconde 36*^7 c«ntigr. lut obaervée par lui>méme
It; i2 juin 181 a.
» Une noie qui m'a été remiie «nr 1m lieux par M. le iMnier des faeiu
me lait coniiaitre qu'un médecin qui, en juin 1 834* prenait des hains dana
son ét.tblissement, fit une remarque sur une singularité qui existait dans
les bains Sextius, singularité dont je ne parierai pas maintenant, mais dont
il réaulte que la température de Peau dans sa baignare était alois de
aS" IL se iS'^oOm centigr. J'ai appris par expérieooe que b diffifarenoe de
température entre les eaux de la source îles bains Sextius, ft. celles des
baignuires est de l'iS^o centigr. Je dois donc avuir par l'ubservation citée
36'',87 centigr. pour la température de la source en juin i634« résultat qui
se rapporte avec ce qu'indique aillenr» M. Robert. Or le mois de juin est
en fît'iu'ral uu des mois les plus secs de l'anut e, et i834 fut surtout remar-
quable par la longueur et l'excès de la sécheresse qui désola toute la Pro-
vence. Par suite de cette sécheresse et uu niui& avant l'époque de l'obser'
vation précédente , c*esl4-dire en mai i834, le bassin de Burei, ainsi qull
résulte des témoignages que j'ai réunis, était entièrement à sec, et à cet
instant aussi la masse des eaux aux bains Sextius se trouvait considéra-
blement diminuée.
» U me parait évident par ce qui précède , que lorsque les eaux du bassin
de Bsrret sont taries en totalité, la température des bains Sextius esl no*
tahfement plus forte que dans les circonstances ordinaires. Mes propres
observations m'indiquent pour la fin de janvier i836, une température de
ce» eaux, égale à 34',i5é centigr. ; lea fontaines étaient alors trèa abouo
dames , et les eaux du bassin de Barret n'avaient que aoV^? centigr. de
température.
>i J'imagine que pendant leur trajet pour se rendre aux bains Sextius
par des voies souterraines inconnues , ces dernières eaux se mélangent avec
d'antres plus chatides qu'elles, et que c'est de ce mélange que provient la
tempéralure qu'on remarque dans les temps ordinaires aux bains Sextius.
». Il est vrai (jue lorsqu'en 1706 les eaux <le Barret furent déviées par
deslouilles souterraines dans le torrent de la iouesse, les bains Sextuis se
tronrèrent presque taris: mak c'est qu'ici les mines avaient été percées
bien au-dessous du niveau actuel de ce bassin , et qu'on dut couper ainsi à
la fois les eaux chaudes et les e-iux froides. Je reviendrai plus longuement
ailleurs sur ce point important de critique; pour l'instant je n'ai pour ob-
jet que de vous foire pressentir ce qu'il me parait qu'on peut déduire des d(K
cuBMBtaqtM je possède.
( 36. )
> Le fait que les eaux chaudes se mêlent avec tes eaux froides arant d'«r>
river aux baint Sexlias* cat mis honde dontepar an mémoire de M. Geiip-
aollen, où il eH dit que lorsqu'on travaillait en 1706 au creusement
n^essaire pour réunir les paiixdc B.irret (^n'on voulait conduire à la ville,
tes ouvriers trouvaietU devant eux des cuuxjroides et par-derriere des eaux
ekMmd$9.0ri e'eat «aan im hàt d'expérience qu'à Âix, pendant les aécW
resaea, œ lont irs eaux froides qui tarissent d'abord, et que les eaux chaudes
diininiien! cnsaito île volome, mais sans tarir.
» li ine semble qu'où peut déduire de ce qui précède, qu'un épuisement
mime «onplel de bassin de Barret, ftar un mojren méanîque qudooM^ ,
ne pourrait oooduire qirïi te même oonchiiion qm» je vteaa de tirer.
» YenilleB, je «01» prie, soumettre ces vues à rAeadtoie, et me tnma-
mettre SCS ordres. ■
ntrann hatomocu.— >Zeftre dir M. Romr sur ks qtiniles,*tiriBiiimmlin
du Sénégal et sur fKciftgneè, tbuu cette même r^on de lj0ifme , de
F/^féne tachetée.
* Dans le deuxième voyage que j'ai eu l'avantage de fiûre sur la corveUe
de l'État la Redterche, commandée par M. le capitaine Tréhouarl , parmi
les objets d'histoira naturelle que j'ai recueillis pour le Muscum , nous
avous , ainsi que M. de fiiaiaviUe a dégàea l'attention d'en informer l'Aca-
démiOt péché, M. fjcdeaèhet et moi, le la janvier dernier, par a4**i' 4e
latitude nord, et ao'aa'' de loogitude occidentale, ou entre les Canaries et
le cap ï^lanc. ciiuj spiridcs australes IS Peronii) avec l'animal plus ou
moins biuu couservé. Je vais uvuir l'honneur de vous soumettre ce qu'elles
m'ont para oOnr de plus renaarqnable, en attendant que je puisse fidre
un ménooire sur oe siyet an retour de la campagne d'Islande que je vais
entreprendre de nouveau avec M. Gairaard.
> i". IndépendauMBeot de& deux lobes latéraux quj , dans la £^ure de
VSnqftt^idÊe mMiodigm, terminent le corps de r«niâml en-«rrière, ou
dialingne parfidtemcM, à partir de oe point ooraeaponduit i un silkm,
chez les cinq individus en question, deux expansions natatoires qui aohè*
vent de garnir kt partie postérieure de la spirute, de manière à lui donner
dans cette régioa la forme d'un bouton. Aiusi enchâssée, la coquille n'est
pluB à nu 4{ue ^ae une fiublo étsaduo^ et sur deux points dieméiraismeni
opposés» et enoan eBt4l fittile d'entrevoir qu'elle doit étoa «olièreaient
recouverte par un prolon|[ement de manteau, qui inrmat 4|tMi «ipèfie 4e
bonrrdct 'sur la Halle ém den Mptcee onkê ptr ofr la coquille «e
fint joor.
» a". Un des cinq individus conservait encore un œil, qui est très gros
relativement au volume de l'animal, mais il (aut noter aussi ijue cet or-
gane M trouvait presque entièreneot dénudé.
» S*» Lh yeux reposent dam des «spèoea de CKvilé»' ortntairai fiinnée»
per une pièce cartilagineuse.
» 4'- Sous le cou, on remarque l'ouverturt de l'entonnoir ordinaire chez
les oépbalopodai.
» IMlMoransimiitlenale delà têteoÉÉBqtie, efcilii^a ptaedetracae
des bras.
» Quoi qu'il en soit, on ne peut s'empêcher de reconnaître que ce mol-
Inaqne le rapproche singulièrement du calooar ■éptole {hùgo tepiola).
» Le flM«teaa« les eapaMioiM aatatoirwt FeaMuMir , aie., aont d\uM
couleur blanc jaun&tre ou caf^ au hrit, pointUlés de brun.
» Ijes spirules et les dessins que fémtjti d'en faire , aussitôt qu'alla*
furent sorties de la mer, août déposés sur le baraau de l'Académie.
• flijootemi, pour éheraher à mpMy ei Pétat de In ooubHIb, gaUc irwiye
le 1^ souvent iataote, ainsi qoe sa grande abondance k te «Urftoe de If
mer dans les parages que j'ai visités , que l'animal qoi se tient sans doote
à une certaine profondeur dans l'eau quand il est vivant, m'a paru acnàr
de fwole eirdliiaqre m% ph^saBea, iaativ Ma^eoâmlaa dbaquellae m àm
cinq échantillon* a été pris.
» En terminant cette note, je crois devoir signaler qndqnes particu-
larités dans le squfietle d'un lamentin du Sénégai de 9 pieds de longueur,
que j'ai reenélOi également pofur le Mnaéam.
» t*. Tandis cpie Taxis est oomplétenaant soudé i la troisième cerviialB,' ■
l'arc postérieur des cinquième et sixième cervicales n't*st pas entièrement
iBrmé sur U hgne médiane, prtncipaiement ia anquiéme, qpi présente un
écaiHiiÉWtdatA 9 lignes.
» a*. A partir de la doosMaM airttère loihbaiire, tentas les antres, aa
nombre de treize, présentent l'indice d'une réunion inOoaÉjplèlei 9a dWe
espèce de spina bifida dans le corps de la vertèbre.
» On cmïipie ^na le sqodette dix-sept pires de cbnu, s^t vertèbres
«enricales, âaot deux soudées ensemble, sebe donales «| tingt-cinq lom-
|>aires.
» U n'y a dans le squelette aucune trace des os du bassin.
• Enfin, parmi les peaux d'animaux que j'ai observées à Saint-lxmis,
pfovenantdu hapl Sén^l, il s'en e»t trouvé une apptrtaïunt à l'hyène
tachetée, animal qui n'avait été indiqué jusqu'à prêtent que dans 1^ muU
de l'Afrique. •
OPTIQCB MATEiMATiQUE. — Lettre de M. CàCCHY à M. Ampère, sur l'erpli-
cation de dwcn phénomènes de la lumière dans le système
ondes.
< Les formules générales auxquelles je suis parvenu dans mes nouvelles
rediercfaes aur la théorie de la landére, ne fonmîaaettt pas aeiikment lei
loia de la propagation de la Inoncre dans le vide et dans les divers milieux
transparents, comme je vous le disais dans mes lettres du ii et du ig fé-
vrier, ou les lois de la réÛexion et de la réfraction à la sor^oe des corps
transparents, telles qu'elles se trouvent énoncées dans lea dam lettrée que
fai adrenéea à M. liliri le 19 et le a8 mars. EUea t'appliquent aussi a la
propagation de la lumière dans la partie d"un corps opaque, voisine de la
surface, et à la réflexion de la lumière par un corps de cette espèce. On
sait d'ailleurs que, si la lumière passe d'un milieu plus réfringent duia un
antre qui leaoit aaoina, œ dernier deviendra opaque h Fégard dea nqrona
qui rencontreront sa surfine aoue un angle tel que le complément r , c'est»
à-dire l'angle d'incidence devienne supérieur à une extrême limite qu'on
nomme l'angle de réflexion totale. Dans ma dernière lettre à M. Libri, j'ai
remarqué la prodigieuse (i) multiplication de la hmière qui a lieu au mo-
' ment oîi l'angle r est sur le point d'atteindre cette limite, et j'ai donné les
formules qui, lorsque le rayon incident est polarisé en ligne droite, dé-
terminent l'intensité de la lumière réfractée aussi bien que l'intensité de la
hiinière léfiédtie avec les rnowameafa des phm depoiariaRlioB. Hais oea
iiMinnles, dont trois coïncident avae oelleB de UML Fiwanel et Brewster,
ainsi que les lois qui en dérivent et qui subsistent avec de légères modifica-
tions dans leur énoncé, lorsque la polarisation devient elliptique oucir-
Cttlaire, se rapportent uniquement au cas où le milieu réfringent ne Ait
pas à l'égard du rsjron incident la fonction dHin oocpa opaque, c'eal-
à«dire (-^land le second milieu est moins réfringent qne le preniar)
(0 Cette multiplication de lumière a ë(;aIoracnt lieu, mais à un plus faible degré,
quand on conndère un rayon qui, après être enUé dans un prisme de verre perpeadi-
cnlaireosait à une première face , est nSfl<klii en totalité par nne seconde face, et sort
du prisme perpendiculairement à une troisiiiiM} CS qa'4wpo«vaii«mà«QiielliredcsfDl^
mujes de MM. .Yoiuig , Poiuom et FrMiwl.
a
■( 365 )
anjeuoù l'angle d'iacideDce est inférieur à l'angle de réflexion totale Les
réMtoti obtani» dans le cas ooDtraire me paraissent assez inté-
■fMMiili pour ^ vont ne pirdoiiidci de voaa
-TOIM priant de communiqaer ma lettre à l'Académie. •
0 Supposons qu'an rayon polarisé tombe sur la surfiice de séparation
de deux milieux dont le premier soit le plus réfringent, et que l'angle
dineideiice devienne rapérieur à l'anode réflexion totale, SIIVni apBBnie
r l'angle dladdence, j le rapport qui eiialait entre le rimu dlnddence.
et le sinus de réfraction avant que le rayon réfracté disparût, enfin
et f , les épaiMeu» qu*iiiie onde lumineiHe afcqoiertdana le premier
etdanale aeooiid milieiij on aura
(0 ....
et , ii Pon poae aillea»
(a) »s*aia«>, «s V**— t,
l'intensité de la lumière dans le second milieu, il la distance « de la aur£ace
de aéparation , sera proportionnelle à FeiponentieUe négatite é^". Si r
le réduit à l'angle de réflaxion totale, on aorn
et la lumière réfractée aura une grande intensité. Mais, si r croit à partir
de la limite qu'on vient de rappeler, la lumière réfractée s'éteindra à une
distanœ comparable à Fépaiiaenr f des ondes que peot transmetlie le se-
cond niBea, et d'autant moindre que « seca pfaài grand. Si Ton sup-
pose r m?, « atteindra sa limite snpérieare VV*~ Ajoutons qiM la
quairtité déterminée par la iMmnile(a} rsmplaoe ici lé sinus de réfrae»
tion aveclequd die ooinddé, lorsqu'on a ^TS|. Considérons anainle-
nant la Inarfèie réfléchie.
a Le rayon incident que nous supposons polarisé en lig^ne droite , suivant
une directiOT quelconque, peut être remplacé par le système de deux
rayons polarisés à angles droits, l'un dans le plan d'incidence, l'autre per-
pendionlaifement à eo plan* Hous.nonnneraiis oss deinleiSy njonf eom^
posants. Or, après la réflexion, diacun de ces- deux ntfons oonaemra
53..
(m.)
VintettMté qui lui est propre, et si de plus l'aaf^ ree Bédoii à J'eagkede
r^^xion totale, la marche <les ondulations dans d>«cnn (Vcuxaerala même
Mm9% el ^ rétieM^n. ]VIais, ù t devient supérieur à l'angle d« ré-
flenm totîle, akn» d|M)ft,«||««iui dea i«jr«o» ceeopoMcUs» la réOeaion dé-
fUmi» 1»iil«e.l4».fl*4illatfcm m trAMporim itecMt d*dle» en mt à
OM tmiim AUMMH *fà ménin m linilq aipéritore, et dnioadm
éqmmlente à- mie dwpj-épaisxmr dSmde gin t g, qnand on aura «n t ^ t ,
i^aat-i-dire quand le rayon incident formera un angle infiniment petit
avec la surface de séparation des deux milieux. Si lin r demeure coiB|iria
entre les limites^ et i , la diatanœ dont il «'agit ne aéra plus géméfalement
\» même dans les deux rayons composants. Alors, en désignant cette dis-
tance par£ pour le rayon pobriiA perpendieulairenMnt «n plan d*iiH
ctdenoe et par ^ pour le rayon polarité panllteient k ce plan, on
(4, -tS-«25;. «>
etpar auile
(6) lMH«aafl*liiigî; . .
puis, en désignant par w l'angle de polarisation totale d'an tÊycn qni su-
birait une HAesioB ptriielle, et ponnt en conséquence
.ft) tai.g-r = j, •
.qn IMim.4c A'i^pwtipp (6)
(8) ' iia<LZ-'«eosa.rsin£±-',
• a ■
• • • . . . •
et én fonnuleâ (4), (5) joinlet aux égnailoni (a) et (,3)
• •• t • t. • . I ■ • ■.. • • . . ,• _ •- .
sia*r''ccsj . . eos^!^«is^ •"ir
, tur *s — '■ — ^
? " . a
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t ' . . ' • • . . I. I . . «.1
.» «#iîimi^<>ibpi!*l? (3D.:fi> ^^.^ifSrwede Mwl» dei déus nyona
-WWW??»» mMivn^ . « : .
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•Heint son «wrimuip» qaud la aonmie #cH- <foà varie «ntre la» li>
ntitas o, a«r,aittiaiDt aa ndanr moyame ^r, cTattâ-dire quand on a
(11) n + iwmr.
Alon, l«a fnwHlaa (4) dawMot
(m) Mail 1, UOf ^ s= ^, a=co*r;
p«r conséquent
(«4) - . < »,
la Ibnnule (8), réduite à
(15) ^ lia^ ^ ' SB coav,
entraine la suivante
(16) ^ — F » » — 4»,
de laquelle on tire, en la oombioant avec l'équatioA (7),
(17) I sa Mt^-=ip=-â.
£nfin , de la première des équations (9) combinée aTec les formules (1 1) et
(i5), on tirera
(|8) eo«*r = co«3v.
Il suit de la eonditioa (i4) qu'après une seule réflexion, la différence de
aMurehe daa dan ■■jiwi o* Faipraaiion (10), ne peut jamato atteindre la
demi-^pakaaiB' dTano oado eu la longueur d'une demi-ondulation : poor
qu'alla pèl aftlaindre un <{nar« d'ondulation , il tednit qna la Talaar
nuxiraaaadà^-^fffttdgda on rapdriaara à g; et par «oite, an vartn
<)e l'équation (i 7) , la valeur de 6 devrait aloi» 4lra 4f|]« «a aifériawo à
celle que détermine la formule
(19) * s cotg s n,4i4*-"
tm admamiit «Ha diiiiliie valaiv do I, on tirandt des formules (t6)
(36»)
61 (i8)
(10) «-a^, cMvscM'^sa , rsta'IffOiMiauiedivMM).
Alors, en supposant les intensités des rayons composants égales entre
elles, ou, ce qui revient au tnétne, en supposant le rayon primitif po-
larisé à 45 degrés du phn d*incid6iiee, on obtiendrait, après une -traie
réflexion sous Tanglc de Sa* 46', la polarisation circulaire. Or la valeur
de 9 donnée par la formule (rg) est à peu près celle qui convient aux
iliamants les nnoins réfringents. I>onc, pour obtenir après une seule ré-
flexion totale la polarisation drenlaire, il fiut employer nn corps dont
l'indice de réfraction soit égal ou supérieur 4 celui du diamant. Si l'on
emploie des corps doués d une puissance réfractive moins considérable ,
deux réflexions totales sous an certain angle pourront produire la pola-
risation drculaîre, pounru que l'indioede réfraction soit éjgd ou supérieur
A la valeur de % que fournit l'équalioii (17) quand on y pose
^ — rs^ Or^on tirealflndeafennuka(i7)et(i8)
(ai) a = cot^aBi4g66... (aa) t = 5i»47'.
La valeur précédente de 0 est un peu plus fidble que celle qui convient an
verre ordinaire. Par conséquent , deux réflexions sur la surface du verre
ou d'un milieu plus réfringent, pourront produire la polarisation circu-
laire, si dans ces deux réflexions les soiftoea réfléchissanias sont paral-
lèles, et si de plus l'angle r a une valeur détuimiiiiée ipi, puar k verre*,
doit être peu différente de 5a degrés.
a £n général , si l'on &it subir à un rayon polarisé une suite de ré*
flexioiM tolalaa sur divenea antlàeas tontes perpendloolaires «1 plan d'in-
cidence, qui sera aussi le plan des réflexions successivas, «l si, après
avoir déterminé pour la première surface les valeiuv des angles /u, y, à
l'aide des formules (4) , (5) , on nomme f*', f»", f",. . . ce que devien-
nent les angles At, » , dans U seconde, la troinèoie ,. . . réflexion , .la di£fé-
renoe do maidie entre les deux têpm composants* aen en définili«e
représentée par la rapport
w 5*
3i ce rapport est nul ou multiple jde >, c'«st4idHia; m d'aulNB taraDeB,
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si la «Mme
( 369 )
M réduit à zéro ou à un multiple de t, le systcrne des deux rayons com-
posants produira définitivement un rayon réfléchi semblable au ravon
incident. Si la somme (a4 i fst le produit de ^ par un nombre impair, et si
déplus le rayon incident est polarisé à 45 degrés du plan d'incidence, le
itijon réfléchi sera polarisé drcttlaiienenk Dans tout antre cas, ce rayon
oflBrira h polarisation elliptique, c*es(4-dire que la courbe décrite dans ce
rayon par chaque molécule d'éther, sera une ellipse. Si toutes les surfaces
réfléchissant spnt parallèles et de même nature, si de plus toutes les
réfleaiona s'effaetaeBt sons le asème angle , alors , en sommant » k nom-
bre des réflenons, on iMoin la quantité («4) au produit
(•5) «(^—0.
Ce dernier produit dépend de l'angle r, et atteint son maximum pour la
valeur de r délarflunée par b loanulu (i ^ Ce fuasimum pour le vem est
environ
'DooCf si Fan emphne le verre ordinaire, il faudra &ire subir au rayon
incident an moins deux réflexions totales pour produire la polarisation
circulaire, et au moins deux nouvelles réflexions pour la détruire. De
plus, pour que la polarisation circulaire soit produite par les deux pre-
mières rcâexions, il faudra non-seulement que l'angle d'incidence soit de
5a degrés envin», mais encore que k rayea incident aoit polarisé k
45 degrés du plan d'incidence; et alors, après quatre r<'flexions, le rayon
réfléchi sera polarisé lui-même à 45 degrés du plan d'incidence, mais de
l'autre oôté de ce plan. Huit réflexions totales sous l'incidence de 5a degrés ,
ïamenemsnt k phn de poisrisation dn mène côté. Si k rayon inci-
dent étaîkpokaiié non plus à 45 d^rés du plan dincidence , mais dans un
plan quelconque, quatre réflexions totales sous un angle de 5a degrés
ol'friraieat encore un rayou réfléchi semblable au rayon incideut, et les
pkns de polarisMion des n^nna ssUdaaas, inddent et véiUcU* Ibnn*-
raien t encore des ang^ éffm avec k plan d'incidence , mais asniant situés
de deux côtés différents par rapport à ce dernier. .\u reste, on pourrait
produire le même eikt avec dnq, sïju. réfleaions totales, en changeant la
(370)
valeur de l'aogled'iocideacc; et l'on pourrait pareillement obtenir la pola-
risation circulaire à l'aide de trois ^ quatre... réflexions totales. Si, pour
fixer les idées, on vent la produire iPaide de trois réflextons tol^, aoos
la mène incidence, on détaraintmlei •ngfeefS,!' à fWde de b formule
(8) jointe à la suivante :
(«7) ta»J«3«», •
puisTangle r à l'aide de Tune des formules (9). Si Ton emploie un verre
dont Tindice de réfraction soit 6 = 1 , 5a , on ttouven suGoesiivement
m^dA*MfU\é^'^==.ofi5m^C±:M^^-té9*^o'5€f', et
par suite ^ = 55*, 49', i o^ » = a 5", 49', 10", ou bien ï54*, lo'.Srf*,
1= i-i^'io'So". Cela posé, la dernière des formules (9) donnera
T = 4a* a4', ou r = 69* a I ' 4o". Ainsi , la polarisation circulaire pourra
être ciMan» à l'aide de trois réflexions totales, opéréee dans Punde ces
deux derniers ntigles, dont la demi-somnae est à peu près l'angle sous
lequel le même genre de polarisation résulte de deux réflexions seulement.
Au reste, tous les résultats qu'on vient d'énoncer sont conformes aux cal-
cula et ans expérienoea de PresaeL II y a plus : si Ton élimine les quantités
«««« ^ formutoa (a), (3), (4) et (5), on en tire», en posant
Or cette dernière équation est précisément ceUe qjuaf^nel a obtenue,
en cherchant, dit-il, ce que l'analyse voulait indiquer par les formes, en
partie iosaginairM , prennent dans le cas de la réflexion totale les
coefidenta de filessii afcpnlusi déterminém daha l'hypeMe de la lé-
flerion partielle. Cette même équation , que Fresnel a iwinifiiiéa par
diverses expérieaecs, et en faveur de laqueiie, suivant l'expression de cet
illustre physicien, s'éieyaient déjà des fmbmbU^és théoriques, est, comme
on la voit, un nnnifainuMU nécewaire dea lbii<puiaa qne' tm» avons
établies.
» Lorsque deax réflexions «ecesasives s'opèrent sous le même angle, et
que les deux plaus d'incidence sont perpendiculaires entre eux, on a évi-
demment ^'«B», •îasM, mH-^'— {» -h 9') =a o. Donc alon le rayon ré-
Béebi devient, après la seeende féienioii» lendifaMe m teoldeM.
a L'aiialyae dont j'ai 6ii naaga dénwntiu eoeore que ka niedn de ^ «I
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( 3?« )
de » re8tenieat"I«6 mêmes, si le rayon primitif, au lieo d'étr* polariaé
rectilignement, offrait la polarisation circulaire ou elliptique.
m Eu termiuBbo«teiX{K)«é.|.je ierai une obsenratioa relative à une a&ser-
thUHmjM ^fpktiémiêtlfêttnm éM^libii , «avoir qu« ]»Tit>r«aioiis
en d'autres vibrations de même espèce , mais ('iriLrf'es en sens i on-
traire, etc. Cela «loit s'eiiteudre du cas où le secoucl luiheu étant plus ré-
fringent que le premier, on a r ^ t^, aiuâi qu'on le reconnaîtra 'MM^tjhie
reste, toutes les conséquences que l'on peutdAduire de ces deux formule»
relativement aux signes, s'accordent avec les conclusions tirées des for-
mules de MM. ïoung, Pouibon, Iresnel,... et avec l'explication qu'ils >ODt
donnée dn phénomène de».en»MtM»)lfoloBéi<<ri»>«>acéidiMMilfciihBti
(joei^ensité de k'iÉfliière, transmise à travers un prisme, atteignait son
manimnm , lorsque le rayon ém<T}?ciit était polarisé perpendiculairement
au plan d émergence. Uue expérience quej'ai latte AvecM. Ucssler, pro>
CMBcaride pby sig ue , m^cmAmaUSémtàtaà* rimfcfwq} nriti Mi . 1 1
{GoauniMBim, ]III.Bittaiii| Mageiidie, Double et Breadiet)
M. F/arf/ annonce qtie le co(v-pox vient fl'êtrc trouvé sur le pis d'une
TBcbe aux environs de Paris ( à Passy ); que les expériences comparatives
fidtee avec le eoohpoae et l'ancien vaoefo , montrent dWe mantéM érideate
la dégénération du virus de la vache quand , dans le long intervalle d*
38 ans, il a été conservé et entretenu par des tranmiMiona ■ncceMivM lur
l'homme.
iM. Blaffd cwit q— le eaajijMflp<at tito.<»iM»nHMi.«ii>><«riwaiia<itft(irb.
Suivant lui, la maladie a deux#tléiiBJtiiHanflhéaiMe. toi^awlèiej dtl^il,
• dont la durée u'eist pas longue, se manifeste par une ou deux geosses
aiyuattftes, larges compiedea. pièces de«j;^.«o<w^ eUi8soiU.«M«ntieUei|B««t
» laewate eontsgieuse. Aoe» yutnlai jnooètoimii éiylin«ino»biWiak4t
••i1hhiMq«s pins petits^, plue ■■mhhWaa m mmn .otjînalf e tinwii^tjiiwi
» ils sont privés de virulence. >
M. Fiard espère pouvoir, prochainement, présenter ïénçUion primitive
ans eonaliliiNi de rifiadénia.
BL Datrocbet croit qn*il ne ftut pas trop sekàter de regarder les pus-
( 3?» )
tules réc«iniiMiit obtenrées par divan aiédeeiiift, comw k TéritàbU
OOW'fOX.
m Let vadiet , ixXAX , sont tnjettw i nue mkdto èneçlûmtmmm tembUile
> à h- petite virole, dont le siège est sur le pU, mais qui n'est point le
■ cocvpox. Tai observé cettp mainflie (If s vaches en Tourainc. Le viru»,
» recueilli sur ces pustules, fut inoculé par un médecin aux bras de deux
» enfants qui nVvaient point eu b petite virole. Ban» la nuit qai auivit
» lejooirdêcetteinoealatlon, leadeuxenfiniti eurent une fièvre violente
» accompagnée <îe voinissemenls. Ce fut là que se termine l'effiot de cette
» inoculation ; il ne se développa point de l>outons. ■
MM. Duméril et Donble , sans nier l'exactitude de l'obanmliiNi de
|f. Datrochet, diclarentquMb ont tonte raison de croire qne hepuatdet
observées récemment à Passy étaient le cocv-pax.
M. Fiard, au surplus, annonçait déjà dans sa lettre que, lui aussi,
avait observé avant i83i, sur des pis de vaches, une éruption fort sem^»
blableft la vaccine; nudequeriropoaaibUitidetranainettve le «Rooin «ne
l'humeur de ces pustule», lui avait fidt désigner ce ^radTiniption parle
nom deySuMie picotte.
M. Bonnet, chirurgien en chef (désigné) de l'Hôtel-Dieu de Lyon ,
écrit qu'il guérit radicalement les hernies, eu piqwmt des épingles près
de l'anneau, à travers les enveloppes herniaires, et en les disposant de
manière qu'elles maintiennent les parois du sac en ooiitact, jusqu'à, ce
que l'inflammation adhésive se soit développée.
cnanen. « 2>aâeaienr des caiadi unnaires par VMectrieiti tiollU£pw.
M. bonnet rend compte des eaaais inaqucli il «Test.livré, sur la di«0>
lulion des calculs à l'aide de l'électricité voltaîque. 11 a injecté pendaÉt
plusieurs jours de suite jusqu'à 6 onces de nitrate de potasse dans la
veaiiedW «Iten, sans que ranimai parût reaaentir aucune douleur. Sur
«le jument, il a obtenu par la pi£» et dans rcspnoe dNme betnre, la
dissolution de 8 gnim d'un phosphate triple quir avait éii préalable-
ment pesé.
(373)
Toot If ttoade eoniMlt Piagénieuz proeédtf que lir H. IliivyamitiMro-
posé pour préserver de l'oxidation le doublage en cuivre des navires.
M. £d. Davy vient d'en faire une application heureuse à la conservation
des bouées des ports de Kingstown et de Portsmouth. Le même cbimiste a
clierché t*il m acnit fkts possible d'enpddMr également Poxidation du
caivre. du bronze, de l'acier, etc., conservés dans tatr, en mettant de pe-
tites plaques de zinc en contact avec ces métaux IA'xp('Tieticc n'a pas
réussi. M. Born, capitaine d'artillerie, qui avait publié une note à ce sujet
dés le nmt dè juillet i83S, icHt aojourdirai i l'Académie poor dira fe-
marquer CMiabiett Kl qoeation aat importante i même en ne l'enTisageant
que dans ses rapports avec tes services militaires. I/artilleric de terre
et la niariuc avaient naguère un approvisionnement de 7 78 1 000 pro-
jectilea, représentant nue valeur' de plus de 96000000 de Irancs.
M. Born estime qu'après ao ans d'exposition en plein air, une pile de
boulots est presque complètement hors (io service; or si l'on se rap.
pelle que la valeur d'un projectile vendu comme fonte , n'est guère que
le tiers du prix d'adiM, 00 reconnaîtra a^ec M. Born que la recherclke
des moyens de conserver les métaux Ma plein aîr^ mérila toute l'atten»
tien des chimistes et des physiciens.
M.. Dtvnas propose d'^^yer de substituer .UQ e^uduit de caoutchouc à
la .peintort otdiiipw» A rhuile , qui o*a pas é||6 «doptée prce qu'elle
a'4aiille.et sf i/bnàt tnès «ito par le frottemcal.
idTémoLOOU. — Fbrmatton du givre.
M. Fournet a remarqué que la forme des longs cristaux de givre qui
vaatent qudquefois suspendias aux brandias des arbres, varie solvant la
nature des circonstances atmosphériques.
Quand la température s'est abaissée graduellement, les lames de givre
sont recouvertes de stries (bmuuit entre elles des angles dont les sommets
a» trouvant tournés Mrs k branobe à laquelle, la lame est suspendue.
Lonqne, «n contraire, le froid se manifeste brusquement et avec une
grande intensité, les stries des lames cristallines affectent une position in-
verse ; les ouvertures des. angles qu'elles forment sont alors tournées vers
la brandie.
La neige se oaai|^ anaai,.aia«i «fwnrant» d'éloikf braMbnoa ifant dea
stries à aafka onverla ou renHuiti» jOsafinîm» invarsee^* l».Mif« 9om%r
S4«
(374)
elles comme les formes du ^vre, déterminées pr la manièra dont le firoid
se manifeste dans les hautes régions de l'atmosphère ?
AfirAs «aqu^ noot avons rapport^ âtm fdniianrt nomérot dn Com^
Rendu, concernant les étoiles filantes qui se montrent ordinairement vers
il milieu à» novembre, on ne a ctonncra pas du soin scrupuleux que nous
mettons à tenir note de toute les apparitions de ces phénomènes.
JÊL.FoÊvmt toil qu'en 1819, dan» la .(»r«Biièf« noitiéde novembre
ÇHL Foumet ne se rappelle pas la date précise), étant, à cinq heures du
matin en diligence sur la ruuio ilc Coblentz à Bonn, il vit une quantité
considérabl); d'étoiles filantes qui se mouvaieut dans toutes les directions
ooaMM kt futées d'un Uca, d'artifioiv « Peu d'instants se passaient sans
» qu'on n'en vit paraître, tantât ici, tsntôt lii et aonvent plusieurs k la
a &NS. Le phénwnèt ne.cesNi qu'avec, le jour. »
uaaiiwWiiMiw ^ tordre taivmt lequel les plumet tontdisposéet sur k
«eigw 4b Aiimw; par M. lacQuiinv.
« Tai pris pour exempte £1 eomsiilfe...
» MM* Il n*y a guère que la moitié de la superficie du corps de cet oi*
sean qui donne attache à des plumes; le reste n'est garni que de duvet
quelquefois très rare. A l'exception de celles de l'aile et de la queue, toutes
les plumes sont disposées par bandes, que j'appéife Bandes fUuertkn.
m La face supérieure du corps présente une bande d'insertion qui règne
tout le long de la ligne médiane depuis les narines jusqu'à la glande
anale; je la nomme bande d'insertion dorsale^ Sa partie osnricale> recouvre
tout le dessus de la téte-, sur le oou^ elle se» rétvéqil eonsMasU^paamt^ et
forme un ruban d'une largeur égale, -qui. se prolMigs asasmsvnl-sur .ls
dos. Arrivée entre la partie postérieure des deux omoplates, elle se bi«
furque, laisse un espace dénué de plumes entre ses deux branches sur la
ligne médiane, puis se rénmt au niveau du beasi» poov-aa lumlner en
forme dé triangte, en avant de la glande anale. 1|noiqu«eti> banda n'bc»
cupe qu'une partie de la fece supérieure du corps, les plumes qm la
composent, en se couchant oUiquemMit sur le» oé4es^ recouvrent néa»*
moins tout le dessus du corps.
• PnraBèiflment à eeu» gtanda taad» dflwaHiuH JiwwIm» m. SB-voit
quatre «ntrok Lei deuz«nlérieuran> uno>pour «haque<séln, <
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(375)
un peu au-iîossous de l'épaule; elles se dirigent transversalement d'avant
en arriére sur le bras, depuis le commencement de la membrane anté-
rieure de l'aile jusqu'à M membrane poitfrieare , oà «Dm se tefpuDfSDt
diMune par qaatre à cinq fortes plumes. Je les appdie bande ttinsenion
humérale. I>os plumes nuxquclles elles donnent naissance recouvrent toute
l'épaule et les ûancs en formant un faisceau, qu'on remarque dans l'angle
qui résulte de la réunion du bras avec le corps.
> Deux attirai bandes analoguet, une pour, chaque e6lé, se dirigent
transversalement d'avant en arrière, sur la fîace supérieure de la cuisse
à peu de distance de son articulation. Elles sont benucoup plus petites que
les hwnéraies. Je les noipme bandes d insertion fémorale\ leurs plumes re-
jopuwent la fiice externe (le la cuisse et les parties latérales du baasin.
» Lts pennes caudales sont implantées sur une ligne en fer à cheval ; leor
nombre est de douze. Cinq sur chaque côlé sont insérées obliquement sur
un même plan; les deux internes qui forment la paire médiane ou coxi>
gienne se trouvent sur un plan plus élevé; elles sont attachées immédia-
tement sur les deux côtes de l'extrémité supérieure de la dernière et sin-
gulière vertèbre caudale. II n'existe sur cette face supérieure <lc la queue
qu'une seule série de. eouverturet appliquéce immédiatement sur les peauca.
■ VmUe présente beaucoup plandatdéliiii. Le demus de la mmmhwtê tu^
tineafê eat couvert de fortes plumes dirigées vm Fexirémité def idhvetqtn
rayonnent en même temps- vers les bords. Lea couvertutes des pennes cons-
tituent deux séries qui commencent toutes deux dans Pangle formé par la
réunion du bras avec le corps sur la surface poctérièore de l'tnmiérui.Xa
première série se compose de sej^plumes pour le bras, de douze pour Fa-
vnnt-hras, pincées très rt'guHéretnent sur la ligne médiane de sa face ex-
terne tout proche de l'insertion des pennes; et enfin de neuf pour la main ,
dont souvent trois ou <|aatre manquent La seconde s'applique immédiate-
mentsnr les pennes; die se compose de sept plumes pour lé bns, placées
entre les sept de la première série; de douze , pour l'avant-bms , couchées
obliquement sur les douze pennes de cette région , et insérées sur la face in-
terne de leur point d'insertion. Elles sont plus longues que celles de la série
précédente, et dMgées phis obliquement vers là pointe de Taile. Enfin , il y
a, pour cette seconde sérié, dix plumes sur la main, placées entre les
pennes digitales dont elles suivent la direction et la longueur.
» Le pouce porte trois pennes qui forment l'aile bâtarde des ornitbolo-
gîstes. fiUes sont courtes et couvertes d'une «culs série de coupertures com-
posées de trois phraies. »
(376)
«
oBOORMBn nmagm. ^Simee m sommit ^une mmUagne des J^uties.
M. Borj de Saint- f^inêent dépose une notice ilaus laquelle M. Durieu,
son correspomiant, rend compte dtt voja^ difficile qoll vient defiiire à
traven le royaume des JMries. La partie botanique du mémoire peut être
considérée comme le commentaire de ce passage d'une lettre que M. Bory
écrivait à sou ami il y a un an. « Vous trouverei dans le» Asturies la vé-
» jfétation bretonne modifiée par h latitude. » Hooa avontauMÎ remarqué
dans te travail de H. Darieu,im lait important de géographie phyai^
Nous le rapporterons sans rien changer aux ex|)ros5ioiis de l'auteur.
m Une b«;lle source s'échappe du point culminant du pic de la Sarrantuui ;
9 or comme ce pic n'est dominé par aucune sommité «iTironnante, il &at
» nébeseairement que l'autre branche du aipbon aille bien loin vert Test
» recueillir dans les flancs des montagnes à neiges perpétuelles et beaucoup
> plus élevées, l'eau qui vient jaillir à l'extrémité de la branche U plus
» courte et qu'un hasard extraordinaire ou une cause naturelle horsdelapor*
» tée de mes connaisiancet, a fiût monter jusqu'à la dme d'un pic aigu. »
■TOiM*. — Sur les moyens depéétrvr àam lu UêmxMmpBtA vapeurs
M. Paulin t Heutenant-cotonel des sapeun-pompîer» de Paris, adresse
pour être joint au mémoire qu'il destine an oonoourt Montjfon, sur le»
arts insalubres, copie d'une pièce qui vient de lui être envoyée par le
comité des fortifications, et qui prouve, dit-il, qu'au moyen de son
appareil modifié, « l'assiégé pourra toujours, après l'explosion d'un
» fourneau de miiie, étabK, soit par l'assiégeint, soit par Ini, rentrer
» immédiatement danala galerie pour reconnaître les eflets produits par
• la poudre, recommencer le travail , et prévenir ainsi l'assiégeant dans
» ses travaux de contre-mines; tandis que sans appareil il faudrait at»
» tendie que la galerie f&t désinfectée; encore ne ponrraifroA pae, ajoute
» If. Paulin, ériier les effets des exhalaisons qui auraient lieu aow k
» nez des hommes occupé» à remuer de la terre imprégnée de «apeoif
9 aolfiiffeuae». »
*
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(377)
MÉMOmES PRÉSENTÉS.
AWmmiiTBBH — De la greffe du mûrier blanc sur le mûrier des PhiitfpÙIttf
j/arM. BoRAFOUS, correspondant de l'yicadérnie.
Pour avancer de plusieurs années la croissance du mûrier commun ; pour
le multiplier plus rapidement, l'auteur a pensé qu'il fallait faire concourir
le mârier dc«Ptnli|»piiics i sa propagation. Ainsi, au lieu.de multiplier le
mArier Uone par la voie trop lente des semis ou par celle des boutures,
à laquelle il se prête difFiciiement, M. Bonafaus greffe ce mûrier d'abord
&ur les boutures du mûrier des Philippines d'une année , recépées à un ou
deux pouces , «u-deMus du sol , et en McUAd fien inr les tiges retranchées
de ces mêmes boutures et coupées per morceaux de 7 à 8 pouces qu*il
plante immédiatement après les avoir prcffées. 1! obtient ainsi dans une
année, des tiges de cinq à six pieds de longueur, sur trois à quatre pouces
de circonférence.
cuns. — Du sulfure de carbone i par M. J.-P. CuuEaBE.
(Goinmigsnres» MM. Chevreuil Dumas, Robiquet.)
Le mémoire de BI. Ctawid» est la première prtie d'un tnrail étend»
sera ewoesaivemeiit soami» k l'euamen de l'Académie.
&BCTIJBB8-.
AHALTSC UAtmiiunQOS. — • Note sur la loi des grands nombres; par
K. FoiBsov.
« Dans le préambule que j'ai lu il y a quelques mois à l'Académie (i).,
de l'ouvrage sur la Pr<AabiUté des Jugementt «riminds dont je m'occupe
actuellement, j'ai considéré la loi detgrwids nombres comme un lait que
nous observons dans les clioscs de foutes natures. Les exemples variés que
j'en ai cités ne pouvaient laisser aucun doute sur sa généralité et son exac»
titude; mak tu aon importance, il était nécessaire d'en découvrir le prin-
(0 CÊÊtfin» mmàs» hebiemmàmins. M l", fa«s 49S.
( 378 )
cipe , et de la démontrer directemeut. J'y tuia en effet parvenu « ainsi
qa'on le vem daoa cet oimvfe» dont l*iinpreaiiiOo va bientAt commencer;
et l'objet prindpal de cette -iittte'esttraii«»6aé''eè^ulut qui me «emble
devoir intéresser les géomètres.
«On ne doit pas confondre cette loi générale avec le beau théorème
dû à Jacqne» llahioiâli, -qdi ea 'HÉittln^ ooiiBne 'on «ait, la démonstra-
tion pendbMnit yiiigt «miles. Diaprés ce AéorèaM» ka événemoits arrivent
à très peu près, dans une longue série d'épreuves, proportionnellement
à leurs probabilités respectives; mais on ne doit pas perdre de vue qu'il
suppose ^ue ces chances demeurent constantes; or, au cuutrairu , les
clûncaa dea phénomines fhpiltpm et des cfaosce mondes, varient pres-
que toujours cwitinuellement sans Micooe r^ilarité , et aowcfnt dpne une
grande étendue; cependant, une observation constante nous montre que
pour chaque nature d'événements, le rapport du nombre de fois qu'ils ar-
rivent au nombre total des épreuves est aanaiblement invariable, quaaud
joes nombres sont tris gmi>^ de sorte 4ne.ce rapport paiaitAonve^S^
à mesiire que ces nombres augmentent encore davantage, vers une gi*an-
deur spéciale qu'il atteindrait si les épreuves pouvaient être prolongées à
Tinfim. Cest aussi oe^ tt ifaliPri»' dénwntre rigonreosemwit, sans îêêê»
aucune bypotbèse sur la loi de variation des chances , et indépendamment
de la nature des choses, morales ou pbysiciucs. Quaiul on considère l'irré-
gularité des chances etkurs variations plus ou. moins grande» pendant une
longue série dtofaaervalionSa la constance ^ëea nppocls obsorsia «aAM«ks
grands nombres pour chaque sorte d'événements « peut paraître une diose
surprenante que l'on est tenté d'nttribuer à quelque cause générale et sans
cesse agissante; mais la théorie £sit voir x|ue cette permanence est l'état
naturel des choses , qui se maintient de lui-même sans le accours d'au-
cune «aua»étrangère, et qui, au contraire, anMit basoibpMir ahHiflSr,
de l'intervention d'une pareille cause. On peut comparer cet état au rcpos
des corps qui subsiste eu vertu de la seule inertie de la matière, tant
qu'aucune cause étrangère ne vient le troubler.
a Tour donner, 'par nn' exemple- simple, «nè'idér'pridse de^la'Af*
férenee qui existe entre la loi des grands nombres et le- théorème de
"Jscques Bernouilli, je suppose que l'on projette aooo fois de suite,
une même pièce de 5 francs, et que l'une des faces arrive 1100 fois
êt -hiutre 900- fois rb'dianoeiweonnne,d pgrAnf^'de'Fanivée idtf rune ou
l'autre de ces deux faces, est ici invariable, pilimuMIii dépend da la
constittttion phprsique delà pièce ^ n» chaagsjpai piniant leaépream ;
( 379 5
A vnflt' donc du IhénilM éM ptfiif céndlfM ipÊs dnffift ' est
à pOB fi pour l^iiie 4«s fine* «t.A P«U' IVmm^ «t pour en con-
clure que si l'on ri'pèle ces épreuves encore un très grand nombre de
lois avec la même pièce, la première fece arrivera à très peu prés ^
de oe^jMMnbr* de fois, et k seooBde ^. IMe A l'on projette rae-
ceuivonent aooo pMoet de 5 frtMn diflérentes, la chanoe de dncone
des deux fsces ne sera sans doute pas la mémo pour toutes ces faces ,
et le théorème de Jacques BernouiUi ne pourra plus s'appliquer; néau"
noins,- li l*ime éé» iaces arrive» (kNIr fiadir-te UMea, laoo Mset l'antn»
. 8oo , on oondaia de k-lei dytfUliiidfc liuifclUi— l <|we dans une nouvelle
rie d'un très ^rand nombre d'épreuves, faites avec des pièces de 5 francs
de la même fabrication que les premières et à la même effigie, ces deux
ùkcm arriveront encore des non^Nres de Soi» qfâ seront entre eux à feit
pea p«ée eoeame ta et *
» Cet exemple matériel est une knage de ce qui se passe dans les
«boses morales, considérées indépendamment de la nature de leurs causes ,
<ei seulement quant à leurs effets. Dans les jugements criminels, par exem-
ple, la condiwii»aHeh et raefninaneiitde raecoeé entdes chanoM ^ «a-
cient d'un prêtée à un autre, de même que les Chances des deux &ces des
pièces (le 5 francs, chansrent d'une pièce à une autre. Or, cela n'empcche
pas que dans des nombres très grands de procès, le rapport entre le uom-
kce deeae^llliliÉ6Mllet*ÉihliÂn cciidaiiiiialioBa tie soit^pett prèi inva—
jriable, aussi bien que le rapport eatre les nombres d'arriiWMeadcux faces
de pièces différentes. Ainsi, pendant six années consécutives que la lé-
gislation sur le jury n'a pas <:laaogé en France, le nombre des acquitte-
aaeMti« été anmHll«ae«t««39, tiroeaMfeB, du nombre des aceatéa : ane
aaaie ieia il t'est âevé à-o,4o, et une seule fois il s'est abalMé A o,38. II
a changé ensuite avec la législation. En Belgique, depuis le rétablisse-
ment du jury vers le milieu de i83i, ce rapport a été 0,4 o^^o, 0,39,
poar les trois années- i83a , i833, i834- Auparavant, U était naohidre
de plus de moitié, et ne s'élevait qu'à environ 0,18. Les tribunaux crirai»
nels qui jugeaient sans l'intervention des jurés, étaient composés de cinq
juges, et pouvaient condamner à la simple majorité de trois contre deux.
*8nt dix aeensés , ik en coodanmaient hnit, an Ken dealz que le jury coih
damne aujonisd'hui. On peut CMeultei* anr oe point les OMfMer ginémmt
fie F administration de la justice criminelle en tt^fm , réceHHHfnt fdtiMt
jpar le gouvernement de ce royaume. »
55
CUMÎou s'est élevée dans le &ein ào l'Acadénue, an sujet (les appltc»'
tiwBs du caldul «Its praiMbililés à 6m gMilia— àm aMmle moimL
MM. Poinsot, Dupin, Navier, ont «HMMivwuat pris la par«le. Toki
r^tiuné tmtkux des OfiaÈm» énaMév par «m tpai» aMdteikiim^
0 Le «M des proMiOité» demies efaesee ■irnlii, titks cpnies
» jogeoMMasdes tribuMOK^ou IssweUsdesessemMées.fMuettàif. Poinsot
» une fausse application de la science matLématique ; il pense c^u on n'en
» peut tirer aucune conséqueoce q/ui puiise servir à perCactionuer ks
a dédakmedet Imnaei. SniM H. Lepliee Itfi min», in Aéene ém
• qtiavec les mêmtS données deux personnes trotwent des résultats différents,
» surlolU dans les ^ptestions très comj^Uquées ; d'où M. Potnaut pourrait
» coMiare que U théorie des yrateWiiés eit etdéiicete qu'il «sk très
» probable que ks^ géomètres se toewp— t eeweH deas eetts euelyse;
a de sorte qu'après avoir calculé la probabilité de l'erreur dans une cer*
> taine chose, il faudrait calculer la probabilifé de l'erreur dans son
« calcul. Cette idée seule d'un calcul «pplicable « des diascs où se mè-
a IcM taeliMBièMi iMyerfaUes» l'ig^ww et Je» peaiene de» keanRs,
s pouvait &ire une illusion dangereuse pour quelques esprits, et c'était
» surtout cette considération qui avait déterminé M. Poinsot à prendre
» un moment la parole sur une questioo si peu géométrique, m
•
Ottmfatmns de M. Ch4Bu«Di»w.— •Molre'confrèreJi. Maeoa efieilk
nous assurer qu'en réunissant un très^nd nombre de jugements par jn>
rés, les dispc<»portioas qu'on peut lemarquer sur de petits nombres entre
4ee aoiBitlenieuis et les eeodaMMlioMt diadwMHt «t aVIfaffnt, pour
aio^ dire , indépenduMMBl de touN» decoMlncee eeeialee.
• ▲cet égard je fais une première observation : plie est relative aux dilCé-
resces énormes entre les acquittements et les oondainnatioa» par les jtirye
actuels et per les jurys du tribunal TévolulioBnMre.
sentent, d'après les nombres mêmes rapportés par notre savantaOdWfAf
39, 40 et 4 < Acquittements contre 6i , 60 et 59 cunda m nations.
slfaia ce qu'il y a déplus reiDarquaye<akde|iliii d^lMU»»«lNtcpM
les aoqtiltteme&ts, qu|, dans le principe du tribunal «évointionnaire, étaient
ar.mii| wi 4t» aiqtdl-
lœ irilttRiauK aotaeb|ii^
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( 3«» )
fbns une proportion Leaacoup moîns porift», diniinueut à mesure que îe
nuiubre des jii^eœente alimente, ^uoiqièe lea cbuioM <io composition lUi
j ury rmtÊÊtt ht méwHi
. M. PoÏMOo Téprad qaH â ■tiMiiHif «0 «m; « tranvé |mir la pro*
portion des acquittements aux condamnations sur un très grand nombre
de jugements deux racines d'une équation -. la première qui convient aux
temps et aux cas ordinaires , la svcoad* qni coovieDt aux temps et aux
«McactnMKliMires, tdsque le tempe d« k t«>rear et le cae datribunel
rérolotioniiaire.
B Je ferai remarquer à l'Acadérnie qu'entre les cas d'extrême terreur
et ceux d'une sécurité parfaite, l'état social , dans ses phases, nous offre
«ncôeMhrement «eue les degrés utennédieiree dHnttosrité et d'inti-
liaidation.
■ Voilà Jonc une vflste série de causes qui tendent À changer trè»
notablement la proportion des acquittements aux coudamuations, quel que
loit le nombre dce aocoeés de chaque époque.
■ Encore une antre observation. U est des administralioiMMnbragniaea
et susceptibles, qai se font un système démultiplier les mises en accusation.
£h bien ! toutes les fois qu'il n'y a pas terreur exercée par le pouvoir, le
jury réagit en aeès contraire; non>aealenient il ion^oente les ôilpabitttéa
iégères, mais par analogie il répugne à condamner lea délits graves. Âini|
dans ce c^ns encore, plus le nombre des jugements s'accroît, et plus la pro-
portion des acquittements aux condamnations devient considérable. La
disproportion peut nÀne aller n kin que Tadannlitralion raeourre à
des lois d'eseeption pour retirer au jury des causes d'une certaine na-
ture, et pour changer Ics pToportiotts du vole et ses «onditions de se>
cret ou de publicité.
» Comment, je le répète, an nitteu dt dianoes si variables et de cir-
comsiances al puimiBitTn , comment peut«on e^»érer d'arriver à des pro»
jfortions limites^ qu'on pourra regarder avec quelque fruit comme des
moyens termes à prendre pour base de raisonnements quelconques? enfin
lorsque de larges séries de cas particuliers pourront s'écarter très conai-
dfcablsaast de iMm llmUst à yoi aewirant em teiBiap moyena, et quiMm
conséquences appBcables peut-eo espérsr dTen dédmre ?
> M. Poisson nous a fait remarquer que, dans le midi de la France, la
proportion des acquittements aux condamnations est certainement moin*
dre que daue la nmd»
Bar «OMiqMac, s'aupéiSit 4MiMMM«iil sur lea dao parties du
51.
( 38a )
royaume, il arriverait ponr de très grands nombres à des proportions li-
mites qui différeraient très sensiblemeut , quoique la composition et le
mode d'opérer du jury soient îdentii^lflNHte 1m deent paiiiet de Ih Fhmoaw
a Et s'il prend la Fraafit oMtère, il va trouver une troisième fmqpdr»
tioji limite qui ne représentpra ni le nord m le midi, mais un moyen
terme idéal : cei^es, telle n'est pas l'idée <^u'ou peut se former d'un terme
final vers lequel gravilani 1m télUloié-dn Ion» Im jurys d'un pays. »
M. Navier demande i préaenter qaelqma remai^ua rdativemeni it
la distinction que l'on a semblé établir entre ies BâU oaturets, dont oa
regarderait les uns comme étant assujettis à des lois invariables , et les.
autres comme étant entièrement fortuits et accidentels, et par suite
comme ne pouvant donner lien à dm inrestigaïkma fondées 80r de» mi-
thodM rigoufeosei. > IL Navier peoM qpie les biu de toute Mpipe soc
lesquels peuvent porter nos observations , et même les faits politiques,
ou judiciaires dans lesquels iutervieuueut les passions çt les intérêts
humains, dépendent également de lois déisnïnnéM et snbsisiantM^
fondées sur la nature de l'hoinrae. Ce principe étant admis, on en con/>
dura nécessairement que l'observation attentive et régulière des faits
peut donner des lunu^s suc des événements à venir, eo mettant en
évidence k» effets da Itria dont il s'agit, et eondnire i éliblir dM ré»,
snltats auxquels on pourra acoorder un certain degré de confiance, doiit
le calcul des probabilités a surtout pour objet de doimer la mesure. La
plupart des objections que quelques personnes présentent contre ce
calail, tiennent d'ailleurs k ce qu'elles supposent que l'on prétend par
son moyen être en état d'aaaigner que tri on tel événement aura Ueo.;
tandis que les résultats auxquels le calcul des probabilités conduit, ne
consistent jamais que dans l'évaluation des diverses probalvlités qui ap^
partieanent respectivement à plusieurs événements prévus, et dont la.
possibilité est admiae. •
véaâmm* Masplicatiom au sujet de ftmftijuii 'A ^j/fi ptr
. Jf. GnoffMt-âAun-HttMiM^
• Le vomiiWMi»nt d*«i «nbcyoa par un jeune garçon mt wi Mt laiqua
dans les annalM de la scteuM, et tellement paradoxal que 1m deux enqnélm
cUe»-mémMitqui fiirem fiùaaa avec iMtt do aein à Sjrm et h Uniplie^ «i
( 383 )
i834 (i), ne su fiisenl peut-tire pas à lever tous les cloutes. M. Ceoflroy-
Saint-Hilaire a donc pensé qu'il importait de soumettre le fait à une discus-
sion nouvelle , et de l'éclairer des lumières que peuvent fournir, soit sa com-
paraison avec les faits qui ont avec lui le plus d'affinité, soit surtout la
dissection de l'embryon de Syra, que M. le docteur Ardoîn, médecin fran-
çais, établi en Grèce , a lait parvenir depuis peu à M. Geoffroy.
» En attendant les résultats delà dissection délicate à laquelle est pré-
sentement soumise la pièce anatomique envoyée de Syra , et par laquelle
sa véritable nature ne peut manquer d'être dévoilée avec toute certitude,
M. Geoflroy-Saint-Hilaire réunit et compare, dans son mémoire, un assez
grand nombre de faits qui , sans être semblables atj cas de Syra , puisqu'il
n'y a eu vomissement dans aucun d'eux , ont du moins avec lui des ana-
logies plus ou moins prochaines.
» Ces faits sont de deux ordres. Les uns sont tous ces exemples d'inclusion
d'un embryon dans un autre sujet , souvent dans un sujet mâle, que les au-
teurs ont tour à tour compris sous les nom de dupUcUè monstrueuse par in-
r.lusion , (Tintrqfœtation, de grossesse congàniale, etc. , et dont l'exacte con-
naissance est surtout due à llimly, à Hergenroethcr, à M. Ollivier et à
M. Dupuytren. Le rapport étendu et devenu célèbre , qui fut fait, en i8o4 ,
par ce dernier à la Faculté de Médecine , sur le cas présenté par le jeune
Bissieu , est l'un de» travaux qui ont le plus contribué à fixer l'attention des
physiologistes sur la monstruosité par inclusion. Le cas du jeune Bissieu
est aussi l'un èe cettx qui offrent le plus d'analogie avec le lait de Syra ; car
il s'était établi une communication entre le kyste abdominal renfermant
l'embryon accessoire , et le canal alimentaire du sujet principal , ainsi que
put le faire soupi^onner pendant la vie la réjectiou anale de cheveux et de
quelques autres débris de l'embryon inclus, et comme il fut démontré
après la mort par une autopsie faite avec beaucoup de soin.
B M. Geuffroy-Saint-Hilaire , après avoir rappelé succinctement ces cas
d'inclusion , déjà depuis long-temps admis dans la science , fait connaître un
autre ordre de &it5 presque entièrement négligés jusqu'à présent par les
auteurs. Ceux-ci s« rapportent, non plus à l'inclusion d'un embryon dans un
autre sujet, mais à b coexistence dans le même œuf de deux sujets: l'un
très petit , comprimé , atrophié et comme écrasé par l'autre; celui-ci de vo-
lume et de conformation ordinaires. La liaison des faits de ce second onire
avec les premiers est facile à apercevoir, l'inclusion d'un foetus dans un autre
(t) Vejn ptgfi le Compm rendu de la létnce du 8 f<!Trier Lâ3&
( 384 )
-<;iipposant nécessairement pour première cuiithlion une irc& grande laéga-
litc dans le vulunie des deux frères.
a Ce fut en i8a8, dans un voyage que M. Geoffroy lit dans le midi de lu
France, que son attention se fixa pour la première fois sur ces embryons
atrophiés que l'on trouve quelquefois dans l'utérus avec un sujet norma-
lement développé. On lui donna ii celte époque lui fœtus humain , dessé-
ché , comprim é, arrêté au volume d'un embryon de (juatre mois., mais qui
parut à M. Geoffroy devoir ces apparences à lu compression que lui aurait
lait subir son frère jumeau, normalement développé , et né au terme ordi-
naire de la gestation. M. Geoffroy pensa que si de tels cas étaient très rares
dans les annales de la science, ils pouvaient ne pas l'être autant dans la na-
ture, et il pria madame Legraud , sage-femme en chef de la Maternité, de
donner plus d'attention qu'on ne le fait communément aux annexes du
foetus, presque toujours détruites sans examen et au moment même de la
naissance. Les prévisions de M. Geoffroy n'ont pas été trompées; car l'exa-
men auquel madame I>egrand a bien voulu se livrer sur son invitation ,
lui a fait trouver jusqu'à six exemples de cette remarquable coexistence de
deux jumeaux, l'un ayant parcouru régulièrement toutes les pliases de son
évolution; l'autre desséché, comprimé, arrêté dans l'une des premières
périodes de son développement.
a Ces faits ne sont pas seulement intéressants par l'application qui peut
en être faite à la difûcilp question de la monstruosité par inclusion. Ils ten-
dent à prouver que si les naissances doubles sont rares dans l'espèce hu-
maine, les doubles conceptions le sont beaucoup moins, mais qu'il arrive
dans certains cas à l'un des deux jumeaux d'être étouffé par l'autre, et ré-
duit à un si petit volume que le plus souvent , au moment de la parturition,
il passe inaperçu avec le placenta et les autres annexes du fœtus. »
L'Académie se forme en comité secret à 4 heures un quart. À.
Digitizc
( 385 )
■oiUTin BnuocRAPBiQUB.
L'Académie a reçu dans cette séance les ouvrages dont voici ic& titres :
Comptes rendus hebdomadoins des âémeei de f^cmlàmie des Sciences f
i^p-huU Curies fiùssuU parUe dk quatrième volume A Pilote Fnsn-
çais; publiées par le Dépôt général des Cartes et Plans de la Marine.
Note sur la Plantation des Mûrists blancs faite en 1 60 1 j par M. H&jiicmt
DE Thort ; iB-8*.
Extrait du rappmt sur le Oanteurs pour dès ouvrages, des ménaires
et des observations pratiques de Médecine vétérinaire,- par M. Huzaro père.;
brochure iii-8". (Extrait des Mémoires de In Société Âgricuilure.)
Septième Notice sur les Plantes rares cultivées dans le Jardin de Genève^
jmtMH. Ado. «t Ai», us GâinMiiEt.B; in-4*.
Instructions for making and r^istering. mMorolo^ealeUenwtiensin
Southern Àjrica ;hy î. HsBSCHeL; in-S".
Leçons de Chimie éUnuntairei- par M. Girabdih ; 1 6 — 1 Ô* leçoo , in- 1 2.
Deseri/êiifeandiBststniied Ontâlegm of the phjrsiologiesdseeies of cent'
panUve mtUomjr eontained â» tke Muséum of Ûte Odiege efSwgisesuf
TOl. 5, partie i**-, T.ondres, iii-4".
Géométrie sans axiomes, 5' édition ; par M. T. Fssbohkt ToMnM ; ira--
iluit de FangUas par M. Vaa Tsmag ; in-8*.
Fbjragféensflndef parTSk T. JAOQOuKwr ; 7* lÎTraiMNi ,
StdiasàBuffôn. Insrctps tome i", et 1'* et a* livraison dm pUttches.
(M. Daméril rendra un compte verbal de ce volame.)
Bulletin de la Soeiéti^ int&atrielle d Angers i a* a, 7* année , in-ô".
MéMàtesês Im SadM rejraler des Sèteneesj BeUeS'teltrvs et Arts dé-
Nancy ; 1 853 — 1 854 ; in-8».
Annales de la Société d Agriculture, Arts et Commerce du départane»
de la Charente; tome t8, n* i".
Arddms générais d» Mê^kebseg J'ssvnai eomplànentaife/ knae ro
Extrait des Amtobs de la Seciété mlemolegifu de Fhmees toOM
i855,iii-8».
Thê Jlhmmmn Jmmuii ri* 45g , ia-4*.
{ 38C )
Annales maritimes et coloniales ; par Mfà. Bajot et Pomiié; d" 3, at
année, mars i856,irt-8*.
Société (f Agriculture, Sciences et Arts de Meaux ; publication de jan
i'ier i854 i835, in-8*.
Mémorial encyclopédique et progrettif des Connaissances humaines
6* année, n* 65, in- 8".
Journal de Chimie médicale , de Pharmacie et de Toxicologie ; w'
tome 1 , i856, inS".
Gazette médicale de Paris; tome 4 1 i5, i8S6, in-4*.
Gazette des Hôpitaux; n- ^5 et 44» tome 10, în-4*.
Journal de Santé; n* 157.
Écho du l\fnnde savant; n" i ^ et i5; iD-4".
La France industrielle; V année, n* i".
COMPTE RENDU
DE L ACADÉMIE DES SCIENCES.
SàUÊŒ W3> ÙSÊDi ' 1» MIL WHi
PKltelPBlICE 9B M; Ch. BOKir.
QOBEKSPONDANCE.
M. Daèreuil se déclare r.iuteiir du paquet caehcfé anon^/ne, adressé
dans la séance précédente. CoiiformémeKt aux uMge» de l'AcadéiAie,
M. Dabrèrti a&n <u¥il» à wiojw u» œoad'paqf^et'OMltPlé eVji%N#> i|ai
restera joint au premier jWHpi^ w qoll iolt>|M«eÉdé à leur- oavertwe.
• M. d»Bnèn écrit relativeoient aux malheurs qui peuvent réenlter des
inhumations trop précipitées. Il désirerait que le délai de quarante-huit
heures, qui, dit*il, a iteu en Angleterre et en Bavière, (ut adopté en
Fimce^ tm^\»filètMlÊMmmmBlMfm mfÉÊ», et q[u'il n'y ftH^rfrît d'ez-
oeptkNi «une ponr les cai où Je médeciB cha^ d*iiiipeeler les corps
dédderait que ce déUn 'dmt <Cre abrégé.
VU Verdot demande r» retirer un mémoire qit'il. a présenté, eu i834' sous
fel titre : Système du monde; et il adresse en même temps ua nouveau
iqémoire sur le Ga»^i^<ata- de. Prowenca. {^^4^* pUapre^l'articiB des Mém
H. Gpfatotf signale phijiB«» véÊélÊÊlItfim'wiêmSt^éë IM^a—niip
Mûri iwr la' uwuutfiiftwv laWi» -yt' atiaqpw Wfmtè soie. ■ •
C a. iSM: I» aamifM. 56
( 388 )
M. FréviUe présente un instrument de trigonométrie , inventé par ft ii
son père. MM. Lacroix et Mathieu sont priés d'examiner cet instrument.
irfiWiiM. '—Lettre de M. Joitod concernant l'eirqdoi de la créante contre
ia p/uitie pulmonaire,
(GonmiMdNt, MM. Dumiril, n»ffnàlt, DouMa.)'
Toid l« procédé propoti par M. hmod^ pour r«aiiploi de b «éoeote.
U place un petit flacon, bouché 4 l'émeri, et contenant de la créo'
sole, près du lit du malade. L'odeur qui s'exhale de ce flacon , même sans
ôter le bouchon, est assez torte pour remplir les intentions du médecin,
dans les caa oà 41 faut néiager l'irritabilité de» pournow; et, loraque
llntanaité de la n^ieur doit être angneiiiée, il auffit tfangnenter pro-
greisiTeaMnt la dose de la eréaeote.-
tmaeien.'- Lettre de M. HiiMnar eitr les dffemMe de i» uUUe,
(Oonmiiasioa pour la question proposée sur VorAepédle.)
M. IbtaUfert commence par rappeler que la base du traitement mécB*
ulqne adopté par la pl u part des orthopédistes, contre les dilibnuités de la
taille, a long-temps reposé sur Textenuon opérée aux extrémités de la
<X>lonne. Il affirme ensuite que les pressions latérales ou verticales à l'axe
de la colcmne, moyen très préférable, dit>il, à l'extension , sont mises en
pratique par lui depnia la fimdatioa de son étabUsasment de Mbriqjn et il
réelsBM la priorité d'Invention de oeuè néthode.
oaraoréoiB. — Letire de M. JuLfis Goiauc sur une ttouvelle méthode de
tmilw les piedt'àots ehe* les et^mb.
( Commission pour la question proposée sur Vorthopédie. )
Cette méthode consiste dans l'emploi du pifttre coulé, en rempjsco*
Vient de toute espèce d'appareil contentif.
« ' Lies membres qui sont le siège de h diflorinité, dit M. Jules Guérin»
i ayant été préalablement enduits d'un corps gras et recouverts d'une bande
if de flanelle roulée, sont assujettis et suspendus sur des fils transversaux,
» dans une gouttière en bois. Je soumets ensuite les pieds à des tirages Uté-
». rai»dise6|aaaantoppoaéa,(|ni ont pour bot ^ pour rfaidttt de prodidre
> une torsion et un renversemantdanaun aana oontraife àk toMion «tau
Digitized by G
( 389 )
» reuveracment existants. Je coule ensuite du plâtre autour du membre, qui
» ett mainlBna fisenient jusqu'à ce que le plâÂre MitaoUilifié.' Aniritftt qu«
> eehd-d est passé à l'état de soiidificatkm oomplèle, j'enUf* le membre de
>- la gouttière et je dégrossis l'enveloppe arec un couteau, de manière à ne
» laisser qu'une éource de 3 à 4 lignes de pUtre autour de la jambe et du
» pied.GBpeiiMmeme9trenoaTéléBnefiibtaiaeleihiiit)Oiiii. »
M. Jiufar Oaérin rend omipte des résollett quil e obtenu» de l*ein-
ploîde cette méthode sur deux enfants jumeaux, âgés de cinq mois, et
offrant chacun un double pied-bot. Après sept applications du plâtre
coulé, renouvelées à sept jours de distance, les pieds ont repris, dit-il,
leur eonJonmlion normele.
eaiKTTBGiE. — Lettre de M. S^galas sur tate cure spontanée de la pierre
par la sortie naturelle du corps étran^r {fait qui UU aété commumqui
par m h éiMteur BmtAeo, d» SabU^Chamoml).
« Une femme de soixante ans était depuis long- temps sujette à des
ardeurs d'urine et à divers eulrei aymptdmee de calcul dans la vessie ,
quand, «pfès dat douleafe vitea et dea eflbft» «rèa. fonda d*eiciélieai,
elle rendit par Turètre, iiatureUemmit,.tÊm le aeooun tfauom.i^ant
mécanique, la pierre que je joins ici.
SL C'est un corps ovoïde, irrégulier, de a pouces et demi de longueur,
de .1 pooqa et demi d*épaiaaenr, et d'à peu près t pouce troi» quark de
lâigeur.
» Rugueux et d'une couleur blanchâtre dans la plus grande partie
de sa surfisce, il est lisse et jaunâtre â sa grosse estrtoiité. Près de cette
estréiailé, etàInKndiede le perlie rugnenae, ee trouve un enfeonment
eiroobire, um aoraede collet.
» Cette pierre pesait, à l'époque où elle a été expulsée, en idi6,
3 ouces et demie ; aujourd'hui , elle ne pèse plus que 3 onces 3 gros et
demL La deartccaiton lui a Ait perdre de aou poids, et prabebkaaeMaoiai
de aon Tohime. .
• Sa sortie n'avait donné lieu â aucune déchirure apparente de l'urètre;
mais elle fut suivie , ainsi que cela s'est vu presque toujours en pareil
cas, d'une infirmité bien pénible, d'une incontinence etmrirtt; celle-ci a
duré jusqu*â b mort, arrivée étm matm phM tard. »
50-
( 390 )
htusmuu ^ Lettre de M. Bxaut sur la struoture des bromes jfulinunaù ta,
M. Bazin présente deux. .pi:éparaùon& Uu pçuoKm ^tuBMin ckini les
brBnchM font injec(é«.Mi mwoan,
. m VvoÊàtàtkcm piii|wr'iittohB|.oeUa.<|ttLa'eit.ii^tci<»..q^ WMrt<f»»«
Alé&its aur ua. poumon d'adulte , l'autre, où l'artère pulmomÎM fll-â»*
jtCtéeeB hleiit et b veiue eu jaune, appartient à un poumon d'enfant.
> Je joins, dit M. Bazin, à ces préparations deux pUudLi«« ;ftur l'uue ou
vc4t I* un ruDUScnle broocbique du poinDon hanMiii, groHi d^envirou
«o diamètiies, où Toa aperçoit trèftscUùrement Iw dwjjmt.^mùûm âjâm
«éaisules puhnon.iirfs. La môme planche présente une seconde figure
où deux ou trois terminaiapo» i>ix>nabu^<»t ou vésicolea, aoai vuetavecun
grossiMomentde laodiMiiètm eDTÎron.On y voit très bien leianMtoiiKwes
d^l'alère-MMo la vmne'pulmooaire.
iî I,n seconde planche offre la peir»ture très exacte de plusieurs prépa-
rations du poumoo des oiseaux : i* du Faieo tinnionhis; a* du Phasiant»
gaU»; 3* de TAna» amer; 4* ét S^d»€ahlal« livto.
» Je possède des préparations de plaaieai««BAUMinrs etée-phtrienra ro- -
niinaots : elles prouvent que le symphatrque et le fHieunDO -gastrique
se distriteent indistineteineiit aax branelies et aiu *vaiaaeaiu pulmo-
naires, a
« i/L. Boij de îiaitUr^yinceiU pnéaeule k ^9* et dernière livraison du
» Grand Ouvrage sur la Morie, qui a été ainsi tcnninè eu quatre années 1^
•..valuei* Q-OHMpnniqw an nènatei^lapartie Jail^irariapiion de«et
» .ooiwfc qui a MppDvt à lapart^Hnalituio prieur d«i i'«xpédiiéou
» aiiifiilMmiMl » •
wmàMltfiM,^ Mémoire sur Us Mjrrsinées , les Sapotéeset les embryons pa^
ndlèles au flan de tmnbiUcip«r M. Aueuna oa $ÂiirT-Hn.4iac. {f^oyw
,p^e 3350 .. .
I.'auteur de ce mémoirr, rempli de faits et de considérations qui ne sont
pas susceptibles d'analjse, établit les afEnités qui lient, d'une part, \esmyr-
sinées aux jmmtdaeées^ opinion qu'il avait autrefois émise et qui a été re-
,_^^Digitized by Google
(391 )
pNidhiite et déveipppée [>ar divers butanisteb, «t, de l'autre, IttmyrsméBi
mil ii^i uiiJuilO ili<IÉ>»yimi|l<»li> ni uiJiri quHl laî ifiiporiaifi«plai.d»
démiÉntrer, et il le fut pai^^lmiMnples nombreux et des ooaaidéraii^
que fournit la structure des ôfamines et de l'ovaire, l/antcur di&ciitp les af-
fiartés des geures dont les caractères ambigus rendent douteuse ki plage
4|a*ib doivent occuper dans l'une on raotre 6nUll& . ,<. ttà'Aèi 'f^l ti
' ^poskkm yemlMy bufléads^lt Qi ai— ifail >h aaop«de.paHie du mé-
riioirp. Hnns laquelleM. yitigufteeieMlfUMiiairf' s'attache à dénaontrer l'ifD-
portance de cette considération dstts'les'fenulles dont il s'agit. Cette pnrtie
dK'fllÉWrttite ML Auguste de 8siM*ililatre renferme, en. outee, de nom-
m^lMSSWV&BÊK^KWnBlKPII&^snitnmyminÊV voir
«ioes des mynttties et pHimdaeéet.
TisAMuraiB. — ^iVote remise par M. Geofvkot Sajut^Hii.auib, et ayant
Mon dernier mol mr Cembfjon de Sjrra.
u J'avais accepté, commission ou miaien qui me vint de pbysiotugwtes
étrangers,' de tftepeher-fcjdiireirh qneetioo, jtisquesloi» trèaafahrauiUée,
du vomissement prétendu d'un fcfctus à Syra. €hi dMiMât^è «a ftît l'ori-
giiie d'un cas d'inclusion abdominale, dont maîutMMinC OM' noonte licail^
coup d'exemples, et la plupart tenant du prodige.
- » Ainsi l'on avait admb dans la science (Schurigt, auteur de l'-olMerva»
tion, en 17S0) le rédt de dAris ^on l«Btwi|ni«^élalMt^t )«■> tout à
travers le plein d'im des oftiés du bas-ventre. Mais toutefois, il n^avait
encore jamais été question du rejet d'un frère par h bouche de son firme.
» Cest cette nouvelle qui se répandit à Syra en id34- fut dennéa«
affirmée, très circonstanciée, et attestée par les téasoignages de.deax en-
quêtes solennelles. Ce devenait , sous l'enseignement des principes les plus
avérés du calcul des probabilités, un fiait certain ; deux remarques contre-
disaient, les règles de la physiologie réclamaient, et jamais ua fait extra-
ordinaire el unique n*entralne tout d*àbord une conviction unanime. La
physique non plus ne com|M«ttd rien à des pierres qui tombent du ciel;
mais c'est déjà depuis si Inng-temps que l'on croit à des pluics de pierre,
que la fréquence de ces redites sauve les apparences.
» Nous n'en mmums point Ui au sajet da vomissement d'im frère par
son firire. Je le répète : ce serait un bit uniqœ.
m Je eraigotia de m'engager dans im ordre d'impotsibttités dont il fiiut
( 39» )
éviter rédat dn* la nwrebe anttère dM MÎMioet. Ans ptoimw invitt-
tiom que ja Meenû* de m'ezpUquer sur ce grand njet d'émoi physiolo-
gique, j'ai répondu : Envojrez-moi les pièces dont on arguë. J'ai fait mieux :
comme à leur première inspection aucune forme n'était nettement des-
sinée, j'ai foit mouler ces pièces «vmt de les evaminer et de les détn^t
pour les mieux eppréder.
» Cette étude fiiite en conscience, et à l'aide d'anatomistes du plus grand
mérite, je ne vois rien en elle qui puisse autoriser les prétentions élevées
sur les lieux de la scène. Il n'y a ni certitude» ni M^iitiase anthentiellé dam
les allfgf****"»* niiiea en atant; «t mon avia e8t<itt11 finit a*abalfiiir dlm-
crire ca pidtandu iDmîMiMimt firiw par eoB frère'dMw Ifsftitmde
la science.
D Nous ne voyons là qu'une rénovation à bien des égards, qu'une nou-
velle édition de rtifstoriette da la daut d'or, est Adm qu'une esplica-
tion qu'on en a donnée si à Timproviste, et sans avoir attendu l'indication
d'un récit préalable, doive demeurer inscrite dans tin des Compas rendus
(le l'Académie. A l'aide de cette garantie académique, c'est une théorie à
se glisser inaperçue dam la loienoe.
» Au surplus, je ne regrette point le tmipa qm j'ai employé à débrouil-
ler les mystères de la communication venue de Syra. Le* efforts d'esprit
auxquels j'ai dû recourir pour accorder tant de flonnées, qu'enfin je tiens
pour inconciliables , m'oot &it réBéAir aut dinonanoes organiques ra-
contées dam ka monograpldes des cas d'indmion aMoarimIa. Je las crois
présentement smoeptibles d'être ralliées et embrassées dans un travail
d'ensemble. On a beaucoup parlé du fait célébré par Dupuytren, de la
mort de Bissieu, frappé aux approches de son âge de puberté par suite
4lu développement de son jQOMan inclm.
» le repièndrai ee mjcjr. »
( 393 )
HÉHOmS PIÉSBNTÉB.
uicAnmvB JiMUIKoiM.^£squùse d'un système hydraulique de mouyement
Mur let t^embu de fer ;par M. TAuitiinTS.
(CommisMires, MM. Navier, Poocelet, Séguier. )
■ioâlWHWl âWimA»— ' Moteur dû au calorique introduit lion dam de ia
v^emr, mais Hm doiu de (abri par M. Boiivur.
( Commimires, BUL PoiawHi/Dulinig, Kavier, SinvI.)
TtdfleaU'Image des nouveaux poids , mesures et monnaies ; partH. Piulon.
(GomoaiiMure», MM. de Proay, Girard. )
veace, ou Pigfeo»tétrms de ia Omu rendu dome$tigue;par M. Yamor.
( Conuniflflaim, Mlf . d« BlainrOle, Isidore Gcoffroy>Saint-Bihnre.)
Dans ce mémoire, qui a près de deux cents pages d'éteadue, l'auteur
donne Hiisloira et k dcecrip^oo des deux teiesde Pespioedu ganga-cau$
et de tous ses iges, en oonunençsnt par rosnf ; il fint conusiire oe qui otm-
cerne la domesticité de cet oiseau et la manière d'en faire la chasse; i! éta-
blit ses rapports avec les genres voisins, etc. Six planches lithograpbiées re-
présentent : la première, le sternum du pigeon sauvage ; la seconde, celui
dugaagO'-ealatlatniàiioc, ledéreloppemeBtde roaiukation du sternum
de ce dernier oiseau; la quatrième, le sternum de In perdrix grise ; la cin-
qiiièrap, l'esquisse d'une cabane portative pour faire la cbnsseaux gangas;
et la sixième , un plan géométrique où sont marquées les positions les plus
ftrorablcs pour fidre la chaise an gaaga eate dans le terroir de la ville
d'Eguyères et de ses environs.
L'auteur a été déterminé, par le résultat de ses recliercbes, à classer les
gangas entre les pigeons et les gailmacés, • sous le nom de pigeons- tétras ,
» dénomination qui, dit-il, indique très bien le nwg qi^ doivent occuper
i dans le rège» animal. » *
( )
RAPPORm
MALYM HATKNATiQVK. — Rapport sur une Note de M. Lioirviij.E . relative
au calcul des perturbations des planètes.
( Cominissaire», MM. Mathieu, Damoiseau et Poisson.)
« Dans le calcul des perturbations des planètes qui proviennent de leurs
actions mutuelles , lorsque l'on néglige les carrés et h» pradtrits^ de leurs
masses , les formules connues de la variation des constantes arbitraires ré-
duisent la question au développement d'une certaine fonction en série de
sinus et de cosinus des multiples des moyens mouvements de la planète
troublée et de la pianète perturbatrice. L'un de nous a indiqué pour le
calcul numérique des coefficients de cette série , une méthode particulière
que M. Hansen de Goth« a suivie dam sa pièce sur les perturbations de
Jupiter et de Saturne, couronnée par l'Académie de Berlin. Mais chacun
de ces coefficients étant exprimé, rfanis cette méthode, par nne intégrale
double, le calcul en est extrêmement pénible, et M. Liouville est parvenu
à le simplifier beaucoup en fiaisant connaître un moyeu, qui avait échappé
jusqu'ici , de réduire à une intégrale simple la valeur approchée de l'in-
tégrale double. Ce moyen est fondé sur les propriétés des coefficients et
des arguments de la série, qui sont exposées dans le livre II de la Méca^
nique céleste. L'auteur montre qu'un peut faire porter l'intégration sur une
partie seulement de l'argument de chaque terme, en négligeant les termes
dtMit les arguments sont des multiples de celui-là; ce qui conduit à une
approximation d'autant plus grande que b différence des multiples des
deux moyens mouvements e&t plus considéjrable dans l'argument du terme
dont il s'agit. La métliode de M. Liouville, telle qu'il l'avait d'abord pré-
sentée, n'aurait plib> en aucim avan4a^e dans le cas où cette différence est
> nuUe ; mais, dans ua supplément à sa première Note , il fait voir comment
cette méthode peut être étendue à ce cas particulier.
» Nous pensons qu'elle sera principalement utile }>our le calcul des
iné^lités à Longues période»; et, «oromc applicattoa ,. nous indiquons à
l'auteur, ou aux ablronomee qui vouUrMrt en»ploy«r son procédé, l'inéga*
iité que Airy a< signalée dans le rnowiremest de la Terre,, ^i provient
de l'action de Vénus, dont l'argument est treize foisi le moyeu mouvement
de cette planète moins huit fois celui de la Terre, et dont la période com-
prend environ aao années.
(395)
» La Note àe M. Liouville et le siipptéroent qu'il y a joint , sont très di«
g[Ties des suffrages de l'Académie : nous lui proposotu de l'approuver, et
(l'en ordonner l'impression dans les Mémoires des Siivwis étrangers. »
Ces concluMoas soat adoptées.
LECTURES.
ANALT8S ■ vnÉMATiQUB. — Nott SUT le colcul dcs lirobaèilUés ; par
M. Poissoir.
« Je demande à TAcadémie la permission d'exposer brièvement quel-
ques remarques propres à fixer les idées sur la discussion qui s'est élevée
dans son sein à la dernière séance, relativement aux résultats du calcul
des probabilités.
» Aucune partie des mathématiques n'a plus de certitude que ce calcul ;
ses règles sont démontrées aussi rigoureusement que les propriétés des
nombres; et je n'ai pas connaissance que des géomètres se soient trompés
en les appliquant. Si je diffère avec Laplace eu ce qui concerne les déci-
«ions des jurés, c'est que je suis parti de données différentes, et que le
problème qu'il a résolu n'est pas réellement le même que celui dont je m«
suis occupé. Le sens que l'on paraît attacher à la phrase soulignée dans le
Compte rendu de la dernière séance, serait le contraire de sa pensée (i). Per-
sonne n'avait plus que lui une idée arrêtée sur l'utilité du calcul des pro-
babilités dans un grand nombre de questions relatives à des choses phy-
siques, morales ou d'administration publique, ou physiques et morales i
la fois , comme les erreurs des observations, qui dépendent de la construc-
tion de l'instrument et de l'aptitude de l'observateur. Si son opinion n'é-
tait pas généralement connue, je pourrais en citer de nombreux exemples
extraits de ses ouvrages: en parlant d'un calcul, même approximatif, si^r
la probabilité des témoignages, il dit (a) qu'i/ est toiyours pré/érable aux
raisonnements les plus spécieux; à l'occasion des décisions des jures, il
dit encore (3) je vais essayer d appliquer le calcul à ce sujet ; persuadé
jqu'il est toujours le meilleur guide , lorsqu'il s'appuie sur les données que
(i> Essai philosophique sur les Probabilité*, page i3.
(s) Ibidem, page i38.
(a) Ibidem, page i% .
.C.R. t«36, !«'&'■«<»«. 57
( 396 )
h bon sens nous suggère; etc. , etc. Ce»! Jacques Bernouilli qui a donné le'
premier aux applications du calcul des probabilités l'importance qu'elles
méritent, au moyen du théorème dont la science lui est redevable; aupa>
ravant, ce calcul n'avait été employé qu'à la détermination des chances
dans les différents jeux de hasard. Condorcet, que l'on a cité, a écrit
sou ouvrage dans des vues d'une utilité pratique, et sur l'invitation du
ministre Turgot , dont le nom sera toujours une autorité dans les matières
d'administration publique.
» Sans doute Laplace s'est montré un homme de génie dans la mé-
canique céleste ; c'est lui qui a fait preuve de la sagacité la plus péné-
trante pour découvrir les causes des phénomènes; et c'est ainsi qu'il a
trouvé la cause de l'accélération du mouvement de la Lune et celle des
grandes inégalités de Saturne et de Jupiter, qu'Euler et Lagrange avaient
cherchées infructueusement. Mais on peut dire que c'est encore plutôt
dans le calcul des probabilités qu'il a été un grand géomètre; car ce sont
les nombreuses applications qu'il a faites de ce calcul qui ont donné
naissance au calcul aux différences finies partielles, a sa méthode pour la
réduction de certaines intégrales en séries, et à ce qu'il a nommé la
théorie des Jonctions génératrices. Un des plus beaux ouvrages de La-
grange, son Mémoire de 177$, a aussi pour occasion, et en partie pour
objet, le calcul des probabilités. Croyons donc qu'un sujet qui a fixé l'at-
tention de pareils hommes est digne de la nôtre; et tâchons, si cela nous
est possible , d'ajouter quelque chose à ce qu'ils ont trouvé dans une ma-
tière aussi difficile et aussi intéressante.
« L'invariabilité des rapports entre les très grands nombres d'événe-
ments d'une même nature, tant que leurs causes générales restent les
mêmes, est maintenant démontrée à priori. J'avoue que j'attache une
grande importance à cette démonstration; mais, importante ou non , en-
core faut-il la connaître pour juger si elle est exacte. Toutefois, en atten-
<lant qu'elle ait 'été publiée dans rouvragc dont je m'occupe actuelle-
ment, un grand nombre d'exemples de toutes natures peut suffire pour
mettre hors de doute la constance de ces rapports , aoit dans les choses
physique!», soit dans les choses morales : et, en effet, on ne confit pas
quelle différence il pourrait exister a cet égard entre ces deux sortes dfc
choses, puisqu'il ne s'agit point ici do la natur« néme des causes, ntais
-setdoment des chances connues ou inconnues qu'elles donnent aux événe-
ments, et qui sont quelquefois encore plus variables et plus irréguliéres.
pour les chose» physiques que pour les choses morales. Ainsi , dans mon.
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( 397 )
travail sur la ^proportion des naissances annuelles des deux sexes (i), je
m'étais appuyé sur les résultats de dix années d'observations, pendant les-
quelles cette proportion n'avait pas varié d'un demi-ceotième de sa valeur
moyenne. Depuis la publication de ce mémoire sept nouvelles années
d'observations ont été ajoutées aux premières, et la proportion dont il
s'agit n'a pas non plus varié d'un demi-centième. Cependant, cette pro-
portion varie beaucoup dans les différents ménages, et par conséquent
aussi la cause inconnue qui rend, dans l'espèce humaine, les naissances
masculines prépondérantes ; elle varie aussi beaucoup d'un départe-
ment à un autre, et pour un même département, d'une année à la
suivante; et il y a même quelquefois un ou deux départements où le
nombre des naissances frâtinines d'une année excède celui des nais-
sances masculines (-i). ./e ferai remarquer que cette différence étant peu
considérable, il faut un très grand nombre d'observations pour la dé-
terminer, et que le calcul des probabilités est indispensable pour montrer
qu'elle n'est point l'effet du liasard, mais qu'elle a très probablement une
cause spéciale, en vertu de laquelle b même différence se reproduii-a
constamment par la suite. Dans les choses morales, la même permanence
des rapports entre les grands nombres s'observe également ; et à cet égard
l'exemple le plus frappant est celui que j'ai cité déjà plusieurs fois, du rap-
port à très peu près constant entre les nombres des condamnations pro-
noncées annuellement en France par les jurés, et le nombre total des
accusés: pendant six années consécutives que la législation sur le jury n'a
pas changé, ce rapport n'a pas non plus varié sensiblement , et il s'est aussi
retrouvé à très peu près le même en Belgique, comme il résulte du compte
rendu de l'administration de la justice dans ce royaume, qui a été publié
par le gouvernement. Ce rapport a changé avec les diverses législations suj-
le jury qui se sont succédées dans notre pays; et ces changements présen-
tent une circonstance Lien digne de remarque et bien propre à montrer
b liaison des effets les plus variés à leurs causes générales. Avant i83i, le
jury pouvait condamner à une majorité d'au moins sept voix contre cinq,
etja proportion des condamnations s'élevait à 0,6 1 ; quand la décision
était rendue à cette majorité minima , il était obligé de le dire ; et l'on
-sait de cette manière que la proportion des condamnations prononcées
à la majorité de sept voix contre cinq, était 0,07; en retranchant cette
(1) Mémoire* de T Académie , tome IX.
.(a) V igr4t sur ce point VAniUdoire du Bureau du Loitfimâet de chaque •mmi»,
57..
(39«)
fractUm de 0,6 1 , il reste o,54 pour li pnifMmà dtt «oiidaninatioM
prononcées à huit voix au moins contre quatre. Or, en i83i, la loi a
exigé pour ia condamnation la majorité d'au moins huit voix contre
quatre, aa liett.ds wtle dé Mpt voix ooolM cinq , et le rapport du nombre
ém condamnatiom à odoi des MCtîria iftÊÊ «AeettfttMttt dMaaé h oj^:
la diflTércnce ne se trouTe qm dans les a^lUénes, dont j*tl Mt aèttiW»
tion dans ces citations.
» Ce rapport peut aussi obanger pr l'influence d'autres cause» géné-
ralea. A Pnîs, il «st nti pet» plus grand qoe dam le reatede la fIraiMe; ce
qui peut tenir à ce que le nombre des accusations annuelles est pro-
portionnellement plus considérable que dans la Franco entière; circons-
tance qui rend aussi le danger des acquittements plus grand. Le rap-
port dont il s'agît n*est pas non plu* le nêmt pour les aaenela daa deux
acxes, ni pour tous les genres de crimes. Quand on aura rénai an plu»
grand nombre d'observations, on pourra déterminer ses valeurs très pro-
bables, en ayant égard à ces diverses circonstances, et pour les diiférente»
parties de notre pays. Jusque-là, 00 eet obligé de se contenter d^me va-
leur moyenne de ee rapport pour la France entière, qui n'en eet pas
moins une quantité constante, comme celn résulte de l'expérience et de la
théorie, rt qu'il est toujours utile de connaître.
» Parmi léï'AuiÉdireinc résaâisis du crfsiÉ^dea |iKl>abllit6s y4sa^uÉft|>éjii<»
vent être ooÉfermés par l'expéiieBce , et Pont été «odblUMÉiiKif<MMlita
par leur nature, ne sont susceptibles d'aucune vérification; ce qui n'em
pèche pas qu'ils ne méritent la même confiance , puisqu'ils dérivent des
mêmes principes et sont démontrés par les mêmes raisonnements. Ce cal-
cal a d'ailleurs cela de coamon avec les aalMs parties dm mlbéinti-
ques. Ainsi , par exemple, le dernier retour de la comète de Hlliaf a été
d'abord calculé et ensuite observé directement, et l'observation a confirmé,
d'une manière remarquable, le résultat du calcul; mais si quelque astro-
nome, en suivant les mêmes méthodes, et en «rfaiiln égaleasent bien,
iTiviaait aujoaidPhni de déterminer l'époque de son prodiain retour, qui
aura lien vers 1910, il serait raisonnable de croire avec la même Con-
fiance 4 ce résultat futur, quoique assurément personne de nous M putase
éipéNrdelnvMiar.»
c Après la lecture de cette note, M. Poinsot prend la parole, et s'élève
» avec une nouvelle force contre cette doctrine d'un csioul applicable aux
» choses mmfim. lésais iMs bien, dil»il, que ie caicul 4es jNPobebiiiiés »
( 399 )
considéré en lui-même, est aussi exact que l'arithmétique ; et cela même
est de pure définition, jmiscjuo la probabilité de chaque chose y est regar-
dée comme un nombre. Je conçois encore que ce calcul s'applique assez
naturellement aux jeux de hasard , aux loteries, aux rentes viagères, aux
assurances, ete, en un mot à toutes les questions où l'on peut faire une
énumératioD exacte de divers cas qui sont , ou qu'on suppose également
possibles. Il n'y a là rien qui ue soit conforme aux indications naturelles
du bon sens. Alais ce qui répugne à l'esprit, c'est l'application de ce calcul
aux choses de l'ordre moral. C'est, par exemple, île représenter par un
nombre la véracité d'un témoin; d'assimiler ainsi des hommes à autant de
dés, dont chacun a plusieurs faces, le» unes pour l'erreur, les autres pour
la vérité; de traiter de même d'autres qualités morales, et d'en faire autant
de fractions numériques , qu'on soumet ensuite à un calcul souvent très
long et très compliqué; et d'oser, au bout de ces calculs, où les nom-
bres ne répondent qu'à de telles hypothèses, tirer quelque conséquence
qui puisse déterminer un homme sensé à porter un jugement dans une
affaire criminelle, ou seulement à prendre une décision, ou à donner
un conseil sur une chose de quelque importance. Voilà ce qui me paraît
une sorte d'aberration de l'esprit, une fausse application de la science,
et qui ne serait propre qu'à la discréditer. »
M. Poisson répond > que les premières règles du calcul des probabilité»
seulement sont presque évidentes, et que l'objet de ce calcul est de
ramener, par des raisonnements certains, à ces cas simples, les cas tes
plus compliqués; que le théorème de Jacques Bernouitli, qui paraît si
simple et si naturel, est cependant fort difficile à démontrer (i), et que
• son illustre auteur y a employé vingt années de méditations; que le
• calcul, loin d'altérer les premiers aperçus du bon sens, ne manque ja-
> mais de les confirmer quainl ils sont exacts, et qu'il les rectifie toujours
» lorsqu'ils contenaient quelque illusion; que dans des cas, même fort
> simples, le bon sens »e suffirait pas pour déterminer la probabilité deS'
• événements; qu'au jeu de croix et pilCf par exemple, il y a évidemment
» un contre un à parier pour l'arrivée de l'une ou fautre des deux face»
» de la pièce dans une première épreuve , mais que dans deux épreuves
a consécutives, il y a plus d'un contre un à parier pour ta similitude des
■ résultats, ce que l« calcul seul peut nous apprendre; et qu'enfin il répète
>
(i) TrmiU éUmentmire dm CaUul àt» ProbnbihUt d« M. Lacroix , page 53.
(4oo)
> que s'il s'est trompé, ce n'est pas par des considérations générales qu'un
• doit l'en conTaincre» c'est en montrant, d'une manière précise, où est la
a ftntt de son calcol et de son rtfaonimamt, et leur discordaae» av«c !«•
» ofasemtions. »
L'Académie se forme en comité secret à 4 heures un quart,
il est décidé que, désormais, les séances s'ouvriront par la lecture dss
lUpf orts «c des lUnoIra des Minims de rAcsdAmio , et qu'elles finiront
par la lecture de la Correspondance.
Il est décidé, en outre, que, dorénaTint, hCWÊ^Betuiuàt cfaaciue
séance sera publié le dimanche matin.
La séance est levée à $ heures. F.
L'Académie a reçu dans cette s^no» Ici oufWigM dont TOid lat tilm :
Confies rendus hMomadttùm dii.9ittiie9s dglJemdéÊKkdês Sdmiceti
ȉ56, n* i5.
BxpiJ^tkH êeientifi^ de Moréej5^' livraison, ia-folio.
Nouvelles Jnnale» ên Ve/fo^^u «I à» SOtnees géographiques; par
MM. Eyriès, DE HuMBOLDT^ LiaimuDiÈma et Valckkrakb; man i856, in-8».
The natural Historj ofmàmalcuU$s bjr Abdabw PanoAM); Londfcs^
1834,
Dê la MéikodB mdermiquê tfapr^ une saUe dexpérieiKt fourùùiU'
tater son efficacité ; par M. A.-L. Richtkh; Mia, tSSSJn^, e» alle-
mand. (Réservé pour le concours Montjron.)
De Spiriiuosis e tuberibus solani confectit^, Distertatioi à G. Kbaims
th pmpifgf neonatonun^ Dissertatio ; à G. KnAoas.
Fhftt^ dam t^^aét^ue méridionale par M. s'Omuraf 1 1» liTmîioD
îii-4% '
Âyporl jii^ émmmdà QmiUé dJgrieaUun,- par M. Hozabd fils,
Rapport /tût à la Société if Encouragement pour r/m/iisUie nationale
sur une Notice de M. Mathieu de Dombasle; par M. Paye»; in-4».
Mirnuùt sur quelques Jcéphales cteau douce du Sénégal, par ÎA JUnc •
La Vaccine soumise aux simples lumières de la mbaniparli. Hue*
ïn-8'. (Ouvrage réservé pour le concours Montyon.) '
Monographie des Cétoines et Genres voisinsjparMM, Goat et Pucn-
■m; i«* et II* InmiMNi,
LaChimi-^dmfpeemtÊeasiiiaUedeêe^apkeri^
Lettre adresse à MM. les Membres de t Académie des Seienees-mar
M. Bavmiooqob nefen liraehara '
Traité sur r/TfdrophoUe, ou la Rage, far M. Boisioir; ;n-4% ,834.
(Ouvrage réservé pour le concours Montyoo.)
Maladie de l'utérus, d'après les Leçfms de cUniaue de M. Usûanespar
M,PA«.T;ior8T.. *^
Buttain génétd de Thénpeutique màUeak et ehina^eg par
M. MiQOiL ; 5* année, 7* livraison, in-8*.
Joumalde Pharmacie et des Sciences accessoires; a' 4, aa« «nnée, in-8'.
Bulletin clinique de M. FoMon; n* la,
JiwnallMdomadainduPngrèsdesSciencet médicahfi tf i«.
La FntHce indusUiéUe; 5* année, in-4*.
Astronomische Nachrichten; "^oSt 'iu-éf- ^ .
Nouvelles Annales du Muséum dOktote natÊnS»/ ttHM 4 » 4*
JeteeàeUSoûmiémienm ée Bmémas tôt id, *«■ Hmiioa,
GoMMe médicale de Paris, n° 16.
Jimmal de Santé, n" i58.
^iodu Mande $a»m,'or i5 et t6.
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COMPTE RENDU
DES SÉANCES
DE L'ACADÉMIE MS SCIENCES.
SÉANCE DU LUNDI 2^ AVBIL 1836.
PRÉSIUBRGB DE V. Ci. OOPIV. '
MÉHOmBS BT GOMMUNIG&TiONa
ras 1IDIBBS8 BT DES OMMIiaOMDABTS DB L'AGiDfiMlB.
ciUHU. — Recherches sur la nature de l'éthai, qui prouvent que c'est un
corps analogue à Falcool; par MM. I. Doxas et Péligot.
« Les expérieuce$ de M. CUevreui sur le blanc de baleine et les ui-O"
duils de sa npontfication ont bit voir qu'il se séfwre, pendant que oen»«i
•'effectue, une matière de nature neutre qu'il a désignée sous le nom
d'éthal. La composition de ce corps lui a paru telle qu'on peut le repré-
senter par de l'hydrogène bicarboné et de l'eau, comme l'étber et l'alcool,
ce qu'il a voulu rappeler en lut imposant le nom à'éthalt qui est formé des
première» eyUabes réunies des noms de ces deux demiefs oorpe. £n en-
minant les circonstances de la production de l'éthal, et en admettant que sa
foi ination avait lieu comme celle de l'alcool qui se régénère quand on dé-
compose un éther salm par les alcalis, nous avons été conduits à y soup-
çonner Penstenoe d'un cail»are d'hydrogène iaomériq^efec l'hydrogène
bicarboné et le méthylène, mais tout différent de OCS dcux corps, par le
mode de condeuMtion de ses éléments.
N Pour vériùer cette conjecture, aou» noua sommes procuré de l'édisl
(4o4)
pur qui nous a paru tout semblable à celui que M. CbmMil a étudié» ef
qui nous a offert la composition suivante :
o,33o matière donnent 04^3 eau et o^S acide carbonique, c'est-à>
dire:
Carbone 79.3
Hydrogèaa..... t^.x
Qsigèaa 6.6
M0.0
ce qui s'accorde perfritcoMot atec IWidjM de M. dusneol etam la for-*
mule suivantes
(7* iai4.s 79.6
H*« aia.S 1S.8
0.***...«.^* 100.0 6.6
i536.9 toc.»
m Pour rendre oena Ibronile oompMiIiloà ediede lUoool, il fMt ifi--
demment la doubler a6a qn'dle reufBffme dame alMiiei dVnigèiia't oe qs»
la transforme en
C*^H"0',
OU l»w en la formule ratioiiiieUe euiTante ,
»<jeh poM, noua devioM obtenir, en tndtantntbalpardeeagenls
naUes, le carbure dliydrogène C**H** corregpondànt à l'hydrogène bicar>
boné et le monohydrate C'*H*< + H*0 qui correspond à l'éther ordinaire.
s II était peu probable qu'on pût, au moyen de l'acide suUurique, séparer
le carbure d'hydrogène dmit il s'agit; en efifet, l'acide «dfiuique , comme
on Pavait prévu, cfatibonae fe» prodnila' dès qi/oii eaaie de distiller on'
mélange d'éthal avec cet acide, aoit qafait le prenne èPéiat antqrdre,-
amt qu*on le prenne à l'état hydraté.
■ Nous avons donc cherché un corps avide d'eau et peuoxidant , et nous-
avons trouvé dans l'adde pbosphoriqiie mie naliire éminemment oonve-
niMe à nos vues et propre , sans ancon donle, à rendre ht phM gnnds*
services dans ce genre d'expériences.
» Ën distillant k plusieurs reprises l'éthal avec de l'acide phospborique
pur et réduit én poudre , puis, avec de FlMide phosphorique anhydre, on
d by Google
( 4o5 )
«obtient un produit dont voici la coropo«ilion :
0,353 matière ont donné o,453 eauet 1» 100 acide carboniqm. Soit
Carbooe 86. a
ioe.4 .
ce^ t'Moorde avoeb fennole auNoMe :
a448.4 85.9
H^>*t«'i< 4''^-*' •••••• - 14 •!
aS4S<4 iM.o
d'où résulte, comme nous l'aviMw peém, FeiiMeiioa incontestable d'an
carbure d'hydrogène isomëriqoe av«cle gtt oMfiuit, ttaisduiitui état de
condensation bien différent
■ Ceat ce vommn corps que nous désignons sous le nom de réfèim
emprunté aux termes bien cooini» de jperma eetf et de oéiine qui sont
passés dans la langue des chimistes.
• Lecétène est liquide, incolore, huileux et tachant le papier. Il bout
k 275» et distille sans altération; il est insoluble dans l'eau, très soluble
daaa l'aloool et réUter, et sans réaction sur les papiers ; il n'a pas de saveur
propre ; enflammé, il brâle à la manière des builea gnMaes» avec nne flamme
blanche et très pure.
•La nature de oecorps et l'ensemble de ses propriétés nous font penser
■qnill ooufiendraît k l'horiogerie fine* en lui ioumissant un corps gras non
▼olatil an tmpécatiires atmoephériques, non congâable et iiMdtérable k
J'air.
»Quoi«{ue l'acide pbosphorique nous eût fourni le carbure d'hydrogène
que nonadierdiions, nous ii*aiiriou pas regardé la nature de i étbal comme
étant connue, si nous n'avions pu nous appuyer sor des phénomènes d'un
autre ordre. En effet. 1 acide phosphorique pouvait à la rigueur avoir dé-
terminé ia formation de Teau, au lieu de se borner à séparer de l'eau toute
Amé^ Nous avons donc cherché k nous procurer la combinaison du cé-
tèoecorre^Nmdantei réther; mais noua n'avons pu parvenir à l'isoler
quoique nous l'ayons formée, commeon va le voir, «n.obla>unitlecoMMMé
correspondant à l'acide sulfo-vinique. ™
>U préparation de ce corps est très facilci mais sa puriBcation nous eût
Mit embarrataés ri noua n'i — ' — '"
^ *•* guidés par une théorie qui n'a pas
Jrampé notre eonfianoe»
58»
(4o6)
«L'étbat , luis en contact à froid avec l'aeide aiilfarique ordinaire, n'agit
pas mr lui; mm^ m Aaiittnt m htm Maria «t ^^mi toêiKMraDtlA
mrmr. les daax corps se combinaot , et il se forme de l'acide Milfi>*oilii|iie.
Nous l'avons surtout étudié eu combinaison avec la potasse, ce qui donne
un sel neutre en paillettes ttacrées d'une blancheur par&ite, renfennant :
Sulfate de polAue. . 34'*
Acide sulfanquc 11.7
Hydrogène '9.1
Oxijgéne a.i
loo.a
ce ^lâ conduit à Ik formulé
SCH, KO 4- SO», €«♦ H«< -hfl'O,
qui nous a donné lej> résultats suivants :
64 tiU de carboae a^fi 1>.7
Mat. dliydfogèM.... 4tt 9.a
I at. de soit depoUs. logo •«■•.. a3.9
. « «t. d'actde MlÂuiq.. Soi ....... i<,»o
I at. d'asig^Ba. lo» ...... ' a«4'
4951 io»>o
aQilaiidion mêle dans une cornue, à peu près Tohunes ^ux d'^tbal ei
ét peKhieniM de phospbcnre, Tm et fantn «i fingmeiiti» fl ^élaMIt
l)i«ntAt «ne réaction vive : les deitt«orpafiRiAeiit,8*idiau(fent, une ébol*
litioii se maniff-stc . et il se dégage une grande quantité d'acide chlorhy-
drique. En cUauffaiit ensuite la cornue, on obtient du prolo-cblorure de
phosphore, puis du perchlorare, puia enfin Au chlorliydrate Aecétine, qui
<lef l'ait ootitenir
a44« 74-1
H« IS.4
CM. 44a 1»^
•l<dhmJeqa8l cB«>li0Uvé
Carbone 73.67
Bjdrogine ta. 3a
CÛm*. aS.T»
99^
( 4o7 )
» M. Chevrerf a faSt l'analyse blanc <le baleine, qu'il a trouvé con»-
posé de
Carbone 81.6
Hydrogène.... 11.8
« Oxigène 5.6
100.0
a
Si l'on «lisait <itie cette composition se représente par
at. de.carboTt€. . . . r8o58 8t. a
445 at, d'hydrogène. . . 2781 ia.5
14 «fosig^ne '4***
3T339
100.0
on étonnerait beaucoup «m» tloote les chimiate» habitué* à la siroplidté
des formules inorganiques et même cenx qui s'occupent de l'analyse orga-
nique. Quand on en vient à faire usage de telle* formule», il laut plus d'une
démonstration de leur vérité, et la composition élémentaire, qui seule ne
sufBt jamais pour donner la lormulc rationnelle des corps , a si peu d'im-
portance en pareil cas, que Ton pourrait trouver vingt formules plus
simples qœ cefle (fù ftécèit , «t «'«cconkiU aussi bien ou mieux qu'elle,
«vec la compof itiem élémentaire da blanc de baleine.
. Ge n'est pas non plu» , hèton».oou» de le dire . sur U compoaition élé-
mentaire de ee produit qœ notre formule repose, mais bien sur les con-
sidéralimis smvantea tirée» des prtàeuses expérieiices auxquelles M. Cbe-
vreul^'est livré sur ta saponificaition.
. blanc de baleine serait , d'après nous, un éther à double acide ou,
en d'antres termes, un iwnposé de mangamte et d'uléate de céteae qui
aurait 'pour formule,
» at. acide nuurgarique
, at. acide ol6<iue ^
3 at. cétka
3 at. «a.
» D'où Von peut conclure facilement, et «n mnis borntrt «ne épreuves
les plus décisives, que le blanc de baleine f<»oruireit par aa saponifica-
tion, de l'éthal et des acides oléique et margariqne fcytJrrtéi, «aw autre
produit, et dans les rapports suivants :
( 4o8 )
■«OpUliM ) 4«»6<dMl
qn^OB • ptr le calcul fondé |sur la formule très simple que
tmms jidnnie fhu bwitt le* nombne» presque aeirà>lables qui mivtnt t
. 4eo|aiiM i ' 4i^6<ftlial
» On eweierelt ^iaernent de reprieenfr cet nombre» par une femrole
«différente de celle que nous avons choisie, et il £>ut bien accepter comme
un fait démontré l'existence d'une combinaison renfermant gSi atomes,
savoir, 47> atomes de carbone, 44^ d'bydrogène et i4 atomes d'oxi^ènej
.npports biiMTmqwi ewifaat.le déwepdr àm chimirtce, à le thécirie dey
ddienn'endoiiuitle «14» /
«RUQOB m mma, — IhuptUa ifUn dl» |L ^ Fissom à M. Arago,
c Depvib la lettre qne je toos ai écrite, en drteda a4mait,fai
,tinué à étudier le dÂtit des principdee souroes d^eeox thermales de ht
▼ille d'Aix, ainsi que leur température, afin de saroir si quelque effet
jprovenant de la dérivation partielle que j'avais opérée à Barret , deviens
draitsensibleï nab aucune intermittence ne l'art fidt aenlir pendant jiiift-
cinq jours d'observation, et la teinture qne j'avais jelée dane le miiok ba»>
.sin n'a point encore été aperçue.
» J'ai fiùt aujourd'hui ma dernière série d'observations thermométhqutt
aux bains fientina; ces eaux éprouvent depuis quelques jours une augmen-
tation de température non douteuse; ce qui me confirme dans l'opinion
que j'ai conoiie que les eaux chaudes ont, à Aix du moins, leur tempéra-
ture d'été et leur température d'hiver. Ce phénomène est id d'autant plus
marqué que les fortes pluies qui oat régné pendant le mois de mars, ont
oonsîdéndilement Ait augmenter le volume de ces eaux. D'après une oè^
servation d'avant-bier, je me suis assuré que le niveau des eaux, dans le
bassin deBarret, avait haussé de près d'un mètre, et qu'une augqienjbl*
tion ^;aie avait eu lieu dans un puits cbaud des environs.
% Une personne reapcctable m'a assuré qu'à une époque desédieresia peu
jttoignée, ka eaux du puits que je ^nens de dter «détînt presque fentière»
(409)
wtm ËmUbélMt des ourriera furent appelé» poor en baisser le fond, et
que, pendant cette opération , ils aperçurent l'eau dttiide quianintrît par
des fissures entre deux bancs de roches.
» Je ania deaoandn dana ce puits , et j'ai détaché un écbantUloii de^la
roche dont it s'agit, que je tous envoie dans même boite qui contient
les échantillons que je vous ai préoidaaiinantaniioncAa da dépdtdéaeai»
recueillies aux bains Sextius.-
» Le foisinage où je anis de Gréoulx , dans les Basses-Alpes , m'a engagé'
à y faire nne petit» esAmitm. On a imprimé et répété aovmut qne la'
tampérataredm eaux thermales de ce nom allait k 3a* Réaum.=4°'*Oitig.,
et que cette température était constante. J'ai trouvé le contraire. La
moyenne de six séries d'observations, &ites avec trois thermomètres diffé-
railla, m'a donné 34*,977 centig., qui dtfBivde la tampémtwe annoncée
d^enriron 5* oentig.
» le n'ai nulle raison de douter qtte' cette température, dans la saison
dea bains, ne soit de- beaucoup plus âerée et n'atteigne même le degré que
FimaBBoaca. Ge fiut, an reatë, bm pardi a?'àeoorder avec ce que j'ai re»-
marqué aux bains Sextius , et promer que tas eaux tbermalm de Gréoulx
ont aussi, oonmw'odlesd'Aîz, leur température d'été et leur température'
dfbiTer.
» On voit anrnager, à la aorfaee-déa mùtK de Gréools, oie natiéra flo^
oonneuse blancbfttre, d'un aqwet géfaitinewf, dont je voua envoie deok
échantillons ; l'un a été ramassé dans les baignoires , le second aurlm pa-
rois du bassin où coulent les eaux, en sortant de la source.
m Depuis mon retour à Aix , j'ai donné quelque attention à l'exameu
deaaoarœa d'eaux firoidcadiatinetea «m viergea qui aorg^iant tant danala
ville qu'à une petite distance aux environs. Un nivellement général de
toutes ces nappes d'eau et de celles des eaux chaudes, mettra à même d'ap-'
préder l'influence qu'elles peuvent avoir tes unes sur les autres. »
onmkmiQviM.— -Note sur une couleur purpurine etfiplojie dans la peinture
par impression sur les faïences fines; par M. Alexandre Bronghiart.
» Lea ûûenders anglais ornent depuis plusieurs années leur belle faïence
fine , dite IronSto/te, avec des dessins imprimés en une couleur d'un
toagb pnrporin tréa agréable, qu'il» noaunent pùik^olev.
m Las fidtnieanta ont tenu oûdiée la composition de cette couleur : ou n'a
pu imprimer en rose purpurin les fiitencm finca dites en France, quen
Vadietant en Angleterre.
(4'o )
» M. de Brétigny, fabricant de porcelaine tendre et de faïence fine k
Toanuj, m'en ayant donné une certaine quantité, j'ai prié M. Mali^ti,
atlMiitfàkiiittiiîfiMttire rojak de Sèvres poury fair»kir«ml!fMS:eilea
radiarclMsiitfleaatt progt4| do arta ciwBiriqD», dfimiyiw t éertéaire
cette couleur. *
•Les résultats de son analyse ont bat connaître que le finà-cohur était
essentiellement composé.
d'acide ■Uiiiii<|ite. ^
de chaiix.<>< ••»*••••• ••••••••»«•• i5
de ulice •••• ...•«• 3à4
d'alutnine ••••>*«••»•«••••■>•*•• >
d'oxide de cbrôme ...•».■>•..*••>•■•■•> «iSaU.
de chronate^ekMn ou de p«laiN«* •••-«>•• a»a|
» En réduisant ON mtièrea à œ qui eit Maentiel k b «ntpoalHMi d«
la couleur, savoir :
Acide sUonique loo
Gnie M
Oxidc de chrôme i à.t ^
et Silice 5
et en les combinant ensemble par une forte calcination, on obtenait une
cotileur an moins Monibdle que le pinâ-eoUmrtn^tÊia,
» La réalité de Tanaiyse et refBcacité de la synthèse ont été prouvées per
l'emploi qu'on a fait de cette couleur dans la belle fabriqnc de felence
fine, dite porcelaine opaque, de M. Louis Lebœuf, à Montereau. Je mets
•oos les yeux de rAcadémie la pièce déoorie «rec le /âdMMdbvdeSèrres,
en comparaison avec celles qui ont été colorées avec le/ii6i|i«oloHr anglais*
• L'objet industriel de la manufacture de Sèvres était rempli, mais il a^en
présentait un autre entièrement scientifique , c'était d'établir la théorie
assas ramarquable de cette coloration en rouge purpurin, donnée par
l'onde de cfarône à une haute température. Les rccherdMS de ML Malaguti
IVmt conduit non-seulement à expliquer ce phénomène, mais k trouver
une autre couleur purpurine susceptible d'être employée avec facilité <lans
la peinture à l'huile, et qui, semblable à la laque, a cependant une fîauté
que ne peut présenter une omdenr tirée du règne entand.
i> M. Malaguti nomme cette couleur, dont je prisante un échantillon ,
laque minérale; ses recherches sont consignées dans son mémoire, que je
remets sur le bureau de l'Académie , en demandant qu'il soit renvoyé à
rezamen d'une commission. »
( 4îi )
IVOMmATIOXS.
M. le Ministre du Commerce et des Travaux publics invite rAcadémic à
vouloir Lieu, conformément aux dispositions dti décret (Ui a5 août i8o/|,
désigner les trois membres qui devront prendre part à l'examen des pièces
de concours de MÀI. les Élèves des Ponts-et-Chaussées.
L'Académie procède par voie de scrutin à cette élection. MftT. Dupin ,
Girard et Puissant réunissent la majorité absolue des suffrages.
MÉMOIRES LUS.
AN4T01ITB FATHOLOoiQUB. — Considérotions (f anatomie générale sur les al-
térations du cen'eau dans la folie ; par M. Scipjox Piwei,.
( CoflMniflsaires, MM. Duméril, Magendie, Serres.)
Dans un premier mémoire soumis à l'Académie, l'auteur avait décrit
l'état du cerveau pendant l'exaltation furieuse et en général pendant l'état
aigu de la folie; dans sou nouveau travail, il s'attaclie plus particulièrement
à faire connaître les lésions que présente l'organe lorsque la maladie est
passée à l'état chronique, et celles qui accompagnent la manie périodique,
afTcction qu'on peut considérer comme tenant le milieu entre les céré-
bries aiguës et les cérébries chroniques.
MÉMOIRES PRÉSENTÉS.
MBCifriQDB AFtLiQOBE. — [Mtrc de M. Lecoc& sur un appareil qu'il nomme
aspirateur^èvorateur de la fumée.
(Commissaire», MM. Arago, Poncelet, Séguier.)
Cet appareil, suivant l'auteur, peut servir non-seulement à consumer ta
fumée qui s'échappe des fourneaux où l'on emploie le charbon de terre ,
mais aussi à détruire des vapeurs délétères, soit qu'elles se répandent dans
l'atmosphère, comme cela a lieu dans divers établissements, rangés pour
cette raison parmi les établissements insalubres , soit qu'elles occupent des
lieux situés au-dessous du sol, comme certains puits, les fosses d'ai-
sances, etc. M. Lecour annonce que son appareil peut aspirer les liquides
C R. ifiK. imetut. Ô9
(4i«)
amat bien que les gaz, et qo'iinai il peut servir «ucoettiveiiMOt comne
machine de désinfection et comme machine d'épuisement.
M. Lecour demande que l'Académie veuille bien char^r quelques-una
de ses membres (Tsaditer aux expériMices en grand qu'A se propose de
fidre avec cet appareil à la fonderie de Grenelle, chea IL Davctoni. MM. te»
conmiaflaireaeinHBéines fixeront le jour et l'heure.
■doAHiQus. — Ihwelle note sur Fair Aeud contidéré comme m moteur
piusieonomifue^ Utvapmrtteau; parU. BvmBiM,iiigM«iirm<èrf
tits miiitti
( GoniniiflMdres, ml. Voiaaon , Dakiig, Navier, Savart.)
L'idée de substituer l'air chaud à la vapeur n'est pas nouvelle ; mkis les
discussions théoriques auxquellea on Tafait jusqu'ici soumise, ne permet-
taienl pasd'en eapArer quelque avantage sous le rapport économique. Gom-
ment se fait- il maintenant, qu'en partant des mêmes données que ses pré-
décesseurs , l'auteur du mémoire parvienne à des résuitaU tout opposés ?
M. BunUn ne s"étonne pas de Mita dtooMdenee. Suivant lui, die tient prin-
cipalement à œ qu'on n'avait pas aongé à aoufiler dans l'appareil d'échauf.
fement, de.rair^/^aAi*fcni«nf co/n/?rtVn<^. Un emploi mieux calculé de la
détente entrerait aussi pour une petite part dans les effets attendus. Ces
effets^ voici comment M. Burdin les évalue en chiffra.
« Si de l'air à o de température et â 4 atmosphères de pression, par
exemple, eat diaaaé au moyen d'une pompe foiihnte dans un cylindre en
tôle , soigneusement garni à l'intérieur de briques ou autres matières peu
cooductrices de la chaleur, et renfermant un foyer recouvert d'une trandie
de charbon asaea épaisse pour convertir la mMé de l'oadgèM de Fdr en
acide carbonique , et pas assez pour donner lien k nne trop grande quan-
tité d'oxide de carbone, l'air dont il s'agit, TU SOB oak»iqoe Spécifique,
devra alors prendre une température de i5i8%7.
» Ne portons cette dernière température qu'à 800*. L*air traversant le
§ofer nTen quadruplera pas moins de volume , sans diminuer de pression ,
et conséquemment il pourra, h l'aide de deux pistons sous lesquels il se
rendra tour k tour, produire un travail bien supérieur à celui qu'aura
exigé son introduction.
m En calculant par l'intégration, et antrw moyens connus, i* le moteur
théoriquement nécessaire à b pompe firadante 4|ui chasse l'air froid dans
Digitized by ("loo^le
( 4i3 )
t« foyer, 2* le moteur que fournit ce même air après son échauffement,
l'auteur du projet de machine dout il s'agit, trouve qu'après avoir dépensé
âne Son» repréteniée par i4oao kilog. élevés à un mètre, pour refinder
dans le foyer un mètre cube d'air ordinaire, il retire de l'action directe de
cet air comprimé au fur et à mesure de sa dilatation et de »a détente jus-
qu'à la pression atmosphérique , deux effets ou quantités de travail , sa-
voir, ( 30900 4- a6 100 =5570000
» Réduisant à moitié, k cause de l'abaissement de température, l'effet
oo*"*" dû à la détente de l'air chaud ( réduction plus considé-
rable que celle qui est indiquée par les formules relatives à cet objet), et
retrandiant fuit de l'autre leseffeu précédents, on a 80900 | i4oao
» 439So>— i4oeo SB 99930^* poor la quantité de travail produite
dans cette occasion par le ^ de kilog. de combustible qu'aura l)rûlé la
moitié de l'oxigène du raètre cube d'air dont on vient de parler, dans
son passage k travers le foyer.
» Négligeant encore id nu eBbtti^ coarfdérable qu'on {MMi^
en refroidissant ou condensant l'air dilaté par de l'eau à basse température
ou autre moyen, de manière à faire alors redescendre le piston par l'effet
de la pression atmosphérique, on voit théoriquement parlant qu'un kilog.
de flinriM» produira, dûs «a cas, 90 X aggSo =s SgSâoo*""", c^«at<à-
dire 6 kj^ foia 90000""» ou 6 & 7 Ma le travail réal des uMillauras
machines à vapeur de Woolf connues jusqu'à présent.
» Sans doute, à l'aide de la vapeur (qui serait produite avec la même quan-
tité de calorique ou avec les 190,3 unitésdedialeur introduites dans le nê-
tre cube d'air ci-de8sos),qu'Ml ferait agir sous un piston dans un cylindre
vide d'air, d'abord directement, puis à l'aide de sa détente poussée jusqu'à
un nombre presque iniini de fois son volume primitif, on arriverait par
le eaknl à un moteur ou quantité de tm^ égale au logarithme d'une
quantité presque infinie ; mab si l'on reste dans le pcaaiMe, le réel ou
l'exéciitable , techniquement parlant, c'est-à-dire si l'on compare l'effet du
mètre cube d'air chaud dont il vient d'être question, avec l'effet tiiéo-
riqoe 13730'"'", qu'on obtiendrait en féduietnt en Tapeur à i45*.4 de
«inqtéiaturo, une queutilé ^^^sao^agSUiog. d^eauè o cotreepondante
(4 la pression et à la température dont il s'agit) à tm volume o"- "*-,i4 , on
trouvera pour l'action directe, la détente, jusqu'à 4 foi* le volume, et la
condensation parfaite, 45oo""'*, 366a*"«- et StÔS"*». Le rapport de
reflet de l'air à cebi de la fapeur sera doM celui de aggSo: ]373o
«I a»a : I eoTiron.
(4U)
« Si 1* indriw i wpmar est mscMiteMtiM, oéite dw voi-
luit» ItiLMlfili I ce rapport devient 99930 : 137^0 — $768 ou bien
aqq3o : 7960 ou 3,77 : i (la rlt'-JiMito fie la vapeur, ronime on voit, étant
iiuppoaée avoir lieu sans perte de utlurique et uuvaut la loi de Mariotte).
si l'on iBHMWHùL qiilj liwixIHlf à air chaud, le calorique défi|épart»
C0mbusti!)!e, est entièrement employé a l'clfet utile , tandis aons lei
chaudiereit des machines à vapeur, une moitié au uiuin»4le ladMliM> ^é-
chappe par la cbeninéeou u« remplit pa»ttt>dh|ji%iM^ ftiliteif Hliw iéi,
en outre^qu» penl-éimledMfiMMi fMmvrt ili m «iMihueuaement remplacé
par du bois sec, dont les vapeurs aqueuses , pnr compensation du froid
qu'elles produisent, augmenteront la tension de Tair à écliauffer , on t-u
conclura qu'en évitant ks provtsioM d'eau et autres embarras des puntpes-
à feu acl«é|wy<I«iW dimiiioant >w»dMgw»dre«plo^ii^
COnvénientt» on doit espérer dans cette occasion une économie de .six It
neuf fois te combustible consommé par ces dernières machines, suivant
qu'elles coudeusent ou ne condensent pas la vapcufp»
«San» don» r>kr mlnéii^<9mmUifej9e iipiiiii une fciwf
sidérable que ceUe caifîiâiriplM> haut, k cause de là ciialeiir ^AinlppH*'
par la compression; mais, comme cette chaleur ira en très grande partie
se joindre à celle de la combustion , il 7 aura une espèce de compen-
sation.
» On peut , dana Pétat actuel de la science , concevoir des doutes sur le
calorique spécifique de l'air à 800" et à quatre atmosphère» de pression ;
sur le coefficient deaa dilatation par la chaleur, . et particalîàreinent sus
k froid pvodnil pariadélMHe;mn»il»'est pas probibk ^pM nooa aoyon»
aiMB éloigné» d« 1» vérité daii» «ait» owarion, pav wtàr a'écravbr h»
■vnntagcs précédemment cnlcule's.
» Quant aux. cylindres ou vases d» l'appareil destinés à loger d'une ioa-
nière <oatiiH>a oa éiacantiaua da l'air à 800*; quant aux devs. piston»,
sorlaut, destiaéft ih faoeniir tour à ton* Tacttoa da «a» air^ l'anlnr espère
pouvoir employer deux cloches cylindriques renversées stisceptible» de
monter et de descendre autour da dans autrCB oUche» iasmohiies d'un
diamètre un peu moindre.
» DateMaliaiMieaaniadbiread» toile rto^MmraoowarlaadWi^
qat la lioalBar de la cloche intérieure intmofaile, devroat régner tout au-
tour de ces cylindres ou les lier ensemble ver» leurs bases-respectives. On
voit que l'air chaud , au moment de son arrivée entre les deux cloches.
r
(4*5)
Mttlevera oeUe qui est mobile^ laquelle se mouvra un peu, à la manière dtt
piston de la pompe dite des prêtres, la bande annulaire ot flexible <h> plu-
sieurs épaisseurs de toiles, coatiouant alors » fermer comntuiiicaùtiii
arec Vmiéiimr pead—tt»»» rtHiiliiio it k uiwnîair r i,^
• Au reste, eo cm aqa succès des cloches ci-dessus, rien u'empèchent
d'employer des pistons recouverts, du cùté uù arrivera l'air cUiud, <l nue
tranche d'eau surmoatée tl'un flotteur plus ou moins épaia «t peu conduc-
teur du calorique. >
aTATiSTiQVB hi?(Éralogiqi E ST cÉoiociQur. — Kssui d'uTie Stutistiquc miné-
• rcdogique et géologique du département de ia Mayenne ; par M. Ui.a--
TiER, ingérUeiir de* mines résidant aa Mans.
(Commissaires, MM. Beudant, Berihter, Élie de Beaumont.)
Ce travail est divisé en trois parties.
La première préseule uu aperçu général de la constitution physique du
département;
La secondelodécritiQiuIedoubie rapport ninéralogiiiaeetgéogmwliqiie;
La troisième est consacrée à la statistique minérale.
Dans cette troisième partie, l'auteur fait connaître avec détail les bran-
ches de tlnduatrie minérale explirflées dans le département, leur dévelop-^
pement aetoel et leurs reasonroes, ainsi que leur influence sur la ridieme-
dii pnys.
Lulin, dans un appendice, l'auteur a présenté, sous forme de tableau,
les données de statistique qui rapportent au dévdoppemelit des forces
mécaniques autres que les forces animales mises en action par l'industrie
départementale
En jetant les yeux sur la carte très détaillée qui accompagne le mé-
moire de M. Blavier, on voit q|a'& l'exception des terrains volcaniques,
qui ne montrent aucims de leurs termes dans le département de ia
Hiqfenne, toutes les grandes classes de la série géologique y sont repré-
sentées, quoique d'ailleurs elles soient loin d'y occuper une égale étendue.
Ainsi, tandis que le terrain primitif occupe en majeure partie l'arrondisse-
■MMtdeHbfeîwe, dont A ne dépamc guère leslimiles, et qnn-le teiMn-
de transitienrcouvre de coudies de nature divesse presque tout l»surplu»
de la superficie du département, le terrain secondaire a pour uniqof
vepésentaat un petit dépôt houiller de deux kilomètres carrés environ de
anpetfieier qui est l'obiiet dr-mm euploilation dans la coaunune de Mmi»
( 4'6 )
HarM l4«o«lr. Qimt ftus ImtéIm teriitiM, âi m rédbfMnt, pour timâ
diM, k on dépAt ipi recouvre plnsieun plateaux élevés , et ee co—po— de
•y>les ordinairement ferrugineux, de grès siliceux ou ferrugineux et d'ar-
gile. C'est ce dépôt qui recèle la plupart des mines de fer qu'on travaille
dans le pays ; il y &ut joindre cependant quelques petits bassins isolés
de oongloÉBfcMe muins, «t qndqiMe dépto peu importmlt de même
calcaire et de meulière.
M. Blavier décrit fort en détail ces différents terrains; mais il a aupa*
ravant fait connaître toutes les roches que présente ce département, qui,
depuis plusieurs années, est pour lui l'objet d'une exploration non intcr^
vonpue. H présente enfin m grand nonlnrede données slatistiqaes sur
les mines et carrières qui sont l'objet d'exploitations plus ou moins im-
portantes, sur les usines qu'elles alimentent, les ouvriers qu'elles em-
ploient, etc. 11 s'arrête, en particulier, sur une industrie qui , depuis quel«
qoes années, a pris dans la Mayenne un grand développement par suite
de l'exploitation, d'ailleurs assez peu lucrative , de la petite houillère d?
Saint-Pierre Lacour; c'est la fabrication de la chaux dont les produits
principalement employés comme engrais , sont d'année en année plus
recherchés par les âiltiTalmir>>
▲iiAim MATUMATiQUE. — SuppUmetU au mémoire sur lé degré de la tnau-
formée ratàoaneUe dlum épution irratiometie dmmie;par M. Yorn».
(Renvoyé à la commission nommée pour le premier mémoire.)
Le théorème présenté par M. Voizol dans son mémoire du 39 fé-
vrier i836, se rapportait au cas où les radicaux sont combinés par voie
«dUStfon et de jowrtwitftion. la nouvelle note a pour objet de Télendre
au cas où les radicaux sont oombinéa par mMft^liicnltew, êtiristttnjwm»-'
de ^ttitêneetoa extraction de raebtu.
> MMtê OBAPWQois.«— itoiftt /ifiwifciHru <w lufiy.
M. Jfa^'or, de Lausanne , adresse une note manuscrite destinée à servir
do supplémoBt à son mémoire sur le dessin linéaire en reli^. Il s'at-
tache à frire ressortir tons Isa avantages qiAnmit ce dessin (qui con-
siste à tracer les contours de l'objet qu'on veut figurer, & Faida dHm fil
métallique auquel les doigts donnent la forme ooovenahle) anr le dessâa
%
i^ijiu^co uy Google
.(4'7)
ordinaire qui exige un plan ou tout autre surface pour recevoir la trace
du crajon avec lequel on marque les contours du corps a tigurer.
Là nouvelle note est renoiyée à k commîMion nommée pour le ooa>
ooun anqoel toit prtenlé le premier ouTiage de H. lUyor.
IL B. HmrjTt erddtaele à Boulogne-am^Iler, edresw un mémoire
ayant |>our titre: Considérations générâtes sur l'établissement des chemins
de /«r, et demande que cet ouvrage soit admis au concours pour plu-
sieurs des prix fondés par M. de Mon^on.
Suivant M. Heniy on poomdt, en conlilnint conveneMement les lignée
de chemins de fer et les lignes de paquebots i vapeur, faire en un mois le
voyage d'Edimbourg à Bombay en passant par Paris. Aujourd'hui le trajet
prend six fois plus de temps, expose le voyageur à des dangers de plu»
aienr» eortat, etaurlont à dn privelions qui peuvent altérer m alnté; l'au-
tenr pense en conséquence que son projet pourrait être assimilé aux inven-
tions qui ont pour résultat de rendre un art ou un métier moins insalubre,
les deux autres prix auxquels M. Henry pense avQir acquis des titres par
la pubUcatioD de m brodmre n'étant pas décernés par TAeedémie des
Seienoes, nous n'avons pas à nous an occuper id.
M. J. Aàar demande qtm l'Académie noaame des oommissaireB pour
assister ans expériences relatives à une invention qu'il désigne sous le
nom de poste atmosphérique , expériences qui seront fiutes au jardin de
Tivoli, le a 8 avril, à deux heures.
HK. Snier et Séguier sont priés d'assister à cet essai et dVn rendre
«gaspte à rAcsdémie.
IL CMisIMilBn deasande que le mémoire «ir Al ^péetefiitl db^
des uns qu'il a présenté à l'Académie dans In séance du ii janvier, |Oit
admis.att concours pour le prix de physiologie.
(4.8)
tatsuim.— Noiuviies expériences deVL Mâtteucci sur Us affaiblistemenU
que certubtt eoiatmtt Hectrique» ipnMmA en IrwerMnil eoadkei U-
quides ou des SofhrognMs toRdes,
Lorsque deu& ÛU , partant des deux pôles d'une pile peu énergique,
■boatisaent «s^demc estrémMs 4'ub canal ftroit rempli dTtin ttquide peu
conductear,l!llltensitédu courant défvélopptf peut être rendue pins grande
de plusieurs manières. Elle croît à mesure que le nombre des couples de
la pile augmente, ou bien & mesure que la longueur de la colonne liquide
diminue, ou bien encore k mesure que ce liquide devient plus conducteur.
Un diapfaragmeméialKqiiepiacé dans le liquide «ur la venie que soit le
eovrt'nt, aflaibitt celui-ci dans tous les cas, mais dans cIm proportions dif-
fîh*entes, suivant son intensitt'. Ainsi M. de In Rive a fait voir que l'affaiblis-
sement dù à l'interposition d'un diaphragme, est proportionnellement
d'autant moindre que le eoorant primitif est pins énergique, en tant dn
moins que raccrois^ement d'énei^e provient de la pile elle-même.
Le foil observé par M. Matteucci consiste en ce que l'affaiblissement
d'in teo^itié occasioné p^ir le di«pliragQae,e$t, au contraire, d'autant plus grand
que le courant primitif est plus intense, «i.UâManJt la pile coopoaée d*aa
noial:iWO.cposMint de couples, on r»it vacîerj'iteeq(ïidlilooutaat par fa| seul
raccourcissement de la colonne liquide, ou par un aoBroMieiivat daiiA sa
conductibilité.
la pile deM. ttitt^Hicci élMt ontf'oatanife de disques soudés (i'sutcur
aV» indique pas la tutnre) chargéerkvec dfe Fean salée: le liquide dtt c»>
aaU tantôt de l'ean (te puits, tantôt de Tenu Irgèrement uëidttlée afCe
de l'acide sulfurique; le diaphragme, une lame rlo phitine.
Ces données sont nécessaires à rapporter, car ce que i on sait de l'in-
fluence variaUe des diaphragmes, suivant l'origine du courant , oblige à ne
rien généraliser qu'avec beaucoup de circonspection.
M. iMattoncci rapporte quelques expériences dont il résulte que l'in-
tensité du courant augmente avec la largeur de la colonne liquide qui te
transmet Ceh est eiact jusqu'à ime certaine limite d'élargisiement; mais
le bit était connu, à ce qu'il nous parait.
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( 4'9 )
rnrsioi B. — Noie ctmeenmnt les ^ets présumés dune décharge électri-
que sur la croissanee ttun peupUer. (Extrait d'une lettre adressée k
M. Hatbiea par M. Avi^ Ai uicifln officier 4e la firde impé-
' riale ei membre du ooiueO général du département dlndre^-Loire.)
« L^uittée demfèfe, au mois de jolRet, h londmtDiai» stir on des peu-
pttert qui composent mcoar avenne; quelques brandies forent cassées su
sommet. lyC fluide électrique suivit le tronc rîn hnut en bas à la partie
nord, sans endommager l'écorce, s'enfonça au pied dans le .sol, dont
die sottlera deux grosses mottes de terre 8k peu près nu pied cube cba-
cnm. Gcr pcopller avait alor* mr pied dsrdronnftrenca; aufoorMiii it en a
deux, tandis que ses TOisins ont conservé la même gross<»ir..... L'arbre
grossit si rapidement, que je viens de femar(|aer Sur Péedroe Une crevasse
par où la sève s'écoule en abondance.»
MCIMIIK. — Lettre de M. l srQ\\^>t(tn sur la dtStribuHoti d^s carutnx'itMtm
dans i«s {iiverses partiés du tquiUstte des oiseaux.
Dans «ne première lettre sur le meaie sujal (nlaBte dtt a^ mars),
M. Jacquemin n'avait considéré la distribution des ooMfaiMs oérien» que
daos le» partie* osseuses de la tète; aujourd'hui il poursuit le aaème sya-
tèmè daM «Miaiea aiitvaa o« da syalawa.
« Tous les ce qui constituent l'épaule, tels que WbiiHéww » .ITnsey lain >
la fourchette et la clavicule coracoide oui ieorS' trous pneiunatiques
groupés autour de leur extrémité scspulaire. Ils raçoîvent tous l'air de la
poabe sous-scapulaire. Le onAftw» et le'radtHtf Se chargent d'air pan das
trous souvent trè» mmbeann siinéa 4 lanr aKtrénrftét anpéwmwn Xfair
parvient à l'articulation du ronde par deux toips diffifrentes, l'une se
fittt par la communication des cellules du tissu «dlotaire de cette arC»-
culation avec cdlcs de l'articulatioa seapulaire «srtra ha mnscics du htm^
à am cntrémilé iaftiieure. Les mailles du tissu eelkilaire de Farticulation
du carpe sont également remplie d'air qui leur arrive par communication
avec les cellules de l'arboulatioB du conde, et per l'intermédiaire de ia
cwllé • telarandea ek de- 11iwwa*lMÉS 'qui préMiiliM'Av'mdnHPepMr'I'lHH
mérus des trous aériens i leur extrémité inférieure. Les os daMMgpif<at
du métacarpe reçoivent l'air du tissu cellulaire qui les entoure par des
trous dont la position n'esi pus toyoi» ttxet Châqjne />*aéssgtf é^ffmk
CR. 183C, I" atmntrt.
( 4«« )
préMUte un trou aérien «HiTeiit très développé et reçoit Pair dr ce nénie
tissu cellulairp.
» La même dispositiun se retrouve pour les extrémités inférieures , Ica
trou» pnetunaliques y sont distribuéa exactement de la même manière et
Pair lèar arrive par un mécanisme entièrement semblable. Chez les vieux
et bons volicrs, toutes les pièces osseuses sont remplies (Viiir jusqu'à la
dernière phalange ; ce ûuide leur parvient par la poche pneumatique squs-
téraurale, placée dans les deux partiaa latérales da baiaiD.
» Les vertèint cervicales préaentttnt des troos pneumatîc(aes petits «t
nombreux placés dans le canal que forment lat^'ralenient les apophyses
transverses de ces verlchrcs. La poche pectorale envoie tni prutongement
qiu louge ce caual dans toute son étendue et fournit de l'air à chacune
des verâbres. Les trotts pour les vorlèérev pedonUes et donalest sont
placés de même sur les faces latérales de ces vertèbres; mais Tair leur
est fourni par la poche pectorale pour les premières et par les deux
poches sous-ços taies pour les autres ; ces dernières poches fournissent
aussi de Fair aux edie* par des trous nombreux percés à leur fiwe in-
terne. — l-A poche sacrée occupe une grande partie de la cavité interne
du bassin, elle est appliquée immédiatement sur les os qui le composent
et auxquels elle fournit de l'air. Les trous pneumatiques pour ï'Ueum sont
situés sur la fiue interne et antérieure du bassin, d» dia^ àM de la
colonne vertébrale dlma le point de son renflement; ce même os préeenie
anasi des trous aériens derrière et en haut de l'articulation de la tête du
fémur dans l'intérieur du biissin. Vischion et le pubis reçoivent l'air par
communication avec l'ilemn. Le puàis cependant présente quelquefois
-des troua très grande à aon eiElréaaité antéiienre' et interne.
• L'air des vertèbres lombaires et eoocy^um$$ est fiDurni par des pro-
longements, un antérieur et un postérieur que forment la poclie sacrée;
les trous sont placés comme d'ordinaire sur les côtés du corps de ces
vertibrea. La demière «Mftdérs eoccjrgienne présente en outre quelquefois,
un très grand trou à sa face inférieure; enfin, le sternum reçoit abon-
damment de l'air de la poche sternale placée à sa face interne. I^es trous
•qni le percent sont nombreux et situés le long de sa U^e médiane : on
en remarque toujours deux trèa wuêMMm phoéa «nrs^aon extrémité
•antérieure. . î •
» 1.41 poche sternale fournit aussi de Tair aux apophyse MBPftàhl dee
càtei au moyen fie trous situés a leur extréfuilé inférieure. »■' ■ '
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anni. « JouauM de tinitmmt du/biar; par M. B&onuiMmt.
« Tai l'honneur de TOUS adresser ci-joint un flacon contenant du fluor,
corps simple que j'ai isolé depuis plus de deux ans. Je n'ai point alors
publié le procédé par lequel je l'avais obtenu parce qu'il ne le donuait
que mélangé aT«c nne grande quantité d*ozigéue ; mais j'en ai comité
les principales propriétés dans Tarticte analyse dn IH^ômain de Pfy^
sique gihiéralc, p. iq.*). J'od joins un extrait imprimé à cette lettre. Cette
publication a été faite au mois de décembre i834
» Depuis, j'ai obtenu du fluor par un autre procédé, et ses propriétés
sont tonjotm lea mènes : c^est un gas coloré en brun jaun&tre, ponédant
mie odeur analogue à celles du chlore et du sucre brûlé; il n'attaque
point le verre, il décolore l'indigo el se combine directement avec l'or.
• Le fluor a été obteuu la première fois en faisant passer du ûuorui-e
de bore aur du minium chauffé jusqu'au ronge, et le recueillant dans un
vaae sec, comme on le bit pour le chlore.
■ Je l'obtiens actuellement en traitant simplement dans nne fiole de
verre un méipuge de fluorure de caldura et de bi-oxide de manganèse par
l'acide tnlfurique, maia , aînai obtenu , il est mêlé avec de la vapeur d*a>
cide fluorh^rdrique et du gaz fluosilicique , qui ne s'opposent pourtant
point il ce que l'on puisse en observer les principaka propriétés. >
eiaTnopûiB.»- Ob^vations deJIL Mbi&ct mt acne assertion de M. J. Guérùtt
retadve à la nomette méthode de tnUer lee pieds-bots chex les mfants.
Dana la lettre aà il linaait ocmntfttre sa noovdle méthode, M. Gnérin
annonçait qu'il avait obtenu dans cinquante jours sur des enfants Agés
de cinq mois, une guérison complète; guorison qui, suivant lui, n'aurait
pu être obtenue en moins d'un an par les autres métlHMles. C'est contre
cette asaerticm ma» réclame M. Jfeibe. « Tous les cfaimrgieos, dit>il, sa-
vent que chezdes enfonts de l'âge de ceux qui ont été traités par M. Guérin,
on obtient par la méthode de Venel des gnérisons bien complètes dans
cinq à six semaines ou deux mois. Je le prouverais au besoin par ce qui
se passe depuis vîngtnlei» ans dens l'étabBssemeiit orthopédique que je
dirige; lés fidis ont été publiés dans maa ouvragea, et ib ont été mis
- <i) Voki 1« pMnce «o^ael M. fiaudriinoDt fait «Ilution t
m le laer est gueaz, braa janiAtie lite foacét mw odnr a beaaeef d*aaalofis
• aim «die énddoiaat avec cille d« SBcrsbièUi il «it SMS aetioii ■aria vents. •
60..
(4^^ )
hors de doate par un rapport £ut en i833 à l'Académie royale de Mé-
decine, rapport qui atteste que parmi les malades traités sous le» yeux de
h committion d« rAcatténate , plurieim ont été guérà en deax et trois
mois , et qu'un petit garçon de dix mois» avec deux pieds-bots, dont un
très difforme, a été guéri en iraiOe-in^ jours. »
HBBecuiB. Expulsion spotoanéa de tatads Wfinaireti taUeau des cas
les pbu remarçtUMUes consignés dans les ouvrages spéciaux ou les
recueils sàent^ues ; par M. Citiauu
A roocarion d'une communication & ce snjet, finte par M. Segatas
dèns la précédente séance, M. Civisde écrit pom î.nrv rcmarquor que de
pareils cas sont très fréquemment rnppel^s lïaiis los niuialcs de la science.
« Ce serait , dit-il , un travail loog et ingrat que de les rechercher toiu ;
mais j'ai cru utile de réunir les plus remarquables, surtout ceux pour
lesquels on ■ en soin de joindre aux déisfls sur h forme, les dimensions ,
le poids OO le volimie du calcul, des reiiseipnoments sur les suites qu'a en-
traînées son expulsion. Un tableau joint à ma lettre en offre quaninte-sept ,
les uns empruntés à des écrivains diguesde foi, et les autres observés de
nos jours. On y volt figurer des calculs de 4« 6 et jusqu'à la onces, et
dont le volume égale quelquefois celui d'un œuf d'oie. Ces faits, auxquels
j'en pourrais joiridre d'autres d'un ordre tout différent, attestent la facilité
avec laquelle le canal de l'urètre s'élargit quand il se trouve soumis à une
dilatation lente et graduée. De tout temps, mais surtout au commencement
dn siècle dernier, les chirurgiians ont tiré de là l'induction qu'avant de
recourir à aucune opération proprement dite, il fallait chercher à imiter
ce que la nature fait si souvent d'elle-même, et la métiiode de dilater
t'urètre dessujets atteints de la pierre, la plus ancienne de tontes suivant
l'ordre des dates, compte encore parmi sM fwrliaans qneiqueo-uas des
chirurgiens les plus distingués de l'époque actuelle.
» Ce n'est pas seulement chez la femme qu'on a observé ces sorties sponta-
nées de calculs; les hommes aussi rendent soument de fort grosses pierres.
Je viens d'en vnir sortir une qui avait 9 lignas dnlong sar.6.de large, et
la plupart des auteurs en citent des cas asaiB-eKltaordinairea pour qu'on
ait cru quelquefois pouvoir les reléguer parmi Ie.<j contes. Cependant l'ob-
servation s'est renouvelée si souvent , que le doute n'est plus p<-riuis à cet
éisard.». a
Parmi les bits consignés dans le tablean annexé à la lettre de M. Giviale,
il eu çst un qui avait été déjà rapporté daus un de se» ouvrages (^Parallèle ,
i>»g« 79); le calcul expa1«é.,«poii)bMiéineiUilwt gn» camme une petite
noue, de forme ovale et rugueux. A côté de CCS obsenratioDS viennent se
placer celles de Senijcrt {lib. IH, part. 8, sect. 1, cap. a); et de Colot
(pag. '.1^9). Dans le pr<;)nier cas le calcul était gros comme un œuf de
poule ; (tans le second , gros oomme ua «enf d'oie. Dan* les trt>b la guinson
fiit «ximpléte.
Dans le iioiijhrt- îles c;is qui ont été suivis d'incontinence d'urine, on
remarque celui qui est r apporté dans les Éphémérides des Curieux de
î(\ nature (déc II* Anu. 5' obs. 198). Le calcul de forme ronde pesait
la onces I gros. Lecaf (H* JZ^çitei/, p. ioa)en cite trois dpnt le moindre
pesait a onces |, et le plus fort 5 onces 6 gros ; mais il ne dit pas quelles
ftu ent les conséquences. Des f|uarantc«sept observations consignées dans
le tableau, une seule semble indiquer que la mort a suivi de prés Texpul-
sion. Dans une autre rapportée par Bancal {MumeldelalMoIritiet p. 166),
il y eut fonnatifm d'une fistvde urétro-vésicale.
/ n
£bios. Dans les instructions rédigées pour le voyage de la BonUe^
l'Académie engageait les officiers de cette expédition è s'assurer, au moyen
lies instruments très précis qui leur ont été confiés, si les halos qui se
présenteraient à leur observation, étaient toujours rigoureusemeot cir^
cnlairea et si Tastre occupait eaactement le centre de la conrbë. On a
prétendu en effet» qu'il n'en était pas toujours ainsi» mais comme ou est
très exposé à se tromper en pareil cas qurind on obsei-ve à l'œil nu, les
faits qu'on cite ont besoin d'être vérifiés dans <ies circonstances qui écar-
tent toutes les causes d'itlosion.
Les élèves du cours de physique au collège de Cahors ont eu connais*
sance de cette partie des instructions de l'Académie, et un halo ayant été
vu dans leur Ville le a6 mars et les deux jours suivants, ils ont cherché à
déterminer la forme de l'anneau intérieur. Faute d'un bon iustrumeut ils
n'ont pu mesurer avec précision le" diamètre vertical et le diamètre boii>
zontal de cette couronne, mais ils se sont tous accordés à reconnaître que
b figure n'était point elliptique, qa'ellç était paHaitement cirçulaire.
M. Moncej adresse une prétaqidua .solation du. pmblflmA.de latfwa-
tbiUure du cercle.
A 4 hmitM, l'Académie se lorme en comité secret.
A.
( 4a4 )
miiUTIM MiMWâtmyiK»
L'Acadàaie « reçu du» cette stfence lee ouvrages dont void les titres :
Ctm^tes rembêf h^domadaires tk$ téaneet de FJeadAnù des Scuneeti
i856, n" ir>.
Coup d'œil impartial sur L Etat de fÉgjpte , Cimparé à sa situation
fuUérieun/par H. Joiiibd, membre de llnstitut.
Recherches amUomiques et physiologiques sur Forgime de Feuuiitian
chez les oiseaiir par M. Bhbschet; brochure in-8°, avec un atlas in-/,*.
Acadeinia dei Georgqjili. — Rapporta délie Conispondenie deU'aïuto
i835^M7nM» da Leotou» Peui-Fimomi Flreose, iéS6, Xnr^.
Sur le Préfet de loi rdatif mt sucre de hettmmipar II. Houbd fik;
brodiure in-8".
Histoire naturelle des Iles Canaries j par MM. Wsa9 «i Bbrtbrlot ;
6* livraison , in-4*.
DeseripUon des Ceq^Ues fossiles des entrons de Paris} parH. Db«havu ;
livraison ai —4^, îii-4*.
Bryologie d'Europe , publiée en monographies i par lOL BaiCHct W.-P.
ScHiMfEB ; r livraison, Paris, i836, in-8°.
JteçAerefte» sur les Ot^ganismes if^Hrieursi par M. Dimabd»; iii'6*.
(H. fkHj de Saint-ViiiGenk est diatigé de rendie «m compte verliel de cet
ouvrage.)
Notice sw le monument Champollion, élevé' à Figeaci par M. le baron
GunmtBc »■ CBAsiiWB ; brochnre ni>t a.
De f Efficacité partktdn^rement et du Mode daeUan des eaux thermales
de f^ichy ; par M. Ch. Petit; brochure in-8".
Lettre à M. de Monglave,- par M. Beltrimi ; iu>4*-
Bibliothèque universelle de Genève; noaveile série, n" 2; 10-8'.
Jwmal heèdamadain des Progris des Sciences mé^cahs/ n* r 7, ûi-'fi'.
Gazette médicale de Paris,- n' 17.
Gazette des flôpitmtx; u** 47 , 48 «t 49»
Journal de Santé i n* 1 Sg.
dn Monde sa»arUf Vf* i^en if.
i4t Pranee indkstrieUei S* «iittée, ri" 5.
COMPTE RENDU
DES SÉANCES
DE L'AGADÉHIE DES SCIENCES.
SÉANCE DU LUNDI 9 MAI i8Wk •
pkSsidiugb db m. c*. wnnst.
zooMOix. — Extrait étune lettre de M. Marioît dt Phoc* à M. de Blain-
▼ille , sur un jeune orang-outang apporté vivant de Sitmatra à Nantes,
( Communiqué par M. de BlainviUe.)
« Je me suis transporté hier chez le capitaine Van Iseghem , et c«
•'«it pas sans un vif intérêt que j'y ai contemplé, pendant plus d'une
doni^Mare, le jeune orang-outang mile qu'il-a rapporté d» Bu—If a, et
dant vous Mvmmiét defrimffeoqiiisition pvur 1» Jaîdin 4p Roi
a Je dis l'orang-outang, parce qu'il ne m'est pas penmi* de douter que ce
a*en soit un. Du reste, vous en jugerez vous-même eu deniier renort,
d'après quelques indications j« yoia tous fbufiiir.
» Son front«ife tria. dleté allxnBbè dMi k ttgM aéAlaua, de naaière
k simuler assez bien le front de certains hommes. Il est tout à fait dépourvu
de longs poils, ainsi que le reste de la f»ce, sauf lesoAtéa des joues où de
longs poils roux simulent très hieR des favoris.
afloB «ai m fittfwiatdsailll»; mymm éat na enpewiwi dUrtritt-
CH. iM. iWftMia*. 61
( 4"6 )
geoce et de douceur remarquables; les paupières sont garnies de longs ciU;
M» mnaeaa n'est nutl«iD«nt proéniiiMit, mais ses lènw sont très mobiles,
et peuvent s'allonger de deux pouces environ. Les oreilles sont bien bor*
dées, et ressomblcrnient à relies de l'honiflie Si elles étaient pOttTfttCS dit
lobule qui caractérise ces dernières.
» iJL^cees^ d'une couleur ardoisée, dpp Uln^nlA-ea tu se dégradant
du^&bti»^ k âicoèférenee. k^i J<i <i I f . i > '
» Il n'a point de callosités aux fesses; il ne porte aucnn vestige de quene,
et il a l'anus un peu proéminent.
» Les pouces août très petits comparativement aux autres doigts, dans
les mains de devant comme dans celles <te derrière*
» Tout le corps, ,k l'exception de la face et des parties antérieure et laté-
rales du col, est couvert de longs poils roux; et ceux de la tête se portant
d'arrière en avant sur le Iront, iout exactement l'efïet d'uue perruque.
» Les dénia offrent l'apparenoe de celles de l'Iumune, si ce n'est qne les
canines sont rdativement plus allongées que cbez celui-ci , et qu'elles se lo*
gerit, lorsque In bouche se ferme, dans un espace vide, situé, pour la mâ-
choire iniéneure, derrière les canines, et, pour la mitchoire supérieure,
en dedans.
» Cet animaF,'dont TAge peut être supposé de neuf mois envinm, n'a
encore que quatre molaires de chaque cÂté à Ul mftdMMre inffrienre, et
deux à la mâchoire supérieure.
a Sa taille' est d'environ deux pieds six pouces, dans la station ilebout.
»Ihiaoini^et,de ktéleà^'aiitta, on trooTO. une kmgoeur de dixJiait
poQceS'
n La cuisse , la jambe et la main des extrémités abdominales ont chacune
SIX pouces de longueur.
>. > Dana les 'manières tiMmahiques,, le bras a bnit pouces, i\mmt4>rM
sept pouces et demi , et la main six poueas.
» J'ai été frappé de la lenteur des mouvements de l'orang-oiitane;, la-
quelle contraste avec la turbulence des autres singes. J'ai été plus frappé
enflore deaon air: calme et réfléchi, de sa sociabilité apparente, et de je
ne saia quoi d'humain répandu aur sa phjrsiaMBie.
» II est de la itlna^candeiloaoettr, et recherche lea eawaaaa même dea
étrangers.
» Yous pourrez juger du degré de son intelligence par les deux faits sui-
Tsab , lesquds se sont passée, sona mes jeux.
m ^ nwMre b» donîwunà mai^d^He certaine dkttnoe, il dmcendit
4
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( 4»7 )
de la chaise sur laquelle il était ateîs, la prit à deux mains, la porta auprès
de celle de son maître, et se plaça de nouveau sur cette chaise, dans ia
position qu'il ▼endt de qnitler.
» Yoalant ouvrir une porte qui oomimuiquut deiu autre pièce, il
porta une chaise auprès de cette porte, monta dessus, et saisit le bouton
de la serrure, en lui imprimant un mouvement de rotation semblable à
oeliii' qu^ tveit n frira pour rouTrir.
aGetaiiinHde8tonÉivore4m«mteUlbf«edaiterae, «t'tapèv iiicde à
nourrir. Il est très propre , et pnraît Jouir d'une bonne santé.
» M. Van Iseghem possède uu fragment de la peau de la mère de ce
jeune singe. Cette peau prouve que l'animal auquel elle appartenait avait
au moins deux pieds de long de la nuque k Panui. On a dil à M . Y^n
Iseghem que cette mère avait dnq jrieda de haut. ».
etnQcn mktÊimnvam.'^Demeième iMv de M. C^Êtlff: 4M- J^diri, wr Ut
thàotie A ta h$miin. . „..
« Dans ma dernière lettre, j'ai indiqué les {résultats quë IbundsMnt les
formules générales auxquelles je suis parvenu, quand ou les applique au
phénomène connu sous le nom de réflexion totale, c'est-à-dire au cas où
le second milieu, quoique transparent, remplit la fonction d'un corps
opaque. le vais anjourdluii vous entrelsiiSr.im'tesiÉiit de oe'qiil'arrH'4
lorsque le second milieu est constamment opaque sous toutes'lès ihci-
dences , et en particulier lorsque la lumière se trouve réfléchie par un
métal. Si l'on &it tomber sur la surface d'un métal un rayon simple doué
de la polarisation tectilign», ou cireulaire* on mémè elliptique « ,oe
rayon pourra toujours être décomposé en deux autres polarisés en ligne
droite, l'un perpendiculairement au plan d'incidence, l'autre parallè-
lement à ce plan. Or, je trouve que, dans chaque rayon composant , la
réflexion fint varier Tintensité de la lumière stnvànt un rapport qui
dépend de l'anj^ d'incidence , et qui généralement n'est pas le mènié
pour les deux rayons. De plus, la réflexion transporte les ondulations
luminetises en avant ou en arrière, à une certaine distance qui dépiuid
enoora de l'angle d'incidence. Si l'on ^^réseote cette distance, pour le
premier rayon composant, par pour le saaaad, par |, iaa y étant
répaisaeur d'une onde, la difiérenœ de mardie eotrsrles dëiu^'^fyiias
composanis, après une première réflexion , s^ re|wéMB|ée.jf|r . .
61
( 4*8 )
Après. A réfleodoM opéféiM SiPip» le n)ém« angle, «kfe» itoififdii
» Te tratnt ^iSHkMtè |fuViprè« une séuk vUaàon wmu l'angtc d'inci-
d«iiM i', l»dli8ift«Bte^eUtai%he csiid^in«'dei^ si rsso,
4*ane onduhtton «ntiira, ai rs^. Doiic,.ep ne tiuniit |m. compte des
aiHil^c»^ k. ^ArMiifélvoae d«is h ^rtljir é» faq^ /»— N on peut
considérer la valeur nuitiér^ae de cét angle connae varitRil'eatre les
limites w et zéto. Lorai(}ue — 1> atteint h mojenne entre ces deux
limites ou | , on obtient ce que M. Brewster appelle h polarisation
elliptiqae, et .
2,4.6,8 911
réflexions semblables ramènent ie rayon polarisé à sou état primitif.
Alors, ai le rayon inddent'élaH polarrisé en Hgne droite, ie dernier nyon
réfléchi aefjk lqfftn^me polarisé rectilignement. Maia sam plan.dn polari-
sation formera avec le pbn de réflexion un angle «T dont la tangente sera
é^ale, au s^gne près, à la puissance an, du quotient qu'on obtient en
diviamt l'im.par Vmtn les capporUaniiaB; lesquels la première réflexion
vai;ier,.,dftas .chaque, lâyon compoàint» IM pin» «modes vUnass dhs
molécules. Donc, tandis que le nombre des réflexions croîtié en pro*
greasion arithnjiétique, les valeurs de taugcr" varieront en progression
géométrique; et comme, pour les différeiis meUiu, on troitve gené-
raleraent «T < ' oh 45*, la lumière pour de grandes vnleurs de n finira
par être coraplélemept polarisée dans le plan d'incidence. On déduit
encore dé mes f«;rapûles générales' iin grand lifNnbre de coi]|$équences
}e développerai plus en détail dans uiae seoptod^ kttrey at qoi s'sfi-
covdëht aussi bien . que I|e8 . précédentes ayeç 1m '^MM» obtenus par
M. Brewster. » * •
. »! jifi.iii!;;)') •♦.■'«^ci;,:!* t •» .• '. . ■ , . n > :
kMSi^r-^'l^ùt^tleâi^rniihaéio ^ ta 'longueur de F arc dé méridien
ëà^Hs ' entre J\tbntjnr/j- ' et P'ormehéera , dévoilant rinexactittule de
i .eélle^ont ile^Jeuf mention Âam lu fifoetlu Sjstènie métrique décimal;
« La triiiingulàtion générale de la France, essentiellement liée aux
triangles de la méridienne de Dunherque, et ratincfade A sept Imses qui
..lO
( 4^9 )
ont été mesurées par le même procédé et nvec toute la précision qu'exi-
geait leur importance, a offert le moyen de comparer derechef les bases
de Melaii et de Ftrp{fiMii •éperées rtme de Faotre par un long t^seau
^oonpoaé de triangle» tous très bien conditionnés , et dont quelques-uns
ronplaoent avantageusement ceux do la méridifniip de Dunkerque, dans
fespace compris entre Forêt- Sainte -Croix et Bourges. Or, on sait que
cette nouvelle comparaison, loin de confirmer Taccord si connu, et pro-
iMblement fortuit, de ces deux bases, a tMM an oentndre une asses
forte discordance, puisque la hase de Perpignan conclue de celle de
Melun diffère de i"',Si de sa mesure effective. (Nouvelle Description géo-
métrique de la Fruitce, tome I, pag. 473') Cette discordance inattendue,
'Sur 'Iaqa«âlé on ne peut msintenant éierer aucun doute, met dans la
nécessité de oerriger la longueur de Pare du méridien obtenue par
Delambre, et employée concurremment avec celle de l'arr à réquatciir
dans le calcul de la longueur du mètre, bien que cette unité foudurnon-
tale d»'n<w lÉféMÎre» soit définititement &éé k 3 pieds ii lignes
deFaneiènÉië tdiièr de fSer de l'Académie, prise à i3*dn thermomètre de
Réaumur. Mais cette correction doit-elle être faite \ l'arc rntior. dont
les Kmites sont Greenwich et Formentera, on suHit-il de l'appliquer à
rune de 8ès plÉrtilès? ; *
» DU>6id la portion de cet arc comprise entre Greemiridi et le Paniliéon ,
et trouvée de i Soi 8^,7, n*est susceptible d'aucune modification ; car les
triangles dn major Boy, joints à ceux de la méridienne de Delambre ,
prouvent que les bases de Melun et d'Angleterre s'accordent très bien
entre ellea. Quant à la portion de cette même méridienne renlèrmée entre
tes peraliCléa du Panthéon et de Montjouy, il est indubitable qu'elle doit
être corrigée proportionnellement à la moitié de la discordance des base»
de Melua et de Perpignan, lorsqu'on adopte la rectification qui résulte
de la triai^igulation du rojaume, et qui a généralement établi plus d*har-
monie entre le» autres bases.
» Reste la partie comprise entre les parallèles de Montjouy et de For-
menlera, déterminée au moyen des triangles uaesurés par di»iz de nos
savants confrères, MAL Biot et Arogo, et liés au ob^iÊonà^tfral'Malas,
dont la> longueur* été- direetenent "déduite de la bu» dit Ferpignan. Or,
aucune base de vérification n'ayant été mesurée en Espagne , l'on est
obligé d'adtoettre pour la longueur de cette troisième partie de la méri-
dienne celle que procure le réseau de triangles consigné dans le vol. IV
de 1» Au» èu ^yuèaie méirique, et sur laqu^ il n*eiist» qn*unc incer-
f 43o )
titude de 8"» en plus ou en moios, selon une formule de probabilité d«
Lapboe.
» Tous les calculs que Delambre a effiacUiit pour rectifier son ara de
méridien, depuis Dunkerque jusqu'à Montjouy, $ont développés dam
le vol. III de la Base du Système métrique; ainsi, il est très facile d'en
reconnaître Tezactitude; mais il n'en est pas de même à l'égard de la
rectification de Pare compria entre Monljoiijr et Fermentera , puisque
l'ouvrage dans lequel cette opération numérique dennit natureUement
se trouver n'en fait aucune mention.
» Pour ne pas employer ici un résultat qu'il est impossible de vérifier
immédiatement, j*ai donné, par forme de supplément, dans le toI. n
de la Nouvelle DescHpHpn géométrique de la France, prêt li être livré i
l'impression , les positions géographiques de tous les sommets des triangles
de la méridienne de Dunkerque, qui s'étendent sur lt> territoire espagnol;
parée quil m*a enauile été fiwîle d'évaluer exactement la longueur de
l'arc de méridien dont il est «fuestion. Ce aupplémenta d'aillenn |e double
avantage de montrer c omment la France et la Péninsule sont rattadiéat
géodésiquement l'une à l'autre, et de ne laisser rien à désirer sur les
grandes opérationa trigonométriques de nos astronomes et de nos ingé-
nieurs, qui ont concouru avec tant de aoceèa au perfectionnement de la
géographie de ces deux contrées. C'est en opérant de la sorte que j'ai
reconnu que la longueur dont il s'agit, rapportée à la p. 545 du vol. III
de la Base du ^stéme métrique décimal, et adoptée avec confiance par
tout les «avants, est trop feible de près de 57 toisea. En y$AA la preuve.
» D'après le tableau des latitudes géodésiques mentionnées ci*deasus, on
a les différences de latitude suivantes exprimées en secondes oentésÏDalea
et centièmes de seconde :
Du Mont-Matas i Montjouy
Du Mont-MaUt k la Morelû
De HoBtjony i la Morella..
De 1a Morella i S31 ut-Jean..
De Saiotnlcai» à Monui*. . .
De Montria à Dnieno
De Desierto à MonlgO •<
De Montgo i Formentera . . . ,
D« Moa^ony à Formentm. •
Autrement :
« i6i7',32
.... — 236i,48
.... — 744i«6
.... — t8o7,SS
• ••• 55^,16
.... ~ 5868,7»
.... — t.4a48>««
.... — ig88,eé
à
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(431 )
0» MoDtjony k la Morella — :^4",i6
De la Moiclla i HonUgut.. + 1224,89
De MonUgut i Llcberia* — 34g3,oo
De Llcbem à Honttia — 53i6,47
De MoBUia à Arts — > 1639,41 «
D'Arès à Ëspadan .. — 6333,99
O'EipadaB à Montgo — 1.3314,78
Ik lf«B^ i Formenten — 1 568, 04
n* Mon^oaT i VûtmmUn..* — a.ggjs.gô
Gt-dont.. — a.gy;a,6a
f s 3.9979,795
a D^ttii antre o6té,
Latitude gtfodMqoe de Montjony . . . « .....s 45^9^9'>3o
Latitude idem de FonnenMn = 43.9636,34
De Ut, tomme , on • s= 88.9335,54
a # 177.84S1.
a Ces éléments éiant trouTés, rare A de méridien dont TampUtude
est 9t qui appartient à rdUptoide sur kqud les triangles sont projetés,
s*ditiendra aa moyen de la fennnle connue :
■
A ss _ Y'sinçoos* «f- ysina^cosa*...
dans laquelle les ooeffidenls sont des séries développées jusqu'à la qua-
trième puissance de rexoe&tridté. En passant aux logarithmes, on a, en
valeur du mètre,
kg Va5.oooo3i3; log ¥'=4.4913309; log ¥"=1.49^3;
mais, pour avoir sur-le-champ A en toises, on ajoutera à chacun (h's
termes le log. coost. 9.7 101 800. Tout calcul fait, l'on obtient exacte-
ment ABi5366a',75
Selon Ddambre ïSS6oS,8o
Diffne&oe* ■ • 5€f^^
•Cette difiiiraMea*esteertainennDI qu'oMerrenrde cilealdont j'ignore
la source, maie qa*on ne doit attribuer ni à ce célèbre astronome, ni 4 ces
savants continuateurs. En effet M. Biot s'exprime ainsi , p. 27 de l'intro-
duction au quatrième volume de la Base du système métrique. « Lorsque
» les observations eurent été remises au Bureau des Longitudes, une com-
» mission lut diargée de kaeianiner et de les calculer. Le résultat de «e
(48»)
» travail, «omparé mx obMffnrtMiM.de M. DelMibre 4 DanlBMqiM, donna
■ une Talear du mètre presque exactement égale à celle que les lois fran-
« raises ont fixée d'après les dernières déterminations. La différence est
N au-dessouâ d'un dix-millième de ligne : elle ne produirait i^ue quatre
» ^inèmes de mètre, environ 176 lignes, sur la longueur de Farc lerreatre
» compris entre les parallèles de Dunkerque et de Formenteia. i>
» Qaoï qu'il en soit de cette assertion , il est évident que la nouvelle va-
leur de A trouvée ci-dessus , et dont je crois pouvoir garantir l'exactitude,
conduit i niie conséquence diflftrente de celle qn*a tirée la commission du
Bureau des Longitudes.
» Passons maintenant à la correction de la partie moyenne de l'arc du
méiidien. Cette partie, qui s'étend du Paatliéon au parallèle de Mont*
Jouy, est, sdonDdanbre, de 4a6638',8, et «^aataiiMicafiM donne k fi>r-
mule ci-dossDs, comme je m'en suis assuré : elle s'accrottde 33%a lorsqu'on
a égard à la discordance des bases de Melun et de Perpignan, signalée
p. 47'* de la Nouvelle detcription géométrique de la France j ainsi l'on a
A' = 43667a',o.
> Enfin, le troisiènieare partiel compris entre Greenivich et le Panthéon
est, sans aucune correction A*s i5oi8G',7
» Fartant, l*are entier A-f* A'-t-à'ss73o&i',5 ,
longueur qui excède de ^,1 cdie que Debmlyre a publiée, et qui, étant
combinée avec l'arc à Téquateur, donne pour le quart dtt méridien ter-
restre supposé elliptique, 5i3i576'; puis, pour l'aplatissement, y^^.
•Ainsi, en admettant les deux corrections que je rieus d'indiquer, la lon-
gueur dn mètra, pravenaat dn «amna do Franoe et du Pérou , serait
de. y» ff» n%368
» Mais aa longueur Mfakaatde.... .......... 3 o n ,ag6
donc la différence ..as 0^079
» Telle est la conséquence la plus lîgooreuse qui puisse ressortir de h vé-
rification aetoèlle. H est d'ailleurs très remarquaUa qu'en ne oonsidérant
que l'arc compris entre Dnnkerque et Montjouy, et prenant toujours pour
unité le rayon de l'équateur, l'aplatissement de l'ellipsoïde terrestre qu'on
crojrait être .de j^ij, est au contraire de ^ , c'esMi-dire le même que cehii
que donnent les inégalités lonairas en ktiftnket en'loiigiliide,.dont la loi a
été découverte par l'auteur de la Mécesfd^ ttàesto. Cette identité, qui ne
saurait être l'ellfet du hasard, résulte Mon-sedement de fexceUence des
f 433 )
théories astronomiques, mais encore de ce que les deux arcs comparés ont
été oicnirds avec une préchiop extrême, et qu'^k M trament dent le»
droonchinces les plu ttrortMm k k détemnoetioii (de b ûfart de la Terre.
MÉHOUIBS LUS.
■iaaain. — De l'extraction des calculs de la vessie, par M. YiKLt.kB jeime.
(GemmitsaireSfMM. Larrfly,Bous»8éguier.}
Le mémoire de M. Deleau a pour objet l'exposition d'un moyen que
l'auteur considère comme propre à diminuer ou à faire disparaître les in-
convénients qui résultent pour les malades soumis à l'opération de la litlio<
tritie ; i* dn oontaet immédiat des imtnmiciits oa des firagnents de calculs
contre les parois internes des voies urinaires; a* de la possibilité de laisser
après l'opération dans la cavité vésicale quelque fineguent qui deviendrait
le noyau d'un nouveau calcul.
Le moyen proposé par M. Deleau oonaisteà intrbduira,à IV^dedrun ap-
pareil particulier, un sac flenble qui enveloppe complètement» etllAttru-
ment lithotriteur, qud que wit celui qu'on emploie, et la pierre sm* la-
quelle il doit agir.
r
m Desar^on de tt^ipareiL—Duk* une canule de dent ligne» et demie de
diamètre, si Poa veut attaquer un calcul an>de»»oa» d'un pouoet de troi» It'
gneann quart si l'on rencontre une pierre de douze h vîntjt-quatre lignes,
on introduit une poche faite de peau d'anguille, un porte-puche d'acier écroui
et une pince k trois branches. La canule a neuf pouces de longueur, elle est
droit» ou courbée à son «trémlié véaicale; dans ce second cas, #e porte
un œil sur sa face convexe. A l'aide d'un mandrin obturateur de çfit oeil,
on obtient un cathéter explorateur. La poche est longue de trois pouces;
elle est munie d'un canal proportionué eu longueur et en diamètre à l'âge
du sujet qui doit être opér&
> Le bord libre de la poche porte trois goussets et peut fiM^koent se
fermer et s'ouvrir à l'aide d'un simple cordon monté à coulisse.
» Le porte-poche n'est autre chose qu'une canule à trois branches;
g^'est dam son intérieur qu'on trouve pkoe pour k pince qui saisit les cal-
cnb; oatie pince ne diffère de celle, dite servante, du docteur Benrisidttp,
que par ses mors recourbés et sa caouk d'une seuk dimension. »
c. a. iSM. «HMMu 6a
( 434 )
MÉMOIKEB . PBÉflBBiTÉfi.
mALàma» wu vus a mu. ->-i80db««A«r «ht ta MÊuseanHnei par M. A«.
Bmi, de LodL-
(ConiaiMioMfXNir'kt fMis dsMCdtoiliMCitdft Hifsiologie.)
La maladie, qui a été l'objet des recberchM de M. Bassi, a reçu eu
françaialenomde jMtaioaiidS&wàctawde ki retMnbkitce que présente le
▼er qu'elle » fut mourir svec une espèce de pestOlè aUoagée très connue
en Provence.
La muscardine attaque le ver à soie dans tous aes âges et tous ses états.
Quoique plusieurs jours s*éconlent entre son inmdon et sa tenninaison ,
qui est toujours Aille, elle ne se manifeste, pour ainsi dire, par aucun
signe extérieur, et sauf dans les épidémies les plus violentes, le ver qui c»n
est atteint meurt eu conservant sa couleur naturelle, sou volume et toutes
les apparences de la santé.
A pdne, cependant, le corps est>il privé de oMUTement, que de mod-
leuz et de flasque qu'il était, il derient consistant , et peu à peu il acquiert
assez de dureté pour être cassant. Souvent, pendant que ce changement
s'opère, il y a altération de la couleur, ordinairement en une teinte pour-
pré», qudqnefcie en «n Uenr^MMé.
n ne parait pas qnécesoitkrédnction à l'état d'esdavage qui ait rendu
le ver à soie sujet à la muscardine, puisqu'il n'est pas très rare de rencon-
trer des larvea d'autres lépidoptères vivant en pleine liberté, qui en sont
égaiemewt ■ttefntes. IViiUenrs le nubdie nn liwhlii pis être dn nswbre de
celles qui peuvent mhre sous l'infloenee dnnMUffais régime enqnel le* vert
sont quelquefois soumis dans les magnaneries M Bassi a en vain essayé de
la laire se développer chez ces animaux, en les plaint dans les cirooo»-
tiuices les^ius définvorables; il n'est parvenu à la finre naître, cbes un in-
dividu sain, que par voie de contagion, «fesHb-dire par voie de t nlwimi-
cation directe ou indlreele aree m autreinArido préoédcmMnt atle^t do
même mal.
Avant de parler des circonstances suivant lesquelles a lieu cette prop^
galion, il convient de laire remarquer que le ver^ mort de fat mmcanMnei^
le couvre habituellement, au bout de peu de temps, d'une efflorssosBCe
semblable à de la neige. Cependant, si le cadavre est placé dans umatoMs^
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9
( 435 )
pbère d'une extrême séf^heresse , cet enduit farineux ne ae montre pas; il ne
Èe^moatre pas Aon plus oInb k» indÏTidM <|ui Miiwnirfiiiiit à<o*qa'oii<ef-
Tant que cette efflorescence ne s'est pas montrée, la propagation de la
maladie n'a pas lieu |)arlesuBple contact extérieur. Mais si Ton entame
largement la peau d'un iadinda récemioefit mort de la muscarduie uu près
d'en aMMvir, et q^'eiwiiile, tmm riaUr— Mt watmim par le Hqaide inléi-
riaur, OD toucbe ou, ce qui est plus aâr, <iiifjqiiiavia.<p<au ifm iacKfida
sain , on lui communiquera la maladie.
L'efllorescence l^anclie, en efiet, comme l'a reconnu M. BMsi, n'est que
It {Mrlie aalértottre d'une mullitade Innombrable deipediv cbampigaooi,
laaquels, avant la mort de l'aaiMl. «Dataient déjà wmn mb tégiuuantaet
s'y accroissaient k ses dépens, sans pouvoir d'ailleurs se fiîire jour au-
debors, eu rai&on de la résistance que leur offrait la peau; ils jie peuvent
percer l'enveloppe ontanée que hnêqu'cUe eM déjà nanoUio par un oami-
nienoemntdepatrébclion.Leur fructification suit de près leur apparition
à l'extérieur, et les germes innombrables qui se répandent sur les corpa
voisins ou se dispersent dans l'atmosphère, vont au loin porter la maladie.
Les germes, attachés k des corps solides, peuvent conserver long»
tenipa la faoulté deae rapradnfare et de iûranatbwlft anMcaidina diea les
vers ft soie sur le cotps deiqaeb ils aéraient p<Miés. M. Bassi pense qu'en
les plaçant d^ins des circoostance^oonvenahlias»' ils sonsarveront puas de
trois ans leur activité contagieuse.
D^ne année A l'autre ils se conservent aisément , et l'introduction
d'cnub provenant d'une magnanerie infaetée dans une magnanerie qui n'é-
tait pas encore atteinte de la maladie, pourra l'y faire apparaître; non que
le ver soit malade dans l'œuf même, mais parce «pi'une fois édos il pourra se
coUar k sa peau quelqueeniu das germas qoiilriant isarts i attachés à la anr-
fcoe eattérieure de la ooqne. M. Basrifdu reste, ae croit fondé à aandura
de ses eipériences qu'on peut éloigner cette cause d'infection en soumet-
tant les csuf» suspects à ceruines lotions qui, ^tes en tempa oooirenabk,
ne nuisent point à l'embryon.
Si l'on agite sur l'eau un vw murt-de la flHisaardiM^-el d^ «ouivart de
l'enduit farineux, cet enduit se .détache en faille. Botte à la surface, et
peut y rester ainsi assez long-temps sans perdre son action nuisible. Si l'on
-plonge l'animal avec assez de précaution pour que les germes ne se déta-
dwnt point ejt restent submergés, Us se conservent sanaalténlion peu»
dant plusieurs jours, tandis que le ver pourrit promptement.
fia**
cd by Google
(436)
1m ocpérianc» «teuMcepigiiet fidt«8 plus réoenumit par M. Bil*
samo, proffisacur d'histoire naturelle au lycée de Milan, ont confimié kt
idées de M. Bassi sur la nature de la nuucartUne. Cet observateur a reconnu
que l'effloreacence blandw , qui ae montre à la surface du ver mort
depuis quelque taupe, est due en effet au déreloppemeut d'une multitude
phntei crjrptogames : ces plantes lui ont paru appartenir au genre biH
trytis. T/espèce dont il s'agit ici, le B. Bassiana offire suivant lui les carac-
tères suivants : /ioccis densis, albis, erectùf ramosui ramit sporidiferis
De nombretisee observations Tont conduit i reconnaître s
« I*. Que cette mucidinée ne se voit jamais que sur des vers morts de la
muscardine; qu'elle ne se rencontre jamais parmi les diverses espèces de
moiaiflBures qui se déftloppent sur de* ven dcsiécbés artificiellement;
qi^on peut la reproduire snr tel indîridm qu'on ciiolaira, en lui oommunt-
quant les germes pris sur un ver affecté de muscnrdine;
» 1". Que la peau du ver attaqué de la umladie est parfaitement saine,
et que les éléments morbifiques gisent dans un pigmentum sous-cutané,
qol peut augmenter de vduae, et envaldr presque toutes les parties inlé*
rieures du ver et de la nymphe;
u 3°. Que ce pigmentum offre un amas de petits grains semblables aux
spores de la moisissure, lesquels, dans des circonstances iavorables, s'aU
longent en filaments qui portent des gemes capabtes de reproduire le
véritable BaayH* BtitUmM. *
« A celte occasion , M. Duinéril communique une observation qilî ,
» dit -il, a quelque analogie avec ce fait, c'est que souvent, après
a les ploies «fanionine, on trouTO attachées contre les mon un grand
» nombre de mouches mortes, étalées, bien conservées et eanwsaiTenient
a gonflées dans la région de l'abdomen, dont le corps se trouve couvert
a d'une poussière blanche, très fine.
> En eianrinant k la loupe cette poussière et la matière qui remplit le
j» ventre, il est facile de reooonattre que c'est ime véritable moisissure
« développée constamment de la même manière, et qui peut-être a été
» également la cause de la mort de ces insectes, comme les trysiphés font
» périr les plantes qu'elles attaquent, m
( 437 )
mntcau. •^JSxcision au moyen d'instruments introduits pur l'urètre^ dune
mmmiit située aueoidela vessie; par H. Li Rot , tll&tione.
(Renvoi à la ComnuMion chargée d'examiner les travaux du même auteur
sur ks nat^dieB de la peoamtp ele.)
M. Za it<ir conuDenoB par «Éppdftr que, dan» im mémoira pi^M&t^
a huit ans, k l'Académie, il «mienait que la plupart de» rétentiont d*ttiiiie
attribuées à une paralysie de ta vessie dépendent de tumciirfi situées au col
de cet organe, turaeurs qui peuvent être liées, écrasées, arrachées, sans
faire d'iuciâion à la ves&ie elle>a)énie et en agissant par l'urètre.
« Aiqoiird'hui , ajoitte-t-il , de» bit» nooibiwn ont prouvé le» bons effets
du système de la dépression de la tumeur; quant ans eianpk» de liga-
ture, Ao trituration et d'excision , ils sont jusqu'ici peu nombreux C'est
pour ce motif que j'ai l'honneur de placer »ous les^eux de l'Académie une
tunaeur da volnine d'une pétiie noix exciaée au moyen d^inatroments
introduit» dans Turètre, aan» ancon accideat cft symplAme OdienL ■
arATHnova. — âÊMummeÊU de ta pcpttklha en Fmaee; Ifcâe pat
H. F.DnoumnuuHk
(Gcnunission pour le oonfioor» an prix de Statiatique.)
• Dan» une note adressée à l'Académie le 9 novembre i835, j'ai donné
le moyen d'apprécier la probabilité des résultats moyens déduits des feuilles
de mouvement de la population en France; il consistait à déduire de ces
feuilles le nombre de» jeunes gens qui devaient être portés sur les liste»
de recensement pour la daase de i834« fai donné œs nombres poor 6r
départements; aojoord'Inii ayant re^i du ministère de la guerre les ré-
sultats du recrutement pour cette classe, je puis comparer mes prédic-
tions avec les faits observés. Le tableau ci-joint renferme cette comparaison
qui donne une erreur totale de I« dieeniaioa dont ta tableau est ac-
compagné établit que soit «n écartant h» départements qui donnent d'é-
normes différences, soit en corrigeant les résultats d'une cause d*erreur que
je signale, on peut ramener les résultats à l'approximation de j^, que j'a-
vais obtenue pour la population de Seine-et-Otseï dans un travail préli-
ndnaire. *
» le n*ai jamais espéré pouvoir tirer des documents actuels une pin»
grande approximation et je la croia supérieure à celle de tous les travanx
antérieurs sur le même sujet.
(4M)
m le prie Vàmaaàt de vonlotr bien résenrer feoeemble de» ioDémoim
que je lui ai loauâs jiiMttt*à oe jour pour le coaooutk de Staitiiliqioe. »
Liste tk recensentenL TaUeau timpara^ éu nomJbwtt okêêrvii et ibt
DËfABTEUEMS.
Aisue
Alpes (BatMi-)...
Alpes (HmMW<)..
Ardidie
Aude.
ATcyrce» «••••••
Boo^^eJUbAae.
CalvMlM
Cbucnle. .......
Cbarente-Infér. . .
CoiTcrc
Creu»e. . .'.
Dordogiie
Eure
ture et-Loir. . .
(fard ,
Garonne (Hjiata*).
Gironde.. ..'••<
Hérault
Indre
laèK
Jan
I^<^t-Gher. . .
Loire
Loire (Haute-) . . .
Loire-Inférieure. .
Loiret
Loi , .
Lot-et- Garonne . .
Loière.
3994
1 12a
■ 335
:>5a4
m
3411
3939
2,8,
3o52
4760
4057
3o53
3547
3331
4938
3234
a6o6
2670
58,4
332i
aS4S
4i8a
3di6
ai36
349a
157 1
uktcu.
M, «A,
130
Manche»..
Marne
Marne (Haute-). .
Majeure
Mewdw
Meute. ••>•..■..
Morbibu>«>>..
Motelk
NIèm
Noid
Oise
. Orne ■
I Pawle-Cilais. . . ,
Pyrénées (Ilaut-)
Pvrt'nees-Orient. ,
llliin ; lî.i*-)
Hhin (liaut-^....
SaAne-et-lMM. . .
Sartbc
Seine-Inférienre. .
I
»29'
1517
Seîu-et-Oite....
Sèvni(Deai-)*>'
Tan
Tarn-et-Garoaae.
Var
Vienne
Vienne (Baat«-).
Vosges
Yonne
TOTADX. . . .
« Les difii&repon entre le calcnl et FolMemtion tlépendent de denx cur
ses, les éaîgmliptti^et rinpevfiBctioii des AniUes. Le fnenière-e- d'autant
moins d'influence, que Ton opère sur un plus grand nombre de dépafle*
menu } la seconde est .celle dont je me propose d'assigner la limite.
( 439 )
« L'erreur totale pour 6 i ilépartements s'élève à 7659 sur a3i i83 ou
Les erreurs partielles sont au-(i«s«>u» de cette trtleur pour. .14 dépar;^-
meats, oompiiaes ««re ^ et ^ pùur 17. Las pluftfp«lei>^BaM«killoe»«oii»
IvMiinuites:
Alpes (Bassi^s-) \
WUmlUf) i
S*tre» (Deux ) | i
Garonne (llaule») )
Indre-et-Loire 1 ,
iffl— lU .....I *
» On peut remarquer que le calcul est presque toujours au-dessous de
l'observation, dans 4a départements contre 1 8 où Ton trouve le contraire. IJk
répétition fréquente de ce fait suppose une cause ^nérale dont il dépend :
il eatlMyede h décourrir. La loi accorde mi déM de «oie joMt pmr
déclarer la n«iiHffi'*M d*un e&fiuat; lorsque l'enfiint meurt dans le délai
légal, et qu'il n'appartient pas à une famille riche , on le considère comme
mort-né; en conséquence , ou inscrit son décès sans dresser son acte de
naitMiioe, de là un nombre de jeunca morts, trop grand comparativement
ans naiaaanoea.
• Les grandes erreurs que Ton trouve pour quelques départements
pourraient fiiire soupçonner l'exactitude des documents qui les concer-
nent, è moins qu'elles ne soient expliquées par le mouvement extérieur.
GcpeiidaDt, comme elke ae troirat oonaîdtoiblcment rédoltea par Fin-
fluence dea erreurs contraires , que la différence totale serait encore
moindre sur la totalité de la France, je conserverai ces documents sans
correction. Dans un travail préliminaire, j'avais trouvé la population do
département de Sein»et4Diae en erreur de ^, il réaulie de la discnaskm
précédente que l'on peut airignfir cette même limite aux réanhataobtem»
pour toute la France par le recrutement de l'armée.
> 11 est impossible d'obtenir des résultais plus exact» dBa»i'éUi «otuel
des documents statistiques; le temps, quelques instmetioiw administra-
threa, une diacuiaion immédiate dea fenttles lorsqu'elle» pertiennent au
ministère, amèneront des améliorations graduelles. On ne pourrait anti-
ciper sur l'efTet du temps que par la révision des archives des prélecture»
dans les départements qui ont offert de fortes anowialliej »
( Mo }
«
• kt mufarfftrf eoa^fUquées dmi^fmmhgtitM»^ *t4pétiabmmtdam ie
Jiivn 9phofde;par M. Quêêkm.
(GooHdiBsnreit MM. Serre»* DooUe et Bresdwt.)
i^lfii— nouvel instrument pour la destrucUon des rélréci$temerUs de
l'urètre, pr*^posé par M. Desroeu.es.
(Commiiteirei, MM. Lerrej, Bom et Brescliet)
Dans la lettre qui accompagne Vvun de «w iiiéniaire,M. Iterwflbrdit
qoH a tMmve ndée de cet instrument, auquel il donne le nom de jwrts-
rélpét dana leamuvres d'AmImMie Far&
MBBECuie. — lYafail sw kt peuims étHq>pocrate ; par M. Luaob.
( Présenté pour le copcours MoDtyon.)
M. lewVB adresse une tradnetion française de toutes les oeuvres d'Hîp-
pocrate (moins la huitiènie section qui est étrangère à la médeeuw»)» on
^ plutôt une suite traités sur les diverses branches de la médecine, com-
posés uniquement de passages empruntés aux écrits d'Hippocrate.
Ce manuscrit forme detu gros Volumes in-folio.
CORRESPONDANCE.
AcaONOiUB. Examen chimifm de h banane et de la seve du bananier,
tmM dè mmUàniâmtsttt ta euhatâ dttemiaget; parH. BamaatoAmt.
Des diverses espèces de bananier que l'on cultive Aujourd'hui dans les
contré^ chaudes de l'Amérique, une au moins, le mutapaïudisica des bo-
HBfilM {pktem haHon des liabitans des colonies espagnoles) ,'pandt itre
originaire de ce pays. Cette espèce, dont la culture est pour toute la partie
intertropicale du Nouveau-Monde aussi importante que l'est celle du blé
.pour les régions tempérées de l'ancien continent, a été plus particulière-
ment Fblijec des radterebea de M. Boussingenlt.-
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(44i )
Examen du fruit.
« La banane, parvenue à l'état de maturité, se détache iacileinent de
«on Mveloppe. Elle a k ooBriMnge dWpoira «An , M itvwr «ÉT^
et très légèrement acide.
» La banane contient:
.» i*. Du sucre;
J» a*. De la gomme;
» 3°. De l'acide maliqae;, .
» 4*- l'acide gallique ;
» 5*. Une matière végéto-animale coagulablepar la chaleur;
» 6*. Del'adde pectique;
> 7*. De la fibre loueuse.
Sh>e du Bananier.
« La aère du bananier possède la propriété de tacher le linge, bien qu'elle
aoik inoolore et d'une limpidité parfiiite. La matière odorante , qui eat d'un
gris fauve , adhère très fortement aux tissus de lin ou de coton. A sa sortie
delà plante, la sève du bananier est limpide comme de l'eau; c'est alors
qu'elle peut colorer les tissus. Exposée à l'air, elle se trouble et laisse dépo-
ser des flocons dNmroee sale; après la formation do ce d^iât,d]e n*est
plus apte & oolojer les tissus. C'est k l'action de roxigène'qu'est due l'appa-
rition de la matière rosacée, car en introduisant la sève sous une cloche
placée sur le mercure, le dépôt n'a pas lieu, à moins qu'on n'y fiasse ar-
river quelques huiles d'air, ta sèfe du Jiananier renCBcme :
» I*. Du tannin;
» a*. De l'acide gallique ;
> 3*. De l'acide acétique;
» 4*- Daddontrede sodium;
p S*. Desaels de «^mnc» de potasse et d'alnmine. •
Vsagei de la Banane.
« La banane verte o££re une chair blanche et sans saveur; une gouxte de
trintnredHode y fait une tabbe blene. Dana est état elle omitlent donc de
runidon. banane verte est cuite sous la cendre jusqu'à prendre une
couleur dorée : dans cet état elle remplace très bien le pain ; dans un état
plus avancé de maturité, elle se cuit dans l'eau avec la viande, et offre une
««fenrqitiserapprochednoaOallakch&taigne.Toiit-h-fitil màre, onla
ci.iWO,i*ftii 63
( 44^ )
inange crue ou on la fait cuire tlans la graisse. Dans la province de Neyba,
on prépare pour l'exportation une conserve de bananes mûres nommée
platanos eurados, en desséchant des tranches de ce fruit au soleil. La ba-
nane, ainsi préparée, se fonce en couleur et devient extrêmement sucrée. »
Culture du bananier.
m On peut cultiver le bananier dans tous les endroits compris entre les
tropiques, et qui sont peu élevés au-dessus du niveau de la mer.
» En recherchant la limite de hauteur où l'on cesse de cultiver le bana-
nier dans les Cordilières, j'arrive aux résultats suivants :
Hautonr. Teap. moy.
NiTemu de la mer, 17* à stt centig. toiture très avantageuM.
1000 mèUes. 14* culture avantageate.
i5oo ai* culture peu avantageuse,
aooo 18* i 19. le fruit mûrit difficilemeut.
3)00 16* le fruit ne miliit plna.
jiSoo i5° on tie cultive plus le bananier.
v Comme on le pense bien, la chaleur n'est pas l'unique agent qui soit
nécessaire à la réussite du bananier. Il 6iut un terrain abondant en humus,
très humide sans être marécageux. Ainsi malgré une température très favo-
rable (27* centig.), cette plante ne vient pas à Payta où la terre est sa-
blonneuse, et où il ne pleut jamais. Elle ne réussit pas beaucoup mieux au
Choco où la pluie est presque continuelle. Le bananier prospère au
contraire d'une manière étonnante dans la vallée du Ceuca , bien que
cette vallée n'ait qu'une température moyenne de i4°>4 ï niais sur les bords
du Cauca, les pluies, quoique très abondantes, sont périodiques, et, comme
cela arrive dans la région intertropicale, elles tombent en grande partie la
nuit, de sorte que le jour l'action solaire .s'exerce presque sans interruption.
a Durant la saison sèche, lorsque pendant des mois entiers le ciel con-
serve sa pureté, et que pas une goutte de pluie ne vient humecter la
terre, le sol qui entoure le bananier est néanmoins toujours humide;
chaque matin on croirait qu'il a été arrosé pendantla nuit. Cet effet est pro-
duit par le rayonnement nocturne des feuilles vers les espaces célestes.
Ainsi que je l'ai souvent constaté, les feuilles du bananier, dont l'étendue en
surface est considérable , se refroidissent toujours pendant les nuits étoi-
iées, de o'.S à 3**i 5 au-dessous de la température de l'air ambiant. Une fois
refroidies, elles condensent une partie de la vapeur aqueuse contenue
dans l'atmosphère, et versent l'eau au pièd de la plante.
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(44»)
B Ce pMbMmMI» MÉ' général; c*«^gplNle rayonnement nooMlNie des
ffnillrs ven l'espace qu'il faut expliquer l'origine de ces singulières sources
d'eau douce que l'on rencontre le long de la cùto du Cboco. A ïumaco<)
PÊ$llmÊ-ttÊÊtm» étoA ém pettto fait» qn» Poo< ersue -dmitle «able au nà-^
liM-deS' bouquets épars de cocotiors. Ces puits sont iMentôC épuûés ; rnais,
si la nuit est belle et l'air calnip, le lendemain on les trouve remplis. Pen*
dant l'obscurité, on entend l'eau ruuMler des feuilles refroidies. ^
» £tf le plus prnpi^i'Ulii lUll'fPtMWilIlliWqetrt
chewe oonsidérahle en humus, joint un fond argilo-siliceux. ^
» terre il;tns lac^uelle végètent les bananiers de la {(QnOAds fVlIpnni
tfé, contient, desséchée à aoo', les matières suivantes : "
t", Hnrasel ddtritus de Té{jétaux •>•..•<■. o.i5
a*. Aiigile colorée par l'oxide de fer..... o.Sy
3*1 Sablo An qcwrtcetix o.is
4*. Gros (}i»>icM qturtxenz et p«npliyriqMa o. i4
5*. Cakaife o.oi
0*. Sels soliiMss «t partit **... . o.oi
I.OO
» Lé bananier se plante par boutures. On établit ordinairement un plant
de bananier un peu avant la saison des pluiei. Les drageons sont plantés
de manière à ce que quatre pieds occupent les quatre coins d'un carré
ayant environ trois mètres de côté. J'en ai cependant vu qui étaient plantés
à deux mètres.
m n ^écobk ordinairement de sept è orne mois, après Tenterrage du
drageon , avant que la tige h plus avancée déretoppe son régime ou grappe.
Pour parvenir à sa maturité , le régime exige deux mois environ , de sorte
que la première récolte se fait neuf Qu.tceise mois après la plantation.
» DÙia une cnltnre bien dirigée et en état de prospérité, on peut comp-
ter sur trois récoltes par an pour chaque touffe de bananiers.
» Quant à la quantité de fruits qu'un plant de bananiers peut fournir,
elle est telle, que les personnes qui s'occupent d'agriculture eu Europe y
croiront difficilement.
» Je rapporterai les résultats obtenus amw mes jeaz, en i8à8 , dans ime
plantation située sur les bords du Cauca, température moyenne a5%5.
» La superficie en culture avait a,8oo mètres carrés. £lle contenait
.1,1 3o pieds de bananiers. La dépense pear le service de cette plantation
8re8télevéeà9,i36fr.4o c D'après ka cooplas du majordome, on a ri-
63..
t
( 444 )
colté 3300 régimes de baBaoes, du poids moyen de ao kilog.; ioit
764,0» idlogirOn en déduit qoA xoo tnètreê curés cultiféi en iMUMMei*
<H|t.prrMhVit plos de a,5oo ktlog. de matière alimentaire. UfS-méine sur-
face de terrain , cultivé en blé sous le climat de la France, aurait produit
environ ao kiiog. ; cultivé en pomme de terre, on aurait 5o à 60 kilog.
A poidt/égaux , j« oraia que le frooMat^eM iMmiooap pins nutritif qm h
buiai^ nuM je p«ue mon que !• btniae «tt une nourriture bien entre'
ment substantielle que la pomme de terre. Dans un prochain ménoire, je
traiterai de la nature chimique et de la culture du cacao.»
M. Dmmi edrene un paquet cedieté ': rAeedémie en eoceple le
dépôt
M. .'irmand Frère de Montizon rappelle que, par une lettre du 8 juil-
let i833, signée Armand F. M., il a communiqué ses idées sur les
moyens de résoudre la pierre dans la vessie par une action galvano-
diinriqae. Il penie amitr eoqok ainii det titrât k h priorité pour ce
genre d'eMab, qn^ pourtnit eneore m^nflnii^
La séance est levée à 5 heures. F.
Digitizedhy Gooj^Ie
( 445 )
L'Académie a reçu dans cette séance les ouvrages dont voici les titres :
Comptes rendus hebdomadaires des séances de tjicadénie des Sciences,-
n* i5.
Jccount A» êimeikm of « /«Mf B/anpuHi fy M. Kik»i bro-
chure inS".
Untersuc/uMgen ûàer die théorie der qmdralischen Formeni von Lusua*
DianauT ; iiir4*.
Speci» §étÀtU H komgnipléfm de» CaquOtet vivantes,' par M.
Kie5er; 1 6* livraison in-4''. ,
Essai d'une Description gétéraleiie la f^endée,jmbUé par M. RmftKBj
Paris, i8S6, ia-4°.
Jcunud de Mhtkàmtlifim pmref et oppllfHéeii par H. J. Lnowitu;^
mai iSSSf in-4'-
Des Cavetnes , de. leur Origine et de leur Mode de formation, par M. Tm.
ViELET ; brochure in-6*.
CSbwv couplet dApieeSÈiue, $em !• Snetàm de M. Vram} lo* v»-
Imne «t io* limisou de planches, in-S*.
Rapport sur le Choléra-Morbus asiatique qtd a régné dans le midi de Ut
France en i835; /lor MM. DoaaoBn. et Keca; Montpellier, i855, iii-6*.
De ht Muicardme {Maladie des vers à soie) ; de son principe et de sa
manie, etc./ pof M* le eomte J. BiM6; Hris, t896y vik-9'. (Gonoonn
Montyon.)
Correspondance des Élèves brevetés de t École des Mineurs de Saint-
Êtienne^ n* t, iii>8*.
NoueÊÊr me'ipiVÊeettedoÊtMepiaveHue à terme, dsÊimtktjmMetundes
jumeaux a péri au sixième mois, sans que le dêfeiùppement mnmd de
Vautre ait été arrêté; par M. Ddvkhsoy ; in-8*.
Traité de Médecine pratique t par MM. Fior&t , LHiimui , Fossoms,
RiMAinc cfTkiiHiT; i5 «Tril i8W, b-S*.
UiirmlkebdBmadaûmdes Progrès des Sdœet médlcMetg n* i6, iir8*'
Gaeette médicale de Paris, n» i8.
GiUetU des Hôpitaux,- u- 5o— 5a.
SehoduMombsaeantiti^ 17.
Rapport aer les Tnemux eeiemif/tfteeée K. Hnpowailil; fn-ft^
( 446 )
VENTS
à
midi.
ddod^" dddd •"''^ ®®®®
BQa5Zs5«d!«!«tÀ-y5d6 0»z zziuîa dd wwïck
dddzdvi m tWassdzbïsz^di/idd^AcAasie
1 fÎ
, PO «
\ ii
a. Cl w
Moyenne» du mois. . -f- 8,6
j
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COMPTE RENDU
DES SÉANCES
DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES.
s&iKCE DU Losim 9 if&i tssa.
PRtiSIOEIlGE DE M. Cm, DUPIU.
MÉMOIRES ET COMMl'NICATIONS
DES ll£llfiiL£S £T DE& COK&ESBQSiîiifiTS DE L'ACàB&MVL '
■BMcun. — M. Ma^enUie présente à l'Académie un jeune oéEkkr polo-
Mis qui, i hlMlaiUe dYkrtndMluf, afint éié ravMffté loncpitt charfatil
■nr me batterie mae tiiwtt à bouleli, resta une demi-heure (mvé de sen>
timent, et se trouva en revenant à lui enficrement sourd, entièrement
muet, et privé de cette partie du sens goût qui siège dans la langue.
Plmiaiin modes dctrdtmMMs-fturent kralileaMot es— yét à Tienne e( à
Trieste. Ce jeune homme teat venu à Paris réclamer les oonsaUl de
M. Magendie, celui-ci crut convenable d'appliquer directement un cou»
rant électrique sur le nerf du tympan à l'aide d'une pile à auge et d'ai-
gttilk* de phliM.: ApiétdHB ou trois applioatkas de ce moyen, le goût
reparut , «e qui smiMw pi— m que le aeif du ^fiapta «I nae dMaon de
la cinquième paire, et non une branôbe de la septième; après huit ou
dix applications, le jeune polonais, étant le soir au jardin du Luxem-
bourg, entendit le bruit du tambour qui battait la retraite.
On peut juger de m jol^ Ini qoi, quelqaeB.|ouss «ipennMl» rf— twideit
pmmènt le bmitdnooqp de fiMâ^U tinte éteal à b chmsi aftgnfedlait
; "i' - ' v,; . (441) : -
au contraire plongé depuis cinq aai dans un nience abmlu. Progretiî
vemeot, ot août l*infla«Bce du çpitrant galvanique , ce j««Me bonme a re-
tP^lfié roriipU'tomont l'oiiip. Aiijourtfbni il entend cl comprend la parole
sans qu'il soit nécessaire d'élever la voix , surtout quand on lui pnrle sa
*>ropre langue. • ' * -
préfli(|cii»U%4irfMluction de^ia Toi^ . *
A la guile de cette communication i BL Houx prend b parofe.
u Rien ne saurait affaiblir, dit-il, l'intérêt et l'importance du cas dont
M. Magerulio vient de donner cdnnbiBSanee à l'AcâtWrAie : mais qu'il me soit
permis de rapporter des faits de deux sortes, dont les uns sont contraires
1 la manière de n»ir m hqiwUe H Um leMaernaat li Toriglne de 1»
corde du tympan , les autres au contraire fortifient ce qu'il a dit de la puis-
sanco dos cnurnnts galvaniques contre les pavalysics, quand ibsout dififés
imroéiliatement sur le sjrstènae nerveux.
» Des anatooiistes modernes, ont douté que la corde du tympan vint,
comme ou l'a (fféteadii depuis al Jei^-tau^itr du nerf iadal ou de la por-
tion dure de Pandonne septième paire, et fiehsent qu'elle appartient au
nerf de la cinqntème pnire. Un fait pathologique, dont j'ai ^t^ moi-même
le sujet, ne déposerait-il pas contre cette vue anatomique? il y a une dou-
liiof d'ieaiiBi mviron qaftijfiU tababra d%ntrci«Mio« iliunMÉlauiaiiji,
famà droite une atfeotion passagère du nerf lactal, qui produisit Ja para-
lysie de tous les muscles de la face, auxquels ce nerl transmet le principe
du mtniTemcnt. Le cuurs entier de cette aifecuoii iui de trois semaines ou
un moiBk Pendust tmst le -temps qu'elle dura, j'éprouvai «vee Tliémiplégie
lioiale deuv sjrmpténies pénibles : d'une pert, une sensibilité exquise de
4'organe de l'ouïe, ou du moins une disposition de la membrane du tym-
pan à être douloureusement ébranlée par des sons un peu forts; d'autre
part, wieecMBtion onitimidie et vieimeot importune de saveur «uivrsuge
dans tout le oâté, et dns leaesloôtéde lalngue«rtTaBpcadaat aMMii
ftcial afiecté. J'avais conçu ces Heux symptômes , comme je les cougoii
encore maintenant , par la présence de la corde du tympan derrière la
membrane du tympan, et par sa oomoHmication avec le nerf lingual, et
fadmetiida qae«ailettt«r«MRtlNiMi«rigiue*iMi€ AmM, pmsfa'il
paHagHlII'dKsotion de et dernier.
•Mpr ce ^ est, MMtnue M» Bmik» de l'appliMieK du gaU
* , ' Digitized by Google
C449)
ou de rëlectiicité sur les nerfs immédiatement, uans le traitement des
paralysies, je suis pleinement de l'avis de M. Magendie; j'ai même fait
plus qu'il n'a fait : j'ai plongé des aiguilles à acupuncture dans la
moelle épiiiierc , et traité de cette manière par le galvanisme, des pa-
raplégies, ou paralysies complètes des deux membres abdominaux.
Bien qu'à la région dorsale et à la région lombaire les lames osseuses
qui complètent en arriére le canal vertébral ne s«iient séparées d'une ver-
tèbre à une autre que par de bien petits intervalles, ef que dans certains
points même elles soient commo imbriquées: bien encore qu'elles soient
unies entre elles par des corps Hbreux d'une épaisseur et d'une densité
remarquables, on p«'ut néanmoins, sans de trop grandes dilTicultés, faire
pénétrer ime longue aiguille par l'un de ces intervalles jusqu'à la moelle
épinière. première fois que j'ai eu la pensée de comprendre col organe
dans un cercle galvaniquf>, c'était pour une jeune Bile chez laquelle une
paraplégie complète du mouvement avait été produite par cette affection
de la colonne vertébrale qu'on nomme gibbosilé , ou maladu- de Pott. La
paralysie avait persisté après la guérison de la maladie principale : la jeune
fille était gisante et complètement immobile dans son lit depuis un an ou
quinze mois. Elle fut galvanisée une vingtaine de fois toujours de la même
manière , toujours avec aciipuncttu-e préalable du prolongement rachidieu
au bas de la région dorsale. Dès les premioi-es galvanisations, il y eut retour
du mouvement dans les orteils, puis mouvement du pied en totalité, puis
delà jambe, puis de la cuisse dans son articidation avec le Ixissin : bienlùt
la jeune Dll^pnt clianger toute seule de position dans son lit ; pins lard on
l'en fit sortir; elle marcha avecde.s bé([uilies, (jue pins lani elle aiiaudonna.
Elle a recouvré 1c parfait usage de Si<â meuibres; elle» pu rentrer dans la
vie commune.
» Enhardi par ce résultat , j'ai eu recours au même moyen et h la même
manière d'employer le galvanisme dans des cas de paraplégie traumatique,
c'e«t-à-dirc de paralysie des membres inférieurs consécutive à une lésion
physique de In moelle épinière, comme à la commotion , à la contusion de
cette moelle, à sa compression par du sang épanché dans le canal racbi-
dien pur des pièces d'os enfoncés , accidents si fréquents dans des cbute»
d'un lieu élevé, ou à la suite de coups violents sur la région dorsale, ou sur
les régions lombaire ou sacrée de la colonne épinière. J'ai déjà obtenu
quelques succès qu'il n'est pas besoin de faire connaître en détail à l'Aca»
démie.»
«4»
( 45o )
«ÉODBsn. — Ao/e de MM. Abago et Biot, sur un Mémoire de M. Pdissabt,
lu à l'Académie dans sa dernière séance, et inséré au Compte Rendu.
« L'ubjet de ce Mémoire est d'établir que la distance des parallèles de
Muntjouy et de Formentera, qui résulte de nos triangles d'Espagne , est
plus grande de $7 toises qu'on ne l'avait jusqu'à présent supposé. A cette
occasion, M. Puissant, citant uu passage de l'ouvrage où nous avons
consigné nos observations. M. Biot, dit-il, s'exprime ainsi, page 37:
« Lorsque les observations eurent été remises au Bureau des Longitudes,
i> ujie Commission fut chargée de les examiner et de les calculer. Le
9 résultat de ce travail, comparé aux observations de Delambre à Dun-
» kerque , donna une valeur du mètre presque exactement égale à celle
» que les lois françaises ont fixée d'après les dernières déterminations.
» différence est au-dessous d'un dix-millième de ligne ; elle ne produirait
» que quatre dixièmes de mètre, environ 176 lignes, sur la longueur de
• l'arc terrestre compris entre les parallèles de Dunkerque et de For-
» mentera. »
> Sur quoi M. Puissant ajoute : «Quoi qu'il eu soit de cette assertion, il
u est évident que la nouvelle valeur de l'arc trouvée ci'dessus, conduit à
» une conséquence très différente de celle qu'a tirée la Commission du
» Bureau des Longitudes. »
«Dans une page précédente, M. Puissant se plaint que nous n'ayons pas
inséré le calcul de l'aix d'Espagne dans notre ouvrage, où*,^t-il, « cette
> opération numérique aurait dû naturellement se trouver. »
I. D'abord , quant à l'assertion que notre honorable confrère parait révo-
quer en doute, elle est textuellement tirée du rapport de la Commission
qui fut en effet chargée d'examiner les opérations d'Espagne et d'en cal«
culer les résultats. L'un de nous deux, M. Arago, était alors occupé à
mesurer un arc de parallèle entre Formentera et Mayorque. L'autre,
quoique de retour à Paris, ne pouvait faire partie d'une Commission
diargée d'examiner des observations auxquelles il avait coopéré. Les Com-
missaires furent MM. Bouvard, Mathieu et Burckhardt. Tous les triangles,
ainsi que la latitude de la station australe, furent calculés séparément par
chacun d'eux , sur nos observations, d'après les méthodes de Delambre ; et
Burckhardt en fit le rapport général le i" juin 1808. Le Bureau décida que
ce rapport serait inséré dans la Connaissance des Tems de 1810, qui
s'imprimait cette année même ; et il s'y trouve , en effet , page 485. Si Jiotre
( 45» )
honorable confrère veut consulter ce èoemuÊnt cttUM, il fimirra vérifier
l'enactituilc de notre citation.
•f . C'ait même là qu'il devra recourir pour établu- la longueur attribuée
jmq»'Aîy#éMirt è l'aty ihWii <|W ini>nrw»»a» tmoglw d'Espagne.
Delambre n'a fait que l'adopter telie que l'avaient trouvée les trois Gon-^
missaires, comme on le voit par un cxilcul fort simple que nous donnous
ici en note Celle déteriuuiation , comme nous l'avons dit, était fondée
aor m riiWldli à iii<|ir eH» rti<lluit également des trili oRkmis. Or, les
pew<MMMi fii^tÉirtmliWint cette méthode, Mf««t qu'elle doaM Uau k d«B
(l<'rompositionsdc f riaf»»lfs spliériqnes qui peuvent s'effectuer et se calciilei
de plusieurs manières i de sorte que des calculateurs, iodépeadanls les uns
de»«itre»» J<<l»<iHii4lmiimii liBiÉrtliifi fiÉfliiitM^iiiwwribiiiiiioM dîmes
dont la variété dowM plUoÊ de force à la conootdancefSdei résultats. Aujour.
d'bui, en appliquant à ce inènie réseau île t!i:iii:^les une autre métbo<le
de calcul qi|i lui est propre, et une iormule approchée qu'il eo déduit,
M. PiiliUll i<»<,>iiNl mm ÉjlgfcWBftioB d^'Sf «bises suri liwc du néridieD
qtii iMverM notre»ti4mgi4|lN!t»« ElWrear est^liMlu dÉté tIcs trois calcu-
lateurs, ou réaulte-t eltoite la »oÉwlb fortMil»? c^«at4>ai4|iie M. Arago et
C*) ■ Loo^oeur totale de l'arc méridien ^ compris entre la ùgnal de Dunkarqne «k celai
de Formentm, exprimée en parties du mitre légal, selon la déUnninatiMadSfléB par
la CommianoB du Bnnaa d«a Lopgitndes ( CoiuMif Mme Jes Tant ponr 1810,
pa«e 486) i374438-,7a
• Valeur du mètre Ugal en toises O,5l3o94
Eu muUipliaut le nombre de mitr«pur ce facteur, ob at
> Longueur totalt^dc l'arc en toisea 7«Si88'77
> la valeBr adopté par Ddanbie, Btum du i^llnw métrijue,
toin. HT, page 398.
■ Dans ce wémff voluuia, page bg^ DeUmbce donne la longneoi de l'are
atéridis» caaipiis «uHe Deakaifas et Mba^suy, et cette wlaar, caa-
forme à une toise près à «allé igfFoa twttte dsas la Micmn/fu* aiem.
tom. Ilipage i4i|est •.*........ 5âi583'^6
• Ea la •onstiafantdbialeaiaear totale d«rave.adbptria farla €obi>
mission, ou aura la longiMor de l'ajw partMl' coiBpiris CBllS KoBjeUf ct
Formentera, elle sera i536o5'i7
ji Celte évaluation a ete adoptée par M. Laplace dans V Exposition du Sjtième du
JfiNid;», 9* édidoa, pafs fo.
» Cest aussi le nombre cité par M. Puissant dans son Mémoire. Mais il repose sur les
calcula coKordanla dea trois G>mmiaaaiTes du Bureau des Longitudca, et non pas sur l'au-
( 45a )
moi n'avons pas a résoudre, étant étrangers au calcul contesté. Mais il faut
lui attribuer la triple autorité dont il dérive, et non pas, comme M. Puis-
sunt, le faire reposer sur celle de Delambre, qui n'y a point pris part. Si
les trois personnes, qui ont fait séparément le calcul, ont pu se tromper
toutes d'une même quantité, ne se pourrait-il pas aussi que, dans ce cas, la
formule approchée de M. Puissant ne fût pas assez exacte ? C'e^st un simple
doute que nous émettons. M. Puissant s'est assuré qu'entre ]e Panthéon
et Montjouy elle donne le même résultat que la méthode de Delambre.
Mais les triangles qui enveloppent cet arc ont peu d'étendue, comme
;)vant été observés avec des signaux de jour, au lieu que nos triangles
d'fùspapne sont d'un tout autre ordre. Par exemple, celui à l'aide duquel
nous avons joint l'Espagne aux îles Baléares, a pour base toute la longueur
<Iu royaume de Valcuce; et son grand côté, qui s'étend sur la mer, a plus
de 8^555 loisps. En outre, notre chaîne de triangles longeant les cotes de
Valence et de Catalogne, s'éloigne notablement du méridien pour venir le
rejoindre à nos dernières stations d'Ivice et de Furmentera. La réunion de
i-es circonstances ne rendrait-elle pas moins exactes les projections des
triangles sur l'ellipsoïde osculateur dont M. Puissant fait usage, et qu'il
détermine par sa formule approchée ? C'est un point qui , peut-être ,
mérite qu'on l'éclaircisse avant de prononcer affirmativement sur les
résultats ainsi obtenus.
»M. Puissant juge que nous aurions dû, M. Arago et moi, donner le
calcul luunt-rique de l'arc du méridien qui traverse les triangles d'Espagne ,
dans le volume que nous avons publié. Notre opinion a été difïércutc, et
nous en avons dit les motifs dans le court avant-propos placé en téte de
notre ouvrage. A l'époque où celui-ci fut terminé, en {8ii, nous allions
partir, M. .\rago et moi, pour réobserver, avec une Commission anglaise,
la latitude de Dunkerque, sur laquelle on avait quelques doutes, qui,
heureusement , ne se sont pas réalisés. On devait ensuite revoir la jonction
des côtes de France et d'Angleterre; ce que M. Arago et M. Mathieu ont
également effectué en société avec les observateurs anglais. La latitude de
Fermentera, limite australe de l'arc, n'avait été observée que d'un seul
côté du zénitli. Un de nous est allé la reprendre en idaS ; et quoiqu'il n'ait
pas encore publié l'ensemble de ses résultats, il s'est assuré qu'ils n'offri-
ront pas de différence notable avec la première détermination. Nous avions
même encore i^iit des préparatifs pour mesurer une base sur l'arc d'Espagne
dans l'Albufera , projet que les évéoements politiques sont venus inter-
rompre. Tout cela nous a déterminés à donner, dans le volume qui a paru,
Din
( 453 )
les observations pures et simples de nos triangles «l'Espagne, avec celles
de la latitude el du pendule qui les accompagnent, remellant à un autre
volume le calcul de Tare du méridien et de la longueur tb«>orique du mètre
qui s'en déduiront. Ce volume, qui sera le V' de la Base du Sysième mé-
trique, renfermera, en outre, les nombreuses observations <le toute nature,
à Taide desquelles on a déterminé de nouveau la latitude de Dunkerque;
la nouvelle détermination de la latitude de Formentcra, par des observa-
tions faites des deux côtés du zénitb, tant de nuit que de jour; la mesure
de l'arc du parallèle compris entre Fermentera et Mayorque, avec les
azimutbs observés à ses deux extrémités, pour fixer l'ellipsoïde oscnlatem
dans cette portion australe de l'arc méridien ; enfin , la nouvelle triangu-
lation destinée à rattacher les opérations géodésiqucs d'Angleterre et tli-
France, pour |>ouvoir faire remonter l'arc au nord jusqu'à l'Observatoue
de Greenwicb, dont la latitude est bien connue. C'est de l'ensemble de ceb
documents perfectionnés que nous croirons pouvoir déduire les corrections
théoriques que la valeur légale du roèire devra exiger, pour concorder avtc
les mesures gëodésiques. Lorsque nous reprendrons cette rédaction , nous
examinerons scrupuleusement les méthodes que nous devons employer
pour te calcul de nos triangles ; et de (juelque côté que soit l'erreur des
évalua tiou.s actuelles, nous ne manquerons pas de la signaler. »
Observations de M. Puissant. — • Dans la note que WA. Biot et Arago
viennent de communiquer à l'Académie, pour répondre à celle que j'ai
lue dans la séance dernière, nos honorables confrères annoncent qu'ils
examineront plus lard la formule approximative dont j'ai fait usage pour
rectifier l'arc de méridien depuis Montjouy jusqu'à Fermentera , et c'est
alors qu'ils verront si elle est suffisante dans la circonstance actuelle. Je
me permettrai de faire observer que la véritable question n'est pas là ; elle
est , au contraire , dans l'exacte évaluation des différences de latitude des
sommeTs des triangles : or, j'affirme derechef que je ne me suis point
trompé à cet égard. D'ailleurs , les géomètres pourront s'en assurer lors-
que mon Mémoire aura reçu de la publicité; mais, en attendant, ils au-
ront une connaissance plus intime de ma méthode de rectification par la
nouvelle note que je me propose de lire très prochainement à l'Académie. »
( 454 )
p\i.BO?rT0L0GR. — Prétendues empreintes de pieds d'un quadrupède dans le
grès bigarré de Uildburghausen , en Saxe; communication par M. de
« Dans le cours de l'année dernière, M. de Humboldt d'abord, et
M. Link ensuite, ont entretenu l'Académie au sujet de plaques ou dalles
(le grès, det environs deHiUbarglMusen en Saxe, appartenant géologique-
ment au grèt bigarré ou nouveau grès rouge, à la surface inférieure des-
quelles on a remarqué un nombre considérable de figures en relief As«ez
régulières et régulièrement disposées, pour que plusieurs uaturalistes alle-
mands aient pu les regarder comme les résultats de pas d'animaux quadru-
pèdes de la fiimiHe des quadrumanes ou singêSf suivant les uns, de celle
de didelphes pédimanes on s.irigues , suivant les antres, comme MM Wieg-
inann et Humboldt, et même de salamandres gigantesques, d'après MM. de
Munster et Link. L'administration du Muséum d'Histoire naturelle, ^lana le
but d'édidrdr une question auisi intéremante en paléontologie et dont on
a déjà tiré des conséquences si contradictoires à ce que l'on admet assez
généralement aujourd'hui comme résultat de l'état actuel de nos connais-
sances sur l'histoire de la succe^isiou des êtres organisés à la surface de la
terre, s*est empressé* de fidre Tnequisitioii d*un grand et bean moraean de
ce grès à la surface duquel existent trois séries de ces prétendues impres-
sions traduites en plate-bosse et liées entre elles par une réticulation plus
ou moins serrée. Au premier examen qu'il en a iait, M. de Blainville croit
s'être assuré que ces figures en relief ne doivent en aucune minière être
attribuées à des empreintes qu'aumîent laiwées les pieds d'un animal qua>
drupede quelconque marchant sur un sol susceptible de les recevoir et de
les garder assez long-temps pour qu'ensuite elles aient pu être remplies
par une matière fdna im moina molle et capable de se solidifier. Il pense
au contraire que ce sont indubitablement des traees de végétaux analogues
sans doute à ceux que l'on a déjà rencontrés plusieurs fois dans le grès
rouge, et considérés connue des prèles gigantesques, ou des rbyzomes de
quelques acorus ou même des tiges sarmeuteuses plus ou moins réticulées
et anastomosées , ce qttHl ne lui appartient pas de décider. Qnantanx ratoons
& l'appui de son opinim) que ce ne sont certainement pas des empreintes
de pieds d'animaux quadrupèdes, M de Blainville se propose de les sou-
mettre au jugement de l'Académie, dans une de ses séances prochaines,
nussit^t qu'il aura pu foire exécuter des dessins rigoureusement exndsdu
Oioitized hv Goo<?lc
( 455 )
bel échantillon arrivé dernièrement au Muséum, comparativement avec
des figures d'empreintes des (Mttes d'an singe, d'une sarigue et d'une
•alamandre. »
•rnQDi HATilMAnoiirB. — Troisième et quatrième lettre de M. Caucht à
M. LfBBi, sur la théorie de la lumière.
« Comme une des (ilus graves objections que Ton ait faites contre la
tbéorie des ondulations de l'étber, se tirait de l'existence des ombres et de
la propriété qu'ont les écrans d'arrêter la marcbe des vibrations lumineu-
ses, je désirais beaucoup arriver à déduire de mes formides générales ,
les lois relatives aux deux pbéuoménesdes ombres et de la diffraction; mais,
pour y parvenir, il fallait surmonter quelques difGcultés d'analyse. J'y ai
enfin réussi, et pour représenter les mouvements de l'éther, lorsque la
lumière est en partie interceptée par un écran, j'ai trouvé de» formules
dont je veux un instant vous entretenir.
» Considérons, pour fixer les idées, le cas où le corps éclairant est assez
éloigné pour que les ondes spbériqucs qui se propagent autour de ce corps
soient devenues sensiblement planes. Prenons pour axe des x la direction
du rayon lumineux, et pour axe desj', une droite parallèle aux vibrations
moléculaires de l'étlier. Nommons x le déplacement d'uue molécule mesuré
parallèlement à Taxe des f, I la valeur maximum de x, l'épaisseur
d'une onde lumineuse et I = — la durée d'une vibration : enfin concevons
î
que, dans le plan des zy, perpendiculaire à l'axe des x, la lumière soit in-
terceptée par un écran, du côté des négatives. Si le rayon lumineux,
que nous supposerons dirigé dans le sens des x positives, est un rayon
simple, son équation, pour des valeurs négatives de x sera de la
forme
(0 J'=IcO»(Kx — i< + A),
A désignant une quantité constante. Or je trouve que, du côté des x poai.
tives, la valeur iSe y pourra être «léveloppée en une série, et qu'en rédui-
sant cette série à son premier terme, on aura
(a) y - (^)' «y^' co« (Kx + , - J +
C. H. |8Î6, i"&wfJ«*. ^5
( 466 )
lyailiMM, le nombre K. étant très eonndéreUe, la velear de y donnée pu-
In fennnie (a) se réduira sensiblement à aéro, pour des valeun finim et
négative! de l'ordonnée 7*, tandis que, pour des valeurs finies et positives
de la même ordonnée, la formule (a) coiucidera sensiblement avec la for-
mule (1). Donc la partie de l'espao» ikiién au-delà da plan de ftonn, lem
dans l'ombre du 0616 où Fécran se tronre, cTesl-à^diM derrière fécran,
et continuera d'être éclairée du côté opposé, comme si l'écran n'existait
pas. On devra seulement excepter les points de l'espace, correspondants à
de très petites valeurs de j-, et pour lesquels le dépbcemeot/ dépendra
des deox coordonnées x^ymaA bien que dn tempe ^r cèa derniers
points, la formule (a) reproduit les lois de la diffraction, telles que Fres-
ne) les .1 doiini'-es, et l'on peut simplifier l'étude de ces lois, en transformant
le second membre de Téquation (a) à l'aide des formules que j'ai données
dans plmieurs mémoires.
» ]*ai dit plus haut ifue les ondes qui se propagent autour d'un corps
éclairant sont gc^néralement spliériques. Effectivement il résulte du calcul
qu'un rayon simple peut se propager dans l'éther sous la forme d'ondes
spbériques ou cylindriques, ou planes. On peut obtenir ces diverses formes
en supposant qu*à l*ori|^e dn mouvemeiit l'éHher est mis en vibration ou
en un seul point, ou dans tous les points d'ira même axe, ou dans tous les
points d'un même plan ; et les deux premières hypothèses fournissent les
mêmes résultats que la troisième à une grande distance du point éclairaut
on' de l*axe qui le remplace, rajouterai que, dans les deux premières hypo*
thèses les vibrations moléculaires sont, pour un rayon simple, dirigées
suivant les éléments de circonférences de cercles parallèles tracés sur la
sur&ce de l'onde, et que ces vibrations sont semblables entre elles, et iso-
chrones pour ton» les points d'une même ciraMiilreiioe.» -
« Dans celle de mes lettres qui avait pour objet les lois de la réfraction et
de la réflexion à la surface des corps transparents , je remarquai que, des
quatre équations comprises dans les formules auxquelles j'étais parvenu,
trms étaient déjà vérifiées et oonformee à toutes le* obaervatmna connues.
Or il se trouve heureusement que la quatrième équation, la seule dont la
com|»araisou avec l'expérience restât encore à faire, est vérifiée à son tour
par le phénomène des anneaux colorés. £n effet, concevons que la surface
«stériettre ou intérieure d'une lame d'air ou d'an corps transparent quel»
conque, en réfléchissant on nyon polarisé paralltiement on perpendicu-
f 457 )
lurement au plan d'incidence , fasse varier les plus grandes valeurs des dé-
placeineuts moléculairea dans le rapport de i àd, et nommons ce
qm défient le rapport 6, quand on suppoee le nyon non phu rMIdii,
mais réfracté, et passant de l'extérieur î l'intérienr de la lame ou de l*in-
térieur à l'extérieur. Soit d'ailleurs I le déplacement absolu et maximum
d'une molécule d'étber dans le rayon incident. Si l'épaisseur de la plaque
eit vn nndtî pie de F ipaiMear des onde» fannnMvMi, hé ditenae «tfodons ,
en nombre infini , qui seront produites, l'une per la mvftoe extérieure, les
autres par la surface intérieure de la lame mince, ramèneront vers l'œil de
robservateur une infinité de rayons, et de la composition de ces rayons
nitem m nyon résultant dans lequel le déplacement maximum aura pour
mMOM, oomineon aait, le prodnit
• Pour que ce produit s'évanouisse, et que, dans le phénomène des an-
neaux colorés, la tache obscure du centre présente le noir foncé, il faudra
qoe Ton ait
(0 «rs'Bi—
■ Or cette condition sera effectivement remplie, si l'on adopte, pour l'in-
tensité de la lumière réfractée , la valeur que donnent les formules ci-des-
sus mentionnées. Il y a plus, la condition (i) fournit immédiatement les
deux dqnatkn» intente» sont lesn* tSet i6 dans ma kUre sarlaréfirao-
tioii et la réflexion que produisent les corps transparenta; eir, si l'on
T l'angle d'incïdeBoe, et l'angle de réiraction, on ania
_ rwn (t — r^n* am ^ — p'" (»• — co» (r + /)-!•
LwBC'-t-'U ' L'»n(r-f.r')co*(r — r )J '
que le rayon incident sera polarisé parallèlement ou perpendicu-
fadrement an plan dincidenea, et l'on tirera de la fiMnole (i), dans le
- _ ain ar.«in ar'
nn* (r -f- r )
^ le second «as,
sin sr.stn a/
sin* (r -f- r) .co»* (t — r )
o Au reste , j'ai aussi obtenu des formules générales pour la réflexion qui
opère à la swrftoe des terps opaques, parlicnliircnMnt des nélnn, «t
ces ionmiks sRaeoordant pstAdlonent «foe feapéiisnca, oomase je tous
65..
s
( 458 V
l'expliquerai plus en détail , lorsque le temps dont je pourrai diapoMr«
me permettra d'entrer à ce sujet daof quelques développements.
l^écnu) par lequel on «VPOM k lnii|èrt inlei^caplée dmw le pla»
àmjmnm laissait pnaor lee nyons IttmiReux que dan^ rinterTmOe com-
pris entre les Wmile?, y = y,, jr sz r„ en sorte que l'observateur plaw du
cô^é des jc positives, reçût la lumière j>ar une ouverture dont la largeur
lût j-, — j^a, la fonnule (a) (d« b latlM préoMeote) devrait ètn M»*
fliQée par It aaimite
L'éqiution (d) elle-même fournit seulement une valeur approchée de^,
et ee dédtiit de formules fénénlcs et rigoareuees qni représentent le
rayon diflFracté, quelle que soit la direction du rayon incident, et quelles
que soient les directions des vibrations molcculairos dans ce même rayon.
Ces formules, en donnant les Uns de lu diffraction, montrent, par exem-
ple, que si le rayon incident est polarisé dans un certain plan, le rayon
diflÏMelé real4i« toojotnv polarisé dans ce mène ph». »
«mnmpi. — Jfote tk IL FtavA w la jjoge i35 du grenier voàang de
m Itéoriê d» la Jbmt,
« Lltapresiton de R k laqoelle je sois arrivé dans cette pag», donne
R = o, soit k l'égard des termes multipliés par /n*, soit à Tégard de» ter-
mes multipliés par m', qui affectent rargunnent 'xgt—'xct. En calculant
cette valeur de j'ai omis les termes de l'ordre du cané de é<st et J^,
parce qu'ils «edéirûiaenl. En efSet, la fonction cos[ay7i/' — a(i— c}r<— a/«]
doiuiift en la'déTelpppan t
Or, en prenant
on contracte l'obligation de preiwlre
* iwss^^a^ co» Qainf— a ( i — c) i]
(459)
ce qui donne
» La conaidénition du second twne de celle çaqpreation élaat inuttte à
l'objet actuel, on peul réduire la fonction coB[9ji(l'i— a(i<»e)«— a/^] à
ces deux ternies:
C0((am<'— a (t — c) <— î/ta-]ŒeostaW— a(i— «) sin [mm'— a(t— o) I],
et regarder la fotictioii comme composée des seuls termes obtenus par
la première approximation.
T> Voilà pourquoi j ai élalrii aatia équation dans la page i33. Mais en
exécutant le produit
in«L (*+Ar)* aAr de [Mi/-^ ( I — ^ 0 1
j'ai employé , par mépriMi Iq taleur de qui appartient à la seconde ap--
proximation, an lien de prendre
m-
c'est-à dire le résultat de cette première approximation,
a l:^n redressant cette faute de calcul , je trouve
m'L (c+ Je) ' a/w- lin [ imt' — a ( i — c) I ]
= ; — î — -«in \vHi —a (i— c) i] «ïd [a^<— acf— 4mH-a (i— *) l]
(m+c— t) {g—c) » / j 1.TF • \ « j
s En saj(pa^UiHit ca:réiallat4 cdui qu'on toîI fiapa la page i33, on*
» - ■
f*ir — »P'-'"'*^>' f <:os[a^<-acl+aml-.an.i^l
•UHrvmtaHw (m+c— i) (^-r) l [af— ac<— ami^am/^r
a Par un motif tout-à-£ait semblable il faut, dans la page i34, rempla-»
cer ta nilem* dè
par celle-ci.
aPL'mVv'
Got (sfi— ncr-f asM— 9M<].
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( 46o )
Alors , on a
et par conséquent
R = H ^— ^ J PmVy* COI (af — ac) /
— a.PL'.mVy' f r , XI . r . . . , ^\
— ■ — —Acot[ïgi — aci+am/— 3»«rj + cos[a^<— juri— awK+amf] \
(rn+c— c) j -V j
-4-3 PL'* m*eV' r I
au Heu de \n valeur de R posée dans la page i35.
■ Actuellement, si l'on fait ici '=^, on aura
R= - ?f!î!PfV f ^}cos(a^i-acO=^r«'eVco.(a^-«),.
g — c Im+c — I — t) ^ 3a
De sorte que cette valeur de R ne donne pas R = o à l'égard des ter-
mes multipliés par m*.
B Dans le numéro 1 1 des Comptes rendus hebdomadaires des séances de
r Académie des Sciences pour l'année i836, M. de Pontécoidant obtient
pour R une valeur où les coefficients numériques de
— PL'm*<;V +PL''m*gV
(jn+c—i)(g—cy {m+g—i){g-cy
sont égaux à Yunité, tandis que moi je trouve le nombre deux. Il paraît
que M. de Pontécoulant omet la partie
(A). . eM{igi — a(r()|Lco((am{' — im — a^)L'coi (ami' — a9 — a^j
qui entre dans son expression d«f R. Et cependant il suffit de déve-
lopper cos (a/nr' — lût — a<Ai>), cos {im^ — aô — a<r9), pour avoir les termes
qui doublent son coefficient numérique. En efTet, on a alors, au lieu de
la fonction (A),
(AO-.-f ^^J^co» (atf<-aci){L/.«in [W— 4(i-r)/]-L7*$ii» taini'-a(i-*)i]J.
Donc en faisant
"* ^ «in [am* — a (i—c)(\\ = "* — tin {ami — a («— ^)']»
ia fonction (A') donnera
+ L'P.m**v f l
En igoatant cette partie à le Tileor de R trouvée per M. PoÊitieou-^
buUf on le fiùt omncider eveo edle que je vient de traoter. »
BAFPOETS.
omtiB. — Bapport sur un mémoire de M. le docteur Palla5, intitulé :
Nouvelles recherches sur le sucre et le parenchyme de la tige de maïs.
(Commissaires, MM. Deyeux, Biot et Robiquet rapporteur.)
« Dans un premier mémoire adressé en i83/| à l'Académie des Sciences ,
M. le docteur Pallas annonce être parvenu à extraire de la tige de maïs de
petites quantités de sucre cristalliié, en toutaenblable à cabd que fournit
oonœvoir l'espérance d'obtenir, en opérant
aur une plus grande échelle et à l'aide des meilleurs procédés mis en uaag»
anjuurd'htii , une quantité assez notable de sucre pour que l'exploitation
en devienne avantageuse^ L'Académie, sur la proposition qui lui en fut £aite
par la commiiaioD diargée d^eiaminer oe ménaolro, eogagaa ranlenr à
poursuivre ses expériences et' à leur donner tout le soin exigé par leor
importance. M. le docteur Pallas, pour répondre au désir de l'Académie,
s'est livréà de nouvelles recherches, et il a envoyé vers la tin de id35, un
dewEième mémoire avoe quelques édiantiUoiia aaaea minimea de wcBe
brut, de méhiae et de papier d'emballage fiut atee le réaidu de la
plante (■).
> M. Pallas, dans ce deuxième mémoire, fait connaître avec détailles nou-
vdles eq>érience8 qu'il a entreprises et qui confirment pleinement ce qu'il
avait anneaeé d*alMwd. Chargé ooojointemeat avec IM. D^enx et fiiot de
rendre compte de ce mémoire, je viens exposer les réanllati anxqaéla
M. Pallm dit être parvenu elqui peuvent le réaumer aind.
(i). Ces éciiantilIOM de taGre ont luffi cepeadant à veseeimaiwiiei pour consuter
rÛmtité avec le sacra d« cannes, et H. HÔl a bien vovln les aomuttae devant ooas
aux épreuves de la polarisation et il en ■ ronsigafl IssinléNMatS ftfiallatB daas ane
noie qui se trouve annexé k ce rapport.
(46a)
• 1*. Lt àa imb ne eoatiait srant la floratMNi que pen oo point
de sucre.
» a*. A i'époqiie de la Aoraitoiif on peut déjà extraire de cette piaate des
traces de «icreerislidliBé.
m S*. Cette roémelige exploitée de ao à aS jours aprèaUi floraisoii et Ion-
que le grain est eiMore bclesoent, mferoMpnès d« i pour «entde suer*
crislalUsable.
» 4*. PInt tard encore, <^«t-à«dire lorsque la graine est compléteroent
mûre et qu'dle n'a plus besoin que de sécher pour être récoltée, la tige,
qui est encor e vpr l'itrr à cette époque, fournit a pour cent de SttCre brut
et 4 pour cent de mélasse riche et d'un très bon goût.
» 5*. Enfin le résida parencitjmiatettx dont ona extrait la ontièresnerée,
peut être employé à-la nourriture des bestiaux ou servir k la fabrication
d'im papier d'emballage qu'on peut évaluer à 5 fr. les 5o kilogr.
> Ainsi, nelon M. Pallas, lu question scientitique serait tout-à-fait résolue,et
la présence du sucre cristallisable dans la tige de aaaïs ne saurait être ré-
voquée en doote. Il ne resterait donc plus qne la queilioB indnaiiialla è
examiner , pour savoir si réeUeiyeot OO peut tiscr des avantagH do eetio
exploitation faite en grande.
•Nous devons foire remarquer que bon nombre d'uuteurs se sont occupés
avant M. Pallas de oetle mine redMrdte, «t tt no manque point de los
eiter lui * même v mais il fait observer qu'ils n'étsient parvenus, ponr In
plupart, qu'à obtenir des sirops d'une saveur sticr^-c plus ou moins
franche, mais dépourvus de sucre cristallisable. Cependant il ajoute,
d'après Parn9entier,qoe Bonrepos est dté danaJa Fttnde Toulouse en 1 783
ou é, comme ayant extrait dn mais une sasea grande qnaniité de suera
cristallisé pour en faire un pain d'un gros volume; mais Parmentier, dit
M. Pallas , ne donna aucun détail sur le procédé suivi par l'auteur et il dé-
clara même, d'après ses propres expériences, que le sucre contenu dans le
tmKb n'était pas susceptible de iDristallisarj ea qui remettait tant en question.
s Le dootsur Nairhold , de Grain» es Basse-Styrie, est aussi du nombre
de ceux que signale M. Pallas comme ayant extrait du sucre cristallisé de
la tige de mais , également récoltée après la maturité dn fruit; mais le pro-
cédé indiqué par cet antanr étsît compliqué et d*one difficile csécntion.
Nous dorons ajouter que le profissaonr Burger parait avoir &it des expé-
l'ienoestrés précises à cet égard, car on trouve, dans le Bulletin de phoT'
macie pour 1811, un article extrait de la Revue ùrùanniqueg où l'on
.trouve d'utiles renseignements à cet égard.
(4fi3)
» Ainsi la présence du sucre cristoUinble du» le mc de la tige de Mb
a été dcmoiiii pc par plusieurs auteurs, et M. Pallns est loin de le contes-
ter; niai& il pense être parvenu k rendre cette extractipn plus laciie et plus
•vtotageuse en 99 •errant de prootfdée phw umplfle et nienK mwdn»} et
Mrlont en ne récoltant le pknte qu*à Tépoque êà le finut cet arrivé k «mn-
|dète niatiirilé, époque qui, selon M. Pallas, coïncide heorcusemcnt avec
ctiie où le mcvc cristallisablc est en plus grande proportion dans la lige.
C'est principalement •VU' ce point que M. Pa lias établit tout ie mérite deses
oliaeiTBtione etdeaaméttnde; enelbt,ledoeieurMBirlioUert1eeeidqui
ait «onseillé, comme M. Pallas, de prendre la tige après la maturité du frail;
lee autres, et plus parliculiéretuent le professeur Burger, disent positive-
ment qu'a celte époque le sucre cristaliisable est presque entièrement dis-
pam ; voici ooounent il s'explique à cet égard, dans le méoMrfre déji cité.
« Dans toutes les périodes de la croissanee du maïs, le suc exprinié des
» tiges de cette plante est doux; mais avant l'époque de la floraison, cette
» saveur est sensiblement herbacée; c'est lorsque la plante a pris tout son
» accroissement, et que la fleur est formée, que le sue eetrenre en plus
s grande abondance, le plus doux, sans saveur étrangère. Quand ensuite
» le eirain se forme, la plus grande partie de la matière sucrée disparaît; et
» lorsque les épis sont mûrs, te suc d^ tiges, moins abondant, est devenu
» moins sucré , plus salin. » Hns loi»» le mime enlfnir aiwile: • UeanBble,
» an premier aspect, qu'il soit pta» ««wtafewt de rewieilBr d^aboid la>
» graine mûre, et d'employer ensuite les tiges pour faire le sirop; mais*
» des expériences comparatives prouvent le contraire, car les tiges cueillies
» au moment de la floraison fooroissent trois ibis plus d'un suc plus sucré
» que celles qui ont porté le grain jusque après sa metunté. » M. Bw^ar
donne un tableau comparatif du produit brut par les ^hiix méthodes.
Enfin, daus un autre pus^tge, M. Burger dit que « pour obtenir beaucoup
» de ftucre bien crisUlU«able, et le oxoijDs m«lé de ssucilage, il £iut semer
a le «nais dans un terrain sec* l^r, bien espaaé «naiMI , et aisépent
a p*(nétrable par ses rayon». »
•> D'un autre côté, l'un des membres de cette Académie, M. Biot , a
démontré (■)* p^r e^cp^ieno^s <iéMçates de la polarisation cirouiaive,
qne dtaw les granunéeAtà partir de- lu fécondation , le anare pasaaifr de la
tige dans l'épi pour servir d'aliment au Irait.
a Oo doiKSt ai«ilf>wl wlwnswe métis» sonte Tatssniiou de
(464)
OMx qui voudraient répéter ces expériences , et ils auront à examiner si
\a sacrharification ne marche pas plus rapidoiin.nt dans telle localité que
dans telle autre, comme on serait tenté de le croire d'après la divergence
des opinions; et, f&t>il certain , oorome le prétend M. Burger, que la enitnre
du maïs serait encore avantageuse, alors mtoe qu'elle ne serait entreprise
que dans riini(pie intention d'obtenir «lu sucre; il n'en est pas moins évi-
deot que le succès serait bien mouis douteux , si l'on pouvait également
récolter le grain, oomme l'aifime M. PaUas.
• Ainaiî vos conuniasaires pensent que M. Pallas a fait une chose bonne
i"l utile en démontrant de nouveau qu'on peut extraire de la tifre de maïs,
et par des procédés qu'il a simplifiés, du sucre cristallisable, sans que cela
nuise , du moins pour oeruinee ïocalitét , i la récolte do grain ; ils estiment
anasi que le tnmil de H. Pallas mérite les encouragements de FAcadémie»
et que ce chimiste doit être invité à le publier, afin que ses expériences
puissent être répétées sur plusieurs points de la France, et qu'on «acbe
définitivement si les résultats qu'il a obtenus sont oonslanis en tons lieux,
et s*ib ofirent asees d'avantages pour mériter Texploltalion. •
Bxamen comparatif du sucre de truus et du sucre de betterave , soumis aux
ipreui^ de ia potariuuùm cUtàk^ipwr H. Bm»t.
«Deux des édiantiHona envoyés à rAcadémie par M. Pallas, ont été son»
mis aux épreuves de la pcriarisation, afin de constater la nature du sucre
qu'ils renfermaient.
• Le premier que nous appellerons pour abréger n" i , était indiqué comme
eatrait du mais avant la maturité des grains, mais, sans doute, après leur
formation. Il paraissaitt à l'état brut, de couleur très brune; ei sa lolu»
tion dans l'eau aurait été trop peu transparente pour être observée immé-
diatement. Nous l'avons décoloré parfiltration à travers du charbon animal;
alors il a dévié vers la droite les plans de polarisation des rayons lumineux,
fin ajoutant à la dissolution environ | de son volume d'acide snlfari^
limpide, et portant le tout à ime température d'environ 60* cent., le sens
de la déviation s'est interverti; elle a passé à gauche; et sa nouvelle valeur
s'est trouvée être un peu moindre que de ce qu'elle était précédemment.
Le sens et b proportion de cette inverrion, conviennent à du suera de
cannes presque pur.
• I^'échantillon n" -i était indiqué comme ayant sub» l'opération du terrage
par l'alcool. 11 était de couleur jaunâtre; et sa solution , quoique fortement
colorée, a pu être observée intmédlalwneBt. C'est pourquoi nons favons
( 465 )
soumise i des épreuves nn peu plus délicates , dans lesquelles nous f ivods
fraitt'' comparativement avec du sucre de betteraves terré, à peu près de
même ouance, pravenant de la fabrique de M. L^maire, à Contres,
«UjparteiiMnt du Cher. Kous plaçons ici , en i^ard , les tablMoz des résultats
oblenos, et nous comparons ceux-ci à la table^ des rotations du sucre de
cannes pur, imprimée dans le tome XHI des Mèmoiru de tAcadèmiCf
page ta5.
Suert n* i tmtjfi par M. Pallas.
» Poids dtt mm eniplojé. . . i8(,i32
> EsadâtiOée. ■47>B93
a La dlHoItttion wt ptarfe dam un filtn
dr papier jiesaiit 5',o6a. I-c liltraj'c est
très Iciii et liilVicilc , coiiiiiic s'il <'tait re-
tardé par le mélange d'une matière vi»-
qnenKi et la diiaolntioii filtrée ellMiiéiBe,
entre m forte coloration , n'olFre pas vme
parfaite limpiili(c, I,c filire l'ii ri lavé et
Sécbé enauile, se trouve peser it,i^5, ce
<ini deona ef,i3a ponr le poida des n>a-
tifaet élrangèrcs non solublea. Ceci re-
tranché de 19',! 33, donne le poids total
du sucre dissous iSlfiOO '
et la proportion de ce SOCW
I Pnnité de poida da la
18
e,io8S
.nî3-
Inllfln ' A . > — a -i, wa. ......
i8-|-i47»993
la densitë de la aolution obier-
▼c'c s'est llOUVéf l'IlC
et déjà on peut voir dans le tableau cité
^allacMviantesaclaœentà une aolulion
da sucre de cannes où la.proporiîon de ca
•ocre Mffait 0,10744-
1. La dissolution ii été obseiTife dans un
tube dont la loagaewr était afi5"*,65. £llc
y pafsissait d'ka ronge vmffff éHaagi*>
sait sur la luiniJ're polariicp, et déviait ses
plans de polarisation vers la droite d'une
quantité qui , sous celte tfpsiMcnr, était
i8*,44* ■an* qu'on j pàt disiinfiwr de*
variatîôm decottlenr bien dlttinetes dam
las divers aziiiiutlis. La teinte foncée de
solation éteignait trop de lumière
iplojé . .
■ Poida du mci
» Ean distillée
3of,65o
173,370
• La diMoltttion est panée dam «n filtre
de papier pcsa-i( i 55. 1.i- fil [ra;;cfst aisé,
rapide , et la solution lîllrée est coinplétc-
iiu nt limpide, <|uoique colorée. Le filtra,
bien lavé et séché euuite, se trouve peaer
9r,35o, ce qui donne o'.ogS pour le poidt
des inatirt cs (•tran(;< res non aolubUs. Ceci
retrauclié de 3o<,ûao, donne le poids réel
dn ancre employé 3of|5s7
et la proportion de oc sucre dam
l'unité de poida de la aolution
3of,Sa7
a - » . ' a eu. >..«... o , 14070
la daniité de là aolntion obser-
vée a été, I ,«6174
et l'on peut voir par le tableau cité qn'dk
conviant euctement 4 «ne sointion d«
ancra de cannes où la pepportîea de ca
ancre aérait o, 14948.
•• La dissolution a été observée dans un
tuba dont la loogueur était 264*'*',€5. Elle
y paniiiait d'un ronge clair ; mais sa lia»-
pidité pernietuitde l'obeerverà travers le
verre rouge d'épreuve. La deviatioa dé(«iw
nînéa aiiHl s'eat trouvée être sa*, 78 ven
ladrnile ; et consrqiirnniiL'nt, \ travers uii
lulkedc i6omilliiu,, elle se serait réduites
160
"°''^*â6$^ ou i3»,773i, d'après la loi
de proportionnalité. Or, en effet, la table
de rotations donne i4*,o58 pour la dévî^
lion qui convient k une solution de tutw
dncaimaa pur, où la propartien dnanne
66.»
( 466 )
twr on Tfloi roaft} OMMOB jua^M ]«* ré-
taltala «n mênie terme ta ridaimnl la dé-
vittion observée <1,ins la proportion des
ratations du rouge orangé et du rouge
tioB qai est '-^^ ou à tite pcB wèi
La déviation obwrrée se trouve ainsi ra-
à iâ^tSgS poor une épaineur de
",6S ; de aorte que, dant vm tube de
160 millimètres, longueur pour laquelle la
table de rotation.i ctit calculée , elle serait
proportioonelleinent ib'.Sgfi.^^^*^ ou
g*,9957. Or, eu «Set, la table indique
10°, 01 poiu' la deTiatiou produite par une
solutioo de aocre de cannea pur, où la
piopoitloB dn HCie ect e,ie85.
aeiail 0t<^39> l* àUSéteoùt eiacte de cas
tiémllattiiepoartraitétn eoniiatée que par
des observations plus nonil^reuscsque nous
n'en avons pu faire , et sur des tubet plus
I qw cav 4|«e la coloration
MM A CMlnktU d'ani|lo|er.
mil restait à p^aver l'influence des acides sur ces deux espèces de sucre.
Nous rapportouï le tableau des résultats sous la même forme que précé-
tleniiiMDt.
■ Pour cela. On a pria de k tololioa u* a
ma ftUxumt 4pl k.. SaceBt«anfc.
on y a j oint adda aalfiuïfu
parà6&' 3
'ValnBet«ial....'i3
•On apottf le mëlange à la tempëiatue
de 65* au moyen d'un bain marie, paiaOB
1^ laissé refroidir et on l'a observé dans un
tube de a7»"",65i il y paraissait d'un
nage fonotf. L'aciioii dénaote mr la ht»
mûkre polaiîarfe iTett aletfl tfwivde intei^
vertie , et s'est exercJe vers la gaaichc. La
déviation observée immédiatement a été
53 '
de S". Il faut la multiplier par ^ pour la
ramener au volume primitif, ce qai
la porte à 5*,i86| jê^ il llmt ;,caf^
tnndMff pour vaineHt h rotatMM à
la longueur primitive aBS^iGS, ce ijui la
réduit à â*,oS3. La couleur dans le tube
•Mwt d'aa M«t» «fia iiHK^ epi paa pu
» Ou a pris de la lolution du ancre débat*
tenva prétentenieat oliaevté an volinia
dgall 6ecaai.cab.
On y a ajouté,
Acide sulfurique pur i 66* . 5
Somme 65
• Le mélange a été porté à 65», au moyen
d'un bain marie. Refroidi, on l'a observé
daoa ua tobedont la longueur était aGgjiSS ;
la déflation était intervertie et portée à
gnudiL' Viji :'i travers le voi re rouf;c , . lie
s est trouvée de 7*, /jt. Il faut I.i iiniltijvln r
65 '1
par ç ou y ajouter —, pour la rauii.uer
au volume primitif dans cette même épaia-
r, ee firi h porte à 8% Il 2 ; pui* a ftut
r - 1^ 1- a64,65
k aiiaiipUer eneoce par , q« M If.
prieillltc , ee qntria réduit défiailiTeaHkU
(46?)
l*«lMmr à tnvcn k vem'iMfe. Main» à 9^^t. Miton— t , ii pwad la w»-
tenant si l'on prend la rotation primitire, latiOD priwitive 2a*,78,«|«|0^ Itimt*
Unui-llc t lait, réduite au roune, i6°,5q6, et ,. 4 i j -, .
' X tiphe par -î-, le produit 9*, 112 eipnmera
qu'où la multiplie par — , le produit 6*,64 i . • . . • ^ ^
^ ' 10 ^ u roUtion intervertie qu aonit préientë
«xprimera la rotation inlerrertte qui aurait nne dÎMolatioD de tucN à» canaat pur;
été produite dans uue solution pareille de d'où l'on voit qu'ici encore an mffinaft
sncic de cannée par; d'où l'on voit que ultérieur tecait ntfeewain pour atteindfe
celui «ci devait praîiailileiiieat conteidr l'alité i ce qaTil était aiié de prévoir
quelque peu de matière d'une nature dif d'ailleurs, puisque l'éciiantillon employé
férente, ce qui a été reconnu atusi pour n'était qu'un simple racre terré «ans daiîv
d'autres (}rauimee«, et ce qui l'était ipé- faga,de la qualité désignée dana le Mia^
ciakoient dans le caa actuel par l'extiàne marce mu* le non d« Aewie qaainime.
dilBcalté dn filtratioiu.
a Si Von avait voulu atteindre une complète rigueur danc leAcaicuia qui
préoètot, il annit fillu tantr comifH» dâ cbangementt de «ohaie opéré*
|Mir le nâenge de l'acide et per le «iratifftge , k l'aide de nMorM, de poids
et non de volumes. Mnis nous nr voulions ici que constater les propriétés
distiuctives du &ucre oh^crvé, et non eu faire une analyse quantitative. 11
aurait nicin valu aussi opérer l*iiiYenion de la rotation à fircid, cfoiDine on
le peut &ire en eipployaiit l'acide paratartrique. Haia lea espérienoe» que
l'uu de nous a entreprises, pour déterminer les dosages, peut-être aussi
les températures néce.ssaires dans cette opération , alin d'obtenir l'inver*
sion complète, ne sont pas encore terminées. En attendant, nousavoiu
pesaè que les détails dans hsqueia nous venons d*entrer, pounaient tou>
jours donner une idée de oe genre de' calculs, ainsi que .des résidtats
auxquels il conduit. »
HÉMOmBS LUS.
eaoai oaeAinQn. — Action db tadde suffurique kt kuUes;par
m. E. Fkim.
(Commissaires, BIM. Ghevceul, Dumas, Bo|}Mp]et)
Les huiles que l'auteur a soumises principalement à ses expériences
sont Ics'bniles d'otire et d'ainande douce'; les résultats ayant étéles' wéoaea
pour les deux, ce qu'il dit de la pnemière doit Rappliquer 'également à
la seconde.
L'huile d'otire traitée par ta moitié de «on poids d'acide suHurique
1
( 4^58 )
concentré, se transforme en trois acides que l'auteur nomme sukfo-stéa-
rique, sulfiHBtrgarique etsolfo-oléique; il y a de plus fbnnalion de glycé-
rine <iui se présente combinée svec l'acide suUurique * fbnnani ainsi d«
Tacide stilfo-glycérique.
li'acide sulfo-oléiquc est soIubU; dans l'eau et l'nlcool, il lU' cristallise
pas; il possède une saveur très amère; sa dissolution aqueuse est décom-
posée par l'action de Teau, lentement à la température ordinaire, miis
insianlanéaient à une température de loo*.
Les acides sulfo-stéarique et sulfomargarique se décomposent p;irVcaii
en acide suKurique qui se régénère, et en deux acides gras nouveaux que
l'auteur nomme hydro*stéartque et métamargarique.
- L*adde hydro-Méarique est blanc, loluble dans l'alcool et l'élher et
cristallisant alors en mamelons durs et grenus. Sa coraposition peut être
représentée par celle do l'acide stéarique hydraté : il fond à 54*. Les hy-
dro-stéarates de potasse, de soude et d'ammoniaque cristallisent liaus
l'alcool. •
• L'acide métamargarique est beaucouff moins aoluble dans l'alcool que
Facide hytlro-stéarique; il cristallise aussi en mamelons : il fond à 49° ; fris
tallisé, il contient plus d'eau que l'acide margarique,. mais dans les sels
il a exactement la même composition que ce dernier ; il est donc isumé-
-riqus avec lui! '
Les inoétainarga'rates de potasse, de soude et d'ammoniaque cristallisent
aussi dans l'ulcooF. Le métamargarate d'ammoniaque est A peine aoluble,
mémo dans Wwn l)i)iiillaiite.
L'acide suUo-oléique est décomposé par l'action de l'eau eit acide suIAh
rique et en un acide que M. Prémy nomme faydroléique , parce que sa coaa«
position est représentée par celle <le l'adde oléique bydraté.
Les hydroléates ressemblent ])eaticoiip aux oléates.
L'acide hydr^lé^ue^^ soumis à l'action tl,' une chaleur mpdérée, se décom-
pose en eau, en acide-carbonique, puis en deux hydrogènes carbonés li-
quides , désignés par raateur aoas le nom d'oléène et d'élaène. Ils ont tous
les deux la même ( ompositiott élémentaire que le gRk oléfi^nt; mais leur
volume n'est pas le niorae.
L'oléène bout vers 55*, est très fluide, possède une odeur comme ar-
séniotlei son Tokirae «st représenté par ÇV^. U se combine arec le cblorf
et fi»niie ûn chlorure liquide.
■L*éla4iie m lwBtiq«*à ip9% il « «lifi pdevr piHiiB pteétnala que Tolétee ;
9
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( 469 )
il brûle avec une flamme éclatante. Son volume est représenté par C*H'*>.
U «e combine avec 1« chlore, et iod dilomre est aussi liquide.
Tels sont, soivant M. Frémy, les prodaito auzquds raâdé snlluriqae
donne naissance en réagissant sur les htiiles. I/autenr annonce, en termi-
nant* quHl s'occupe maintenant d'étendre ses recberd^ea à l'action de l'a-
cide sulfurique sur les autres curps gras.
MÉMOIRES PRÉSENTÉS.
wrnnaoutem riuituM. — Note sur tes spongioles de la pomme d» unm
déi'eloppces dans teau; par M. P. Laubeitt. (Pour fiiire suite aux
rechercLes du même auteur sur Us tpoagioles de toi^iosi et du narcisse
tuzetta. )
(Commissaires, MM. de Mirbel , Richard et Ad. Brongniart.)
La note se réduit à l'explication de deux figures représentant ces
spongtoles vues sous un fort grossissement. Lu pomme de terre quia servi
aux observations de M. Laurent avait .été eoupée par un plan passant près
d'unoeiUctuiiede ses inoiti黫p|dîquée contre une des puroisinlérifl^^
cfune caisse en verre remplie d*eni.
wtMtÊ/»im,—Bscpéiieaiees nSaldves à la visUm; par madame Gmnttn (en
anglais).
(Comimweirfts, MM. Awgft etOuloog.)
OMAESPONDANCE.
ravsiQtiB TBKRBSTRE. — Extroiu dune lettre de M. A. ëujiah, de Berlin^ à
M. Arago, sur tes iignes dégale déciinaison magnétique; sur la hau"
teur a»destus'de la mer de divers vtdeans du KamâehatJ^; surlahMS^
ieur des neiges perpétuelles dans la même contrée} sur la diffirtnee de
niveau entre la mer Baltique et la mer Caspienne.
« Tous les lieux de l'Europe et de l'Asie où la boussole est sans décK-
» naisun appartiennent , dit M. Erman, à une même oourlie continue dont
• j*ai déteiiiiné ka peinla tfinHwelioo «vee ka inériHeM eenpria entre
> le fifi^et le d«fré de kogitnde ofîMrit. »
( 470 )
La carte deftbnée à foire coonaitre la po»itiou et la lurme de k courbe
• en question, fim partie do Mcomi toIubm du Foyage que M. Eimm pu-
blie en ee OHMMnt.
Positions et hauteurs de quelques poûUs.
Longil. oriwit. Latitude HaulMir a»4llM
jiqgipUn 4t Fvii* Boni* da lâ
Le u>mmelduviilandeKlialHli««^A. t9»tif^»J»4' ■S'...9465*-»48o4aièt.
Letoaunet du volcan de ToII>:it>Jiicjsk. iS7.49> •8>...5S.5i.i6....i3oo =a534
La Mminet du Tolun de &cluvelouU€h. ■ • 1649 =i3ai4
Lm Bciee» perpëtwUM 1S8 9<J SSo s 161S
Le Kliutschevffsk est !e point le plus haut de la péninsule du Kamtchatka.
Pendant que M. Ernian en déterminait la hauteur, le volcan rejetait par
son cratère. hVa^ à la cime, des courant* de Uve» des scorie» , des cendres
etdeh'nipeard'eau.
Oo "soupçonnait depuis long-temps que les e aux de la mer Caspienne
étaient moins élevées que celles do la Méditerniiiée ou de l'Occ^an , lors-
qu'en t8i4 MM. Engelhardt et Parrot essayèrent, à i'aide du baromètre, de
déterminer ta valeur nfelle de cette aii^iulière dUKIrence de niveau.
La moyenne de trois déterminations distinctes se trouva être de 3oa
pieds (98 «iètrcsl. Depuis, s'il faut en croire quelques personnes, M, Par-
rot a lui-même jeté des doutes sérieux «ur les résultats de ses opérations
dp i8i4-
M. Erman a dmièiait «ne dmié urtie en répandant qndiqttM nouvolles
lumières sur cette question.
Sept années d'observations. b^COA^tri^Ufi^ dç Kasan, comparées à sept
années d'observations corre&pondantesde Dautzig, donnent pour la liauteur
du baroinètre de la première de 09a villes au-deiaua dn niveau de h Bal*
tiqttB..'.'. iG'^S = 3i",8. Ce résultat est confirmé par six aiuiées d'ob-
servations de Mitau. Delà M. Kmiati déduit, « l'aide d'iui nivellement, que :
ta hau^ur de remùouc/uue Je la KasanAa dans le f^olga, aurc(essus du
niveau ée tàm^'^Bàlii^i n*eat «le dê. . . « . 4f ^ pa
Ainai, pour que les niveaux delà Baltique et de la mer Caspienne ooïa»
(Aidassent, il faiidrak que dans l'étendue de «a6 mill»s d'Allemagne com<
pris entre Jstraiau sur ><« 4Jaspicnue , U pente du fleuve ne
Krt qaede 6',* n»é«ree» oe qui MnMa^oanptétalMHl «Mtebrillh*
La pente du Yolga entra 2lÉtV>id H ïïmmj iln mm4tm9m à» t85 mittn,
C47i )
a été mesurée. En supposant que dans le restant de la course du fleuve
elle suive la même loi , M. Emian porte ia dépression de ia mer Caspienne
m étnamt «I» U Baltique, kH^s= 84". MM. Eugeibardt «t Plirrot avaient
jadb trouvé 98 mètrtÊ.
orTKtOB. ^ Double ré/racUon du verre ordinaire.
En plaçant sur une même ligne quatre prismes de verre qui étaient
comprimés entre deux mâchoires de fer, Fresuel parvint jadis à y faire naître
h double riinciioD et à la rendre sensible it t'fieil na. Quel cbangement
«'éuit>il opéré dans la matière vitreuse ? Un rapprodiement des molécules
dans le sens de la compression , et rien de plus.
Un changement de densité analogue naît Hnns le verre quand ou le
trempe , <^est«àidire en d*aulres termes , lorsque après l'avoir fortement
édwmfft on le réfiroidit tout-h»ooup en le plongeant dans un liquide.
Le verre trempé semble donc propre :i reproduiro rnpp;ircil de Fresnel,
et c*est, eu effet, ce à quoi M. Guérardf docteur eu médecine, est arrivé.
Quatre prismes de go* chacun, taillés dans l,e même sens sur une plaque
de verre trempée « ont donné une double réfinactioa sensible. Gei pris-
mes étaient disposés comme les quatre prismes comprimés de Fresnel ,
et adiromatisés aussi avec d'autres prismes de verre ordinaire.
M. Guérard s'est assuré que les deux, images fournies par sou système,
sont polarisées rectangnlnreiaent, et que le .verre trempé- possède la
double réfraction n%Miv«.
aoBOMOMia.— iVoii&e «ht d0érmi* waùfaUspour âMnodNrv amÊUtU'
OMsIaeutowdelav^HeêteelbdetolMeriparM. Lakaval.
M. Lakanal a habité successivement comme propriétaire^lanteur plu-
sieurs des états de rUnion , le Kentnckf, le Tenessée, l^OUo , l'Alabnua t
parmi les diverses cultures qui l'ont occupé , celle de la vigne et de l'olivier
ont été lonp^-temps pour lui un objet de prédilection. Il avait apporté de
France un grand nombre d'espèces de vignes provenant la plupart de ia
pépinière du Luxembourg, et les prindpalm variétés d'olivier connues
dans nos départements du midi. Il a essayé tous les sois, toutes les expo-
sitions, varié de toutes les mnnières les amendements, les engrai.s, le tra-
vail donné k la terre, l'époque de la taille, etc., ses soins ont toujours été
aane succès; les tentMhvs iiites par plnaiein» agricnlleats habiles et per-
éévérants ont éfakmcnt édMmé, et M. Lakanal est maintenant «onvaincm
C tu iHw Uamtm. ^
(470
que k sol des Etats-Unis, malgré sa vaile 4tMhM| ne |KMtMm j«MM
ni l'une »\ l'antre de ces deta. cultures.
IlMit ce qn été putaHi en TrOM» wr la prmpèM ià ^igM mu
États-Uois, soit dans l'état du Misaoari, soit dans les iwrrvnr m pntatat
(lu Kentucky, est suivant M. I>akanal, complètement dénué de fondement, et
ce qu'on a dit de l'étabhssement fbnné dans fêtai d'indiau par la colonie
soiaie de Tevai n'est pas plus eiaet. Get établiaMmeot, conuMnoé «n
mojren d^uie souacriptioa de 5oi,ooo francs qot avait été promplement
remplie, n'a pu se soutenir malgré le zèle et nnteTligence des personnes
chargées de le diriger ;<depuis quinze ans îl n'existe plus. Quelques parti-
culien, il «st Trai, aoit dans les environs de Yevay, aoit de l'autre o6té de
roiiio, dans le Kentndty, ont encore quelque* dumpe de flgne et Ibnttin
peu de vin; mais ce vin est âpre, tourne prompteoient à Fligire, et FoD
est obligé de i'édulcorer avec du miel ou de la mélasse.
Aiuvenn omuaâ», — Meeherches sur Ut disposition des pham cAe* Je*
fffwwr ef JHT Jes muscles destinés à moMOàr ÇtS phuHÊtf
pCPr M. JiLOQOBMUr.
Dans une précédenSe IctM t^utteur avait considéré la mode d^impla»»
tation des plumes k la face supérieure du corps ; cette Cois il s'occupe de
la âu% inférieure; il décrit aussi les écailles cornées qui recouvreiH les pieds,
enfin il indiqoe le» dUEIrenti nMHcles <|ni eereont an mewrenent dae
plmnes. Ces musdee eoiTant lui sont au nombre dequimw, dont cinq oc-
cupent la face supérieure du corps , deux la fim infirieuref cinq le braSy
un la jambe , deux la région de l'oreille.
vmt^—ExtnaUdme tean àt IL Taumv 4 M. AaAOO $wr let crùttux
m Je vous prie de mettre sous les yeux de VàaêàtÊàm, en casaque vinaale
jugiee convenable, le dessin que j'ai £rit neec-le aneraeea|wpnlimant 4le
quelques cristaux circnlatres «fe borax.
» On voit plnatenn de oea eriatanx k h Cm» de dliUM gnaidaninv
«t divuiB— tt eolmée. J'en ai leyréienlé dm. <^MMt è kar «ai-
fine , il me paraît que cela s'ex^liqae assez bien en supposant qu'ils se
composent d'une infinité d'aiguilles qui rayonnent d'un point central.
^de iwPtariier loi, «?att qna la ooMui nptiy i™iHaiîiBnl UmMOk
c 473 )
«Btre OM «igiriUm, ^'od m peat pm les distiagucr d'im rtiiyiîi circulaire
iBunnriiBes, soit dti pristnes-NicoI) offrent le phénomène qoe j'ai <da^
«pé, «I dont je désif* qu'w cbirobe f npUoatù» , n'en ayant fêê liw«i
» Lm craix ooloréM quVm voit mr ks diaquet sont tontes MraUâet
entre elles, quelque grand que soît le nombre de ces cristaux quoQ aper-
fai«aan«Ane tanpa. Canjurtout ce fint dont a imèwit rei^m ■■iam >
Criatat n* 1.
La première , la danxiènie et la trouième 6gure dans les deux cristtna,
correspondent respectÎTement i des angles de 0% de 45* et de 90* dans ces
positiom des poiarùemrs.
M. FSard, Au» on mémoire présenti an concours Hbntyon , avait dé>
crit, sous le nom de tube pneumatique, an petit appareil qui, suivant
lui , est plus propre à assorer la consenratton du virus vaccin que les tubes
employés préoédeaMttontdana la méoBa but; aajourd^ ilaiurance qn'a-
fin da Men oansiaiet kwriyéHorttéil anmis àM. Gafanard ,an moment de
«7»
( 474 )
son départ pour l'IsUade, une ooliectioii de tubes pneumatiques charges de
nouveau virus vaœin recueiltt 1« 3o«nil t936t virus qui est »eul«Mnt
à M cuquièoM. tHwwmiMimi dtpnb k oow-pox primitiC L'mms d« taliM
n'est pas au reste riitiiquc but qu'il s'est proposé; il espère qu'en
transportant un virus qui n'a perdu encore rien de sou énergie primitive
on réussira cette fois à propager la Tacdne en Islande et en Groenland.
■KCAKiQUB. — Emploi de l'air cliaud comme force motrice.
M. Borchart , ingénieur, écrit que l'idée d'employer l'air chaud corame
moteur, émise par M. Burdin dans une note adressée à l'Académie (voir la
séance du i8 avril) se trouve déji dans nn brevet dlnvention demandé par
SL Wronski, et qui a dû être ouvert au ministère du conimeroe, le 5 avril
1 836. M. Borchart ajouta que dans le nouvel agent mécanique, qui forme
l'objet principal du brevet en question , l'air est aussi comprimé avant
d*ètre introduit dnoa le cylindre; cet air est ensuite éehantiS fertsmenl par
un autre gas à haute température, puis tous les deux agissent oonjointe-
ment sur le piston, d'abord par la tottJité de leurs £»roM et ensuite parleur
détente commune.
Dans une nouvelle demande pour addition à ce brevet, l'auteur, pour-
suit M. Borchart, montre qu'en appliquant k Tair atmosphérique isolé ce
principe de compression et d'échauffement , on n'obtient pas à beaucoup
près des effets aussi puissants qu'en joignant à l'air atmosphérique la va-
peur d'eau. M. Wronski, ajoute-t-il, a découvert que le maximum de la
tension de la vapeur d'eau s'élève jusqu'à 9388 atmosphères , et que cette
puissante tension n'exige pour être produite qu'une température de 65o
degrés centigrades.
ASTBOMOanB. — Dernières observations de la cmnète de Halley faites à
Fienne. Extrait (fune lettre de M. Darlo, vicê-présidetu dk laSodàti
agriculture , sciences et arts de Meaux.
« M. Charles de {«ittrow n'a pas cessé de suivre la comète depuis sa ré-
apparition, autant que le lui a permis la sérénité du ciel, et ce n'est que
le 7 avril qu'il Fa perdu de vue. L'observation du 7 n'était pas réduite en-
core au moment An départ de sa lettre (le ai avril), mais j'ai sous les
yeux ton observation du 6 du même mois, formulée pour le temps moyen
k Vimne, ainsi qu'il suit :
' v^'« ) ^ io"j6aBaaoeiieîondiwi».
( 475 )
• Ce n'est qu'au moyen des plus fortes lunettes que la comète, dont la
lumière était très affaiblie, pouvait encore être aperçue. Sa nébulosité était
à p«iM aemibl»; niait, proportioiiQdleBMfit, l« noyaa en était aHei
brillant. A compter du 7 avril, des redienhee de pluieais Imun» n'ont
pu fiure retrouver l'astre. »
L'état du ciel à Paris n'a pas permis d'obtenir d'observation après le
M mars.
CHiHiB AfPLiQcéE. — Fabrication du salpêtre. M. Longchamp adresse
à l'Académie une réclamation tendant à établir ses droits à la créatioiii
fùne indnstrie qu'on présente atqounnmi oomme nne conquête toute,
récente de la science , quoique depuis long-temps il l'ait (ait connaître.
Il rappelle que dans un mémoire sur Vaction mutuelli' des sels, publié
en 1818 dans les AmiaUs de Physique et de Chimie, U a donné le moyen
dTQbtmir le nilrale de potasse par la double déocmpoeition du chlorure
de pOtaMinn et du nitrate de soude , et a indiqué les proportions nécei^
saires pour que la décomposition soit complète. Dans le cours du même
mémoire, il faisait remarquer que le cblorure de potassium produit par
le travail du salpétrier, pourrait être employé utilenent à la décomposition
du nitrate de soude.
« Ce que je réclame, dit M. Longchamp, ce n'est pas le mince avantage
d'avoir le premier annoncé une décomposition réciproque de sels, mais
bien d'avoir signalé une industrie qui se fonde sur cette déoompodtion. le
suis convaincu, dit>il en terminant sa lettre, qu'on pourrait fabriquer en
France, avec les matériaux salpêtres de la Toiiraine, du nitrate de soude
qui, même sans le secours d'aucun droit, soutiendrait la concurrence avec
celui qui nons vient du Chili, en admettant toulefals qu'on UvrAt ans
aalpétriers le sulfiUe de soude affnmdii de droits. »
waxntfiM.— OounmU ^eetHfoes, D^idUon des eapnssions, quarOité «t
bOmsMg par M. Fnimi.
Depuis que les piles vollaiquea ont reçu des dispodtions variées, on sait
qOe leurs effets sont modifiés d'une manière très différente par l'étendue
et par le nombre des couples; de là l'idée naturelle de distinguer
dans l'électricité du courant produit , d'une part la quantité, de l'au»
tre lintinsité, la vitsise, tarmaa tm peu vagues, comme le remarque
M. Pdtiar dans son mémoim. Le sens le plus précis que l'on puisse
donner à ces «preisiops tootes puisées évidemment dans difiérentm
(476 )
amloftef M«l|lfMlt9 , ^MSt & \» quantité , aux actàoQS que l'électroiao-
teur ex«ro«ratt iHBnédiiileMeattalistiMtàaa bâte 4» i'«£GMblittMmeot dû A la
ré«sta«ce dos coadocteturt ; km âÊÊÊÊ^éÈ Iwiina,l1»liimité, au ooatnwre»
•edwppoffiBM i k fcflnlt»^tt>t»in— lU âcqaiart, ds ^mîmom b réilniMa
que les conducteurs peuvent exercer. T.es courants développé par la
dulenr dans les aoudurett métalliques , offrent la teasîon au moindre
degré; elle est bien plus grande pour les courants dans la fornitatioA
dôqoeh cotre un liquide, et rile augowat» rapidement avec k nomlm
Hes alternatives de liquide et de métal, arec le nombre de* cgaplaiL v
Plus récemment, la distinction entre ces detrx qnaîîlés des courtïnts a
•semblé ne plus suffire aux circonstances variées qui se sont offertes dans
llaterpMitkm des diaphragmes ft tnrren ht flondiicten* SqBidea, M 3 a
para aéoenaire à phisîeurs pbpidens d'admettre dans dlHHpie OMnrant
quelque chose de spécifique dépendant de sou origine.
La discossion des faiti compliqués qui se rattachent à cette dernière
qoestion, cet Pobjet principal da mémoire de M. Fehier; il pense qu'en
fimaat varier Ain omrant k Viyitre, daae des praporti(MU indépendante»,
la quantité et l'intensité, on peut se rendre compte de tous les effets
observés. Pour lui , la quantité dépend du nombre des particules appar»
tenant à un même couple dans lesquelles se développe l'action élec-
trorootrice, de qudqae manière que cette action soit exdtée. L'intensité
dépend de la résistance que rélectridté éprouve à traverser la pile , Té-
lectroitioteur lui-même : en sorte que si cette résistance est très ^ndc,
le courant acquiert une intensité suffisante pour vaincre la résistance
mdfaidre qae k oondaetenr offire eatre les pdles.
K. Fdtîer reniarc]ue avec raison que la pile et le conductenr oonsti^
tuent un système unique dont toutes les parties sont solidaires, en sorte
que l'électrorooteur n'est plus dans les mêmes conditions quand le conduc»
tenr« par exemple, est modifié.
L'auteur rappelle d'anciennes expériences da M. de b Rive et de In^
même. Il discute les résultats récents énoncés par M. MatteoccL Pbar Ma
détails , on ne peut que rravoyer au mémoire Ini-ménie.
aMiaâUMm a» eiiniwu — inerwMUton caAaairv tFuppuiiêuœ ruerée.
M. Arogo présente une substance qui lai a été adressée par M Horner, de '
ht Société Hoyale de Londres, substasce qu'à sa disposition lamelleuse, soti
poli et ses couleurs irisées, on prendrait aisément pour un fragment de
coquilte. 9om «rigiae dVrillraiSiMttoiiiadiflIrcBte et ea n'cet autre diose
( 477 )
qu'une incrustation formée à U surface interne et externe iVnn cyiindrt'
cr«ux employé au laraffe des t«il«s apcci ^'dlas «ot été bouillies daae
r«Mi de cbMK. G« cgriiorire, qaW flonon M wkaal (w—ilMÉtoir), a
partimentâ, au moyeD de deux cknsons planes qui passent par l'axe et
se coupent à angle droit ; il exécute vingt-deuB révoialîoas par mimitK.
Les toiles soot iutroduites avec de l'eau pure dans un des ■com ^la i tii— ats, et
k KM» €11 tovraMt ImàM, hêium mnnmwuntmt tamm I»l*ai» paiois ;
IVlféMtioii est «ermioée en dix minutas.
Le cylindre, lorsque M. Horiicr l'a vu pour la première fois, serrait de-
puis dix ans; l'incrustalion s'était fiaite d'une manière très lente, et sou
iftàanm m» h paroi taleme iMitit gnèr» ée phn dNme ligne; ell* était
VD poa plus eonsidérable près de TouTerture par laquelle on introduit les
toiI«*5. Cette coiiche intérictirf^ avait le lustre et la couleur du cuivre poli,
elle n'avait commencé k apparaître c^u'aprés la deuxième année; celle de
fbMrtiiwir tHiat UMWUéxi» laob phi» tôt.
GeNB sufcilMio» M Afiae maêmeat en feuînet9 miiKa»; apciaée' k Uk
flamme d'une boupe, efle noircit et répand l'odeur propre aux substances
animales que l'on brûle; les feuilles par l'action de la chaleur se détachent
et se recoquillent oomme leittieiit des rognures de corne. Sssa^ée au cha-
lonoaD, cÛe m divilM en lamoa oneore plu» ninoea qui U«noÙaN«nt et ce
vitrifient. Dans cet état, quelques parcelles mouillées et appliquées sur la
main y produisent la même sensation de chaleur qu'un fragment de chaux
vive également mouillé. L'enduit intérieur ne difière de l'extérieur qu'en
ce quil contient une plus grande proportion de matière anlnale et se di-
vise en lames encore plus minoes; aona le rap|iort de Taspect général, il
offre aussi un plus beau poli.
D'après ce qui a été dit plus iiaut, un voit aisément d'où vient le carbu-
BBtSGilcaiiieqpifiBnMlMéMeMpriiioipnldtoMte iniwatnrliw, Q^umi à
la aiÉtiè«eaiiiiiMb4raù dépend et la oouîenr fiMive de l'eadabUiti» partie
sa structure , la source n'en était pas aussi évidente. M. Horner a reconnu
qu'elle provient de l'encollage des toiles; en eCTeX, toutes les toiles em-
ployées dwM cette ■anilhflinre» sont des toile» filM» àktttauiique, et
den» la trame desquelles on emploie un mélange à partim égale» de colle
lwle«lideooUBdBâpiM.
fti eiaaniMt aaM k fafat A vtw oftii]ue k fOfiiiiia adMiBBM dé--
couverte çutU.Bàrmr, M. Brtmtttr a tmmk fiMkiÉt tenipannlrv
( 478 )
qu'elle {KMSède la double réfraction r la manière de l'agate, t!e la nacre
de perle, etc. , c'est-à-dire qu'une des images se montre parfaitement
distincte , Undis que l'autre est accompagnée d'une grande quantité de
lanière difiiMa; qu*«ll« n*a qu'on laiil axe d« double vMnaciion} que la
double réfraction y est négative et très grnnde ; que les filaments d'où
proviennent les beaux reflets irisés qu'elle lance dans totw lesacaa,aont
d'une nature toute particulière.
La pesanteur spécifique de la novnrelle mbatance eet 944* ^Ue luie
le sulfate de chaux et est rayée par le spath dltlande. 4a fome cristal-
line appartient au sjsliipe rbomboîdal<
M. ..tfn^ donne leplun d'une lettre que air /dA» jFVunMte lui a éin
et dans laquelle cet ofGcier, qui vient d'être nommé gouverneur de la terre
de Diemen , offre de se charger des observations qui paraîtraient pouvtûr
hâter les progrès des sciences.
U sera écrit, au nom de l'Académie, it IL le capitaine Franklin, pour le
remercier de sa prévenance, et lui annoncer que les savants français
prendront quelquefois Ja liberté de mettre à contribution son aèle et sa
longue expérience.
M. de Saint- Denis , homme de lettres, propose de substiluer aiiT nbré-
viationâ dont on iait usage quand on veut indiquer la position géogra»
phique d'un lieu, des caractères simples auxqueb on attadierait la même
signification. Ainsi, au lieu de 3* lat. N., on écrirait 3A; la latitude Sud se-
rait marquée par un Y placé de même après le nombre; la longitude orien-
tale par l'occidentale par <C. Les signes pour les minutes et les secondes
indiqueraient aussi la position de l'arc par rapport à l'équateur ou au pre>
mier méridien.
M. le docteur Beniqué adresse un paquet cacheté portant pour suscrip-
tion : Mkmoin de Ckbur^ VhKMAhaA» en accepte le dépôt.
RlfaviTATS du jugement porté sur les pièces du concours des Ê&vtS des
Ponts et Chaussées ftoitr f année scolaire iS35 — 1836.
( La commission se composait de MM. Girard , Dupin , Puissant, nommés
par l'Académie; de MM. Prony, Dutens, Lamandé, I^mblardie. inspecteurs-
généraux des ponts et 4:liausaé«s, «t de MM. Navier, Minard, Mary
€oriolis e&VaUot , praliMaann deféoole.)
(470)
La séance est levée à 5 heures.
C.R. 1836, i"
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(48o)
BmUa, (Séance du a mai.)
Page 430| ligne 4 on reiiioiiUuit, i,4a48,oo, lisez i JjoS.oo
Idem, 6 eu rcmoaUoI, 5576,16, lùet 5^^6,i6
436, • «a wiaontoat, trysiphës, lites êrjsipbé»
■VUETUI UU.10(ULV»UQflC.
L'Acadéimw a raça danc celle séance les ouvrages dont voici Tes litres :
Om^Ut rendus kAdomadains des séances de tAeadim^ des Sciences i
n" 18.
Expédition scientifique fie Mnrée. — Recherches sat tes Rmnes de ta
il/o/wy/wr M. PuiLLo.N-BoBLàïE; Paris, ibi6, in-4''*
Essai dune Description générale de la F'aidéCj jad>UéparVk. A. RiTitaa;.
Paris, i856, in-4».
Traité élémentaire if Histoire naturelle / par MM. MAaTM Saikt-Aucb et
Gu^kin; ^4' livraison, in-8°.
Monograpîiie des Cétoines et gmreswùsinsfparVOA. Goet et PsaceaBoii;
la» livraison, iu-8*.
De quatre Tableatijc attribués à Léonard de f^incif JXssertatian par
M. l'abbé Goiuxia de Moutléoh; iu-3*.
SœUti ttEneàun^OÊeat pourtindustrie nationale. •— Méwnre à M, le
WmsUeêu Commerce etdes ThwuBx pttiMcs,sur la nécesritéde ne pas
frapper actuellement d un impôt la Jâbiicatitm du sucre iMUgènefpw M.
PAvrj», rapporteur; in-/,'.
Quelques Idées sur lu Collection Je Jleuis peintes envojées Je la Chine/
par M. DB Pabavbv ; in^.
tettredeU. Basil Hall à M. B. Chevalier; in-4*.
On an artificrnt siil>stance resemhling shcll; ùj yi. Leomàkd Hor.ikk,
ikithan accounl oj ati exaniination of the samefbj sir D. fiaEwaTERj
Loodon , 1 856 , 10-4°.
The Transactions of the Limman Society ofLimiiMf nA* 17, part, a*,
Londres, i835, in-4*. *
[Àst of the Linnean Society of LonJon; i855, in-4*.
Proceodings oJ the RojalSodetji a'> 34, ia-8*.
( 48. )
y fi%eichniss von Thien'ti urul pjlanzvuy welchc aiij ciner reisc uin die erde
g^'jrtm/nc// vv«rrfje«y i»o« Adolphk Ebma»; Berlin, i855, îii-folio.
Die Erkenntniss und hciliing diT nhrcnkrarikhcitcri ; von D. W. Kramëh ;
Berlin, i836, in-8*. (Réservé pour le concours Montyon.)
^stronomiscfie Nachrichten ; n* 307 , in-4*.
Obsetvaciones hachas en el Ohsen'atorio real tic San Fernando , en el
nnno de i833. PubUca las conséquente a orden de S. M. tlon Josf, Samchct;
CtitQUERO, direcior; in-folio.
Annales de la Société Rojale d'Horticulture de Paris, -lomc 18, 104*
livraison , in-8*.
Archives générales de Médecine f Jomc 10, a* , série in-8*.
Mémorial encjclopédique et progressif des Connaissances humaines s
6* année, n* G4-
Journal de la Société des Sciences phjsiques , chimiques et j4rts agri-
coles et industriels de France ; i\* année , min i856, in -8°.
Jotimal de Chimie médicale, de Pharmacie et de Toxicologie; tome 5,
u* 5, în-8».
Bulletin général de Thérapeutique médicale et chirurgicale ; par
M. Miquel; toraê 8, 8° livraison, in-8*.
Jourtuil hebdomadaire des Progrès des Sciences médicales; n* ig, in 8*.
Gazette médicale de Paris, n* 19.
Gazette des Hôpitaux; n" 55 — 55.
Journal de Santé, n"' 140 el 141 •
Echo du Momie savant; n" 18 et 19.
Gazette médicale de Marseille; n* 1 .
Hermès , Journal des nouvelles scientifiques ; n* 1.
i.^cd by Gooak
COMPTE RENDU
DES SÉANCES
DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES.
SÉANCE DU LUNDI 16 MAI 1836.
PRÉSIDENCE DE M. Ch. DUPIN.
MÉMOIRES ET COMMUNICATIONS
DES MEMBRES ET DES CORRESPONDANTS DE L'ACADÉMIE.
cioDKSiE. — Dernières remarques sur une nouvelle détermination de tare
de méridien compris entre Montjoujr et Fermentera , en réponse à la
note de MM. Biot et Arago , lue à V Académie et insérée au Compte
rendu de ses séances; par M. Poissaut.
« Dans ma première note sur ce sujet , j'ai, ce me semble, rendu hommage
H la vérité en disant que Terreur de 67 toises , qui, selon moi, a été com-
mise dans lu détermination de la distance méridienne de Montjouy & For-
roentera, ne doit être attribuée ni à Delambre ni à ses savants continua-
teurs. Il y a lieu, sans doute, d'être fort étonné d'une erreur aussi grave ;
et c'est parce que j'en ai été singulièrement frappé moi-même, que je n'ai
point hésité à porter plusieurs fois mes investigations sur toutes les par-
ties de mon travail comme sur tous les documents qui lui- servent de base,
investigations qui m'ont fourni la preuve la plus palpable que mes calculs
sont parfaitement exacts.
> Néanmoins la note que MM. Biot et Arago ont lue à l'Académie lundi
(4H)
dernier m'a mi» dbm fai aéciHité de l echercher où pournih être enfin lit
source de celte erreur énorme de Cy] toises : j'ai en conséquence eiaminé
le cas où la stniiuii du second ordre, Saàte par Mécbain à la Sierra Mordla^
aurait été prise, par mégarde, pour e^eqiri lui a aervi, au même Gea,&
former le triangle Mna-SenM-Matat4a M^tUa f le premier du tableau de
la page 179 du tome IV de la Base du Système métrique. Ainsi, pour lier
Blentjouy aux triangles d'Espagne , j'ai adopté l<*s angles du 5a* triangle
MeOas-Monijuuj-SLerra-MoreUu inséré à la page 55 1 du tofne I du même
ouvrage y et pria pour hase la distance de Mataa & la Iforelb donnée par
le triangle Matas-la Morella- Mont- Serrât ^ dontlcs côtés dérivent eaaenliel-
lement de la base de Perpignan. Eh bien ! par suite de cette méprise sup-
posée, je trouve précisément, à l'aide de mon procédé, la distance mért-'
dienne que la «numiasion du Boreaa des Longitudes a obtenue ; parce que
Hontjouy a été mis à prèa de quatre secondes plus au sud qu'il n'est réelle<
ment. Certes, si je ftjsse, en premier lieu, tombé d'accord avec elle eu
partant d'n ne fausse donnée, je n'eusse pas manqué de me réunir à MM. Biot
et Arago pourdéclarer» dans une «ifcemBuiee toute pareille à ceUe«i, quele
résultat de cette oommiasion n'est aticonement auseeptible d'être contesté ;
ainsi ini cinqiiicmo calculateur, qui serait venu annoncer à l'Académie le ré-
sultat dont j'ai eu l'honneur de lui faire part dans la dernière séance, aurait
eu contre lui une quadruple autorité, et cependant lui seul aurait eu raison.
» Mats je passe à Tobjet principal de ma note, qui est d'exposer aoecine-
temeut la méthode de rectification que j*ai adoptée pour évaluer U lon-
gueur de l'arc en question. Je ferai d'abord observer que j'ai considéré
tous ka triangles qui fonueut, au sud, le prolongement de la méridienne
de Donkerque, oonmie étant tracés sur un ettipaolde de révolution tangent
& la surface de la terre, et dont le point de contact est le Panthéon. Les
dimensions de cet ellipsoïde sont celles que j'ai données à la page Go do la
JVoufêUe Dûsariptioa ^ométrique de la France. Ainu, les coordonuées
géodéii^MB de lents aeesaoeta, c'est-à-dire leurs latitudes et lougitudaa,
■entdlé-i igiinsen—inl didnilae ^ Ipwnniaa aew^etries k cette hjpotbèier
•» Le grand tmoi^e XJompvey-MotUgo-Desia^o, dont l'excès spbériqne
cfA de 3g secondes sexagésimales, a été résolu, comme tous les autres,
par la méthode de Legenilre ; parce que j'ai isit voir, page 33o du
t*^ vohttM7de iàk mtMsèe, i|He le geuadi «Até* qui est de pin de
'âaSSS «oieee, pe diffère que deiynlBBeMltiim ni de toise ide la vaUur qu'on
obtient par la méthode rigoureuse. J'observerai, en outre, que soit qu'on
dé(*rmu)e tes différences de latitude des aammeta de oe tnîingle par les
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C ^s-'î )
ioi-mules très exactes (Uî I;« trigonoméli ie sphéroidique , soit qu'où l«\s
calcule par les formules approximatives dont on fait œnstamnaeut usage
•tt Dépôt dttla guerre, m parrieat k des xteltat* qui ne difttreiit entre
fNiz que de deux centièmes de. seconde centésimale.
" On sait que dos trois procédés employés par Delambre pour rectifier
son arc de méridien , il en est un , le plus simple et le plus commode , qui
coosifle à étalner en toiaee les diff^rencw des persUètes menés par ton»
les Êomuitt» des triangles. Pour cet effet, IVm suppose ces triangles pro-
jetés sur une suite di- sphères dont les rayons varient comme les normales
terrestres. Par ma méthode analytique, qjûi ft de la similitude avec ce pro-
pédé, fl»ii q«i «g| plot rigwifwise (tMoriqoement pariant), on ivdue
fMMMent w» l>BlMpMfde «ss ménses différences des parallèles, à reîde
desMnplitudes correspondantes ou des différenocs de latitude. Mais comme,
dans ce cas, la somme algébrique de ces amplitudes partielles donne l'am-
plitnde toule de l'arc, il est évident (pVni peut, pear sbfégnr ooMldéra*
WwMit les crianb, emplafer klionnale de r«sliicati«i d'un are d^*
Hpse que j'ai énoncée dans ma première note, et qui est connue de tous
les géomètres. C'est de cette manière que j'ai vériûé, avec un plein suc-
cès, les quatre arcs partiels de la méj-idienne de Delambre et de Méchûn.
Qoimtàh dislMM* de Donkwqae àCraeMskiL, je n'ai pm la aowwBUse k
oeaMMle de vériBcation, parce que Jes triangles d'Angleterre, dont elle
dérrre, n'entrent pas dans k -description géométriqiae dp k J^rapoe dont
je continu» de m'occuper.
» Pour piTuve de ce que j'avance, je prendrai, par exemple, k dMft*
nMoedcaiMHodasdnflMidiéopietdeCareasseom, ealuidéaa par fce fafé-
nieurs gt'ograpbes, Al'aided'une table qui abrège tànffàlètefÊÊÊÊt oella lo»
cherche, et que j'ai construite daiis ce but. Or on a
- Latitade du Panthéon, saloalMaadiie 48*8e'4^4
» LaliUide Kéodéaiqoe de Cirr— oting (fuge 19S de k Nouvelle Des-
fription féomiirifue de la France ) 4^-i3-54>ti
AaqiUtadagdoddsiquc...... 5.37.54,8
• PlnrUntde ces ssnls* donoée* , et Jainnt osage de U formate tUf-
povKe dans Ba pieadiie nols, «a jUMW avec une extrême fanlHé.. ^utfp^Jt
Selon Delambre ^ii3g,o
INflKMBBe...'.., t,tt'
» le fcrai reaiarqner que Panpiitiide méridienne de Mon^jjsny à Fomen»
£9**
( 486 )
fera, évaluée géodésiqnemmt à A*^^a',795 Ta été plot enetmMnt qne
celle qui vient de reproduire k i',8 près la valeur niiroériqae de Delamhi-r ;
je dirai en outre que quoique les tri.-inglcs d'Kspagne , dont aucun n'est
traversé par la'méridiennet soient d'un tout autre ordre que ceux qu'os
observe de jour, èt qalU Aateat un kmg dreuit pour veair reioindre le»
stations d'Ivice et à» Fomentera , le doute exprimé i la page 3 de la note
«le MM. Biut et Arago, est d'autant moins fondé que cps triangles sont
projetés , non pas sur un ellipsoïde véritablement osculaleur, mais Lien
«ur odai qui difiere estrémâneiit peta du sphéroïde temttn» afaatrae-
tion faite des inégalités de sa surface.
nEn résamé, i°. I:i métiiode par liiquelle je détermine In longueur d'un
arc de méridien , est appuyée sur des principes incontestables , et les
diverses applications que j'en ai Csites, on ont démontré la simplicité «t
resaditude;
» a*. Les doubles valeurs paifintameiit Concordantes de tontes les quan-
tités qui constituent la complète description géométrique du prolongement
(le la méridienne sur le territoire espagnol , et dont je puis mettre les
tableaux sous les yeua de rAeadémie^ oRre le moyen le plus direct et le
plus sûr de mesurer exacieiMM la distance de Montjoe^ à Fermentera ;
n 3". Enûn, je viens de montrer que , si je m'ét.TÎs trompé sur le cboix
à faire entre les deux .stations de la Morella, très voisines l'une de l'autre,
pour lier Montjouy aux triangles de MX. Biot et Arago, je serais parvenu
au résultat même de la commission du Bureau des Longitudes { d'où je
oondus , en définitive, que je suis en droit dédire à mon tour, et con-
trairement a l'opinion émise par mes deux honorables confrères, qu'il
y a beaucoup plus de probabilité en laveur de la longueur de 1 5366a',75
que j'asMgoe à l'arc dont il s*agit, qu'i ceUe de iSSCoS*^ trouvée par
MM. Bouvard, MatUeu et Burdthardt. »
^eoaâm maifn. Omst de la Sriae.
M. Girard lit une note sur les inondations qui ont eu lieu en différents
temps dans la vallée de Paris. Celte note est accompagnée de trente-un
tableaux graphiques qui représentent jour par jour 1m variations du ni-
veau de la Seine, depuip i8o6 jusqu'en i834 indusivenient.
(4«7)
ftOTANi^tfK. — • Observations sur la BiroitiKE, organe nouveau ^tué entre if s
vésicuies du tissu celluiaire des/euilte» dans certaines espèces végétales
de lafitmille des Araûiies;par BI. ToBPiir.
« En terminant l'analyse microscopique des tissus dont se compose le
rhizome compstible tUi chou ca^riiibe (Calmiiwn esculenlur/i , Vi ! *t) ,
M. TuTfin voulant étudier comparativement les tissus des ieiuiles é^io
■ment oonestiblw delà néme pbinte, fit, il y a quelques mois, la dioou-
verte de peliti corps qui lui parumil «ntièrement nouvcaïut, et qui le frap>
pèrent vivement, tant sous le rapport de leur singullèro structure que sous
celui de leurs divers mouvements. Il prit d'abord ces petits corps pour des
•niombiiles micrMoopiques.oo tout eu moins pour oertaines espèces de
grandes Navicules ; mais en les obscmittafee plus d'attention, il vit bien-
tôt que 1,1 vie aiiitnrilc n'avait aucune part à leurs mouvements, et que
ceux-ci n'étaient dus qu'a des causes purement physiques et organiques. 11
donna le nom de Inforiaes k cas petits organes, à raison des deux ouver-
tures aimées aux p61es on eatrimilis das vésicules qui les eonstitnent
» M. Turpin fait précéder l'histoire de ces oi^anes par l'exposition des
earactères de la tige souterraine du Caladium esculentum , soit ceux que
l'œil nu peut saisir, soit ceux qui sont vraiment microscopiques. 11 donne
de la ttémt manière les caractères de la feuille de la mtoe plante, et il
entre dans tous les détails que comporte l'analyse des tissua qui la com-
posent. Il fait remarquer « que le rhizome du CaladiUm ne contient point
• de raphides, tandis que la feuille offre, entre les vésicules de suu tisbu
» cellulaire, une assez grande quantité de ces petits cristaux acicnlatres,
» éparpillée sur le porteobjet du microscope, mais agglomérés |)arallclc-
■ ment en botte d'asperges d.ins icin gisement naturel, (|iii est l'ieitériein-
• de certaines vésicules vides de globuline. La longueur de ces raphides
• cristallines est â peu près d'un a5* de millimètre;. » M. Turpin ne pense
pas qu'on puisse trouver la raison de la dilférence, quant à l'existence des
raphides que l'on observe entre les rliizômcs et les feuilles de la même
plante, dans la diversité des milieux que ces parties de végétal occu-
pent, puisque les rhizômes et les oignons d'autres plantes contiennent
abondanmient de ces petits cristaux. « L'observation , di(4L, démontre
» qu'on ne trouve des cristaux que ches certains végétaux , qu'en cer*
> taines parties des individus, qu'ils existent quelquefois dans toutes les
• espèces d'une famille et non hors delà, de manière à pouvoir oiiru- par*
• kL de bons rapproahemiAts. »I1 éMad «ea comidémioiu aux innom-
( 4S3 )
Jjrables cristaux rliomlxjëdriqnes des œuf» du genre Hélix, dont sept es-
pèces, observées par M. Turpin, olfrcnt toutes ce phénomène aussi rare
que curieux; ce qui pourrait fournir un excellent caractère génénque
pour ce groupe de mollusques.
» Les biforines sont situées entre les vésicules du tissu cellulaire de la
feuille du Caladium esculenttun. Pour les étudier avec facilité, il suffit de
racler doucement la surface inférieure de cette feuille, et de délayer dans
une petite goutte d'eau les portions de tissus qu'on n ainsi détachées.Celies-
ci, placées sur le porte-objet du microscope et soumises à un grossissement
d'environ 3oofois, laissent voir péle-méle, avec le» vésicules du tissu cel-
lulaire, un assee grand nombre de biforines.
> La grandeur de chaque individu de biforine est presque double de celle
d'une vésicule de tissu cellulaire. Sa forme est celle d'un hexagone très al-
longé, quelquefois celle d'une navette de tisserand ou encore d'un grain
d'avoine. A chaque extrémité , on observe une bouche A bords un peu épais-
sis. Dans l'intérieur de cette vésicule, il s'en trouve une autre fusiforme ,
qui occupe à peu près le tiers de sa capacité, et qui aboutit à ses deux
bouches. C'est une sorte de boyau longitudinal qui se distingue facilement
par sa couleur jaunâtre, et qui contient un grand nombre d'aiguilles cris-
tallines d'une extrême ténuité et rapprochées en faisceaux. Une biforine est
donc formée de trois parties distinctes : i" d'une vésicule biperforée exté-
rieure; a* d'un boyau, et 3° d'un faisceau d'aiguilles cristallines induses
<lans ce dernier. ■ Les deux premières parties appartiennent au règne
w organique, et vivent sans doute par absorption et assimilation, tandis
t> que les aiguilles sont du domaine du règne inorganique , et se for-
» ment, comme dans une géode, en suivant les lois ordinaires de la cris-
» tallisatioQ. »
» Si l'on observe ces biforines sous l'eau et à une température de ao à
25" centigr., on leur voit bientôt lancer, par l'une ou l'autre de leurs bou-
ches et par décharges intermittentes, les aiguilles qu'elles rcnfemient. GIm>
qne décharge ou vomissement d'une à cinq ou six aiguilles, est accompagnée
d'un mouvement de recul de la biforine entièi«, semblable à celui d^une pièce
d'artillerie en miiiiature. Quelquefois la biforine fait un léger mouvement de
pirouette qui rap]>elle celui de VaigniHe aimantée. il^prèB rex{)ulBioti total*
des aiguilles, le boyao s'affaisse sur lui-même, et ne présente f>luB «foe l'as-
pectd'un cordon tortillé. La vésicule extérieirre^lnit aussi par sedéfomfter
et les aiguilles cristallines, devenues incolores, sont réptmduds sur le porte»
objet ; quelques-unes restent engagées par l'^ine de lftut> exivtoités <ian«
( 489 }
lesboucbesde la vésicule extérieure ou dans une partie do hOfiu i|ai fiUt
hernie en-dehors et qui leur sert d une sorte dc^aiiic.
» Quelle peut être la caïue qui produit la décharge iuterintttente de& ai>
guUlw cHalallines et le iMxivanent de reoal des biforincs 7 M. TttrfHii
tribue au phénomène dont les eflelt <Nlt été désignés par M. Dutrocbeft
sous les noms (YenJosmose et â'exosmose. En effet, les bifurines étant cons-
tituées par deux vésicules emUuiiées l'une dans lautre, laissent entre elles
un espace qui est rempli d*un liquide d*«iie deuité renai^uable , puisque
ces orgaitce se développent au milieu d'un tissu abreuvé dans toutes ses par*
ties d'une sève très nuicilagineuse. « Si on les place daus.de l'eau pure et
• à la température indiquée plus haut, les conditions favorables à Teudos-
» mose sont renapiies, c'est-à>dir« que deux liquides de densité différente
» M aoot phi» aiperée que par une nemhnuM «Meuliure. L'eea pure qui
• baigne la vésicule, aspirée fortement par l'eau mucilagineuse de Tinté»
» rieur de celle-ci, augnuînte nécessaireine^it la masse de. ce dernier IL-
> quuie, qui pressant sur tous les points le boyau, i'ublige k se décbarp
» ger de quelques-unta dtti ripiSfim tm/uiBaM qu'il rcaftpine. Ceit à
m cette décharge forcée que sont dus lea UMNivements de recul que sulÉl-
» sent les biforincs. Après s'être en quelque sorte soulagées pnrlevorais-
a sèment de quelques aiguilles, les btfonues seoablent se reposer, mais le
m liquide aodbgimttx oontinuattt toujouit d^iN|lii«r i ku l'eau pure qui
• fcavironne et d'augmenter de volume par ees additions successives,
» presse de nouveau le boyau jusqu'au moMment où celui-ci arrive au dt-r- .
• nier terfue. de sa résistance, cède, comme par une sorte de détente et
» idlÉtune décharge semblable i la premiii*. Hr unesiiile de ditchaiys
• intermittentes, le hoijtu finit par se vider fiompUtcment de» aigoiHe»
• qu'il renfermait et ne parait plus qu'une sorte de owrdon tortillé. »
■ M. Turpin se propotede iaire uueexpéricnaeqHiiMra eij quelque sorte
la contre^preuve de la ihéoriedu phénonèae qnll vieordftdénÉMu £iie cou*
aiM à lauMlieleabtfwfaMàrafllimid'^ l^ilidei^
pmw» da Veau gommée ou sucrée par eaempte , de manière à éqiùlibrer au-
tant que possible la densité des deux liquides mis au voisinage l'un de l'autre.
Tout porte à croire que dans cette expérieuoe il ne se naanifestera aucune
aspéfahm de» ligmtte» crâhdliMe ni par «owAqnaet anoM mmiinmaiii
quelconque»
» Les biforines ont été observées dans toutes les espèces (uae saule excep'
téa) du genre CajatUim, «y» l'on ctdtivc dans les serre», du Muséum d'his-
loirt naturelle, Mwoir i C êtmbntum , seguiimm , etteouàtiiUs, biçoior,
C 'î'jû )
lacerum , pedatifolium , rugosum , tri'partilwn , tri/oUatum , ptntiatifolium,
auriiuin et crassipes. Ollcs <lti C. seguinum (qui constitue aujour<rhui le
genre DieJ/enbachia de Schott), sont les plus grandes de toutes, et se dis-
tinguent en outre par leurs bouches rétrécies en mamelon. Quelques-unes
offrent leurs v<48;ciile5 plus dilatées.
■ Indépendamment des biforines, les tissus cellulaires des Caladium
renferment encore des raphides cristallines rassemblées en faisceaux dan*
des vésicule» particulières closes et stériles.
a Des raoïlitications se font remarquer dans tes biforines de certaines
espèces, comme, par exemple , dans le Caladium rugosum, oîi elles se rap-
prochent beaucoup des vésicules stériles qui contiennent les raphides cris-
tallines ordinaires. Elles ne semblent être composées que d'une seule vési-
cule ovoïde assez épaisse; mais M. Turpin les regarde plutôt comme deux
vésicules se touchant immédiatement et renfermant un faisceau d'aiguillei
qui n'occupe -qu'une partie de la capacité intérieure. Ces biforines roo-
tliiiées n'ont paru faire explosion que par une seule de lears extrémités.
■ Avec l'existence des biforines coïncide celle de plus petites vésicules
closes de toutes parts et renfermant des bottes de très courtes raphides.
On rencontre en même temps des agglomérats sphéroïdaux , rayonnants,
de cristaux blancs transparents, prismatiques, à sommets tétraèilres, cris-
taux semblables à ceux que M. Turpin a observés dans les Cactées.
» En6n, le Caladium odoratum ne présente que de ces dernières sortes
de raphides et de cristaux, sans aucune biforine.
• Après l'exposition de la structure des organes microscopiques renfer-
més dans le tissu cellulaire des feuilles de Caladium, et particulièrement
des biforines, l'auteur pose plusieurs questions relatives au rôle phy-
siologique que jouent ces singuliers corps, mais il avoue que dans l'état
;ictiicl de nos connaissances, ces questions ne peuvent être résolues d'une
manière satisfaisante.
» C'est en vain que M- Turpin a recherché les biforines dans diverses
espèces du genre Arum, notamment dans les ^. vulgare, virgimcum^ ita-
licum, pictum, triphyllum et tenuifolium. H n'y a trouvé que de nom-
breuses raphides de dimensions variables selon les espèces. De semblables
observations ont été faites dans l'analyse microscopique de quelques es-
pèces de Calla, Orontium et Pothos. Les Acorus gramineus et catamus sont
dépourvus non-seulement de biforines, mais encore de raphides.
» L'auteur fait remarquer que l'absence ou la présence des biforines dans
iles genres qui étaient autrefois réunis en un seul groupe, est un Hii
(49« )
la* «» qu'il pvovfe qaa '
dans les diTera groap— ont des modes particuUen dToifiaÉièlan, et ^fa»
par cela même on peut se eerrir de leur ahaence on de leur présence
«oaime de caractères distinctifr, soit d'espèces, soit de genres, soH de
finlihs. Qane ooBÉMéiviiM elml «ntnnr Im «mièrai «KiMeni* 4ta
genre CaladUm, établi depuis plos de So m par YeMnat, ^ Mt
loin de se douter qu'un jour l'analyse microeeapiUHe aairiiaftl à «Élider
Is séparation de ce genre de celui des ^mm.
» M. T^rpia termine son mémoire par la comparaison du phénomène
dtaipnWon dw niphidn Ime desUIMMaiteeolwpMMMièMa dfc défais,
oeneeardfidelle qu'offrent les vésicules polliniqneset les gfandnféricalaires
qui constituent la lupuline du commerce. Dans ces derniers organes l'ex»
polsM>n des granules s'opère bien par suite de l'absorption du liquide am-
Iriaal mf» ie gowHeisnt du «omanade hvésieirte qai flnitpBr ae-raas*
preet'permet aux partiaaiilérianies de s'élancer au dehors; mais il en est
autrement dans les biforines. I/appareil étant tout-à-6ait différent, puis*
qu'il se compose de deux vésicules emboîtées mais placées à distance et
laiiaBBt un eqpaea aaiv»allia, le phénantee #w|iliaeiwi ne peut s'opérer
Ipar le gonflement dea aifnilles elles-" mènes, ooaMn aala-atnve pour les
granules poUiniques on ceux de la lupuline; il fautpoor que ces nigtùlles
puissent être expulsées par les bouckes des i>tfonoes,que le boyau qui les
renferme aoit^ s<Hmii|Làinaeipnassia«««BiÉriew<e pradnite par l'absorptioii
de l'eau qni pteitte^s leliifUdnwiMilagiMnB inlanéi>wilalra<et aa^,
mente ainsi ciii'--'-'-i-l"ri-"t ...m volume.
s Le méasoire de M. Turpin est aeoompegné de cinq plaucbes qu'il iait
passer aooa les yeux de l'Ajeadémie. ■
■ÉIIOIBBS UJS.
(Benvogré à la commission chargée de l'examen des propriéiéa aUmen-
> • Mires delà félatiM.)
llMtalaaaDonde'pai!liadaaaa«Ba«il,uM. Chums^in propose, Bomm^
flans la première, de prouver qu'il y » dans les produits qu'on désigne
communément som le nom de géiatioe, et qu'on rc|garde comme cfaimi-
( 492 )
quemenl identiques, trois substances bien distinctes qu'il nomme géUne,
gelée et gélatine. i i
M. Cannai donne au mot gelée une extension qu'il n'a pas dans le lam-
gage ordinaire , c'est-à-dire qu'il s'en sert pour désigner, uon-seulement le
coagulum lui-même, mais encore la solution qui, par le seul fiait du refroi-
dissement , y donnera naissance.
La gelée f exposée à l'air, perd son eau de composition , se resserre , se
durcit, devient cassante et prend un aspect corné; elle constitue alors ce
que M. Gannal nomme gélatine. La géline en&n est pour M. Gannal cette
partie des tissus organiques, qui, soumise à l'action de l'eau et de la cha«
leur, se transforme en gelée.
La géline , La gelée et la gélatine sont donc pour l'auteur, ainsi qu'il a déjà
été dit, non trois états différents d'une même substance, mais trois subs-
tances distinctes. Chacune li'elles a des propriétés que ne partage point
la substance à laquelle elle donne naissance, et que celle-ci ne pourra ac»
quérir par aucune transformation ultérieure. Ainsi la gdée obtenue direc-
tement de la géline se dislingue par plusieurs caractères d'ime solution de
gélatine où l'eau entre dans les mêmes proportions : i*. elle n'a pas les
propriétés adbésives qui se montrent dans l'autre et en rendent l'emploi
si précieux dans les arts; a*, par plusieurs fontes successives, elle perd
la propriété de se coaguler ; la solution de gélatine ne présente rien de
semblable. On sait même que l'opinion commune , parmi ceux qui font
usage de la colle-forte, est qu'elle prend du nerf quand on la fond à plu-
sieurs reprises, pourvu qu'on ne la cbaufFe pas à l'excès.
M. Gannal, dans la première partie de son travail, s'était occupé
presque exclusivement de la gelée et de la gélatine; dans la seconde, il
étudie plus particulièrement la géline ^ et compare les effets qui s'observent
dans cette substance soumise à l'influence de différents réactif avec ceux
que présentent les deux autres placées dans des circonstances semblables.
La géline, dit M. Gannal, est la partie qui se constitue la première
dans les formations animales. Les animaux à l'état d'embryon en sont
presque entièrement composés; mais, à mesure qu'ils avancent en âge,
que leur système musculaire se développe , la géline , quoique continuant
en quantité jusqu'à l'état adulte, entre pour une proportion de moins en
moins grande dans leurs tissus. D'ailleurs sa nature reste constante, et
c'est toujours la partie la moins organisée , la moins alimentaire et la plus
putrescible que nous fournisse le règne animal.
La géline ne se r«ncontre pas pure dans la nature, elle est toujours
I
(4^)
miUf k OM ifMM orguifBe insoluble; l« piirtle ndimle qai ta |Mrés«ite
(!an<! l'état le plus voisin Al fRireté est la colle de poisson. Comme dans
cette dernière substance les parlÎM insolubles sont dans une proportion
extrêmement petite, les propriétés qu'on est conduit à y reconnaître peu-
Tent être, jusqu'à nu certarfn point, considérées comme cfelles de la g^ine
elle-ménie, et einsi elle doit être Pdbiet dNiae étude spéciale. * M. Gannal
a fait à ce sujet de nombreuses expériences dans le cours destjuelles il a
eu occasion de remarquer qu'il existe des différences très tranchées dans
les résullats obtenus, suivent qn*on « lait mage de colle de poisson
n'a été soumise k aucun procédé de blanchîmetit ou de oolle qui a été
blanchie au moyen de l'acide sulfureux. Dans le dernier cas, par exemple,
la substance, plongée dans l'eau commune, absorbera son poids d'eau
dans on temps donné; mais, plongée dans l'eau distillée, elte en absor-
bera , dans le même temps , de bnit à neuf Ibis davantage* Dins Tautre cas,
au contraire, il n'y aura point de différence sensible entre les quantité*
de liquide absorbé, soit qu'on emploie de l'eau commune, soit qu'on em*
ploie de l'eau distillée. >
MÉMOIRES. PRÉSENTÉS.
M. AmAohts adresse un sapplénaent à ami méaooire aar la nécessité de
renoncer à la postéro^rsion, dans les cas d'accouchements où l'enfioit se
présente par les pieds, et d'y substituer une autre manœuvre.
Dans la lettre qui accompagne cet envoi, M. Bonboure exprime le
désir c que l'Académie demande i Paafeorité compétente que sa médiodB
soit mise en usage à titre d'essai dans la maison royale d'accouchements ; il
offre, si cette demande est accorde'e, d'aller instruire la sage-femme en
chef de pet établissement, de tous iei> détails de la numoeuvre.»
(Commission Montyon.)
M. TauHmu adresse «ne addition h sob JMimiw «ht am wdawrtww
l^fdnuiU^ptê % Ole»
(Commission déiimomroée.)
M. Ad. de Jussieu présente un mémoire d'organograpbic végétale sur la
Formation du tissu cellulaire et V accroissement du collet de la plante ^ par
M. Paoi. LAsaxBT. L'auteur a déjà soumis à l'jàcadémiis plusieurs travaux sur
^Om
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( 494 )
le« mêmes questioM, lesquels ont été renvoyés à TnameD d'une commi*>
sioD. Le mémoire actuel vient à l'appui des précédents , et M. Laurent y a
joint l'appareil qui lui a servi à ses observations, pour ' qu'elles puissent
être vérifiées par BfM. les Commissaires.
(Commission précédemment nommée.)
zoOLoen. — Anatomie et physiologie de la corneille (corvus corone), prise
comme type de la classe des oiseaux, etc. ; par E. Jacquevik. (Second
mémoire : Insertion des plumes qui recouvrent la peau de cet oiseau, et
muscles qui servent à leur mouvement. )
(Renvoyé à la commission déjà nommée.)
CORRESPONBANCB.
IVole sur le phénomène de la décrépitation ; par M. BA.CDRii(oirT.
« Plusieurs corps soumis subitement à l'action d'une température élevée
se divisent en faisant entendre un pétillement. C'est à ce phénomène que
l'on a donné le nom de décrépitation. La plupart des auteurs qui en ont
parlé l'ont généralement attnhué à ce que ces corps contiennent de l'eau,
ou bien à ce qu'ils peuvent se décomposer en donnant naissance à des pro-
duits aériformes qui en écartent violemment les particules. Cependant il
est remarquable que la plupart des corps qui décrépitent sont réellement
anhydres et fixes; tels sont le sulfate Je potasse, le sulfate de baryte, le
chlorure de sodium , etc. Pour rendre compte de cette espèce d'anomalie
ou plutôt d'iaexactitude dans l'interprétation des faits, on admet que,
quoique ces corps ne oontienn«nt point d'eau combinée, ils en renferment
qui est interposée entre leurs parties constituantes. Cette opinion ne
m'ayant point paru fondée , j'ai desséché, à une basse température et par
divers moyens des corps fixes et anhydres , susceptibles de décrépitation ,
et j'ai trouvé que, malgré une dessiccation aussi complète que possible, ils
pouvaient encore décrépiter lorsqu'on les chauffait brusquement.
M J'en étais là, lorsque, il y a huit ans, je m'aperçus que les argiles schis-
teuses , qui se trouvaient mélangées à la houille, décrépitaient fortement
lorsqu'on les jetait daas un finar en aelivité, et que œllea qui préseiktai«Bt
le plus de sorftfce étaient «uai cdlea qui prodiràneDt ie pins de bruit
(4^5)
Les argiles schisteuses présentant une structure laminaire bien développée,'
je fus conduit à rechercher si les corps anhydres susceptibles de déorépiter
n'ofTraient point quelque chose de semblable ou d'analogue, et je trouvai
efTectivement que tous ces corps ne décrépitaient que lorsqu'ils étaient
cristallisés, et qu'ils présentaient tous d«s clivages nets et faciles. Cette dis-
position à se diviser nettement sur de grandes surfaces permet de donner
une explication facile de leur décrépitation. En effet, les substances qui
décrépitent étant de ceiles que l'on considère comme de mauvais conduc-
teurs de la chaleur, il arrive que leurs parties externes sont les premières
échauffées, et que la dilatation qu'elles éprouvent les force de se séparer
des parties voisines qui n'ont point encore atteint la même température,
ce qui est facilité par la propriété qu'elles ont de se cliver.
»Il est des substances qui peuvent se décomposer en donnant des pnj-
duits volatils lorsqu'on les chauffe , et , dans ce cas, il est difficile de dire si
c'est <t une dilatation inégale de leurs parties on à l'action répulsive de
ces produits volatil» qu'il faut attribuer la décrépitation qu'elles éprou-
vent. Cependant, comme elles possèdent presque toutes une structure
cristalline et au moins un sens de clivage facile, je suis porté à croire que
cette structure en est souvent la seule cause , car elles décrépitent réelle-
ment avant d'avoir subi la moindre décomposition apparente , comme le
cyanure de mercure et l'émétique. Je dois pourtant ajouter que des subs-
tances entièrement dépourvues d'une structure cristalline peuvent décrc-
piter quand elles n'ont point été entièrement desséchées; telles sont les
argiles plastiques et les argiles schisteuses.
• Il résulte de ce qui précède que les corps qui décrépitent, lorsqn'ori les
chauffe, peuvent être divisés en deux grande séries, i" les corps 6xes ;
2» les corps qui peuvent donner des produits aériformes.
» Dans la premièresérie, on pourra ranger:
Le sulfate de baryte ,
Le sulfate de strunttane.
Le sulfate de pottase.
Le cbrômate de potasse ,
Le bi-chrômate de potasse.
Le fluorure de calcium ,
Le chlorure de sodium.
Le chlorure de potassium ,
Le brdmure de sodiom ,
Le br6mare de potasaimn ,
( 49^ )
L'iodure de potassium ,
Ia galène cubique ou laminaire.
M Dans la série dea corps qui se décomposent en donnant des produits
aériforraes k une température élevée,
» On distingue ceux qui sont anhydres :
Nitrate de baryte,
Nitrate de plomb,
Carbonate de cbâux rbomboédrique ,
Cyanure de mercure,
» Et ceux qui sont hydratés :
Émétique ,
Sulfate de chaux laminaire,
Acétate de cuivre ,
Crème de tartre,
Cyanoferrurc jaune de potassium.
i> ijes »ubstances qui contiennent , à l'état de combinaison , les éléments
de l'eau en grande quantité ne décrépilent réellement point si elles ne
sont point susceptibles de se cliver ; telles sont le carbonate de soude , le
sul&te de la même base, le sulfate de ip^nésie hydraté, etc.
a r>e clivage est donc une condition de la décrepitatioB , au moins aussi
essentielle que la présence de l'eau ou de ses éléments. ■
ANATOMU. — Structure des poumons. L'Académie ayant reçu dans une
de ses précédentes séancesun travail sur la structure des poumons, M. Bour-
gery annonce qu'il s'est occupé <le recherches sur le même sujet, et qu'il
les aurait déjà soumises au jugement de l'Académie si les^dessins explicatifs
qui accompagnent son mémoire eussent été terminés. En attendant il croit
devoir faire connaître les principaux résultats auxquels il est arrivé.
Après avoir indiqué sommairement la disposition générale des artères
et des veines pulmonaires, puis leurs rapports avec les canaux aériens, il
entre dans quelques détails sur la terminaison de ces trois ordres de vais-
seaux.
» Le capillaire aérien n'est point une cellule ou vésicule, mais un canal.
u Les canaux aériens capillaires, dont l'agglomération forme les lobules,
sont incurvés ou légèrement sinueux, inclinés et entrelacés en divers sens.
Ils se jettent tous les uns dans les autres, de façon à donner l'idée d'un
Dig
(497 )
Itbyràthe, ce qai me les a fait nommer, dit TantMr, pamiDe iÊtftiti
Ils naissent des pluâ petits canaux bronchiques. ' '
» Ces derniers sont d'abord rectilignes et ramifies sous foHne alic'i ne.
Deveims capillaires à leurs derniers embranchements, ils s'incurvent, re-
voirait 1m ouHMn hbyffbrifaiquea qdk Couvrent- sut> kmt ^HiitV*t ib'te
termioent en s'abouchant avec l'un d'eux qui continue hNÎr direction. Ces
canaux , dont le diamètre n'excède que de moitié celui des autres, s'en dis-
tinguent surtout par leur plus grande longueur et l'excès d é^aisseiir ^e
kunpardt.»' . . . • , '|.
» Quant aux ct^piUtdrtt $miguiit$ y ona ar^iole â mn*: 9rrii|4# dfina' le
lobule pulmonaire repr^ente uae tige dont les rameaux divergentsjse dis-
tribuent en cùne ou en arbre. Chacune des branches principales a\ant
atteint les cloisons, c'est-ànlire lès espaces intercanaliculaires, enveloppe
lia camni ka^pl» vairina par awiwittfaiiaaaaK wiiolaiiaa ISm^d^ par un
aaal niim»» tm wlme diipwitinii se répète de proche en proche, tous
les canaux se trouvant ainsi environnés de vaisseaux annulaires interposés
entre leurs cloisons et ^i s'aboucbeot les uns avec les autres- dans les
points tanganti oimmx Maiida'd'telaiiaollaii^ an.aavte^e , aur un» eoàpe
entre deux rameaux nés dc-rarlériola d'origiaa ou da-dani aiiéiioles voi-
sines, la surface est formée par un canevas- de ces anneaux vasculnites
communiquant entre eux, ou mieux, se continuant partout sans mter-
mption, «t décroîaaant un peu en diamètre, dea ramaam vera le centre
moyan dë joncfioii*
» Les veinules naÎMant Jtt canevas annulaire en sens inverse «les
artérioles ; ainsi , c'est ce canevas lui-même qui constitue le ajfStcnM ca-
pillaire sanguin pulmonaire, a
M. CouUer adreaie une lettre oomanant las oKsenratioiis ^u'il $ ftifia de
Pédipae solaire. Il serait inutile de rapporter ici les moments d'émersion et
dKmraersion des deux bords du Soleil et des différentes taches, d'une part
ptroe que .ces moments ne sont ordinairement exprimés qu'en nombres
roiida de utaiiiia», e» de IVotre parce que Vwttmr ne iM pas eonunant il a
réglé sa montre.
M. Coulier parle dans sa lettre de plusieurs cercles ombrés qui précédaient
le corps de la I.une et qu'il est disposé à attribuer à l'atmosphère lunaire.
Avant d'entrer dans quelques détiûls sur cette partie des observations de
M. Goolier , nova attendroM que las astronomas qoi ont pa se servir dîna-
(49»)
analogue.
M. Coulier a sitnri ptadtBt la durée del'é^ffM )ft mardUe .da àem. tfaer-
moMèlNi^ doat ron élrit à roofa» m V^um mi t^hil .piwié <flmta
mur. Celuwa a varié pendant la ducée du phénomène i«*»Jki fmir It
tbertnométre à l'ombre, la vi)nati<ui m'a été ^fmàtd\$,
IL Dapêtrêf tr wwmet tes observations qu'il a fiûtas de cinq en cinq mi-
nutes pendant toute la durée de l'éclipsé sur deux tfaermomètrei noirda
d<mt l'un était à l'ombre et l'autre exposé aux rajoM du aoleiL
Voue liwfuempfolwailement Toeouim de revenir lor ka iMlMi de
cee eipéileacw loreqtie tes qbeerwitloiie de eiiBwgepre fititea dam lea dtf»
ftfeott uheei'f Wfllrei de nSaropeaenmt pervemeelt rjcedémier n
M. Ji*rf.dieMwdef»e leaaeehii'ihei én U tm hMileilie dee len
k soie coiiBue en Frtaoa sous le nom de mncardine soiaot soamises à va»
commissioD spéciale. Outre les Faits énoncés dans r<mvrafe imprimé qui a
été présenté à une des précédentes séanoae, M. ^rbèofiBre d'eniaire ooi«<^
et non encore publiée. •
MM DumépU, Baaea et Sàmim, eopt itmmét fÊW ewpueei eette
commisstou.
M. Galaùert Anwmet que les études du canal des Pyrénées, dont la loi du
ao février i85a a autorisé la construction, sont en ce moment exposées
dans une des salles de la BibUotbèque royale; il demande que l'Académie
veuille bien cfaei^uiie flommiaaioD de le» eieniiiier et d*cii 6ire robjet
d*iin rapport.
Commissaires , MM. 4Jago , Cordier , Navier » le général Bogaiat et Boiy-
de-Saint- Vincent.
M. Durand fils* daos une lettre adressée à M. CbevjreiU pour «crecom»
nuniqilée i rAcadéoMe, donne <y»alquas déll>Us,wir, iMi<Mye»i;ia'ila im^
aoti dont tooiea tes. lettreeeeroat oorreeMMot fbffiDéee.
pk aéentee est levée i j( beurc».
P.
( 499 )
Erratum. ( Séance du 9 mai.)
iHt li|M vkyèuMm léfkMlkiB a^ative» ffm podtiTt
■ouBmi MMJOoaAnoQin»
L'Académie a reçu dans cette séance les ouvrages dont voici les titres :
Comptes rendtu bftbdomadaint des séances de SJcadénùe des Seieneeti
a8S6«n« 19.
Nouveaux Exercices de Mathématiques; parVL. Cavcht; 5' & G* livrn-
BOn , in-4'.
Nouvelles Annales des f^oj^ages et des Sciences géographiques; par
filM. EvaiÈs, DB HcMBOLor, La Ruaudière, et Yalckekaer; avril iâ36,
ExpiiSthn sdentjfiqtte de Morée. ~ Houimqdes} /mw H. 6.>P.
HATEs. (M. de BlainTÎÛe eat thergi de fiûre un rapport Teriial sur cette.
partie de l'ouvrage.)
description des Coquilles Jossiles des environs de Paris s par M. G.- P.
DinuYis; 44' livnÎMMi,iiw4*.
Portrait gravé de M. JoBV Fltéstaïc Wiluam Herschel.
Histoire rutturelle agricole et économique ttu Mats j par M. Mathieu fio»
HAFOus; un vol. in->folio, Turin, i836.
Gàtgmphie gêtsitaie eemparie, ok Étude de ht Terre, etcs par Ejm.
Rrteb ; traduit de PaUemaiid par BDf. Bomir et Dbsob; tome S, Paris,
i836, in-8».
Some account oj tke volcanic Eruption of Coseguirutj in the Baj
of f\aiueea, on the wesUen eoait of eenOtU jimerka; by M. Am.
CàLDCi.B0OB} Loodon, i856, ia-4°.
An account oj the great Earthquake experienced in Chili rnitheaoih»
februarjr i835; par le même ; in-4».
Jsironomische Naehrichteni n*** 5o6 et 3o8, iii-4*.
Smeht Sfar dfo nwBékofm^nadm^ ptè^meten F'ahaudka^ieu der
Konigl. Preuss. AkademiederWissenschofUn S» ^€HlùiAn MonaiJamuw
i836, vorsitzender SekretairM. U. Bonn, in^.
C lu t83& I" Stimtn. 7^
( 5oo )
Il Progressa délie Scienze , délie Lettere e délie ^rti;yo\. i8, 5' année,
iu-8».
Annales de la Société entomologique de France,- tome 5, i" trimestre,
i836, in-8°.
Bulletin publié par la Société industrielle de Saint-Êtienne ; i5* année,
4* livraison, in-8*.
Société d'Agriculture , Sciences et Belles-Lettres de Rochejort. Compte
rendu des Travaux pendant Vannée j855; Rochefort, in-8'.
Bibliothèque universelle de Genève; n" 5, mars i836, in-8*.
Journal de Pharmacie et des Sciences accessoires ; aa' année , n" 5 .
Journal hebdomadaire des Progrès des Sciences médicales ; n9 ao, in-fl*.
Gazette médicale de Paris; n* ao.
Gazette de^ Hôpitaux; n** 4?* 56 — 58.
Journal de Santé; n* i4a.
Écho du Monde savant; n* ig.
/fennès , Journal des Nouvelles scientifiques; u* 5.
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COMPTE BENDU
DES SÉANCES
DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES.
stutcB DD unun is haï MSfc
. PRÉSIDENCE DE M. Ca. OUPIlf.
T-^. • . l -
MÉMOIRES ET COMMI IVICATIONS
DES MEMEREâ £T DES COKaEâPONDAMS DE L'ACADÉMIE.
MmHHHi M «MM. TmpémÊHrê.émjimilÊ/iwé dt- OmitOg.
Le dimanche i5 mai i836, k huit heures du matin, M. Arago a iait
détendre de nouveeu on thermomètre à maxima dans le trou de aonde
que M. Mulot exécute aux frais cJe la ville de Paris, au milieu de la omit
de l'abattoir de Grenelle. Le trou de sonde avait alors 3oo mètres de
profondeur toule; mais le thermomètre, arec son cylindre raéullique-
eimlopiM, ifint été 8aa|Miida dans une coillère «n fisr, à a mètres de h
partie inférieure de cet ouUl, c'est 298 mètres teoliHHnt «full but
compter pour la profondeur de l'instrument.
Le lundi, 16 mai, quand on retira le thermomètre, il marquait
-4- aa'ja centigrades.
Le ao décembre i835 {^voj&z Comptes rendm , tome I", page Sot),
à 948 tiàbnê (et non |»as à »5o comne on Fa imprimé, en négligeant à
ton]nlongaeardelacHiUère),le mémeinstmmettt mnrqnair
am.i«s^i«ibiMMr». 7a
. ( )
l» diflfhrcne* 2,* de et» deux lunHirM Mmblenit indi^er un aocroi**
•cnent de tempéntnre de
I* emtfgnde poor a9 aàlree.
L'obsenration du 16 mai, comparée à io*',6, tempéntare moyeiiBede
beuHece de la terre à Parie, donnerait '
. -
1 1*6 d'aaginrinuitioB pnnr ag^'Biètrte,
et I* par a6 mètres.
D'après ces nombres, on pourrait croire que raugmentation de tempé»
rature de la terre est d'autant plus rapide que la profondeur est plus
fvande; mais il ne iaut pas trop se hâter d'adopMrce véanltat, soit paroe
que les instruments de forage doivent, par leur maïae, modilier plna on
moins la température de la colonne liquide vaseu<;e qu'ils traversent, soit
parce qu'ils peuvent, en allant et revenant sans cesse, produire entre les
, couches de la même colonoe des mélanges dont ii serait difficile d'appré»
der eEaeiameiit les eflèis. U impeNe, a« surplus, de le bien reautrquer,
les causes d'erreur qu'on vient de aignaler auraient toutes contribué à
diminuer la température du foud du puits. Cette observation s'applique
également aux déplaceffienta que les secousses de Fiostrament engendre-
nâant dam Itedak-de'la cofaHMdMMMwMb Bian nafMt doM aflaiblir
l'espoir qu'on a conçu d'obtenir au puits foré de l'abattoir de Grenelle, de
l'eau très cbaade qui deviendrait poor ^ L'onpnUi d«IHI- grand
nombre d'applications économiques.
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( Soi )
On se hâte de publier les résultats de l'observation de l'éclipsé du 1 5 mai ,
alin de fournir des termes de comparaison aux calculateurs qui voudront
faire servir ce phénomène au perfectionnement de la géographie.
Les cornes du croissant ont été toujours remarquablement aigués. On n'a
pas aperçu le moindre décroissement de lumière dans le voisinage du disque
lunaire. Ceux qui donnent une atmosphère à notre satellite ne pourront
donc pas étayer leur opinion des circonstances de l'éclipsé du i5 mai.
En présentant ces observations à l'Académie, M. ^rago a également
placé sous ses yeux , le tableau détaillé de la marche de deux thermorjiètres,
l'un blanc, l'autre noir, et qui avaient été exposés au soleil dans deux
globes de verre vides d'air. M. Arago ne pense pas que ce tableau puisse
conduire à aucune conclusion certaine sur les edfets calorifiques comparatifs
des rayons qui partent des bords et du centre du Soleil. Des vapeurs et
même des nuages ont été, pendant la durée de l'éclipsé, une cause de
perturbation évidente et dont il serait impossible de faire la part exacte.
M. le « iipilauie Basil Hall avait bien voulu s'associer, |)our l'observation
de l'éclipsé de Soleil du 1 5 mai, aux astronomes de TObservatoire de Paris;
mais ses réstdtats n'étaient pas encore réduits, lorsqu'on a imprimé le
tableau de 1« page précédente. Nous sommes donc obligés de les donner ici
séparémeot :
Commeaceaient s*. 6'.io',3
Bord d'une tadie noire. . . . a. 19.53,8
Tacbe noire, centre a. 43. 46, 8
Tacbe noire, l'abord a.5o. 1,1
La même tache , a"* bord . . a. 60.37, 8
Tacbe noire, centre a. 58. 54, 5
Tache noire, centre 3. o.5o,o
Tacbe noire, 1*' bord 3. 6.53,8
Tache noire , centre 3 . 1 o. a4 «8
Tacbe noire, centre 3.44- 38, 8
Fin de l'éclipte 4-5a.ai,5
M. Math. Bona/bus, correspondant de l'Académie, demande qu'il soit fait
un rapport verbal sur un ouvrage qu'il a présenté à une séance précédente et
qui a pour titre : Histoire naturtUe agricole et économique du mais. Paris,
de r imprimerie de 3f^ Huxard.
M. Silve«tre est prié de rendre compte de cet ouvrage.
( 5o5 )
M. '.M* Brongniart est adjoint à la coiumi&sion chargée de rendre compte
des racberdMi deM. B^uriwm la maladie des ven à soie oninmMMn le
nom de JAucnnetEM.
MÉMOmBS LUS.
M. le colonel Raucourt lit an mémoire intitulé : De P Influence des scien-
ces appliquées àlawe humaine sur k bonheur et la moralité des hommes
(GommimaireSyMM. Geofiiroy Saint-HUaire, Serres et Double.)
lOtalOBBS PSÉSBNTÉS.
MÉnoaoLoou. — Sur un nouveau thermomètre à maxima ; par
M. Waimbdiv*
(Commissaires, MM. Ârago et Dulong.)
M. Walferdin déduit le maximum de température auquel son therm«>-
mètre a été exposé pendant la durée d'une expérience , de la quantité de
mercure qui t*eat éeodlée par Feslrémilé iupériemre et outerte du tube
capillaire. Ce merenre d4§orgd est reçu dana ma pelitè ampoule aoudée au
bout de l'instrument; mais ce n'est pas en le memnHlt qu'on arrive au résui>
tat. AL Walferdin supplée à une opération qui serait difficile , d'une manière
iort simple; au liea de a'occaper da meraure déversé, il mesure ce qui en
reste dans l'instrament; cette mesure résulte directement de deux compa-
raisons, &ites, avant et après l'expi^rience, entre l^thermomètre à maxima
et un thermomètre étalon ordinaire (i).
M. Bayer adresse pour le concours au prix de statistique un mémoire
manuscrit ayant pour titre t Sutittigue départementale iks marbres , albâtres,
gfiiaàm,/oipfyrei et basàUu de le F^tmee,
(Commlsslnn pour leeoneoan au |Mris de Statistique.)
(O.LIdés d'enplojer 1« d^iaiyement du nicraira à la détcfaûaalion des inaainM de
ISiRptetvM, afi^t dÛJi ébS tàm en pratiqua dans dss ikamaMiiAlKS pvéMalës h l'Aca--
dénrie par M. ColUrdeaa. Nous U trouToni autci dans un mémoire de Lord Charles
Cmmelish, publié «a i}S7 et qui lait partie da 5o* vol. de^|7VwW4KfMiu pkiioMphiquet.
Mài, pour paMsr darkUs fléMnleàl'aidnMian, laas neoaccr i b prtfÂîM des
«ril» ade ds|p(, fl y «vdl i sanMBlv ans bals de iMcalMs.
. q«*H • yréwfcié wi «ai ïaMP.
(Bwvoi à k oommianùo chargée de reiniMo do premier mémoire.)
M. BraSf qui a déjà adresié k l'Académie plusieurs démonstrations diSé-
rapt«i du AMmmFMâmm dt/.trait «ivliv.4l»irfbH^, en «iwoie
(Gmimdwdree, Mil. FtoitHm ,Iibri.)
IL £eror étÉtUMu adreme à PAcadémle on imml instnmient destiné
i écraier la pierre dam la TCMle, an moyen d*mie prewion griduée; Cet
instrument se distingue de eeox qu'on a proposés dans le même but, en
ce qu'il offre un écrou brisé dont les deux moitiés ne Tiennent mordre la
*i» qofaa-VMBMltl oè-adla*cl-doit agir. M. Leroy qu'il a le pramter
appliqué an inatronenl» liltoniiama o» qpsiània d'éeraus qni» soivant
loi, rend kar aclimi^ la iisis.plw rapide plni 9(kre
( finmrofjiMirw, WL torry , Rom. )
OOnusSVINiDJOiCB.
M. le Ministre des affaires étrangères transmet le recueil des obser-
vations faites a l'Observatoire royal de San>Femando , à Cadix , recueit qui
lui a été adreMé par rkmlMMadenr de Fnmte eu Espagne.
mrsiQnr nt' oiobe. — appréciation de la temjtératttre moyemte des ^wqmtà
géologiques des terraiiu tertiitires en Europe, au moyen de tétu^ «wtij
Phuienn naturatistes ont déjà considéré les débris de corps organisés
que renferment diflifiranla terraine, cooBme des donnéearà Palde dwqueilee
on peut arriver à la déterroinatien des (empéraijiMres oomN|iqodeaies à
chacune de ces formations, mais ils n'ont guère élucîié sous ce point de
vue que des végétaux ou des animaux appartenant à la amile classe des
vertébrés. M. Deshayes feit remarquer que , pour ce genre de rechcrcbes,
lea Minwn marins, comme vivant dans des condfthms de tempéiatuiv
plus constantes , scmblênt devoir nu'rifer une attention plus ptriicn*
Hère. Us mollusques et iai »oopbjrt64,^ le,pcu d'acUnté da kim mNl«
(«07)
Homoiili iMbitwp pcKir aiosi dire au sol , lui pamiiwt surfmt propres
à aocoMT la tcrap^ture des lieux où ils ont ▼écii.
Quand on coasidère la distribution actuelle des mollusques , on voit que
teaoaibM dttoqièoM «it tftntMit plus grand qu'on s'appredMr davmiig»
éMTégtoaa dqwtoriales. Ainsi M imidWt qui v«n 1« 80* degré de iati*
tude, est seulement de 10 à , va en augmentant progressirementiink
qu'à dépasser 900 dons les mers du Sénégal et de la Guinée.
Chaeoiie des lonet compriaea «otro ces Kmtter ettviitoes présente «u»
certain noaibre d'espèces qui §• wtÊÊOunnt dans les aottet^toiainêB, plus
du côté le plus voisin de IVqiiatenr , moins du côté qi\\ regarde 1«» pAlp;
awi» elle a ausà des espèces qui lui sont propres qui ne se trouvent ni plus
Mi nord ni plua au aaà, et dont l'enstenoe, par conséquent, parait liée
4iraiMnMBtii nMooodHiion délilNMiiiéBdotllBpéMiliiM^8l4lows*eoteap4eee'
se retrouvant k l'f^tat fossile daoa M tMftafD dc sédiment, elles offriront un
indice très satibiai^ant de la température que présentait cette région k Vé-
poqoeou la roche s'^t formée, indice qui sera d'autant plus certain qn'on
wW'i pour tta vêBO tenninf plna 4*10^1^019 feiailM rifomtNnenieiit ideta»
tiiéaa orne les espèces vivastea dhme ménM région mairine. Ceat aussi sur
la comparaison attentive d'un nombre très gmMl' d'espiMi q^roposent
les réaultats auxquels Si. Oeshayes est arrivé.
. GonailMa MMB lo npport géologique , ks iNMlBt tiriMrea, sttitant
loi, pOMint étro divisés en trois groupe». • j
Les terrains de la formation la pins récente, reux de h Suèd«*, tlr> la
ISorwège , da Deoenuurck ,-do Saint Hospice près de Niée» d'une partie de
k ttaile, pWlaanisnt à Félat fcaaie «■telles eapèoes quNeMarMai encore
at^ourd'lînl à rdlM iÉion>An»»leo «ers correspendanter, de qui prouve
qu'à Pépoquo où ces terrains se sontfsiMésk iBidpdi stnre- ébét semi-
blemeot oe qu'elle est anjourd'huL v > .-».;■
U laut renarquer, cepaidanl, que les tinNdn» ttrMres du pourtour
iili¥<iil»isBinèB, nloffmst psonaoendoMsi camplet'tif o leetoqufllea
fitsailea et les coquilles vivantes. D'une part , quelques-^nes des espèces
qn'on trouve à l'état fossile dans ces terrains ne vivent pins dans la Bffédi-
terranée, et il £aut pour les retrouver s'avancer presque dans les mers ,
tropicales do TAfirique eede Mude; quelque»<BWS —Inwsonf complétWBcnt
éteintes. D'antre part, plusieurs des espèces vivantes de la Méditerranée
ne sont pas représentées dans les terrains dont nous^ parlons : il parait
donc que depuis leur formation il j a eu abaissement dans la tempéra^
inedolaIfédItsnMiée.
( 5o8 )
Ta seconde période tertiaire se compose d'un grand nombre de petits
bassins répandiissurloul vers le centre de l'Europe.laSuperga, près de Turin,
le bassin de la Gironde, les faluns de la Touraine, le petit bassin d'Angers,
le bassin de Vienne en Autriche, la Podolie, la Wolhynie et quelques autres
lambeaux sur la frontière méridionale de la Russie d'Europe, lambeaux
dont quelques parcelles se montrent non loin de Moscou. I^es terrains
lacustres de Mayence et de» bords du Rhin appartiennent aussi proba-
blement à cette période.
l^s fossiles que présente cette secondefornaatiun, sont des espèces propres
aux mers les plus chaudes, aux mers du Sénégal et de la Guinée. Ainsi,
à cette époque géologique, les lieux que nous avons nommés étaient
sous l'influence d'une température tropicale, température qui cependant
n'était pas absolument uniforme , qui était plus élevée dans les parties les
plus voisines de la ligne; car si en Pologne les fossiles de cet âge ap-
partiennent à des espèces tropicales, dans le bassin de la Gironde ils se
rapportent k des espèces équatoriales proprement dites. Le nombre des
espèces, l'abondance des individus, leur volume, tout concourt à montrer
que ce bassin était sous l'influence d'une température notablement plus
élevée que l'autre extrémité du dépôt.
Ces dernières considérations serviront de même à prouver, que la tem-
pérature correspondante à la plus ancienne des formations tertiaires, a dû
être plus élevée que celle qui correspond à la formation précédente. En
effet , nous avons vu le nombre des espèces s'augmenter progressivement
à mesure qu'on s'avance vers des mers plus chaudes, de manière à ce qu'on
arrive des lo espèces vivant sous le parallèle du cap Nord, aux 900 espèces
répandues sur les côtes du Sénégal et de la Guinée. Or, les fossiles connus
dans le premier étage cLes terrains tertiaires s'élèvent déjà à plus de 1400 ,
ce qui doit faire supposer pour l'époque de cette formation une tempéra-
ture au moins équatoriale. Il est à remarquer même que le nombre donné
pour celui des espèces des premiers terrains tertiaires , est probablement
beaucoup trop £aible, puisque le bassin de Paris, comme le pins exploré,
en a lui seul fourni plus de laoo dans une étendue de 40 lieues sur 55. Il
n'existe plus certainement dans aucune de nos mers uu seul point qui
f éunisse autant d'espèces dans un espace aussi étroit.
( 5o9 )
HUIHHI» ^ GiOBE. — Sur ff rfàgagement du grisou ou hydrogène Oat'
ifoné y dans les mines de charbon de terre; pur M. Combes.
Dans un des précédents Comptes rendus (séance dn a8 mfrr»), nom
avons rappelé, d'après un mémoire de M. John £ueUie, \e fait qae dans
OBrtiriMS honittiru do boté d9 PA^g^sferw, sofcltM tu dégagement dn
griMMi, le dégagenent gahn lien que lorsque le baromètre est ba».
Cette intermittence, comme le remarquait M. Bnddle, tient sans doute àcT
que la force élastique du gas contenu dans les fissures du charbon est à
peu près égale à la pretaimi ■tmosphériqne moyenne, de toife ^IMr tm
deux fluides élastiques se font hslritueHemeDl éqaiKbr», et quPM «Mv
d'une légère diminution dnns )a densit<^de l'atmosphère, pour que I» force
élastique du gaz prenant le dessus , le dégageraent ait lieu. Mais 1» près -
lion «NN kquellê Fécoulenaent ftu gas oommcso» ft avoir fiatt, pa»
la ménia pam tDutaa la» uriDcs, at dans qociqueg» une* eelfr fWMtoiv
paut surpasser deux atmosphères; c'est ce que prouve l'observation wri-
^vantc faite par M. (]ombes, dans une houillère du département fie la Loire.
« La id3u, dit cet ingénieur, je fis vider l'eau d'un puits, creusé- sue la
aouchs de ImmUI* da-Liieur, près dt Fimiiri; hr nine était dhuiJttiiÉi
depuis plusieurs années, parce que FaboiidaBce extrême du gaz iulMh*
mable, dans les galeries souterraines, avait déjà donné lien à plusfenrs
accidents désastreux , et que l'exploitation ne potrroit se continuer qu'»"
Tae «■ dtngea iaMBiMn*^
» Ge puits avait 75 mètres de profendenr au mein^ jnsqn'an- fidtef des
galeries exécutées dans la coi»cbe; il était plein d'eau jusqu'à 11 m^trM^att-
dessous du sol : la partie libre ne contenait que de l'air ordinaire , et pas
une trace d'bydro§^ earbaaé. Quand featribr vidée jusqu'à une pro-
fcndmr de 6S mètres du jour, le Mto des grierieréfint encore lecmwwt
de la mètres d'eau, le gaz se dega^i^ea à travers la colonne d'eau resNmt
dans le puits, avec un bruit ressemblant à celui qu'auntit' firit une sovrce
abondante, tombant de I> partie supérieure àtt pnîts. L'ftir retnpifssaat le
pmts dMoMUfat dèa-torocoMOHnMiit espioalf an pfaia iatot dligvii Den>
mil liai» y étant descendus avec une lampe ordinaire pour reconnatire la
source que l'on supposait venir de ka partie supérieure des parois, Kwra*-
qu'ils furent à i4 ou r5 mètres de profendeorleur lampemit lerCsu augaaç
kaureMeBMHlf ki oiMailia'snpériann' aenle s'aUmM^ et Iv fes nv ee'AMB*
nnmiqua point à Ifrroanse d^ir inUfiriietire. Cependant f im des onvriervilé
^r^grièvcnienta«nnaiaaatà4al|pwe,quoiqi^ilna ffetresaéqne <|ui li|—i
jC a. i»J6. 1" s— «wr>. 73
(5io)
secondes dans la flamme; l'autre n'eut point de blessure, pnrce qu'il rut
la présence d'esprit de s'accroupir an fond de la tonne, dons laquelle la
flamme ne pénétra pas. Lorsqu'ils furent remontés au jour, quelques brins
de pfliU« allunée jetéadans le pnila donnèrant lieu à une tria forte explosion.
Ainsi dans cette mine, le f^inflammable se dégageait sous une pression de
plus de deux atmosphères, ou même probablement très supérieure à cette,
limite. 1^ puits était en effet creusé au point le plus élevé de Texploita-
tioup et toutea lea galeriea partait de ee pniti deacendiient nifiidMaent
aidvant l'inclinaiaon de la oouclie, <|ui cat an moina de iC^à ao degféa*
L'écoulement du gaz hydrogène carboné à travers cette hauteur d'eau,
continua sans interruption, avec la même intensité, pendant plusieurs
noois. J'ajouterai qu'après que j'eus bit construire au fond du puits un
serrement , ou pbfond boriaontai « en aoKvea de aapin ^ raclawreift dë
1 mètraa de'i^tiae forMMDt lanée, le gaa filtra k traven laa fissures de
la roche schisteuse qui recouvre la couche de houille, en quantité beau-
coup moindre qu'avant la construction du serrement, mais cependant tre»
notable eneore. » .i ^ .•■'\n\'\ - i-i
M. Buddie, dans sou mémoire sur l'explosion qoi eOt Ben le 3 août i83o
dana la mine de houille de Jarruw , signale deux autres causes qui donnent
lieu k des explosiooa dans les houillères du nord de l'Angleterre , savoir :
I* dea fifaurea aombteiiiai etitendum dana la roebe eneaiaaante, formant
ainn dea oaviléa rempBeade gBSy,qui en aorteu plna ou aaofaia grande abon*
dance, suivant que la pression atmosphérique est moins ou plus élevée;
2* des cavités sans issue dans la couche de houille uicnie ou dans la roche
encaissante, d'où le gaz s'échappe subitement quand les galeries les attei-
gnent. Cette dernièra canae eat la plna fréquente, el de beaucoup la plu»
dangereuse, parce ||U9 le dégagement de gaa eat subit et extréniement
abondant. Les mineurs anglais donnent à cea canritéa le nota de àag qf,
Joulness, httéralement sac d impureté.
8aivantlI.Mdl»,qnaiid kacavitdaaaM danala «oucfaeaaimede botûOev
on les rcnopiitM aurigat ans pointa oû eall»-d eat ooopée par une petite
faille , par un resserrement ou par la rencontre d'une grande faille ou dyke.
«L'explosion survenue dans lahouillère de Jarrow, dit M. Buddie, futocca-
aiopie par le gaz qui aortitlontà coup d^m■nili•iomblable▼oiafaled*nne
6ille.£n effet, l'airage était eiaMllant,etleeaanwlfiMtpcu chargé d'hydro-
gène carboné peu de temps avant l'accident Après l'explosion, dont le
loyer était situé dans la partie orientale des travaux, on reconnut à l'ex-
trémité d'une galerie de 3 pieda de large sur 5 de hauteur, qu'un bloc de
Oigitizr
f 5m )
houtUe occupant la largeur et la hauteur entières tle la galerie avait été
détacbé et r^Krané en «vaut, oomne 11 aurait fm l'être par rexpkwioii de
la poudre dans un trou de mine. Ce bloc laissait un vide de 9 à 11 pouces
entre sa face supérieur»} et le faîte de la galerie, ainsi qu'entre l'une de
ses faces latérales et la paroi cunti>;uë. Sa dimension, dans le sens de
rase de la galerie, était de 4 pieds, de sorte que aim volume total était
de t8o pieds cubes. En arriére du bloc se trouvait, sur une kmgueur de
7 pieds ^ , un espace rempli de houille désagrégée resscnihlaiit à de la
suie, et après cela une petite faille ou fissure qui rejetait la couche de
3 pieds • vers le bas. Nul doute que cette cavité , qui se retrouva aur
d'autres points le long de la même Isillef quoique avec une moindre
étendue, ue contint du gaz sous une furte tension, qui, après avoir re>
poussé le bloc de houille, s'écoula subitement et prit feu sur la pre-
mière lumière qu'il rencontra, après hêtre tuélé avec la quantité d'air
atnKM|Aérique auflfisante pour h combustion.»
M. Combes a été conduit par ses proptea observations à reconnaître,
comme l'a fait de sort côté M. Buddie, que dans les mines sujettes au
grisou, au voisinage des points où la couche perd de sa régularité, soit par
un resserrement , soit par une fiùlle , la houÛle devient généralement plus
tendre et laisse dégager du gaz en quantité beaucoup plus considérable
qu'à l'ordinaire. Il arrive même fréquemment qn'tirie Cf)uche où la pré-
sence du gaz inflammable n'a jamais été remarquée, eu laisse dégager
quand on arrive près d'une faille. Âu reste, ajoute IL Combes, quoique le
dégagement plus abondant de gaa cmicourant avec le changement dons la
dureté de la houille aux approches d'un accident soit un f;iit presque gé-
néral, il est très rare de trouver dans ce cas des cavités proprement dites,
terminée comme celle qui fut observée dans la houillère de JarrOw.LamaHk
leur m<qren-de prévenir le danger,dan>des cas semblables, comiate k penaar
dans la houille, dès que l'on s'aperçoit qu'elle change de nature, plusieurs
trous de sonde de plusieurs mètres de profondeur. Le gaz s'écoule ainsi par
ces trous et est emporté par le courant d'air. On peut même Tailumer au
sortir du trou , quand la ventilation est auflisamment active.
Ce moyen de précaution, dont M. Combet aeu occasion de faire usage,
en exploitant une partie de la couche de Latour , est aussi celui qu'indique
M. fiuddle.
M. Combes dte comme on eaempie remarquable de Fabondance do gss
inflammable dans le voisinage des accidents qui interrompent la régu-
larité des ooiMbM, reapkision qui arriva, le 10 avril 1844 > ^ ^ '-^ honiUièra
^3..
(Su)
é» BwirtMinp (Hmf'&iA— ), «plew— qui coAfc !■ iie.à «agt oiiiiw
mineors , et en bletsa «eiae grièvement. Sui««iit le rapport des ingé«
oieurs des mines, le gaz inflammable ne s'était eiK:orc montré que b'és
nu^fBAUt et en fort petite quantité dans cette mine j cependant un faàbim
éigi^mMit Miit m itett peu «tant f ■nriHurt dans on wwwy de-iac—
«aùsance commenoi «a bu du 'paiti Satet-LiMis, et c'élnt tout juHeMM
nwnmmi Irr iliriir mpiinnf da fnumt gaSm
M. Vallot, de Dijon, adresse quelques observations sur une espèce de
MoÉhrèdes qui attaque les brandio» de chêTre4BttUley ki dtibme et le»
fend cafl6antei«
• On remarque, dit-il, sur les branches du lonxcera xjrlosteon, Lian.,
des renflements irréguliers qui les rendent fragiles dans ces endroits. Ce»
reatlenaents qui déforment les tiges , présentent du côté convexe le pruion-
gemeot de réooroe, et du càné ooncava une apperenoB de caiie ou geli-
vare : ila ae •'o|)po«ent point aqx profiè» de la réf/tlMion,
m Cette idtération est due à une larve de tentbrède.
« Aux mois d'avril et de mai, on peut voir sur les bourgeons da chèvre^
ieuille de» bois, de fausses galles charnues , les une» ovotdes, les autres
ghbakuses, quelqiie£cus rougeàtres, d*atttrM loïa-vartea. Ces gtdles étaient
tMsd)ondauteseni835, elles sont rares oetleannée«pràiMblenMBt&<aHaa
de la ffigMor et de la longueur de l'faifar, qui ae tarant «fipoaia an 4é*
feloppement de la tenthrède.
• rouvris un certain nombre de galles, et je trouvai constannneut dans
lenrtolérfenrnnelarreàaa pattes, analogue à odle du TenCbedb €aBm
JbKofvm SatkU, Uan., bien décrite par SwaoMnerdani, CoUeet aeatttm.,
pan, AMay.^loiD. y, p. 159/,, pl. *8, fig.9.
» T^a larve contenue dans les fausses galles du rhèvre-feuille est hyaline,
à tète couleur châtain; elle laisse apercevoir distinctement ses six pattes
écsilleuMs; nsais les pattes membianeuses , extrêmement peUtes, parais-
sent sous forme de tobercules. Cette larve est longue de 8 millimètres.
Cest alors que , comme celle des galles dos feuilles de saule, elle perce la
galle en y pratiquant une ouverture ronde, par laquelle elle s'échappe
pour aller subir ses métamui-plioses en terre. Quelquefois , maiamnAMot,
eUesnbitaestraniIbnnalions danshgalle^etc^estàundeceBlieurenx hasards
que f ai dft de connaître d'une nwtnUre «ertaine respèce de tenthrède h
{M)
hqMdb «Bt éam k^Siumm gdiei d» «Mrr»MllB été boH. (B]l« cit
«■lièrenieiit aotre : asteonos à neuf articks, g«norax hlanrhâtm.) '
» IjSk femelle, qui paraît à la fin cIeni;u-8, ponH un œuf dans le bourgeon;
cet œuf ne tanle pas a éclore ; la piqûre et la présence de la larve déter-
nlawrt la lunrfhctiwi Jn boargeon par IfMtnwMUMi de la «èr» , et prodoi-
MBt on rénltat pareil i celui observé «ut ane branche de saule marseau ,
■mk* ce^raa , linn. , pnr Paltsaot de Bcnuvois, dontoll pCttt lira lanolë
dans les act. Pah$. i ëi i , p. 149 , pl- IV , tig. 1 , a.
• Lenqat la tove «il eertie, k galle acquiert une eamiMance plus
fan; elle finit par dereKir Hfaeusa et ipu fomcv oonoe une aorte de
calas sur l'nrbuste. L'ouverture par laquelle la larre s'est échappée aug-
mente de dimension, se déforme, et 6nit par disparaître en laissant une
cavité sur la branche, dont la végétation se continue par l'écorce et le
iwb.tceril a*7â^pkw4eeaiHil ieiMullafre,1afiMnee {alle«n«te
la continuité. .
Plusieurs espèces d ichnetimons , ainsi que l'a reconnu M. Vallot ,
attaquent et lunt p^rir la larve du tenthrede du cbèvre-feuille avant qu'elle
ait quitté la galle k l'abri de laquelle elle se dételoppe.
Une autre fausse galle qui se montre sur le sisymbrium sUmUntUi
due, suivant H. Vallot , à une espèce très petite de cecidomyie. m
■éxaoaoïjOGW. — ÈtoiUs filantes observées dans la nuit du \rt au i3iift*
vardfre 1 83a , à Oremburg. ( Extrait d une lettre du gouverneur gémé^
rat étOrembourg, comte Vkix SocBnLV à M. Fionoaow, astroaomeu
«A (>reml>oiirE, dan» la nuit (hi4— — — au — novembre rSTa , entre ^
3i oct. t '
et 4 heures du matin environ , par un temps calme et serein, ie th^rpio-
mètre marquant — 10* H., le del parut paneuié dHioe aaultitnde de ia4>
téores (étoilea lilantes), qui décrivaient un grand arc dans la direction
du N. E. au S. O. Ils éclataient comme des fusées en d'inuambrables^tetites
étoiles, sans faire entendre le plus léger bruit, et laissaient dans ie ciel,
long* temps après s'être évanouis, une bande lumineuse présemaut .Isb
couleurs variées de rarc-en-deL La lumièra de la Iwne» q/A était akm dana
son dernier quartier, fit disparaître cette clarté. Quelquefois on eiît dit
que le ciel se feuflait, et i]fis Touverture se montraient de longues bandes
brillantes de couleur blaircLe; d'autres fois, dçs éclairs rapides tsaversaient
In voftte df* deux, éclipsant la lumière des étoiles ni idiaalfHirflR»Mi
longues bandes lumineuses de couleurs variées. Ces pbénoinènea coati*
nuâent leur nardie sans donner lieu au plus petit bruit perceptible. Ha
( 5.4 )
furent d^ns leur plus grand éckt environ entre cinq et six heures du matin,
et durèrent sans interruption jusqu'au lever du soleil. Ils furent aperçus
principalement par les sentinelles, par les officiers qui faisaient alors la
roude, par les ecclésiastiques et les employés de l'église qui allaient à la
messe du matin , et |>ar plusieurs autres personnes. M. Milordow, premier
prétpc de Subors (la cathédrale), déclare, dans la relation qu'il a faite,
que l'intérieur de l'église était quelquefois soudainement écUiiré par la
lumière de ce brillant phénomène. M. Uschitow , lieutenant-colonel du
troisième baLiillon de ligue d'Orembuurg, confirme encore ces phénomènes
dans sou rapport, qui contient en outre d'autres motifs de conBance,
d'après les interrogatoires qu'il a faits à ce sujet dans les différents postes
où il y avait des sentinelles. »
parsiQUB »u CLOBB. — JVote sur la température du puits que M. Selligue fore
à l'École militaire ; par M, Walferdis.
,' • J'avais profité, pour arriver à une appréciation plus exacte, d'une
interruption de travaux, et c'est après quatre jours, pendant lesquels tout
travail avait été suspendu, que j'ai plongé successivement, et à trois re-
prises, les 37, 28 et 29 mars dernier , des thermomètres à maxima de dif-
férents systèmes , à 1 73 mètres de profondeur dans la masse <le craie.
Après 4 et la heures d'immersion, j'ai constaté une température de
i6*,4 centigrades.
■ Si l'on suppose la température moyenne du sol de + io*,6, et l'ac-
croissement de la chaleur proportionnel à la profondeur, le noinbre que
je viens de donner conduit à 1 degré pour 3o mètres.
»Si la température moyenne était de ii",o, pour 1 degré on aurait à
3a mètres (i). »
oéoLOOiB. — Origine des schistes. — M. db Paravey adresse quelques
réBexions sur les différences que présentent les formations schisteuses.
Suivant lui, les unes, telles que les ardoisières d'Angers, offrant des em-
preintes d'êtres organisés, peuvent bien être, comme l'admettent les géo-
(0 Les 16^,4 corre»poiidautâ aux 1^3 mètre* de*M, Walfcrdia , comparés aux
aï*,a que M. Arago a trouvés j ag8 mètres dans 1« puits deGrenelle , donneraicat waf
«u^CDUlion de température de
I degré ccotigrad* pour mètres de profoudrar.
4'
( 5i5)
loques, des roches de sédiments formées au sein des eaux; tandis t^ue d'au-
tres, comme les ardoisières du dé|>artemeDt des Ardennes, où l'on ne
trouve point de traces d'êtres organisés, et qui offrent d'ailleurs un cli-
vage régulier dans plusieurs sens, paraissent être le • résultat d'une
cristallisation qui s'opérait lorsque l'écorce de la terre était encore, par sa
grande chaleur, à l'état de ûuidité. »
ANATOMU. — Structure des poumons. — M. Bazih qui avait adresse, dans
les séances du 1 1 mars et 18 avril, divers dessins et préparations ayant pour
objet de montrer le mode de terminaison des bronches, rappelle que ses
observations sur ce point d'anatomie conduisant à des ré-sultats bien diffé»
rents de ceux qui ont été récemment soumis à l'Académie, (/'oirpage 396
l'extrait d'une communication de M. Bourgery. ) Suivant M. Bazin, les
|M)Umons d'aucun mammifère n'offrent à l'extrémité des canaux aériens
une disposition telle que celle qu'on a désignée sous le nom de canaux
labyrinthiques ; dans tous, au contraire, « les bronches, après s'être divi>
»ées, subdivisées ou ramifiées un plusou moins grand nombre de fois, finis-
sent par donner des ramuscules très courts qui se terminent en cul-d(vsac.
Ce sont les extrémités de ces ramifications , et les renflements qu'elles
présentent quand elles sont distendues , que la plupart des anatoroistes
ont pris pour des cellules ou des vésicules. >
niTSiQui. — Lettre de M. Freshel à M. Araoo, sur ia portée des phare*
lenticulaires,
• J'ai eu l'honneur de ^ire connaître à la Ck>mmission des phares, dan*
sa dernière séance, à laquelle vous n'avez pu assister, un fait qui répond
il cette question si souvent élevée depuis l'adoption du système de phares
imaginé par mon frère :
> Jusqu'à quelle distance peut être aperçue la lumière émanée des ap-
port ils lenticulaires les plus puissants? • ......
• Le phare à éclipses^ allumé depuis le i* de ce mois sur le mont
d'Agde, a été vu durant plusieurs nuits consécutives du phare du mont
Béarn, près de Port> Vendres , à La distance d'environ 91 kilomètres ou
a3 lieues de poste.
» M. Tabouret, qui vient d'installer ces deux phares, m'assure que les
éclats de l'appareil du mont d'Agde, observés du cap Béarn, avaient une
durée de plusieurs secondes, et il ne doute pas qu'ils ne puissent être
aperçus dans les montagnes à quelques lieues plus loin.
( 5i6 )
> fojw cki premier phare est placé à i a6 mètres au-rtesnis âu nivem
éo la mer. Le toyer fin secund ckimine k wénae nVveau de 330 mèfres.
> Leur éistance excède de lo à kikjmètrm ceH« à laqueHe avait été
oiaervée la ^aude lentille qui Mi-vit ètr signal nocturne ctRm les opé-
ration géodésiqiies faites par vous en i8>i sur hé» oà«^s dn Pas -de Calais ,
conjointement avec MM. Mathieu , Katcr et Colby. »
M. BaacUne avait «dresi^À TAcadémie, il y a quelque temps, un mé-
moire utr les moyens de préserver les machines à vapeur des explosions-
auxqtKllra elies sont orposées. Ce roévnoire n'ayant pas encore ét^ l'objet
d'un rappoi-t, raateur demande à le retirer afin d'y faire quelques chatr-
geniento, d© uouveMes recherches lui ayant appris qne les moyens qu'il
proposait peuvewt étve .ivaotageua«meiit mcxMtés.
M. Miiaaine est artitorixé-ài repremb^ son mémoire.
M. BÂmiuL écrit q/w'U est parvenu à purg^er ehtièreiiieni de ptWMet lea
différeut»^ meubles d'oae maison qui avait lunf*- temps servi d'hôpital, ew
ptfliçant ces meuble* tla^s ub« grange, au milieu de foin fratcbement ré-
colté, et les laissant ainsi jusqu'au retour du printempa. Ce moyeo ayant
coaapléteroeut réMssi quand tous ceut; qu'on avait employés pvécériennient
avaient été sans succès, M. fiécaud l'a.a)>pli«pié à la maison elle-raéoM; en
remplissant de foin nouveau les pièces infectées, il en a fait disparaître
«Btiireiitant las puuisaa.
M. Htifïx ^ ^ Jonquière écrit que le 10 de ce mois on a vu, dans la
vaMée d'Aspe (Basses-Pyrénées), le sot couvert d'une couche de poudre
jatffifttre, que f*es gens pen éclairés ont prise pour du soufre, et qui n'était
en elJet que ïe poHen des sapins en fleurs de deux forêts voisines, situées
dans la direction d'où venait le vent.
M. yinceru écrit qu'il enverra aia otunnnssnrt» qu© désignera TAc»-
(iémie , un«. machine dont k jsti suffira pour rendre sensible l'erreur qni,
«Mvapt lui, existe danalas, opinions des astroBomes, relativemetH au mon-
v«ro«nl eUif»tiqu« de la iuns antour de la terce.
M. J.-J. Hoehrt propose un nouveau moyen, i^oiat combattce !«■ consti-
pations opiniâtres.
La lé— os eatJewiée^ Shcu»— ^ x.
Diqi+i?r
(5.7)
■VUETDI MHJMaatuQin*
L'Académie a nça dâai eette «émos kt oiiTriges dont voici les titras:
fhmfUes rwnâtu MdmmtaSfiÊt dttêàmaët dùtJetidémit tiet Setences,'
|856, 3o.
j^nnales de Chimie êt 4» PÂ^rijw/ ^ flOI. OivJNÉHfl ét AuMo;
fériMT 1856} in^.
•ArmuiiAiB f uw fEmpioi ttia PréptvrUion de ftouveaux AiédicanwtUs;
Àrttcle biogntphjfjttc sur Buffonipar M. G. SAiRr-HoAn»! in*'.
Annales des Sciences nntmvUes ; février ]83R, in-R*.
WjWtWrtitdlg ia jRet>ue du Midi. — Les j^mmaux et les f^égétmix dont on
ne relRWMw fin» Us tuuUog^ à la surface de la term, pmpmt ib Un
considérés comme les souches^ des nœs oùUiuUê»? for. M. ^^mm, db
SiniRM; Toaloase, i8S5, in-d*.
Observations sur les grandes espèces d'Ours des cavernes,- par le même/
IconogmpàhdurSà$m mdmd skM, ièimtm CHriu^^parU. Gnàuwt
4i* livraison, in-S".
Monographie des Cétoines eHUk tiemtt voMwy par Mil. al Fb»-
nistoife noÊUMllB 'dn jaas^ Omisse, par WÊL Wmt^ «« 'lÉmB«u>T^
7* livraison.
f^ues ilLustratives de ^têclques P/iéiiomèms géologiques, prises sur le
yésme et FEina, pmukmt ies années i853 et par M- H. I^u;
Histoire naturelle et miâbale At XkAm étlsitmietffrM, Imn;
Fbi-îs, ifiSf;, in-8*. . .
Manuel d Agriculture ; par M. LsiMoii.; Mancy , in-8".
• OoNê oÊinihUegiquB skt Caaàl lâsà l^ Mâm» , aoec 4mSes ie, démuhm
prnjynsiics. • ,.,
Pre^l géméreddu Canal des Pyrénées; par M. GiUSMT.
Dénumsttation du Principe des vitesses virtuelles, considéré comme la
fMe^MUfamniMfi A hê^màcmiqmf parlât Je liealeoant'géo^ral fiAcinn;
Stinl-Pélenboai^, i85a, îii-4». . , . » . 1 . : - . .\'
é
(5.8)
'Académie des Sciences, Belles-LeUru «t Arts d« Besançon* — Séemce
pubù^ue du aô janvier i836; io-^*.
Çelée, Gelme et Gélatine; par 1t, GAiniAi.j a** partie.
ProceetUttg*^ Ae exciee eoÊmiiittee,with ùoeâmmù rdating tkentof
in-8*.
ObseivaHona of the Tidesi brodiure ia-6*>, Londres, i833.
OftMTMtiofiff of tke Tidut Taken al hi* Mt^estj's Dock-xard» «I
Sheemete, Poruntouth , Pfymouth and Pembnhef Londras » 1 855, in^.
Trealise on the Calculas o/functions; by M. de Moucaii; Londres.
A Catalogue of 7S85 stars chî^jr in tke southem hémisphère prepared
from observations mode in ihe jrean i8a3 k i8a6, at'Ae obswvatarjr ai
PanamUta, iMwmwrtfc ffidèt , fbtattU l^y VL JhaeumièjrVL W. Ri-
r.BARDsoK; LondoD, i855, in-4*>
Phihsophical Trtuu€ictions of the mjral Soeieijr ef Lendon ,foF tiejear
1 835; part, a ", in-4».
Pneeedings of ihe royal Soeietj ; si^^S , im^T*
Part. 5. Or Supplément tothe Greertwich (AtenmtkmftrAeyeani^i^
direction of John Pokd ; Londres, i855 , m-8*.
Astnaiomical Observationes mode at the RojralobservcUorx at Greemvickt
in Ae moeàheof april, may andjune ,}vlj y august, and september i^5;
fy «M»; 3 vol. in-fitUo.
Proceedingx nf the mjal Society of Edimburgh; i 856, n° 8.
Observaciofies kechas en el Observatorio retd de San Fernando , en el
ammde i855j publicadas por Doa Joaa Sià^can Cuiquero, San Fer-
MadQy i6S5.
Uste des Meaém ée ht Société Royak de Londres;. iD-4<'.
Berichl idrer die uir Sekannimachimg geeigneten F'erhamllungen der
Kônigl Preuss . Académie der fVissenschqften m Berlin imMwuuApril 1 856,
(1 1 o^hH, 38 april).
Herbarium Pedemontanum j curante Aloyso Gsuif voL 4*« û^^r ^
une livraison de planches in-4*: Tarin, i855i
Piantœ rariores in r^iombus ChilensAmt, a cUuissiiao M. D. Bertsao
nuper deUclm eiab h, Gotu in Am» fiMcfada» 4, Taria, in-4*.
AimaU dèUe iVriwit del-mgn» LmiBaed^^mÊÊBtf ep§HL pertedha/
mars et avril i836, Padooe, iu-4*>
Bulletin général de Thérapeutique méditcie et ciùwfpealej par
M. MiQOKL ; tome 10, 9* livraison, ii»-8*. .
finurf heUemadÊliM din Tuf i<i dm Jif iwni mMmIw ; if ai, ii-fl^.
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( 5'9 )
SuUeiin clinique sous la dUtetkm de M. Fossom^ ; n* 13» in-S*.
Revue métUco-chirurgicale angUùte et des Sciences aeeessointfpar
M. BiTRKAUo Riofrey ; n° i , in-8*.
Gazelle nukiicale de Farts, 11° 21.
Gatette des H&pèuusXi m"* 59—61.
Journal de Santé, n" i45.
Echo du Mortde savant ; n" 20 et 21.
L'Éducateur, Journal de l'Institut de la Morale universelle j n' i,
joiTier et février i896, m-4''''
Jnnalesde tlntUM dt U ifunk wdimfdUifif lijumer et ikmiie
i856» iii-4".
!
I
COMPTE RENDU
DES SÉANCES
DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES.
SÉANCE DU LUNDI 30 MAI 1836.
PRfiHDIBGB OB M. Gv. DUPIN.
MÉifOm£8 ET COMMCNlCi^TIONS
mS VBMttES ET DES GO&RESPONDAliTS DE L'ACADÉMIE.
FBiLOsopan EootoMQai. ^ 11. Ceafflrqy Saùit'BSain lit vue noté nir
cette question :
•Si les êtres de la action antédiluvienne sont ou non la souche des
form^ animales ^v^^^, pr^mimmtr^tmAm à.la utrface de la
terre.
Voici l'analyse qui nous est remise par l'auteur:
« Ce sujet vient d'être traité ave^ étendue dans la Revue du Midi, im-
primte à TonlouM. L*«tttMir,'lVni dat illustres professeurs de Mon^el-
lier, M. llai«d de ^«rre», le prononce pour k néguite. n en donne
pour niotiPs ce principal ar^ment qu'il ne fait ^oe développer h p^mfe
de nos deux grands hommes, Cuvier et Buffon.
• Quant à Buflbn, c'est contestable. Il y a erreur non dans les termes de
la citation, mais en égud aux mes définitim de cè grand nalnralîate.
s Gooune cela ittt pour Goitfae, BoICm n'est devenu natmaliete ^'a-
près ses quarante ans révoh», en awle que eeaptemiandcrîu ne doivent
C. A. iSM, x" tmmun. jS
( 5*»)
compter qu'au titre d'uoe paraphrase des idées de son temps. C'est plus
tard qu'il a donné les fruits de sa propre raison et de ses études synthéti-
ques. lA Molenient aont les vriiAl ptâtéc* de Boflbn sor la nature qu^ a
étudiée et comprise en s'aidant de sa théorie savante des ùàXs nécessaires, v
» Or, à ce moment, Buffon s'explique tout différemment queCuviersur
le fait« s'il y a eu, oui ou noa, interuiptioa dan» la suocessioa desiorma-
ti«iw«rganiqaea.
» Cela posé, l'échafaudage de M. Bfarcel de Serres se trouve renversé.
» Ponr que d'aussi fâcheuses méprises au sujet de Buffon, dont il fallait
plutôt expliquer que raconter les faits de la vie scieutiiique , cessent d'a-
voir lieu, on vient de donner quelques aperçus toul^'-fiiit nenfii oon*
cernant celte gloire munense de notre France» du» fBm^jrelapédle ré- ,
digée si habilement par MM. Leroux et Reynaud, au mot Buffon- Après
Cuvier, qui a donné dans la Biographie Universeiit une notice complète
et vraiment inimitable sur Buffon, il n'y avait que quelques glanures k
|NPoduire. »
cumB uiBOSTiuKLLS. — £xtraction de ta matière grasse contenue
dimê iet eaux savonneuses qui ont servi au lavage. — M. Dumas donne
quelques détaik sur une nouvelle indiaurie q«d ooaabN» k décomposer
les eaux savonneuses provenant du dégraissage des laines. Une partie de
la matière grasse obtenue par cette opération est rendueàl'artdu savonnier;
une autre partie est convertie en gaz et employée pour l'éclairage. Le pre-
mier élafaliasement a été fonnéà Reims mï 1827, par VL Sotvum-JUuîron,
qui vient d'en former UB seoondà Sedan. Ces eaux savonneuses qui repré-
sentent aujourd'hui une valeur as.se/. considérable (environ 60,000 fr. par
an) étaient autrefois sans usage; répandues sur la voie publique, elles ne
tardaient pas à se corrompre et à répandre une odeur infecte. La nouvelle
industrie, considérée sous ce point de vue, semble donc, dit IL Dumas,
pouvoir être assimilée aux inventions ^ui ont pour objet de rendre un art
ou un métier moins insalubre et par conséquent être admise au con-
«aurs pour le prix Ibndé par M. de Montyon.
M. SouMaathMtintn sera invité.^ adresser le plus prompteroent possible
les documents reUtifs à la nouvelle industrie dont il ait fimiteur pour
qu'eUe puisse être sdmise au OQUCQUfsda oetlf année.
k«^«M. /^HtemrdépeaoaurlelnimderAMdétaieaeBménwiie
m ma nmnUi démutimalm tare do mMdÈBn concentre
d by Google
( 5»3 )
/ovf et Formenfera , dont il avait lu une notice dans la séance du a mai
derniAr. Il observe que ce mémoire renferme non-seulement tous les
docoBCBlt «odientiqM* sur letqmb Mt cÉkob sont appuyétt mA en
ontre une application do k méthode de Delambre qui met aussi en évidence
roireur signalée , mais en faisant une légère modification à la formule de
cet OM ronome pour la rendre propre aux grands triangles d'iispagoe. ■
cnnni. — Rapport sur un tnu'ail de M. 0>t;KRBe , ajrtmt pour titre :
Premier mémoire sur la chimie du sulfure de carbone.
(MM. Dumas, Robiquet, Chevreul rapporteur.)
« Pour donner à la fuis à l'Académie une connaissance exacte du tra->
vnil d« H. Comaie et de l'intérêt qui m rattache au sujet qu'il s'ett on-
gtgi do aoinnoitroà nn giond noMlw* do MclioidMO dont le laèMifoqao
l'Académie nous a chairs d'examiner, ne renferme qu'une partie; nous
allons rapporter à trois époques les travaux principaux auxquels le sulfure
de carbone a donné lieu, depuis la découverte qu'en fit M. Lampadius,
danoroanée 17916.
» La première époque comprend les travaux de M. Lampadius, de
MM. Clément et Desormes, do Bertholiet fila, do Uoial, do Vau^wlin et
de fierzelius etMarcet;
»£a«ee(MMfe, letniTaildeM. ZeisOfUndcaélèveales plno distingués do
H. Œrstedt;
m£tia trainème tiM raeisMchea de M» Couerbe.
vuKiini ifOQns.
» M. Lampadius considéra le sulfure de carbone comme un composé de
soufre et d'hydrogène. Il favott obtonu do la AstiHilioia d'un màitùgi do
charbon et de pyrite.
» MM. Oénent et Desormes, l'ayant p réparé en faisant passer de la vapeur
de oonfro onr dn charibon range do An, le Mgavdèrant eonnno vn snIfuM
de carbone. Il eût été bien difiBcile de ne pas adopter cette opinion, si l'on
eût admis l'absence de rhydrogène dans le charbon incandescent; mais
l'opinion contraire ayant eu de nombreux partisans, on ne doit pas s'é-
tonnor anjoutcriuii si Berihoilot fib nfonça que le srifare do esibono
Mt un carbure d'hydrogène. Au reste rien ne démontre ndom oomMon
75..
)
les connaissances que l'on avait alors sur ce sujet étaient vagues, que le
méoioira dant hqod Cloul oonelnt, d*apvè» dm «spérienew eadiocaétri-
qiiM, pottéiteBrtUwnt-au travail de Berthollet fils, que le sulfure de car-
bone est un compoté qmtenMire d'aiota, de carbone, d'hydrogène et du
radical du soufre.
• Yauquelin, chargé par l'Académie, conjointement arec Berthollet et
'lUnard, d'examiner ai cette manière d'envisager le anlfnre de carbone
était fondée, reconnut avec son ezoelleot bon aens, que ce n'était pas au
moyen d'expériences eiuliométriques qu'on pouvait déterminer incontes-
tablement la composition d'un corps qui aurait été aussi complexe que
cela réaoliait de r«»ljM de Quel. En eooaéqaenee* il imagina de faire
passer irèB iaUtmmU la Tapeur du sulfure de carbone sur du cuivre employé
en quantité suffisantp et rougi dans un tube de porcelaine. Le rcsultnt fvit
I" qu'il ne se dégageait pas d'bjdrogène j a* que la matière contenue dans
le tube avait augmenté d^ane faanliié ^le A edie da'autture de carbone
décompeaé; 3* que cettemime matière traitée par l'acideiiilrifne donnait
un poids de soufre et un poids de carbone, dont la somme était égale au
poids du sulfure du carbone décomposé. Le soufre était à très peu près au
carbone dans la proportion de 85 À i5.
» Cette analyae Int confirmée pleinement par oalle de MM. BeneKos et
MÉyreet. M. Bendius observa en outre qu.e le anifure de cail)one se com»
bine aux baafla salifiablea et forme composés qa'il appela coréo-
sutures.
DBOnàSIB iPOQOB.
n M. Zeisc, en examinant la réaction du sulfure de carbone et de la
potasse dissoute dans l'alcool, obtint un sel cristallisé qui lui parut formé
de potasse et dtm Iqrdncide équivalent de l'hydrogène et un anlfiure de
carbone qu'il regardait comme très probablement différent parUpn^
portion de ses éléments du sulfure de carbone de Lampadius.
» Il y avait donc, suivant Bi. Zeise , un sulfure de carbone qui jouait le
râle dé comborant oompleu et qui TCHrit se placer auprès du cyanogène.
En conséquence de cette analogie, M. Zeise appela oaaulfure MnlAc^ène
(à cause de la couleur jaune de plusieurs de ses combinaisons avec les
métaux); il nomma acide hjrdroxanûiique son hydracide, et xanÛUire sa
combinaison avec les combustibles métalliques.
» M. Zeîae «enaidétn le liquide buHewc provsaaiit de la réaction de
racide solforique, faydrochkarique on acétique enr son aal cristallisé conune
•
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( 525 )
Vadde hyjroxanthique et les précipités provenant du mélange île sels mé-
talliques et de la solution de l'hjrdroxaotbate de potasse, comme des xan-
Aims. DuM cette rétoliofi, l'hydrogène de Tadde formail donc de Teau
avec l'ongène de l'oxide nétaOkiae, tendie qae le mtel réduit s'nniMait
au zantliofène.
TROSItME ÉPOQUK.
» M. Couerbe examinant le sulfure de carbone dans un temps où l'on
a'ett beaucoup oooupé de la otnnporition de» itbne , le ooaaidera, mm plue
comme un composé anaioffue au cyanogène, mais comme tm sulfiicide
représenté pnr deux atomes de soufre et un atome de carbone et cor-
respondant ainsi à l'acide carbonique; il le nomme acide su^ocarbique.
» Le ael de Zeiae n'est pas représenté suivant M. Couerbe par du sul»
iuredecariMMMetdelliydxogèneaaisàUpolaiae, maiipardeî» atoniea
de «ttllure de catèone et un atome d'édier nnia i on atome de potaMe :
[aCSc) -h («CH-f- HH)] + (po).
• Lorsqu'on décompose ce sel par un acide étendu d'eau, ce n'est p;is
un hydracide que l'on obtient, mais, suivant M. Couerbe, un acide repré-
senté par deux atomes de sulfure de carbone et un alomè d'akool :
[a*Sc) 4- (^'H + aHH)], et qui «il ainsi analogue à Pacide aulfisvi.
nique, qui est représenté par deasatosnw d'adde anlfiirique et on atome
d'alcool : [a (à) -I- {Km 4. aBta)].
» M. Couerbe pense donc que quand on présente le sulfure île carbone
à de la potasse et k de l'aicool, un atome de potasse s'unit à a atomes
d'acide sulfocarinque et i atome d*édker, et que les atoasea élémentaires
de ces deux composés constituent l'acide qnH nomme sulfocarbithérique
monohYdraté. Il pense en second lieu que cet acide, lorsqu'il est séparé
de la potasse , absorbe un atome d'eau et devient acidt Uhjdrati,
» Enfin , d'après raamen qn^l a fidt du xanthure de eolTre et surtout de
celui de plomb, il conclut que taddB MffitearbMéripie hydraté en
s'unissant à l'oxide de plomb perd un atome OU deox atomes d'eau sui-
vant qu'il est mono ou bihydraté.
• Oiâ vmt donc : ^
• 1*. Que radde anifeearibédiériy ibre contient a atomes d'eau; il est
équivalent à a atomes d'acide sulfocarbique et 1 atome d'alcool.
9 3". Qu'en se combinant avec i atome de potasse, il perd i atome d'eau;
qu'en conséquence il est équivalent à a atomes d'acide sulfixarbique et
1 atMM d*éliier.
( 5a6 )
B 3*. Qu'en w combinant avec i atome d'oxide de plomb, il perd toute son
eau et est alors équivalent à a atomes d'acide sulfocarbique et un carbure
d'bydrogène représenté par 4 atomes de carbone et 8 d'hydrogène.
» L'auteur présume que l'acide saifoviniqae et les autres acides vi-
' niques se comportent comme l'acide sulfocarbovinique avec l'oxide de
plomb, etc.
> Le résumé que nous vuions de faire des travaux dont le sulfiire de car-
bone a été l'objet, montre que dans une première époque les chimistes
se sont surtout appliqués à connaître la nature et la proportion des élé-
ments qui le constituent et les propriétés physiques et chimiques qm le
éaractérisent.
» Que dans les deux époques suivantes on a cherché à pénétrer plus avant
dans sa constitution atomique et dans les caractères qu'il porte dans
ses combinaisons ; que sous ce rapport, M. Zeise en a fait un comburant
analogue au cyanogène et M. Couerbe un sulfacide qui se comporte à
l'égard de l'alcool et de l'éther ou plutôt du carbure d'hydrogène (hydro-
gène bicarboné ou étheVène de M. Couerbe), comme le font les acides
sulfurique , tartrique, oxalique, etc. etc.
9 Après avoir exposé les diverses manières dont on a envisagé la nature du
sulfure de carbone et avoir insisté plus particulièrement sur les proposi-
tions que M. Couerbe a avancées k ce sujet, nous devons, pour remplir
la tâche dont l'Académie nous a chargés, examiner le degré de certitude
des données qui ont servi de base aux raisonnements de ce chimiste.
» M. Couerbe a pensé avec raison qu'il devait commencer ses recherches
par répéter l'analyse du sulfure de carbone , puisque cette substance en •
trait comme principe immédiat dans la composition du corps qu'il vou-
lait analyser. Il est arrivé au même résultat que MM. VauqueÛn, Berzelius
et Marcct.
» Il a fiiit ensuite l'analyse de Thydroxantbate de potasse de Zeise de la
manière suivante. Il a dosé:
» I*. Lapotasse, en décomposant une portion du sel par l'acide suiftiriqne;
» a". Le carbone et Phydrogène, en en brûlant une autre portion dans
l'appareil de Liebig et recueillant l'eau au moyen du chlorure de calcium
et l'acide carbonique au moyen de la potasse;
» 3". ie soufre, en brûlant une troisième portion du sel par l'eau régale et
précipitant l'acide sulfurique produit par le chlorure de barium.
» Chaque détermination est la moyenne de quatre expériences.
B M. Couerbe a déterminé la composition du xanthure de plomb de
niqitized bv' C^oogle
( 527 )
Zdat, i" en le hrùlant par Toxiik d« ciuvre et dosant senlecMot fcm «t
têdâ» autaûque produits; a* «o praint en ooMidénUon Huiàyt» M-
mentaire do tel de potMse , et l'obsemlion qu'il avait fidte qnH n'y a pas
4e séparation sensible ni de soufre ni de ctrboM daw k féartiop àa sd
de potasse sur l'acétate neutre de plomb.
» Ëtifiu, il a analysé non l'acide bydrozantlùque de Zeise, mais les deux
liquidas en laaqnds oe produit se i^ot spontanément en présentant un
pbénoniène extrêmement remarquable qui est signalé pour la première
fois aux chimistes dans le mémoire que nous examinons. Ces deux li-
quides sont, suivant l'auteur, du suliure de carbone et de l'alcool. ^ ^
» Noua n'avons pu répéter les analTaes élémentaires de M. Oatnrtie,
mais nous avons tout lieu de croire à leur exac^tudo ; cependant nous
aurions désiré que, dans l'analyse du xanthure de plomb , il eût déter-
miné la proportion du soufre et de l'oxide par l'expérience, et non
d'après, des oonsidérationa tbéoriqpies et la vjppoeitîon que Tanalyse qu'il
avait laite, auparavant ^ sd de Zeiaa était exacte. Dans un sujet aussi
compliqué, où quelques personnes pourraient croire qu'on s'est laissé
aller à la séduction de l'analyse, il n'eût point été superflu de contrôler
une première analyse par une deuxième, et celle-ci par une troisième i
cette deoziène et cetl» txoMiteeanal|ao ae gapportaatàdani; anbrtancaa
distinctes de la première, mais ayant avec elle des relation» d'élérowits.
C'est toujours sous ce point de vue que nous aurions désiré encore
qu'au lieu de présenter l'analyse des deux liquides en lesquels l'acide
hydroxanthique sc sépare spontanément, 0 les eût d'abord isolés Fun de
l'autre aussi parfintement que possible, qu'il eût constaté ensuite dan$
chacun d'eux les propriétés physiques et chimiques qui caractérisent le
sulfure de carbone et l'alcool, et qu'ensuite il eût procédé à leur ana-
lyse respective, enfin, qn*!! e6t analysé Tacide lui-même.
» Nous faisons ces remarques dans l'espoir qu'elles seront prises en
considération lorsque M. Couerhc ^'occupera de la rédaction des mé-
moires qu'il promet, et qu'il y verra une preuve de l'intérêt que nous
prenons à ses progrès dans h borière des redierdies chimiques.' Houà nous
plaisons à reconnaître importance de son travail, abstraction faite de
la partie théorique : non-seulement il a rendu plus facile la préparation de
plusieurs produits de Zeise, surmonté des difficultés incontestables, mais
on lut doit encore et l'observation du phénomène remarquable que pré-
aente VM» hydro— nlMqne alnmdonné à luï*BèBie après qa*ll a été
isolé de la potaaae, et la découverte d'un oarbnre d'hydrogène erislalK-
C 5a8 )
sable en prismes transparents fusibles au-dessous de 38^, correspoodiU
par la proportion de ses éléments au gaz oiéfianL U l'a obtenu m trai*
tant par l'édier le sandiure de eaivre.
aeos propoaolM à FAcadénie Pinaartioii du mlrooire
de H Conerbê dana le ReeueU du Sohuu Hnmgm, »
MÉMOIIISS UIS.
■ÉDECiNE. -f— Mémoire sur les caractères propres à fcûre distinguer les dif-
formités artificielles de l'épine des d^fomùtés paûiologiques; jmw M. Jolcs
' Goiaiw. ^
(Cununissaues, MM. Magendie, Serres, Urescbet.)
■ L'auteur commence par établir la possibilité de simuler des difformités
du racbis et pense que jusqu'à présent la science ne possédait puiut de
moyens précis propres à faire reconnaître l'imposture. C'est cette lacune
4|tt'll a*eatprapoaéderaD(^r,ettt oonaidëren auoeesaivement lea AIGirentcs
déviations qu'on peut iroprimer artificiellement k la colonne vertébrale;
dans son premier mémoire il s'occupe seulement des déviations latérales.
M. Guérin expose les modifications qui s'observent dans les diverses
parties^ suivant que la dlfTormité est réelle ou simulée. Lea déviations
feintes, dit-il, ae présentent toujours avec les némes caractères , lea inémes
apparences, parce qu'elles ne sont que le résultat fies mouvenients phj-
siolog^iquos de la colonne, et parce qu'elles tiennent à certaines conditions
articul<nires permanentes, qui les forcent à se reproduire avec un ensemble
de formes toujours identiques. Lss déviations padiologiques au cmh
traire, qui se ressemblent rarement entre elles sous le rapport des relieft,
revêtent des caractères anatomiques complètement opposés à ceux des
déviations simulées, parce qu'elles sont le résultat d'éléments différents et
dont la nature varie ft Tinfini le mode d'association. L'auteur, daerchant
à expliquer ces résultats de l'expérience, expose quelques observations
relatives à raiiatuinie de l'épine, et discute les poïQts physiologiqucs ^pii se
rapportent à cette question.
I/es conclusions du mémoire de M. J. Gttérin sont:
« I*. Que les déviations latérales de l'épine peuvent être simulées de.la
inanière la plus fseile.
(«•9)
»a*.Qaeee» iitUtkm» oflÎMnt uacniaiBble de omettrai qui w repro-
duisent toujours et qui leur appartiennent «iduiiT«nient.
r> y. Que l«s camclëres 4es déviatMHWIMldéveiltMM^plélMMnt diffé-
rents ceux des ëifformiléft récUcs.
■4*. Que l'inspeeiieB eenle dVw pUm ^pperlimat à mit dtfhtmité lec-
iw<MMW^»- — Examen de quelques faits géologiques observés dans la partie
oeddenÊale é» faneleime jnwtneede Bretagne; parti. Ami. Pknunm. *
(Commissaires, MM. Alex, firongniart, Becquerel et ËUe de Beaumont.)
« Ce travail, «lit l'auteur dans une lettre jointe au mémoire, est le résul-
tat de recherches et d'obaenratiojM laites durajit ua séjour de près de sept
années dans la contrée qui renferme les mines de Poullaouen et dHoelgoet;
je l'ei dhrfaé en troiàpHrticeqal iM|MmfiMm ttéiMrilerdetdMoppmienti
qpédaux.
» L'une de ces parties fait connaître la nature géologique de l'espace de
terrain compris entre le littoral de Morlaiz et les montagnes Noires; et,
eonuM les conclusions qne Foo peut en tirer se rmttàdie&t, en les oonfir-'
■Mttt, k des idées théoriques émises depuis loiif-temps par M. Êlie de
Beaumont, je les ai liées dans un autre chapitre aux conséquences déri-
vant de l'«Banien lies moatagnes Gloires, das leivains honillers et tertMtres
Otm éiade <le ffaMiears rapinree eu gnends orîsntements féoénux
bien déterminés de position, m'a conduit à recherdier les relations qui
pouvaient exister entre eux et les filons productiis ou stériles du pays. Par
là» fidéléainené à in*enqiiérir de toute* les année, peaséea ou înceemite»
^ietMilMtarie «a Im asealHiiatdewMiiit^oe Je mineur observe
ekiiqne jour. Je croie eweir prouvé l'influence efficace des réRctious
éleitru chimiques et k peednroon -presque «MMlerae de ^usieur» sds
oo composés insolubles; c^ert oe qid fli*ft engagé à diiiir à jpttrt tout
oeqiii povnift le rapporter è oe anjet, et j'en eî fbnné un troisième cbe»
pitre. »
C IL Ma, t* tmmm.
76
( 5ÎO )
CHiKVEGiB. — Brise'pierre à écrou brisé.
M. Ledain.,»\àe de M. Civiale , écrit que ce chirurgien a imaginé depuis
plusieurs mois un instrument pareil à celui que M. I^eroy d'EtioUe a pré-
senté à l'Académie dans sa dernière séance. Cet appareil , dit l'auteur de
la lettre, a été exécuté au mois de janvier dernier par M. Cbarrière, et
M. Civiale en a fait de nombreuses applications. Je l'ai d'ailleurs décrit,
ajoute M. Ledain, dans la Gazette des Hôpilaux ( n° du 27 février i836 ) ,
et je joins à ma lettre le numéro du journal ainsi qu'une attestation de
M. Charriére relative à l'époque à laquelle a été exécuté l'instrument de
jM. Civiale. .
( Renvoi aux Commissaires chargés d'examiner l'instrument présenté par
M. Leroy d'Étiolle. )
CHUiE. — Sur la détermination des poids atomiques et en particulier sur
une loi relative aux chaleurs spécifiques ; par fil. Baddrimoht.
(Commissaires , MM. Gay-Lussac, Dulong, Becquerel et Dumas.)
L'auteur annonce avoir trouvé « le moyen de faire disparaître les ano-
malies apparentes que l'on observe quand on cherche à déterminer par des
• procédés différents les poids relatifs des atomes; » il y est, dit-il, parvenu
en établissant la loi suivante : Les chaleurs spécifiques des corps simples ou
composés sont proportionnelles au nombre des molécules qu'ils renferment.
ACOUSTIQUE. — Sur les moyens à employer, dans la construction des
salles publiques pour que la voix de V orateur arrive distincte et aussi peu
affaiblie que possible jusqu'aux points les plus reculés de l'enceinte; pur
M. Dominique Lfkoih.
(Commissaires, MM. Dulong, Savnrt et Becquerel.)
L'auteur croit que, pour atteindre ]ebut,on devrait s'attacher à conserver
les échos Im plus rapprochésdel'orateur en environnant la tribune de parois
polies et élastiques, et à éteindre les plus éloignés au moyen de draperies. .
Din
( 53i )
tmrwm an «mm.— mêt tapparition proclame dune nom/elle Ue
dam rorcA^pcf de ta Crèetffar M. Th. Vibut.
« Personne, dit M. Firlet, n'a oublié les intéressants phénomènes volca-
niquea qui si^aiérent en juillet iô3i , la nais&aoce dans les mers de la Si-
cile, dNtâtt fie ^pie l'AeariAmie mvoya MMsMtmoMUMttM fur un géologac^
M. CmiilÉiit PMVott* el qui d«pub a disparu sous l'effort des flots.
» On sait aussi que le grand golfe du volcan de Santorin a été plusieurs
fois depuis les temps historiques, le théâtrede pbénomènessemhlables,qui
y <Hit donné suocessivement lieu à la formation de plusieurs petites iles
encore exlMuMM «t dont k nafastnee • été aooomfMgnée d*érapliom et
de phénomènes semblables.
■ Un phénomène qui me paraît beaucoup plus intéressant pour la géo-
logie que celui de la formation de ces iles par suite d'éruptions volcaniques
et l'eoeumuUitkm ntooeaBiredet mttièrea ▼wuies per •wntèwt' som^
marins, se passe depuis environ un demi-aiède tu niliett dn golfs de ce
volcan célèbre; c'est l'exhaussement progressif et sans secousses volcanique»
sensibles d'uu écueil formé de roches solides, que l'observation m'a porté
i regarder comme des obsidiennes trachytiques.
a Dans les premières années de la République, à l'époque où Olivier
visitait Satitorin , les pèchoms de l'île assuraient que le fond de la mer
s'était considérablement élevé depuis peu entre la petite île Katmeni et le
port deHiin. En effet la sonde ne donnait alors que 1 5 à so brane», là «à
tUtrefois elle pouvait» peine atteindre le fond.
' • Lorsqu'on 1829, M. le colonel Bory de Saint- Vincent et moi nous
visitimes cette Ile, non-seulement nom. constatâmes l'exactitude du tait
signalé par Olivier, maianmtt reeomiàMMs de plus par difiifarettliiondages
que le aol en ce point indiqué n'avait pas cessé de s'élever, et qnll n'était
plus qu'à 4 î brasses de la surface.
» En i83o, ayant eu occasion de retourner à Santonn avec M. l'amiral
de Lalande, nous fîmes de nombreux sondages qui eurent pour résultat de
noua fiûnraeonnatlrekiimne et l'étendue dil banc derocber, qui dans
l'intervalle d'à peine une année, s'était encore élevé d'une demi-bnuee;»
76..
banc «fait alors 800 mitres de Tett à Touesl^t 5oo du nord au sud. Le fond
augmentait graduellement au nord et à l'ouest depuis 4 jusqu'à 39 brasses,
taudis qu'à l'est et au sud cette augmentation allait jusqu'à 45 brasses;
après oetle limite la aonde n'indiquait ploa toat autour qaHin tr&a grand
fend.
» M. l'amiral de I>alande vient de m'informer que depuis i83o il est
retourné deux fois à Santorin , où il s'est assuré que Técueil avait continué
de s'élever et qu*i] ne présentait plus en septnnlkM i835, époque de sa
d'hiti un récif soas-msrin dont les bricks ne'peurent plus s'approcher sans
danger. Si cet éeueit contiovic à s'élever d'une quantité proportionnelle, on
peut calculer qu'il donnera vers id^o, naissance à une nouvelle il«i. »
enni. iVoD» mr une nouvelle espèce ctamide {rhjdr<h^enMimide\i
par M. Al u. Lacrkint.
« Daw un Méokoire présenté dernièreineat à l'Académie, sur iwe théorie
des coubUnisons organiques, j'ai étaUi, dit tTMlliimi; d'japvi».dM..W9
peiticttliiraa, kpraposition suiiante, qui n'était eB«Ofe«ppiqr^ su nniam
exemple certain : Lorsque rhydrogène entre dans une ctmkimiwi^ mti»
AwyfliiiAs4we6 U/orme un hjdracide ou une l^jfdcubaie.
■ »L1ijdi«n«dn ohinamyle seul, jusque abrs» se pistait à CMlnnii^^
#air»BMâi4*ww Baanière doutaie; wr il en wmhfat indiiFéwwenil wec
les acides et, parmi les base<i , avec l'ammoniaque seule.
» Depuis, j'ai essayé de combiner cet alcali, en diasolutiqo dans.i'Ëau,
avec rbydnnt d» faeiaoîle , et j'ai oktam » au bout d*m fBpit.dci çontact ,
"Hi^ll^^^ 4l^db^^ttkil|^|I^B^ Ï^I^3^)IéJ^^^^^ l^B^^ï^ï^^^^l^^ ^J^^^^^ ^ ^H^^^ 9i f ^^ï^^^^^ï^^ ^ ^J^fc^^^^ ■ l3i|}o^lQiA
PitlMBf^ crUtallisée en octièdres à base rectangulaire. Lorsqu'on traitées»
cristsu« par les acides ou par les bases» il se ibrrae de rammoniaque et de
l'hydrurede benzoïle. Je crus donc que ce corp» était de rhjidrel>enaioate
d'awwwmistwftt mais .l'annlyse ni'»dttDDé«ie cowpwitiwi ià It^mU» féiÊ»
loin de n'attendre, compoMtifMl.qpd* je crois, est unique «»dl*ime, et
qui» cependant, n'eu conersse pta. «Mtea.d'nM mmhe ptrlifwUèlttxln
proposition que j'ai établie.
♦
» Ces cristaux se représentent, par la fonnule suivante, G"H'°Az^,
c^es»è«dîre par de Hydrohenionte dfanmioBisqMe^ motn» dé l'hydrogène
et de Poxigène dans les proportions néeeaaaires pour former de l'eau. Cest
à eette combinaison que je donne le nom d'hydrobeMMOide. CeMS fer»
mule est digne de remarque sous pltuieurs rapports.
i by Google
( 533 )
» 1». Elle ex(>lH}ue iacilenMat la préparation dec«t(eaisid«i$|Laatrao»&»r<r
iiMili»* en aHMiQOHiqDe et en bjrdrujre..
bftani I
»s* Cttt 1* pramière fois que rammoniaque liquide perd tout »on hydro-
gène pour former une amide ; réaction n'a januu* qu'avec les oza«
cides et l'ammoniaque anhydres. ' ' '
•3*. EUe Im»^ que, quoique l'hydrure de beoMile KO fwiae «e 4otn-
U»m aiiw r fr^fwrrkqrf* ionwcpn t4,.a n*«n jpue pf»moiiM.k r6te
d'un acide, puisqu'il peut, comme eux, former une amide.
• 4*. C'e»t la pcewicre fpia qu'un hydracide et l'aromoniaqiie donn«nli
4ttn»«nid«}.#t.«Mamia«ê4iea«ra probal)I«in«Ri.|m.)a.deniiijsre>,
. 5*. Snfii), Cftte.cofnincnitwwt est «Wïove dig^.dU^tt^itfipn ywr rab^etpaq
de l'osigène. » « ••".i: . . .
Mwnen. Xl^ermimàl/m à nmximt^-.-^ 4 l'«çca«|iMp d^ çpnrauniqa-
tions faites dana la: pnSc^ente séance sur les instruments construits par
M. Collardeau et par M. Walferdin, ^.Danger écrit que le « 1 5 octobre i8.i4
il a préeentié à la Socté^t^ d'Encourageatient un thermomètre à maxima ac-
compagné d'un ménaobee, et qpi'à b. séanoe MiÎTanii» il »adrané à ^ mésM
aofiété un mémoire dilaUléaur un tbennomètre à tige et à ampoule niohilea.
Ce dernier mémoire renfermait au«H des réflexions sur les moyens pro-
pres amurec FexacUtiuje des «ndica^ons tiournies par les tlxçrmomètrea
en fMi&.eldei d4laQ*fwl'*ii>|l«ida nonvmn thenneeaèlKe k In meviKe
» Lorsque je comment» à m'occupcr de ces recherches, poursuit M. Doit'
ger^W premier résulM, de.i^e» ^ un.in«tr|j\m«i^t e^ tqut sembia|^l«
à celui qui a été préaenté à l'Acadéode dlWlkli l^réoSdwte l^^o^i HMλ la
doubla aondnve rendant le» difficultéa presque iuaaiuMMablea, lorsqu'il
s'agit de rendre comparables plusieurs instruments de ce genre, j'imaginai de
remplacer cette double soudure par une an^poule parffutemeut rotljéei <:eia
m'a to^io^ra fourni d'exceUenfel téanltai». .Tont^iia, rU|y|trviin«ni étant
MBUtottit de «ati»jQ«niièi»,;a M* Mnoonp de t«mp» povfr Vmw,.siff
ce qui m^nauggéré ridé« de ranbe mobUjB bi-l^t^ e|(df) jifiicir par.Jjà/tbi-
( 534 )
temps: je sais qu'alors il faut jauger la quantité mercure sorti, mais
cela est très facile et demande dix foi» moins de temp» que l'amorçage
de tiges et ampoules aoudéM. Aimi donc ce que je rédtaiecoBainie m*ap-
partmant, «^«ttndée de deux tfaenDonètr* s a maxima: Fan à tige fixe et à
ampoule mobile, et l'autre tige et ampoule mobiles: ayant depuis bien
long-temps reconnu par expérieoce rinipossibilité de rendre comparables
des thermomètres a maxima dont l'ampoule ««t floudée» j'ai entièreiiient re-
noncé k ce système. »
rarsiQtn w otosa. — Sources thermales de Bagnères de Itsekon. .
M, N. Boutée adresse quelques détails sur les travaux entrepris à Luchoo
dans le bat' if obtenir de mouveHés souroea soUareiues pour aKflMirt«r laa
bains. I/es fouiUea fiirent odminencées au mois de décembre, et au lieu dé
creuser à ciel ouvert, on poussa des galeries horizontales dirigées perpen-
diculairement au flanc de la montagne, line première galerie avait à peine
six mètres de profendeor qu'elle fbàniltnit déjà une eau aboudaute et doat
la tienipéniturés'élevaiVii 8i*centigrade8.'lfai8oetieeau n'avait pas de di-
rection déterminée; clic jaillissait du toit des murs et du sol de la galerie,
et l'on n'avait encore rencontré que des terres argileuses et sableuses
« J'engageai, dit l'auteur de la lettre, à poursuivre la galerie jusqu%'la
rencontre de la rodië granitique d*oà; Fèau thermale jaillirait sans doute
franche, avec une direction déterminée et une température probablement
plus élevée... T.cs travaux furent donc repris et l'on a creusé toujours bon-
2(ontalemeat jusqu'à i5 mètres de profondeur; mais l'abondance de la va-
peur d'eau sulfureuse dégagft par le sol, jointe a h température de 35*qoi ^
règne dans les travaux , et aux ébonlements qui deviennent de plda en pha
fréquents, ont forcé les ouvriers d'nbandonner la galerie sans avoir encore
atteint la roche vive du terrain primitif. Toutefois l'eau est maintenant
beaucoup plus abondante; elle ferme comme un petit ruisseau qui ddpotb
une grande quantité de matière gélatineuse verditre (barégine), mais la
température est restée la même, 5r, et c'est encore de tous lea points
qu'elle s'échappe sans aucune régularité. '•
» Encouragé par un tel succès, on a fait percer une seconde galerie en
ihtëdea bains Rfdhard. K iM. mèrrea de profondeur, ette a fourni d« feau
pour 80 bains par jour. Sa température est de 36*.
1) Une troisième fouille a été feite en face îles réservoirs de la Reine; à
9 meti'es de profondeur horizontale, on a obtenu une eau très abondante
^'marque 45* au'tbermoinètre. ' ' •
L.kj(. si-^ 1 y Google
(«5).
..» Ejufin dt.nowreUes galeries sont mainiermat ouvertes sur tous le»
points qui correspoiif'ent aux divers réservoirs qu'il s'apil Je remplir par
de nouvelles sources pour affecter les sources ancieiuies à,un>établisMaieot
npuveai^, et parttmt r««u,.App»ralt«|ins qucr lcs MUfm ittaiauMR.épHNi-
VMitMMnne «Itération, aucune diminution. Les anciennes sourcts de Itt-
chon pouvaient fournir à 4^0 baius environ et 300 floiicbw.on a4-^*''***<
les nouvelles découvertes ont déjà triplé ce produit. . ^•
» La montagne d'où jaillissent les eaux de Lucbon est granitique à sa base
et formée dana ttute «a partie «upéricare de gneias et de micaacbistea
aaaez facilement altérables. Dans toutes les fouilles, on a eu à traverser :
> I*. Un amas bréchiforme de débris éboulés et alluvionnaires qui
régne généralement sur les flancs et au pied de toutes les montagnes ;
■ a*. Un dépôt sableux ocracé très dur;
» 3*. Enfin une niasse argileuse bleue, tendre, parsemée de taches
vertes et jaunâtres, dans laquelle naissent les eaux et qui parait être très
puissante. L'eau s'échappe de toutes les fissures de cette niasse argileuse
qui paralt.cn to« imprégnée. >
La lettre de M. Boubée contient en outre qvielques détails sur les va-
riations qu'on a observées àLuchon dans le volume^et le- degré decfaalenr
des eaux thermales. . . ' .
« CertaîBeB aonreaa, dit-il, augmentent eonaîdéraUànent de volume
après les Umguea et grandea pluiea, et leur température eiibit alors un
abaissement de plusieurs degrés. En 1 835 , après les pluies du mois de juin,
l'eau de la Reine, dont la température ordinaire est de 5i*, 4^ descendit
tout à foup à 3S*, devint si abondante qu'elle débordait et ne pouvait
contenir dus les tayamt dea bains. Parmi les cinq antrm suoroes, trois
aenlement éprouvèrent en même temps des variations analogueay mais
beaucoup moins marquées; les autres restèrent invariables.
• Déjà M. Fontan avait été conduit par les résultats de l'analyse des eaux
provenant de diveraes aouroea de Lachon, 1 penser que lea difiRhpences
qu'elles présentent dans leur température ou la proportion relativede leurs
éléments tient uniquement à ce qu'elles se mêlent avant leur sortie à un»-
quantité plus ou moins grande d'eau pluviale. M. fioubée suppose
que toute l'eau qui iropr^e le naaiif argileux dans lequel on a pooaaé lea
fouilles, sort par une isaoe imique de la rodie primitive que recouvre la
naaae argileuse.*
M. M/gror» deLamanne, annonce renvoi d'un eaemplaire de la seconde
( 556 )
éditiMi de aoBUmrrage sttrte Cathétirisme tt sur Us àffecHons de VtUètré^
et dmMiMie qu'elie «oit substituée à la prenijére qu^l âvait présentée poar
le concoure aux prix de médecine fondés par M. de Montyon.
M. Mayor annonce qae cette seconde édition ne diffère de ta -première
que par l'addiftioa de quelques observations noiiTeUes,par des édsrhxisse-
ments relatilii aux passages qui avaient pu paraître obscurs, ét enffin par la
réfutation des principales objections présentées contre vi doctrine.
(Commission Montyon.) ,
M. de Finœm adresse de notrreHes réflexions sur les moirrlsmeiyts re>
lati£id« b lone et de la terre.
M. Fincent, professeur de mathématiques au Collège Royal de Saint-
Louis, écrit pour déclarer qu'il est complètement étranger à la communi»
cation faite à l'Académie dans la dernière séance par une personne qui
porte le même nom que lui (l'auteur de la lettre précédente).
M. Schertt adresse un Supplément manuscrit à la Note imprimée qu'il
avait déjà envoyée, sous ce titre : Neit$vtau systèmt de communication par
BaiU ou Tabiêi de suspension.
M. Ferdeil adresse uo paquet cacheté : l'Académie en accepte le dépôt.
La séance est levée à 5 heures. F.
( 537 )
L'Acadrâùe a veça dans celte aéuioe les ouvrages doat voio les titres-:
Omptes rmdÊU hAdomadtUns daf séanett de Vjieaàimit des Scient/
i85G, a* ai, în-4'-
Journal (te FÊcolc Polytechnique , publié par h Conseli ttlnstmction
de cet étabUssementi tome 1 5 , iii-4*.
Recherches anaiomiques et jthjrsiolof^ique* sur twgane de V(kSie etsur
tAuditkn dans f homme et les animaux vartéMss par M.- JbmGHBT; a* édi-
tion, Paris, i856, in-8".
f^oyage dans l'jimér^ue méridioiuUei par M. Â. o'Okbiciik ; i a* livraison,
iu-4«.
Veiyage dans FIndef par H. V. JacQuamirr ; 8^ Ihmison ,
Philosophie médicale. Examen de f ouvrage de M* Ldut intitulé : Qufes^
ce que la Phrénologie ? par M. Valleix ; in-8*.
Quelques Matériaux pour servir à l'histoire des Pilaires et des Htivngles;
parM. Laum; Paris» tSSS» iii-8*.
Traité de Chirurgie , par M. J. Cbiuos; tnubdt de tsdiemand par
M. J.-B. Piol; 3" et 5' livraison, in-S".
Histoire naturelle et Iconographie des Insectes coléoptères, par MM. Cu-
TBuiaii et Gobt; & lirraisoii) ûhS".
Cours nomuil de Philosophie positive y premiite partie : Physique phib'
sOplUquede V Homme; par M. le colonel Rauooubt; Paris, i834, in-8".
Société de la Philosophie positive et pratique. Distribution des Prix,
année t8S5, bot le même,' Paris, 18S4 > in^.
Traité dÉducation positive. Premier Cours philosophique pratique de
la petite Industrie; par le même, première partie; Paris, i85i , in-8*.
L'Éducation positive, ou l'Art ignoré d être heureuse / par le mémet i85^
iùmueletÊducaUesspoàtitfe, imUspeneable à teeit le monde fptw kmtmei
Paris, i855, in- 16.
Association pour la Propagation de la Morale universelle. Ouverture du
■Cours ttEdueâtion positive s par le même y in-8**
ecHni>e#>
/Nwlo^&GiovmDimjlUime, i85S» iii-8*.
( 538 )
Bulletin de la Société fiéoloeiaue dP Fr^,, . .
et tome 7. feuilles 8- .of i„-8« ' ^' '^^"'"^ ^«-^3,
.////^«/e. /r. 5oc/>-/e Rojale d Horticulture de Pnr.. .
livraison, in-8». ""'"^^ ^« i^inj/ lome i3, io5'
•^'^"ff'"^ f'ebdomadaire des ProErès dos 'sri^^^. -j- .
Gazette médicale de P^r^.T^, '-«^
Gazette des Hôpitaux; n" 47 , 65 et 64.
Journal de Santé; n* 144.
Écho du Monde savant, w 31.
I^' Educateur, JounuU; mars et avril i835.
J
COMPTE RENDU
• • • • ^ .
DES SfiANGES
DE lùACADÈSm DES SCIENCES.
SÈUXŒ OD UINDI 6 JDIir ISStt.
ViCB>PBftll]lBIICB DB K. MàDMtattB.
MÉiioiBBBi BT eomMumcàTwm
BB MBinifcis sr ms constsnsùixea se VAtusiMiE.',
L'Académie Toit, arec 1« plu* rif intérêt, M. Teuier, dont la santé aTait
M6 ahét^B, vanlr lapNudn m nâisâ dVDo ta plaoe accoutumée.
Nous croyons devoir imprimer ici la note même par laquelle notra
nérable confrère annonce à l'Acaclémie le rétablissement de sa santé.
« Graigaant^^ue ma feible voix ne pms&e être entendue, je prie M. le Pré>
»aid«it fl"^*!* li hralé 4a lin « «IM nom le peu de mots qui suivent :
•rai été imtonaé delà fatt que rAfaifanh a hirp fwria prendre è la
» maladie que j'ai éprouvée et dont, grâces aux soins de deux d« JK» col-
» lègues, me voilà guéri. Je m'empresse de venir à cette séance pour lui
stémoi^er toute ma reconnaissance de son intérêt, au4|uel j'ai été très
• iaanUe. Il j tmaintanant pvàa «fis 4B aot que j'ai J« Mmut^ lui ap.
» ywnaair. Je m fméimk ivvvmm -'riir friMbrr »
C.B.I836. t-SmmUn.
78
î, >
oniQVE. — Sur une nouvelle relation physique entre les éléments des corps
naturels et les affections propres des différents rayons simples; d'où
résulte une nouvelle condition à satisfaire dans la constitution théorique
du principe lumineux ; par M. Biot.
«En étudiant les déviations que les plans de polarisation des rayent lutui-
ueux subissent lorsqu'ils traversent le cristal de roche dans le sens de son
axe de double réfraction , j'avais trouvé autrefois que, pour les rayons de
réfrangibilités diverses , ces déviations, à épaisseurs égales sont sensible-
ment réciproques aux carrés des longueurs de leurs accès ou de leurs on-
dulations dans le système des ondes (i). Lorsque, plus tard, je vins à dé-
couvrir que des déviatious analogues étaient opérées, par d'autres corps
solides et non cristallisés, ou Uuides, ou même gazeux, la roème relation
parut encore s'y appliquer aussi exactement qu'on en pouvait juger par
les expériences immédiates. Car les teintes des images observées dans di-
vers azimulhs semblaient identiques à celle que le cristal de rocbe produi-
sait; tellement que les influences de ce genre paraissaient se compenser
exactement par leur opposition lorsqu'on les faisait agir successivement
sur tous les éléments d'un rayon blanc polarisé en un seul sens; à quoi
l'on parvenait , soit en plaçant les plaques à déviations contraires les unes
derrière les autres avec des épaisseurs Inverses de ces déviations, soit en
mêlant des fluides à rotations contraires dans des proportions pondérables
(i) " Frctnel avait établi celte relation daiit ua incuu>lrfl «p^ial.qni e<t malheureup-
lemettt perdu. On n'en connaît que le« seuls nombres qu'il atalt obtenus pour l'essence
de térébenthine, et que j'ai rapportés, d'après lui, i la fia de mon mémoire sur ce«
nouveaux phénomènes, imprimé dans le tome II de la collection de l'Académie. Je suis
certain toutefois qtte ce travail a existé dans un éut complet de rédaction ; car les
nombres de Fresnel que j'ai publiés sont tirés de deux feuilles écrites de sa main et que
je possède encore ; la première desquelles porte pour titre : • Note extraite du mémoire
sur les couleurs que la polariMlioo déTelop{>e dans les fluides komogènea > ; après
quoi on lit : a Rotation des sept principales espèces d« rayons dans l'esseocc de lére-
benthine, déduite de la compensation opérée avec une lame de sulfate de chaux » ;
puis viennent les nombres que j'ai publiés. La seconde feuille était destinée à me donner
une idée exacte de la conception par laquelle Fresnel représentait l'existence de ces
phénomènes dans les groupes moléculaires libres à l'éUt de fluidité ; et je l'ai en effet
exposée d'après ce document dans mon mémoire. Mais comme on doit naturellement
mettre de l'intcrôt i la voir présentée dans ses propres Urraes , j'insère celte seconde
feuille de Fresnel à la suite de la présente dissertation ; et on l'appréciera sans doute
d'autant plus qu'elle parait tirée du mémoire même qai est perdu aujourd'hui. ■
Diqitizc
( "^'f' )
inverses de leurs pouvoirs isolés. FresiM'l .'ivait lié cette relation à ses idées
•ur la lumière poltrisée ; il était parvenu à l'imiter par des réflexions inté-
riMHC» oçMmtmiImM de'oértatnes oondf lions de racoenton mr des tôt'
laces diaphanes Bon cristalNsMl; et il avait même ima^né □ne ooitoUUi*
tien de groupes moléculaires qui devait la reproduire pour les corps
fluides, de sorte que les valeurs des déviations qu'il en déduisait pour les
dtfliSreiitonjKiM dMplw dnu l'essenoe 4e térébenthine, par exemple, s*Mi>
contskBt' trée' ■miibteinent avec celles que Texpérienoe m'avait données.
Ainsi, jusque-là . on pouvait, et l'on devait ro^me, considérer cette loi de
rotation comme iuliérente à la nature de la lumière , ce qui devait la rendre
eoesBiMM à tboa les corps doués de ce genre dNietion.
• J'avais toujours conservé quelque doute sur la rigueur complète de cette
identité. diversité des déviations des rayons simples dans chaque subs-
tance douée de ce genre «}e pouvoir, me semblait offrir la plus grande ana-
lopetrae Itdiiwsîléde-ttararifiteikMa qui, bien que de même sens
dûs tous les corps non criatslliiis jnaqo'à présent rannns, y suivent 'ce-
pendant des lois de dispersion différentes. Maïs l'observation la plusatten*
tive des teintes produites avec la lumière polarisée par les difiérentes
subetanoes incolores douées du pouvoir rotatoire, ne m'aTsitpas permis
d^ McaMMltK des disirimililudes assea «ensiMes pour affirmer qo^tf ëo
«sistAL
» Enfin les solutions d'acide tartrique vinrent m'offrir des rapports de
notation absolument diflérents de tout ce que les autres substances préaen-
trient; nt nnno iiudMmse s|ifaiililfi . m dfmélinl li préinnrn Htirn nii rnm
binée du «ospe qni k possède, IbeUfia Issi Hwptoas ^e j'avais depois
long-temps conçus.
» Ayant à traiter en ce raom^t des pt)énomèoes rotatoires dans mon
cours de physique npthénMliqtie«a'Colléga4e France , j'ai saisi celte «ir-
oonalance pour examiner denomwau cette question avec les moyens d*ob>
servation plus par£rits que je possède aujourd'hui; et je suis parvenu à
constater qu'en effet la loi deiaxotation des différents rayons simples n'est
pas abioluiiieiit- identique .danB< les snbstanoss diverses; car, à l'idde d^Bn
pn«édé iiirtaim|iii) HMu jeiefciadéiwrer, on y >déentn«:dm difiérenem ap-
préciables, même dans des substances dont Ib compositioA pondérableolfire'
l'analogie la plus intime, sinon une complète identité.
a Ce procédé est semblable à celui que l'on emploie pour constater la
rtlfléniMni An fnrriM diyçiiwiordtnâiiinrdnsfnrpsi l?ins m ras, on nh
serve d'ifcHd. hof , fcw»> jdftiuj|B^ pobii nn eeiribdn ffjon défini dm.
76..
( 54a )
af^re\ après quai on en forme des prismes d'ouvertures diverses, iriTersee
de cette force; de sorte qu'eu les faisautagir succissiveuMait, mau eu sens
coutraire sur le rayon tjpe,. le» déviations qu il épcotme Micompowent
' nyjrturflrrT"» au—, on tàmmmnt à tMTMaAcwatènHt daai inÉiMfii—iiÉ
\m ohj<>t h^»"'' pWté T^"* food noir, otx voit toot tle suite que la cxxnpen-
sation ne s'opère pas en même temps pour les autres rayons du spectre,
car l'ima^ réfractée de l'objet l>ianc parait coloré^j et l'ordre de conlews
qu'eUe préMUtt est génértkpDflnt tvif di£Mml4e.aihil ^*«ra Mri» wé-
fiiMtiDa produirait.
s Do nièuie, dans les pbéuomcnes rotaloiret., il n'y a qu'i mesurer la dé-
viation absolue imprimée à uu uieiHe rayon tjpe par deux iicfuides taeo-
Lores à rotatiosa ooitfnunB; piMitraaHMtlftu» rayoa f^tuM-àtkm^èn
lltolilM à traiw» jdtftipaissettM âtê^ému bqmde», inveraes de ces fM-
yiVtfS. Si la loi de rotation des divers rayons simples y est id<«ntiqi><», ums
ks éiémeutsdu faisceau transmis, se tnwwerottt aimviMmtmeM rainenéaà
leur direction de polariaaticu» prMMtiive; An «Irim mwtffOÊÊÊaÊtiÊttmm»
MHfMMHft» COOMM il bmt tOujoUBi Faiîmltre dans les épreuves physi-
ques, le rayon trananis devra présenter exactement le» mêmes teintes
qu'il «Mûrirait dans l'épaisseur excédante de celle des deux substasces qui
doiiiiiMni*
» Tas opéré auiai sur dea me&ea* d* térébeMliina et de dtron distillées
lyii^dans les épaisseurs où je les observais étaient absolument incolores.
Puis, les ayant obsarvées d'abord séparément dam des tube» de longueur
connue, par un état du ciel qui se trauyait trop pea limhww peur n«
permettre d^empk^er un verre rouge, fai ccnmIu de k M «i^Mroebéfrdn
«SMtîeDS supposée eiMl^ique, pour compenser leur action sur le rayon
rouçe, il fallait les opposer l'une à l'autre dans des épaisseurs qui fussent
entre eU«s comme 5é d'easence de térébenthitie à 3o d'essence de citron ;
«e <|we)ofii»aoiienlwpttf|iiilw^tJMiiitirMÉwlw»i^ea«i ceedpal»-
tMpn reUtiTCS,«Nt an lâemMapiaiice lei nliaea rapporta de vohime, dan»
uo> tube unique; car ce genre d'action étant molécnisire, tant qw les
groupes atomiquee n'eiereeot pas les ans sur les autres de réaction chiroi-
qui aaodifie leur constitution. imémèatUtt^ f^ctVtelMMMnt poor la
lumière qui!» aoient mttée anBamH«<o« aépmâi.da— <*h> tdbea dMheiiii.
Cas dn» modes, d'opération s'accordèrent en etfei potir me montrer une
compensation très aipproebée, mais non pss complète, ni surtout générale
peur ibous les rayoaa. U/étaU vistUe qaa l'eascacede citroanloauBaiti mais
M peM çacèt ds mb Mttai fmAriaU dn» loditm uimndw «ki prinw
erfittlliié de (légère* mriÊÛÊm» de MÉitCi , qui, par leur gmceMion et leur
intensité relatives, n'arnient aucun rapport avec celles qu'une petite épais-
Mur quelconque dececie essence aurait pu produir(\ Pour constater maté*
rMlcn«iitkfdMiM«d»0>tte espèce de dispersion, jc formnmntn Mé*
hmge dans leqort je 6a daurifter exprès fenanoe de térébenthin*, prcwMit
yi parties de son volnnoe, au lieu de 58, pour 3o d'essence de citron. Alors
Teaicédant de l'actiofi devint assez fort du côté de l'essence de térébenthine
pour marquer sensiblaawiit k Veàl la diilififfvnoe des lois de déviation ; de
aw^'qjWiiiuiii jitf ITilHiili WtHwHHii; iMfciAUttriaaltnilea «nnriMiC
paru naturellement relies qu'une petite épaîmww' dP— aac» d» té>^>— Ai—
aurait (lu les produire par sa seule action.
» Le leudeimein, le ciels'étaat éclaira, j'ai pu observer les deux essences
i-ttifrmilU'ttÉiiltttlii 'eJiaidptff4»pwpliMM>dhn«ini,qpiyitda type
àÊÉ» cm apMHaaà^ Tai déternrîBé afaisi le rappart exact àm htm aqij
ppnsation que je trouvai être coitme 3o à 60,17 P*>'**' rayon rouge
transmis par le verre d^épreove, valeur bien peu diiférente de ceUe que
n'ndt donaée mon pienier enai, fMidé aur la auppontion de ndcMM
approdiée dea lois de roMiion dans les denz essences. Or, en réalisant ce
nouveau rapport avec beaucoup de soin , en présence de plusieurs obser-
vateurs habiles qui me font l'honneur d'assister à mes leçons, nous avons
en effet reconnu que la coropeasatioii de» déviations quoique très approchée
poor louabaraf osa n'était ocpendant, ni eon^lète ni génénle. Car d'a-
bord, quand la section principale du prisme crialallisé coïncidait avec le
plan de lu polarisation primitive, il se produisait une image extraordinaire
dTun bleu violacé, sombre, sensiblement exempt de rouge; et, en détour-
aant qtMdque peo |e ptiame de cetle poaitioo i dvoite on à gaudie, h tdnle
ds l'image vatiait d'une manière contraire relativement à la réfrangibilité^
toutes choses essentiellement différentes de celles qu'une seule des deux
essences aurait pu produire. Ces variations de teinte n'étaient sensibles que
pour de petits écarta du prinnecrifltelIii^eoBaM il convenait à un qri^
de refont ptilerit^ aniwDt det direelime très pea diilërentes; et en le
détournant un peu davantage, surtout vers Ul fMMlie dé robservtttttr ^
toute coloration des images disparaissait
> Je rapporte ici les éléments mêmes des observations que j'avais préala-
blement finies à travers le verra rooRe. pour montrer comment j'en déduis
le rapport de compensation des votâmes ; supposé toutefois que les deux
liquides mtiés n'exercent pea Fan sur Fautre de condensttioa ou de dila'
( 544 )
UHon sensible, du moins pendant le court espace de temps que l'on em-
ploie à mesurer leur volume total dans un même tube divisé. Si un tel
effet avait lieu, il fiiudrait opérer par des pesées. J'ai joint au taUasu Taii-
nmA de la tabite Mené tioûoée qui répond à k rotation du jaune ainipla
le crialal de roche, le sacre de cannes, et généralement dans toutes
les substances qui suivraient exactement le rapport inverse du carré des
ucces. i>aus ces substances, l'azimatti dont il s'agit t^t à la dévislion du
rayon ronge oobré par la praloridoid»:iMbma« «onHnn>3o à a||M«a^<|«|
permet de suppléer alors à Tobsenration du rouge simple, par l'observation
beaucoup plus facile du bleu violacé dont il s'agit, lequel est d'avUanl plus
aisément et exactement saisi&sable qu'il est immédiatenieut compris entre
une image blene et une image rouge dont l'opposition se snoa^ 4»m
l'intenralla de qnelqnes degrés. Or,iM»la.n|iport des azimutl» oorrespoïk-
dants n'est plus dans les deux essences; mais il s'écarle de cette valeur
en plus pour l'uue et pour l'autre eu moins; ce qui sans doute s'est trouvé
être une circonstance fiurorable pour rendre. pli|s manifeste l'inégalité dei^
dispersioBa qu'eues prodaisent par kwra. ■il<m|iiiWliliM^j)|(i MOÊm
da tuba
DITUTIOn
dn plan de paUriMtioD
da njfon nmg»,
otMnét:» .
oi rimift
extrtotxlinaira Mt
biaa T(«Ue«,
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à» I^uuila m
m «illlMètrat.
Télébenthioe.. .
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a Pour trouver le rapport de compensation d'après ces nombres relati-
vement au rayon transmb par le verre rouge, il faut d'abord caleder lea
déviations éprouvées par œ rayon à travers une épaiaiear d\uk millimètre
des denz snbatanoea} oe sera poor reaienoe de léiébentliine^
fSj^^, pour l'essence de citron. Ce dernier nombre étant plus grand que
l'autre, représentons par l'unité l'épaisseur d'essence de citron que i'on
sent employer, et aoit * VépéaÊim d'enenoe de térébenUdae qui oonipe»>
:(545)
sera h Héviation opérée aîoM SOT I0 njPOD ^pej k condition de oettecoin-
pensa tion sera éridemment * '
de là ail tir<; le rapport des ^MliMon
-prédiéineDt comme je l'ai annoncé plus haut.Par une coinddMioe'qui n'est
peut-éJre qiie fortuite, mais qui mérite d'être remarquée, ce rapport de
compensation présente une relation singulière mais inverse , avec celui des
condensations ttoniqaes dans les deux essences qai sont comme on sidt
composées de CailNHie et d'hydrogène en tuèioe proportion exactement,
mais avec une condensation d'éléments double dans l'essence de térében-
thine; car, selon les analjrses deM.DimiaS} la formule chimique de celle-ci
«M G^^, ttofis qiM «Ûe de ressenoe de dtron est 0*V'. Quelques s6ins
«Itérieiirs apportés'à In complète pnrificalion de ces deux corps, ou même
noz observations optiques, suffiraient peut-^tre ponr fldre disparaître la
petite fraction 0,009 ^^^^ rapport de compensation.
» La dissimilitude des lois de rotation soiTies par les différents rayons
simples dans les snfaetuices divenee ae trmmainsi certainement établie par
les expériences précédentes. Ottoiqu'èlle soit fort petite dans les dêox
essences que nous avons examinées , îïi notion certaine de son existence
est importante pour la théorie de la lumière. Car alors les rapports de dé*
▼iation des rayons simples entrer eux ne doivent plus résulter seulement
d'une propriété spéciale do principe lunrineax, comme on avait pu le eroirei
mais il faut y faire concourir l'action propre des groupes moléculaires pour
modifier diversement les déviations des rayons simples dans les différents
corps. II7 a donc id-une eonditièn apèdalB dépendante dee milieax que la
lumière ùHTerse et analogue à la dispersion dans la réfraction ordinaire.
H existe une spécialité du même genre dans les actions des lames minces
cristallisées sur la lumière qui a subi la polarisation. Car, lors de la première
amiysc expérimentale, qni Ait 'fiitta àt cm phénomènes, on lirdava, dans
pltisienrs substances, qaVs présentaient des ateraa^yes périodiques aensi»
blement proporliomieHes aux! longueurs des accès de Newton poiir les dif-
férents rayons simples; et le systèrije ondulatoire, rattachant ces alterna-
tives d'une manière aussi intime qu'mgéuieuse au principe des interférences,
lès sidniit inssi comme généralement proportionndies aux longueurs oor^
reppondaiOM des «odttbtioiMk Hine q» a ihpnW Mmmmtén inrhim qui
s'écartent complètement de cette uniformité de relation; de aerle que, deM
ce cas encore, la nature spéciale du milieu doit intervenir pour particula-
riser les effets éprouvés par les différents rayons lumineux. Il est utile de
signaler ces spédelitis délicates quand rexpérienœ les fidt apereeroir et
permet de les oonstater avec préebion. Car ce sont autant de conditions
caractéristiques auxquelles toute ronstitution supposée du principe lumi-
neux devra satis£sire pour devenir une vérité physic^ue; et ainsi leur con-
asiistaoe aoM ait péceiMdie pow lâevar nos oonei^iio^
ficile, au ruf 4» réalités.
a Voici maintenant la copie exacte de la feuille que Fresnfl aVviÛt ve>
mise, et dont je déposerai l'original dsns les archive* d» CAoaidéBÎe.*
mm 1» nssan.
« Il est évident qu'il &ut chercher dans la constifAtien iedividueUe dt
ce» particules la cause des phénomène* de coloration auxquels elle*
donnent naissance, puisqu'ib sont indépendants de leur arrangemeot,
•t qn*maénie teaps. Us dépendant tattaowitde Wnr{»rme, que^ sninwt
la nature du fluide, la lumière tourne de droite 4 gauche, ou de gaudie
à droite, selon l'expression de M. Biot, qui cet TéMiiflé le pins
simple des apparences du phénomène.
s Je suppose que ces particules sont constituées de UMinièreà imprimer
aux ondes luonneuses qui l«s trwrefsent, la* niéma* nn^iAaMioni qm
l'appareil dont je viens de parler , c'est-à-dire que la lumière éprouve la
double réfraction dans l'intérieur de chaque particule , et qu'elle est
"Codifiée en outre à son entrée et à sa sortie , comme elle le serait par
la douUe réflexion complète.
» Dans la suite du mémoire qne j*ai l1»onneur de soumettra à l'iodémie,
je fais voir d'abord que les rayons qui ont éprouvé une certaine réfrac-
tion dans une particule ainsi constituée , doivent subir la mên^e réiraction
dans toutes les particnles s<ipli|aUes qu'ily. traveniMI snoomsiMPienf ,
quels que soient les azimnths de leurs "rltm* (primppaitf Ainsi Vkfm
pothèse que j'ai adoptée peut expliquer (ce qui au premier abord parais-
sait difficile à concevoir) comment il se fait que la double réfraction
«nercée par des particules aussi irrégulièrement arrangées, m dévelpppe
que deux sysiénes d^ondea hwipneiiMS dus le flnido. EUe éfa-
leraent raison de fons les autre? phéi|pnénes que je viens de décrire, et
conduit enfin k une formule extrêmement sknpie , dwit on déduit jeuné-
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( 547 )
fliatenent la loi obwrvée par M. Biot^ «avoir que Tangle dont il faut
tourner le rliomboîde de spath calcaire pour finre disparaître une mène
espère de rayons de l'image extraordinaire cat proportioiuicl k Ja loo^eur
du chemin parcouru dans le fluide.
» Je ne préaenie néamioins wne hyjpùûtàui qna oonve un point de
vue théorique, aooa lequel on peut enviiager la aoUvatioa dei fluidet
homog(>ne5, pour la lutlMher'aux mémaa prindpaaqu* celle <ke lame»
cristallisées. »
M. Dumast i reooaaion de la note de M. Biot, oomuniqae les rt-
flexions suivantes :
« L'analyse de l'essence de térébenthine et celle de l'csaence de dtron
donnent les mènes résultau, savoir :
CariMiie 88,9
Ujin^but, 11,1
ce qui correspond à lo atomea decailione pour 8 atomes dlqrdrafène.
• Ces deux corps, par un accident tout-à-fait particulier et qu'on regar-
dera comme heureux, possèdent la même densité à l'état liquide à fort peu
prés. Ainsi, quand un en prend des volumes égaux, on emploie des quan-
tités d'atomes de carbone ou d'hydrogène qui sont égales dans les deuxcaa.
• Ibis, si Ton compare ces deux essencei dans leurs rapports avec les
acides, on voit qt»» l'équivalent de l'essence de téréhentliine C^'H** pèse
deux fuis plus que l'équivalent de l'essence de citron C*"!!'', ce qui
revient à dire» vu l'égalité de densité des deux corps à l'état liquide, que
pour avoir de* équivalents égaux de ces deux corps, il faut prendre un
volume d'essence fie citron et deux volumes d'essence de térébenthine, à
très peu près, comme M. Biut vient de le trouver. D'uù l'on peut être con-
duit à penser, sans rien forcer, qu'un «topie d'essence de térébenthine
exerce une action sur la lumière prédiément égale mais inverse à celle
qui est produite par un atome d'essence de citron.
p Ce fait qiii rattiicherait de la manière la plus étroite, les expériences
deM.Biotanx recherches par lesquelles les chunistes détemnnent les équi-
valents, me semble de la{>lus hante importance et je ne crains pas d'insister
nvement auprès de notre confrère, pour qu'il emploie tOOS seasoinsh
constater la certitude et la généralité de cette relation. »
C.B.I8», i*'«MMt(r«. 79
( 548 )
« Bo faiMnt qttckfoe» recherches sur la foratatioa et sur les propriété*
de l'acide gallique, j'ai Hé assez heureux pour trouver plusieurs modi-
fioalioiis bieu raoBAnjuable» de ce singulier acitk; et, désirant ea quelque
totf»pMidNudtl», je vioM praifitoilWMal pténuter à l'Acadènie Ict
. principaux ré&uluiAs qmj'alobtamu, et je luepn^pose de lui comainniqueg
plus tard un iiit'inoire assez étendu qui portera le titre de Faùs pour mt-
vir à l'histoire de l'acide gallique.
m Le premier produit sur lequel j'appellend Tattention de TAcadémie, est
oehai i|ui résulte de la néitlwi d* Tacide suUurique «paoenti'é sur Tackle
gallique. Je m'étais aperçu qu'en distillant brusquement cet acide, on
obtenait une matière colorée en rouge jaune qui accompagnait l'acide
pyrogallique, mais qu'on en peut fiusileineiit Bépinreran moyea de l'eau,
en raison de son inaolobilité dans oe vâifcole. Il'ne se produit ainsi qu'one
tris petite quantité de cette matière, et ce ne serait qu'en sacrifiant de
grandes masses d'acide gallK{ue, qu'on poiu-rait en obtenir assez pour
l'exaunuer. Cependant, j'ai pu avec la très petite quantité que j'en ai re-
cueilliepnrwaKqwm, eonslater quelques propriétés qui m'ont para se rap-
prodier aasea de celles qui appartiennent à l'acide ellagic^ue; or on sait,
I riprès les expériences de M. Peloiue, que l'acide gallique n'en iliffére que
par uu atome dleau. Il s'agissait doue j pour reproduire la matière colorée,
ai «etta était sa natore, d'obtenir «atle modifies tion d'une manière plus
eAeaoe, et j'ai eru que l'acide suUurique m'en fournirait les moyens en
raison de sa grande avidité pour l'eau. Il était cependant bien à craindre
qu'un agent aussi énergique n'occasionât la destruction totale d'un corps
qui cède si prum^itement à de bien moindres influeuces; mai» cette crainte
mime.me- fit apporter le» plus frands nénagements dans cette réaction. Je
fis donc un méilange de lo grammes d'acide gallique et 5o grammes d'acide
suliurique concentré; ce mélange d'abord assez liquide, prit bientôt la con-
sistance d'une bouillie claire qu'on eut quelque peine à inti oduirc dans un
matna. le chanflu d'altord tiès cbocement, et dés les premières imprea>
siens de la chaleur le magma devint moins consistant et il acquit de la
transparence; c'est-à-dire que l'acide gallique fut entièrement dissous et
sans que le liquide se colorât sensiblement En continuant de cbaufier,
mais toujours avec les plus grandes précautions, je vis la liqueur prendre
une tainla fimve, poi^ ro*4s ai à fitttir de là^ pasMr par tontm les nuances
jusqu'au plus beau ronge fancédw «annw,t laliq^ide «mit en même temps '
( 549 )
acquis de h viscosité. Arrivé à ce point, If tiiennoinétre marquait i4o*,
et quelques traces d'acide suliiireux se manifestaient, le ne voulus pas
|MaiMrpl«iIofii,etaprèanfraiMtBMMmt^j« déblai poaae mélange
Am de t>BMfitiide;*nae produisît an abondant précipité d'im beau rooge^
brun partie floconnetix , partie g^renn et cristallin. Je séparai ces deux pro-
duits l'un de l'autre par simple lérigation, et cbacun d''eux fut recueilli sur
wfiltreàiMrt «tiavé jusqu'à aonttraetion totale de faeide aotlariqtie. <ja
partie la plas^gvenae se composait de petilB«rlalBiix brfttanlatiuiliiea la¥és
ne retiennent aucune trace d'acide snlfurique. Leur ronlcur est le ronge-
brun assez éclatant du beau kermès : leur poids total excède toujours la
moitié de l'acide employé et peut aller joscju'aux j, si Topération a eu un
plein siieoèe. Ohanflils dans ime<tttv«4 ra0*-lb dimimieiit de io,5 poar t oo
de leur poids, et leur couleur devient terne. Chauffés à feu nu, ces cris-
taux se décomposent ilifficilement, ils finissent cependant par se char-
bonner et se recouvrir de petits cristaux prismatiques d'un beau ruuge
Matant de «inabre. Analysés par Toxide de cuivre, on arrive i h fer*
mnle CIVO*, e'estè-dire à IWde ellagique , ou si Ton veut à Vacide gal-
lique moins nn atome d'eau , en admettant que cette formule représente u»
atonie de ce nouveau produit On y retrouve en effet toute Tinsulubilité
dont jouit l^wide etiagiqae , car Teaa bouilhnle n^en fimoot que tsItô ^
son poids. La ehalear exerce aussi une action semblable sur cfascon de
ces deux produits, mais il y a une différence essentielle dans la manière
dont se comportent les alcalis: on sait par exemple que la potasse en excès
tient momentanément l'acide ellagique en dissolution, et qifà mesure que
l'excès d*alca1i se combine avec fadde carbonique deTafar , fl se dépose des
petites paillettes d'ellagate de potasse pt-u sohible; rien de semblable n*a
lieu avec l'acide rouge. Cependant il se dissout également, fait disparaître
Ja saveur alcaline, mais ce n'est qu'au Ixiut d'un très loog temps qu'on
voit apparaître des erislanx colorés qni sont très soliiMcs;-ils mVmt pani
être une combinaison de iWda rouge trecla potasse. lia couleur surtont
établit entre ces deux produits une grande distinction. J'ai tenté inutile-
ment en traitant l'acide ellagique par l'acide sulfurique de lui donner la
ocmleor rouge; il a parfidtement résisté, car, après avoir auM une tem-
pérature de lécP en contact avec cet agent, il a repria son état primitif
en le précipitant au moyen de l'eau. II existe donc entre ces deux corps
d'une mime composition dùmique, <ies points de similitude et de diiïé-
reoce,'et ce n'est pas le premier exemple. de ce genre.
» Désirant voir jusqoi quel point çêê adde ronge possédait les pro-
79"
< 55o )
priétés de» aaatiëreft cobraotet, j'«9.aifcitlMNti]UrM«C mo» toile noti^ip^
eéeeo fer et elwniBe, et j'ai obtenu, quoique avec moins d'Matv à péa
près les mêmes nuances qu'avec la garance; c'est-à-dire que les mordants
ferrugineux mis a différents degrés, ont fourni toutes les nuances depuis
le violet clair jusqu'au noir foncé, et les mordants alumineux toutes les
nuances de rouge. Gette teinture résiste asses bien au savon bouillant, mais
elle est &ciiement détruite par le chlore.. Ce résultat curieux peut foire
concevoir jusqu'à un certain point comment la noix de galle intervient
dans les teintures en rouge turc, parce qu'il est possible que cet acide
rouge y préexiste: et en eflêt, M. Chevreul a d^ls long-temps^t men-
.tion d'une matière colorante rouge comme frisant partie des prindpes
constituants de la noix de galle ; ou bien cet acide se formerait pendant
l'acte même de la teinture : ce qu'il y a de ccrtaui, c'est que l'engallage
donne plus de corps à la teinture en rouge turc, et que jusqu'à présent on
n'en a donné auenne raison plausible.
» Un £itt sur lequel je crois devoir insister, parce qu'il m'a paru bien
remarquable, c'est que l'acide sulfurique chauffé à l'Jo ou i4o% enlevé un
atome d'eau de composition à l'acide gallique et qu'il ne lui enlève pas son
eau decristalKsation oo du moins qu'il la lui laisse reprendre pour se soli-
difier. On ne peut pas supposer que ce soit l'eau employée aux lavages
qui hydrate cet acide, car ses cristaux se forment au milieu de l'acide sul-
filrique concentré; et d'ailleurs, pour m'en assurer, j'ai pris la précaution
de lies séparer de l'acide an moyen de l'aloool anhydre, et après dessiccation
k l'air libre, ils ont perdu comme les autres, dix pour cent environ de leur
poids, en les chauffant à loo*. Il me semble que si le fait est bien observé
il milite singulièrement en faveur d'une opinion que j'ai déj.à plusieurs fois
émise, savoir : que ce qu'on appelle souvent eau de composition dans les
corps n'y est contenn que par sea éléments et non k l'état d'eau, autrement
il faudrait admettre dans ce caMi que la portion d'eau qui entre dans la
composition intime de l'acide galUqoe y tient moins que oslle qui n'en lait
pas partie essentielle (i).
a Une autre réaction qui me parait également mériter l'attention dca
chimistes, c'est odie qu'exerce l'ammoniaque sur l'adde gatBqoe. On sait
(i) Plus 1rs olis,>rvatioiu se multiplisat, «t plu on reconnaît que, dans uno foule de
circonsunces differeutea , il y a fomuiieB M nproduction d'eau tous telle oa uUe
inflaencc, «t Vm lairs, j« l'optie, psr nmeMllra qas csMs lei sitfMnli, «c asn,
coiuiieoiilep>éteiid,i«ti«ittteàcmaiH gmeps» dt ceifi.
Digitized by Go^^e
( 55i )
que cette base, ainsi que la potasse et la soude, ne peuvent demeurer en
combinaison avec cet acide que suus la couditioo expres&e de la privation
te eoBiMide l'oxigèae; autrement, comme l'a ééwttmtté IfwfihevVeul, il y
■ Mntkm qui varie avec la prapovtîon relative de ces «orpa. J*aî dit, en
pfirlnnf de la singulière transformation de l'orcine en matière colorante,
•«ous l'influence de l'ammoniaque, de l'oxigéne et de l'eau, qu'une méta-
morphose analogue s'opérait dails las- mêmes circonstances, avec l'acide
gdUque , et qne là anasi il y avait destruction sans relow de la* matière,
et production d'un nouveau composé coloré <lont l'azote faisait partie. Il
en résulte que les galintes solublos n'ont qu'une existence éphémère, et
qui ne permet pas d'en constater les propriétés : aussi sont-ils les moins
connu» de Un» les sais. J'ai trouvé cependant que si sous certaines con-
ditions, on met ces deux corps en «onlact à l'état anhydre, il y a com-
binaison réelle et formation d'un sel persistant qui peut être dissous dans
l'eau chaude ou froide sans inconvénient, y rester en solution, du moins
pour im tempa aatcalong, se criataUiseï^ retenir de l*eau de criatallisaticm ,
•tn>*^rouver aucune allénitiOD- sensible au contact de l'air. Mais le bigal-
late est seul dans ce cas, et si l'on fait absorber à l'acide galiique anhydre
autant de gaa ammoniac sec qu'il en peut prendre , on obtient toujours un
gallate basique, quand bien même oh diaasesait par un aéjonr très pro-
kmfèdans le vMe« tonte ramnoniaqne absorbée par porosité, etil nesnflte
même pas de saturer l'excès de base pour obtenir un sel stable; il faut
de toute nécessité doubler la proportion d'acide, c'est-à dire former im
bigallate. Si au lieu de prendre de l'acide anhydre, on se sert d'acide
cristallisé, il se manifeste, comme dan» le caa précédent, nne assea forte
élévation de température, et de plus, il y a expulsion do l'eau de crî^
tallisation; et comme celle-ci, à mesure qu'elle se dégage, s'imprègne
d'ammoniaque, elle réagit sur les portions d'acide qu'elle touche, les
noircit et en détermine la- décomposition, tandis que ks cooches supèr-
posées demeurent incolores.
» On voit doue que l'affinité réciproque de l'ammoniaque et de l'acide
galUque ne manque pas d'énergie, puisque leur combinaison se ùàt uon>
aeolement aTeoiin^^agementtvisniaailaite de dnleur, mais chose |^us
remarquable, et- bien ploa rare encore pour cet hydrobaae, avec ^imina»
tion de l'eau de cristallisation ; et si cette combinaison ne peut se maintenir,
ce n'est pas |>arce que ses deux principes ont tendance à se séparer, mais
bien parce qu'étant unis ensemble, ils peuvent, sous l'influence de l'eau et
de Foiigène, donna» naiasanoe k im nonveau produit, anqueL ils. eoncon^^
( 55a ^
rent semblabkment l'un et l'autre lontqu'iU sont à parties ^ales: mais si
l'acide domine, alors son excès iléfeod la oombiMiaan de l'intlueioce de
fair «t do f«Mi, «t «Ha M nwhiHMt. Gaa i<Biiii»M-iD>t «itnfoir é»
poiofts de vue aaaez neofii et assez piquants poar caériler quISiM yvcsnane,
et j'en demanderai la permission plus tard.
» Il me reste il entretenir l'Académie d'une réaction bien renuirqu^ile. Ou
a» «appelle punlélu que j**! Ait voir, dans ona vtdmrdm mr t!taide
méoMÎiqwe tpn^ chiiilM à sec, cet acide se nMinteaait intact juaqn^ la
t*"mp<^ratnrp rie lao*; mais qu'arrivé là il penlait de l'acide carbonique et se
transtoimait en un autre acide, qui à son tour se maintenait jusqu'à aÔo°,et
<pi'au-«lelà éê -m imae il ae tranifonnait aaan lui en tm troisième acida,
inof«BM»t lilînfMtioii 4*«w iMNWdle quantité d'acide «arbraiqae.
» r)epiii«î, M.Peloaze a domontré qu'il en était à peu près de même pour
l'acide galliquo et qu'il pouvait subir jusqu'à ai5° de chaleur sans éprouver
de modification, et que ce n'était qu'a partir de ce terme qu'il se changeait
en tm Mili« 'acide« «n ^lerèiBt épJaaaem nu atome d^adda carbonique;
mais j'avais en outre remarqué que, si an lîea decfaauSar IVnide oiéconiqnie
seid. je le mélangeais préalablement à une certaine quantité d'eau , alors
l'époque de sa métamorphose était de beaocoup d avancée et que le dé>
§;agement diacide oarbonlipw 'Stmrwé p«r le dévelDppemeBttde la mpeor
a«|uauae,préeidaitMainie le termede l'ébullitionde l'eau. J^ai voulu voir si
cette même cause pourrait avoir de l'influence sur la transformation de
l'acide gallique en acide pyrogallique , et comme il ne se manifeste rien
dana Teau ordinaire , j'ai voulu m'assorer ai ime solution aqueuse dont le
point d'ébuUitiott serait plna élevé n'aundt pas plnad^eflicacité. faiftit
dioix pour cela d'I^drochlorate de chaux, et j'ai vu qu'en feisant dis-
soudre à chaud de l'acide galliqtie dans une solution faite avec 5 parties
d'eau et deux de chlorure bien neutre et parfaitement pur; j'ai vu. di»-je,
qu'en faiaut booillir nette Itiiiiettr il 7 arait dégagement conlinael ^hride
carbonique; et que, ai Ton maintenait l'ébiillition jusqu'à ce qu'elle puisse
acquérir par la concentration, de :iu k laa*. alors il se formait presque in-
stantanément un dépôt grrau un peu jaim&tre, et qui devenait si abondant
qu'il y aundtdanger, en raiaon dea soubreasuts, à continuer MboMtion.
Ge>diip4tffteneilli enr no filtre, lavé à l'aflldearariailii|tteet Mcn éfnRlé,
puis «rrcné successivement airee de pvtitaa quantités d'alcool à 40*, est en-
suite mis à sécher entre des doubles de papier joseph fréquemment renou-
yeiés pour bien enlever tout hydrochlorate de cbaux qui pourrait rester.
Qa dép6t, aîMi iwIéifltdépofillé de toalea nMtièrea éli«ii|èrei, eit ensuite
(saa)
•Adiià «Mtempéramn dé a5 à 3«*; on peitttlon la Mner rapoté k l'air '
aÏHIiiyi'iL eo épyowye awmin dawwMgr EuimiDé de près-, ou mieux en-
core , TU Li !a loupe, oa reconnaît (jue ce dépôl est formé de petits |)()lye»>fes
transparents, mais irr^guUera, et l'on conçoit que dans lue créaiion aussi
prompte et pour ainai dira aOMî tnuBaknauft, la» molécuka. n'ont pas pu
a'arrangar bian aymétnquemeiU. Cependant on y dutsafue «pelqtMS fit-
cottes. Ces petits cristaux rougissent très sensiblenveot le tournesol !ors>
qu'ils ont été biuuectés; leur saveur rappelle celle du murtate de chaux;
mais ou y di&ttogue l'arrière-goùt, Gomme sucré, tie l'ackle gallique. Lor>-
qu'ila ont ajourné pendant quelque» inatanta sur un- papier un peu bo-
nide cbaque point de contact qui d'abord ne s'aperçoit paa famia arec le
temps une tache d'un beau noir qui ne se détruit plus. Ces cristaux, imc
fotssécbésà a5 ou3o°, n'éprouvent plus aucune perte quandon les soumet
à une teupirature plus él«fée de iSo ou lao*.
■> Je mtétaia d'abord, imaginé, en me fondant sur le H<gagwent d'acide
carboniqtie , (jue ce dépôt pouvait contenir de l'acide pyro^lliqne, ou
peut être encore de l'acide ellagique en raison de l'aptitude du rauriate
de chaux à a'emparer de rean, et de l'imolubillté apparente dn dépô^;
mais j'ai été inuaédiatament détrompé par les preaaiera eaaak qne j'ai
pu filtre; en etiet, lorsqu'on met de Teau sur ces cristaux, on les voit
perdre leur transparence, se déliter en «jiiehjuo sorte, et s'hydrater : en
ajoutant assez d'eau h-oide pour en iau-e une bouillie claire , ou en
sépare, par le filtre, une solution coocentrée d'hydrochlovate da «kami ,
contenant quelques traces d'acide gallique, et U mta stir le filtre de
l'acide galli(jue, qui après avoir été bien comprimé entre de» papiers
sans coite, donne pour résidu de la combustion, de ^ k S p. loo de
chaux, qu'on peut «niavar en ftiaent diiaoïidre et crialattiaer cet adde.
Si l'on élève la température da Taen anplojée au traiienieni de ces cris-
taux, ils se dissolvent entièrement, et l'on obtient par refroidissement
de lougues aiguilles d'acide gallique. Ce résultât ne prouverait pas, à la
rigueur, qu'il n'y a paa là d*aclde diagique, puisque M. Psiouaa dit être
parvenu ana^ à la réhabiUtar, par siBaple foia de- aalntiai, en aeide
gallique; mais l'expérience suivante va achever de démontrer quece dépél
ue contient ni acide ellagique, ni acide pyrogallique , et je remarquerai)
relativement à ce dernier, qu'il n'aurait pas pu se régénérer, par le seul
concours de Teau, en acide gallique , dont Û difière par i atome d'acide
carbonique. Si Ton chauffe à feu nu, maia avec précaution , ce nouveau
CMttpoaé, dans une comne de varra, oa raenriUa d'ahotd nn hqnide
(K4)
incolore, mais trci aciile, pub il «pperÉlt 6m vtpMn d'un btÊa rouge
rosé, (pii.te condensent en un liquide transparent, et viennent enmite
<l'autres vapeurs qui se concrètent et se cristallisent; tant qu'il y a
production de vapeurs rouges, il M dégage de l'acide carbonique. Si nuun*
tenant on oamine le produit de cette dlilillation sicbe, on trouve quMI
contient une aaaes grande quantité d'acide hydrochloriqtie libre ; une
matière colorante rouge très fugace, qui, sous riufliience des acides, teint
en rose les tissus de coton uou mordancés , et en iilas lorsqu'on les mor-
dance avec des corps basiques, et enfin, de l'acide pyrogallique qu'on
peut obtenir presque incolore en étendant le produit d*ean et y IndAte»
nant pendant quelques instants nu flocon <le coton, pour s'emparer de la
matière colorante. Il suffit ensuite d'exprimer ce coton , de filtrer et
d'évaporer, pour obtenir par refroidissement l'acide pyrogallique. Pour
pouvoir mieux apprécier les nMdificatlons qu'éprouve ce nouveau com-
posé par la distillation sèche, il faut savoir encore que le résidu est
composé, lorsque la clialeur a été très intense (i), de charbon et iPim
sous-cblorure de calcium , car en le dissolvant dans l'eau ou obtient ,
comme avec le résidu de Topération de fammoniaque lorsqv^il a été
poussé jusqu'à h fusion, on obtient, dis-je , un hydrochloratc basique,
dont la solûtiott exposée à l'air forme pellicule*, comme le ferait de l'eau
de chaux.
> Cela posé, rappeloas^oua que le produit nouveau dont il est ici ques-
tion ne perd point d'eau par son s^ur dans une étuve change h. loo*;
qu'il n'attire pas l'humidité de l'air; qu'il rougit le tournesol lorsqu'on
l'humecte; qu'il est cristallin, et par conséqu^nit, qu'il réunit tous les carac-
tères d'une combinaison parfaite et qui, selon toute apparence, ne peut
être considérée que comme fermée par la réunion de l'acide gallique
(nli\(lie avfc le chlorure de calcium, ou, si l'on veut, un gallate acide de
clilorurede calcium dans lerjuel celui-ci ferait fonction de base. Nous allons
voir qu'en partant de ces données, on peut facilement se rendre compte de
tous les firitsoliMrvés. Noos avons déjà dit qui! aaffirait de rendre de J'eau
1 ce produit pour régénérer l'acide gallique et rhydroeblomlie de chaux
qui ont concouru à sa formation, et l'on conçoit que, par la distillation
sèche, l'adde gallique se décompose de manière à fournir, comme nous l'a
(i) Si l'on lut^nage assez la teiiipéralure pour ne pas faire rougir la cokiiue et ce«jer
l'action lonqa'il ne w dtf(jagc plus de vapeoiv ronges, le résida est gris cendré, «tcoB-
•ertne «on brilbuM criataUia. Je m l'ai point cacore nnniM dan cet étiit i
Digitizer' *
( SSS )
«nseîgaé H. Pekmse, des acides ctritonique, pyi-ogalHqiM et métagallique ;
que ce dernier, en réagissant sur le eUonm pv aan hjdrogèiie , produit
de l'acide hydrochlorique qui se dégage , et que par contre du charbon soit
rais à nu et qu'il y ait production de matière colorante, et enfin que du
oalcimn te trouve «A enoAs par niite 4e h louttnctioo d'une partie du
chlore. Cette esplketion estaisirople et si concordaote avec les faite qn'dle
sera, je pense, admiite par tout le monde. Aussi, il demeiu"e bien constaté
que l'acide galtique desséché et le chlorure de calcium peuvent se combiner
ensemble t et qu'ils ont^dans cet étataubydre une teUe alUnité l'un pour
Pautre qu'ils-ae séparent an miKen d'un liquide qid contient encore estes
d'eau pour retenir en solution, racine à froid, tout l'hydrochlorate de
chaux restant; car elle est assez peu concentrée pour ne pas cristalliser par
refroidissement Ainsi, c'est bien par affinité réciproque et non pas faute
d'eau que ces deux oorpe aHinisaent. le donnend , dans le ftémoira que je
me propose de publier prochainement loiu les détails relatifii à la produc-
tion et à la composition de ces corps don^ je n'ai voulu aujourd'hui que '
^Dstater l'existence, r
MÉMOIRES LUS.
«pBitosoPBiE N.^TiaiLLB. — Extmit dun mémoire f par M. GxorraoT
$AiinwHR,AiBm, ayant pour litn : Analjte dea travanx de GolMhe an
histoire naturelle, et Considéra tiotit sur le caraotèn de lanr portée
scientifique.
< Dans l'ordre des idées du siècle, on considère, comme intératnnt au
plus haut degré la gloire de l'humanité, les vues dont nous sommes en partie
redevables au patriarche de la littérature allemande. Un morceau de phdo-
Sophie, remarquable par son profond savoir, sa manière toute yennanique
at tTndbéllqne, et m chalenr dfardent praséljtiiae, «n «sposait l*et>
prit devant un pubUc françait, le 3i mai dernier, dans la journal Ir
Temps.
» M. Geo^rojr Haint-Hilaire s'est occupé, le lundi suivant, de donner une
paraphrase de cet écrit : c'est de ce travail qu'il eat id rendu oomptfe
Le point traité dans Tune et l'autre analyse des œuvres de Goethe, est le
sujet de la thèse , uniré oB6Ain(|DK, laqueib fut d'abord dénommée laùté
de coa^sition organique.
c a. isw, i" stimur*. Bo
( 556 )
> L'éért^ du ^Mpf en rttattto h diiccHlkMi aiuii : «Cwt ITiim d«s
s plus grandes uUes Ait siècle en pUkMophie nattirelle, que cette ques-
» tion de X Unité organique : elle est acquise présentement au domaine de
• l'esprit humain , et l'honneur d'un succès aussi mémorable appartient k
» Goëù». Aussi, qntnd ce poète connut le lenff et vif débet qoi s*en-
» gageait k Paris sur ce sujet, devant l'Académie des Sciences, en i83o,
» il crut qu'on y discutait son idée; et, en effet, ce noble vieillard jeta
» un cri de triomphe, en se vojant un aussi grand adversaire que Cuvier,
I» et on tfocat dnia Geoffirqr Sitint«>Hilsji«. •
> Il finit consulter le nimoire lui-même, objet de cet extrait, pour ap-
précier cette nouvelle controverse : trop de détaiis seraient néoeasatres. On
s'en tiendra ici à l'aperçu suivant :
* I*. Ta4^ eofiMRiBr omnùm, connne on Annonçait k» 3t mai de»*
nier, au sujet de la pensée, unité organique : dans l'écrit cité, c^'est ainsi
affirmé. Cette id^'e aurait germé et serait descendue dans les masses : ainsi ,
elle est à considérer comme un cas de révolution consommée. M. Geoffroy
Saint-Hilaire accède à cette proposition , et il reconnaît efiectivemeDt que
dcpnia 4]oe GoSllia n en donné à l'Allemagne l'hisinin dea débata de
Paris en i83o, et jusqu'à un certain point son jugement sur cette cir-
constance , il n'est ni contradicteur, ni traunx oppoaés au sentiment de
l'unité typéale de l'organisation.
» 9f. Trat rhaanenr dn saeeèa. obiana cet égard appartiaatpil a.-
dnsivement au grand poète si légitimement admiré en AUcniagne? -On
y fut a 5 ans à le contester, et présentement on accorderait sans ré-
serve. Car l'écrit du 3i mai n'est que l'écho des livres allemands sur la
aaatïère
> En France, personne n'a ignoré , car cela fut mis dans tous les jour-
naux d'alors, que le débat de février et de mars i8io fut sérieux à Paris,
et qu'on y croyait bien combattre pour toi, pro aris etfocis. Ce fut l'avis
de Goéthe quand il ndt tant d*enipresaeaMnt à recneillir les pièces du
procès, et qu'il vonlnt j intervenir, du moins en qualité de rappw^
tenr : à la manièra dont il s'acqidtla de «a soins, il s^ asontra on jofa
compétent.
» n s'attendait à rédiger un troisième article, pour développer avec
l»lasdedarté aa pensée sur les rapporta et leahatitndsa dea rongeurs, et
principalement sur la causalité des talens ardnteetoniyies du castor. La
mort l'a surpris dans le remaniement de cette idée profonde t ainsi, il
aurait succombé k la peine qu'il s'est donnée k ce sujet.
( 557 )
» Ge qne t'est enfin propoié H. Geofiroj SaintAlaire dam h lémoe
dernière, cest d'établir que ni la France, ni la Hollande, ni la Suède, ni
même la Russie, ne doivent être dépossédées au profil de la docte \lle-
magoe, de l'honneur de travaux qui sont le propre de rhomanité toute
entière» et à des époque» bien difttrentas.
■ Que Goétbe y «It droit et plu», qrfàndutf rde» 'pMoaophea de «on
temps, M. Geoffroy Saint-Hilatre l'avait écrit publiquement dans son
article de février i83i, intitulé : Des Droits de Goithe au titre de sacant
natunÊiiste; mais Goethe hUnnéne ne Voûtait pas au-'delà. Il ignora d'a-
bord oe qu'on avait bit avant lui; devenu naturaUste, il rappeift depttb,
et il mit une loyauté et un désintéressement parfaits à le faire connaître.
» Ses idées sur la métamorphose des plantes, denx siècles et demi aupara-
rant, Joachim Jungius les avait exposées en partie; puis Linnaens, dans
sea OénMUit dites, la TMorfe th Fantic^atton (pn^^iit), «tenfin ,
le célèbre disciple de Leibnitz, Otupord'F^ééêrià' ft^, pwtoieiir et
membre de l'Académie de Pétersbourg.
■ La discussion de la séance de lundi avait ainsi pour prinopai bot,
d'abord dlnformer la jennesM da point où en cet Tenu Vaipiil biaoBoin
sur le sujet Muûtè organique; question qui était encore ai vivement con-
troversée il y a 6 ans : et spcondement, de prémunir contre ces actes
d'exagération , qui n'ajoutent rien à des noms comme celui de Goethe,
mais qui ont le ficheux inconvénient de fansser la teneur des Mt^M^barih
ques, pour déponiUer rfainnanité do sa belle et oonslaiile «ondnii» date les
voies du progrès continu, m
M. Jlvittàai adresse un mémoire mtr Us Counmtt «n plnne mer.
(Coinniisnires, MM. Arago etâie deBeannoat)
M. Sluart Cooper , fabricant de produits chimiques, adresse plusieurs
feuiUes de papier sur lesquelles il a tracé des mots avec une encre qu'il
eroit indélébile^ et dont la composition est due, di^il, à M. Jennings.
EsQVuiàhoûmniaiienponrkspapfimdesaNléeckseMNaindélébiles.
( 558 )
GOAKBSPONIIAMGB.
M. le JUirustre de la Marine trumnet une lettre de IL Golomb-Menard
rdathre aux l»di«» d« Mridl, à len» ohangeneolt deiorme et de poiiiion,
et à l'influence que leur pHieDoe «wm, Miiniit r«iitsar, mr difiifiMnIi
phénomènes météorologiqaes.
La lettre de M. Colomb-Menard est renvoyée à l'examea de M. Ik>uvard.
vnMtQm. — Thermomètres à maxima. — M. fValferdin adresse une ré-
ponae à la note sur les thermomètres à nutzima présentée par M. Danger à
la léata prtcédepte.
« M.Ouiger, dit-il, en réclamant la priorité pour dauxBjrstèmes de tbei^
momètresà mnx'\ma,àpièces mobiles, de son invention, qui n'ont de rapport
avec celui que j'ai proposé que par le principe de déversement, a annoncé
qu 'il avait commencé par exécater un inatrumententoutsemblableau mieu.
• Gda paralira d'amant moins lurpranant, que j« aai* en mesure de
pmoMr, cp*aTant qu'il ne s'occapàt de ces aortes de recherches, /'avais
/ait communiquer à M. Danger, ainsi qu'à plusieurs des artistes les plus
habiles de Paris et même de l'étranger, la donnée d'après laquelle j'avais
ùk enécotemn premier assaii il y a plusiem* années.
» Il ajoute que des dîBBcnltis presque tosunQonttibles l'ont fiwcé de le-
noncer à ce système
» Je m'en tiens à cette déclaration, et je m'estimerais trop heureux si la
Commission qna TAcadémie Tient de nommer pour esaoriOar la Aermo-
mètreft déversoir que je propose, reconiiaUque je sois parvenu k vaincre
ou d éluder que1(|iies-iincs (1<>s clifficnltôs qu'un ingénieur auMÎ habile que
M.I>anger regardait comme insurmontables. »
cnamou. — Brisejdem à icrou brisi.
M. Leroy tFÉtk^ répond & la réclamation élevée par H. Ledain
en faveur de M. Civiate toucliant la priorité d'invention du brise-pîerre
il écrou brisé. «Pour établir les droits de M. Civiale , on a cité, dit M. Leroy,
s un journ.ll de médecine de l'anuée i8i6i pour prouve/ que j'ai long-
» temps auparavant appliqué aiix instruments de ce genre le sfsiimc d'é-
• crous brisés, il me snffirade rappeler ce quef écrivais «i juillet 1 834 dans
> le Jmmwl d$t CotmaUtanet* médkaht.
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( 559 )
«DMnsh aowmTra.-dabrisa-fMm articulé les mouvements de l'écrou
» sur la vis occasionent une perte de temps : pour abréger cette partie de
. l'opération , j'ai disposé l'écrou eu deux portion» articulées; il s'adapte
» ainsi au point convenable et il peut s'enlever dans un instant. »
Bentolè laoommissiwi déifciiomné». •
caiius APPLIQUÉ». — Gélatine alimentuire,
M. Lainé, propriétaire d'une fabrique de gélatine alimentaire, écrit
que la fabrique qu'il a établie à Saint-Denis occupe joumdlainent de 35
140 ouvriers, et ne cene de fournir ses produite aux hôpitaux, va*, res-
taurante, anx pharmacies delà France et de l'étranger, circonstance qii'il
regarde comme favorable k l'opinion qui attribue des propriétés aliraen»
ta ires à la gébtine.
La lettre de îf. Lainé est accompagnée d*édianlilkws de gélatine et de-
tablettes de bouillon provenant de sa fabrique.
Renvoyé à la commission pour la gélatine.
M. Claude Sala présente une notice sur les moyens de communiquer de
niiit comme de jour par des signaux télégraphiques, et demande que sa dé-
couverte, sur laquelle une commission nommée par le Ministre de la
Guerre a déjà fait an rapport favorable, soit admise à concourir pour le
prix de mécanique fiittdé par K de Montyoïk
L'invention de M. Sala consiste dans la composition d'un vocabulaire
qni, dit-il, n'exige que l'emploi de huit signes et peut ainsi s'appliquer au
télégraphe à une seule branche proposé en iSSi- parlL-Chtlaii, télégraphe
qui, depoiscetie époque, resirtt sans uaagepevoe«tiMtonant«uren quittant
la France n'avait pas fait connaître la clé de ces signaux.
Eenvoi à la commission pour le concours au prix de mécanique.
M. de Ségur du Peyron, auteur d\in mémoire intitulé : Recherches
historiques et statistiques sur les causes de la peste t»nnoace qu'il a recueilli
de nouveaux documents sur ce sujet^ et qu'il n|attend, pour les présenter,
que le jugement qui doit étn porté par les Commissaires de TAcadémie sur
la première partie de son travail. Il offre de fournir aux Commissaires
chargés de l'examen de son mémoire le» moyens de oonsuter Tezactitude
des dates qu'il y a indiquée». ' . ' «,....
Renvoi ^ la oommiasion préeétfcinMt nonméé.
M. dément Brevet, mécanicien à Pilhiviers, annonce qu'if a inventé m
( 56o )
petit appareil « nu moyen duquel toutes les boucVies à feu sont à pistoa
s par capsules et restent à étoupilles sans qu'il soit adaptéaucune pi^mo>
» bile à ces botiches I feu. >
M. Drouot, médecin il Bordeaux, aanoBC6 l'envoi prochain d'un travail
sur ■ le traitement des altératioos du cristalUa oomitMi sou le nom de
» eatttractcs,s«DsopéretioiueUnirgtcales.B
M. Ik^iUf XMaru» dcnande qu'un projet de flntiioet et de ttmlincvce
dont il est fkateur soit admis k concourir pour k pvnc Moiktjmi.
La séance est levée à 5 heures, F.
anutni MÉMWMLàtniro.
LVUtdénie a leçn àtm «ette séance les onnages dont void las titres r
Comptes mtdàs jtefc fei—iftiftn » niii aéisco éi fÂeÊàkHh éujSviâmMii
i856, n^aa.
Pt-écis éLémentaire de PhjskUogie par H. Maoihihe ; 4* ôdilion , a roi.
in-S», Paris, 1856. *
Mémoire pour servir à um éêXeription géohgsfsiê dthHFhaiKe/parMÊL
DorntHOT rt t.i.m dr 'BaaeiiDirr ; tome 5 , in-8'.
Detçription de* Moduinu et Procédé* coruigné* don* Us breveu d'in-
nsmtion de perJeeiinÊKUÊÊuaa et ^importation dont la durée est expirée,
M. le Ministre du Commerce ; tome 28, Paris, i836, in-4*.
Oraième Supplément du catalogue des Spécifications des brevet* d'in^
»ettthn,de perfectionnement et d'importation {année i835)j; i/nprimé par
^trébré dh 11. DocnanL, ndtUstre tbi CammaiDé et des TWmum» pisbÛcè:
Paris, i836, in-8».
Socicté Royale et Centrale d'yégriculture. — Rapport sur les Travaux
de la Société, depuis sa séance publique de i835, lu à la séance publique
«biomirffi896,;MrBL SovuiesBODOi; in^. •
De quelques Propriétés des nombres et fraetàm» décimales firkSfmi
for U, £, Mnntj,II««tes4 a8S6yi»4*.
( 56. )
Du Thênrème de Af. Sturm et de ses Applications numériques ; par le,
inéme,- io-4*> (Renvoyé, ainsi que l'ouvrage précédent, à M. Libri, pour
tra rapport verbal.)
Dicti<mnaire historique et iconographique de toMêi leê Opérations etde$
Instrument» .tk fa Gwur§leipar M. CoumaiT de 11airef4* limiaon,
Noêemrle iparH, fLyfàvnmaa}
in-4». • -
Notice sur la Cause probable du transport des blocs emUi^tU tk ht
Suisse i par M. ob CHARPXirnER ; Paris , 1 835 » ia-d'*.
Swr U CoAAérisme ample et foné etmrh JYaiUmau de» nANctace-
ments de Purètre et des fistules ur inaires ; par M* Miroa ; a* édition | iand*.
Délia Cultivazione <b0e BwhabiieUilfa Inrtnakme} par 1|. Boiâtoiaf
Turin, i836; in-8».
BieerAe eperimenkdi sugl'inesti, suUa colontÊione dei v^etabUi,e
»idUfosfim»eenmd^l^m^^meidite;purhpnfe»»eurGH^
in-BV
// Choiera asiatico in Italia ; di M. Domenico Meli; Florence, i835y
BÊémnkd encyclopédique et progressif des Connaissances humaines ^
€^ emétf es f iui^r»
Journal Mdamadain de» Progrèe de» SdmeeewÊêâletieef \9S6, ni* aS,
Archives générales de Médecine {Journal complémeraaire des Science»
médhàleeg %* aArie, tone 1 1 , khS*.
Bulletin gàtiml de Thérapeutique iwdHteufe «É cMrwgfoals/ pat'
M. Miqobl; tomeio, lO* livraison, in-8*.
Draitéde Médecine pratique / 15* UvraiaoD, io-S*'
Gazette màUcale de Pari», n* »S.
OaaeUe de» HUpitaux/ n" 65—67.
Journal de Santé, n" t^5.
Écho du Mtmde Mwvtf/n* sa et aS.
( 503 )
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COMPTE RENDU
DES SËÂNCES
DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES.
SÉANCE DU LUNDI 13 JUIN 1836.
PRÉ8IDBIICB DE M. CH. DUPtlI.
MÉMOIRES ET GmiMIIllICATMMIS
DIS HEMBUBS Et DES OOBBESPOMDàRTS SB L'AC&OtinE.
L'Académie npprend avec une profonde donleor Ui perte qu'elle vient
de faire d'un de ses membres, M. Ampère.
M. TuÈaAKD, qu'une longue indisposition avait tenu éloigné des séance*
de rAcadémie, en y reparaissant pour la première foie, adreiae «ce remeiw
dments à aes odlègoes pour ha nonbrauaea inarque» dintérét qu'il en a
reçues pendant sa maladie.
ffuuMOfna ■Moaiut. — Suite «f yfit db mimoin, lu m partie le 6 yiin
dernier, intitulé : Analfse des travaux de GoéAe en ffisloire naturelle;
et Considérations sur le caractère de leur portée scientifique; pùr
M. Geofi'Rot Saint-Hilairb.
a Or pour en finir à l'égard du morceau de philosophie inséré dans le
Temps, numéro du 3i mai, je dirai que je ue m'en suis au»si vive-
ment occupé que parce que j'y ai trouvé la mvoir, 4m vues d'avonir-
et oetle perspicacité, qui m'ont Mt pressentir qne l'antaur de cet écrit,
c a. issis !«' ««MM. 9i
( 5«4 )
M. Ch. Afartins, ne inanqueni pas d'accepter la niMion que sa position
personnelle et le genre de son esprit lui imposent. Ainsi, par ses soins
)a France ne sera pas privée de coouaitre tles particularités curieuses
eoDowiiaiit l'existenoe de Goëlbe, comme entré vers le dernier tiers de
aa carrière dans les rangs des naturalistes. De ce jour et de ce point de
départ, datera, selon moi, une ère nouvelle de philosophie naturelle.
Car, je n'en fais pas le sujet d'un doute, ce ne sera pas seulement par
des soins biographiques que cette oBorre s^eooomplinit nw* P*' ^
trarail de traductiont de jugements et de vue» comparatiTes sur la matière
(je me permets dit moins cette insinuation, car personnellement je ne
connais pas M. Martins ) ; c'est par ce travail qu'enfin nous connaîtrons
en Flrance ce qu'a fioLen. IdHoir» naturelle, pour en remanier les étodes,
le vénérable patriarche de la littérature germanique.
» Et j'insiste d'autant mieux sur l'utilité de ce travail, que c'est un
grand service à rendre aux honmies que de s'arrêter de temps eu temps
au milieu du mouvement qui les entraine dans la voie d'un progrés inoeS'*
mnt pour en venir calculer l'influence; car c'est jalonner les traces de b
route scientifique, c'est apprécier la valeur des âges de civilisation, que
%de chercher à rendre compte dans de certaines époques de notre avoir
intellectuel, au fur et à mesui'c qu'il est nettement acquia au domaine de
Fesprit kuman.
» Or quel moment plus favorable, ce me semble, pour ces supputations,
que celui des vies accomplies de ces tieiix grands naturalistes, Cuvier et
Goëthe, marcliant tous deux parallèlement dans une voie distincte, et
sans se rencontrer, travaillant, presque à IHnsu l*nn de l*autre, à fonder
sûrement et majestueusement l'édifice de la philosophie naturelle. Cuvier
termine son œuvre avec les habitudes d'un passé qu'on peut reganler
comme accompli glorieusement pour lui, quand Goethe, sorti des émo-
tions d'une ame aidente, réusstsaant à s'j aouatraire» mais y ayant puisé
un très vif sentiment des choses, va inctitner de nouv^lqs règles pour.un
plus riche avenir de plulosophic.
» Car il est, seluu moi, deux grandes formes de l'esprit, nécessairement
consécutives Tune & rautre, sans remploi desquelles Ton ne fonde aucune
philosophie certaine et pratique, et j'entends celles que procurent à l'in-
tellect l'une la raison des rapports natiirch , l'autre la connaissance bien
sentie «t nettement exprimée de Vanité organique. C'est eflectivement
dBM cette manière d« eooiprendfe et d'exploiter l'histoire naturelle,
qtfertUtpr— iiieièisplittbeopliies. , ' '
Digilized by
(56S)
» Cest oomoM ftHmimi è cm tims générales que j'ai coin|>i48 cette bon*
clusion a racines profonHes, cette fin de l'article du ITfanpr: Le sièebû
eitfanté ses deux plus grandes idées en philosophie naturelle, celle de
ATimrfOMAsiQOE, et [idée d ou sont sorties les m^thodm hatbreu fs. Et
font aussitôt M. Um^ifnàuut, am»«sp1ioatk>n ni développement, les
noms des inventtw»; «■ d».eea ms «at celui dn poite, er l'antre dè
M. de Jussieu.
» Gependatit,à l'égard des rapporu naturels, qui s'en (utnpa;^ qui a
wwmcm songé & les importât dans la adesce dans le sens du créateur de
cetf,- pensée. Bernard de Jussieu? En avançant dam lerédtdas faits, les
apports réels venaient à se choquer, à se contredire et à sVntredétruire
dans une manie de classiacation , la fauase voie et comme la maladie du
naotraUsaiB de ces demiera imnps. Bt <|iiiintà IWlé organique, plus elle a
ete r écemment accueillie mentalement et pratiquée dans l'eiécution, plus
de finesse a été empl(,y<^.e pour n'y point reconnaître les dons d'une faculté
tfmvwtigaHon , portant avec plus d'aplomb sur 1 élude des rt^yforU
M. BiCQUiBEL présente le quatrième volume de son Traiff^ fie l elec tririt(4
ccdunBgnétisaao.«OBDS ce volume, qui contient les septième, huitième,
neoTiène et dixième liirres de l'ouvrage, j'ai traité, dit-il, les questions sui-
wntes : i» la mesure des températures il l'aide des efTeisthenbo^leetriqoes,
a* le phénomène de la phosphorescenre considéré par rapport aux diffé-
raites causes qui le déterminent et aux différents corps organiques ou
iaoïfaniqnes dans lesquels il se manifeste ; 3» l'électricité atroosphéiique et
les phénomènes qui s'y rapportent; 4» enfin l'acriott de l'électridtésurles
corps Tirants et son application à l'art de guérir. »
H. BioT dépose l'origiBâl de b note de Frcsnel imprimée dans le compte
lendu de la précédente séance.
BAPP0BT8.
M. SftVBSTRE fait un rapport verbal sur l'histoire naturelle agricolê et
économique du mais, ouvrage de M. Bonafous, un dea corresnoadanta jde
l'Académie. ' "
H. MoMMi w lmK^k€Êm MOasion « rappelle qu'il a lu il j a plusieura
6t. .
( 566 )
wméM à l'ÂOldéinie, un mémoire très étendu sur le mais , mémoire qui
renferme âm rachwdie» ror rorigiBg d» cette cértâte, <a [Mpopagatk», m»
variétés, ete.
M. Cuvier a rendu compte de ce travail dans l'histoire de l'Académie.
« Cette obeervatioM , dit M. Moreau de Jonnès, n'a pour objet que d'éviter
qu'on M puiiie supposer, loraque je pidilieni OM Tedhmhes, qu'elles sont
|»oil6rieoree k odleîi deM. Bonelbus. »
MÉMOIRES LUS.
MâDiGiRB. — Mémoire sur la liûwtritie urétrale par M. Lekot u'Euulle.
(Commiasion déjà nommée. )
IjC mémoire de M. Leroy (TÉfiolie a pour objet l'examen des moyens
auxquels on peut avoir recours pour extraire et diviser au besoin les irag-
ments de calculs arrêtés dans l'urètre à la suite desopérationsdelithotripsie.
GeeopéntioiM, qui sont en généreldonlottrensee, paraissent k l'auteur être
le plus grave inconvénient attachéaux divers procédés lithotriptiques usités
jusqu'à présent. Suivant lui, les instruments dont on se sert aujourd'hui
pour extraire ces débris, présentent tous des dispositions qui en rendent
l'application, dans oertains cas, ou très douloureuse ou Inefficace; il pn»*
pose diverses modifications, qui lui |)arai8sent devoir en rendre reffet plus
sûr et moins fatigant pour le malade. Il signale ensuite les circonstiinces
dans lesquelles on doit tenter de repousser le fragment jusque dans la
vasaie, cdles où il convient de l'extraire entier ou après Favoir divisé, cn6n
les cas dans lesquds il est plus convenable de pratiquer l'opération de la
boutonnière.
MÉHOIBBS nUtolNTÉS.
■cTw^aouMJB. — Quelque obtervaHont mr la gréie; par M. Bougibao»
atné. — Ces observstioDs sont relatives à trois «Âutes de grfle qui ont eu
lieu à Toulouse en 1 834 • dans la matinée du 8 juillet et les deux au-
tres dans la journée du 1 5 septembre. L'extrait que nous donnons ici ap-
partient k la relation du premier orage.
" « Lliorfoge venait de sonner neuf heures lorsque d» gros gréions cou-
mencèrent à tomber; ils frappèrent la murailk opposée i cdle qu'avaient
frappée les premièras gouttas d'eau et la frappèrent ofaHqnement: ils ve*
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(56?)
mient dPuM-diNctkni voiaiiie du nord, uni» on peu indinée à Test. Le
nombre des grêlons allait en augmentant, et leur grosseur allait généra»
lement en diminuant. Au bout de quatre à cinq minutes la pluie se
mêla à la grêle et fioit par dominer entièrement; à neuf heures dix mi-
nnlM tout était àeiuibl«Bent tenniiié; i pdiM toiiilMit>U «noore quelques
gontlw «r«iB. Fluienn eiin|M de tonnerre t'énient fint entendre pendant
la chute.
D La forme et la structure des gréions étaient fort remarquables. Tous
ceux que j*ai eaaminés, aant exception, avaient on noyau intérieur; ces
aeymnc étaient généralement arrondis. J'en ai cependant remarqué qud-
quesMins qui étaient aplatis; leur diamètre était le plusimlittaîrenicnt d'un
centimètre: j'en ai trouvé de i5 millimètres.
* Dans la plupart de ces noyaux le centre était occupé par une petite
boule blanche opaque, semblable à de la neige. Cette petite boule se ré-
duisait quehjuefois ;i un point hlanr puis se succédaient des couches
concentriques alternativement limpides et translucides ou neigeuses. I,<ora-
que ces noyaux étaient diiiaéi en deux et polis par la ftirion sur une
aarftce plane d'une température aupérienre i o^, la section présentait
l'aspect de quelques agates polyzonates.
■ Il ne m'a pas paru que ces couches fussent formées par additions
successives de matière et qu'il fût possible de les séparer; bien au con-
traire toot le grèkm paraisiait fmrtné d*UB seul jet, et il n'a été impos-
sible, malgré le soin que j'ai porté dans mes tentatives, de réussir
à trouver quelques joints naturels entre ces diverses couches, et par suite
de les séparer. Il est évident pour moi que ces joints n'existaient point
et que la formation des oondies pourrait n'avoir point été sneoeasiTe.
> En cassant ces noyaux avec les dents (leur dureté n'était pas grande),
ils présentaient à l'intérieur une texture radiée du centre à la surface ex-
térieure. Cette disposition s'apercevait même assez bien dans les noyaux
entiers, aana qu'il illkt néoMsaiw de les briser. Elle semble détruire lldée
dfaccroMsement par couclws soccesrives.
» Les couches neigeuses du noj'au renfermaient souvent des hidies
4'air visibles à l'œil nu, plus ou moins vohimineuses, quelquefois très
pHàHm et en très grand nombre. Quelques parties d'air fonmdent des
bnes ninom^Mst alors les grflons étaient irisés. Quand les bulles d'air
étaient considérables en nombre et en grandeur, le grêlon devenait friable.
» ËnBn ces noyaux n'étaient pas nettement tranchés dans le grêlon: ils
se mêlaient insensiblement avec la partie extérieure et transparente dsnsin»
(568)
4iuéIleon observait aussi, mais pliis rarenlent. des portions noigeus«6 pltia
ou laoins prononcées, imitant plus ou moins les Tésicules de l'écume.
• L'extérieur des gréions était trèf anguleux : plusieurs de leurs pointes
«iguéa avaieiit d«i» oentioMireB de longueur. Fcn ai même remarqué fie
trois et quatre centimètres; ces pointes transparentes faisaient coraplé-i
tement cor|)!> avrc le reste du grèlun. 11 n'y avait point de séparation
possible i>aiii> rupture. Quoique ces pointes fussent aigiu s et^que leurs faces
fuMfttt ténaàm par «ka arètea «ivaa, il ne m'a pas «élé paaaÛrfe êtf raoen»
nritre 4e v4rit.i!il>'s cristaux. La grandeur des angles dièdres variait aur
une mêmearetf, t't le nombre dos faces de ces espèces de pyramidesi
était également très variable ; elles s'etnouiisaiout rapide^mentpar; la fuakii^
et le grêlon paraiasait alors manMlonaé. .11 paraiaaait mène caiaér irrégo-
lièrement, lorsque, plus avancé dansaa fusion, il repoaaït atif la terre ou
sur dos fraiçnîeiits ilc pierre sur lesquels il se moulait. • ^ -i
» Un fait qui me parait très remarquable, est la reucoatre <le petit»
noyaux neigeux de troia miUiaaèlres de diamètre eevin», •eanblableaà
la partie centrale du noyau principal, et eucLAssés à (>eu.de profondeur
dans la partie extérieure et transparente du grêlon; ils semblaient y avoir
pénétré comme un corps chaud s'eniuoue clans iu»e maue qu'il fond, ie
suis parrenu i retirer pluiîeura de eca petite» boiilea Uanobea qui «'étsient
point intimeaient liées par oenséquent avec la partie dans-ta^ièlle «Uea
avaient certaincmpnt [uMiétré J'ai aussi remarqué quelques gréions à deu.x
et même uu plus grand nombre de noyaux: mais il n'y avait point de
séparation possible pour former autant de gréions distincts.. . . . . .
a J'ai trouvé dans un tit«B petil neaalnradagrtllonaïuieinatière
grise, pulvérulente et totit-à-fait intérieure. J'en ai même rendu témoin
im jeune niédcciii nccouttiiné à des obscrvationfi exactes. Cette poussière
était bien dans l'intérieur du noyau; et ue. pouvait être confondue avec
oea balles d'air qui, aona eerlainaB toiidMMM»dt bwvièn^ paraisoent «siame
des points noirs.
» Il me paraît assez difTicile de donner rigoureusement la grosseiu* de
gréions aussi irréguhers que ceiix dont il s'agilit^. Ce que je puis dire de
pins positif, c'est que, dépouiUéa.de leurs aapéria4p,il«s plM.<f|alnininewt
avaient pour limite la grosseur d'un bel mii, do-poulib «n amuent
aussi la forme .illungée. L«>s plus petits étaient: senalblfnn^nt' sphériquai
et de deux il trois oentimetres ^ diamètre.
» IiMr vinsse A'féiait pas grand* en gfoéi«lt-0i elle Or'^taji pM la même
INSur tous* yfw jQM fqi)i»;<fe twika ont kk^ wmk» Sm fwswl«ia<i#>nt
(«9)
■»rkRMhtienipiHiilcatonibM»Mird«8 toH«S'il«véésree q«i pottvtH Mnir
• A ioor peu de dureté, en mène temps qu'à leur vitesse peu consicléraule.
Arrivés sur le sol, ils faisaient au contraire de nombreux ricochets; mais je
n'eu âi poiut vu se casser sur les pavés.
» Plusieurs personnes ont été atteintes : les meurtrissures' èt les déchiru-
res produites par les parties anguleuses des gréions ont en général fàit
sortir du sang; mais je n'ai point entendu parler de blessures graves. >
CO&SUËSPONIUNŒ.
M. le Ministre de F Instruction publique ailresse une nmpliation de l'or-
donnance royale qui autorise rAcudémie fies Sciences à accepter la dona-
tion faite par M" la Marquise de Lapbce, pour la fondation à perpétuité
d'un prix de la valeur de at5 francs, qui sera décerné chaque année au
premier élève sortant de rÉcole Ftolytedmiqua. «
M. le Ministre de r Instruction puMiqm. .tçunsai^ aussi une note de
M. Dupoui sur la trisection de l'angle.
OSIMIWftinSJW.. ■ I. âlm$rê du rossignol. — F x trait ifsm» lêlÊre d!» IL BU
Nkhvacx, à M. Arugo.
« Je crois devoir vous communiquer une particularité de la vie du
rossignol , de laquelle j'ai Hlk témoin ilimuit'hr'dennire InondatioiiC
» Un»partie de «on jardin a été envahie;' On de «ces oiseaux avalf fidf
son nid dans la h;iie inférieure oû le5 eaux montaient avec impétuosité.
Inquiet de savoir si elles parviendraient jusqu'au niveau de ce nid, je
fnhaarval plmiinafois par jonri ileetroavairî )àà paa environ de la ligne
fcméaipai) leseanK, Il y avait qoaAre «eufiii IFn malin Je n'en vis pkis que
deux et m'aperçus rjoe l'eau était à quelqties lignes de la partie inférieure du
nid qui était appuyé sur un fagot d'épines phtcé pour boucheture.... Je
pensais d'abord que les deux œuf» qui manquaient avaient été sub-
mmnéi» miis pea dtalBiits phn tard, n'en ayant ph» va qn'un seul,
febiewal évw attention , et qnal fut mon étonnement en voyant les
deux oiseaux rasant la terre en volant avec rapidité en même temps
qu'avec précaution et se dirigeant vers une des parties les plus élevées
de non dos, emportant avec «ne le dernier esaf <pri restait dûs leur
nisa«niiit et d»-la» ratieuve? teoi fce quatre dans un nonvean à cent
otnqusnte pas du premier, où depuis sont éclos cinq petits.
< aCeaunent ces pauvres animaux ont^ils pu porter leurs osais à une
( 570 )
distance aussi grande ? est-ce avec le bec ou avec les ongles ? Cest ce que
je n'ai pas eu le temps devoir, mais ce qu'il y a de certain, c'est que
les œufs ont été portés d'un endroit à un autre. »
AMATOHiE coMPAaiE. — StTucture des poumoTis . — M. Bazin annonce qu'il
a étendu aux animaux carnassiers ses recherches sur la terminaison des
canaux aériens. Les lobules qu'on disait exister dans les poumons de
tous les mammifères ne se sont présentés à lui dans aucun de ces animaux
qu'il a eu occasion d'observer, et il a trouvé au contraire constamment,
uuc disposition semblable à celle qu'il a signalée pour l'espèce humaine.
Une préparation faite par M. Cosie lui a permis de voir dans les poumons
d'un foetus de lapin, dix'huit jours après la conception , les bronches se ra-
mifiant en branches de plus en plus petites, mais dont les dernières étaient
toujours terminées en cul-de-sac et sans anastomoses.
PHYSIQUE DU oiOBB. — SuT Ut hautcuT mofcnne du baromètre au niveau de
la mer par différentes latitudes.
M. Arago communique les résultats reiiitifs à la hauteur moyenne du
baromètre qui se trouvent contenus dans ime note qu'il vient de recevoir
de M. de Humboldt. Dans son exploration de l'Amérique , cette hau-
teur avait paru au célèbre voyageur, moindre de i millimètres environ
entre les tropiques que dans la zone tempérée , ce qu'il attribuait au
courant ascendant équatorial dans / atmosphère. ( Essai sur la géog.
des plantes , 1807 , page 90. ) Son baromètre était comparé à celui
de l'Observatoire. Depuis et par des observations plus exactes, avec
deux baromètres comparés et marchant d'une manière parfaitement
semblable, M. Boussingault trouve à la Guayra 336''',98, c'est-à-dire en-
viron de millimètre de moins qu'à Paris, si l'on adopte le nombre donné
par M. Arago 755,43 , ou i"'",a4j si l'on adopte avec M. Bouvard la valeur
moyenne 755,99. I.^ différence est dans le même sens, seulement moins
forte que par les observations de M. de Humboldt. Depuis encore, à Cbris-
tiansborg (côte de Guinée 5*. 04 lat. N.) MM. Trentepobi et Cbenon avec
d'excellents baromètres bien comparés, et par une moyenne de aa mois
d'observations, trouvent ( 1829 et i83o) pour hauteur moyenne 336"* ,95,
comme M. Boussingault.
Enfin dans soi^ voyage récent au cap, Sir J. Herschel, pendant une
courte traversée et par une mci* extraordinairement calme, a trouvé la
hauteur barométrique équatoriale moindre de de pouce anglais que
Dig
h hauteur à ao de latitude australe et boréale; moindre de ^ de pouce
que la hauteur à 35'. — Ce résultat se trouve entièrement confimiô
par des observations de M. Ryan dans une traversée de Calcutta au cap ,
et par M. Mac Hardj dam son dernier voyage en Angleterre. M. Rjan
trouve même des différences un peu plua fortes.
A l'occasion de ces obsen-ations faites en mer, M. de Humboldt s'est
rappelé qu'il y a 33 ans, se trouvant au Callao, il y rencontra une
fr^te espagnole, la Sam HafineL, venue de Cadix en 4 mois (du 19 février
an ai juin), et commandée par le capitaine Qnevedo. Il y avait à Lord
un exrellent baromètre anglais de Gaborj% et le journal des observations ,
dont un extrait est joint à cette lettre, montre clairement la diminution
de hanteor dans le grand sillon de l'océan Atlantique. A la prière de
M. de Humlxridt le capitaine Qnevedo continua soigneosenent ces ob*
servatioiis à son retour en Europe. La Santa Eafina ne mit alors que
37 jours à passer de 35° 7' lat. S. à l'équateur , et a3 jours de l'équateur
à 34* 59' lat. N. On peut aussi bien que le fait Herschel regarder les
obaervationa coonne simiilianées. Voici les résultats réduits à o :
Buriaar du btMBi.
«fe 34*59' Ul. N. k /STN. ...... agr^
7.â H. 6.a9S. ...... a9,6i
6.99 8. 36. 7 S. *9t79
diflérenre totale dans la lone nord de pouce anglais on de
Paris. Dans la traversée de Cadix au Callao la différence avait été ^ de
pouce ou ,49- Dans les deux voyages, l'aller et le retour, la dépression
au-delà du cap Hora a été très sensible. On h reconnaît aussi dans les
dieervations de Pamiral Kniacnsicca, qal patate Tavolr remarquée le pre-
mier; dans celles du capitaine Beechey et du D* Moyen.
dépression équatoriale se voit encore dans les observations de
Trentepobl, qui a traversé quatre fois la ligne en i8a6 et 1627, dans
oellea du capitaine Spencer et du Lnnd. Elle s'élève k 4 lignes en-
tières d'après TrentepoU; ce tfsà n'eat sans doute pas la moyenne an*
nuelle; Erman l'a remarqué. T.es observations de Krusenstem (nov. et
déc. iâo3, T. III, pag. 3i8— 3:ia) donnent
a7»48'l*i. N. à i^Si'Ui. W *9*n9
i3.5i N. la. 16 S >9i6a
ta. 16 8. aS.94 S agiflB
diiSirenoe 0^,17 au noid; seulaaMBt o^»i i au and; le même navifateur, ea
c.i.itlS.i«ti 8a
(57«)
mi «t juin riM^ tmmep^mtrmmMnÊÊfMOtnm or,i9^n«pdi
Voici enfin les moyenne» du capilaïue tieeshey, dédiiitas. 4» *is OD»
— ryatUms pour-cfaaque jous :
|«t. de aS» A M" V 3e»,M»
30 i5 F. 3o,«o5;
i5 lo N agiSH
i« 5 H.
S e M 19*%S
• 5 S. 99,916
5 te 8 a9>97>
10 i5 S 3o,of5
i5 ao 8. 3o, 0Î7
ao A S 8a>fa4*>
La mardie'est comm» on volt ptrfaiteniefit régulière; 1«b dfflérnice*
extrêmes sont o',ii efo'',i3.
]m dépression tinns les latitudes boréales , éleréiis comme en Norwége,
oomine au Groéalaiid occidental, etc., est bien connue. On peut cunsuller
k t» sujet R.rui«ii9M!rn, L&tke et Bnrnn , et enfin la discuasion deSdumw.
Dans une note qui accompagne celle de M. de Humboldt.M. l'oggendori
remarque que danshTedierdie de la preaaion au niveau de h mer, on a né-
ffigàil tort jusqu'ici d'appliquer aux hautaun. dbservées du baromètre la
correction qui «l-puiKl delà v.\iiation de la pesanteur à différentes latitude*.
24. Po^endort calcule une petite lal>le de cette correction d'api-és la for-
«Mile t
irsft^S (1—0,0025935 CO» 10},
OÙ b représente la hauteur du baromètre à la latitude (p et la hauteur
correspondant A 45*; laoorrection estdonc soustractive de 4^° <t l'équalcur
additive de 45* au pôle. Loin de fidre di8|i|araitre la dépreMion éqnatoiiale
indiquée par les obaerrationa non corrigées , ia correction l'augmente dimc;
mais elle atténue, sans toutefois l'expliquer entièrement les dépressiona
polaii-es ; la correction maximum du pôle à l'équatcur serait o''',§74>:
Dana une atmosphère en reppa la preaaion au niveaurde la mer serait
partout égale. ijailiflihiMices que la eorreetion ne détruit paa, ne peuvent
donc être attribuées qti'à l'^'tat de mouvement.
M. Poggendorf donne en terminant le tableau des hauteurs baromé-
triques réunies par M. Sdiouw, réduites à zéro et au niveau de b mer.
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( 573 )
«a oiTcut de I*
Cap
R io- Janeiro. ^ *••.<;. .
Christianboig
l'A Gurrrai ........ Vi^* • • ■
Stiati-TamatÊ, , • . . . .
Hacra. 'r'iV...
Ttf n^ifb
Tripoli
Palerme
Naples
Florence < •. . .'/Uj
Avignon.., ,1. .•.Mf> •.•»»» •,.)•»• •
Bologne. l.......
Padooe. . . . .'i ; t i'.'î î ; .; . : î'. i , . .
Londrei ......■.••a>i,,.
Altona .
Aftntnck., . .... i .-jii ^44»t. .
naroàiiger
Bergen .
Keiaiirac
Godlbaan
Eyafîord ..^
Go d hoTO ..«M .iM . J* Mjtfcli ««; ^itV
U^iciiavik
IlL-Mclville. ...
Spitiberf;
338-,j.4
38.69
36.^
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39 ,»o
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3? ,94
37.33
36 ,7»
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36 ,3o ,
35 55 '
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33 ,36
33 ,33
34 ,06
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35 ,47
337*,88
30 ,08
36
36 ,1
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37 ,69
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38 .83
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36 ,00
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37 ,7»
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■47 ^
36.,j4
35 ,99
'36 1,0a
33
33
34 ;64
35 ÀQ
36 35
36 ,i3
If
. i I
ÉeUpmétMa du iImiw' i836.
M. le général BrisèmM a adressé h PAcadémie, dont il est oomi|ioiHlaût,
les observations qu'il 'a iaites de ce phônuniène idans aon habitation de.
MaJ^ttOÊUtt k quelque distance d'£dimlNirgh.
CouimenceiMCiit àc l'cclipiex-*.
Fomutioo 4e ranocau.
Knptuc de IhimMii».*» >■ «h* I -3» Stttfi
Fmi*V4àSff 4.«3..«^
i'36'5i'>
3..I. 4,a
83m
(5740
Une petite Udie i»4^' 8',4
Une tache éteadw i .5S.49i4
UMfttHatMh* s.17.17,1
Um petite tache 3.3i.44>6
Qbe gniide tache roode a.a4.i7,5
Là l» (nuid* 4t tMin let
taches visibles 9.27.53,7
La plua petite a.33.5o,9
Une trta pethe tache, irèt Min
et trèa aelto a.35.45,3
M. Brisbane avertit qu'il a po M ^ÏMcr une petite erreur dans TolMep*
vation du premier contact. Nous rapporterons ses propres paroles quant
k la foraiatiuii et à la rupture de l'anneau, parce c^ue nous craindrions,
pcMir quelques-unes , de ne pas les traduire exaelemeiit.
« The most singular appearance of the whole éclipse was tfae iormatioin
» and breaking up of the annulus, wbich gave the exact resemhlance of
» luiniDOUS filiments extcnded to that degree tbat they gave way in beau-
» tiful oomucatiiMis of light , and ihto took place both at tbe dissolution
» aad refenMtkmof theannidin. ■
L'obscurité ne fut pas aussi complète qu'on l'avait attendu. M. Brisbane
aperçut cependant Sirius au méridien, à l'œil nu, et à la petite liaufeiir de
18°. Pendant la dur^e du phénomène, un photomètre de J^lic descendit
de 18" à 4".
A Edimburgh, M. le ly Traill fit sur la terrasse de sa oaMon les obser*
vations dont nous transcrivons ici les résultats. La première colonne donne
les heures; la seconde les degrés marqués par un photomètre de Leslie;
htroiliAiiielee cempératares del*airM0uséc8periin tbemoaètni deFab»
renheit plané k ronàire.
Heu rca
io' 8»* 69
4» 79 «
5o 77 6S
ao 73 ...*.... 69
f 69 6f
s» 56 6t
3« 49 «B
4^ ..(••••> 38 d
«7 <•
Digitized by Gc)
58*5
58
SB
58
58.5
58.5.
59.5
60.5
6a
6e
LedoctaarTndll dit qa*aa noaunt de la plus grande obtcurité, le drar
peau de l'Union placé sur le cbAteaa-d*Edimburgh, semblait eotièrement
noir. On n'y distinguait aucun des compartiments colorés qui a'j trouvent.
^ Genève, d'après les obserrations que M. Alfred Gautier a communi-
quées à l'Académie, le* phaae» de l'écUpae ont été olMenréea par M. MuUer
ainai qu'il suit : - -
GMUMnceineiit 3^ 3o' t
Fia 5.11.35,1
Une petite tache ; disparition. . . a.So./fi , i
Autre ache; 1" bord a.4a<^4>>
a^ bavd.*. .*•«•« • a.4a.^a«t
Autre tacbe; 1* bord 3. 7 19,»
Autre tache ; I* bord 3.ia.a4,3
a* boird.... ...... 3.is.5o,a
Anln tache ; 1" bord 3.ia.24>3
a* bord 3. i3. 16,1
iBTBOHOLOcn. — Sur la température de t espace. — M. .Irago annonce
qu'il vient de recevoir la relation du vojage du capitaine Bock aux ré-
gions pohirit et qvAI y ■ trooré, entre entrée renwrques dignes d'être
recneillke, une ohaerration de diennomètre trèe importante. ' Cette ob>
servalion semble en effet assigner à b température de l'espace une valeur
inférieure à celle que Fourier avait adoptée. —Le 17 janvier i834, au Fort
Reliance , latitude 6a*>46'^, longitude io9*o'39" ouest de Greenwich,
M. Badta vu le theroomitre de fiahrenheit en rioool descendre jusqu'à:
D'après ce résultat, M. Arago pense que la température des espioss célestes
àe peut minqiier'fféire noMbleaMit laCMeore S7* centigrades.
te
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58
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7*
($76)
M. Poisson n'adiBet pas cette conséquence; suivant lui la teiupéralure
des couches supérieuies de l'atmutpbere est nécMsairement plus basse
que celle de l'espace. ilbi»>Ngi«fetDM de ae pe* 4Ik au|oard'iiiii en me*
sure de préteDter cette opinioii avec tous les diveloppeineiits néoeMaires.
oriiQi E. — Lumière du bord et du centre du Soleil.
(lùxiniit d'une lettre de M. Forbes.}
« Vous s:ivez qu'il y a transversalement dans le spectre aolaîref un grand
■ uoinbre de lignes ou d'espaces entièrement noirs. Ainsi il manque dans la
• lumière de cet astre, 'dei rayons de certains degrés de réfranglbiiité: Ces
» rayon* ne sont abcofbéa ài par le prl«ne/ni perTIlMOiplière teitartre.
• SirD. BrewMer suppose que cette perte de myons s'opère dansTatmos*
» phère du soleil. Dans cette hypothèse , les rayons provenant du bord du
• Sioleit ayant a traverser une pliisigraade «pais6«ur UaluMibphere, de-
» vraient , décomposés par le prisme, présenter pins de lignea«an4«iJ|giMs
» plus larges que les rayons émanantdn centre. Ui dernière édipie de sdeil
» m'a donné le moyeu de me procurer un spectre eui^endré exclusivement
» par les rayons du boni du soleU; or, j'ai recuuuu sans équivoque, que ce
» qiectre est parhileineiii identique! Mliii^[ui«ésiiltejde l'ensemble delà
» lumière de Tastre. Coaséquemment iss Mgrons nianqoanis ne sont pas
» perdus dans l'atmosphert solaire.-»
MmQUB BU euMsr. — 'Snune faUliMMM'ottgmie pat un fitn^ dam /e
ffmUa, — M. BiEiu.tT adresse quelques détails sur un puits artésien qui
a été creusé à Aberdeen (Écosse^ dans la filature de laine de MM. Hadden
«t compj^uie.
Ota a rencontré Jftgranite à 4o pi«ds de, profondeur .(«piriroo ta*), et*
l'on a poursuivi les travaux jusqu'à 180 pieds (55^): l'eau.qui est lies
pure s'élève à 6 pieds au-dessus de laauriacei ie,pûils en fournit iao„gal-
I0D6, par minutes (• 54^, litres ).
L'ç^u jaiUisienie est. 4 la température de M'.ViàuÊàMt^ ia*^8
,osatigBadm>
M. Laisné adresse une note relative à dss recherches qu'il a faites dans
le faut de tM)ttt«ran- moyen ^de'repiésaiitiuàiite ua fiMlv umAtt de carao-
>tèri» tPue.Jes jBns4i» hlHW humain swit i|ii'a.|Ndli0. j avoir d'incer-
titudepMMrtlaivr p«imaiiiBialiM;ily iaia«l4mi|al)|eaadma des
aS rnMtiiMWil «bnt^ auàtaat lui , sa oompose i'alpfaiiMt natoreh La*4«i§iMM
qu'il emploie son* les lettres de l'alphabet ordinaire et les trois>ac«leMiPt
qu'il applique dans certains cas autrement qu'on ne le fait.
M. C.ourdon demande quf l'Académie sp fnsse rendre compte du procédé
qu'il a > proposé 'pour l'essai des pontS' suspendus, procédé qui, eniesop^
posant efficace, aurait l'ayantage de ne point exposer - la frc ■<lèl^ inh rt W4.
A l'occasiou d'une notice sur les taches du Soleil <a(lne»ée à lAacaidwie,
dans sa précédente.8éaqce^rM. Coloial>-Menard, Mod'oiiiter éoritMquiil
a*e8t occupé tTobacrfatioiis du même genre et .q^'il en «dfeMera pfodiai-
nement les résultats à l'Académie. Ses observations ont été foites tous les
jours i la même heure depuis le i6 octobre i835>avec un objectif achro-
matique de 8 pouces d'ouverture.
M. l'abbé Lachèure rappelle qu'il a adressé à différentes époques plusieurs
opuscules, tant imprimés que manuscrits, relatifs au moyen d'établir les
rnKwte. ^itln^lwiiilkJtioM éitSkt ei «aliauowriq— idaMteiapB^ Il deirtriidg
Mt.J7. temugw deMMk^i<|M tàmMuAfttoK^ Vteir selidre rendre
compte d'un appareil qu'il a inventé pour 'copier dès objetjf 'qaeidOnqiMS
de sculpture, soit (lansies'dtmensions da mo<IWe soit dans des proportions
différentes. Les moindres détails, dit l'auteur, sont reproduits avec une ri-
goureme enctitiide, de sorte que letoofriee evéoatëes-par ce procédé ont
tous lea fianctèrea aniquela on cKatîngae conunaoément une CBUYre
originale.
(Commissaires, MM. Mavier , Savart et Seguier.)
M. inventeur d'un pressoir cylindrique destiné à la fabrication
du vin et des autres liqueurs laites avec des fruits succulents, demande (]ue
celte madiine aoit admise à oomeourir pour le prix de mécanique. 11 joint
à ta iHamtnde une 6gure de rinatroment et un rapport de PAcadénie de
Mâcon qui en contient la description.
Renvoi à la commission pour le concours au pris de mécanique.
M. J. Muzard écrit qu'il est l'inventeur du Télégraphe de nuit et du vo>
tabulaire télégraphique que M. Claude Sala a présenté dans la dernière
séance pour le concours au prix de mécanique fondé par M. de Montyon.
Se proposant dé concoorir Ini-néme pour ce prix, il annonce quMIenTem
(57«)
sous peu des documents qai mettront les commifisaires de l'Académie en
état de décider i qui , de lui ou «le M. C 8aia, apportieoi réellement l'in*
▼ention.
Renvoi i h oommiariom pour le ooncmm m prix 4e iiiic«iii«|ae.
M. PwUand, noanné réoemoent oooHil féB«nl d'Ai^lMmè Bdlîvte,
offire à PAcadémie de Aire Mir les platNm 4lev4« det Asdct toatM la» el»-
senrations qui pourraient paraître utiles. I.es Secrétaires remercieront
M. Pentland , et lui annonceront que plusieurs académictCDS se proposent
de mettre à contribution ses connaiasancca et son lèie.
La séance est levée à 6 heures. A.
Errata (Séance dn 6 juiD.)
Bolletin bibUograpbif ue , page 56i , ligne i3 , am ïwm dt àeUa cubii
Une £aute s'est glissée dans quek|aei emniplnfee du
(à le fin du mémoire de M. Biot):
Page 547, ligne 7, cçrp* çrislaUué*, Um> lames cntimUùéet.
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DigilizecI by
( 579)
•UtXETUII BlBUOCKAPaïQCS.
L'Acadénm a TCçct Ans celte aékàtt Im ouTAge» ifoiM lei titrai :
Càn^ttet rvuku k^dmadaires des séances de t4ctidéak des Smmeesf
i8S6,n*aS.
Traite' expérimental de fÉlectncUé et du Magnéti^ime j et de U^urs
Rapports avec fys phénomènes ttatutelsj pufM. fiicgoB]i^i,4! ■y9\'.9. i*^"»
i83G. ' , . , - • à . • . ■ • ••
Mémoires pour servir à une deseriptàtm giol^ifuede la France; /»<r MBl,'
Dti RÉsoY Élif. DE BaiOHOW^ tomc.5^ in-8'.
Extrait du }Fngasin de Zoologie. — Notice sur un nouveau (li nre d'oi-
seaux de Madagascar ; par M. isiuoRK GEori^Ho.Y Saist-Hiiaihk ; brochure
îft#. ■■ " , .;.
Description d'une Magnanerie Se^Are , par m. uK»cti, suivie çtitn
liapfiort de M. Soijungi. Bodix sur une Éducation de vers à soie , faite en
i835 par M. Camille Beauvais ^ et d'un mémoire sur llndustf-ie de l(f pro-
ductif des soies f pur M. H. Booioo» ; brpcbore iQ-4V . . ' V ] '*
Cours de PkrAtobfpei par M. lAioiiMiii]; iLeçons ' i -1 i( , ui-9*. ^ *'
Parallèles des divers mojrais de traiter les Caktdmxipar M. ûvulb;
I vol. în-S".
De la Lithotripsie i parVL. Lkroy d'Etioule; mémoire n** i , Paris, i836,
îii-8*.
Manuel des Constructions rustiques; i vol. in-iu.
Lettres à Messieurs de l'Institut de France , [Académie Moyate des
Sciences ) ; par M. d'At ; Carcassonne , •i«-4".
De la Greffe du Mârier blanc sur le Mûrier des lies Philippines; par
M. BoNAFous; brochure in-S".
Ta! lie des Équotions éqmnoxiaUs; par M. Laghévbe; tableau io- folio
(autograpliiéj.
Essai sur la Plàlosofhîe médicale et sur les Gén&aUtés de la clinifue
médicale ipar'yi. J. Bai i ll v uo; Paris, i836, lii-8*.(H.DoaUeette1iargéd'en
rendre un compte verbal.)
Fl/)ir Parisiennet par M. Jadne Saint-Uilairej livraison i — 5, in^.
Rapport fut à la Société étÀgriculture , Sciences et BeUes^Lettna de
âidem,sur un nouveau pressoir cjUndrique ; par M. Thomas Rstilumi.
(Renvojé à la CommisNon du Prix de Mécanique de la fondation Montjon.)
( 58o )
A CatalofpM of ySdS skut, chi^y in the Southern hémisphère prepa-
red jnm «bÊenKàkmi mmde m the jmn l8aa> i8a3, 18^4, i8a5 and
i8a6, 4tf «te libmvttttiry tUt Pmm»Êila, ne» SmAWMeg ,faiiniled by
IdtMitenarU-General Sir Thomas MACooacitt Bxubaiib^ K.C.B. F.R.S.,
prend, oj the Royal Society oj Edimburgh the computations made, and the
Catalogue corutructed by W. Richakoson; Loadon, i835, in-4*«
BMhlkèfÊie «nAwrwIb de Genève,- n* 4, avril 18S6, iu-^,
jiMttmmiseke Nachrichten n" 3og, ia-4*-
Observatiom sur r Influence des Comètes sur les phénomènes de l'atmos^
phère, adressées à M. Arago par M. Fobstkb; brochure in-d*, Aix«Ja«
Jommd de CkimhmàUeah,4kPlkurinaeiêeidéTùekehgiettom
6, îtt^.
Journal hebdomadaire des Progrès des Sdmcet médioUeti D* 2^$ î»^*
Gioette médicale de Paris, n* a^.
Gaeetù des RépUoHXg wf 68—70.
Jeumal de Sanid, n* 146.
Écho du Monde savant; n' a5.
dnnaies des Mimi£ 5^ eéirn, tonie 9^ ia-8*>
COMPTE RENDU
DES SEANCES
DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES
SEANCE DU LUNDI SO JUIN 1836w
nitiSIDEIiCE DE M. Ca. OUPIN.
MÉMOIRES ET COMMUNICATIONS
DES MEMBRES ET DES CORRESPONDANTS DE L'ACADÉMIE.
HUMMnB «MUMiQin.— Adraft^Pam mimoin mr Vonmg mumgt virmt
metueBemmt  la MinagarieiparVL Gvanm SAun^Huiiias.
Amku nuMM. — Dùautton preOmùuitte.
« Ce»t un éréneinent ^ue la présence à Paris de cet animai. A h roie du
cuwBMWt» BM» devons M poMenioB. On m VtÊOt pracnré dans une
rdAdtt pwioiig*w à Somitva. Cest encoM le camiMrae qui m pourra à
•on transport de Nantes pour la capitale. L'annateiir, son nidc et l'orang-
ootang, sinsuUèrent dans le coupé d'une messagerie, d'où l'animal fat
extrait, pour aller occuper son cabanon dans l'étage sopérietir du lo-
• Gonnn très andennenent des Malais , sous le nom d^arang^nuang,
ce nouvel hôte de la Ménagerie y Tint prendre position commp nn sujet
d'études pour les natuimlistes et de prolondes méditations à l'égard des
pbUiMoplies; cw oe no fîit pot tout-à»fidt an noanmié qui a nit «n Inoi
CM.ia»^t«niwiiiiii. 84
(Ma )
la Gaptiale, mais d'aneleiu aonvenin, que c'était nn aninial nd-partifi
homn» «t mî-parâe singe. Sor cette vieiUe tradition, nous aron» tu de
toutes paris affiner, vers le curieux animal, tout le public parisien, soit
cette partie donnée par les salons aristocratiques qu'un désœuvrement
incessant et un instinct de dédain poussent ao mépris de oe qù n*est point
grandeur à sa manière, soit ces hommes plus fermes dans leurs principes,
non moins dévoutSs au sentiment delà dignité de notre eqpiœ; cette foule
des salons d'affaires ou qui afUue dans les ateliers.
» Toutefois , c'est un £ùt que je me suis attaché à recueillir ; ces visiteurs
si divers se sont unanimement rencontrés dans une même et cette même
pensée : T animal de Sumatran*e$t ni unhcmme ni unsti^. Et le moment
d'après se présentait l\ l'esprit cette idée accablante, comme étant le sujet
d'an problème sans solution : Qu'est'ce-donc? et comment expliquer ces
moii»emau$ et seètm d» mmurst ces r^titittwu on ^pareme étmtu
humaint?
■ La science, d'abord mal informée, a passé successivempnt d'une opi-
nion à l'autre. Tulpius et Bontius avaient donné déjà des renseignements
étendus sur cette conformation tenant de l'homme, quand Linnseus crut
yaperoevoir des traits non équivoques de similitude humaîncLa conviction
de ce grand homme en vint , à cet égard , jusqu'à l'engager k appeler l'animal
décrit par Bontius et lulpius, à l'appeler, dis-je, dans la lo* édition du
•l^'Wéme dèlemature, Homo nocturnas, ou encore fiomo sUi>€stris. Depuis,
Lionaeus se réformant sur oflk, fut imité par les naturalistes qui écrivirait,
depuis lui, sur l'animal originaire des îles de la Sondé| et l'on s'arrêta aa
parti de maintenir définitivement cette espèce ambiguë parmi les singes.
» Bans notre actuelle occasion de revoir les faits et d'en juger, d'autres
Opinions, non moins diverses, éclatent entre les naturalistes, ceux-d,
persistants dans leurs mêmes idées , et le public afBuant dans le Muséum et
y venant donner son avis. Dans ces circonstances, j'écoutai d'abord ; puis,
je me pris à douter. J ai quelque temps balancé; et si j'ai passé dans des
langs opposés, o^est que j'ai foi en lasoBdtté des jugements populaires, les
masses, jouissant d'un sens instinctif, qui les Mnde penpicaoes, et les
crée très habiles à saisir le point synthétique des questions; et enfin, d'autre
part, pour m'engager à réexaminer la question , je pouvais croire (tant
d'exemples en fowmisMUit la preuve) qn*à un foit,.mal vu dans l'origine ,
les naturalistes Avaient bien pn rattacher des observatlona non moins Na-
tives, et finalement engendrant, avec de teb éUnenis, un piéfogéanjour-
d'hui assez difficile à déraciner. ■
» Douter en pareil cas, c'était pressentir une découverte ; et je m'aperçus
que pour l'achever, j'aurais à remaoier fondamentalcuieut la matière.
» Je disais mgaère : « Ne mardier sur les diffiSrences pour les apprécier
» selon la rigueur des vrais rapports natureb CU toutes occasions et ques-
» tions de l'organisation, qu'après avoir ramené ces différences à leurs
» système unitaire, et, par conséquent, qu'api-es les avoir éclaircies par
» la théorie des analogocs. »
m Cette ancienne controverse doit donc, comme au temps de Linnasus,
se reproduire; et ce devient ainsi de nos jours, encore le sujet de cette
question : Si forang-oiUang est homme ou singe? A( l'un ni foutre: c'est
ce qu'est venu afiînner tout à l'heure Veqfiit de tous! <fcst ce qui , en
eifet, fut ain^ dédarë par les nombreux visiteurs qui affluent au laidin
du Roi , y venant observer sans préjugés, sans idées préconçues, et srins
s'être laissé prévenir par ces déplorables entraves qu'on appelle nos règles
de classification. Ces règles étant bien employées , ont un côté vrai et leur
par&Ue utîUtéi maïs présentement elles dégénèrent en nne manient la»
quelle on recourt pour ignorer tout à son aise, sans toutefois le paraître;
Mais cependant, que deviendra effectivement pour le naturaliste des an-
cieiiutu» opiuioiis, ce ni l'un ni iauire que V esprit de tous lui oppose en ce
moment? La void: Il y a, dit le claasificatear, ces^denx premiers onAwr
qui ouvrent la marche dans la classe des mammifères; ils ont nom les
bimanes et les quadrumanes \ le premier ordre est destiné à montrer et à
tenir l'espèce humaine à part de tons les êtres portant mamelles, et le se-
oond ordn doit réunir tous les animaux aux quatrenunns : ce qui s'entend
deseqwces quiont le doigt interne écarté des autres doigts; ce d<ngt étant
plus ou moins utile (î:iii-s la préhension.
B ALiis cet ordre uihahe qu'évidemment vous, les naturalistes des opinions
régnantes, n'auries créé que dans la pensée d'un sentiment de déftrence,
que dans une vue d'assujettissement vis-à-vis de certaines branches privi*
légiécs de la société; cet ordre établi donne-t-il effectivement, en histoire
naturelle, son caractère net, précis et digne enfin de figurer dans un puis-
sant contraste comme la recommandation et Fenseigne d'iue finnille bien
trandbée.
» Cela n'est certes point à l'égard des deux premiers ordres. Le pouce
des pieds de derrière qui vous paraît droit, rapproché et sans action
propre à l'égard des autres doigts , n'est ainsi que maîtrisé par la cbaus-
snrcLes scnlptenragrecale montraient détaché et distinat; les Arabes livrés
à rouvre des toomencs et qui travaillent aiaia, «npktait très habilement,
84m
(«4)
le bloc de bois à façonn«F. Bnfin, les Charruts dent noiu aTone va toat H-
cemment de? individus ont ce pouce spécialement actif et s'écartant presque
à peu pré« comme le pouce de la main. C'est arec ce pouce, leqpiel entre
de» dceaaiMeiix de eourroie, que le otndiir cfaemw ^Vndkre sur son
elievel : ce poaoe pose seul mr cet ■aoeen, qui reneat pimr Piisego à on.
étrier.
» Il j a donc une iilcheuse dissimulation dans les soins pn's parles classi-
ioMeon, pour déleiaser ces notions, comme c'est rraiment prononcer un
■MMoage de toaCM nenièree, quand oa nie que llMHUMorganiqaflBBeiit
parlant, pour d'aussi minimes différences, ne saurait être réuni et clasié
parmi les animaux à mamelles, lit le but de cette prétention aeriit d'arrifer
au soulagement de la dignité morale de notre espècel
»Cest eaMs, Je peue» dé ces rtfexioiie qa'oo pourrait tendra A lin*
fini ; assez pour préférer ce mi dfle frits à ce semblant if oidre et dlnleHi-
gencc qui résulte de ces termes rapprodiés, MiMVMSr et jimufiriWfffiifli f
il n'est là de réel qu'un jeu de mots.
» Voïtt coome je n*ai point employé non enottr-propre k opposer aux
visiteurs de l'orang-outang, des décisions antres que les leurs, conmeje-
n'ai point refoulé ce torrentdfentoîgnMnentqiie jetenaîeàboiiheurde ra-
cevoir de l'esprit de tous.
» LIbra anjoanflmi de rejet» «tiêtemcnt les insinuations de ces idées
frites, mais erronées, oh! commewreefreilité je ponrrai, dent h eéence
prochaine, dire ce que cVst qu'un orang-oiifnng, ot plus tard raconter, dane
le même esprit, ce qu'est l'homme considéré dans sa structure, et com-
parativement à la stmcture de aea congénères ^ les autres quadrumanes-
U dignité de l'borome n'y perdra rien , je le pronets. Mev tout an co»^
traire, dans le soin que je mettrai à faire valoir tous les nombreux
et minimes moyens qui produisent cliex ces deux êtres les relations
concertée» de leurs parties, éclateront toutes les grandeurs, toutes les
prévoTWMee d'eséention, les edairaliles hamoniee que fon peut donner
comme un effet de propre essence de la puissance créatrice.
«Tai fait passer sous les veux de l'Académie quatre magnifiques dessins
de mon collaborateur, ftL Werner, donnant certaines poses de l'orang*
oatang. M. Wbmer en prépare quatre laires pour la séance suivante;
fai cru pouvoirme permettre de les loner, coinme empreintea d'une poésie
exquise. Et, en effet, comme ils contrastent avec la détestable figura
du jocko de Bufibn, toI. XIV! L'artiste d'alors a peut-être remfili .
picii
but en donnant une bidetue caricature de Thoronie; maîa U est au moins
certain que rien, dans son dessin, ne rappelle les traits distinctifs de
l'ori^naL Auaai, çonun« Ilaubenton , bien qu'avec le cbanne d'esprit et la
iNMité de cawr «pii ottrtériieiMt, aietlaik d'eflaertme à m plaindra
• L'ordre des bimanes n'est point rimmédiat et le nécessaire r^ultat des
nffports naturels^ respecttTement «pprécMs dene Ifi^ 4fl^^ Pf\ fvdre
ect à supprimer. > >'< .!•'. '
myienop»» J/tfiu«ltc« 4u Jirùe d*»4rmùu sur la poptJatùai Jranqùsti
ptit M* b bmM CL Dmiv*
PUXJÀRE VkKïlt.
«Depuia la paix 0éii£nle, entra l^aonies 1817 etiB)^, upptr^vona
trois périodes bien caractérisée* : U preqû^ d'extr^fi 4fM*t0aJp
conde d'extrême abondance, et U troi«èP9« de pémine OÇCar
sionée par la médiocrité des récoltes.
» Dam ce lapa ds temps, le prix moyen wwA des grains, calculé pour
toute la Fcanoe,4ni8onde l'hectolitre de froment, olfre cea diffifareniBea
extrêmes : pour Tannée 1817, dont les affligeants iQIWfemra seot encore
présents à notremémoire, le blécoùtaitâG francs i6cent.;poiirl*aiinée iQoa,
où la surabondance fut si funeste à Tagriculturc, qu'elle obligea d'altérar les
km tur les céréales^ le pHx daUé descendit à 1 5 francs 49 centimes.
D Je nie suis proposé d'examiner quel elfol cette énorme disproportion de
prix et de récoltes a produit sur les éléweptadela vie aociale, ^ui sont les
décèa» les naissances et Us manafjes,
• 4Â1 drolftenir des «éaultata comparabka, ayant é^aid an accroi»-
aWMBtl delà population,j'ai calculé, pour chaque année, le nombre des
décès, des naissances et des mariages que produit un million d'babitants.
• décè^. Dans l'espoir de iaire ressortir tout à coup l'eHet des disettes
8W 1» flBomUté, j'ai mia en pamdWe lea six année» de plua fprai^
dwrté dai fnÛMt vtc les six am^ des plus bas prix, le m'attendais à
découvrir une énorme différence entra lea déoès; Toiâ oeqoç |'f4 tro^vé
p9UrWQ|^«9,dMi»f^t«: ...
Prix mujmk DM* «H»*.
aSfr., 06 \ 25,oa3.
10 , 44 a4,9^-
( 566 )
« Par conséquent, pour une aussi grande différence de prix, il y a sea-
h mcnt une augmeotatiou de -jZ décès par million d'hommes. Il en résulte
que , pour «a renchériiMmcat de cîm|afliite>deiix centiiiiM sur le prix dp
blé, le nombre des aiorts s'accroît seulement de trois millièmes.
» On est frappé sans doute d'une aussi faible différence de mortalités ,
pour d'aussi grandes inégalités de disette et d'abondance. On Test bien da-
' «aatage si l'on oompeie , entre le» années de cherté, celle dTetlréme dieette
et desimpie pénurie.
» On trouve en effet que dans l'année 1817, où la valeur moyenne du
froment s'est élevée jusqu'au prix effrayant de 36 francs 16 centimes, par
hectolitre, les décis par milUon d'hommes (94(870) ont été moindres que
la valeur mojrenne des six annéM de autaiwmdance (a4,^).
p Enfin 1828, la moins pénible des six années de disette, celle où le
prix est le moins élevé, présente au contraire la plus grande mortalité de
toutes les années mises en parallèle, une exceptée : cette mortalité s'élève
& a6,oao individus par niUÏon dliaUtants.
» Nous serons plus étonnés encore de trouver la plus grande mor-
talité d<>s quinze anném, en i8a6, l'une des trois annétt du plus bu
prix des céréales.
» De ces résultats ou peut déduire ploiieun conséquences inqpor-
tantes.
» D'aussi vastes différences que celles de 36 francs 16 centimes il
i5 francs 39 centimes dans le prix du blé, produisent, sur la mortalité,
des diOérenoes incomparablement moindres que celles de toutes les autres
causes, qui passent pour ainâ dire inaperçues et qwi .frappent Invisible-
ment l'espèce Inimaine.
>i Ainsi, l'effet des disettes, telles que nous les éprouvons an dix-neu-
vième siècle, sur les mortalités, descend au rang des effets secondaires,
qu'on ne peut Aire ressortir que par des artifices de calcul, en groupant
à part un assea grand nombre d'années de très bas pris et d'extrême
cherté.
» Il n'en était pas ainsi dans les siècles précédeats , parce que les di-
settes étaient beaucoup plus intenses, les prix beaucoup plus in^^aux, les
ressources du peuple moins grandes, et par suites les morudltle beanobup
plus variables.
• J'ai prouvé, dans un autre travail (i), que le progrès de la ridbssse na*
(1) J2iEiM£rsd«riéAif0ieiHl$pfl«^
( 587 )
tionale et d« l'aisance individaelle , augmente dans une proportion bien
plos rapide que la popuktioii. De là résulte que dnqoe fionOle/ per le
progrès des «rts- utiles» poaède un revenu croissant, tandis que les besoins
de la subsistance restent les mêmes. Ainsi le peuple, par les progrès con-
tinus de ses travaux fructueux, devient possesseur d'un capital et d'un re-
venu qui le mettent en état de &ire iaoe avec plus d'avantages aux années
de péooite et mène de disette.
» Et voici maintenant, dans l'état moderne de notre agriculture et de
notre prospérité , qu'une des causes, naguère les plus alarmantes pour le
sort de l'espèce humaine, devient pour amsi dire insignifiante et diificile k
diseemcr- entre tioutes les ososes, beaucoup plus pertnAatrices^ que le
progrès des arts et de la lidieaae pubtlque n'a pas pu ftire encore totale-
ment disparaître.
a Si, dans la période dont nous faisons l'examen, nous coujpurun2>
les trois années de grande abondance au trois années de plus grande
«bertéy nopis trouvons :
Prix mojwM. Déete «uMlt»- '
t5 fr. 69 c. a5,4^
•7 te s4»77*
» Quelque étonnant qii*ttn sembhbie fidt paisse pénétre, il ne resté pas
s Dans les années d'extrême abondance, !a classe agricole, qui forme en
France plus de la moitié du peuple, éprouve une pénurie par le peu de
prix que lui procure la mévente de ses produits , et cette pénurie ne peut
pas se naanifiîster per des-dindnations de mortalité;
» Tout démontre qu'en France, l'état le plus heureux pour l'ensemble de
la population , est celui des années moyennes, plus voisines de la surabon-
dance que de la rareté des grains, lorsque le prix du froment est com>
pris entre i7erifttacsnMoloIitn.idoi«là BM>rlBlilés*abaisseàa4,i33
iadÎTidus par million dlabitantsi
» C'est donc au nom de la vie des hommes qu'il faut non-seulement for-
mer des vœux, mais £aire des eftortft pour rapprocber de ce terme mo-
déré, b prodaolion et le pris des sidbsislaaoss, asalgré te
«dsona-e» les vidisHudes du 1 iwamsios.
vilef noûwsMiey.^Les naiisanoes épfoorent, connue les décès, l'in-
— A^fÉ» A Jb iMmi* I iifniil «or XFUP ÊtW aàékr. Mhnnht ta dans la
iisaiu t<s»ali d» llaslitat, janr t»t ,
âuenoe des années d« 4i»ette «t d abumkixe. Il iaot iculetneat avoir l'at-
«eati»a de rapportiiv ^ "dtMfaê Êmtéè éà éimm 00 «TaboadiDOt, to Mi»>
maméêtimàéê lomMtotei&eat suivie ^ d'ajoaur à la «hirée da»
gross6S9«s quetqaes MmaittMdé pt4BéitttMliMi,4|iÉ duAiit lai yréaédtr
chez un peuplt r^écbi.
les décès, leaaû années da pins haut prix «BS«lKiMif«4i SMtodn prit
deacérétkf, MW tlwlvVM;
Sit MBréM Prix aoyiH». IhtamMi mMAM.
Du pliu baot prix 24 fr. 68 c. 9o.647
Du plus Ibu prix 16 44 3i|o47
» D'après ces résultats, lorsque le prix des grains augmeote de cinquante
pour cent, le nombre des enfiuits conçus diminue seulement de treize
mfllîAnies.
• Sa définitive, uaoinkmtfhaliiluitaeoaprendplMdeoentiniOftnMi-
riages, et toute réconomie que ces cent oaiHtntri^es apportent dans la
reproduction, se réduit à 600 enfants qu*il8 s'abstiennent de mettre au
monde dans les années des plus grande cherté, comparaison ùite avec les
■nnéaa dw plmèas prit des céréata»
» Id, wam» pour les décès , les eanaes dtiingèNa, TuiaUes, et le plus
souvent inaperçues, l'emportent de beaucoup sur 1m MMMa ^iri liannant,
soit à la rareté, soit k l'abondance des céréales*
• Oel««al pescnoiB fla^>lfi|iNr«a ftit élHW«e s dana la» dei» anadcs
d'extrême diaet!»* 1817M i6i6« pavr un prix moyen de 3o francs 40 c
l'hectolitre, les naissances moyennes sont de 3i,3a5, c'est-à'<Ure, plus
nombreuses de aa millièmes que les naissances okoyeniies des aïs années
»llii*caidsoe|iÉtnaldVJ&nner <pu Febondanoe oa la rareté dataob»
sistances règle, comme cause prinoq»ale «CfiédominanlB« ai Im déoèa, ai
» Si l'on veut cherdierles pdx intermédiaires, ({ui sont les plus iivw»>
breuses naissances correspondent, à vingt centimes près en plus, an wahae
prix que les décès les muins nombreux, c'est-à-dire M pris îaiaRmédiaira
entre 1^ et 18 Irancs l'hectoUtre de froment.
» Bn'piundiknt év«b imn idsarve tjpm oahMmadn Vnpiil «iaBlIfifae,
nous n*oaona pas affirmer qii*mM aeadiMdo fluinuidn» a» faimt du»
(589)
occarionée par un coMoan fortuit, singulier , mam pcMaiMe, d« circon»-
tance» accoboires étrangères k llnflaenoQ du prix et 4e k quantité des sub-
» IfaislMi rteltats de quinat» aBofes d'expérience démontrent du moins
qu'on se tromperait si l'on prétendait qtie le plus grand accroissement de la
population correspond an plus bas prix et par conspuent à la pins grande
dtandanoe des viTrcs.Dès qu'il jr a surabondance, la classe agricole sonflEre ;
«r^flst «n« qui ivréseatè à son lour moins de mimnues et pins do déeèi.
» Mariages, — De tous les éléments socianx, la contrnctntinn tles nou-
veaux mariages est celui qui doit être le plus sensible aux muses immé-
diates de bien être ou de détresse : l'expérience nous démontre cette
vérité.
» Si l'on examine Tannée d'extrême Aerté, disons mietix de disette.
Tannée 1817 (où le blé coûtait 36 francs t6 cent, l'hectolitre), le nombre
des mariages, comparativement aux résultats moyens des années de
suraboiidatteo, eut dtakfwné de 918 par nriHkm ffhMinils. On doit éii«
phttAt Mn'pris de la faiblesse qne de la grandeur de oe mauàm,
» Pour suivre la marche tracée jusqu'ici, nous devons comparer lit tix
années des plu<. bas prix aux six années des prix les plus élevés.
• Entre ces deux périodes, nous trouvons seulemeot tmo dUftrence
annuelle de «78 nMUÏgeft put nnHoo dInbMMitt.
B Si nous rapprochons les résultats présentés par les deux tttees pé-
riodes, pour les décès, les naissances et les mariages, nous voyons que le*
temps d'extrême cherté , comparés aux temps de surabondance , présentent,
nnée mojfonno :
En plus, 3 décès sur mille;
En moins, i3 aaiasuioas sur mille;
En moins, %% UMuriaies «nr mille. t
» Et li août "Mwynroos 1» 11 imtimi lii dftrfii; lim mlMiiiiii'ni im
murinpps avec la population totale, nous troatoni;'^
temps de disette et de plus grande cherté : •'. ' ,
En plus, 7 décès sur 100,000 habitants;
En^^gitows, 40 naissances sur ioo,o<K> habitants,;
En moMis, lÉI mariages sur 100,000 hidntaiHs.
» Les années dn plus grand nombre de manages ne sont pas celles da
plnebM pHkdet itdMiiinicee. f» trouve, m oootrtire, que le prix moyea
Dlgitlzeçl b<
( 500 )
lin iiilniimmpi, niii 49AP?.«H.V>^ 1*:PIm* d/<ljP<¥l*A population, qui
rîanm !• pitt» Ml oMriagi et pvoduil !• plus ivmo^Imcip ^'aUUneai
nouvelles, c'est le prix intermédiaire approcliant de ao francs l'hectolitre.
» L'étude qu'on vient d'offrir parait propre i diaaiper quelque» erreurs
trop généralement adoptées sur réoooomie sociale.
■ Pour le naiion françtiae, et i'oee l'alfiraiBr ^griement pour Jwanooap
d'efitres Bâtions chriHiées , il n'est point vnd que la multiplication de l'espèce
ne soit contenue que par l'impossilNlilé de nourrir k duique époqup un
plus grand nombre d'individus.
» Il y a plos; les années, les séries d'années de plus grande ■b"*^wy
ne correspoiRlent pie eux années des plus nombreux mariageB, des plus
nombreuses naissances et des moindres décès .- prouve évidente que durant
Im années tfestrêroe fertilité la prudence nationale reste de beaucoup en-
deçà des limitm potsibles de procréation, ooaoparatiTement aux facultés
nutritive*.
B Enfin , l'ensemble des causes fortuites qui tiennent aux intempéries des
saistjns, aux ûuctiiations de l'industrie, tux vicissitudes des événements
humains, cet ensemble produit aujourd'hui dans les décès, dans les ma-
riages et les naitmacet» des inégalités bien plus eonsidénUet que les variai
tions extrêmes d'abondance oa de rareté des subsibtances.
• Ce n'est donc pas aux Français qu'il pourrait être nécessaire ni même
utile de précouiser les doctrine» désolantes de Malthus contre la inulti-
pUeation de r«spèce bumainf par Iw rhwea Im monw opulentes» Las
individus de ces classes prises dans leur ensemble, oot assex de courage
et d'industrie pour résistera la misère dans les années de pénurie; ils ont
assez de sagesse pour garder une prudente réserve dans les années d'extrême
abondance. .
» Il faut admirer cette Ibroe dm cboeca, alliée à la droonspection dee
lamiUes, qui restreint h tel point les inégalités numériques des naiioanaeii
et des mariages, en cheminant avec une force progressive qui se com-
pose .de tous les élémen^ade bien-être et de prospérité que notre civiJir
satioo développe et perpétue.
> Sans doute la science doit avoir le courage de dire au peuple dm
vérités austères, quand les résultats de ses recherches sont effectivement
la vérité : elle s'honore pai* ce courage qui précipita Galilée dans les
prison* de Ftorence. Hais elle est trop beureuse quand elle peut démon-
trer que des tbéorim.spécnlafiw» et jgntAsMtifttes , qui freimient le
cttur et Menaient ks seatiment» aanifeb^ ne aeponnt pee mit Im êut^
Qi^ized by Google
( 59« )
déments de l'expériencë , et sont démenties par les faits. Détruire alor»
des conséquences impitoyables, c'est à la fois honorer ta vérité et servir
lliinaMiité.
SMOMItt MIRIC.
Cateul £mm Jmteti$m «m^fOtie des naissanert, des mariaget Ct d$i dktt, pûÊW
expn'mfr la vitalité nationalr.
» Les faibles variations annuelles des naissances , des mariages et des
déeit, tténie pour des clttugeiiient considérables dans le prix des grains,
m'a oonduit & dwrdier un« fonctioii de ces trais flémentt «ocnin, qui
rendît beaucoup plus sensibles ces variations, en corrigeant Tune par
l'autre des irrégularités qui tiennent à mille causes imprévues^ acddeu'»
telka et transitoires. - . ' ' ' ;
» Toute causé génénle de prospérité pôbHqoê agit dNm e6lé pour anl"
lîplier les MàMaaoes efles mariages, de l'autre pour diminuer lesdéoèi.
» Si l'on supposait un peuple qui restât placé dans le» mêmes circons-
tànces sociales et physiques, et qui se trouvât tout-à-coup doublé, triplé,
quadruplé, etc., le* ndtsauce», les mariages «t les décès ssraisrt parâil>
lemcnt doublés, triplés, quadruplés, etc.
>Par conséquent, le rapport des naissances et des mariages ans décès
resterait constant, quelle que fiit la multiplication de ce peuple.
» J'ai pris la moyenne des deux rapports suivants "^^jj^^j^, »
c'est re que j'appelle h fonction des vitalités.
• Cette fonction est , comme on le voit , indépendante du nombre toul
des habitants : ce qui, dans Pétat actuel des diMes, présente un grand
avantage.
» En effet, jusqu'à ce jour nous n'avons eu q«e des dénombreinenta
imparfaits de la population totale \ tandis que les rcgisb<es de l'état «vil
font conositre , avec beaucoup d'exactitude, In mOÊlàim .aarioil dtestMds-
sancss, des mislagai Ht de» déeis. • -
> Les variations tris' sensibles qu*épsouve la fonction de la vitalité na-
tionale, au bout d'un certain nombre d'années, sont l'expression ma-
thématique et la démoustratioii certaine des^^ndscbaugeraentsaurv/efiu»
dans le bieMtfltt d«4MipufeMiuMb •
» Vous allons aetiicllmcntcampacer kaidiw^sxraleicrs de osttoéipwf
tion pour les divemes iiiinrfeajqno iaous avons mises en parallèle.
• Dans le tableau suivant nôiis avons eu soin de combiner les décès et
lesmariagesde cluique année,' avec Jes naissance» de l'année suivante, ies^
85..
( 592 )
quoUe» iKiAU- i«» UQi» ()U«ru« ottt ^ fffécoo/çuiM daA*rMMiée OBéoMckiot
il
eomparé du prix des fpxùm et d» la/mMion des vitalités^ en
descendara des plut hauts jmx eaix plm bat.
1817
ISSO
|8ft8
1890
1810
18ft7
inai
1895
im
iBse
18SK
du fro«>«ai.
36. i6
«4.65
M. 3a
aa.g3
IQ. i3
i8.4a
i?
■ 585
'5.74
'7-7S
Tosc-nos
dai TllaUiét.
0,5788
•,6087
0.5989
0,58*9
o,58a3
0,5777
o,6aao
0,61318
o,6838
•,6>si
o,58qo
0,6080
o,63io
1,1875
3,4368
3,7007
9"^
•.«09»
0,6097
tS «5
■ 569
Tsleur mojrettne de* ibnctiotu des vitalités
sSans ce tableau nous avons distingué quatre groupes de prix.
« 1°. Ceux d'extrême cherté qui pour une moyenne de 3o fr 40 c, en
« a*. Ceux de prix élevés qui comprennent toute la période de cherté
de 1 8*^ ^ 1 83 1 , inclusirement ; le prix moyen des blés est «km «leas f. 48 C
et la moyenne des foDctioDS des Titaittés est de 0,609a.
*».^eM»àKM, prix iMmédMmouMdMt^préaMtoitalxaiNiéw,
dont les résulîtft donaent pour prix moyen de Pheetriîtt» d» ftouMt
r6Ar.o6 c, e« pour mc^nne des foitctions des viteIHég 0,6168.
'•4°i Geas des pkn bas piàx, doat la vdleurmoyeMeestde fS fr.69C.,
M qti'donMM ]MW moytmxj rfti vilalités- 0^6097.
• Ce «Mer résulut d« TilaBtéi, <st wmiiia «m wHt, «wlnA» <jag eé-
llli^(«i'èaiTC8pond aiTx prix intermédiaires.
» Il parak donc plus avantageux nu bien-être du peuple en général , que
1m prix dM grains aocUkat eaue Isa prix iatf noéîiiMnM , d'iui de
(593)
a Avant d'étendre plus loin et plus sûrement les conclusions qu'il e»t
possible de tirer de semblables considérations , il faut multiplier encore
let ob«ervatioii8î il £iut procéder avec une extrême circoospection, pour
ne pas s'expcaer à présenter des conséqnencet haiardées, que ravenir et
det frite plus mÀpumBKùunt reeudlUt et cootlitéa m vi«iidraieiit pnil^tre
pn confirmer.
• Il serait à désirer (^ue cliaque année ou ajoutât dans V Annuaire du
Bureau des Longitudes ^ au résumé des tableaux de populations qui sout
déjft donnés depuis 1817 jusqu'en i835, b valeur de la fbnetion des
vitalités.
n Ce nouvel élément appellerait immédiatement l'attention sur le degré
de malaise ou de bien-être, dont a joui la population française pendant
cAttcune des années mises en parallèle.
» Alors les administrateurs , les statisticiens, les nédedns etlesdiirur-
giens étudieraient chacun dans la sphère de ses connaissances, les cau-
ses des variations éprouvées par cette fonction. Il en résulterait des lu-
mières précieuses pour l'apprécialioD de» causes qui peuvent améliorer
le sort des hommes.
» Il y a cinquante ans, la valeur moyenne de la fonctioB des vitaKlés,
calculée sur une moyenne de i4 ans, s'élevait à o,54o3.
> Cette même fonction, calculée sur un ensemble de quinze aanées,
de 1817 à i83i, présente une mojpemie de o^ioS. Le supériorité de ce
nombre est Tcxpression des immenses progrès obtenus pûur lebien«étre
du peuple français, dans l'espace d'un demi-siècle.
» Il est à sou liai ter qu« l'on calcule avec suiu la même fonction pour les
nations étrengères, afin de comparer leur atsance et leur prospérité, d'après
une mesure identique et iMi^écise. »
M. Boiy d» Se&m niBem préÊtM» les 6* et / Amisoni de» algues
de Normandie, oRertes i l'Académie par M. Chauvin, naturaliste de Omu.
- « Cet onvrape, dit-il, contient iS plantes par follicule.?, «conservées avec
une perfection qui ne laisse rien à désirer,^ et déterminées avec la plus
sferaputeme exactitude* On pourra le eonsidérer comme le aoifflewr traité
dPhfdrophjtelogie, qmnd il sera terminé. Déjà hnleur, qui dBmandè n/l
rapport, et qui mérite (pi'on accède à son désir, y a compris des espèfes
nouvelles tie nos côtes, en y redressant beaucoup d'erreurs de synony-
mie. GomMe les rivages de France sont fort riches en plantes roarints, on
( 594 )
peut croire que la cullection de M. Chauvin conticodra plut de 3<K>
pèees : elle en donne déjà 1 75.
(Commissaires, MM. Ad. Brongniart, Turpin, Bory de Saint* VinceDt.)
HÉMOIRES LUS.
cnnB. — Recherches sur la nature et les propriétés du composé que fwtnc
faibwnine avec le bichlorure de mercure; par M. Ljl&saighk.
(GoinmiMatres, MM. Gay-Luiaac, Oolimg, Chevrcol. )
o On sait que ralbumîna précipite le bichlorure de mercure de aea aolu-
tions, et forme avec lui un composé insoluble, dans lequel les propriétés
corrosives du sid)timé sont détruites, comme M. Orfila l'a démontré, ce
qui a lait proposer par ce médecin Je jïlane d'ceuf oomine «otidote de ce
poiaoïi mercurieL
» Ce composé a été regardé par quelques auteurs comme une combi-
naison de protocfUorure de mercure et à'albumine altérée, ce qui n'aurait
pu arriver que par une xéaetioo entre les él^enta des deuiç corps.
» VL LuMÎgne, dans le mémoire quil a, Ip à rAcadémie,.ooiiclut de ses
expériences i* que Valbumine et la fibrine s'unissent au bichlorure de
mercure sans le dccoropuser, et forment avec lui des composés insolubles
hjdraléi, solubles dans les solutious des chlorures ^ ùràmures et iodures
des métaux alcaline; a* que daiia le ccm^Miaé d'atlmmifie et de bichlorure
de mercure ces deux composés sont unis dans le rapport de 10 atomes du
premier contre i atome du second, ou, sur loo parties, de 93,55 d'albu-
mine, et 6,45 de bichlorure de mercure; 3° que le composé, qu'on pour-
rait désigner sous le nom -de Morohydragirate Jtidimniamf en se conibr»
mant & la nomenclature déjà usitée par M. Dumas pour dénommer les
con>binaisons du bichlorure de mercure avec certains composés inorga-
niques, étant soluble da^is l'eau snléc ( solution, de chlorure de sodium)
doit éveiller ratteolion desmédecms, et les eqgager, dans le traiteniçni
de l*empoispnnemeiit du sublimé au moyen du blpnfrd'o^, à provoqua
le^ voroissentents le plus tôt possible, pour éviter qu'une; partie dtt-p4^son
ne reste dissoute à la faveur du sel contenu dans les aliments; 4* que clans
l'eqaploi du sublimé pour la c^nff^f vation de certaine pièpcf an^tonpiq^oes,
il « âfd)lit,entre .le.tis8u organique et le ^içhbrnre. .de,ai»a^ qne «érir
tAA^4fffti^3^afi»(ffk |ql||^tn•sfâb^^;alla1^>gtte.à fèllfs prodqiiw mn l'«^
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( 595 )
mine et la fibrirw , 5* en6n, que le bichlorure de mercure, dans son cou»
tact avec les matières animales, n'est point transformé en protochlontre
•àttmÊnmt^tXnuam quelques auleiin tVmieiit avancé.» •
MÉMOIIUBS niÉBENtÉS.
Lois des affinités organiques et des mouuements vitaux; du calorique
considéré comme un agent immédiat de ces affinités et de ces mouvements;
pmr M. FoQacaoftT.
Programmé *tvn» sMe ^expérimoe» fhfHttlogiijuts ; par le même.
M. Fuurcault présente ces ileux mérauires puur le coitcuurs au prix de
médedDe et de chirurgie fondé par M. de Montyon et demande qu'où
renvoie à la oommisaion chai^gée d'examiner les- pièces adressées pour ce
concours un mémoire ayant pour titre : De VOrganolomie considérée
comme un moyen de connaître les fonctions des centres nervetix duin le
cerveau estformè ^vX un paqpet cacheté; pièces ^u'il a préseutéeb tutJle.<> les
deux i la séance du 9 novembre t835.
M. Emtt présente une bedance qui iliflëre de celles dont on fidt géné-
ralement usage en France en ce que le fléau, au lieu d'être solide, est
formédedeux cdaes creuxopposés parla base. > Cette balance, dit luuteur,
peut servir également bien il peser des objets lourds ( ^ kilogramme ) et
des obfeis légers (^ de gramme). Chaque plateau étant chargé d'un demi-
kilogramme, la balance est sensible à un milligramme; si l'objet à peser
est moins lourd, elle peut indiquer un demi-milligramme. £ile sert aussi À
fidre des essais hydrostatiques. »
(Commissaires, MM. Becquerel, Séguier.)
CORRESPONDANCE.
ËiêUÊMiUm-^Oiganes semblables aux mes hranchiatui- dfs cnutaeés ùtfi-
rieuts trouvés chez un insecte hexapode.
M. Gu^rin annonce qu'en disséquant un insecte hexapode aptère, placé
par lAtreilie dans son ordre des thysanoures, il a observé sous les ar-
mants abAcnmiaiia, de petits saos meaibranayi isàblahlss aua oifMiea
respiratoires de oertalDS cvui4aoés.
(596)
L'insecte qui fait le sujet de cette observation Mlle machilis poljpoda.
M. Goéhn eu présente pUuieur» individus conaerrél dus la liqueur. Un
dénia joint à m lettre offif k» Jltiili iMtomigaat ém JhWMi |iMm> de
rabdomea Toaeaoïu un grosHMement moyen.
Les dix segmentai abdominaux sont un peu repliés en-dessous avec les
bords arrondis; chacun d'eux, à l'exception du dernier, porte en -dessous
une grande faune (arceau inférieur); celle du premier, écbancrée au milieu,
oAre de dMqiie oAté une petite véeicule blanche; nais elle n'a pas de filet
articulé ou fausse patte.
I>e second segment inférieur semblable au premier pour la forme, offre
de chaque côté deux vésicules blanches, et extérieurement un petit appen-
dice arlieulé.
Les troiiiftme, qmitriàneel dnqiiîéne présentent absolument la nioie
disposition;
Le sixième, dans l'individu qui a servi à la dissection, oCfredeux vési»
ailes i droite, et une seolement & gauche; la pins extérieure de droite est
an moins double de l'autre;
Les septième et huitième segments n'offrent de chaque o6té qu'une seuie
vésicule piriforme asMz grosse ;
Les trois derniers segments n'ont plus de ces vésicules.
«Les trésicnlesdont je viens dindiqner hi pwilion, dit M. Guérin, me
paraissent être des organes de respiration analogues à ceux qu'on trouve
sous l'abdomen de beaucoup de crustacés , et qui sont pbc^s à la base des
fiaussQS pattes abdominales. Cela me semble d'autant plus probable, que
L(itreiOe(MMn'. ^jiR.dbJftHdMn»t.I,p. i6i) n'a pas trouvéde traces de
stigmates sur les nombreux indindus qu'il a eu oocuion d'observer.
p Les parties de la bouche, poursuit l'auteur, rangent bien cet animal
parmi les insectes ; comme eux U a un labre, deux mandibules, deux mJi>
dioires palpigères et une lèvre inliMeure égatement palpigère^ Gomme eux
aussi, il n'offre qu'une paire de pattes aux trois segments qui forment son
thorax ; mais là se bornent les points de ressemblance de l'animal avec les
insectes, car toutes les autres particularités de son organisation, l'absence
de stigmates, la présence de sms branchiaux, de busses pattes abdominales,
etc., le rangent parmi fm crustacée.»
IL adresse des explications relatives à quelques pssmges de son mé-
meilt sur kseoitmiUkea pieine mer. S'il n'a pas employé les termes dont
les plijBiGiens font usage en trahaiit les m#iNs qMillons, ce n'eaitpas, dit-
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( 597 )
il, parce qa il ignore les théories qui ont été proposées à ce sujet, mais
parce qu'il ne lei admet pu,
M. dg Parat^ej' écrit que jour de la dernière éclipse, observant 1c Soleil
avec UD verre CDfumé, il a aperçu distinctement sur le disque de i'astre,
les pénombres signalées par M. Goulier. Il ne pense pas que cette ap-
parence ait pu être produite par U; verre noirci dont il se servait pour in*
tercepter les rayons du Soleil , ni par les lunettes de niyope qu'il avait con<
servées pendant qu'il observait l'éclipsé, et il est porté k en cbercber
la cause, soit dans la fomée proivenant des volcans qui eûtaniflot dana
la Lune, soit dans des vapeurs aqueuses fournies par des marais oo des
nappes d*eau qni recouvriraient la portion de l'astre quencman'apercevcnis
jamais.
M. Afrogo rappdte que les pénombres dont M. de Paravej cfaercfaeàex»
pliquer la présence n'ont été vues ni par les personnes qui ont suivi les
progrès de l'écUpse k l'Observatoire de Paris, ni par lesastronomes étrangers
dont' on a déji reçu les communications à ce sujet, c^estFà-dire dans aocuii
des cas Ton aJbit usage de très bonnes lunettes. Or, ajoute-t-il, s'il n*j
a pas moyen d'admetlre qu'un bon instrument eût pu empêcher d'aper-
cevoir ces pénombres, si elles avaient çxisté, il est très aisé au contraire de
concevoir comment un qiaaNrrif Instrumcnl a pn en montrer quand il n'y
en avaitrédkmeM pas.
*
l'Académie accepte le dépôt d'un paquet cacheté, portant pour sus*
cription t • Deseriptiim de nommwe megrau de tivUement emUn §es tér
tentions d'urine csA«b Av vieiUanls; par Ij^A. Manama, interne à Hi^tel»
^ieii. n
A 4 heures l'Académie se forme en comité scci et.
La séance est levée à 5 heures.
CK. 1836. \"SemtUrt.
86
■ »
L'Académie a reçu dans cette «éauce les onmgci dont voici les lîtrai:
Comptes rendus hebthmadains det séances de tJeadûiue des Sciences r
i856, n* a4, io^:
TaMeau des Intérêts de la France relatifs à la production et au com-
merce des sueresâe canne et debettermefpar M. le h^sn Cuel» Dan»:
brochure in-8*.
^nnales des Sciences naturelles ; par M\f AuDOum, Miub EinraBOs,
Ao. BkoaoïiURT et Guillemin; tome 5, mars i836, in-8\
^*!^!flL^"'^ ^«rofffi» et des Seimces géographiques , pubUées
par HH. EmiAt, m Umxvn, LiuirAOïiiteg et WatxKnau; mai 1 856,
Répertoire ailmimstratif , Guide de la Classification générale ries affaires
puNi^fparM. Victo» Mnetnj i vol. iB-8*, oblong, Paris, i855. (Ré-
serve' pour le coticours de slntistique.)
Nonvc/h's Recherches sur lissage et les Effiu des ho^ de mer,- pat
M. le docleur Goadet; a* édition , Paris, i856.
Tnsiii complet mtriqtie et pratique de la Peintun en bâtiments, de la
. 'f ^ Dorure,dela Tenture de papiers; par H. lUms; i yol.
in-8°. (Reserve pour le concours de arts insalubres.) *
Forage dans l Jmériquc*méridionaki par M. »'0««eiiT| ia« lÎTraison,
lo-nnio.
Iconographie du JUyne animal de M. le baron Cu^en PorM. Got>i«'
4a* livraison. . '
Recherches sur les Ossements fossiles dérouver/s Hans les ca^'ernes de
U provùice de Liège; par M. ScimERu>o; u partie du a' vol.. in-A*
«t afin in-lblio. • ' *
Publication du Musée Pjrrùiéen de Saint-Bertmnd de Cemmâaes, —
Botanique. Flore Pyrénéenne publiée par M. Duchartef.; Paris, îo-4*.'
JVansactions of thc zoologicai Society oj London'i »oI. i", Loadre*.
Histoire des Maladies observées à In Grande ^rméefntnçaise , pendant
les campagnes de Russie, en i8,a,,; d\4!!emagne , en i8i3;par M. le
«heraher J.-R.-L. db Kkbckbotb, dit on Kiac*oorr, 5« édition. Aa-
Terty i8S6« in-8*. '
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(599 )
The Journal tf the Rayai geograpKeal Society of Lmtdm; v<ri. 6, part.
ï", Londres, i835,iii-8».
j4stmnomische Nachrichtcn ; n° 5io, in-4*.
Flora Batava; io5' et loG' livraison^ iii-4".
Ar^ierûUeUer em fetemskapemas fmmstegt t^g^fite af KongL Vetens-
Jkt^»'jieadmiensembetsaiiln />. 3i man iSiii i vol., Stodiholiny i834«
in-8-.
Kongl. f'etenskaps. Aciulemiens haïuUingar Jor ar i834; « vol.
Stockliolm, tSSS, in-8*.
Talom Jernha/ulteringens tillstand itiom Jfuierneslandet, medantecknin-
gar ofver dessfrainsteg i (ttuira /lintfrr; /ntl/iH vid ptwsidii ftetUaggandf itti
KongL yeteitskaps.-/4ciuienucn den 3 aprU i835; af t. -A. Tamm;
Slodtbdiii, i8S6, m^.
Notice ntr le IfetHm opee fe jf/ métallique; par M. Bfàiom; brochure
in-8».
Recherches sur les Cotises de l'Électricité wlloiques par M. Aug. oe la
IUtb; Genève, i835, in-8*.
NoUee sur quelques Cryptogames nou»dles des emriront de Bahia
(Brésil); par M. Ddby; Genève, in-/|*.
Société' Linnéenne de Normandie. — Algues d^ Normandie , publiées
par M. CiiADTiii; 6' et 7' fascicaie, in-folio.
Attes de la Société lAmtêamie de Bordeaux i tome 8, ai* Umison,
in-8'.
Bulletin général de Thérapeutique médicale et ckiruf^eak; par
M. Miqdel; tome 10, 11* livraison, in-d*.
Journal hebdomadaire des Progrès des Sdmces méiUcales/ aS, iii-8*.
Sulklàà clinique de M. Fossohe ; a' anq^eT^bnie a. *
Gazette médicale de Pans; n* aS, ' " x
Gazette des Hôpitaux; n'7« "~" 7?* s^^jju -
JounuddeSaniétvf^^^%f ^T'^;^-^--
, Écho du Bfamde soMnt/ tç^ 9^Jf - ' ^
.... ^ -
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COMPTE RENDU
DES SËANCES
DE L ACÀDÉMIË DËS SCIENCES.
«Aance do ujmdi S7 mm im
m£S10BIIGE DB V. Cm. DOPIV.
MÉHOIRBS BT GOMIIinilMSÉlli^
DES MEMSRÉS WS DCS GOiaESKaiDAillS m ÙàCàltÈMm.
«UMMOTHB •OOMMMQI-B. — Etudes sur r Orang Outang de la AUmigÊiiêi
par M. Gboff&ot Saiht-Uilaibb.
Monas Bmouân. — CtmmmHiemuon de jiMUfv nomcoi» ée$tùu,
a Les deux pays, Londres et Bftris, viennent de recevoir dans le cours
Je la même année, les animaux compris clans la célèbre composition de
Biiflon, Art. Orang-outang. Depuis Gassendi, qui écrivait il y a doux siè-
cles, et auquel on doit U pensée que ces animaux formaient la nuance
entre l'homme et les singes, personne n'y vit le sujet de biates oomi-
dérntions relatives à la nature humaine; du moins jusqu'à Bufibn, qui,
voulant éclaircir d'aussi hautes questions, s'arrêta à l'idc* qu'il y avait deux
espèces de ces animaux. Mais les vues de BulTon n'allaient f)oiut à désirer
savoir si les deux espèces difiSfrnent «ntant entre elles, qu'il y avait de
diffirenoes belles à l'égard de l'homme, et d'elles par rapport aux singea,
■ Buflbn ne les vit point ensemble : nais snooessivement, il les pritsmi*
c a. is». i« Suf. 9j
(6oa)
▼ent l'une pour Pnitre; car il se trouva j rapporter iudistiiieleaient la plu-
part des passages des auteurs qui avaient écrit sur cliacnne.
• Ces importantes études étaient réservées à notre âge. Cependant
quelque» heareux aperçus avaittnt déjà récompeiué'no* efiforts, oamine
Itfnque nous eAmee été informés de la diversité de leurs pays originairei,
et également ilc leur conformation vrairaent très différente, de telle sorte
que nous crûmes enfin nécessaire à l'éclairci&semeut de cette matière d'é-
tablir deux genres; l'un dont les espèces sont placée» exdusirement en
Afrique, lea Trogiodirtes, et niatre lea Ono^, qu'on ne trouve que dana
les Indes. ( Voir lea Comptes rendus, i836, n* 4> p- 9^0
• Jardin zoologique de Londres vient de posséder un troglodyte,
le chimpartséej et une excellente figure publiée en Angleterre remplace
fort henrenaenoent avjourdlmi celle dont noua parlimis dana le précédent
Compte rendu.
»Le Jardiu royal île Paris jouit du même avantage en possi'dant la seconde
espèce, et nos étu<les sur l'orang-outang, qui s'étendent à bien d'autres
matériaux, cdkadont jeni'oeccq»eanrec]liL'Wem<fk>»vont procurer i laacience
en notre paya lea demiera docunenta dont lliiBtoire Àb ces animaux avait
été jusqu'à ce moment privée.
«Dans le soin que nous prenons de les étudier séparément, nous noua
en tiett^ons aujourd'hui k la oommtuîcation suivante :
■ Les quatre nouveaux deaaina de M. Wemer annoncés pour aujour-
d'hui , aleipliqnent comme il ani» aur la ooBfoffmatkm apédale de fenn^
outang.
» La fig. 5 représente l'orang-outang accroupi et assis sur son train de
derrière, ne aongeant qu'à ae aaiair de aa nourriture, alimenta liquidée
qa^ porte à sa bouche en se servant d'une cuillère, tandis qu'il s'emploie
à maintenir le vase de ces aliments avec sa main gauche et son pied droit La
téte et le tronc se voient de &oe , le tronc a'excédant la tête en longueur
que d'un quart au plus de la longueur totale.
» La fig. 6 eat une esquisse de la tête vue de profil. Lea lëvrea, ponéea à
une extrême protraction, changent la bouche en mnsenu conique et pointu :
la téte est frappante de ressemblance avec la tète de l'humme. Une oreille
petite et tr^ bien fiiite occupe le centre de b partie représentée. Les con-
tours de cet aanect aont régulière; les lignée de Povalé se répètent de dia-
vant en arrière ; le sommet de la téte est trèstievé, le front Ixûnbé et l'occi-
put est également ample et convexe.
■ Lu figure "] montre un plus grand nombre de singularités et ics plus
é
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( 6ô3 )
caractéristiques quant k l'espèce. L'animal , vu de proûl , ei>t dans l'attitude
d'no quadhmpède en marche. Ce sont spéciftlement les poaccs qui s'appli-
quent sur le soi et qui supportent en grande partie le poids du corps. Les
mains restent alors fermées, les antérieures entièrement, et les postérieures
à demi seulement; en sorte que le dosseret des doigts contribue au soutien
du eorpe et aide ploa on molm dans ratiure. En oette figure est oette qt-
eonstanee aurtont remarqnable, point de omi apparent; Farrière-ttte se
trouve jointe aux dépen(lancps la région cervicale, et devient une masse
prolongée qui réalise en pleine fusion un seul système, lequel , définitive-
ment atteint les épaules. Comme cela est ilaus lu girafle, les jambes de devant
sont les plus longues ; ce qui procure & Tarète dorsale un néme déinit de
parallélisme & l'égard de rhorizontalité du sol.
» Dans la figure 8 , chaque portion de l'être est dans toute son extension ,
et se trouve ainsi exactement comparable , le bras, par rapport à la jambe.
Letnmcestdeaiinéde iaoeet la tétedeoôté. Decetteniauiëvles organes des
aensaontapprédablca dans leurs rapports mutuels. Ce qui donne encore
avec netteté cet nrr:ingement , c'est l'extrême petitesse de l'organe sexuel
masculin , let^uel ne consiste, dans sou état visible, que dans un fort petit
bout d'organe urinairtt. Point de aerotun : ka teatieulea wont encore ren-
ffeisnéaa dans le mitae.
» Toutes les diCTérences signalées dans ces dessins dérivent d'un caractère
différentiel général et dominateur, lequel devient le Irait prononcé et
spécifique de l'orang-outang. C'est le sur-développement des systèmes
•oaaeuz, nuaculairea et t^jumentairea, a'élabUaaant dans la partie moyenne
de l'être, la tète et le cou principaleueni, aux dépena des membres de
devant qui sont amaigris et alloog^ m
HanfaunQon. — Fanmdet nhahes «ux pnèabiSlis qui dépenimt tk tris
grandi nemèntipar H. Fonaoïi.
« Dans les applications les plus importantes de la théorie des proba-
bilités, les chances des événements sont exprimées par des fractions qui
ont pour numérateur et pour dénominaleiir des produits d*un gnôkd
nombre de ftetenra inégiux; ce qui rend le caknl de ce» fractiona tout-
■ ( 6o4 )
à-feit impraticable, soit directement, soit à l'aide ries logarithmes. On
est alors obligé de recourir à certaines formules d'approximation dont
Stirlinga donné le preiyner exemple, qu'Eulera ensuite considérées, et
que Laplaee a M% dép«ndr» d*iiM miÂoàt d* rMooiloa fp aérie propra
aux quantités qali a nommée» généralement i\e$/onetion$ de gnptdf nom"
bnes. Ces formules ont cela de sin£^iilier qu'elle» renferracnl le rapport de
la circonférence au diamètre, la base des logarithmes népériens et d'autres
tranacendantes, qui enlraot ainri dana les valeiira approcMtade qnanlMa
diOQt-las valeurs exactes aeraiflot des nombres entiers ou des rappartade
pareils nombres. Leur usage est surtout indispensable dans les questions
qui ont pour objet les chances des événeai<»its futurs déduites de l'obser-
vation des érénanMols passés, ^eit-i«dire dans les qpeaiioiis les plus
nombreuses du calcDl.des probabifités; car il est rare que noos oMnai»-
mon» à priori les chances des événements; et si l'on excepte les jeux
les plus simples où il est possible d'énumércr les cas favorables et les
cas contraires à chaque événement, nous sommes presque toujours obli-
gis de snbstitner k cette énumératioo la connaiamnce daa nombrea de Ais
que les divers événements ontea lien dms de très grands nombres d*é{>reu-
ves. Miis à cet égard on doit remarquer que les règles connues de la théo-
rie des probabilités, et par exemple le théorème de Jacques BernouiUi,
supposent impHdtament qiie la chance de chaque événement eat>la même
dans la série des épreuves déjà Aites «t dana bn éprewes- fntUMSf tandis-
qu'au contraire cette chance varie le plus souvent d'une manière inconnue
et tout-.\-fait irrégulière, aussi bien dans les choses de l'ordre piiysique
que dans celles de l'ordre moral. Tai donc cherché k étendre les règles
dont il B*aglt au cas général des chances oontinndiement-variables} el c^èst
ce qui n*a conduit à la démonstration de la loi des grarub nombres , que
l'on trouvera dans l'ouvraj^e dont je m'occupe nctiiellcmcnt. Celte loi con-
siste en ce que si toutes les causes possibles, counues ou inconnues, soit de
l'arrivée d'un événement, soit de la grandeur d'une chose, denwttrant
oonstamment les mêmes dans plusieurs séries d'un très grand nombre
d'épreuves, quels fpie soient d'ailleurs le nombre et la nature de ces cau-
ses, le rapport du nombre de fois que l'événement arrivera, au nombre des
expériences, aiusi que la somme des grandeurs de la chose qui seront
observées, diviséé par le nombre cks observations, resteéent aussi à très
p'ea prés les mêmes dans les différentes séries.
• îbur ne rien laisser de vague et d'incertaiil dans l'cxpressioR de cette loi
fotulameutalc, il a fallu déterminer la probabilité que la dîf£ireace. entre les-
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résultats de deux séries dTobBenrations sera renfermée entré' IfnlIVeBdatf*
nées; de telle sorte que si cette probabilité approche beanrotip de la cer-
titude, et que l'expérience donne néanmoins une dtttércnce qui sorte de
cet liinites, on aait fondé àeo oonclore que lee eamee inconnues des évé-
nements ont dian|[é dans l'intervaUe des deux séries. U a fallu aussi ex-
pliquer, d'une mnnière pr^cisp , ce qu'on entend ici par des ctnnes qui
restent constamment les mêmes. Or, quand l'arrivée d'un éténement ou
la grandeur d'une chose peuvent être attxibuées à différentes causes en
nombre quelconque, diarâne d'eltes • une probabilité déterminée, connue
Ott inconnue, et donne à cette arrivée ou à cette grandeur une dnnce
déterminée que l'on peut aussi connaître ou ne pas connaître. Cela posé,
nous disons qu'une cause, quelle qu'eu suit la nature, est restée la même,
lorsque sa probabilité particulière et les dumces de réTéneaient,si sa pro>
babttiléétattcertaine,n'ontéprouvéaucun changement. On né fait d'ailleurs
aucune hypothèse sur les grandeurs de cette chance et de cette prolKibilrté;
on les élimine Time et Tautre, et les formules définitives ne contiennent
que des nombres donnés imméifiatement par les observations. Gfèst pour
ôb, comme je Taidéjà dit ^ plnsieurs occasions, que oes formules conrien-
nent indistinctement aux choses de toute nature, physiques ou morales.Pour
élever coîifrc leur jqjplication à tous les cas une difGcultc (jiii niéritàt quel-
que attention, il faudrait montrer que leur démonstration ne serait pas
satisfitisonte,, ou bien il faudrait dter des cas oà- les conséquences qui s*en
déduisent auraient été démenties par l'expérience, c'est-à-dire des exem-
ples où les rapports qui devraient être à très peu près constants, auraient
varié notablement, qtioiqii'il ne fût survenu aucun cliangemeut dans les
causes des événements.
■ Voici maintenant un ensemble de fermtde* saseeptiMe»d^appKoi lions
fréquentes et variées. Plusieurs sont nouvelles; d'autres ont déjà été don-
nées dans mes précédents Mémoires, ou étaient connues auparavant;
toutes sont démontrées dan» un dn^tre ée mon ouvrage, où l'analyse
délicate dont elles dépendent est exposée avec tous les dévdk»pp«menik
nécessaires. Jj6 nombre des épreuves, supposé très g^rand, est représenté
par ^; il se compose de deux parties m et fi que l'on stq)puse aussi de très
grands nombres; les formules sont d'autant plus approchées que ce nombre
est plus considérable; cUeMeraient loiit4t^lt ooictes ai /i. était infinL
» I. Soient p ctq les chances constantes pendant toute la durée des épreu-
ves, des deux événements contraires E et F, de sorte qu'on ait p-j-qssst^
Jkppdont U k prabilNilft qM dans le iMwdiM /MM 11^^
riveittmfiriselFaaniKevAfiris. On un
"-m'a) \/ï^-
w âérigaânt k l'ordiniin le jepport de h droonfbreooe an diamètre. Cette
formide m réduil à
lors^uon prend
f» étant «ne quantité donnée, posititrè on négative, mais très petite par
npport à M e désignant la base des logariâimes népériens. Et sous
cette forme, l'expression de U subsiste également quand les chances de E
et F varient d'une épreuve à une autre, en prenant alors pour petq les
moyennes de leurs valeurs dans la série entière des épreuves succès-
> II. Les évinemeots E et F ayant eu lieu effectivement m et n fois dans
les fi épreuves eflbotnées, et leurs dianees eonslantes pet q étant inoon-*
|iuc8, aoit jy là probabilité qu'ils arrivtttint dans f*.' oa mf'^jif épreuves
futures, des noaibres de fins ti^t fXvf proportionnels à m et r, ou tels que
l'on ait
» - -p. ^ -
Quel que aollle nmpbre^', on^nra
M lepttentaat par U la probabililé de l'événement fiitvr qui aurait
Jiea ai les rapporta S et* étaient eeitainenBentles chanoes de E et F , c'est-
è-^ire, en frisant pour abréger,
i.a.S...nr.i.m.8...i< V«V W " '*
» III. Les diahcea p et 9 de E et F étant données, soit P h probalnlité
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( 6o7 )
que dans /u. ou m-^n épreute»» £ arrivera au ama» m fois et F au pin» Jf
fois. On aura
(3)
k étant une quantité positive dont le carré est
<A kê lognritbmM loÉt fiépérieiisj «t «n empUgnmt la preniMrtf^ 1t
•eeoiMm fopralp^idQn que J^on > S^JWi| <
» IV. E»«pp«laiit R h' pèoMMUlé^qne K etVMWt «M 4h» kif»
épreuve», dn-noBWM d» Ibis qui ne wiiliroMi pte-Jei^ fiaititf
TV
OU « ett une quantité positive et donnée , mais très petite par rapport à
et réciproquement si les chances et g sont inconnues, et que E et F
soient arrivés des nombres de fois m et n dans ou m-^n épreuves, on
•un '
R
nonr la M^h^ln^lité une Iwiinliiiira lin lel-HJMiaQeliiem— aAaiieriiiM
» y. Dans deux séries MStoent* de* grands noaiNS^ «l>if d'épreuves ,
soient m et m' les nombres de fois que £ a eu lieu ou aura lieu , n et n' les
nombres de fois que F arrivera ou est arrivé ; désignons par u une qiMUi^
tité positive, très petite par rapi^rt à v^;; et |/;? ; eL^oit W la profadMHlér
qoe h difiére«0»S __^'Bf|^rtinp■s des Umites^ ^
....... ..v^^iiMpyCooaie
non pto tpn^bi iMBrCbte dè-eei mteckiteitei'fHni avec
dm lignes oontraires. On aam
Comme on aura aussi à très peu. près ^ss^.9t ^,ss A, on pourra Mm
altérer sensiblement k valeur de <a', remplacer dans son dernier terme ,
qui sera toujonn nne petite firaction, les lettres pi, m^, n', par /n, m, n, et
réciprQ(}ueinent pelles-ci par oellcs-li. Cette fonnule , en faisant du mrins
abstraction île son dernier terme, conviendra au cas général où les chances
de £ et F varieront d'ime épMUTeÀ une autre, pourvu que, dans les deux
sémw , las caMes (pearibles 4es •éninemeatar nmMUia .on daenumuas, n*é-
pntovent aaran idangement, c*cat«AHKMr foinrvu ^ue ehaeune de ces
causes, ainsi qu'on l'a dit plus haut, conscne la même probabilité et
donne toujours la même chance à l'arrivée de £ ou de F.
s VI. Les nombres de fois que E <>t F sont arrivés dans les fi épreuves
relatives & ces événements, étant toujours m et n, soient généralement m,
et , les nombres de fois que deux autres événements contraires £, et F, ont
eu lieu dans un nombre d'^nni?ei« apufi .tcès grand. Supposons qu'on
ait '
J' étant une petite {;ractioiO positive ou négative. Appelons p et les
chances inconnues et supposées constantes de E etE^ ; et désigiioi» par Q
la prt^MblKié q«e<fi,«nèdaj».-dhin» «petite fraction c, peaMve cf 'douBée.
En représentant par u une quantité poiitiTe , et iaisant
(7)
seloA qu«^ le Ikdètti' M^^i^ sera»peeWf-o« nflgatf ; tm aara
la première expression se mpforluit au cas ou la difffarence « — «/"sera
positive* et la seconde aiijli où £tfta.idi0Érence aara négative. Lea
m
waêmta fonaaies «qwimeront «nsii !• probabUité que U dlanoe in-
connae p d« rtrrivée de B nirpuM k nppoit ^ donné par FolMennh
tion, d*nne fraction » muA donnée. Pour ode, H suffira d^ &ire
et de prendre la pcemièffe on la aeeonde fermnle , edefu que la jiB]^
renoe«-~^ sera podiive on négative.
» VIT. Lorsque les chances des deux événement* contraires E et F
varient d'une épreuve à uneautre, soient pt et qi leurs valeurs relatives à l'é-
preuve dont le mtg ect marqué par t\ de aorte qu'on ait pt-^-ft^ >«
pour tous les indices <. Les sonunca 2 a*étendant depuis ,îbi juaqa%
^s^, fiusona, pour abréger,
Soient toujours et n les nombres de fois que E et F sont arrivés dans
les premières épreuves. En désignant par u ua% qwintité positive et
donnée, très petite par rapport à V/Â > on aura
YwJ» «Viqp*
pour la probabilité que les rapports — et - ne sortiront pas des limites
ce qui coïncide avec la formule (4), dans le cas particulier des chances
constantes.
» VIII. Une chose quelconque A étant susceptible de toutes les va-
leurs comprises entre les limites h:^g^ toutes ces valeurs étant égale*
ment poaibies et lee seules poaaiblÎM, aoit P la praiiébllilé que dans un
nombre quelconque / d'épreuves, la somme des valeurs de A qui anront
lieu, sera comprise entre les limites aussi données csf:«. Onltnra
(6io)
en faisant , pour abréger,
r= ± (»A + 1^ — c + •)' qp + ^ — 2^ — c + i)*
I .a ■•9«a
r,= («A + V — « — 0' ^ *■(*■* + V — V — « — 0'
«t paeuMit, dans chaque terme, le ngoe supérieur ou le signe inférieur,
selon que la quantité qui s'y trouve élevée à la puissance i est posi-
tive ou négative: ^ et < sont des quantités positives, he\c peuvent être
de* qnamlitéi pdittres ou négatives.
B IX. Quelle que suit la loi de probabilité des valeurs possibles de
la chose A à cbaque épreuve , et la manière dont cette loi ▼arien
d'one épnam à une autre, si Ton appelle s la soaune des vatenrs de
A qui auront lieu dans un très grand nombre /s d'épreuves, on aura
pour la probabilité que la noyeniie ^des «alenrs de A toosbert entre les
limites »
7^* '
u désignant une quantité pontife 4t tr&s petite par rapport à vZ/T; ^ et A
étant des quantités dont la seconde est positive , et qui dépendent des
probabilités des valeurs de A pendant toute la durée des épreuves. Quand
ces probabilités seront constantes , égales pour toutes les valeurs possi-
bles entre des limitas données a et ii^ et nulle* en dehors de ces limites,
<m aura
Lorsque A n'aura qu'un nombre fini de valeurs possibles c,,c,, c„. . . c„
et que ces valeurs oonstanles seront toutes également probables, on anm
* = 7((«. + e. + ^ .
* ■ («î + «:•*■«.. . . • - (c, +e. + c, + «^03
Digiti.iuu Google
(6.. )
*»X. 8oitA.U valeiirdeAqmalimàlan^éprtaf«}«t
1m tommet S t'étiiuluit dopais n^i jusqu'à nvft. 8a|»posoi» qae les
cmsas de toutes les vmlen» possibles de A n'éprouvent aucun changement^
soit dans leurs probabilités respectives, soit dans les chances qu'elles don-
nent à chacune de ces valeurs. Il y aura alors une quantité spéc iale y dont
la moyenne ^ des valeurs de A s'approchera indéfiniment à mesure que
augmentera de plus en plus, et qu'elle atteindrait, si |tx devenait infini.
Or, la formule (i o) exprimera le probabilité que cette quantité y est oom-
prise entre les limites
qui ne contiennent rien d'inconnu.
»XI. Dans une seconde série d'un très grand nombre \x' d'épreuves,
soient / la somme des valeurs de A, et / ce que deviendra la quantité / qui
se rapporte à b promiière série..La formule ( lo) ezpiinsera égalflinent la
probabiliti que la diflKrence ^ — - des deux moyennes sent conspriae
entre les limites
oubioDfàcanse que ronanina à très peu près /, oe aen anssi la pro-
babilité que la moyemie ^« rdativa à hi seconde série, tombera entre l«i
limitei
qui ne dépendent que des résultats de la première et de la quantité donnée
«, et qui sont d'autant plus étroites que ^' est plus ^nd par rapport à /«.
»X1I. Pour déterminer la valeur d'une même chose A, on a Éaît plusieurs
séries d'épreuves, qui en comprennent de très grands nombres ft,', pt", etc.
Les sommes des valeurs de A, que l'on a obtaDuas dans ces séries successives,
aont#,y, etc.; la qoantiié précédente l se rapporte tonjomv à h pr^
rie;.et ron désigne par A A M qn*«Oa defknt à l'égard des
88..
( 6.» )
séries suivantes. On suppose que les causes d'erreurs dans les mesures
varient d'une série à une autre, mais que néanmoins toutes les moyennes
J m
l.î,, ij, etc., convergent indétiuinicnt à mesure que ft, /ia", etc.,
^ ^* /*
augmentent de plus en plus, vers une même quantité inconnue qui serait
la véritable valeur de A, dans le cas le plus ordinaire où ces causes ne ren-
dent inégalement prolMibles, dans aucune de ces sérias d'obsemiioiit, les
ei^urs égales et de signes contraires. Cela posé , ta formule (i o) exprimera
encore la probabilité «fue la quantité > est comprise entre le» liaûles :
dans lesquelles on fait, pour abréger,
De plus , la partie ^ + ^ "t" 'Ji I c*eefi4^ire la sonunedeamoyennes
-, 4, 4 > mnUipliéeB «lyectif ement par Im quantités. f, ^, etc^
sera la valeiu- approdiée de j^, la pliia avantageuse qne l'on pidlM dé-
duire du oonooufs de tontes îm légim d'observatîoos, c'est-à-dire la valeur
de cette incoomie dont les limite» d'erreur a|s^ auront la moindre éten-
dmfiqa'ilaN poiribl» ponrun'VilaqrtoiéB dasi, eftMin à égpd degn
de probabilités
«Xnt Enfin, les causes de l'arrivée d'an événement E demeurant les
mêmes pendant les épreuvm ^le rapport ^ du nombre de fois qne E aura
lieu au nombre total des épreuves, convergera indéfiniment vera une
qmntfité apSdale r, qu'il atteindrait rigoureusement, ai ^'devenait tefloL
Or, la formule (6), en négKgeant son dernier terme, on bien encore la
formule ^ 1 o)» Mira U prob^ltiUiié que la valeur inoonoue de r. tombe entre
les limita»
lit -■...Kl
» iOntivtite àla fib deT;rfaflfr»e éhtri/hulIpmmfàimm^iMéÊEjitmf,
( 6i3 ) ,
une table des iralean nnmériqiMs de , qui s'étend depuis «aaso
jasqu*à va S. Cette intégrak décroît très rapidement quand la wlear
de u augmente; elle est égale \/îr, pour ««o* et aa mlewr tondw
au -dessous de deux cent • millièmes , pour «sa 3. Si Ton prend
ce qui réduira aussi à ^ la probabiHté exprimée par !a formule (lo). En
donnant à « une valeur telle que u=:5 ou « = 4» qm sans être considé-
rable rende extrêmement petite celle de l'intégrale J^e ' dt, les résul-
tats qu'on vient d'énoDcer renferment hiloides grands nombres dans toute
^a généralité, s
M. Charles Dupin annonce qu'il est chargé d'offrir pour le cabinet de
l'Académie, de la part de fil. de Chazelles , héritier de madame la comtesse
de Humfictrd, veuve de Lavoisier, quelques beaux appareils qui ont servi
aux «tpiviaiioaa de cet illualre ddâaista» ainsi ^'ona série de cylindres
qiii furent empilés peur déHmiiMar lesélilaoa des poids et mesures do
système métrique.
L'Académie accepte cette oQi*e avec reconnaissance.
M. Brochant est désigné pour remplacer M. Brongniart, absent dans la
«ommlMioii àmfbt de ftire mi rapport aar laarooUeolions géologiques ap>
pontes de Moféa par M. mat
L'Âoadémie avait renvoyé, dans la précédente séance » à l'examen
d'une oommi8sioii,la collection des j^iguei de Ifyimaiidie, furM. Chou-
vini il a été resonmi depuis que dans ce recueil , le texte est imprimé, et
que par conséquent il peut être seulement l'objet d'un rapport verbaL
M. £orjr de Saint Fincent est prié de £iire ce rapport
K
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(6i4)
MÉMOIBE8 LUS.
canoB. — Mémoire sur lu eombinaùom det acides Èartigue et paratar^
trifuea»9erélh»'ettemono4ffdtale demy^r^ieîpttrVLQok»u*YàMcr.
m M. (hiérin, aprit «voir fiHt lliialoii* sacdncie dm travaux entrepris
iur ces composés, examine l'action de Tacide tartrique sur l'aloool an-
hydre ou à 95*, soit à l'aide de la chaleur, soit à froid. Il trouve que
dans les deux cas il se forme un nouvel acide auquel il donne le nom
ètwUte MroniÊifue, On le prépare en' nentnlinnt par da carbonate de
baryte la Uquenr aloooliqne qui a bonilU avec de l'acide tartrique pen-
dant un temps convenable, et en décompoaaiit le sd par Tacide suÛiiriqne;
ensuite on évapore dans le vide sec.
» L'auteur a*eat aaanré qoie cet aelde «kîale dans la liqueur tartnMilooo*
Uque avant la saturation par le carbonate de baryte. Aux preuves quil
drâne il ajoute qu'en dissolvant cet acide solidifié dans Peau en propor-
tion quelconque, M. Biot s'est assuré qu'il agit sur la lumière polarisée
avec une énergie supérieure i celle de l'adde tartrique primitif, de
manière à attester ainsi la modification qne les molécolcs de oe demi»
ont subie en s'unissant k l'alcool ou k ses éléments»
n L'acide tartrovinique est blanc; il est doué d'une saveur sucrée et acide
qui est agréable. Il cristallise en prismes allongés à bases obliques. Il
brftie avec une flamme semblable à celle de Talooi»! en répandant la même
odeorqueTacide tartrique.
» Tenu en ébuUition pendant 10 heures avec 4o fois son poids d'eau,
il se transforme entièrement en alcool et en acide tartrique. iixposé à
l'action de la chaleur il donne de l'alcool, de l'eau, de rétfwr aoéiique,
de Padde acitique, de Tadde carbonique, de rbydragèae carboné, une
buile volatile et une substance analogue à l'esprit pyro-acétique. Il
reste dans la cornue du charbon , de l'acide p^ro-lartrique et une sub»
stance oléagineuse. ,
» Il dissout le fer et le zinc avec d^agement d'hydrogène.
» Il préct|^ Peau de baryte: le prédi^té «st insolnbln dans «n.cKccs
d'acide.
» Il ne précipite l'eau de strontiane dans aucun cas. Avec l'eau de cbaux
il y a un précipité qui ae dissout dans un eacis d*acide. Avne h potasse
ottlasoudeilnesefitttpssdepréeq^té qudqiie soit l'état de la liqueur.
Digiii^uG iij
(6i5)
» n eoiitieDtC'*A*<0'4s=C*H*0'S C<H'«0+H*0 ot » atomes d'acide lar*
trique, plus nn atome d'édier, plus un atome d'eau.
» Tartrovinates. — Tous les tartrovinates sont solubles dans l'eau et peu
solubles dans l'alcool concentré. Si celui-ci est étendu, ils s'y dissolvent
très bien. Ib cria^lliBent en général avec de bdks formes. Ils amt
presque tons gras au toudMr. Ils brûlent avec une flamnw semblable
à celle fie l'alcool. Exposés à l'action de la chaleur, les tartrovinates
alcalins fondent entre 195 et 31 5*; ib sont décomposés à quelques degrés
au-dessus de cette température. Ib fournÏMent par l|ur ^décomposition
de l'eau, de Takool, de Péther acétique, une bulle volatile en petite
quantité, de l'hydrogène carboné et de l'acide carbonique. Il reste
dans la cornue du cbarbon et un pyro-tartrate , si la chaleur n'a pas M.
trop élevée.
■ Tenus long-temps en ébultttion dans Tean ils se oonvertiÉsent en
alcool et en tartrates acides. Traités par un alcali entre 160 et 170*,
ils laissent dégager de l'alcool, de l'ilher acétique et une matière hui-
leuse excessivement amère.
»Les analfses de «s composés prouvent qu'on ne peut pas les
considérer comme des sds à base d*alcooL
» Excepté le tartrovinate d'argent qui est anhydre , tous ceux que
l'auteur a étudiés renferment de l'eau de ûistaliiaation qu'on leur enlève
dans le vide sec.
• Dans ceux qui sont neutres k quantité d*oiigiène de Facide est k
celle de la base comme 11 est à i.
.> Privés de leur eau de cristallisation dans le vide, ils peuvent être
considérés comme formés de deux atomes d'acide tartrique, d'un atome
d'éther et <Pnn atome de base. Us ont d'q>rés 0^ une composition
tottt4>&it semblable k celle dès snlfovinatea récemment étudiés par
MM. Marchand et Liebig.
u L'auteur a étudié lës tartrovinates de baryte, de potasse, de soude,
de chaux, de cuivre, de ànc, d'argent et d'ammoniaque.
' » L'action de radde paratartrique sur Talcool donne lieu & l'acide
paratartrovinique qui ne diffère de Tadde tartrovinique que par un atome
d'eau. Mais ses propriétés chimiques sont bien différentes.
I» Les paratartrovinates ne cristallisent pas aussi bien que les tartrovi-
nates. Desséchés du» le vide ils ont b même composition que les tar-
trovînates.
(6.6)
» M. Guérin-Varry a répété avec les acides tartrique et paratartrique
et l'esprit de bois les expériences qu'il a faites avec l'alcool.
» II a obtenu les acides tartrométbylique et paratartrométhylique qui ,
par leur composition et les sels qu'ils forment, correspondent parfaitement
aux acides tartrovinique , paratartrovinique et à leurs seb.
» Il résulte de ce travail que les acides tartrique et paratartrique con-
vertissent l'alcool en acides tartrovinique et paratartrovinique , et l'esprit
de bois en acides tartrométbylique et paratartrométhylique. Ces trans-
formations s'opèrent instantanément à l'aide de la chaleur : elles s'opè-
rent aussi ù la température ordinaire au bout d'un temps qui est d'autant
moites long que le thermomètre est plus élevé.
» Il n'existe pas une différence aussi grande qu'on le pense généra-
lement entre le pouvoir éthérifiant des acides tartrique et paratartrique,
et celui de l'acide sulfurique.
• L'éthérification de l'alcool et de l'esprit de bois étant produite par
l«s acides tartrique et paratartrique seuls, sans l'intervention de l'acide
sulfurique, l'auteur est porté à croire que tous ces acides, même ceux qui
5ont faibles , pourvu qu'ils soient solubles dans l'alcool ou dans l'esprit
de bois, sont susceptibles de produire l'éthérification sans qu'il soit besoin
d'employer un acide inorganique énergique.
» C'est à l'obligeance de M. Delafosse que l'auteur doit les mesures des
angles des cristaux qu'il a rapportées dans son mémoire, u
ot'TiQirc. — Kote sur les acides tartrovinique et tartrométhjlique de
M. Guérin-,/wir M. Biot.
a L'acide tartrovinique et l'acide tartrométbylique solides, étant dissous
dans l'eau, dévient les plans de polarisation des rayons lumineux dans le
même sens que l'acide tartrique cristallisé, c'est-à-dire vers la droite de
l'observateur. Mais leur action est plus forte que celle de l'acide tartrique
cristallisé, à poids égal ; et leur pouvoir surpasse celui que cet acide pourrait
acquérir à la luéme température, étant dissous dans une proportion quel-
conque d'oau. Ainsi, ces deux nouveaux corps sont réellement des combi-
naisons dans lesquelles le groupe moléculaire primitif de l'acide tartrique
a été modi6é par son union avec l'hydrogène bicarboné ou le méthylène.
La modification dont il s'agit, est plus forte dans l'acide tartrovinique que
d.in5 le méthylique, comme l'indique la supériorité de son pouvoir; et cela
est en rapport avec l'inégalité des poids atomiques qui sont unis à l'acide
( 6-7 )
tsrtriqiie dans ruii et flans l'autre. Toutefois, la cumhiniiisoii est peu éner-
gique dan& tous le:> doux; car ils conservent la spécialité de l'acide tartrique
poar dévier (Uresque également les plans de polariaatioii de tom les ra^ oub,
ce <|ui oease d*aToir Kea auaaitfrt qne l'adde tartrique est combiiié arec une
base puissante, comme la potasse, la soude, Tammoniaque; ou mémeTa'-
citio buri({ue. Il semble aussi que les combinaisons d'où résultent les oou-
veaux acides, éprouvent quelque atïaiblissement quand on les dissout dans
une grande proportion d'eau; du moins oe bit s'est présenté surtout pour
l'acide tartrovinique ; et il serait d'autant plus naturel, que l'acide tartrique
se dissout difTÔcilement «'t en petite quantité dans l"alc<jol, tandis qu'il se
dissoutaiséiDent,et en aboudnnce, dans l'esprit de iiuis.Mais la rareté dr s pro-
doits dont ila'agit n'ayant pu permettre d'an employer que de très petites
parties aux expériences de polarisation, ces domtères perticularités de-
manderaient à être revues dans «le» observations ultérieures. Quant à l'exis-
tence même des deux acides comme combinaisons, elle est suffisamment
établie par les tableaux d'expériences rapportée ai<après, pour l'intelligence
desquels il faut se souvenir que le pouvoir rolataire propre de l'adde tar-
trique dissous dans l'eau, ne peut pas excéder le nombre 14,6 dans une
épaisseur de 100 millimètres, k la température de a6»,o8, laquelle surpasse
notablement celle où les deux nouveaux acides ont été observés (ij. Mal-
gré cette infériorité de température les pouv<Hrs des deux nouveaux acides
se sont toujours trourés supérieurs k celui de l'adde tartrique dont ils dé»
riveraient
(1) Ce i|iM j'^yelle pouvoir rouioirc d'uo corpa, c'est la «UvMlioa [«j «xerc«-
nitwnrncerttJB rayon-type, pu- exemple m leiayen roefs, étant elwerréà tnxcn
rnnitécrëpaiMear et avec une densité h/potbëtîqoe ^le i l'aniié. Soit • la déviation
ebeerrée réeUement dans an tobe de l'épaisiearf* U Hibattace active étant dissoute
dan« un adlhM l^jaMe ^ af <VÉIèBe V», et MtéHé^mUrë poor la proportion ■ d«ns
l'unité de poids. Si>«làià'deiuilrf actadk de la siAbàon ; on a [«] ss et, tant ^ue
U sabcUnoe ft roÀtfttè éoS^ est aimplcment duMiate dans le nUlicu fluide, sans «n être
modiiiée moléculairentcnt , l'expérience comme le raisonnement , 'accordent A nionin r
que [a] cHt une quantité conautate; d'ob il suit qae, lorsque [•] se tronve variable. U:
groupe moléculaire e»t oéceiaaimneat modifié. , ^ .„ ,
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+"». <!>4
+ ifi,oo
5q
"in
précMeBltf, pat «dd>-
«Ma.
« L'acide paratartroviiiique n'exerce aucune actiun appréciable sur la
lumière polarisée; en quoi il est conforme à l'acide paratartrique dont
il dérive. Il eût été d'autant plus surprenant qu'il eût eu quelque action de
ce genre, que l'acide paratartrique n'en acquiert pas, même quand il
est combiné avec des bases puissantes. »
MÉMOIRES PRÉSENTÉS.
ANALTSi. — Mémoire sur une méthode nouvelle de géométrie analytique:
par M. Adolphk Pkters.
(Commissaires, M. Lacroix, Mathieu, Poncelet.)
Après avoir établi les avantages et les inconvénients que présentent
les coordonnées rectilignes, rectangulaires ou obliques, et le^ coordon-
nées polaires dans l'étude de certaines propriétés des courbes, M. Petcrs
examine ce qu'on peut espérer de la discussion «l'équations qui ne ren-
fermeraient rien d'étranger à Ui nature intime de ces courbes. En suivant
ce mode d'investigation, M. Peters arrive, dans son mémoire, à la des-
cription de quelques courbes qui étaient restées inconnues.
A?i\Ly8E MATHÉMATIQUE. — Démonstration d'un théorème dû à M. Sturm, et
relatif à une classe de/onctions transcendantes ; par M. J. LiooviixE.
(Commissaires, MM. I.«croix, Poinsot et Navier.)
AHAiTSE MATHÉMATIQUE. — Hésolution de Uquation numérique du troisième
degré à une seule inconnue ; par M. Masiuxiiï d'AMBASMOKT; supplément
à an mémoire présenté en février i836, par le même auteur.
( Renvoi aux mêmes commissaires. )
M. .ioret adresse pour le concours de mécanique fondé par M. Mon-
(6i9)
tyon, la description âo trois appareils dont U CSt TillYenteiir; SMOir:
1°. Un régulateur du /eu ou pjrostat;
a*. Ua fwnmsH màoamtmadB^tné à prévenir les exphsUnu des machines
3°. Un appareil hydrostatique nouveau que l'auteur nomme s^^hon,"
Aermostatique destiné au chauffage des liquides par la circulatioii.
■inàMiQvE. — Recherches expérimentales sur la rcst^fartcc de l'air; par
M. HÉLif, professeur k l'École d'Artillerie de la Marine.
(Commissaires, MM. Arago, Navier, Poncelet.)
Newton flonna le premier une théorie de la résistance que l'air fait
éprouver aux projectiles qui le traversent. Il admit que cette résistance est
proportionnelle i la densité de fair, à la aurfaoe du grand oerde da pro-
jectile, et m carré de la vitesse.
Hutton crut devoir modifier ces lois. D'après ses expériences, la résis
tance croîtrait plus rapidement que le grand cercle du projectile; le rap-
port de la résUtanoe au carré de la viteaae irait aussi en augmentant par
de très grandes vitesses.
Ce sont ces modificationade Hutton , que l'auteur du mémoire conteste,
en discutant de nombreuses expériences faites récemment par la marine à
la presqu'île de Gavre, à deux lieues de Jx>rieQt, M. HéUe retrouve les lois
Aéorïqoes de Hewton.
arAffwnQua. — Pr^et dun système de finanees, elB./ par M. Domtm
Dn^aoK.
(Gommiaiion pour le concours de statistique.)
inTioB4iMAiB. — JVoutvau thermomètre à minima.
(Eenvoyé k la oomniiaioii déjà noounéo pour le thermomètre à moaeùM.)
M. FFayerdin présente un thermomètre à minima , construit sur le
même principe que le thermomètre à maxima qu'il a soumis il y a
quelques séances au jugement de l'Académie. « Le nouvel iostriunent ,
dil>il, «at baaé anr oe Ut, dont> regarde l'appUcalfa» à k tinrBBo>
liélite coniiBe Mnmiia, que ka Inbca capillaira ont k propriété de
maintenir une colonne de mercure en équilibre aur une colonne d'akoo!»
lors même qu'ils sont placée verticalement. »
Four k thermomètre à smnima, coaaaaa pour k tharmomèlra à
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r 6ao )
inaxunat il faut, avant cba^ue expéneoce, comparer 1 iiulrument à un
tlwnDoiiiètre élalon ordinaire; il n'ett pas bcaoin d'une Mconde oompa^
niKNi après Peapérianee. •
M. Desmontf adre86« de Mar&eitle un tnémoirt: ayaut pour Xxttt'.Det^
er^ttion€tJ^g^iFm«ppapeUdtttù»éÂ/«ù€man^ les nmdrêsàvoUû
hrsçiÊe ie veHtueesti,eniilUisatttle momententdetvt^Êies.
(Gommiaaairas, 101 DafMn, Navier, Sëguier.)
M. Panet adrvaae pour le eonoours Maison (arta insalubres), deux
uotes ayant pour titre, rime: Procédépour Fea^tloi duvert'd^gHnYmtref
Frooàdé pour la clar^oatUm du suen.
M. Emst présenie, pour le ooncoum an prix de néomique fondé par
M. de Montyon :
I*. Une machine paeumatiqut: , daus laquelle la presâiun atiuuspberique
oonooart, avec le |eii du double eorpa de pompe, à expulser iea der-
nières portions de l'air contenu sous le récipient.
1*. Un planimètre , iiistruitient annoncé par l'auteur, («comme propre
» à exécuter, aToc oélénté et précision, le calcul graphique des plans. »
O0MIB8MNDANCB.
■irioBOLOGie. — Pierres météoriques.
Dans les catalogues, publiés par Cbladni, des chutes de pierres atmosphé*
riquea, on ne trouve qu'un seul osa eA une telle chute semble avoir eu
lieu sur un navire cm- mer. M. Babinet à qui M. Anago fidstit cette remar«
que, lui a remis la note suivante de M. Eyriès.
«Olaus Ericsoa Wilman, Suédois, entra comme volontaire eu 1647, au
service de la compagnie hoUandalae des Indes Orientales. 11 raconte qu'en
mer, tandis que le navire voguait & pleines voiles, une boule fui pesuit
huit livres tomba sur le pont et tua deux hommes.
» relation de Wilman se trouve dans un recueil suédois imprimé
en 1674, en un volume in-4% à Visingsborg, lie du lac Teltor. »
M. Babteet a trouvé dans la collection de M. Laugier, son bem-pèM,
un échantillon de pierre météorique qui était accompagné de cette note :
■ Aérolithe tombé avec explosion près dr Roquefort ( Amértqne }. H
«écrasa une chaumière, tua le métayer et du bétail ^ il lit un trou de cinq
» pieds. »
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)
«acuuQm AHUQciB.— JVoMMiJlRr machines à vapeur; pvH. fiisimiBiieE».
M. Sieenmei^er ayant vu <lans le» journaux qu'un mécanicien d'Aile*
RMgM vitnt d» déooavrir, k l'aide du frivaiiinne, xm notenr plue avan-
tageux que la vapeur d'eau , a cru devoir communiquer à l'Acadéuiie les
rj'sTiltrtts (le quelques essais auxquels il s'était anciennement livré, pt
pourraient avok de l'analogie avec les tentatires récentes du mécanicien
d*oatre>RUB. Le procédi de M. EiseDinaogar ne ohuifendt pas k fiaviae
des michiiies à «apenr oïdiiiaires; seulement, noe pile falvaniqva placée
dans la cliaudière, df'composerait l'eau en oxigène et hydrogène. C'est
à l'état de deux gaz séparés que la vapeur arriverait sous le piston. Là
des éponges de platine, de palladium ou de ilmiKain, enflainmeraient
Toxine et n^drogène, et ramèneraient «es deux gas 4 l'étit de vapeur.
mflMteeia. — - Température de* animaux par de trè* grand* froidi^
Les physiciens et les physiologistes se sont occupés, d^uis long-temps,
de la fiicnlté que les animaux vivants poMèdent, de se maintenir à une
tempt^ratiirc à peu près constante dans des atmosphères chaudes ou
froides; ni.iis leurs expériences ont principalement porté sur des milieux
chauds. Ceileâ que M. le capitaine Back a faites dans son excursiuu récente
vers les régions polaires, semblent donc mériter une attention toute
spéciale. Telle est la considération qui a amené H- Angm à mettre aous les
yeux de l'Académie les résultats suivant» :
TwnpyTtow Tem|i«raturc
do Uioru. d* ItoiMpMn.
lass, octobr., te ae,G«£wMe«Mntir^m^««(«Ak) •HâV^nt. — ia*,7 entigr.
le M, iâ. (6f.) 4-4S,o — i5,o
la ié. (rem.) 4-4>>6 — 8,3
ùH, ••>•..••• Af. ifd..) -^^3,3 — 8,o
tau» mai» le la, U, {tà.) +49,8 — r,i
IBM. janvier, le » , LagepUe ée* taàle*» . . . (mâle) -f-4a,4 — <90
le 1, ié. (iW.) +43,3 — 3a,8
le II, y. (M.) +43,3 ~S6,8
nioAifiQUK APFUQUBB. — Jimploï de l'air chaud comme moteur. — *
M. -Anarjon, ingénieor dfil et*praftMaw de mécanique indwtriatta à
Rouen , rédatne la prianié d'invention rdatjysmaat à l'emploi de Rair
chaud comme force motrice. « Je puis prouver, dit-il , qu'eu 1 Sa 5 j'avais
COaaposé une machine dans laquelle l'air comprimé d'abord à trois
atmoaphères venait ensuite alimenter un foyer, où il s'échauffait et te
( 6aa- )
dilatait sans perdre de son élasticité, puis agissait sur un piston par
sa force élastique et par sa détente jusqu'à une atmosphère. M. Bur-
din n'est donc pm fondé k dire qa*o«i n'mtt pas songé juaqu'à présent
k ( omprimer l'air aTsnt de l'introduire dans l'appareil d'édisufiéinent. »
M. Bresson ajoute que l'usape lui ;t fait reconnaître dans la machine
qu'il avait d'abord imaginée, plusieurs graves iuconvénients dont le prin-
dpel est une altération rapide de divenes piioes de l'appercil par suite
de la haute température à laquelle l'air doit être porté. Dans la vue
d'empêcher cet effet, il n disposé une nouvelle machine dans laquelle
l'air chaud n'apit sur le piston que par l'intermédiaire d'un liqui<\e.
OKNiTHOLOGiii. — Mœurs du Serin; extrait d'mie lettre de M. Gfii>ot. — -
L'observation de M. Nervaux relative aux deux rossignols qui ont coos-
tmit un second nid pour y transporter leurs inufs, quand le premier allait
être atteint par naondation , seâable prouver que dans les actes qui ont
pour objet la conservation de leur progéniture, les oiseaux ne sont pas
exclusivement guidé» par uu aveugle instinct, et que, pour atteuidre ce
but, ils savent s'écarter de leurs habitudes lorsque des circonstances ex»
traordinaires se présentent. Un fait observé par M. G^not oonditit aux
mêmes conclusions.
Un petit serin âgé de dix à douze jours et qui n'avait pas encore de plu-
mes, fut renversé avec sou nid par suite d'une brusque secousse imprimée
1 la cage; froissé asaes fortement contre les barreaux» il prit dès oe mo-
ment en aversion le lieu où l'accident lui était arrivé , et il n'y eut plus
moyen de le faire rester dans son nid; on l'y replaçait à chaque instant, et
aussitôt il s'élançait vers la partie opposée de la cage, où il était cependant
assea duremoit ooucbé. Ce anan^ tétait oontiimé deux jours entiers;
ali»a b mère, qui n'avait que ce aeul nourriason, voyant que c'était ches
lui un parti pris, voulut du moins qu'il n'eût pas trop à souffrir des suites de
sou opiniâtreté. Elle alla prendre eu conséquence tout ce qui garnis&aU
l'intérieitr du nid, l'apporta dans le lieu que son petit avait adopté, et lui
dreaaa ainsi un bon lit sur lequel on le trouva commodénent placé le
aaatin du troiaiènie Jour. '
àMALim ujaaàum$tiaÊ.'^J^taimr sna miihotit §iminÀe fOur diUnmner
la valeur (ies intégrales uUra-elUptiques , fonriée sur tJes transformMkou
- remarquables de ees transcendantes ; par M. Fréoerjc Kichelot.
« J'espère qu'il sera agréable aux géomètres de prendre connaissance
d'une méthode très expéditiveet entièrement nouvelle, pour calculer un
(6»3)
^nre d'intégrales, qui avec lea moyens actuels ne s'évaluent que par des
calculs très longs, OU mine inpraticables. Ce sont les intégrales contenues
dans la forme
/> fflL CO»' » + S «in* »)dy
« V^(i— c* tin'e) /* on**) (ix- irt* no'^'
oà R et S sont des constantes «ilntraires , tandis que c , / , m , représentent
des quantités données et plus petites que l'unité, et telles qu'on a
c > / > m.
«Quant aux transformations de ers intégrales, dont ma méthode dé-
coule , elles pourraient fixer en elles-uiénies l'intérêt des géomètres ,
comme une acquisition importante de l'analyse transeendante, et en
ouvrant une carrière étendue au génie des savants. Ici je M me propose
que de donner un abrégé (!«> hi méthode, pour trouver per uneappran*
mation prompte et facile, la valeur de l'intégrale définie
o |/ ( I — c' sin' f ) ( I — / ' «in ( I — m* sio* 9)
» Dans peu de temps je publierai un mémoire plus détaillé , qui com-
{ii end mes recherches sur la théorie de ces transformations des inté-
grales ultra- elliptiques ou abélieiines, du prenmr ordre définies et i»-
» L'essentiel des transformations trouvées par moi , consiste k diminuer
successivement les trois modules c , l, m, jusqu'à ce qu'on puisse dé-
terminer immédiatement l'intégrale demandée par un arcdeoercle.
» Daa transfimmtioos inverses en conduisant à une antre échelle de
tieâs modules croissants, nous donneront bientôt une limite semblable,
où l'on peut évaluer l'intégrale par des logarithmes.
> VoiUt deux voies tout-à-iait opposées, par lesquelles ou marche a la
valeur de la même intégrale. Lea résultats s'accordent l'un avec l'autre,
offrent une vérification très belle de la théorie.
» C'est pour comparer ces deux résultats, que j'ajouterai un exemple
numérique calculé d'après les deux méthodes. Mais pour diminuer autant
que possible le nombre des transformées, il eonviendn de ae servir
dana le celcul de k méthode des modulée déotmaants, i moine qnUs
soient d'abord pria de Timité.
» I^es algorithmes suivants ne sont pas trop dissemblables à ceux dont
on se sert pour déterminer par des transformations les mtégrales ellip-
(6*4)
tiques indéânies de la seconde espèce : c'est pourquoi ils ne seront pas
plus longs que ceux qu'exigent les algorithmes développés à cette fin-là
duH Ift dMpitreXXI 4e b TMorUf ées /onctions elliptiques, p«r If. Le-
gendre* ou dans Ia mémoire de IL Gtms» ïntâtulé : ifeteraunatio M*
trat&oms. BopoMuat d'feboid et dans la raite, pour aluréger,
on caloolera les quantités c^, ^, M*, ^ , , au moyen de «a
formules^
*r = + — t,f as #(| + +
oè les quantités ^ , joniasent la première fiais de ces valeurs
En continuaBt oei algurillune et adoptant toujours le s^^ * pour indi-
qjuer la diminution des modules et des autres quantités, on a ces séries
pour la suite
^» 1»^» ►•■"l ^*
Je dis, que b série des premiers modules -
sera si rapidement décroissante , qu** chaqufttterme »era plus petit que le
quarré du précédent C'est b même loi çpm suivent les séries des deux
autres modules
/, l'^. /•^
m , m" . m" , m'"" , . . . .
OU d'abord ou après un petit nombre de termes. D'aiUeiUY les rapport»
«ontinuellemeot décroisiants» auront pour limite l'unité, limîle qu'ils
«tteindioBtliientèt aaanbleoMnt. Pareillement les produit»
Vf, rr^r, yvVr, r)^y"V"<— , • • . .
s approchent de certaines limites fixes, que nous désignons par P et 2.
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( 6a5 )
Geh ptMé, on aura la val«ar dnaandée «to Hntégrile proposée
|/(i~c-tiB*A (I— /•fia>f}(t— Wifai-f)
» l'itjoale kt éqoatiom ladlw ft déduira
qui nontrent que la détermination du module troitiénie coïncide bïpntôt
sensiblement avec celle de la moyenne arithmético-géométrique, tandif
que les deux autres modules suivent une loi non moins évidente. Dans
ranttfa médiode, qui oontiila fc proloiifer dana m ovtire iiivant la lérie
daa tranafiBirniéaa, mettoiia rHitégaale pi<aenléB aom la fimna
m
at aalmlom ka quantités f^Mif.af^ ^, ./»/, 9/, par daa fiwtunlaii
qu'on obtiaift an chaofaairt 'dana'Vittaa •^arpaéaUmt |MMiMWt'4ai' qwHk*
tités
I* f, Vf f •■» C/» '.t
an caHaa-d,
c,, n, r, r,,
» Les modules ici s'approcbaat sensiblement de l'unité, lama eomplé»
mania anivant la» nénaa toto, coamna ci^dewa. A Mt^rd fobaarra, an
■adoptant la signa pour indiqnar faugmentation des modules at la duniga>
mmtdaaantraa quantités oorresponHantes, que dans la suite
chaqtie terme sera sensiblement , au bout d'un petit nombre de>|Bmies«
le quart du quarré du précédent, tandis que dans les suites
l l' f r
IM^^ IH^y
dChaqoa lama sera enfin sapiiMamant k naiiié da quarré du frétée
■C a. iMài» f wnii I.
( 6a6 )
dent Les ttrOMt des quatre suites
mpt jwy, im'n'p", na'n'n'p*,....
mç, ««'7', min'q', nn'n'n'q",
s'approchent égalemeht des limites fixes que nom désigitoas par n. R,
n,, K, et qu'ils atteindront au bout d'un petit nombre d'opém-
tioDs. Ce nombre posé amh, il en réaulle ponr l'intégrale demuidée
r
r ' Ç!"- Q n P - KO a/;*> . H P+K O, 9
» On demuide h valeur de l'intégrale mentionnée, lorsque cssin j5',
2aainS4% MasaineS*.
Premiin mMode.
» Yckà un taUcAn qui offre le calcul numérique des logarithmes des
module» «t des' Mitrea
^otl=9,9>7ffiT« logi» =9^11 5569 108/00=9,4774550 log A°<« =8,677739 hyfMW^^ log ,o°'-«^(,.4i55,5i
^^>tm=^6^Sg^^ 1of;m'=a,j\in(ni logmo»-6,8(57757j l<,gm<»o«=J,iJJ |og «mwmssj^^S^S;!
Iogv''=o,ï97ïoi6 log>«>=o,ii5&Jo4 Io8>ooo=*,««(a0«4 togyooae -q^^oo^^
>«>/*=9>^4^ log,°<=:9,4644565 logf*<»SBg^«a04gi« kf fM«*3^gi^taSS4S6
Ug^mtçJSglSyjoo lii««M=g,83,oBi8 'nu — ^■njpiniilt '-f r— "-^tipp^i
kfff/ag^Soyo&ir low~=8,68ft>4S lc.g,,o«.=7,o6497 lo«,,>«>«=3,8i9
»'g'?7»4 l«pf»,«»sa,7Ja75i Io«r,*oo.s7,ia948 lofr,»***^^^
U s'emutt l*éqiMlion finale
».
. ^/ ^ ■ . w ./• .y— — ^1 *• R(i,i36oii) + /t3,oo8ii4}.
Seconde méthode.
Ici nous aurous pour la même intégrale /» = P, Z = P — Q, «nsc<»a5%
oM54*,c^=coa75*. On cakalen ces logarithmes :
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( 6a7 )
ln«i,NiMajijSj UgmjmtfifUi, la^^ag^tiiTaT* I«p*«mm»mI
HI.^O'ê^ Ufl[mtfin/», ttgfm^mflhi I«fl>*7««Wi* ktl7-5,,»wlio
iiiv«M*4Hili i«(e'-8,3%8|»i iits"'*^'*'^ i«f«7>o,saM>*~ii
kf ■' agtl9l9(is hf ■'■««o496>7S I09 n'sOiOoaaaSS lecn'^a o.qooimM
lof ^' =9,eiD9i38 logp''=9,5<i54-'h log ;."=s9,SS843o9 lopp"= 9,^584197
lof t'=<),fi989f7oo I<>C7 ' =9.7t)i&40' 'oe''"=9>75lG'>T^i 'ofi ■?"= 9.Tf/'"î84
lof ^' =9,36a5<)o9 lop;'' ^S.o^Jo^W Iog^*=5,i^J7ÎJi ic.i;/>''= 0,3018913 — 1«
lofff'ag)3;76i;i Io(m^=8,o8SSJi5 Io<n"=5.4ofaa45 log» o,3i73»a5— i»
l<fQ«M||hrtl ltffK»«kriii»> fail^««M«ni4» tafI,««»Si3Mi.
d*QÙ rétaltft
' ff^-'*)''* =P«.,44.^Q(8,,,«..4)
^ «*rio*#)(i — /•ui*f) (I— m' sin'f)
«t en MdMtilnuit !«• falan» de P et Q,
ssR(i,i36oia)+S(3,oe8ii4},
c'est jusqu'à une unité décimale du dernier ordre tout comme nou»
I'«vons trouvé aupararant. •
M. Famiral Dtqterré » ministre de la marine , adresse & l'Académie le
tableau des observations scientifiques faites par les officiers de la Bonite,
durant leur traversée de Toulon à Kio- Janeiro, et pendant leur séjour dans
cette dernière ▼flle^
M. FiUeau écrit qu'il a découvert la vraie distance de la Terre au
SdMl etletdimcmioiMpréciaeedeceta*tre.li.rflleaavoadnitqnehpro>
pnété de sa découverte lui fut assurée par un brevet d'invention, et U prie
l'Académie de vouloir bien en demander un pour lui. Il annonce qu'on
trouvera dans une b'rocbure imprimée, dont il adresse un exemplaire,
le* mesures relatives aux planètes.
L'Académie accepte le dépôt d'un paquet cacheté, présenté par
M. H. Gaudin, contenant des recherches sur les moyens d'appliquer
sans danger à l'éclairage des grandes villes, la lumière engendrée par
rinflammation d'tm mélange d'oxifèoe et dThydragène à la surfiice d'une
ooiidie de chant.
90..
( 638 }
M. TschiJ^eli écrit qu'il a employé avec succès au Brésil , l'essence de
térébenthiue cuutre la morsure des serpents. On applique l'essence sur la
bl«ttiire Bv«c les barbes tlTone phniie et on !• renouveDe à mesure qn'eH^
s'évapore.' Qiiaad le remède est proraptement appliqué , une heurs snflhi
d'ordinairp pour faire disparaître tous les accidents. M. Tschiffelt annonce
avoir guéri par ce moyen quatorze nègresbles^éa par Ucsserpeats appartenant
aux deux espèces qu'on regarde oomiM les ph» redoutables des eaviroas de
Babia. Au reste pour une de ces espèces au moins la guérison peut avoir
lieu sans le secours d'aucun remède, et l'auteur de la lettre en cite lui>mème
un exemple, dan« lequel, il est vrai, le rétablissement ne fut complet
qu'au bout dH» mois. ^ ' > » , m i
lI,1!tebiffiBU pense qu'on pourrait se promettre dlieureuz réauliats en
appliquant l'essence de térébenthine au traitement de la rage : il avoue
d'ailleurs n'avoir aucune expérience directe à présentera l'apptii de cette
conjecture.
Dans une des précédentes séances et à l'occasion de recherches de»
M. JSorn relatives à la conservation des boulets exposés en plein air,
M. Dumas avait dit qu'iu enduit de caoutchouc serait probablement le
meilleur mi^en k empbjer pour relarder Foxidation de la font».
M. Payenne écrit que dès le commencement de i834, il avait proposé le
même moyen au conseil municipal de Grenoble; celte proposition :i été
mentionnée dans le journal le Dauphinois, numéro du aô février 1834*
L'Académie se l'orme en comité secret à 4 heures ^. A.
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L'Acadénie a nf» dans ^«tts i^tince let onTr^{ira lioBt vom
Comptes rendm kiAdamaÊlmint'd»t êhmeude fJ^tMimttkt S«i«nteuf
i85(), n» ai5.
Annales de Chimie et de Phj siquei /Mr MMr. Gav-Lussac et ÂHAtio;
toaae 6i , mm i8S6 , io^,
Cbun de Phrénologie ; p» M. F.-J.-N. Baooauu; LeçoM 4 — 6, ia-6*.
Revue élémentaire et progressive des Sciences physiques et naturelles ,
accompagnée d'un bulietui archéologique i publiée sous la direction de
Bf. Booifa; i" Tolnme , septembre 18S4 à àéouahn t8SB, Paru, in-ê*.
5ui7er À Buffcm. — Histoire des V^fiUttÊX pàtm6it»gamBS g lame 5, et
y* et 8' livraison de pUoches; in-8*.
Métnoire sur les Equations différenlielles linéaires du second onlret {Mf
Naticefoniiihitbgi^iet/ parM. db La FaisMATB ; in^.
Mémoire sur une Apoplexie charbonneuse de la rate ; par M. J.-Cij.
Herpin ; Parts, i836, in"^: (M. Magendie a»t chargé d'eu rendre un compte
verbal.)
Es$ais-de MéAodalo^, ou Btdiepehet sur ^tdques p^nu niâtes à la
Méthode considérés dunt l» êdmcts f par M. Enuimii. va Vrubv ; Parn,
i85i, in-8°.
Expérimental Observations , and Jmprovements m apyaratus aiui iiuuu-
ftdaOïmiiviA Aeorttieal n^estàom respec^n§ 1A0 &uuetofTointuhes,
falUng. Hors, and the jétuw»bomUiti bjrtAiK* HâBa; Philadelphie , i856,
in-4v
An Effoit to rejute tlie opinion thaï no (uidUton is mode tn the capital
iif a comimaïUjr bjr Beinking; par b mène , m-^".
SomtSueonUum upon tke eaeeéUetU TVeatiiB 0/ &iemiHiyr, bjrBerwdùu;
parle même; in-8'.
Proofs that Crédit iis money , in a tmlj Jree aamtrjff is to a great êx^
tent prej érable to Coin i par le même, ia-9*.
Jommàifèrdie rdmeuni ongemauliêÂfatkematik/parU, CaatLB; 5**
et 4* cahier du 5' volume, io-4*.
Jftiu Curvéniehre, Grundauge emer UmgestaUungatrhoheren Géométrie
WhtfvA ikn urspnmgliche am^frtitehe HÊtthoâeg par M. Aootv FtriM;
Dresde, i855»iD-4*'
Nuova Anahsi ppi tutti le qutsthni délia mêcmaca moUcolareçpar
M. 1« D' don Gabaio Piola; Modèoe, i835, in-4*.
Découverte Ja^ par principe en 18S4 » pourewmoltre la grandeur et la
hauteur du Soleil et des Planètes ; par M. Fillb&d ; Bordeaux, iii-i6.
Journal hebdomadaire des Progrès des Scieucet méâkol^i O* a6«
Gazette métiicale de Paris, n* a6.
Ga»eitÊ des Hôpitaux i a«* 74—76.
Écho du Monde savantfn^ a5at a6.
Le Siècle, JaumaL — Pra^eetue.
COMPTES RENDUS
D£S SÉANCES D£ L'ACADÉMIE DES SCIENCES.
TABLES ALPHABÉTIQUES.
i896.
TABLE DBB MATIÈRES.
MIE. — Il rMulla dM ohMmttou 4a
M. Hufttei que, wAlqfWioi*» OjfMa M«-
«•ot, mtfa jtâlll ytw> Iw ■11 I*
éMplHali liwanMH ém |dMww Otfé»
«itplai4»i5Mntlr« it
Aennônm.— Moyen pmpoié pour pri-
«mlr rai^x<« «f* f «{/«m iMWhBt fio-
«MctaMBt, Jpnqi», l« eorpt élMit
MHl, it Ma MM «^Mia dua la tMili
da la nlfai par M. Jawfahiyn Ufao. 941
— BmifÊ»ÊBimt k am ■iunli» irleHwMiiiil
umjé nr k ■liiiiHI 4a HMnoar à la
pMl^nhvmiam , 1m MB C^MCaiNba»
aMot où renfaniMiiiliiBla parleapMij
par M. Banhomn 49*
Aciia CAIUQCC. — FaiU pour MrTir knia»
toire de l'icide gillique; pu M. AoUfatf^
preinMre partie S|M
AciDC MiraTiuaat. — Moit lar «• im«v«1 mMb
t«iu-«n( ..A a)6
Acuw wrtkKMt. — Mémoifa w eataalda} par
M. BoiujiJ^gaalt. ... .,•..«••••<•••••«• 1'
AciDK srLrtugn. Aatiaa 4a aak aaUa aav
II» kuiUs ! par H- frentr 4^
AcioK TMTaïQUt. — Pouvoir reutoirr <let eoM*
bloaiwiii d« cet acide jvcc IVju , Véte^él
MTetpritdehv'. [.j.- M , . 55
— Mi'moiri* «ur Ira cuiiiliiiiaison» tin jetd««
ljrlri;iui' et ixnitartriiiw urec Vrihrr et
rw->«f/r ■-VVÎ*!î*
Aa3i>««cwii<imt. — De faction qaVMfâtbP'^-
firr\iel<]uC(-uos de* nb fataMtparcaa ' ,
•cidoi , 1« tniMr , l'iwii al la (Wai«/ par
M. r«««c iSB
lUaaolrt 4a M* 0aMa*74rt9^«**4 0i4
t cBploi)w4aHiai
In patttfMapaur laa fwftv'aaMMaa»
' »a
-M.!..
I
da dlh^cilMv fltfpft a
danshaaMMa.*. 14
— Notice rar on notrptaaiafiar daatiaékiar-
«ir k la lacomotlom atrtemê ; parH.4<M^- IfS
— rWcriplion de noonrai ptn»éd<ipaw <6-
r-^r une locomotion iamt Ftir ea dan»
Tmu; par M. VnnirrmaJen 8((
AÉUEm :C*»Arx i. Lcilm df M /arçurmui lur
In canaux aériena dfs dïTcnca pin-n <lu
i^futlellf Je Voitraa 3tto<4l9
AuiouTlIl». — FrmgmiTiit» d'un aéroUlhe, en-
Tojré» par M VilU: Dnithenton CS
— Indication d'a^njlitlvc» qui ont tur de*
bommei ilnni lenr cbiitc. 5ia
ArrtKiTu oin.»:<i«m. — Loi de» atUnltéa or
i;a niques vt de» mouMMMU «fMifX; par
M. Fourcault 59$
Acatcn-nai paiTiQci (Eitcj'elop^dir d')\ par
MM IlaiHr tU Mcrlirui 0lMalfp<rrttlné;
Rapport >ur cet ouvrage iSj)
Aicriu.1 itoMirriz. ;Voyfit au not Muftétimm.)
Ail. — kioda HiiTunt k-<|ui'l l'air ptniire, da
la ravi lé ptctoro-abdow 1 ni la da VoUram,
duM lei divenei pkèaaa 4a aaa t/màUit
ftr M. /erfanato.. .<«••••. ••'••••>•»•• 3
9»
(63a)
iau-WliHMM**r<ib>V«fr«MlMt]MlMMW«.
4n CMC».-' VatM MF lUrdwidcMailM
tifÊtt Jiwijfw M. >!>*■.... 9gS«4**
~ M. *«r(é«irt iMmm «■ tkftt
V.Wrmuki U priorfM do TMée «r«ni-
plo;cr l'air cbaud eonm BOIMr 47 i
M. BfWMH técitsMkprimtlé41aNatiM
MtallMMM à taqiht *» lUr «hnd
•MnM brM noiriM 6«i
Atmm. — BedMreliea iiir la Mtar« et lea
proprUM* Al oa«ipa*4 qiM r«nMlVitb«-
Bine iirte !• HdtfnfWl <fc IWfW;
M. I^isaignr S(>(
AlcIK*' — M Barj' de Soini-Vmcml prvMuU
leifi" « litrniion» dr» AluoM d« Nor-
Biandie, oaTni;i> do M. CA41111 la. . , 5g3«tCiS
Auilrts. — Du nVliriif sanilaire epii |pur con-
»ip|jL M. nioirf- lie M, ii. /...n /".nW |
Cati!.]<lfniUoii«. iranalomi^ gCAénUo KIT
li's <T/lrr.i ri' I f.'w cfrt^OM cftflV Av^JUlAf
por M. Sti/7i!>« l\iu-l ^11
Atuu. — £»ai >ur la fu>i^.ii'..>n d« reui: ri-
ïièrc et iuT ]f earicl prr.jfti- qui .luil en
longer l>f cou/i ; jjirM iJ. , . :r Jr dui, ni(. igg
AliiaKs. — Aot? sur vino nouvolio o»[)r>c<> d'a-
Diida (r'cri//o-^n£aniùl>); par M. Àtig.
iMUvnt 53i
AlliMa*" DcttXkima nroioiro sur VÀmiJon de
ptmatude terre; parM. Caéiin-Vany. u>o et 1 16
— Obaarratiana uir ca ncmoirsi par
H. P»t«m 151
AaiMMltnj coi|M canildéré par Lamquroux
•wypO fpp^rtaaaot au Hèga» unimai
0t «écrit pw M. MtÊTdtSlmrimml
mmm» «■ r4p««l« wm aguM 4th fc.
4*ladUM4««liMa«i a*HteaiN;la.
MrilmdH phoM^K HVMlMqil Mrranl
k Imt BooTMint; pu M. Ê. /«f iicnta. |||
AMn«i> MTMMMQW. — CoDaidénUoi» mv
Im «MlWiWH «fa ««vcaa Aiw U folie;
VmM.iafimfM. 411
Am«aci au r*T« r*om ObMrTaiioot r«to>
tite» i U (acuité qu'ila ont da tmmtnt
leur cbalcur propre indt-pcadanl* daa .
rialioM d« la Impérature eiUrieuN.... fliti
AT<iiiAtx niuiotcwHirc». — ObierTattoM anr
««animant; par M. Pettler ' iS|
AMia«Lt» AKATOuocxa. — M. CUuùuix r«-
clania l'auuncD du travail qa'il a pr«a«Bli
lur plu^iruri anomoli(>]iaMl«B^tpN*|
servies rlici un m^mc lujatydut VwjpM
cn\tt at de lu circiUtuiath Sm
A»isiii TiuiMi (Q4H<Mj}. mm Tqw n Ml
OmMK. ......I. ..■« ...ta....
4fM«nu.— 1
M.J>a»rte a77ell7«
Apparail d« smutage poor laa «uTrlen
U«aaéa dana Ica minca ; par M- VaUi 33?
_ LMttra da H. Letour war un appareil qu'il
■oaoM ÀJfflrattiàr-DÀvraiair de U/umée. 4l I
— Appmil dMUoé k néaww dea fraie
Kiamto k •! rviM, du» l'»-
<ra«itai4lM «alcab «McuMr; pw IL l><^
IM*
— FloaiMN dea appamil* qui odI arrri à
Lat'ùUier pour prlnelpalxt niprrirricea
tout «fl«rta k TiVcadcmia par M. il '
tellet, brritiar de madanc dr Humjori,
TruTe de Ltvoisier 6iS
A«C al uoiiMir'» compris i-ntre les paralIclM
do M liiljuiiy 1 1 do l u; miTiL'TJ. ^0U■
driermiiiation dr la lunj^yf-ur de
cftl arc; par M. Puissant
— liotc do MM Ariigo et Bioi , iar lo mé-
noire prwWent 45*,
— Uerniircs romnrqui'a aur la nouvelle de-
irrniinaiion tie Tare MnptU entre Ira
paralKKVdc Mcnijouy ctd* Fernenterai
par M. 7' 4O
— M. Pitiuant ilcpose ton néDoireawww
■MMlte dvtcminatioD de l'are ét wM
tÊm «Mipria anir* Mooijoay «I F«f»
A««m. ~>lliigw4tl^MN 4i Ml akiMât
par riMliM df» fftnA dfcgHwicH'
mifue iS*'
Aiua M contu (Prçlftrlfuii— il A»).— F»-
qact eaçbetc potlut MM« «MCriptiM ;
rctMMéparMM. 6M^«(aoMMi.. .. M
'J m Mfwi 4wHMd tmta* IM
htm dmltMiMi pliMk plMm,
4^k4«M[paiM iVMlLCU.
mriit-firA>rf ,
Alo!i>i.a«. — L'abteoca d« tiforimtt dau h*
«tpicea da |>«nre Amm . et leur proaence
daoa la plupart dra rspAce* du genr« Ca-
UJium , aat «ne difTi renro li igoaUr k
celles qui oat détermine h s liotaaitMik
opérer U diajoQclIoa île cet deux |aiii<e«
antrefola r^uni* en no tetit |;roupe 49*
Asil-Maxrat. — Voyage deM.O. TenerdaB*
l'Ai io-Mi neure aSS
— Rapport iur let 'echtrchrt g^ologitjuei
faiie» pcndaut ce voyage ajj
AsTlko^ol(lt. — INois (ur i]iirlqae<poinl>d'As-
tror^umi' j par M. de Vinrnu. 984
Asttaiïi. — Observa lions de grogritphîe phx-
ti^ue Mitgi'ograph^c hulunipic, (ihrh dans
ceti« parilo de l'Fspaj^ne ; parM. Xhu-ien. Îj6
AtHo'T'HiAE. — Sanaciioii »ur Ica paitrilMiNii
mtmoira do H. BrtMjr 166
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( 633 )
mi/aià* iTiir «n Ifli^ ttrtin, bile* k
CdntUniinn;!lc , au Caire «t kAlcnndrIc ;
\*iT M. I'* dur fL' Hafuif jia
ATMiupairatit riit>.^i.i?i . — Influrnre de c«lt«
prr-iion »ur le ili L'aifoinfiil da gritou dânt
ccrtaiim minn de buuille 3i S et joç)
~ La prmioa aliiio*pb«rique au uiTi.-aa d«
h mer eat moindre tout lat iropîquet ^ua
d«Dtl«« xuncttemprrcet; eafail, tiguii
4'>lwrdparM.<lriiuMitfMi. «MtcooArmé
fit lMoiM«rraliona plut rvcanlat da diffo-
iMli fOfigevn, ebainationa qui <u<fvu-
ntBM flliar pov h dépmaion é^inalo-
Hàto. 5;o
Dans 1m ITchwrh*» df la /wi-Mlon ao
nirraa de la itiot, on a ea tnrt, remarque
M. I'ifgi-><£l'':f. il<' na [>u l' nir rompte
delà Tarinii 'H <1« la pMantcar (lour IM
dilTiii nir'. laiiludi"*; on doit appli<in«!r
aux hjiiil<-iir> oliterires do baronètre ta
rorrection qui dcpeod d« c««l«l Tariaiiaa. Sj»
Tableau de* haut«un btrmn^triquef iM>
niet par Sf^nun' , rMluilï* à i^ro et ao dl"
Trau di- U DK'r, avec ci tant U corraetiMl
M la p<?«anlenr ; par
AtoMiom ; PoiBt). — Voyesn mot PaUb.
kxMHÊM» imuiittilwiitw «n mw li Ife'
litaétd* (5*S., «ilalMisltadtte «HM*
ltlfémlMMIta«»; ywlf 0.L|iM lig
■ IL JV. 04»»*. 534
■Mit.— Traité ik^atlfM ia Mw 4r «al»>
Wfwi pu M. irorw*....:. tgS
IMi| MilWPNWMM*;
rll.*Ai9wM tOS, Sfefli 4nS
i D*iiwi pitaMia pwM. CrihniMii.
«• odto dMt «I Wt fto<H^
iMBeM atai* mAmm. ijgS
■ttn«m(Mu}.<-8wli tgllimmêiatmm
«BtnIkiMrlilllqM «t ItaHrCviiiHat/
^loUNdtlLAiMiàlLAnin. Ifi»
cUnrfqM d« !• 4»«llt« piMM* «t
. r-to ... 4fo
■«Uoin. — Etud* iBittMoapiqne eamptré»
én la JI«#>4|(M 4» M. £«i^dLanv>. ohaar-
Té* daaa lea «aux tnlfarmiiet de BarègM,
« <b la Barbote de M. Rohi^net, r«-
caeillje dan» les eaux thrrm^ln dr Kérit}
par M. Turpin , , |J
BMMrttBa. — ir«t« de M. 4t UmAoUk^tUt
la haalaor myanaa êm tawiHi» U
BiTeto de ta mer.. 570
La r«man|iie laite par H. ie Bumkcldt ,
^iw e(U« baateur est moiadra eotra \m
tropique» qae aooa la aom tcmpMe, «a*
eoaiirmoe par Ici ohaervationa laliaé'
quentca de beaucoup de TO]ra|;eartidin«-
renici talnirs dula di pmi^ion «^quiiloriala
qui aedctluiiuTil do Irur* olxM-rTgtioDf.. . Sji
M. Paf^ndorf miianjur quf rl,ins la re-
cherche di' la pmsioii au invciiu Je lj in^T,
en • Dé(l>|é k tort d'appliquer aux hau-
à llIllllM IllWlIll...
TUlUto hmlwfa knMtifa|MÉ,
aiw fw AlMWr fMÉlka à lÉn «1 aii
nnan van sar t avaa a* vaaa ne eavia^
liona de peaaatcar ; par M. tt^gKtiùtf. . S9S
Bt»» MuriaM». — I/i«de, allaaacM^<aA>
forai JbaMffitfae, peureat fifllf. mt^
m artUablaaorgiDiqBea. .•,*«•«. t.... aSi
-8m aen *Ma«t4e»f da aM4 aallda ^
laa AhmM»h Ai./lhav«iXaat «iaa
... S»
i;Mé1ltf'«#'ii4Ml
par M. AmM.!.»... .j.^..... ....... •♦' 4fj
Bat. - OlMM«faiMiiiiliM«i Mpik ét'
aux ujtgea ét la MIa; par M. >aq^«iaÉi
Phillips »)
BociUE observé prè> de Cherboarf , la il 11^
vrler i836 ; lettre do M. Y^numor i53
— La chulo d'un bolide paratl (Toir Ctatk
l'incendie qui , le ; nart ifilS f aqMiH
b gnivd'aalle du Palais Ml |lMali'* Va-
ria ; note de H. Uérat t 54
— Bolide tomli< sur un naTire en pleine mer,
et qui tna deux boauneaj antre bolide
qui tna «n homme daoi ta (iai*»a fijo
Berott xt^tttMk. — Svt wa appataO deatlaé à
les remplacer ; par M. Qmemttd. lot
BomiTi.. Observaiions bitaa daaa ttifttinfa
de Toulon à Kio-JantbV ,'«M.'t |ïr 1m
officier* de U Boiiu Taj
Boaai. — Obtemlioni failaavec te irncroi
eope polarisant sur des critlaui cimi
lairea de borax. 47*
B«t*ai«ca {Gioeawm}. — Beeberckea ter
91.»
( 634 )
4Dl M éémÊovfê à h
Mtptdâi v«n i Ml* MHM da hi
4in«, appcrticnl *a o«nrc BotrUù. «...
Immu i >(.(. . — Appareil au maym dH|Ml
tout» le« bouchoK à fa>MM àfitlm f ftt
M. CUmail Brevet 5^
■UMUACX (SàCt). —M. Gm^in Uwm^tlMi
■B Ituetlekejctftoéê tptèi*^ iIm mimmiBI
MililiM iiii nmfclMwIlIlwi ilw ■■KMlh
lattrimif* S95
BatTAOït. — Examen de ifuthfumjiûtt gêolo-
fiiuet obt^nr» djiu la partie aatUaa^la
.Ir l'nncK'.UM provtaaada IfM^H I
M l l'a:!l,-llr 5i
Uni?»; l'i» Ki:L —M. Lerujr d'Êtiollr |»r'"'''[iio lui
il** r.i-!( itisirumcnu, <iont l'écroij, lormé tli'
deux piécm, moni sur In tïs qu'aumo-
ment où ccll«v^'i lioit agir. L'aulmir dit
«Ttiirlr prïmierappliqui' aui iuulrutneoU
lilhotrîleur* w «yttème d^tcrous , dils
rciiius hrtifi . 'n^ô
— M. Lrtidin annonce que M. C<iiui'( se tcrt
depuis long-UîOii» d'un triki' pirrre k
rcruu» krÏH», qui ne diWre en rien d'«»-
•entie) de celui qu'on a priacDt^ comme
■ouToau à la aéaiioe da a3 mai S3o
iltiMiMdalt J«-
ww—a la pitaiM
S»
, al bas. .
par «MImU eorpi nv ip 1
1m aeMM organiqnae at
mMalNqnaa ; inv M. £1^. V iM
Baoacai*. — PMeo anatoniqae deiUate 4
BMDtrer le mode de irrmtnalmm éu'Mltmt
cket; pr«Mnl«e par M. SailB.
— L«ut« Bor la rtiaalwia 4a» ttnilm yl-
' '*'i!LUjû?!rM''ti'îïiiiVi"''Viî
irc lai (MIMa daiai tachtrehaa f M MH
rUfaaf ................v... SiS
.4aM.«arti.-0ir-
«70
BcuuBin MHMoaÀnnQrt, i3, 61, 8t , toi,
iSo, 178, ioo,ti3,aX,i»t ,9»,iy3,
î5», 385, 4oi, 4*t>41B^i4>>»to>St7>
$37,560, $79,598 al «n»
Ciinraiar.. — Proponlunii d'«au qiMMifaa
< nito suliatanco djun dbs atinoaphtret à
dirr«r«nti>dingn'b liygrométriquca. Kecber
rhe> de M. Uufvnul iur la («adiré ayâ
Cu tDun. — DiTaraai aaptea» appart— ant > «a
genre offrent , entre lea vMnilea dn tiaaa
rellulalre de leur* featilea, d«a orgaaaa
particuliers , aniquala U* Turpin d«Blia
le nom de Bi/iwliu»
CtuMMi. (laataTATMaJr-NatodalL Bon»,
ifi
Oicau — Cafaaf *> itffktuttt ptrtUOiê à
dte> wmUUu. BaMi^Mda MSaca.
«g — ■«■Blw <> M. OwwyAfr,
(laBiwniial na niliial
— «MaaHaa h^affrti pirtoSiau ét mmmt-
«HMJnflHtoii aaMMraaatlwili par
ILXMiaflfe M7
Cucnamunt. — Lan» ét M. f^pihi,
aor la «artf* yaawrfi d^u «akal «t-
— Talilaaa dw caa lai phu NBMurqaaUea
d^aapvlnoaa fpoaunjai da «daaia «ri-
IJSWH. <Mab 499
De l'ciiraniun dce calcul» de la .iiaie,
par M. Dele*u jonne
Nourel ioatniment deatinA à ecraaer la
. piem dana la niaiie, au atofea dNino
prsiaion enduéa; par M. tuai JtÈliM*.
Sa8
là la «MitMliM «Malaria
la veaaie, as Maja» 4a
VUmuUM wéUaii^me; par M. Btmit*. ... 3ja
l(«aiiM A >. — TMtflMarivM «M
"aaalatl^aaiparM. Wawrti.... toft
dwMda Ifc «apaar» Mb Mw du» da
rUv; Mia da H. Vwdk. 3^ «i 4»
.DaialaiiqM aaHidMaanai«|liM la^
M4dlal dit ^^fiifi/j aijpHijfaat al daa
) «ttov/ parV. AaMaafi.. . . SgS
manaMada
ig», laeat
k da «a* lûiUa-
iklaloapa;
I M Avifc*
rte aavlliIlM d* F^niir
«ta«rto«ni(<ii pn|al} ^daii l
( 635 )
cette riTlère;pir M. Devise de Chairiot. l63
M. GaUiifrt tuooDce que le* ^luJa pour
U canal dfi PjrréKéei MDt terminée* , el
demiode que TAcwléniic charge DDeCom-
mluioudeleaetaoiacr 4()8
CAoncjUirc ( Endtùi de ) , propoté par M. On-
met , poor preierrer de Toxidation le*
*o»<r»i dï fonlii cipo^ë* en plein air.. . S^î
— M. /*vriinr écrit qu'il adepuialoog-tempe
■ndiqu4^ cet emploi du caontchooo (nS
IjpajjiaiTi. — Théorie élémeoUire de !■ c«-
pillaritii; par M. Artur to8
C^aaMI. — Action du gat oiide de earktMte
dau la réduction dotminerau dtjirr; mé-
moire de M. Lrpta}' gjj
— Réclamation de M. Clkevremont , tendant
à établir en u (areur la priorité, relaltve-
mcnl au râle que joue Toiido de carbone
daiu U rMoclion des mincraii de fer. . . 178
— Képonie d<- M. £<7>{a^ à cette réclamation, aoi
Ci«BosE( Sttl/ure de).— Ynyft au mot Sul/ure.
Ci*Btii MMigcEB, — M. SMton adreaae un ta-
blean k compartimenti carré* , dan* le-
quel , inr toote* le* direction* , la lomme
de* chiffre* que renferment le* compar-
timenu est coD*Unta Joi
CiRTi*. — Carte géolo^qne du département
de la Vendée ( i>ar M- HMire i3C
— Carte* hydrographique* du UépAl de la
marine , «néeotéea aoua U direction do
M. Beautempt-Bttufrré ; titre* de* carte*
nourellement ptiMiée* 3S6
«lonimi ( MiR ) — Différence de »iveaa entre
eetic mer et la Baltique ,- lettre de BC. £r.
mai» k H. Arago ^fig
CjtTtaACTE. — Lettre de M. Drouot, anaonçant
le prochain envoi d'un trarail tur le trai-
tement dé* altérations du criitallin , con-
nue* «uu* l« nom de Catarmeir, 56u
OiuCTUiiuiE. — M- Maj or , de Laa*anne, re-
tin* an mémoire torce •ujet, qu'il avait
a<lr«(Mr pour le concour* MoAljroo 35S
— M . JlaMM- annonce l'envoi d'un exemplaire
de la 1* édition du même ouvrafe, et
demande que cette édition *oit admise, au
lieu de U première, au concoai* pour le
prix de médecine 53&
Cr.sna» marai'x. — De l'orgamoiomle contl-
• ilenv comme un moyen de connaître le*
/onetioiu de» centrei nerveux ; par M- four-
full Sfti
Ctalitt». — Leur végétation *ou* de hautes
tampcrature*; mémoire* de MM. Edwtrdt
et Catin. III
— Considérations géitérelé* *ur la conaenra-
tion de* grain* \ par M. Vatlerj 18S
ClRVlAl'. — Alt^aiioiu du cerveau dans la Jo-
Ur , coniid«rée« ioui le point de vue tna-
tomiqne \ par M. Scipion Pinel 4"
Crrx.11 , nouveau oorpa trouvé par MM. Du-
mai et Peli^t 4»5
QuLica. — CouranU électrique* qui, aan*
avoir la /acuité d'échauffer tes eorpi , ont
c«ll« d "y produire de* dreompotHiont chi-
imijue!; IMte de M. Becquerel r4
Chalenr do gloke lerreàlre. Lattre do
H.Saiger lO»
— Rcmar<{ues de M. Dalumel , h l'occasion
de celte lettre t(h et tS»
— Démonstration, par M. Saiffrr, d'un théo-
rème tur U chaleur du globe, qu'il avait
précédemment annoncé. ., ! 179
— 1 faéorie physique de la production de la
chaleur atmosphérique; par M. Méray. .
GlULVra ( Polartsauoa de ta ). — Expérience*
de M. Jamrt Fottet, relative* à la polan ■
tution de la chaleur obscure L6 et 1 56
— Expérience* de M. Melloni , *ur la poU-
ritatiou de la dutteur rtronnaine par lei
tourmaliuet 92
— Polariiation de la chaleur par réfraclioa ;
par M. Helloui , i^o
CsAiica srtciriQcx. — Note *ur la detcrmina-
lioD de* poidt atoml^uet , al eo particu-
lier *ur une loi relative aux ehaleuii tpé-
cf/ifwi; par M. Baudriiuooi 53u
CBASvai. — Proportion d'eau qu'abaorbe cette
substance dan* des atmosphère* t diffé-
rent* degrés hygrométrique* i rechercha»
de M. CÀevreul «ur la leinture If^
CaKHliis Di ria. — Conalderatton* genéfale*
*ur leur établissement ) par M. Henry. , 41-
— E*quis*e d'an lynime >vdrautique de ■
meuvemetii *ur le* chemins de fer ; par
M. TauriHui. îgî
Caïu. — Qualquoa obsarvatioiu sur rbistoim
■ulurellu J« ce payn ; par M. C«x 3u
Caioaa , Baoax et lora. — Action que ce*
trois corp* exerçant *ar le* «--]* formé*
par les aci^< a<xaaifafi et eertain* oridei
métatliiiuei ; par M. £. Peligot .....
Cnnacou. — Recbercbca sur le compoiè
forme le biehlorure de mercure avec Vatbu-
mime; par M. Lastaigme Sc^
Cn«0«flt.ociK. — M. l'abbé Lachivre demande
un rapport sur dlver* opuscules relatif* k
laehronolngiequ'il aadrrsséaà l Acadcrair S77
Cllim.Avia» chet le/atut. — Recherchés sor
le* commumcatious vaiculatret entre la
mire et \tfaiut; par M. Ftourens 170
Oteoiks. — Mémoire» sur les eiiemei iViti-
tiemnes , avec de* obaerrations relative*
■ai puiti artésiens , aux foniatmet artificiel-
Iciot aux cuociiK roMoiMi; par M.Rartr,. . -/i
CuairiCATio!! du Êuere. — Proctfdé propose i
cet effet ) par M. P.-C. Prrnrl (h"
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C 636 )
Cuuw. — UodlflnUon qsa MnldwaJl «Toir
*pmm>é IcdtaMt 4a la PfekttiM, d^prli
ka r«M«ignaBaat* laeMillit par M- l«
die diB^gate ii3
CSufwailf aorrem», Milrantla ataM
obaarMlMT , dant 1« climal de Tl^t^iv .
toiM le rappoK de b/nrfwnn- drt phâiet. ai4
— Ciuncnmpnu siirrenua dtD> le ellnial
(il- (>lu>iFur» parliaa da la Fnaoa, à la
suite de (ranib 4fM(feMMM(j WÊÊm far
M. Rivifrr. 358
Clitc* ( Crrri- ;. — Monographie du gmre Qjr-
i p«r MM. Delcpcrie et Ccr>-. Rapport
»ur ce tnTBil , lo
Cobalt. — Sa pn'vraea dana Icfria nqpérlear
du ifrreln de Paria , wioanaa par H. la
dur dr iMynrs , . , , W
CcKin. — RtK'heiTln's sur une forme particu-
lière Uc dtlauttlun et dhy fft^trophîe du
i (»iur , pnr M Bi'iiu 33i
OM-i.K4rTio>«. — Coll'.ciious [yralojjit^iiofi for-
nu^cs par M ■ . ..r.j l'rrvoii, dans v>n
Topco il nie /u/ifl , à Httte, en Siri/r,
ail» nr>/j/>art, etauienriron» de Niiple* a^;
OmET DES Pu^Ti «.— Mémoire «nr la formalian
dtà Ituu crllhlnire , el l'mr<iuii$ement in
e«lltt4eU plant- ; i>tiM. P. Laartnt... 4;)3
Cmmm viartsiiau i.DérUtiimi A la). •>
Voreaaa met DA-iaiion
CoMiiMiN..^» — MiilKnIr» ni.>lhématiqu(M el
rifH riiiirtitiiIra , pour ilisrerncr Jet mr-
IfHgrt et lea eanAinaiivm, ilrflnioa ou noo
drOnie» , qui api^wnl sur la lumière po-
lari«*c; par M /l.i.f -3
— Throrie uialh. ni.nii.iuc de, comhiiuùtuni
org,i m fit, ■ . |.:,r M Au^ l^arcnl ijo
tSJnf tuwinrv-T ub*ervc
daoa cette eomète ; par M. Bairl 6;
Sur riKimiilé lamineiue de cvite coméir.
Lettre de M . Uurtw , -,
Forma de la comèta la la^et le ij octobre
lt3S« NpcdtMUda dan» une planche gn-
Ida, adHiaia d'Irlande , par M. Cooptr.
Oa J *ait laa setitun lumUuux algnalca
Akaid par 11. Ataga igo
-> DtMièNa «fatraaUaqaaawMacMiita,
Allai 4Tlana , par H. Uanwi aiinit
dNualailradalf. Jlarla.«.
Gaafciaa itecamiea». — KMUlto fondée par
Ir Bal dit Haaw»f> m hmw 4» aalid
aa9
mim. — IL ^iaiaf M
fownuiateins .* 61
IL Ayte nn' aampla «a «aarte
ifallt Wlaa, canaa pidiMaat, paar
le ConytWTaidhil
de PAcadAaiia iw aall paiat
droit da Uatbn. LUariflbifaUaa a Wt
droit à cette rMuaatioa. 1 19g
T.'Acadrmie ne répond point des falta oa
de> opiniona eatUcoaa daaa la Caafiw
rendu da M* aéanaaii laa
cut-mémea ae bofoaatbl
Ivtnent eaa fiilt on ce* opinions, sans aa
rendre garanti de leur ecacljlude igg
Sar la prupoiition de M. ti. /oiJ, TA-
cadenio arrête qee la discussion «ur la
coallaaatioa daa Canules midiw hehdo-
" ' tlaateuadia^
"gB
Ontats scirnipioi'ii di paAici. — Mtcré-
taire de la 4* section de ca Congrus trans-
met une rirrulaira ayant pour ol^ct d'Iii-
< iter les seeiéiàa aannlaa k envajac daa
HéputAa , on h adraaaar 4m faiMli» a«
Consrda 119
CosMiratM. — M. Horkrt aiwiiMH ■■ aa|«»
Vtm aoHtattio ha aMaflpaifcaa ofl*
•Mirai. Sifi
CogcuuH. — Étoda «onpwativa dateydar»
la.
da k<
IftwilliMdaait
IparlLMMw. SaS
CoKiirii.Lt. — AaatBMto dt la 4
comme i)>pa da la alatia daa eliaaaxt par
M. É. »ii>)aiiw*i. mémoire — 49(
mr Ha eoaleur purpurine
Maatnaas pa*H.dle««t>
dre Bnngitiart jq^
CaiaitaTa A-acraigcia. — Kot« anr un courant
élaairique qui poe série W faculté Jr. pto-
iairt Jet J^rom^^Meaf tMmi^aet, n non
celte J'ècluiaffer Ut t«rfi; DOle de M. fier-
14
Note %ur la propriété daa ttmrmuu iUc
iri^uei pnpùfféi i trmtn an llfiiUtj par
Ils Jtaaeacci to5
— Ifata aav tin eaarant «lactriqaa développe
••- *»7
de M. Maltncti
que cariai ns oon-
an traTcnanl
des diapkt a^itei
itt
M. JHrw dp JCMUlMa lappelle qu'il a de-
lUéaqHtel
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( 637 )
ni.
9Êt^
nit, t« aof en de eomnuut flwinifM,
rlTcr i 4lMm4i« f« fianr* 4Mt !• «mi». 44i
— L'flopM de cMiraiMi «iMiWfiiw nplï
f w<( Hftclematl w la cord^ dW (rmpam ,
é l'aida d'une pUe k ■■(!• el d'aigaille»
de plalirn, reditue le leiu del'ouie et
celai da goAt abolii per tuile d'uno coin-
aïoliOD cèrvbrulf! j communicalioii de
M. Hagmdir 447
L'application direelc de eouraaU éleclri-
qara Kiir U mortir allaagfe, au moyen
d^i^uillc*» iniroJiiilrs jiiKquc dan» le ca-
nal Teriritnil , piMTil diirr^ cjij de /^nm-
pli'p:' ; commun L< ni ion di: M. Itoajr .^\B
Okk.im > — Mt niui[<' hur Icâ ceiinnta
t'ii [i)i!ina nifr , pnr M. t; .i(nc 557
C9*-l'oï, dituuYiTl kur lo pi» d'une vache
aux piitlruu» ilePariï ; li ltri- <lc M. Ai<i<<<.
Fjux fCM'-^.(ir on /4iuj>t l'it-ottf ; n^mar-
quftt itiircfttr cruj'ticn p'.ir MM Ouinn-fiei.
itoailr, Oumrril, i it , à l'i>cca>ian ito la
ronmnniraiiou d' M. F , .ni, Vi cl .17«
CltATIOI A'>TLIi;l l \|r.\Nl. — Lt'1 r'frr-ï i/f /.I
création iint'ui.lu. <. nni' îonl - iK ou ne
SOnt-iU pav U î.ujcAr- J. t J\i!m\'i iim-
meiej e< it^tmlet friienttmenl irjiam-
4m i fa m^fitta ét la «m;
■ur celle qoetlien par M. Gt^ffnr Saint-
Htlaire Sll
CaiLO^ott. — Sun emploi conire la pktitit
/fv/moiiairr. Lettrodo M. /atodkceaitjet. 388
ClUTauiJi. — Ob*orvnlion« (àlm siir la ma-
nilM doDl la «itioa n'opiTe apri* l'abla-
tion du crislalliii; par M> Maumair
GcniWc M
Cacu M U Sb». — Kulo iur cet ctuee; par
U.Obmd. 48S
Camocaac». — Paniitc crjpiognme qui «i
|8}4 attaqua Ira «i(;n>-> de Grni>ic;MM. de
Caiuloll'- rl Du'.», qMl in lu dérivant,
l'ouï c<> I M M I r. r ii-iii^fllnj p<>r*iB-
lenidaiih ct'ii(M>pjiiioii, iiial[rr<^ l'aftitertion
contraire do M. Vallui , il.' Dijon lo)
— Rapport de M. Bo/.r «ir Stimi-Viiuau aur
diTen «[MisciiK-s de M. Mmt^gfU. tda-
lifa aux cryplocame» jig
CwTBc >,iTn. — Gruruli mai-^e de rnivrc natif
trouvée daii» l"Aii:t riqu'* du Nord pr^»
d'un d.'s .ll'llli lll , .lu V.-,,. / r, IV,- ilPj
— M. ,l/a»r/f,r.-»<TU.- H. h [,nr!,lc M. War-
ttfn nnu cuilli-Iiî ijr.iiirj- r [lar iill tlidirn
avec uo uoixeau d« cvtla maaae ijS
DirrRiM. — Sur la naceoire dartale du Jel-
f'hinui /ti'jhn-ep/ ^ lettre do M. Lerwout. ... (>3
DccÈi. — L'influonce du yn-r dit grmiiu aur la
Dombre d<!« di cet nt awea pM MMikIei
nurooirc du M. >Ji. Dupin 5S5
JU<ixiJT)-j/tt cl mir.ivi^tm de& dëoèa auivant
l'ijo et lo leio ; n il'î deM. Drmoii/^rraïui. !15
iMcuNAiaox M > Tt^i 1. - — Sur W.m lignes d'e§ale
drtlii*^i'ori rti-^if' i '^u,- l«tt)-e de M. f'r-
man. de lîrrlm , a M. Arj;;t) ,
UtLOMri"[iHiNi cuiaiocLf. — Noie tur un cau-
i^nt ' ii.yvr qui poaa^o la faculté de
produire dca dreom/xuHioms eAinu'f et
uon celle d'ccbaufCer lea eorpt; per
M. Brc^urrel I.{
OUcaLTiTATin^. — Nota sur lt« caueea de ce
pbênomteej par M. BtuJrimoitt 4LH
Illta'llCimi!:iTS. — Lettni de M. fini/re >ur la
dmâtmlia» Jet mux dans la Vend^ et U
Bocaie, ft lu mltede grande defricbUBaBl*. 358
StecTiTimi iprg»HCi de U). — Mémoire aur
quelque* pnriiciilarit^a dre orgauea de la
d^ulilion dan* la elaaee dea eùeeux et
cdk dea rr^Hlet; par M. Dmnrmcr iS;
DMcn». — tl9fm poor Im tuuÊfoiim »f I-
demenl à d* gNlta tÈHêami WOfOU
pwILilAr. i3*
Wnuui, -.Umw 4* H. Hm aMm
aui procè des qu'il emploie pour la ilrtln
feclion imtuOiiiata de tout I«a pcwhito du
l'abattais desaiiimanl, cte aS
— VrnlAairur de latnne , par M. /'. ^efcoc. . . jS
DauiR LOEAiar. — Note sur le dritin Umémirt
rare/te/^; parM. Meror.deLanaannaL., f|$
MTitTiOM •« RACnia. — Suirant M. Strom^rr, lu
déviation laUrale du raclii* a>i aoaTeal
l'ç^f Xune paraît tu' Jn must-lfi tir fUtt-
fimlinn
— Mcmoire «ur le» eararlV-reB propre» à
faire <li*tin,';uer le» difformités artijieiellet
de rapine d»dinorinitéa palhulogiqMa}
par M. J. CaA'ie SaS
DtATOMA Swaunn. — Nom «ur oetlu eoahr
iroUli} ptrM.Cuurenr ttj
OitroKHiTC* nr aaon*.— V<f«l AMuliMit
— Dl^urwilr, dut —ll^M.— Tuy—tOl
Picd-Boi.
DlUTAmil. — Trailumaat dut rétréciumemu
4t fmrètn fm k dikialkn bfMq** lé-
toeWMUriMr»; fm M. Cadrard.
M*y* ■^1*94 AhwI pour blru
( 638 )
Noie dp M. Drr\eitrr «ur a ni' ijuTnjtiKioB
CtllCAirf d'ii^fiis.' -net' nacrrf . 4]in primèdr
U double rèlnctloa k It attnUre de la
nicK de perle
DoriLi-uxTiiiT , inTfnté pur M.
Bapport vu c«t initniMiil. . .
E
fj,t. — EipUcïlian du ph^nominc qoi »f pro-
duit quund de l \'au est ivtj/V sur dfs cor ps
thaujlfés tïu rou£f , j'ur M Saudrimortr . . . 390
Bac rtoiDl. — Ri ni-si< 11-* >ur l'usait de» irri-
gclifnt tfViTu /TLiiifc (ia-fii /*i bcuchi-, rlc. ;
par N!. /iiuri ^'A'
EiO, — UurAi/K- pour <Ii.-ï<^r 11'» MuX , umii-
w p«r M. Jif/vlli. Riipptirt «ur celle
nkachine - ■ - 3?
E*ui propa«^ poar Valinmution de U
vlllo de Bordeaas ; l'wu de la Owodim
liUrt« paraît d«Teir ttn ffilM», yaw
cft ubjet, i r<aa daa MMmw Iti
— Dr/xiRurinn dea aain k la «niU 4*ffM4i
dtfritkementt ; DOM par M- BiMInr....* 388
Ilin nmati-u. — La lubêtanee
M. Loofebamp daoa lei eaox
de Barétât, et Donunée par lui Bturéglitt,
difON d« celle ^ M. Bobiquet déaipM
par le mlbm» mm, «I «AI •
4* M. «wyfti.. .. . '^^^1 -^^j •• •
ftawM } frit* fturciw». «BSiateatéiia
taqoriqoief
— MoMfT h lUpé lWW t
M. Idyliyu a?"
Hoantfw iMMrqMa enr la umférutun
de flnalMira iotneea ibcrmalw dea ^«é»
oêei «rienlalea; parM. Lefrand tK
_ Noie nr Im lourcM tlMrmiilr* de BagHirei
éhimtkoi,; par M. N. BcmUt 534
— Nowrelle mfifiUetmm du tahet
I à l'étlmlrage; par U. &aw|rr. . 177
feum MMm da 1$ BMi i83ri. _ Letm
dt M. CMriltr cODUnUt laa oburratiou
fpV • fcilea pendaDt révlipae. 497
— Rot* de U. 1>a^rv NbUve k dea o«-
«rrvalioiu dr UmprratMre (ailes , de rinq
en cinq aninale*, pendant toute la durée
da l'écUpaa, aovdeaz thmeaiètrei dont
.'. ÎO"^
llV«lip'='' laitfrs 11 l ObR^r-
T*tolr« de Parla, par MM Arafv, Uau-
,ard. Valhiru , S.npr, i uj». £oward,
t^l^cr, f /<tR{.;r'i<:i[j/ , JtfiUii'iirj. ....... . 5o3
Obarrratiou i' M /in.I Hall, faitcn
k rObiCTTaieîre de Paria Sof
— Olwrrvniinn» de la mtm» éetipae bitea
par U- frn.nil gWilwt * llli«jllM , fi»
dlidinliurgh Siji
— nhvrTAtion* tUlM k P**»*™*]*, Bar
M r ai//. „ s^i
— OI.6erT>iloM lUtaik Geo**», perM. 4.
iio-Utirr. S^S
— Obun-iationi faite» pvndant «tl( in I r.^-. ,
par M. Forhrs pour drtrmiini-r l:i r n:^<'
drs l'ip\ri .,'rrs du sprclrc spl^.rf ^ifi
ÉcOLa l'iiLTTicnM«vc — M. te Minuirr de
/a Gurrrr iniiiR l'Académie k dcaigner
le* troia aiemhm «jnt doireot oelle an-
ttt« faire partie de Conieil de perfec-
tionnement de l'Ecole Polytechnique 18)
— MM. Artgo, TWn*r«* «< Peiiuol aont d<i-
ai^oka poar faire parti* d* «a eoaaail.. . agg
Ecanmt. — PnoaMé aa BMyaa 4ofMl «m
pananM ^ na laH pat tmln faat
"** ' W
Iw
aa»^lupithMal>ipatlC.£alaM. SjS
laa B>iiiMiliai éaM.la
é■a*l^|pua,ll panMnftqwladtel
^al^igfwital— gt^Oqwalaaplatu
«té'aîhefc^J!!!*!'.* .^^ffî-T!*. '
ÉkiCTioai. — La MMitra dir riatumatm
pviU^xte tranaiiMi usa 1
donnanee royale qui 1
de M ÈUt de Bemmmomt. gj
ÉLtcraiciTl ATaoaraaaigci. — Obaer«allow4^
lectriciié aWwiyki'rtf i> négmtiv par an
itmp4 tenlm, CaMaa k Conalantinople, i
Aloxandrie et an Cairei par M. le dae
de Hagmt ata
Éi-icniciTl BB cosTiCT. — lUaank donni par
M. de i/ivn^/</< d'uD ouvrage allemand de
M. hs'stm, »ur rdixirlcit** do contact .. a(f
E^.ICT«lOtt»(OKlaA^T^; — >i.t<is de M Mal-
teucci Bur les prupriettj:t d« rnnranu r-lcc-
triqiica propagea ktraTcri un Il^uIJ.-.. soSetfll
— K ute du mftmc notrur aur un courant éltjc-
trlque developjx.- par 4la laMa ■dlalll-
ques honin^^odi'a ...•«•-, aoj
ti.trTi.0 Cjukie. — Sur on appareil clwtro-
chimiqu!! au moyen duquel on ciimlt
Varfi, m de «es minerais; par M. Bec/afrel. aJo
iâccTiio-PciicniaB. — PtrtpUgi* (vicie par
Digitizor! H- «''oogl
(639)
<liri*. i. m'^n! sMrla rr.»i<'Il-i t-piiucrej i i'ai'ifr
ll',ii(yr.llr' 1 ;lr ii[H: n r I ii n' i Dtroduiti!» dam
Iwespocis Liilrru ri- tjraus ; («rM Wotur.
ÉliWAKTs (les;, ' n AlMiliiio , Inversant wo-
TCnt (ians Irurs m)|7;iti'<n*. df^s |»laIrAiix fort
■ i. M. /tu
Li.iliiX4Tii>> — Mi mair» complciui--uUiir« de
la ihrnrie s<^nénl« 4* r<iiiBki»tloD; par
M. i'oiiat >*
— Adiiititin» au prt'cMcnt ataolta; fitr le
Ri^mr. auteur
Eai^KTOtocn- — Rscbrrchr* lur le% emmmuti-
rationi tvatmUirei entre la mire et U
fifiiki : par M- ftomrem
EasKTOa ocStai. — V«;es m BOtfadu.
EnatM anuix. — Format tiiesaitiTai qu'il
•Bksu dui Iw dinéraalfa pJUMa da um
MtvtctyuUHt. MT r^^oa da U
via ialn>Mfeta*i laqoaUa alM ojiiréa
lf.GM»
ntttiAtx — Hiaob» aar le* njr-
liato, ha aapoMat al l« nUayoni pa-
rdUlM M flu 4«rDBliaia; ywll.4.
éttabn-BOÊlf».,.,.
448
28
J18
DM* N* 4r MtÊÊi0ttt$
itopatdVaqaii-
, — M. 8lamrt-Ceofter pté-
àé papier
4S4
par M. Mmré, i
— M. lypAi attrlkoa k mn «MM
■WM l'etpalaion dai erittaai eo«<
dani Ica hi/orittet , orgino» qa'll a iiem-
*«ru daiu l« liiMi cellulaire de plwlam
eapeee* appartenant an genre Caiméimm.
EkTiin. — Mojao ptapoi< pour pvéraair, daat
le» aeeoaÂaoMBM, VtupkrrU de Paalaiil
de lamère,la«lftdlMt44|bMMi]fW
4%l
I •! Mriatoi 4e irtauHéam ttiflrttmn
'«■Hmite ImmMier; par M. HMère.
IiMM t raecaaion da aa néiMira.
— 9m fie* ralatif dta jiraiilM» Jb fa rfwr
dhate 4» l'Ma «■ «an « da hi cnate
3
a8
mémoire allanand de M- B. Cou»; par
M. Bwuholdt ifc
~ A|;i' r«lalif ilr» diTmrs formaliont daol
■>(■ rompot-L-nl le» eoltinet de Smfiergil pt*»
Turin ; iMf M. il. <* • CoMnpio l64
— Afiprtvistion de la lempératnra mojaUM
de» rpoqura |;«ologiquee de» Urratm Ut'
liairfs en Europe au moyaa da Ntad*
comparaiire de* rtpitei wV—lar at^Utiltt
lie co^mlUt ; fiTVL. Drtkaïe$ M
ÉQr*Tio:<i 4 iMMCU rH»CTioiraii»«, — Mé-
moire aur riDlcyralioD de eea rqaallawi
par M. UtwHUr. yV,' |||'|""f||'
l4fMltM4t««4vMiawi(i»M.CaMi|r. H
Ëcwiiam.*-IfalaMrinM érapUoo |
, Mrvenaat dan* lat miadiea
i'adjrnamle 9teéNla,at if^
du» laajHivM «|MUbt; par
M. OkuntMl.
Emiakrei. — Hadarehaaanatonlqtieael ao».
logique» aa» aa fum da polypaa ; par II.
MllaaSdMrdi.
•ti
psIartetfM cfrnJainr^
■«■a >M i»al mniM ; proporltoM
«HulaMadk
44»
m nyM aia|l» da
paaaa ; — oapdMa daoate par la adaal ,
al aomlirea daaiaéi par Wabawtatka;
Mémoire de M. Blet S40
— M. Dumaj hit remarquer qo« ee« daai
laiinraa, qaotqoe ayant la mAme ooa>
poeitioB et k peu prée la I
k TéUl liquide, ont capaoda
lant eUmiquo dlIBi^t..... Sf}
Éntt. — Recherche» anrk aalan4trAM
proarant q»e e*o>t an eorp» aaalofae
k raVcooI { par MM. Ihuw et Pétifot. ... 4aS
Éran. — Mémoire »ar lea eomUiuitom Aet
atiiet ttrtri^mc et parafrlriiue avec V*-
tktr al la aiaiKih;drat« de mélhrtènr ; par
— Mtmoirf dr M ll<
fHiraavaatéth.'r
Énui nuam. — L'incendia qai oonaua»
toMdIadalteUbdaJaatIce, daFkib, la
9 amifliSpaMll atel» été caMé par b
~ ~ { naia iaH. tftM.:.
9»
6»4
>S4
TiéM AU cap <lâ Boiin4*&pinMê pIV
MM. Bendul «t .I'unm «Si
ÉloilM âUntd tré* DombrMMi tum dan*
h (NaMM aoiUé du mU d« aemi-
ferai»rai|wll.Aww< S?!
( 640 )
— IvtaUat flIaaiM ofaMnéM dâni U mut ém
ta m iS iwtw |83» àOrembourf... SiS
ElcniMi i'utte mweur silu^ au col de U veuit,
■u moyen d^iiulnimcDU iotrodaita par
l'MiU*; fw M. Urv éCÈiMU 4I9
■. . -■; K ■ .-
F«t*Mi c<UJW- — No«« de M. F«ttH MV.
dent otpice* de riuii»<^ 5ll
rUlMIillll (n iai'ifi) nimil T ' laGuvano. . 6\
Fliu — TttAorta da Iraitsmaat des mincni*
da te daMl«ttaN»#«MM>; P*' M-
PJi(r 6'
c«XU Uw-'M-ie snr M Lf Play 178
Fur ; Rqp»/*<ciir «in). — Vo; ei aa mot Urgala tntr.
FùTIO' TTPBOllU:. — .Slli\«lll M. <4- I^rrn^ui- ,
cette mabdii! u'ot pu CâlwM par Tls-
llammation d» glanée il 4^
fiiilteaUs de Bruniu-r 355
— Éruplion piutuleuie lurrenant dai» la
^ir<- tfphotd^ . ri -lc <K- M. tJitiinnat, . . ^4"
Fiayaii» COSTIStls — I-i' UmiuIv i ilmtruc-
iton puhlt^ftir trau.iiiit i uii DiLmuiro |^(*ur
i-oiK .ijiir au prii propos*.- ftar 1 Acadcjitir
4,-nncrmaiil lu question des jU-ytf s continues. tSi
— Mi'tiuiire aorlM Jiit'rci cmlimuti ( pour le
m^me concour»} 33i
— Méinoirti lur \ alli raliona d«i or([uie>
(la lu le* matadii'a dites fièvrrt eonliHues
( iniiac coucoun ). :)37
|/|l^TftaGK du» eaiix de rivière : deacriptiuji d'uii
nouteau proccdé ; par M. t. JUaaax. ... ■
_ Rapport >ur leJUtragedts eaùi ie U Cm-
ronne a Bordemx ; rapportaur, M. Girard. 1 1 1
— NouToau a|iUflM da îltMgai par M. S*.
rtrgir t-r
FiMKf». — M. ih^mU-Marmt dMOtada qu'un
■iMtasHB lai fiuu%e*t H la ma— mr
daat d «t Ihataar, wtit adaib an «oa-
Futwk —■■m — MemllMOlMnMloBa
dfllL JBasil MV4t M^fl^****»»»»*»-* • • t3o
d4pMl tu IL Imr *tMU.
dji4J»w<i»i.^«.»^«^|i^.........> 1
«■■à liolir <» ampi itonpla , m indique
fafMMddéfini •Miylojfé»>>«><«a,»... aai
F«imi.~]l«yff«ilM MthMhiidvll, fto.
lar'i(-rr- l'ail par siitij'J'j c.n(.^u<ii j>i,tir
loa ekp^cet à plmctMM muUtfla, el par
roiiliiuiiI/< les natOMM 4kW IW liptaaa k
placenta um/jue
Firtaj c{B''on dit avoir vomt pur un ai/itmide
!irra — Communicalion de M. Geojfrttx-
Siif'r.* ' ■ J c'j BujLl ,, i
— Auijonto de l'arrivco do ce l'œlua aParie
— M< moir* «or ce buj«t ; par M. G*e(fr<igr
S^itnt'Uitan-f 3 il
— Fliplicaliiin» au tujel ilo l l nibryou de
Syra j par M. Of^>l/ro^j S*itnt- Hiiaire. . . . iHt
— Mon dernier mvt sur i iùmbrjitn de Sjrra;
Kolc di' M. Ccojfroj Saint Uilaire
— Note sur le voiiiisÂtMiieiit d'un fitrlus p«r
un jvlino (frcc j M. Letau^ age i j^
Foui. — Des alivralions du cfrvena daaa U
MU; par M. Scipion Pinel i
— Traiti complet du règîme tamîuurr dei
aléMsj par M. Scîpiom Pinel t
ro<icTiO!n TiuRiCESBAHTEa. — DéBUMMiration
d'un tlul-orAraa dA à M. SUêrm et relatif
ix une claaaa do focetkin» traiMtcfinlanle» ;
p.tr M. Liomvitle Ci8
FuM.Li DE i.A vnsnii;- — ]Suuvcllo»oiiMrvatioiu
sur i:i}n/ongus , par U. NicoJ ^qi
Fu^1r . — EMaii aur la* mofana proprea à
provenir l'oiidalioa da la Ion le expoaie à
l'air ; par M. Dom. M. ùmauu croit qua
pour la* Uxilala «a aadait da eaomtcluHtc
•erait 1m BMiUaur moyon
— M. Paxtmm tett qae dapaia loof-tempt
il a prope»éd«(iir*duc«MiiefcaMru«a(<
indiqué par M. Umnat 6i>
Foaaa.(t Nlali««* aux pmbabiliUa qui dé-
paadant da lté» grand* noabra*; par
M.J>MMm 6o3
FlBm». — Elirt* préanifc é» fc tin^i airl*
eraÎManee d'un pauptlar. 419
Féo». — S«f la dïMeiiiM Mlvurt Uq^aU*
i« froid a'aat propagé «atMaimteW Franaa;
laUM da M. de FtaMn*. 1 al 18
> Nota da M. lÊtnm 4» ttmk tn la
bafal qai i'M ML mMk ans AMillaa. iS
— IiaHli da M. Immt BUT an apparifl
9*U mamam A^tfminu^ttém-uumr 4t la
4"
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„ /iiriiiii— 1
( 64. )
GitoM. — Voyago <lc M. Ptcmri à la rivUr*
do CiboD a35
GiivAnsME. — Voy«t aax mots ÉltttrteiU t*
Coarunts.
Haika*. — Monofpvpbie de» ROie** i •p'*''»'
Irracnl du (;3n|;a-caU tl>^ Prorencc oo pi-
l{eon-tétn> d« l>(>*n rendu dooiM liqu* ;
p»r M. Vrr<fc( 38;«tJ,jT
GU-tTiini «iniiTrimc. — Lettre cfo M Coannit,
dirrclonr de l'itablimi^niiml dm honillnna
o< MHipOT & la c^cHlim diitribuAm par l«
Buraii <t« bimralMnee d« Lille, cxMMcr-
natil Im bon« effpls dp it* fiWipamloi»
■nr |«> tndi(^nls malodcia aniqv«H nn «n
■ distribué iU3
M. Dumtu annonco qn'U a l«rB>in« taa
•nalytC!) chimiquaK qui lui ont d«-
raondMa par U CoiniaiMion chaigor de
reiamon dca pié«e* rolutivc* à la quostioa
de l'vmploi doIa|;<Jatinc comme aliment. 28}
— M^iuoirc bur la gi'latinaaUnionlaii«i pnr
M. Gaimi>ti dcoxièinc partir 40'
— lettre de M. Lainr, propri<'l«irc d'uoc fa-
brique di- gi'Utinti alimentaire, »ur le* pro-
prictca nutritive» de c<ill« siilulance SSy
GtOBiMc. — Nouvellca r«B<arque* inr 1* eoiii-
paraiaon de* mmun'» gi^Mlitiquaa at oalro-
iKMciqiw» dcFrane*; par M- J'iuudfli 5o
(Voyez auaai au mot Arc du mrrijita.)
— Modèle et d(»cription d'uoo l'ahU gi»-
âéù^iui par M. IU»rr. Lauteor fait
damer ces piiee* |>air M- le Miaial*» plèai-
pol«flliaire dv IViuiw 335
(>(ocaAmic. — M- <ir Samt-Urnii propoM de
tobiililuer aui abri vialioiu «mploycea
dans r«>criture, pour indiquer la |M>iiition
gêographiqued^un lieu, daa aignt'a stmpl{*ê
auxquels OD altacberait la m^ue aigni-
ficition 47B
Gl««a*rBii lOTjntn. — (Vayna •« mol Bo-
(Vlouicii. — (««otogic 4c la ftvfoitiiiU : par
M. CA. r^xirr ,35
— Examfrn de quelque* tait* |;*oln(>1qu(>a oli-
MTVrs dans la partie o«ekienlale de
raRclenne pravlnc^ de Bretagne : par
M. Adr. lUIHrtlt Sîg
UiOLOciOvt (Ciarc) dh à^^rlrment ée la
VfnJfe, dreaa^ par M. Aft^r. Kapp«rt
a»r c«tW Carte i.T6
GtoiMMciCCoLLECTRRi).— Veye* ao ta^tCol-
<>touiei«vi> (éreocia). — Voy .in mol Épofmn
titamtna. siuintgc*. — Méiaolrc inr une
Pji«fl
notirelle mrlbodo de géométrie aiialvti.
qoe; par M. Prim 61S
Girat. — nemarqaea relalÏTca à la rormalioD
da girro : par M. Fomrnrt J«3
Ci.oaii« Tsaatmis. — Obsermttoni anr ce*
Çlobee ; par M. HalJr 4)
— SMmojre sur le» eanri rt tes gtohfs m
rttir/: par M. yinrrntOnUit i j;
— Bappori aur ce rarmoirv , «ig
GoiT {S'il dii,>[iarrn>tleincnt «boit à la auilo
dNinr romiuotion ri'rrbrtila, et resliluè ,
opr^'» un temps assis lonc , l'appUra
lion directe d'un couinnl cnlTaiiiqiiv »ur
la fordo du {ympan, d«<lui'tion lirx-e d«
re fuit par M. MiigrndSt relatiTemenl k
l'orljlne du nrrj du ^)mpllH Jj-
GsAi^s. — Coostdi'ratians ijénôxales sur Iriir
conservation i par M. Vatter} i<ir<
— InducDrc da prix de» |^in» sur la iiojfu-
Uttionfranfaiu ; par M. CA. Dupùt Sh6
GamiTis. — Les tp-aaitoa de la rire dioila da
l'Elbe, en Saie, Mint-iU plu* rcceala qua
la c;'air qu'il» paraissent recooTrir. Mé-
moire do H. Benuid Coiu : euaail Iraos-
mi* par M. dr HumkolJi., lO»
(îaÉu. — ObsorratioDS sur la /armmtion dr U
g'rlr, (giti^ pendant deux oragea qui diuu
l'rli de iS35 ont rata^é lu environs d»
Clcnimnl; |iar M. Lkcoc 3i|
Aujnuinlatioo de (olume de» grèlout d«iu
l«s lieux qui étaient frappt** plus tard
par l'orage laS -
Forme de» Qr^lon^ 3aS
Mouvement en sens diti-rs (TAloo*
daiis lo nuago où ils se fornuienl 3i;
I^r bruissement dans l'air 3*8
Obs«rvation* rclatirea k trois ehula* d«
grêle qui ont eu lieu en |834 ^ Toulon** ;
par M. Boiigiraud SG6
Fonac générala da* grtloM S69
Pointaa aiguC* qui hëritsaiant le«r suiiaee. 568
Noyaux neigeux;' matière pulrét^leiMe
trouvée dan» l'lnl*rie<*r da plaaieura grfr-
looa ; yoloma d*« grAIOn*. S6S
Lear Tltesie à dlfîéreata nsoia«nl* d« tanr
daaeeota S6»
— En iUr<«a''>'l|I>^lc i**"^
pendant leauragr*; obaerv. d« M. UMpfel.
(ji^, aa lliiB»ca«Mas««. — L«a oaiproiataa
qu'on y trouva a'out point «M, •uiiaat
M. dr tlttm'iHe. lolsWc* par les p<a4i
d'un quadropMe , j&i
Gaisoe. — Soi la degacen»»"» do gri*M, a«
t^àÊt^m «arboBc daaa taa minf« de <Aar-
9^..
/
( 64a )
I (le Ufre; par M. fiiuWf 3*1 I G«a9W(. — Vq7*|t 4» H. PfMrt à h alto dl
!• J<fi|iiw— t du gri«oa ; Mof pt I Guiaét... 935
«■ voyait «n Ortm , ptr M.
dMAA^w»
da naalniiM «alMMi in faiali
■■•MMaa
de la mer.L«tU« delL&aHaiàlf.i
Hit'Tivu MioakTiiiQtu. — Haia da M. A
MamioUi , *ar U haotoar noyennt du ba-
iWDMra «a niTMu de la mer par dtS^
NMaa latltodei. La ifîiiillMlliw A ftiama
<lr f« co/oMw taro«iArj|w as ■famdt la
MU-, o&«-r<'ai{« drs fa urne inipteair aax
Marj trmpérétt, asBMieéa d'abord par
M.deHumboldt, cat conHnaéapar Iwob-
Mr«atlon> alUrieurai dea Toyagava
— Dana laa rcchcrebaa de la prejaloo au ni-
«•aadala BMT, on a né);Iigék torld'appli-
qoar au haaieura liar«Biélriquea la cor-
reetioB d^paodaate de la mialion de la
paaaoMur ant dxràrenua laUtodia. Ra-
marqoade M. PoggaUkuf.
— TUihan daa haotaoM Imaaétriiivaa rte-
niaa.parM. Ma««, iMnilea aéroat
aa niTcao de la mer, aveo el aaru la eor-
reciioo de peaanteur ; par M. l'oggmdorj
JJ^iT» KorimAfi. — Théorie da iraUammt
rninrraii dtjm dÉM liitaaliJ>ar«iM»f
f%tti. La fUr
— Latti«daM.CM««aMM. ta^Mkte.
an
570
57a
57Î
VO* qu'il a axpoaé kl
ILUflmy vj^
— IMpaiiiadtlii imPhiy àHUrtala—tlaH aai
Bmna.->9*«lf^ «or aoa^|ai{ par
M. naaMH. 30
_ Giririaon daaiwwfti» a» ama* f^b^n
pi^uéadamtU tteltrnWr» yj%
BaSAi-nnik (IsttLtts;. — M. Guérim trouvecth-n
nn Hi^upude aptère (U mackilti folYpoiL)
dm orfaiH» tcmbUbJe* aux mes brtH
ckuuuc de* cruiUc^ inférieura
BmoouTs ( (Xuvrti d* ). — Tramil ear en
(MTrea; par M. Lengê 4io
Hmiu- — Note oooeernaol l'action de l acuir
iutfuri^ue aar lea>u7M; par M. Fitmr. Ipj
HmacLiQc* (Tmm) .— Vojei au not TtuMm. '
Boua hjrdrmiijmt. — Voya au mot Rome.
MÊÊÊmtiar k$«kem»t iefir; par H. Ttm-
rtaf 393
— AdiUtton k ce mémoire 49}
HTMO-atiSAaioi:. — Note anr une nouvelle ea-
p«aa dWtidel rkf4r9*e»taMe); par
M^lammu S)a
Btbmhém ciaaoïrt. — Sorla dégagaaMol da
!■ kydrogina carboné t M §rUm daita lea
■rfmi dr ciuuriMm ie tort 3a3 et 5e9
HitBB TAcaaTtt. — Sur PatMaoea da eoMoea-
ptoe au Séné^l -, |>ar M. Robrrt J6a
SntmrriaEi. — Redirrche» nnatoniqoea et
pbjBiolo({li|Baa aur oea iaaeeua; par
^ *
lu. — Nota anr VmfptmUoit promut» d umc
«MMwffa lU dau l'Archipel de la Grtoe j
DOUptalL rirlec... S3r
lut Jmm. V«|aB au mot JuUm.
iMcamaa. — Haï* aar lea mojena de lea mai-
triMT { par M. Gamdtm 33g
tomto ( Liam). — iipparaU pour péoéirer
qa'U a eipotcs daii^ set reciberciu» bur l«
infutoirci , «67
IwHaTiu». — Leiirc de M. BHire sur le état-
ger irt iukumalioiu prtciiHtf. i 38}
— Lettre aur ua cas perliculler il'uiAwnaléaa
priciftHn; par M. JmlU t'ontcHcUe aSy
— MéBMita du même auteur uir laa itm-
UiummU morluûiret de l'Allema^oe, ... a
iMOatatMaa. — Note aur lea inoodation* qui
aM an lia* i différaotoa <poquaa dana la
«MlMi ét fariii par M. GUwé 486
lÉMMio>( AufteAr ). - Vaya n mm.
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( 643 )
I A wiftEwoK — Rapport »ur le *>»•
I M. HtwUitd; indication d«
aiflM lllllilIlMllWt nmiirtl" on iTiit
«■ éi^k loeonn pour icnéM \m tnttJV-
MBto k i^flexioa pNfM fc 11 MMM.
<i«« grand* trelc*
— PlèM «Jontée par M. Artar , «u cercle ré -
pMlMT à r^Rxion , qai d«riGnt tinii
prepi«)lUBM«aredetoiil««*arte«d'*ngla(. »oi
IntMAUn. — Euai •urnnemMhodi> |rciiénle
déterininer U T«l«or d,-... ,r,i'gralri
ite-i par M. HûMot.. ôm
IllT<0»ATHHi — Mèmnirn «ur l'inlrgrilion df«
^aaliomtJiJ/rretiiiflUs , par M. Caiif *j . .
llUnioira »ur rinlë^ymllon de» ei/ua-
liOHi à imScei fiaetioHiuùret ; par M. Liou-
Mle
luH , Cblo«e ei B»o«t. — Action exaroAe par
rr » ir'jiï . nr] ". !>ur lc« ml» formAi par laa
aciJt i n,i,;ini,iiiet, et certain* onife* m^-
ra// •ru'-i , l>*r M /"//^l
_ Action de l'<oie iar ka baaaa ulUahlaa
MÎjlMCifwiiM; pw IL MiMfap.. .
iManMtMNn*»'
ooiudiobMwifM....: M«
- Rapport Mt«w«i*Hli«iVtt ta iMtiM ^
leM^. '5?
JcCHVm caiHiiciK. — Sar lut ehanco*
dlaiwa dao* CM jugemento ; no» do
M.MiM«, «nr la <v< deigruA wtmAnt. ^1
~ Bi«Mi«n»<i*lt.Ct. J>ir^ 38o
- OeM.JIMr »>
JwiAini MAJioiB. — K^t-il poliiWt; do driermt-
nsr IV'poqiin d<! l.i lutrii-iiti'iiiia k la-
quelle ili M> kont réunis, <l d'^pprccirr
leur mode de réunion ' Note li' M '
— Nolï sur 11"» JuniMUT tianioii.; [ ar M Ia-
MMl-/!^».- - - , . . - ■
JniA ("'} — Rupf>or»»iir I" iijia^fi' de M i.unt-
itjni /'ifvvjjj à l'Ile Julia, « Malle , vi\ Si-
ciU-' . :^ux jlrï I.ii'ari , el flan% les cnviroMs
di> Nnjdos
Opinion d<; M. C Prrvntt , tur lea caus»
qaiontpr^id^àla foriMllaildanto JoUa
•l i ta deatfiMtioa
I qn'abaorba ccll«
àdiffé-
d«M. atwwlwtaMMMf
Làaunw. — Sar la li«a1liiAi «a4fJ^ par
M. «o*^r# 36»
Ljiari; — M. laO' P»**"*» •••^
tvKf Janvie niA«alfB« >38
L*:»r.ci. — Mémoire de M. Dawnor. — Miu-
cUi da la lanfua cka* I** oUtmx, variant
an aoBbre lalon lei genres et tea eapicea. 18g
LaiHM Jia ciaaaf Haat , «ha çrawiiile». . . 189
caM^M» '9"
— Mécaniioia de* moaTemaaM 4to te bafM
do auméUm ; par M. DumMI rt»
— Note de M. Duvemur , ciplicatire de U
théorie qu'il a donnée d«> moavrmenli de
la l»i»g>te lit canuf'Ircn 349
t.tTai«ts. — ObclUque »emUai«oiKla-Utrinei
parM.P. Woc 73
Lks fait à l'Acadcroic de» Scieneea , par Ma-
dame la marqui»^ LaplAC^ ,pouT U fon-
dMlM à pafpét«il4 iTud pris oooaialant
4utta
*||.4» l4«lMt* ViiHMi
aatorlaant raeeepunlon de eelega......
Lariia. — NoUea aor un nuuTecin l«Tl4r4(^
liaét «errirà la lotamoîion mériamtf par
VLAImi..
Litoi. — Aoalfae da c«(l« inbatanea ; |Mr
M. Bouiungiuill
Lia. — Proportion d'eao qu'absorba eattetubs-
tanoo dans do* atmosphère* à diliérenl*
dagr<i hygrométriqnaa ; recherche* de
M. Cftenva/ sur la teinture
LmoTami. — De ses aealdent* réels, et de
ses accident* tuppoai*{ nota par M. Ség»U$
— Briir-pierrr à écroa brisé , présenté par
M Lercr tÈtiolIt
— M. Lrdatn snnonrr qiin M- Cn'iaU m sert
depuis 11 in^; - tenip* d'il M bri;^pi/_-rrr <]nu\ Vf-
rrou e»t , coïnmr dan» celui de M. Leroy
d'Étlolk , compo«é de deui pièces '[ul na
>e rapprochent qu'au moment eu la ria
doit agir , . ,
— M4moir« tur la UdftrtUt itHtr*k , par
M.toir#*Mb
<«a)
Ltvnci. — CollOcUon d* lirrr$ tmlrlaimi «t
luomgoh danoét^* la Btbliotltéqua de riai-
tilul , p ir M SeUlliHgJe Cmatad
Locoaoïici.» A Tirn'ii. — Rapport rar la*
pcriiac<*< taitc* par M. Homont y aveodai
modules Afi loconxoit^i «i v«p<;itr
Loti««»ii'i'< •.EKit>M — Nota <!• M. Hnttt ,
»ur tiri nioven dr IcframotioD arrî«nn«<|iii
fiernicttrait di- d'M li-, I rofiinirril . ,
— \(>tic«%*lr iiB noOM^t.! lei trr<li-*l in«' Il *«r
^ II :i la Ir.ritmi.ition iii.-i-k''nrir ; ])iiT M. Aimé.
— M Yttndtr/n.tdt-n adrfsf.r unn copie de la
ddccriplion qu'il s donniV en i833 , de
nouTiMux proeétUi pour Jirigrr «oie /«€»-
molion dtnt FéUr om Jmm r«Mk
LMwrTml campar<« d«n« l« dwu mu* ; aote
do M. OfnmfffTrmad. .,
— Ca> d« longAviU obMrrét k TbèbM , par
le maréchal Mtrmant .- iMPwd d« IM
•as , <|ui jouit ib Millet Mi I
t M rappelle
l^nein 4Ut dn ptye.
~ >lNm k
i/pwK fltfb*
.— 'LMnda M. CMdrmh Mo-
rte ■Éfté—llfU» M I«n<èn.^i8a «
sr-î, 4«ï«» *"
iwr khwiMn *»*onii«*i
ftilM pttK fWliHiptt-
tetladHtedtnrtipMAiiSiNi 106.
haetre, tourteUra^
lltOUXL A ELEVER LS» laCXj par M. J'ip/rrlli
Itapport >ur c«tt« marhint'
M, Borchari vcrit qu'une nuicbiiw; loiitc
temblablc à colle de M. Jappclli • ^K^ «u^-
caUr. ù Maneille il j • Mate am
Murnin i coricn 1^ ManOS» Uvtttf* pU
M, Snai'^"'.. .
MlLlliil- M.")ii 1 t M- 'lU luidjrL -.t-c , p.'r M /-TT-.^
MAriiiii. r:<i iJtfttiuUSi prci«!iiUi. j^jrM. i'.Ji.ir
M.«cni*'-* * > «ni»- — Mujeiu pro; l us j lot
prvAfifrvr H<** l'^plouam. M. HutAitu:
mande i mlirrr > u iiK inoif.' lur ce c^jet
qu'il anil priwi ' ;i I Ai:^Ji ini«e(au«iae)
il te |krop4Me Warn di.-^ c li^iigAioanta.
Nouveau néoaaaiuc dmtiiiu t pHTeair
In eicpl9»iu d«* laeeUaee k vapear; par
M. )y>rrl
— Pr<ijrt d'une machinf" & T;ipr\ir du nb laquelle
Vea» trrdji Àetomp«trt (U' intiuim tU l*
pilé m ffl deux rlimrnu ^tuein qui arri-
vetf ieol aépar«in«nt tout le piiloa , et ,
3S
7
5î«
lt4é-
>éÊ WttlÊà.ÉM^^,
not« de M .^m S- diliol 3uft
— M. LiJ.ri [Minvc que le paua^e du manus-
crit contulli' piir M.Snlîlloi pourrait bien
cm une inlfTf»olaliua fjit'- daiib le» eo-
pUw de l'mjvragtî ii vuJ - U r/.i ,
riruf - a 1j dfLûuvi'rti' di ï 1 1 iin -/I, ^fci^ . aoî
— Remarniii di. M.i.tii//o<, iiudiii; a prou-
ver que lu cupie où il a trouve le passage
>nr la rarialioa ■ ctc mirit luny lcinps
avaal ta uaiuanco dir Tj cho Brehé 368
— NoBvellea ubjectivna <K' M Lthri , rala-
livtmenl à Vkge de la copie citée 161
_ K<ij^i,nM- de M. &r'dllUol am IMimellai
nlijni'tion! pr««nl^ lor la iécomtru êt
Ia vanilion pur .Kholâl-Wrf* iOI
— Menioiii! mr U ihmrie de U Lmm* ; par
M. df J'oiilrcoulanl »y|
— R«fl«xi<iDa de M. Poisson , àroecauoD de
ce nteolre sjG
— Noie de M. Plnu, inr U p»g<i i3S 4a i*'
volume de U TUorie du la Lamt
— yLie Tinetiu prHaad que le* attrooMMa
se tniBpeot dta* ce qoHIe diseal da non-
veaunl aiUpliqiM de la Cûne autour do
la Tarn. 5iS
— M. 4r FàMnw adraaaa de noaTcUet ré*
flcsioM aar le* bout etaenu relaUbda U
LaM al dab Terre 516
Li'xATiQRi.— •Iligee palbologlqaw iwéaaalita
par Ml faiirj , pour proarar la ijIi» ,
dana les Ihnellewi At/kmtrt* %m *im
pu M. /*te emMm. , .» SSt
i56
6io
5iS
619
■.'enflammant eu poiut, rt'produiraieat
de la »epc»r ; par ^L Lueiunenger
Miic^ttis, considérée eomae peiaeipajuilfM
<Im \\r druuiiciidàttÊÊlMamd^imf aole
par M. ».«*!
MscRCriMl. — OfaserTMioaa inai^tlquaa fct>
(«« k Toolon par Mkl. barmde*m . Oew-
lifr et MiMirifX
— Marche de l'aiguille aimaMéa aar la (Ac
otridentale àt- l'AmMfÊl db mtj «Mnft
d'âne laMndaM. Car.
— irMialla Odnria dt FtadhabM dblW-
i96
traMBila par IL k JfMrtnt db 40Ur«f
itrangèret. 99
lapffWlinraa goiémoire de M. PtiOa»,
rahttr an mttt al au pan-Dchyme da k
ti|e do moû ; par M. Rotifjuet .•• ^fil
— M. Btmt/vmt demande un rapport Mr Mtt
Digmzed by Goo;
( 645 )
lluUiie amiunlU fiêak M
5a4
14*IL ftlMMrr MTCM o«i*n«t. SS5
, tUnm dthfèt à Toc-
priqril^ poor qiièlqaw ftiu ntetift k
rUiiolM dtctiu «Mal* qu'il m» a»
■•■•<• ffaNtaM«BBiH«Htlf. BmM>
fovi 565
Mâiwn ic!.Tigit i<u iji* MeU ft* MM. Boilb'
<i<r thrlitus et lUli;^i« alnéi BtfffWt
««r aatMMMfi l30
MaiiiM. » Sur no nonrnu groope dflni<
«■ OriheplAre* de li Etmllla dM MwU.
IMlMp«JI.AMÉWt. 169
Uiuiaa. — Rapport «or l« MikM MnBo iM-
iilmoiilnilii nousda h Mi umèiiuffiliu) ;
par M. Bdilemrt dt Thurr 1
— Sutiftlqaa dépaitemmulc de* tmrim,
aMtm, fftmliÊt, «te., à» la Fmm; par
11* Aayvw
Mmuws. — UhuoM do ^>i* «In fMiw IV
M. a. OaiN'a. ng
'iluauilu (Oa). — IfMmra auiMte «mf
tMillM dana la «aa de fimûmn éi fm
■■■fffafn ittfirieitri par IL JImmIm. SSj
lUuimca. — Sw te naaiére d'<t«adN Ita dir-
flvoou principea daotéaaaiqoa à daa v*-
iAhm de corps en laa MMMâwt oomme
dM •Hcmblaei» da noHaaha ; par
lLOflrMd« 85
riaib ;a
Mémuim qoi aiMM déwiuto aa i83> par
b SoetM AaraiSt * Umdm.. m
^ lUdaBla kadda far la JM dk Am-
■MTc* «a fefMW da calai qal détiaiia
la pMBlar «m c««4i« iifl<wy<far..... 909
I CaaMacBT, par H.
kiadaFÀMliaiia Âw
àr*w«lwli di
OVtaaar, «la «avaMtaai. 1-7
I tilin'iiîifîii''***' "tÎ?!!!!!! **** ** *"
dtflîii «ri aitaHM «vk^MMM pT
iarfiia}»arM.«M; S]
a.>«lA laplaaatMfMaa Ai felNBtètia an
daaa la liât d*dclaiiHir aa patat da
IWpMaphiaiqaa........ ffi^
Hfacaui (KdUbnM 44. •» ladMaa MT la
naiw« a( lat ptOftUHi daaaaipaai qw
lama raltaaâlaa aiaa la Mrtiaiaia da
MiaiHn"!b« db). "à* Âaw' ' *' ^
Mawaaa — Maaaraa |*»iMalqMa ai
niques de FriDM ,
elles i par M. ftiHail... »».... ......
— MaMva da r<rc da
tn* Im funllilti de ,
ttrm i Boto de M . Piuumt lar une noavelle
dauvrminatioii <lo la loogiMMir de cet arc. 44
— Nota <le MM. Am^o ti Oîoi »ur le mé-
moire proccilpnt
— Hemarflues liii M. Puuuni tiur iiUle
iioi'-^- -., )''>3«<4ltS
— M. Puiji'int tii']'i'ur. h'jn ni*'nnjirc -iir une
nuuV^illo (l- (('rnHnjli<.ri i_k' l'an: 'if nu:Ti*
dien eurniirii l'iiirr^ Monljouy l'I t'or-
nMtnlij-j
McscRO ni- Kj.M.LtiLP,. — Compaiaboa daa
lieux i-rju'i ir::> d&i lUÊxuroe da lafl^aair
de la 1 runce, fiar M. SuU fjj
VLttAtt. —- Sur lo moyen de les pr^erTer de
roiiJiiUon, toitdaureau, loil dant i'air^
l>«r M. Ed. Darx
MaracaouMigaia (OasiaVAnoas}.— Taltteau
iSSS aS
1O0 ijS
«34
' • • 44»
Sfa
M- 618
— Essai Mir une méthodif Rctirnilr j.our d<'-
terminer la râleur deo inlrgralrj mltra-
rltipHijari , elc. ; par M.HicKclai (i^,
METHUi;>r — M.'di-.; ir>=' sur rnin[)it).ïi-*>n5
d<^s acidï'ii UrtriijuL- t?l j^araLirtrique aicr
IVthcr et le mono hjdrali- d.i mcthyl^jtf
par ^! (#U(v IM- Va/7:r fjg^
.MioaAiKi?» i>t< i:<:iiACii — F.ii .AhTsu'riu,
dapr#s •[ur ra; [OTrlr M. Uupfirl, les
iingi'i {•\ !(■'. r.'r^-'iirijj, on chanf^raut de
canton, lrii*iTi.rnt souvent des ptaifaus
fort életti 38
Mixnaii DE rsa. — Th<!«rie du traiicmcal
doa minerait de far dana le* kaais/our-
mcMue ; par M. Le Pl^ (18
— Récbmation d« M. ChAnmùM laodanl
à établir aaadroltt à la priartM rataUva-
MUaaMattMa; i;»
Google
(646 )
■laiiqM «
ll.««i*r. 4>S
JlvJrtgèui eartméf
la fUMlo» rtiniiMil^—
Ip «MaattMMiMiM*
dakoaill*. SaSalSog
— Anani) po«r U Iraïuport <im oavritrt
ktméi dau la* profondeur» dm aàmmj
rarll.r«fai. SJj
Maueauwui (Acnoa). — EUcberchM «ar «•
•lilati par M. BmtuHmtHt 61
MaUcâuwi (Étaj). — ProjMwUioiu nlativcs
tlVmaMUeolalMdM cor|w,|iwM.Pfr-
M>, additign k un préeddanl aiiBMfaa,
pr«M«U- par l'aulMir en BMt |8JS So6
Mtairsocx». — La companiaon de* «apéew vi-
Tantva de moUuMiucs taalacM aux «aptoM
dont le* debri« noiil nnfouit dam lea dl-
\ene» formalion:» dt tr-rratns ttrtUiirti,
Ibornil de* doniwea tur la u
nmxeime de chaeuBe de* époque* ai
W* cormpondfnt I09 direr^s formations.
Mémoin- de îil /i-i^-i-. / Su6
— OtM«r«altait» «ur le dé>eiopp«OHM>t ilr»
■oUas^Ha} par IL Aatlt /acfi»-
mia i33rtilj3
M'iMtiiKs. — Obucn aiiuiu lur la* moaTemeni*
dr» prima cjui *.*( rhappcnc di?» lubca du
DiaU/n.l SwarU'i , J'.tr M / Ji... ru' jG^
M*>ur. — liiic-rlitudc de» *i^ne de n.ùr i, par
M. /a/i'it dr fomenellt. Comnumicjii jn
ti^uii i»ûUT<?a» 'ail k Tapptij cJf* i.lt-'i-». ilc
ram.'ui .... - - , . . . 35;
L'Ac^di'uiio rci^oit la aouicllti do la morC
d«Jl.ila^'« 3flS
MoRT^LME. — Lettre de M. Dtmon/rrrmud nr
l<'^ U'iblo* de morUllté 1G8
M' laiu i.> c^iTaccTioa. —Rapport d« M. Oè-
rican de TKurjf aur une notka de M. Dmf
de Curii, relative k U confection des laor-
tler* de conttrnction 86
HoaTiias aoaauii. — OiMarratioa* relati'a* t
ce* mortier*; parM. JUur 7$
MoKTcaiitt (ÉTAMMWiinT»).— MftaaoiM mm
lu cuMiwamirta «atHalmi 4p Wtt-
rnMgo»; par M. MU IhaMMilr... «
dt MHt tMiNi par
E^teNw • '57
«a M. Burdt», a|aal pow
titta »«MMr4i aa
Doa4uB4tia«paBa, aaialiiaa ^
danibra SgS
iffaafe
•/l*a.pMaib 4»
— M. Aniart tMHH. «■ toaar *
M. WrmM, la piiaiM «a Hiéa «iM-
ployer IW (taad aaaaMI aMiaP< . • 4^4
— M. Breucm réelaM la piMM dWaa
tioD, rabUraiMat ft talflai 4a IM-
comme forre raotrleau
il pour mliliier le
ai^pnal la htra larrir k|
oiralanqaa la ^tata aMai, B»«o'
mantt
Moccai*. — M. J>iimrrii rappeUe à ''--rmlaa
d\iDe conuBunleatioa relatlre à un eiyp-
togarae qui ae développe fc la aariaec da
corp* de* Ter* k «oie mort* de la mat-
eardinr , qu'on Toit touTeot nne Tégéla-
tion analogM aar l'^alidamii da «Macftn
qu'on trouta MtM apila laapMaaAa*
tomnc .4^
Moi\LiitsT. — Mémoire >ur les Cqu«t4ona''4a
mouvrmml rrlalt/ det ^ strmr% de corps ;
parM. CcTMuJù iça»
— Loi des tn^'U^'rmrnli \ et tîr? afliïiUfi
nrg.ïiii.pu.? , ] ai- M /'l'ur nTu/f. . SgS
MiaiEo. — Dr It^rfr, du rjiùncr bUnc sur
IfiïiilrierdLHl'hilippinc*.; pjirM, B^uw/ok/. Sj*
Ml w:Ar.Di!iL. — I,i-Uro de M ( V, ,hi-tiiJ rrlmue
am rrcli iTr.h*!» ilc M Huit: ^ur I.t rualadir
dfi l'erg a toie roisnuc nom dc
fuiticnrdinr.. 30J
— Kipositioa de« priiiripauJ r^tullat* aux-
quels M. Boni r^t .irriré dan* aa* re-
cbercKo* aur la ni uacardioe
— Oteerration* de M. Dom^i'i relalivenionl
k an cryptogame qui ae di'veloppe >ur
Tabdomen de oerlainei mouches ajin!'»
leur mort et qui parait atoir dob rap
porta avec celui qui eauae la mutcaid.m-
da* Ter* k *oie ^
— M. B»rti daaoande que le* redicrches dc
tLJBMtùiurU imueariime soientioumiie*
k aaa commiaaion (pédala 4gB
. — La paralysie des amacles ie l'ùu-
l^lMHm aat, anivant M. SlrvaMyer, aoe
daaaaaMa la» plot eooaaaaa* da la d^
•daNHiAMfiUt 396
Uma^Ê. — MiMiM im lai ayrua^ii, la*
«|Mte at laa caiIfTMvpaiaflli^aaplM
«aPoaUUaiparM.i.*Mtf^aifabw. ^
( 647 )
KiitMMCM. — Iiil4MaM<bi|wi*4H^iiiwwr
le iiomlire dw OtilHMH; aidnoinila
M. a. JhfHiu M}
Hapim BqilafMloa eA>loeique cl« eort-
rons (1<! Njipleii , parM. C>n<t.jnt l'mail. 145
ÎÏÀiiiKti, — Apparrit rJostinc (i C»ire ifurf htT
)<M iuivir«« '>rduiaîri-«, lorsque lo venta
ceao^, en utilisant le moui'rnh'ni iJcs x-nfues. fîso
Mueu riuÉTCLUE*. — Le ur httittfuf au li/'i-
m «fa awvui de la mer daiu le Kamt-
0lmé»t IMIM de M. Brmm i M. Anfo. 4(>g
Kll* M tnrta.— Dn eaa déjk anelon de nr-
*at «Tatottlroii /MrtitUt dm tau dtt
gtût |Mr m!u d* cmuMtiea «Mbnl*
aM eomtetta tm» HMaè* pir M. WÊgem-
dé* mojan de cMmntt ^bMri^im ip.
pliquct directeraaDt tar le nerf du tym-
pan} la rettitution du mi du goSi daa* et
caa aMUe proun-r qm- 11' tu-rf du if mpan
e$i me dûnsion de la ein^utéme pair€ et non
4e la tr/méme
— M. Romx n'adiiHH point la nteaaaiU de
, cette dédtwtion et elle on aatre fait qai
lui aeiiible praavar M «mtniM qaa la
nerf du t;mp«B ptWiMt 4a k poitloa
dura de la Mpittanptin. , ^
Mun an — .— jj^^WaBrfjb wÊffi êm mm
da riodoiM^ éu guÉt «Ida h «Mt mt
ILC. MiMM. 3o
OwnwTwau. — OlwtrtliMii da ndl^ 4>
Mieil da iSbmI lOfibilatèlVbMmMln
daPurb SéS
~ RibmU daa cLaunatlon» Mlm k rOblit
nt«iN ngfal da Sa» Faraanda à Gadbr;
|ina>*«>... 5a6
flBii.^Baiharebe« sur U ttruetita da oal ai^
gna} patM. FalaniiM loj
«*• Mtoiha aar r^yammu ds VMmuàff^
JiMU*t 4i$ttmn; par IL MaiiM^r de
GMève aS8
OienoR. — Étudaa aiietaaaopiqMa aar b di-
Teloppemaat daa mtmm  ffp^^w/ par
M. P. t«MM. lit
<hH*n. >~ LattM de H. /acfMate'nir lM ^
fiiai— i<n«<«aii «acre la c«»tttf p*eiar«-
•MMfaaJr dr fateMi M iM «afMr adrte.
aa»dMd|0«r«MnpilaH*Ma JfariMto. Su
C B. i83ft. i«r
i aaaaaatfr paor iapiiada pfef-
4i7
KBiTBini(CBRiBn).— Vagaata mot Cntret.
NMaantaaai — laaiHMhaa aMiomiqne* et
NiTiAv aa ut ama. — Hauteur an-daMaa 4d
Dlveau de la nar. Vojcxaa moilfaaMvi.
— DiiTcrenee de aivaan A» aian BaliifM M
Cfl^ifluw; aaaadlaaipMItlaoealrapriie
paar détamtoer aaMa dUHtvDc* 4^9
NMnaai. — FtapaaMtoM rehUrm k la muUi-
plicaiton daa aanbraa j par M. Dardel. . , 7J
Konait (G«A]iaa).— Note *ur la loi drs grandi
nomirei; par M. Poiuoa 377
M ForamUa ralatiire* aux probabilit<a qui
d^paaiiM da Ui* srands noalMa; par
M. J>aA«M.....: 60S
(Vojra anaai au mot Prohakitui s.
NoaiNiTtoeis — d^iii Vice l'ri'ndent (nance du
4 JaiivitT i ; M. Maj^ndie aa
— U'un mnmbrc do la CoiamiuioH adminih
tralive ; M. Pointât (1 1 Janvier ) 6f
— De troU membres pour taire partie du Crna-
teil dt perfettUmnemtmt da tÊeoh Pobr-
ttduii^tie ;WA. Arago, TMnard, Poimtft
(aiaMn} *W
— Da tfala nwihin pour prendre part i
r iiM pUet* de caawra du Oè-
«w dàf yaafi il Ckmutéut MM. B^fùt,
«Nrard, PabNM (aSMrfl) 4"
I
— Ckaa laa aiaam fupm * raJUMte
art^aalwat M. BmmfM, daMaadak «m
trttMUavalwpIqiaMoglfM. )$,
OwâciMM daa ki alwa».— Taïaaaa nat
OuTK (Cotre). — MoDograpbtednfmia alba;-
par M. i>iic<<u. BappoKawaaKnalL..
— Notice »ur illflllraiiu raiili kMa
pour tattodoira aax Aiali<IM» h aatara
de la vifu al arilada Mbfar; pwM. U-
AiMl. 471
dÛuSillrl*!i!r^^
dali BairJrflUB«-niMiiir i|P
utiga.— Lamat aar ta nam-
aiàlaptap^lian
datolanUia;parM.<^Mr..... ii>.
aa7,94i>»4.4t7« 4»
wlalim kdau aaa*
9»>
(€46)
U.litte. 3s«
gma. MU
OaiM-Ovuaa. — ir«l« nt qaihiOM "F*"*»
ih ilngu iwflmiiiHt *tb* loii«aid'Or«v-
OmÎmv; fwM. *«lata>«/l<r ;3
— CaaiMéwUoa m» Ut tbÊgn Ut ptiu voiûmi
4$ nêmms pu M. «t<iM-jr<-
Uin 9»
— M. Ct^Uhr-tm^-BtUHv pr«Mnl« un
IMIIHI mit 111,11 adiilli' rin|ialll<- quu Ir Mu-
(•gOld'HUlnif*'»""*"""''"*"' J"»';^"'''''' ^'T
— LattI* do U. Jrwt4M A <Vo« à M. de
UtlnvOfe M» m iHUM «-««-oiimiv ap-
pwté vivwt de SaoMtn k Smau» 4>-'>
— lUmiiM Mrl^aiaB(-oaUBe aeluellement
vifwit k U ménBBWi»-'? P" CeoflVn» -
Sai1-HiU,re Ml— f»i
0«G«iioni«». — Do l'onpinolomir ciinhicl<T.T
eomnte un mejoo de eoniMilrr 1p«/nnt-
W«u Jrtcmtrrt mnvrux ; pnrM. Foarcault âi;5
OtWOPtwK- — M<in<>ire sur U (.wtltnu ik»
f>i<d. h^ii, a>i iiin). n ili' lu ..i n.Ti J« »'it-
</,.nJ l£fti//<-, |Kar M. Du..;/ :
— M t .■//i.i .Irrnaiiiio fiiU' li-» CMiicum iil»
poui 1.1 prU rtlâlif i la liuellion d.n-
lAo^i </if, pnj|m!.. .■ i>,ir I Ac.c 11 mie ihlj.
pIli^M'Dt, s'iU O'int il.il lj- I .n il.'r;iri--,
l'aiiv con»laUT, par di-a i i.iiirniwiir.-i cjui-
l'AtaJimm li. çigiicrail lainii mette-
cin-dc la »illc qu'il» luibitciil , l« proo--
Jc» qu'il» cniploieni H le» »uct*» qu'il» m
■ !>li<iiiMlil
— M /f<>,>d> J annoau qu'il M propoMd»
juumcUre plu'ieur» ^UTOtlU ai^cU »V-
r»i >ti ffttr t'incUnaiion, , ftSS
<B M. Uoiuri prêM»l« 1 1 a Comm iwioa |MMr
k prit d'orthopédie lea i^Jeu qu'il «a
aouBctlK an lruil«ni«nt par l'incUnniaon. «S;
— M<'inoir«8urrurlfaop«<li«;parM.f)i9ri<nitf. 33i
— Suivait M. Sliwnrjrr le» rfrTialionsdpIn
cwloano TurlébraW suol »ou<ont l'effet
iToiie perulyùa doa moecla de Tiaipin-
lion 33G
— Mémoire •or lea mrartèm propm à TairB
diitioguer la» Jifform -i . ir nfu h II, i de
Vrftine d(M cltTormilr^ pntUiilofit^iu'» : pur
M.i.Uiuri» Sl8
<!<■ M Hum^i-rl mit U-- dtO, itnilés
,1. i.< i.n/;, 308
LA'Itru <1« M- (imttim Mir une oouraUe
manitru de tBitwIaa pfcii liH «lt( lap
«nfanl* ... 3K8
— Obtemtion» dn M. Mi lL i mt uot; a»»<!r-
llon contenue dan» la Itltr»' prec<tl<iii<v jji
OuTBona»»». — Rwhrrïho» anutonii<|UL>'> i-t
phtf-tolo)^îr|uea mir rt^s in*rrt<»s : p.ir
M />on bufutti ffi
<K Htî/rti/.fi f/r*.< ' — Mi'Hioir** *.Mr l'-'ljl rn,l-
I*'ri<jl '.'a jnitloniiqut' iiiiil;tiJi4"> -iri;-!
Ili.^ilf'S iIj's : p.Tr M (jrtdv
(Ht> — l;.4p|M>rl cl»' M. yiowni mr iiiK tilc
,i .>u, j i85
. — ,Simj-^nft< l'tjMi^ M. Oeoffrqgi SlttU»
iJj/trii r )>arn)i le» uurh fus^iles-
OïiDATIHH BMUKTAr». — L»<iis sur 1< > iMoycn»
propmt k In prévenir; |»ir M. lluine.
M- l>unuu rpoil qu'un mituit 4^* r^nMii-
«Acnif «init le meilleur moyen d'cm-
pèclier la prompte ozideUea dea boiileu
espoaa en pleia air •( de la (bole ea (pr-
hM S73
— M. ftgfii iwltytni edepwUl«ii|-ie«p»
pr«pM< le mjw ladifaé M. Jlww«. M
P*t.t4Tm. — 0>mparaihnii (■■ tn- I.- « /iwuK <i«-
nencl\v.clmiat uf lu ■/ ili' U l'.ilokline
l'ii.aiCK9. — D'apr*» le» ol»cr»aUun6 ilc M. I<!
due dt Haguu-, lea palmiert auraient pres-
que dlapiru de ceneiae* partie» de la
Falestine, eA Ih Makut ulnlUi «un-
mun»
l*Arirr.« ri r.>cu>» bi !.LBtn.— LVpAttait par
M. lirnr:' , s. jnce .lu 4 janTieT
— ^ntlM .1.1 p.'iK-i lIc |iour préparer MB pi)lte
(le «ùrcU'i [Hir M. l'.i/a/rc
— M.SlmirtCoop' i ailr<'j.n- 1 liiiiflurefouillc»
Hc papier mir liM.piillii m iu tme^a Je»
mois avec une cncr< rumpOM (• pnrM. Jen-
«111^ et qu'on annouM cvmine iodélcbile. 5^7
ii3
i:8
l'iQccT cicnnr— Adretad par M. BAui/mr;
ieanre <lu g mai , J.g
— Dt-pox'parM. GA«>Trii/;>éaooaduiiaTril. 3oti
— A.tr<«-e pirM. AlfnHMiiv; etan» de •
Il jaavkr.. 4
— MNatéperlf. BeMi/;iteue4n«awi. 444
— M Dahreuil ae déclare l'auteur d'un pa-
quet cacheté ananj-mc, dépose à I» lèaiice
, du 1 1 a\rll 39j
• Adreas^ par M. (iauiLn et relatif à l'e-
clairace ilrn ii t villea parle Imaiére
OrumiDODd i keaitce de JaiB...... .. . 6a;
— Adreaac par MM. goaytfeUiHiMf / §lmm
dm aS jantier. 8(
1
rl
(649)
— A<lre«*épwM.ll0u<u-ii,i^4nccdu>8mkn.
— ftdmwir p*t M. Lrmhett atné; tMiioe do
•} nmn a36
— mlmté par M. I^rr^^ itÉiiolle, relalil'ani
tiitutci rftio-imgUuihi! wanee du 4 i^n*
— MimêétÊtU. rtrdÊU} léMtJo 3o tuti-
PiMMlIt. —
telMlMMNt
d»k T»<t «t «fat gHt , arâe riwHtioii 4e
ro«I«, par rail* dNiM comMlM «él4-
coMomokalion «la M. lUgnidie
— faiapUglM (iiM«i par rkppliciiion Hi
rvcio He cntinml» rli-ctriqiiM sur la iiiucll*
rpiniiTC nu moïrn il'ai|;uill(i« à nrtipuiic-
tara tnlnMluim dan* le cami vrr-
• télml; communication d* M. Rcai
— Suirani M. Stromrjrr la pandyaitt de*
mmrlrs dr l'inspiration polit UMIMT la
dr*'itàiiom tatèralr du raehir
— l^i M-riplion d'un Appaml « l'aicli- duquel
leii pertonnn («ralyM'mU'Bmrmbrealnfé-
rioiiraponmicnl marchrri (larM.^/Iftr.
P.taainm (CRTPTnttm rpii i-ii iHt j ntiaqua tea
TipiOi d.' <i<-ti<-^i', Htftriir dimmi'' n'tii-
p<'/ii).l4'iil .1 l;i it'jiarilt'rcuairiii- t*'llif, lual
l'iit-vriion totiliijir'' ^lo M. XtiUot.. . l'j'i
]hfxu.A> — l.ksr rî|'U'tii l'Lij.jtoirt'il au tnnjfri
duquel s<- canlr^rte la poche î>c*u»-ii)andi-
bulaire <)•' et < i^rau itjo
Pl.aïunioi'ii» (UUauiakJ. — Voir au mot
Pr.aTn*âTioaa »E*»taiitTn.— AoladoM-iM»-
villr aur la caleol da eea porltiriMieM. . . 317
— Rapport aur cette noli* 3g4
Pr.!iir itorlimlK - liisinriqaea «t al«Utti>
i|u<ai %ut K's r«wi<-« tJr ta prit* . |iarlf. A
itr^i Duprfinn aijj et 55jj
PuTU^K — Notr roficernanl If*, rffcls préau-
jnc^d%in<* J''* A«ïr^*' '•'/tï'"!!?""- sur la crois-
laoec d'un {leuplier ; |iar M. bci ir <k la
Btru. 419
Fmmh lamnunM.— Latte* da M. />««((
MriaforltedaeMifeuw 5i$
PaiMB KUMeMin. — Latu* 4« M.
I
4<?
448
136
sss
»; par M. .
•).
d*Mai
M. fbarvaull.
FUM-Bon. — Mtooira tm h
' pioda-bwa; par M. Dm>M,
— Lettre' de M. /. Guérin aor une nenvalla
mMaoda 4a traiter l«> pied* boia cho* laa
535
7
l'nlanta sas
— Oliscnationt de M. Uetlet aur une ataer-
lion do M J. Guèrin, relaliTe à la nouvelle
métluKlada tiaitar laa pioda-bou cha Im
eolaota. '|»«
INcaat aaa* ta riam. — Voyei au mot Caltml.
l'ir.ani * MKTKtNugrra. — Voyeaau mot jlr/-o/ii*a».
Mat-Ctun. — V«|aa au mot (i.a/niri.
HMMT«.<»GlNil«aDimau> i pUc ri.i
far. Il y a roamnaiVatîM p'i nmimmie
mtre Ir /alm et Im mèrr : clxa lo» ani
maux
> à plmrrnl» multiple U 7 • ailBf l<-
t cmmmtnxeati0n par MMÉ|||ili^
men
I.UUIC il.' ^1 l
• <ii[>rotiii(-t- par M. Cacefafopr.
J.-i i)lcnitr> . par
tS4
3»i
l'i. iM 1 ■ N
I, ri. , .Il .
— ^ol.■ .111 !«•
i.w.- tin n
M /.,,.,.. 1';,
— lbp|>Mi'i -iir . ''ili' m Ir'
M Ar,i ;<.HMr un ..viiinyint l aipecl d'une
• |r.i)n ,f (.'|K-ndanl l'tail doui- d'nn
n*niiT*iiitt_'nl propir . 3<*7
iStMKt'Tiir; jrniruiu. 'II ili-slinà à doonar
I.* nit.sui-f lie *url,iei-* planea à eonloar»
îrn ;;iilior» . proi>iiM par M. £ra»» Cï*
1*1111, — Oli«rr>.itioii> nlalivea à la àe$
1rop\^Ufi |Kkr M. BvMfimjpwlt 10^
— I t'iiprc» l« r<•Il^LM|înenu>nti r«cuoilila en
Hcpir. \M M II' iliir di' Kaguie, la ptato
panui èiK' il< vi'iuic jiliik (rMiuaote dana
Vil payt* dt^f/uia qu oD y a (ait de gnadot
pittnttrliopj •■• - *t4
FlIII 11 -^lir.) iPicIrtrfnr). — Lfitre de
M. Uujo I' ^<Miî«4*reaBr le transport,
|iar 1m renia , de peMoa dea Myini <■
n<-«r>., jiinquc ifam daa lien Ihe* 4Mgn<e
.,.11 \ii >)nil<' de relie pOWrfèM JMM ait
pri»e pour iinc pluia d* Mlfrt........ S16
Virna. — De VotdM «rinilt lafnil ht |la-
mea aont dUpuiéai iwle eeepada Pclmm ;
par M. /ac^oenna ï74"*4>*"49t
PMnunon (Haanat). — Vojfei aa mai Ib-
PaBMATiQew (Pocm).— btlm 4*M. «m>
fMMti aor le adte «ritont la^p^T ra*-
;mMi>«, * fcMPW fulaia oKiwfcafr
da reiieaoi, Iw djJSNiiMr fWHef *
». jfairirtte V."". " _*
PoiD* iTwnoc». — NotaMrta4éiae«tairta«
dea poidfc alomi4|ttea al paHiailler
sur une toi roiolleo «••fc»»» ^pdi*-
M. SaoMMM.
( 65o )
M. BrfHT lOO
— I^iim (in M. Junod eooeariMDt l'emploi
de la cr^sole contra phtUie puUitonairr. S88
VntUsATiox. — Propriété* de la lumière po-
larisM servant k diuerncr l<w mftaapt
dif« romhinattoHi ; notp de M. Hiot. - . . . . 53
— * Kxaint!!! comperatif dcfi sucrna de mau et de
hettera^-f soumis aux «'preuvrii de la pola-
risation circnlairoj par M. Biot m
— Sur UM noaTrIle relation phviiiqu>- ^riir<^
<'l(^m(!nt> de< cor|M natureb et let
alT<<<'ti.jrj; propre» de> dilléNali MQttM
•impics , fit. ; par M flin ^o
La loi d« roiatî'xt •1'*^ HiBrrcr-u r»?"!^*
aimplea n'oat r*"* ^^^^^^l^iut^iu idt!ntii:iui'
dana iobalances diTerwa, tnAme <lan<
(M-lle« dont la romposilion pondénbli'
olïre lu pla-i j-riilMi'- :innli'i;io SJt
— 01»i-j-ialinri . faili , lur <!•■■• crilUu» circu-
laires de è/iriir ivoc U: TnicTOBCope po-
larisant { par M Talhnt ^7''
VlliâUSATia:* Di Li ciititua. — Eiprriener* de
M. tamri Forhri, lar la polariiatioo delà
chaleur obscure 6S*t lS6
— Eip^lenoca sur h foUrituio» éetm tka-
teur rivoiuunie par Im tovrauIlMa; par
M. MtUom 95
— Mmimtiam éi U c>«l<w fur tf/iiMitm;
ftt M. MMêm 40
— Sm l> fêtmlmHtm 4m ntrwu a«i^r{(^^tl
iSrf
I penë aa irainU ■bo.pduie*
pviNvalitei teUM «è ffl «»
prf»»Mr w|Mt4r«nill«. M
11»., I«H.i-n«. 4flb
I INiiii M CN—iM 4"
BtportéwlaipHM
daeowoBrj daa éUvM tlli'ftiiili ■! f^MM
aéea, pou l<uiiée aootalM |8SS— |«SS. 47S
i^f n T«LK- par M. RnuBT 96
VMti tKiTBiBot. — Moyen pu|Mlé par
M. CmhA-ok pour Vm»A 4l «M yfall d*
oaaièrat m mifuiBafct h lU
4« «mlm. 5m
Jwxim.^ Mate ■» U ■■tint O h
pnpuiatiM n !
/rrranJ. ^J<ï
— Influcrtcr du prix dt'i ^ ains aur la popu-
ialion française; par M. Ch. Uapin 585
IVuTr «TMûM-iir»i(jo:. — Mnfl.i ra)iide Je irana-
HiiMtoii ptjur ir* dt'piVhcs ; pritpo^e par
M iljct^t?
PoiTiuo-vrRfviij'i. — Mémoire de M. Woit'ioujc
•ur la uti-cmiitr de rrnonrcr a cv.iir ma-
noeuvre dana lea •ecoaciwineiita. âuppiv-
ment i ui |iimIm' mtêmctf math mêam
aujet 4<)3
Pi>lOftE!i Pt'iii\:«A^TL>. — E*aai aur levi Cal>i t-
ralioD ; par M. Ckevallifi 3I1
PociMna (Slmc larr dri]. — M.Bu.-in |,r< M [iii'
une pièca aiutomique deatincc à Tairr?
voir lia fmeltt tmMrt m tirminem In
trmtetet..
— Leilre inr la ctraelura dea broocben pnl-
moaairaa; par M. Jlajte . 39a
" Nota aw la iinwlaia dai ponmons . par
li.BMvBwr. 49O
^ LiUra da M- Btm avr 1« déaaceord d«
■M «taw «alloaaatda caPeada M.Baiuyrr,
• à h atfoclara da poumon. Sl5
av la «Iraeuuo du pou-
1 ta «NnMdierf al aka» an fo>
«H «i fwyarj. $70
it'Ac*rt«.^IHry*i att
«ta TlM jriiHant da RA«Hltata yn»
nHMl»tÛ&.. ........ .............. M
idlwi hslaw donala ri-i ti* ma-
aUMaabadBlaaaafloaaoaiapuur le prix
4» Mteoiqne
la valaiv «la ai.5 fr. fondé par ma*
«aMb mvfaiaada £qplacapnr Mm
«MMAMwanirta a» y— taWwt
iNtatapplîàillaïadaaiMtMàh yw.
Pibïbb^^ ^bbï les fii0iHÊt^t$9m ■ • ■
M la paaaIUnM «wiltuir
ilaihaaMdaipNftaU-
liliai paru. Mua*. m
I «r la aiteaa^ati par ILGk
as»
I k FMaatiaM 4t aaHa ataw
t'itiflL Hmlêr...» 98a
aar la oM ta pnWMIMai |Mr
M.PataMi. Sfi
NomlliaNnarqMadaM. PataaM aar ta
applicaliona de c« oalcul aaK «kaiaa
ralea... .••«.■■•■■••■•.••«.
lUpliqoo de M. Pol^mh. igf
Formmla rdativat ans fnlUMIlh fat
iifmim A trèi fmi» aawiwi/ pta
ML ^plWB^i *• 1... t .a... «t. ....... . 8oï
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I
(65. )
par M Ch. Texier aJJ
— Rtpiiort «UT ee travail jyj
IHrts Airtusn eeeiué k U Vill»«ai-I)HMM
prè( deToan, pu M. Dtfomii» 6
— l*uiU «rtéJipn à Soathampion 5^
~- Ob«erT»tlûlib ih' I, mprmturc nu t'nnil du
puiU qu'on fore * l'abattoir d« GraMUej
pwll.Jf;^ Sat
•> Note (ur l« temp&alure du puits iirlô-
•ion cpie M. StlUgiu (un à l'Eoole Mi-
liuire; p«rM. tVaj/lntm. 54
— Note d« M. Bierley *ar an polU arléiim
foredans legTanite,à Aberdaeom Écoue. 5]4
Poiisti. — Moyon propoM pour «a déii*i«r
une maiton 5l6
f>nttgu (final 4u). — Voiwm bm Ornai.
i57 et 4»S
RMiRtf . — Sur le d^h/ipememt àm
de l'o^iKM ; par M. P.
à ee
àlt
ititm 46»
Txklffeh propoM d'employer
oomne ranide eontre la rage. Veaaict
de térihrnthiM 6a8
Bail». — SappUmoit à waa Mie ayast pour
Uire : Amvcmi vttimB ée «ee— afaellii
IMU- nuls, ou utiles ie tsupaitimi par
M. SAerU... 5S6
HlcciittiiiiiT (£<iiMdb-). — Tableau compa-
ratif dea nombre* obaerrca , el dea oom-
farca calculé» d'aprèa Ua fmiUai do non-
vctuoni do la popnUUaB éi ItaM} par
&f. Demon/errûtul. 4^
fKraacnoH. — Polmiution .4» la dkfaar /mu-
réfraction ; par M. JfWieni f^o
RtHiACTKii bWtLti.) — Kvtsul »y»H rtussi iV
faire! rialiri- la doubla rétraeiloii ilarin la
Vfrtf' .'ifjMj'-' , rrjiivî'u d'uiji-' cuiri -
pr«ltM-:ri inct.miitjut--- Vu lIiûijjU'EIU lu deii-
RÎl^ ijr 1:1 tm"rnf si)L»lanro au moyen de
U ircmpc , M. GuèrardK ublfliiu un effet
•emblable 47'
RïcrLATXc* DC riv. — Appareil pràaealc par
M. Sorr<, pour le concoor* de mécanique. 6ig
RiTTiLEs 0Tir««iiB«Caili- — Leur tendance à
di'vcnir riVi/Mr«; obeerratloni d«M. Oty. Si*
RuUtclKs. — Deuxième mémoire de M. d»-
gwie ^ SslrnuBiUlr»,
3l
ee a^fat i pet M. Mtr,
— Bappert mm an «i».
> de raMorff â$ voltum , Invanti par
M. «M . S
lUnarma atain eaniAee par le rétréciMo-
■MBl de IVirèlre ; Daaveaa proeâdé pour
le tnlleBeot de «MIa maladie , propoie
fWlLAWiirf. ^
— OiNiipUeB danemiMU mofoD* de trai-
tMMatMMMwItiiiilHUoilt dNoiae; par
K Mertttr 5g-
RiTaiClunBRTl L'carrai. — Inxninicni
proposé pour le» d<i tru i rc; par M . Drimeliei . J {o
MME. — Lettre dr M. t'nravtf , »ur
quelques possagM dihi lum chinms rela-
tlt à c«ti« plante ygS
ftupplimont k U précédente notice ; par
de M» dIriKwaaaaur deux
tt^t WfUBt lew nid pié* d'«-
■(«tymt iMBcporté
Ron ■naaiLIOl'i: — Mémoire lur une nou-
TeUerone hydraulique ; {«ir M. Gco/frc.,».
— Seppltaeitt au priviiicm m>.'tuiùr"
IL Mtnhmrt rècUmct en faveur de
H- Wnmà^r, Tldée da principe tnr lequel
ait Itodée la leao hjdraallqoa propoiM
339
355
par M.
M* I*IM|M de te Ml-
— Swlw
ta eagutmetiea die
i|«e k eete dh n
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( 65a )
4t IWccuiK' ; pir M. />offufljyMr tenoir . 53<t
SAWftTtt. — Note frur U fabrication du »alf*«-
Irc ; |»ar M. Lyné^humf
SA\r.»ir*. — - Ob*oM«tioo8 <lc M. Cttir vf>T\^yr-
ijf/M/ifv . vt .'mhnon* |»«r8Mr*le« au
plan »lr I nmhiUr , p.ir M /I, 4f' Sf>»l-
l/'f'^^r,
S .* VI I \f,p,tfrit dâ' \. — \ o\4'jE «u mol
/'•■*'<./ .' '
Sm'.-ïsh *!*, hAïx J — Notice df M. b
lr-« prrK-)4|p« employés far M S. ..rj
Muirrur , |iniir illjlisrr rjuj j i. ,/»n/-H
Ir/ flrn^t nant du tilt uj^' tL i l/itrtf* ^11
.S*!II-T»J». ^ I>'llr»- lir iM .i/ sur
-liffi'ffnrri i|ni ^'nhsrr-ïi ni -lunt* l,i sliiic-
liir*' )'t lu ilifc|M»«itîr>li ^ir,^^ hrbi»lc^, et qui
vi'inl>li'iit iiiiliquair un» Hijvirntr dam
li-ur mode A' fm-mation , Il j
^:ii.x<:ni. — IV riiiilutiiirr •!<'> <ci'-ncri^ ^PP^*
<|li<V!t h lil v'w liutriiîlir , '•ut- ll^ hifnhruf
.-t la I ' .. /i f< *l.'s )ii.!nii)> - rt'-niiii 011 no
; 'fi' .irr «!r M /l iin t.j: f >
Srisr — NmI,- ^ui ir.. .jui mit eni
Ij^tl :'» iill1«'I'-rif'-\ r|.o.(;it ■ , flnris l.i liiHif
■ïf 11 St^î'ir ; par M. GirjrJ
Si ^-. — Sfc cialitH ijc, nm-fi ilfs ki-n» <lii [gaûi,
,lf rn.l, ,i ,1 ,1 .1, la ni<. ; par M. Q.tM-
. .
— .l^o/il.'ii« \ nnîf'tt'tf Au <■■ ',< ilr i , ,./
/•Cl iitil'' dit ".•!-' lîu i^tut h l.T -iiilc liivc
r «iMiluliM. I i r. lirilt' , coniklllui .iim-
Hiicc**» par I èUcti icilé j par M. Mtu^riuiii-.
SuiA. ' — Koteuir tiu -a-ia fcinHIe, qui cuni-
irait un iMaiHl md pavr M>n pMii 6»
Swui». — Le— me* 4» «MtaMMw M ni-
wirtH.1Mtfbli,Mi^lii]réea*Ms sacct*
M B>MI, MllMUlMIMNdMMtINttto.
MWMl dut kwa ailimllMM te pfa-
IMUt trè* atiH» ; ehMif«tlMi»<i»M. hap-
l-i ao
•> Kolc aur qaelqMt Mpéetu d* (ù|(n cen-
IbBdaM «ooi h pu» J'onriy owi^y; par
H. drBfaMIi». ;3
Coiuiik-niioiM >ar 1m ifcyw Imptm mat-
tmt 4ê numme ; par M. Ottffnf ScM*
JliJiiir» ....> 03
S<nn« ntaïKMTATigtt. — Apiianil doiioé «a
prr»epU! ptl Ifc ftwrf..».» Gig
Stw. — PtooputinM dim ^rthipiti
IM 4m KtlMMphiMft
i86
6i8
4t M.pta««Mlm Ittcfuwv
Smnu — ÉdipM 4« S*le(f.— Vofct m net
— Nule d<> M. FcHilet NT II
Mr r( *•< iprj» ifa Soiecf ,
— rot^i-i liuSulril,— Voyra au inotTVtfAM.
SiiTO»: iiilniduilf . prndani rari-«uc*i-mnii ,
-Ixn.-. Ij Nitichi* de iVnIjiDt pour Ir faire
ii-<|iirer , lonqa« le coq» éUDt mm--
li , Iji i^ie NMt MilMi te* I» budB de
1» mère
Six 1 > vtNDiT d« rfl« de Seela-lfaria , i la Mil*
Hu "Tml/<««u4ri(mq«ii^lliliteMtir
^lu Chili linn» le Hole do tffrfar itJt ;
noU> (Je M. t'ittror
— Vlli'iufia u'iiBk- l'nrini'i- , tuiranlM. I'i< -
, ni i^r le ti>ulevrmeni tl un fond ili-
mer Tgicanique prvoiatani . ni i^mr nm
tniurnniflurr flr lare AS-*'f i i-iquruhr Jh' ir
/'Ire resiéiî tinil iruni' jiicri- . ni-il^jTi' vn-;
eliutduu et >oii ekvjlioii jiu-dt-^aus du ni-
vrau de la uier. .......
— M, .4r«jpi^ annonce riuti!iili>>n 'le pn^'ti
Ut quelque» oba«ri.iiL"h-^ iiis U'iMimienl
à Oiiri croire qu'un . uincMOK du fend
do la mer iri* [lan étv • trang^ AlelbiHe*
tiou de (;^'tl^ île Jiàlitt. .
— Siiuk'vement Icnl du fond di- U rocr deae
quelque» parimde l'Archipaldela Gtice;
unn, ' 'i. / ^•fftarilmn/>ro€àtim4r>0tmaa-
.^(fc- /<. pai M » V/. » ...
Ri — Trmprratui et de ffurtijun iiiH't -
• ttis«!rvt-iMi par M- le lim- lie Ra^usf . ii
'Uni un vnyag»- en Orirnl
— ^o>c iur Itt lemfrraiurc «i »ur IVfou.'e-
mmt doa MMii«4M IbiriMlea ) par M. Lo^-
cfiawr . ■
_ .Voi'i. 111.!'. !■ marque.» «ur la lempi-ralore
d« j'hiMeiii * ^"iirce» thermaJes dea i*yré-
luioa-OriÉUUlea ; par M. U^mmà
KxpcriencMrelaUT«aaux«nBinaiii«atioa»
«ovpfeniMei «alM le* «eux dee ioiiu 4»
Sertbu à AK , «I oiOec de le eeMiee de
BKMt; per M. d» frv<eia«l....
— DMtièaw leHee aur le* mkum «MB»..
.~ TruitiABiekUfe MirkenlMeeiMt....
— TMmiBiitie» de* Manae A le erte de
Fa*».
> 536
06
]5«
i5S
53
a86
a65
m»
4e8
> M. Jl. Beekic.
rvmjongs
dinr Ir^wriwk AkeiétM «nfieeteei Mêle
d*M.««rJ9 Srfi
S»4a«tl*L>BrtnB.->KoleperM. ^jmuMl.. iff
SriUaeGiM. -i- M. 6e«0^i(r <Uai|iie |ier ce aem
wdee eHU-flHM* ^'11 e «labU piiiirf hi
otrt/ouUu 187
.SriaiLL». — Lettre tar dei tpiraUi priai-t à la
hauteur des tlea Canaries ; pir M. Hoteri 3i*
— NouTiiaux dHailt aur cei anbDeee ; par Je
I auteur * 38*
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( 653 )
ti. — ^ulv» «ur l«» ftpoDgiolwda ta
t imie44TCiopp«e*dani Vmm^ fHt
M. 9. fiMnat^a^MauM i au not Bartw.)
li*«liuitfBn*Mnua Miimoirs *ut m
l»i f»1i.CerUUi
ShATitnm.— Noie «ur l'oiaetUado dm doeu-
MBUiteti*Ui]u« du miniitira d* VUif
itrteur j ptr M. Dnmmifirnuui
— La Simutifur dm rf^wlawtl A» SmrAcJ-
dit-UliÙMi (oavnigt MvmtlMé (M Bm
M. <f.- V.J/,M«*«. alor* iirMht U-
IMirtoment] <st
la />nx ilr SlatifUfm
^ t«Mi d'une Siaii$iipmmùiirmUglifa*tl§io-
/i4crvu< iiu iie[nrteîiwrt «ta ta MqHnc
I-ar M, lUai-irr
— Mninumuiii ilr In /H^pulalio» ■! yMMW
noie par .M. Ut-nionUt/ iind
• Slalistiqui.' di-iMirli'mfi.Lil '."i s marbres
alhâitei , rte. de |i I rauo! , pur M. Biffer.
SccKi 1. — Itcthcrrhn «iir l« i«en <fc fa
lie «wu#; par M. PaiUu
k MBptniirAi «MM étmttênlàm
io3
557
5u5
46.
d« telMMM,
data^afartautaïaHwrtriMjpv ILAfer. ^
w. — Bapport d* M. AMMTt «b IW,
•or hTC)M|"*BSaWe dalt4.1liimMi. ifio
pmNCoaMi. - IUa»fa«da M. Chm-I»
Marcacompwt........ 3^
— RapporirarMaiiMiIni pwM. CftmrcBr. M
Soriaci. — Eaai (Mofiqaa nt las aalllao
<lftS«p«r|ap«idaTint»;fwM. A. A
Colli^no i6i
Snunt «uTTeDM k ta lulM d'oM cwmiio-
tlon eit^brala eonbaltM avw luccfa par
M.Mi^fniAiT an mojen de «oaiwatt rlrr-
iriqufi appliquas dlKclempot inr ta tarée
du lyntpmH !
Siha { ENFANT de) i|u'iiii dit avoir i^Jm.. pj,r
la Itouchc un rœtus iufurnu'j d'Kutii. iiin
«iirnjfit di- r,r<V<', cl di puari }f»p\l,Geo/-
/rqr Samt-Hiliirf [ toir auu( mt% Mot»
Knjant , Fcttus vt V.mhryon] |^
STiJtiis of «osiir. — M. \rr4ot demanda i
raiirar un Mtooira oir ta apUmc du
■iMdaqaVMaltpi^MotéaniUj 387
XicVEi OC .Soleil. — U-lire de M, Culomb Uc-
narrftuT le< Utbe* et tvr le chatigain««U
do forme et de potitioo
— M. Ooa/iar annoorc l'envoi prochain d'ob-
ftrviUoM Mir Im tacbei du Soleil
Tutu Wt-NMm. — Nonvaaa procolé pro-
p«a4 pour eatu opliaUoii ; par M. Lerof
^timUe V;»
Ttaatau. — HatkadMa aar ta IciMare i par
M. T^— rrf; rniif^fffMi jiîiidrulii •*
4m lUMMpllw *ydi<ran>-
■WirifM*. ^ 191
TiuMAMu. — ' Nottaa aw ta* moifm de
epWMt^BW dr ■■*( coanir 4r /e««', au
migm da alfanx Mégiaphiqoe* ; par
M. C. Sata S8g
TurCKAn i.r.''. — Mi nmin' ^ur h-^ ir-mpéralu-
rtl mu.» rrtfU'i 4^ unr sphère ni. ti ^tomtj^Mr ,
par M. Ouhamrl i.ijl
— LA'tIrv »ttr la lemfirralure Ju giabr i,t
rrstrr ; par M. Saîjfiy 160
* Démonstration d'un thvorème ojuioneë
dans la lettre precèdeole ; par M. Saig^. 17g
— Thioriraei aur let lemprrtmci p^rioJl-
fMt,dte ewpi IMMI honugime , termmé
fÊrmÊliÊiffattfmtlcoH^ue; par M.JiiAame/. 117
a» DiMHbaUoaa da tbiocilM général dai
mffitm tégÊla iwyAada auveiMc,-
[«r M. .s-j/rr ijo
— Surl:i f. np^'t>.i»ui I 1/, /r'/i.'i: r''Tii.ii.(ilcs
de M. Ara^u u ri..ri:,T«ion il'ubsrn .ilinti>
do temporal uri'-. l'uii. » ,Ln^ lL->r.'i;ions
laires ; par l>' «■apii.iini' (J.j- J 5-5
— M. Poiuan n iiiliTii l p.i>- Ic^. l""(|^4 ijiii ru .•*-
dMuitM de rt-*. nlisorvatÏMits , fvl.*1t* i im-di
à U tpmpfralurit lie !'. •.]. .Kl' '.-6
— CHMcrrationa de ttmpiTaturc f«il«» dv !>
an S aitoataa, pandut toal* la dme de
riMipiad«t5 aial, aor dau (bomomt.
(Ma ntoata , daatnm était* romta* «t
ItotMaapaat tm Solall ; par M. D»iurrtf . 498
— TMapéntBrade ralrpeiMtanil'ltaiîpaadn
8aM Ai i5 nal, iadiqaéa da 10 aa 10.
ntoataa parwBlhwmaintlwflMlfcrtaii.
bra ; otarfattaaa d« M. IVtfOk Adb.
— OlnMiaitoaa da taaifétMtita aia toad da
paAf «|al aa taM k Itatatttair dt GMoaifa ;
pttlLinvi Sai
— Mata aw la naip(lailaii i»/mu qa»
M. «il%aa IknA HMa Mllitalni par
H. WMfirUm 5,4
— VartattalU anmnlki daai ta températara
da ta tanak dUHrantai {wofon'laûra ; par
M.12*rl«l(( SSj
— Iiflaaaea dNoM haata tampérature rata
( 654 )
vrgHitiOB dtê oMalM ; |Mr MU. Ed-
vardteiCoUit tst
Tïuuvriin ( Euenee de ). — Corapaniion
entre TiMMoce d« térébenthine M l'iMMun
dr. citron, lukiataDcva qui, ayant la même
compoiiition , n'ont ni Ir ro^me rtquiTa>
Irnt chiiniqD« , ni ta miroo puiwance ro-
Uitoir« j note de M. Biot &j4
— Etde M. Dvnui. S47
— L'ettenee de i«rébentliiD« employée au
IMail , contre la morauro de* aerpenti ;
proposée comme reroMe contre U rage ;
note dp M. TtehiJ/rli Oaft
Tltaàint tiK T«A3iuTian jnrt'rinini aux terrain»
houilltr» i Jriorminationi r1<* |>1usieurt
nruijpesdV|H>qu(!< différente» du» ces ter-
rain» ; par M, Binire J
Tc»a»i!i> miiiiTirs. — Uélerminationa doplu-
^ieun itroupca dVpoques difTnvDUM dan»
ce» tctraini , par M. Riviire 3
— Lellroi l'occiuion de ce mémoire a8
TEkR«n» Ttaniiatt. — Appréciation de U
Imprraturr mofrnne ré(piBnl« k l'époqite
dr rharane dr« formationi tertiaire», au
morende l'élude comparative dtaripieti
/builrs Je co^mlUi apporlinant k ce»
terrain» , et de» e*p4ce» vivante» \ par
M. bftkv" ■••
THUMOMlrat». — fx! titcrmomètre dit de Rin-
mur n'a pas tnqjonn eu la mime diviiion;
ain»! quand on cumparv \t% indication»
rnurnie» par dilTérenl» olMerTateor» , à U
diitancedc plusieurs annee»,ll e»t indUptn-
ublo do l'auurer li l'échelle de leur ther-
momrirc de Héaumurctait bien U ratme ;
application de oette romaniue relative-
ment k la température de certaine» tour*
ces thermale» , dont le prétcitdn refroidl»-
iiemenl parait tenir uniquement à ce qu'on
a employé aui deux rpo<(iie» comparée»
de» inttrumetil» difTmnimenl graduéa. . 387
— Nooveau ihtrmtomèire â martma ; p«r
M. Wal/crdut 5o5
— I/ettre de H. Daitger iur lu nouvean
ikrrmomitrei ma^nu qu'il a inventé... $33
— Répun>« de M. Wajferdiii t quelque* u-
tenion* eontennea dan» k lettre de
Bl Dtager 558
— Nouveau tkenaom^lre « némima présenté
par M. WalJrrdM 6"9
Tnloatm». — Démonatrationi d'un ibéorime
dll à M. Slarm, et ralalif k une cl»»»e de
JvneUoiu îr»mt<md*»trt ; par M . LitmviUe. 6i 8
Ti»Mi caun Aïai «a» mauth. — Mémoire lur
la /ormalion dm titsa eelUUire ttVaecroU-
irment dm calUl de U f>t«Jtte ; par M. S-
Umremi 49^
TocaiÀUin». — Vo^« Poltrlimiitm.
TaA>»ro(iT a*»»» de» dépêche» k de ftrande*
di»unce». — Moyen propoaé k cet eflet ;
par M Ador i3»
TatéASinon. — Observation» do M Larrtjf ,
relative» aux taite» de cette opération. . . 338
TauMit. — Nouvelle démoojlraiiun dalhte-
r^me sur la ummt det Iroit anglet dm
Iriamgle , par M. Brti 5o6
Taicms» tpirttit. — Nouveau genre do ver»
trouvé» par H. Ootn dans le» moaclca
delltomne... i>9
TaiitCTHia M l'ikclI- — M. CW/àa^ demande
un rapport sur »on mémoire concernant
rimpo»»U>ilit^de U tri»ectlon de l'anfle. 3oi
— Note de M. Dmpom sur la Iriaectlon d«
l'anele Sfig
TdM* cinLLaai»- — Leur application h IV-
c/air^ ; par M. SiH>r/-^ 177
Ti aica». — Eicision d'ane tumeur >itne« au
coi de la veaiie , au moyea d'instrument»
introduit» par l'urilie; par M. tencr
d-ÊnotU 4*7
Tratnit imia;ia.ioca. — Eipérieocea (ailes aar
un appareil de ce ^nre , éiabJi au tiaaa^e
naicanique d'inval ; par M Fomnttyron. 3i3
Tnttà» {Corde du). — l^vi«nt-«Ue de la cin-
quième paire d* nerfs , on de U portion
dore de la septième. — Fait cité par
M. Mmgmdie, comme tavorable k la pre-
mière opinion 44?
— Autre fait allégé par M. iloar en bvaar
de la seconda 44^
Tiro-LiTBacaAnui. — Note sur Mlle iovoo-
lion j par U. Btrgtr de Xivrtj iSS
Vmj* oacxnoni. — Analyse des Iravaui de
Cmike en histoire italurelle et appré-
ciation de la portée selentllqoe de ses
idées sur l'unité or^^aniqoe : par M.Ce^
/rax Smimt-Utlure 555
Catraau (l47*oir/ii*),— VoyeiaumotTr^rrr.
Vatrat — Du spasme de l'urèlré et des ohs-
Isclr» qu'on peut reocoDlrer en introdui-
sant des iostniments daoa ce caBal ; par
M. AmMumt 147
Traitemrot do» réirécitsenents de l'nr^
tre par la dilatation hnu^ue r^lrogrtde ; par
M. tenv dÊlioUe sgg
Novvelles remarque» sur U cautèiualiim
du canal de l'urètre; par M. Nicod. . . ■ 33 i
Nouvel inilrumenl pour la dealmclion de»
( 655 )
4»o
— Bw Iw mojcns iiixiitieli od pool tv<^
MMNBB pour diritcr et «xlnirn let eal-
edb MnM» <Ud« l'urMra. Mtooir« d»
H. £«ntr'£««lb. S06
Uuxxtua (cumt).>-EMU poor Im dinoudin
à l'aida da WhrtritW «whi^w; yw
M.BMMM. 3;«
llMuait ^Hnu»). — ir«lr ai m»* 1
— M. Frtrt de Momlimm laftpeDs qu'en
Jnillel i81} il • comfniuiiqiié •«• MéM •ur
an MfBbUbU modi- de tr«ite<mrnt
( Voye» «OMi «u mut (ju'i-u^i j
UuKI {Hrtmlitm <f } c»u« i- |iar li' r*tr*C4*-
•Mtftnl de l'urtlre; nmiYMu procédé de
traitement propmépw M. Bnitjué
— IJo*cripiion de Doneaiu iBOTCiu Je irai
tsmuit ooalia 1« létMtioM d'aria* ehet
Vicciiii. — Joura*) lies vaccinations htici par
M. Boarhrr, mMecio k Vamillat 977
— Procédé Ao xwcuuiioa à faHe àu ffrtiau ;
par M. iamn .......<W H)
— Letm da M. fUnI m l«
Aonooea d« ht
mr la piatfk— wdwanMWlw— <>tlwli. 371
— Thkf dwtia4a » neMOUr al à
w te Tirat Taeaio; pwll. JfardL...... 47^
V«HH. — M. DeagHM
daqui te
Mt «'MMii. <M
y**na •'un. — Note* rar Xair ehmui, eom-
tUéré eoBUM on moteur pliu écvmomt^ue
— M. Borthart tddame «n fcvMr ét
M. H'rom^y U priorité pour cette idta.. 4^4
V4MtTiO!i. — Cetltî perturbation du mom*-
ment luiuire dont U déeoOTerte étaUH»
Irlbnee à Tfcho-BraU M trooT» Htk
diqué« daoi l'ouTragé d^ui
arabe du dUiéme tléela,
JtMaml'W^. Noie dalL
te flMlM^slhwMlW d«p«b la déeom-
«•Dnd^
I M«a dlM. WUfM MT la mlflM
tàte
«BMrtfèWUMi'utM
atàtefaMlMUUqoa te pa*iafa«d«>
fapyrta ioiil una lolarpebUon. iSB
_B nawréltea ol^Ktiona préaanKé»
M-iJi»
I M. 84Jillot aux noofaltal Ob>
•w la dtfNaMrW 4(
la umitim par A*iMU-ir«<i Soi
— BiflleattoD danoée par M. Poisson, rate-
llTemaai à la diff^woea aotn tes 4m>
C K. i836. »" «Miitir».
M» à/iwilwliW iMlH>iil^ il M paraît pai
^■V «■«!«•..
w te vé|«ktiMiaa*
Eêmu-dt et Colin.
«Ml. ••ffroeédé pour l'aaptel tecatla
lMUM{parM. Pernrt
a»!!. Ât'rard ait parrenu en (rem-
^ te ««m arvIiiMirr * j raodraaaniUte
Il lit Un 011 It" ** *— **' -f*"-*"'-
Via>. — Sur on lunivaaa gaore de itri irea-
^s dMU Ut imueltit * I *omm' , par
M- A. Owem. Communidlioa de M dr
BUimriU:
YWM a aoa. — Lettre de M Cû^umuI %ar l«
IMiliunhai de U. , roncvraiot une
mtUutic ici tirs < *oie , la Muu aritHe, . .
\t>,^ii. NouTellei obeeriretiun» sur lo«
(jfcs de U itwf ; par M. Sieoi.
ytssie do^U, prcMotee par M. JVicod.. .
ConaidéraUnni tur le» veuin à crlluUi
par M. CifMle
Apporvil pour Vmracuon de4 calcul 1 dr
Itvruic, contenu duui im pj<iu< l c«tln l. .
dépoeé par M. i>eiMa U 1 noTembee ibJ5
at dont 11 IWwtH* te sA nara
18ÎG
_ Appareil propoeé par M. Detem eonuae
propre à diminuer ou à préTeoIrle» aeci-
denl« qui d»ii» IVjIrertioa drf ralcaii
vincmyn rrtultenl du troiieaqwa» «aor-
gaoe* jiar le» iiulrumenliO* par teMteal
— r*M«w utaitnseol 4t U Mirir. '"^
t09
III
6m
4î«
1*9
3*7
3»
3<ii
4»
94
(«6)
•« d'ioilnuacnu mtfoduiw pat
rurrtn ; oote d* M. Lerv i'ÊtiolU..,,, 4^
VwB. — PMtiiM oiltMc «■ snui m pi«-
doir* du Tin , diiu im ^rlÏM 4* l'É-
SyfM titeAM BttnM an «ad 4a TUbw ;
otiienaHaiii da M. I« dae é» ^agiut Si4
Nolica nr diS«r(nlt «Mai* IWUa |>>Nrr iwt-
IMdoira an /ttsu-Vm U cultara de la
«^«•■■•dttVIMfr; parM.MMi<.^4}i
-> VH. <b OuMblh rt ptnMm,
«*tM «îuiédîdrtl» par «K » V»
P4m da *tyfM$gmm fÊratU» yai alMf «a
te «VMi A Grjrfw M iSSé >*5
VwiMi. — ffiffWiaw t«lati««» A la «UmjI
HT Ma^iaa Grjffitk. ^
ViTund. — Cil«il4P«M Tmitim --nfiifi
la JftatHiii dM «rfiaiafc aa teMiÂHi»
àm plM km» |ita «m têm kmi pti
N. .a. Jh^ S8*
M.CMMr. .'.
Voix , — ■ Moy<*in. à «^mploi^cr daru la conHnif*
îiiin ili-ri iiîJjVi puhlnfuei pour ijut' la i ln
lii' / o.-^[j'[*r jrri%i* aubaî dUlirictù <^t liu&î>i
jlUiljUriiui |.(ibMjli!i- ju&qu''auz point*
\c* plus ritiu'.L r d'! rtiuceime , note p«r
M- Lfpiù,. -. S30
Viucim. — Sur la position et I* Aauiriir nu
dtuui dr la mrr de divan voleui* du
KtmUchalLi; i-ttrai( d'uni* \eiltf de
M. Erman li M. Ara|{>j ^Sj
Vo«IMW»^T djim lei^uel un r<ilu» informa
Il , dit on « rcj>të par un enfant
Stra Cummunieatioa d« M. (itqffngr
Stiinl ll.loirr k C« >«t}et 146
— .\iinuiu:« d* raritoéi do «a foMat à Pari*, agi
— Mt^mous »ur «a au »<»aiak|i^} pm
M . Oevffrto SamI- BiUin S3»
— Kola surir ui<>me aujel , par M.XaWsm^. 3S}
VonoÊM. — ObxTrfitioiu âiitca par M. la
daa dp A<^gaje paadaat an «ojafB en
OakmA. lia
— Vayaga da M. O. Timmr Amm l'Aate Mi-
naara. a3S at s;;
— 'VaiagadaM.McaadàiaadiddtGwai*. »3S
iH^Mi Miaa |ia* 1m i
dUaadaiM Ja uaxan^a d«XMlanAiia.
.«Oit..... 6*7
(657)
TABLE DES AOTEUaS.
k'
àBOCtfXIXA, mttowmti tnbe du diriène
•Uda, ■ OMum la troltième dm p«rtur-
batioat luatim. la turiatinn. ilnnt )■ dc-
cooTorto CUU f*n«<nil"ni<'nt jttribuéc Ik
Trcho-Brtth/ : nol«i<li» M. Sf^dilloi nn rt xW
— Objeftioru lie M. Lihii îtil ei jfii
ADOR Sar un moyen de tnaiportor ra-
pidRment de* iépécka à d< gKOde* dis-
tances i3a et 4'7
AIMÉ ' — ^n(lci' BUT un:iLiU>L"jn IptIft dea-
lini^ wnrir il la Wnmofi'on aérienne, , , .
AIMÉ f GEo«ci.!i),«n<!i<'n élèrodr l'Èrole nor-
male . iTertU qu'il n'eit point l'nnlnir du
ni' nioirc sur la loeomolioD a^rirane 178
AMPÈRE — La dlitinetlon qo'il 1 établi»
entn !«« Tlbtatiooi motcealairM et Ici tI-
bmiooi aiMniqm o'cat point détruite
par ta dén«*«r(M d« M. Mrllomi 5o
M. LUri dana la oomniMloo
4» rnnan «Ttan mtooln de
M-Ltairillt i... içn
Cowpwnleatlaa Jaa» I«tu«*da M. Caa-
dir mtU thémi» nallUDaliqae da la
iMBliw. 107 «1 364
L'É II aiBli iiull h iwB» à» «a met*. M
I à WimiilMllw éa»
art. i4:
ABAAO.— AwAdta ~ - j rt Tllilin m iw<
par M. J>ty»<i à ht VDto-aa»]IUMi,
pria d« Tonn ; dlipiét ha niiM(|M>
—nU fournil par cet ItiB^ntwr.. . . .., , 6
— ' Fliit* d« m<ttorolo([l« et d* 1
MYTéi par M. Rufipel, it
eu AbysiÏDle ; «xtrall ifmm l^ttN dt
M.4eBaMio/i<( 98
— Faitaobi«rT«iparM. Fittror ,imimmmt
du trarabinaant de tarre ree-
i Cbili en février i835; attention
da «oiMala | aouMvwMm de 111e Sania-
NMa G6
RMBarqnaa nir lai seeieuri Itunirm ob-
%tni* dam la ttte de I* compte de Halley;
à l'oceiaion d'une lettre de M. Betsrt à
M.PoiSiOH 67
Remar^mafurdaa obaamttoiM de M.Cat-
etaMr» , relalivaa i on a<ire daot lequel
<•( utiWMflM • «niiMMBnMM an am-
.(Mm). I»
MM.
— Extrait d'une lettre de M. fhràr* . tnr la '
/rolariiatioit de la ehalemr otteure |56
— Ri-tv\mi tfan/oraffeex^t^ à Seuthmmp-
ton , ot daoi leqoel on a , eomme en Nor-
maniiît* et en Tour«in« , ntteini la naf't*e
d'eau InféTteMre it /.j r/ rrtr
— Résnilnl» du jaui^a^ de ta .Wnr.-//,. ^ d'à-
|.ir^ tiri Inivail itc INl Lrm.-i/j i-i . inst^rt^
daii!* les rnéiituirL'5 Ji^rAcaii-'/iiic île Melï. lîîy
— Fi[;uro , Tolïimo rt poi-in ■t'iine ^^ia^s(»d«
cuivre natif, trouvi-c pri'^ trun c!c<i nfnuenlï
dti lue Siip^inur; rxiralt d^in dr^ re-
cueil* «ciriiliiîquapubliéi aux EuiD-Hnit. i57'
— Extrait d'une lettre daM. devmneirt, qiti
réclame la priorité d*lBT«litieil do la
rie dethauts-Journeaux . . 1^
— Annonc« de quelque* abuArratlona d*
pbyalque, qui tendraient àftdre adaMWM
l'exbteoee du lemlivement du Jonà ét la
dalHaJulU aSS
étoiles fimne$ *t 14 ■«•
taiiiln.M>aw«iyd»BB— »Biyfc—t,
ftr M. BtndMi •aMU^tet IMIN dt
cet Mlronoma fc ICi Ballr. flSf
troia neimbna qaldnNM« aaU* aaala,
(aire Dvtiada CwMittdtpn^fciHwiial
Ar&abMnecMfw «9
«ariaiioM da faaailua ai*
aar la dé|«tw»at da y <-
aiaaada heallto j d'a-
ire da M. llwUie, ImM
taTraseactioBede la Société dlU^
■atMaUi da itorit-i>irW, m. . M
Mmf «matt liitfgaUen da l'i^iWi lar<>
•aaul* dt aartHaw dÊm eorreipoo-
daat à 1%*^ d^uiBiai pelaiivt ohear-
Tta daoi l'héalipMf a aaatral, par let JS*
de latitade. ( Afote ) ht$
Martsha da l^ygnlUa aijDanléa a> Chili ;
d'apetoMlMMdaH. &v ^
Remarquée toruMiménm ire dalt-Painaat,
relatif k ana nouTeile déurmimMio» de
l'mre dit méridit» eemfrù mtn Uêfantl-
lèUf de Mmtjav et de FummÊÊtm ( an
commun aiec U. Bi»t ) 4^
Hauteur au-deuii» du niveau de la mer de tf
diwn wJeaM dag— naàartaj kamaardae
94**
%r4n ; Jiffifreiter de niieau mirr la mir
Batttifuc et la Caspùrnmf ; \i\itwH ii\'(;iil<:-
dsH. KrmMH
ProducUon dp ta douhîe rtj^r^uno'y djii)»
le verre cww^wk.-i , f^r i"i:'p<Tatiun <io 1b
IrVBpO ; «xpi'rienr<! dp M- {ïuèiard
ApfMf^ncfi dn rriiUui circulam!* d«
A«rmr , sous It* mtcroscupo |H>lariBAjit ;
«ttrall d'une l. llr.: ilo M. Talhui
Commuoication d'imo l«tlr>i do M- tritn-
klin, qui iinnonc* loo procbain départ pour
U terre d« OUimd, dool il «keat ttu*
aotaiM fMmnMV» «I olb» 4« bh* duH
(6!» )
47'
Tempér »iure ie l 'rtpMe ; d^qirtl ob-
•orrationi d* tomp^toi* almouphrriqiMi
(•iUsa danslr* rff^ions polsjrcs^ par le ca-
pitaine Back
Eip^riences de M f 'oi h^t , sur la lanaiir*
de* bords M du «ntrii du SoleU ; «Unit
d^in« leltr»! dp c« pbTsirlen
Rfrmarqu--b sur \^^pénomhret qw M Parm-
t'rTditnTiiir npt"rt;uc»fturlc4iy«* Jmsoteii,
Arj .jLihf! qui nnt luéda* homme*; d'aprte
les cunimunicatiojM de MM. Ernèi ei
Bd^Met . ...,.•••■■«««»«•«»•■■«•■••••■■
FaeulU ii«'oM iM «MMM à» t—iwHùlr
6}$
teiwipNiMàki
«M MM* ylÉw«i4inte
4UMlWltf«^1lf«HiBWlSa|> MT
laoMlt4«tMdB....
AVrr. - MémÊU* tm
4awi
S57
■ABIKET tnafiiiM«Ma«llMd«M. Brfiè§.
rdalir* à dw sMUkts
BACK. — ObMmUon <•
0»>
IMtott pbui4lslrM*.'« • ».*.••••.•••••••»«
BAJLLT DE MERUEDX. «t MAUmBB
■laé. — gnyliyrtl» #y«wtwri /*m<-
fa*jM|ip«(ttar«lla«fMga» ywll.
rtot A n«f7 i3g
SAUBO JwMnda que U* ndMtcbw da
M. Basil sur la mutcardlme MiaDt MMsiMi
à une cominlsiilfm spéelal*. , . ^gjè
ttARDEL. — NoaTellw propaailioiu ralaliTM
à la muUiplieation def momhrtt ^3
BAHIC DE LA HAYE — Note eonecroant Im
•ffeta pn siim^t d'une décharge éUrtri^me
tur la croiminM d'oo p«upliair .>.. 4i9
lAALOW. — NouTclle thtorio dtfMlMl-
ioa de «iatuM 335
mnàml», eanane* «ew la dama-
aaftfaajIaMM daM. Cffamrfiee anjet. 387
Nato tvbtlTek eet otAniM r«efaercbi!«. . . . 43{
— Commibsion cliar(;i'e par l'Acsdcrni* da
Caire «n rapport sur 1rs recherches de
M. Baaai , concernant U imucardlne. . . .
BAUUELOCQCfE nrwu.— Inlrf>durliond'una
joisdr dans U boucLi' Jl- l'L'iin>iit , puur
le faire r«*plrer. lorsque la t^ to reste eo-
lafée dans le bauin de U mère , le corps
él^ot d<ji forli aii
moycuUire ..i....... t$
— Eiplicalion du ph«iiuiiiL'nc qui ^V|^im0
quand de Veau m ff'trr sur Sa ettpt
ckm^ffé* «M rouf 1^
— Procédé par Injui-J l'auivur annonce ^tre
parvenu à isoler le fluur 4"
— Note lurlephcnoméne de la <iccrr;>ûKio*. 4q4
— Note sur U dttierminstion potds ato-
aufmt et ao partionlier iw une loi rela-
the aiu cftalâv« ^prfcj/tfaat S3*
BAOSa iliMndi à i wMha la aiadiia at
. xràlwé ■
i.GoogIe
( 659 )
b deaeriplion d'une Tthie givUii^m*
qu'il init pitMiilé* i l'Acadénlc
BAtJVE( A*» ). — LeltM tur an naavMn
fiinfitge employé à U GoftîM
BAZAINE demuide à retirer un mémoire
qu'il avaii pr«cédcmmeDl pr«Mnl4, ol qui
ttl r«Utif ID mojfen de mettre le* nucli-
»tt à vmprmr à l'abri <!<• r-zploûoiu
BAZUi kdraue ime pltecanatomlqiui detlLoM
à nontrar le miM<r de lermimutomJrikron-
ehet , et aanonee qu'il a coiutalis le mode
it rtntmmauo» du arlèrtt rt iri vtuui
piàimommirv» > Ole
— Lettre ^r la iimemre Je» tronctct palmo-
iMim....... •
— Noarefle lettre aur le mfme aujel , i l'oc-
caaion d'ooe cQmmunicatton de M. Bomr-
gtn'
— Suite de« recherche* (ur la tlnieture et
le mode de lermimUon dca bronchee pul-
monairea. — Canwawm, falui de roo([eor*
B£AV. — Recberchea d'analumie pathologi-
que sur une forme paritcalière de dilmu-
lion et d'KfprriroplUf du cmr
BEA LTEMPS. BEAUPRÉ — Rapport tur un
mémoire de M. Vincent CeiUn « eoncer-
nant les glolct el tel cmrlet en rtUrf.
— Ctrttt \xiro^nfM^u«i du depAI de la ns'
Hae, ciécut^ aouita direction
BECQUEREL. — Note tur m tovnt électri-
que qui poetèd* la (acuité de produiiv de«
drcompoaiiiont eblmiquca , ot non celle
d'ccbaufîer le* corpi
— Nol« inr un appareil éUttny-chinuqué , au
mnyon duquel on extrait Vurgent de M* mi-
ner* ii
— ludicatton de* Mtjeta traitée dan* le qua-
trlime rolume de son Hiitotr* de Véteetri-
cité et dm magnétisme ; pr^MMilation de ce
volume à l'Acaidémki
BENIQUÉ. — N ouTeau procédé pour traiter
la* rétentiom ifurina caaaé«* par le réiré-
citaeueni de l'nritre
— DépAt d'un paquet cacketé portant pour
lucription : Mémoire de chinrgie
BERAUD. — Moyen de purger de /muwwtj lea
imoblee, et mène une raaiaon tout entière
BERGER DE XIVRAY. — Nol« »ur la vpo-U-
tkograpkie.
BERNARD. — Obaerratlon concernant la
sortie spontané à trtvtri l'urètrt tTnn cal-
ca/ très ivtnminenx
BESSEL ohaerre un cine Uumineur dan i la ta-
miu dr UalUr
BtERLCT. — Noio *ar as pniu artisienfori
d«u U grnAie à Aberdeen en Eooaae. . . .
BIOT. — Méthodre mathématique* et expéri-
mentale*, pour diacerner le* mélanges el
335
(M
5i6
s84
390
5i5
570
33 1
ao9
356
>4
i3o
5C5
•fi
4:8
5ifi
1G8
389
67
57«
NH. ftfit.
le* roiHiiiWijMi, définie* ou non définie*,
qui ag1*»<'nt lur la lumière polari»ce j loi-
Tle* d'application* aux eembinai»on* de
l'icide lartrique avec l'eau , l'alcool et
reeprit-de-boi» 53
— .Sur la polarisatiam Jet ratons calorijifuei
par rooiicia progressive. ( Trarail commun
avec M. lfr//oiw ) ig^
— Note de MM. Bio/ ot Arago *ur un me-
moin! de M. Puiuant , relatif à une nou-
velle détermination de l'arc compris entre
IctparallHet de Ma ntioMX fl de Formentcra (jO
— Bxamtn contrat'/ dm nure de maïs et du
sucre de tetterave , *<niroi( *ax épreuve*
de la polarkaation circulaire 4^4
— . Sur une nouvelle relation phytlque entre
lea éléments dei corps natureh et le* a^cc-
lioMi propret des dif/rrents rayons simplet ,
d'où réaultâ une nouvelle condition à
*atl*bir« dan* la eonititution théorique
du principe liuniueui 5|u
— H. Biof , t la auite d'une note relative i
quelque* phénomène* de polariaation ,
m|irodull un pauage du mémoire de teu
Fresnel >nr le* coalenn que la potariia
tloa développe dan* le* fluide* homogène*,
mémoire qui no ('Mt p«* retrouvé parmi
le* papier* de l'auteur aprè* aa mort
— Dépo*c pour être conaervé aux archive* de
l'Académie , le texte original de ce pot-
*ag« écrit de la main de Fremel SbS
— Noixï tur I4;* acides iartrovtM^ue et tartro'
mélUrlilue de M. Guérin Qtft
BLAIN VILLE lui!. — Stir quelque* eipéce*
de tinges confoiiduc* *ou* le nom d'oioiy-
«•i'ang.
— Sur un noutcao genre de vrri ob*erré*par
H. Owen dans la* musclet d> rAtmaite, . , 1 1^
— Communication* de quelque* oiservaHats
relative* à Vkitleir* tutturtlie, (aile* par
M. Cv «a Chili 3ij
— Communication d'un* lettre de M. Hoiett
relative à de* sptmjes Irouvéo* i la Itaa-
teur de* Ile* Cauarie* 3]]
— Communication d'une lettre do H. Va-
non dr Proc* , relative à on jeune orai^
oMUiyapportc vivant deSumatrak Nantes. ^tS
— Note *nr de prétendue* empreintes de pteds
d'un quadrupède , dan* le gris tigarré de
Hildburghautcn en Saxe ^54
BLAVIER.— Eatai d'une Sutlittique mmèrulo-
glque el géolegtqme du département de la
Mayenne jiS
BOISGIUAUO. — Obaerratlon* rcUtive* à
troi* chuta* de gréU qoi ont eu lieu i
Touloviaea iS34 SC6
BONAFOUS. — D* la greffe du tmérier ilaac
tarU mtirier dei Pktiippintl.... 3;;
•oit fcit Bs rapfiort nr ton
^fttoU et itmmiéiw
t tuait.
rt
tai
M préMBte l« ptadi.
BOMMEr.'.LMNMrl .
idR^^ftsf^iâpHAïf $ÊÊÊt Av**
( 660
)
■56
3S5
i/icir^ rnlMj|M. , ■
BORCRART écrit <fa\m» iiiaelilii« 'ntttm
bUbIs àoBlls qa* M. lappelU a MWailM t
I ' Acad^n ln,etqaIa<U l'objet (l*un Mpport
itit hTorable , avait été coaitniiM prè«
dcManellIc, il y aune trentaine d'anniici.
— Réelaakern CiT^ur de M. WVoiuli, le prin-
cipe qui dif.tin{pie poiiTcllc loue ^/Amm-
lii^iu- |iroi>o!>o<) par M. GrofTi oy
— IWlainc en bntm de IL nVviub I* (rte-
■ I iié de ridé*4terlaj«l'«ip<teHl«MBiM
' 4:4
DOt'N . — Sur ]<* t''rn[i8 après l€^Mf 4|I Am>
*/-;■ Junte fx/'OiA à Tatr dtfHvBflCnt
hor« de »er»ico 3^3
BOKT DE SAINT-VINCENT communiiTue
une lettre relative i «n nouveau frhnfuf^
emplnjr par le dotlcur H'a.^urji De-
njrrnrî , , , . ,
— Hepl.ii-.- cljo, le Ri'i^iii- (<i(;elal VanaiioniKc
ijUf /.onii-uf uK-r , iJ^iiiT son Traité dfS Pcly -
f'ieii Jlf^ibl.'i , avait décrit comme ap-
partenant 1111 Rr'^jjnt! animal
~~ E>onne sur Vofthiogltututn Ituitantcum re-
tfovvé par. MM. iiMnt Mm aar la «ta
de Bnbwia, dM délafl» da dUtrflMtion
(éocnpbiqM.
tfatt vn tappon m» trab apuieultt enp
tmtàmH.Mm>ûifm
Mnnhvtfeti de g^a/Me
parU. Airim émtmÉttÊrt»i..tQt «t
— PriMBM la Sgr ««bUm DivaltMi 4»
— MNMaki0*<t7* Itnalarattec^i
AMmmmCt. MvitgadalL Oiwfo...
— Ertihamét
«M
118
9^
~ Nom aur laa
4tMl>lFn* ladkoa
■OCGHER. — JoanM doa veetmMiit IhUta,
par eo mcdcciii ,
tWJtOBVt, — Noie aur la iirueiurt
la mode de lerminaiton dia
■ («(MtaidMcaplIUlit*
S9S
*Î7
liOUnjOT — Mfmoirc sur cmie prop<i«iiiori ,
qu<' chet lea eijeaax , i'ofjwie de l'offiu:-
litm itx ilflaeead* k aw Mit ttfUt w-
Imir pliysiologiqne
BOCSSINCMCIT. - MteMM Mrraridbaii-
*<W»«e
— ObMmiioDs fclitiTtMklayrfWediMCro-
P1>^'
Ewaeadiiaiqan delà ^it>i<>ru-ei de latèfe
dtt banaaiar; auirl de conaidérations »ui
•aeahaM«(ae»ai^
■ODVABD. — OtaiiwitiMH da d<-
iSBaii«36,MlMkroiia«r
VM^éi SOea dn i5 mai 18S8 , «UtM
4 rafeHmioln de Parii .
BOTD. — •Mtoiiqua dépwtMMIda daa
33,
T7
109
5o3
5o3
aur ea
BREVET (
qurl toute. Im taMiM èM t pIllOD
Pir cnpsulea, tailtMMr«IMnl«0«pilla8.
BREWSTEB. —Nota aaraneAwrwmMMfr
raln^mpparene* Haeré*, al qittpMlMtla'
rf, ,,'r,acii,m. k la laanUre de la nim.
B&IF.l' I L I ^ l'-ttrcTalattvaaMdaBf» 4«a*
irîAi*nw/iajij précipitât *
BRISBANF.. — Obserratlon» de Véclip^ 4e
S<iUil du i5 mal i836 , faite» à Mal/^ra-
tniin en Écm«c
BRIX;HANT eat di^igné |>oar replacer
. M. Brongr.ian, abaoni , dana la cununli.
alon chargée de (aira un rapport tn lea
ro/{echoiu«<^/<^g(fM«MppMto dalfcrée
par M. Ylrlct
1UI0NGMART( Atoun ) eat a^foint i U
comniaeiod eha»t«e de mtdra oompu di»
reeherehea de tH.Btuii lor Ik mutcar^ne. .
mONGNIART ( ALfitaroat ) — Note aur U
fTéitnee de quelqtiea métaux dana lae^r^i
«i^iMatin da terrain de Parii
SottMtmut eoaleur fmrpur:itj- cmpinyic
^ dtM la painluro par iniprea«inn sur lev
JAmeti Ooea
AvuUiE. — Obaerratioaa eonceroanl le dé-
569
437
"r
Cli
^.5
Digitized-by Google
( 66« )
MX-
et rînfliMBM qa» k preuion «tiMapbéri-
<fae punit avoir, dam qulquot localiUa,
(nr U |»rodueUMi d* m phéoontoe 3a3
BDXATY — E«mir<juo su ua mémoin (U
«h M.^tirydM<, ^tMOTMBt la «dM
MM.
BDRDIÎJ. —
duit , non dam d* la
Ht M» ru»
3B>
4i>
tWIt— imw— ioopfonne IVliateiiM. S4t
ilg*mma$, as
— tMn* nr h AAfie MMUiMilfM 4b b
i8a, a67,34i,36(, <97«l 435
GâVZMDISB (Loaa Oi^uu} panlt «tra te
P ^«it «a rid«r d'eroplojar, dam
AnMMilfm, le d^gorgemoit do mei^
I pour indiqwir lei imxtew {Sale) So5
CBANIAIRE ( Lcon n ). — Mémoire pr«««nU
pour l« concouf' ftu prir (if mXrjnj,,'ij,v , . . a83
— Oûmaii.lnri lnrncn H'iin mt'-
molrt? 4'.r':l a iir\-t.t.'ljli' s jr iju r.i- Jr nom-
br^Uivît <rnr:rt7a.r,-j r4'.j;ij ior^'an.- central
de U tiii uliT.i.in . lanj troublii apparent
daiu Ini louttii.Tu 3ot
— ' Note »ur une ttuption pustuUtae peu con-
Bae iurveiiant dan» le> malulios compli-
quée! d'adynami* gcjiéraJi! , et »|wcialiv
UMBt dau U lièvre tTpbords. 440
CHAUVIN. — QdlMtiM dm a%Ma*A*ik
i-'OÎ
dAZELLES , bi-riliiT (lu madains <le ifuw-
yiwl, TeiiTp di' /.«l'ouirr, oiTr*! il l'AcjxlrinM
de» SrjeuroB .lu^^itiir;, U'^ dpjiArrili avec
leMfvela a t.. n pnucipaiai ex-
ptlieiwpa fii.l
CHEVALIER. — Obtm-aUani nxÊfmMimn
faite» k Toalon l36
CBEVALUEB. - EmbI av 1m lUwi^aM df
• ' 3Si
I ûiûrt* du ftwrtfjlraniaaaa fi"
4éa aar k caaMiMaaaa. da nHliqa te M
axUt Àt MrUat dwa k «Hiiifi «Ua
■|a<r«h *» 1^
i« ■ilBiîri.niiiillf «Mrafai al.
MartlaM diaiiÉliiii lapk^f alaa.
al» Mfcaalaai Jai yyâfiliw tmîm
INvaM M pmrmttmimi, itmm 4a
Il «fil m
il M.
ayaal pour titta : premier iaé«noir« »or
• U eliimie du ntjurt de cmrionf 5jJ
OVIALE. — CoDiidéraUnn» sar lei tvstlrî m
crliaitl
— ErpmlMon tforUitit de ealeub utlnstim
M plu» remarqunbt«»
aanifea apéeimz oa
— M-Iadila Mt«aalL Q^'^Vlato
pitta» aipiodam
iavaoliiiB .T!?*.
CLÉMENT MEVET.-V«,«ia«m«iBr]v«.
COLIN et B)WAROS. — Mémoire «ur h i.^
I^riaiitm dm téré»le$ joui de kmi*ei Mm-
/"Tatarw
COLLARDEAIT. — Nomi-lln halaitcr d'est*! 9|
— Thermomètré À mAjrima fondé »ur le priiï-
clpe du dcgor);Fment 5^
œLLÉGE np CAHOR.S ( f-livei du]. Ob-
•errrril un h^i]., 1 1 .-l., rLlirol 1 détermi-
ner la formti Je- l aiinrau intcrioiir 4^3
OOLLECKO (ot). — Esiiù groloifi'iue lur les
callmet de Saperf-a ;., <' j de Turin
COLOUB-KKNARD. - Lettre »ur le» ucht,
du mM «t leur* chau^menla de rorma
et dm pwlltoB. gg^
COaira. -HfcjMwaa» fc *i5^^, i
irima oua ka atse» de cbarton da
ian%alaar kaaiaaA ee dégafenantpaai
*"*'*J**PJ' wakMaiia de pr»
'^^FfïMrfffTnT'^ffiîS^aiî^^^^^ iil ^
broiii% fa» M. IMf da rÀaadtak dia
BeaafcàfU), aflkH par aa flh, Mtea
0* Caiiaar. > MaalMak étt ^lOnai. ,_
OOOnL — Hmcha (raTéa lapi^tiat k
«aailie étHaUtr lalk qo<ao k voyait b
^Mat las| oetalira i8S3 ,^
OODURCteari). — Voym au mot
OOQOAMD. — LaitM aaaMntaai Im iwhw
-*■— A IL ew k mMMrdime , ma-
kavatatiola. 387
kWrfcmrW^Bal.,^
*H»iWiiiiiidtiagmd<t. dNeoéepar
ILJiMJM. « _ ,W
iHtkrMidalLr
(66.)
to« à IHc/mIm, k Malte, en Sicile, mx
ilet Lip*ri«l<Un> InrnvirTiu» deNtpIci. «4^
GORDIER d« Bczien. — L'aj ^art il i^u'il pn>-
pOM pour If! fîttrtiffr- dri rtiu^ dr U G«*
ronoe à B<irtti*aui frmhlv offrir touWs les
chancM fié>ir«blc4 <1« wccl^i m «t ii5
OOUOLIS. — Sur U mRtHi^rf <1". iciulrc lu
difIoTVnt« prin^iprs de m^cani^jue À dvt
Qstèmetdecorpj,Giï le«rontii1ertnt commo
dMSiMBUagOftdo moli'<'ulest*n vibratiuii. H5
— MénOin (wlaX'l^i'. !<' dri v.ulure!, >>ec
•pplieaUon toi me>u|;eries de iraacc. 174
Q06TE. — Note >ur le* jumraitx timmon. Ué-
termlDcr Tepoqna do U rla inlfS-Bt^iue
OOTTA. —
UANGEB. — Lettre
mèire i m*xinu S53
— Lettn tor l«t <l'-rnirre* tktlflMiMW 4c
U comble dt Hmllej . fkltai k ViMiDa par
H. Liltnw ^^]^
UARLU — ("ommuniTn.i l'eitnit d'une IK-
tredcM /.iir ><> <ur l'iotaniilA lumliMiite
dl- la cvOÙK- dr llallrj l55
I) VKOMIEAC — Oiiervatiom msgn^tujurt
hilip» il Toulon »38
DAUSST — Modification déminée h rendre
le cercle de Borda propre k U meiurr dti
graHdi tngifs 4?
U&\T (E».)- — ReehaieliairelatirMk dlirerae*
•pplIaaItoM du fToeédé Inupioé par aam
MraArB. Omir pumr ftéiurtt Ja
DB CJEHDOCCB (AiM.) tl IIOBT féduual
miUm'um •MtfUmde H. Watln nh-
«■|]B8|,«lHi|MlMt|jpM4tG«pte«.... i«S
DDFAVSIISMiMHS ~
Mt N. BarW, atluM m «aBMdat fé-
nMM^àllaiim.. 3SS
UIBGÔDSÉB. — ^ato vUiitm ertasé par c«|
iMteiM» t II TiUMux-Damt . pria 4a
Ibw*..., «
, DEU&V danaada roavwrtaM d'ua paqurt
«MbaU qa'll a dépoté la i DOTcnlmitlS
el qnl rontteni, dit-il , an t/r/ntreii paw
rntraetioD des e«ira/> <<<• l< ren<« Sbi
I>« Tettraetion de* ralcnli de U renie.
Apparril pour fntnvrr Ut offmtn an-
iMim drt fniuememti aoiquelt ib ioot
cxpo*^ dans caa *ar<<* d'upérallom. . .,
DBMOMfEEiUin). — NoU m l'cnwciuufa
ulU4 de la rhr droite de l'Bbe, en San,
et de U craie qu'ili lembtent r«ouTrir;
ritrait tranimis par M. dr Humhc ldi
OOUK.RBK. — Mnnoiro «nr le <a{/We *
carbone., ■..••••»■•••• ' Sjy
— Rapport «ur ce mémoire StS
COULIKR anDooee axiir >ii, |H'niluiii W-
cïipie tolmre du |5 mui , des cercles om-
liiét qui prrcrdaii*nt le corps de la lan*
•ur le dibquv du tolcil , ci-rcIn qa'il eat
diipoM- a ailributr i 1 aiinnstilièn» luuaire. 4g}
— AunoDce IVnroi prociuiia ti oiM«rratioM
Mir l«* taf><» dl aalail .. 9fJ
OOCmTOIS. — LitlMtwlMlMM «CtMada»
kaaulfeiu et à le glUUm 4|aa la
buMiade ktanlUMiMadaZAla hitdit-
lAlMli. «tt
de riiiU TiOur 34
— Lettre *ur \n tnhlf i d,- mnruiLit- |69
— Tableau OOmporulif deii ri!>ni!jpi-v l turrit
par le* listes Je recensement puur 18 1^ t-(
defc nombres caIcuI*'» d'après Irt. (.--uidcfi
du inoaTenicnl do la popuUiii n rn
Franc* ^jtj
DENY DECURLS. — Notice «ur la conToc-
tlon d^Mmofùeri Ur C'^'cui tion ; rnpport
«urcrltc nnlirc, pstrW. tfer:^jrt de Thurr . 6^
Dl'.lXIT CiKNFRAT. HELA M AP INF. adr.-«M
n r AcJiJi uiic uiiC partie du 4* "oluni* du
/•i/u/c/ra^çmi. — Titre» d«« carte* dont se
compose cet enroi 396
DESHAYE». - Hteotra aor l'Made m»*
paralif e dea aifriaai «feMMat ttJOÊitlm ét
dalii
M
OBBlKnrES.— AivmadHimàtetaMw -
cher U$ aeairref k VoUii^ Iwnm temta
eaasé , en ulllliaiit la a
DESPRUNEACXadreise un
■iianc4i do tijaairiar ... iB
DESRUELLE» - Vnmi «iwMmaiw pourlt
destrucliou de* rétréelmmtiM A tmitn. 44*
DEVÉZE DE CHAMIOL. - EmmI mt Ik
ttmviftiom de l'AUier el ivr un iWMlfiH
jet^ qui doit «IM iMin. tas
DONNÉ — nifli dNiif lifi aMwrfj wÊmm
du 1 mai ...•....» 441
IX)UIII.K. — Remarque* à roeeaato* 4fm»
Ie4lre de M. ^i<iri<Bur la Cew-fajr. Jja
DOYEHK. — Appllcatiou de la cawra ImHét
au daaaia daa ot^aU i^Wd><a U^^toaf> ^
MM.
DHOUOT. — Ajinonee TcnToi d'un Irtnil rar
le IntitwmMil dm différent» r:i,pf^ea dr
rfltaracles
UUBH 1 1' IL se dtelare l'auteurd'uciftu.juituio-
i\yme, déposé dans la Maoce liu ii avril.
DUBY et UE r.ANnOIXE réclimeni rr.ntrf
WM auertion Àmitc par M. Vallft: à^. Di
joo rdalirg à reapèee de cryptogame pa-
raiiie qai «n i834 tttaqot le* TlgiMt de
G«oè«e
OOCBACLT — U-itr, Jum mAlecin m mnile
Mf mmU. StipplAmeat k est ournie,
mCXOS. — HoaognrU» da
Rapiwri tur M
DDFOJJR (lAn}.— I
•tyb|àlologiqMnrki ûnÈtfHrm,'lm
9fw^^ftèft9 lift vA^opiim^a
( 663 )
5«o
3«7
loS
par une Mirihet dt I
OOU^ MOMM «■•n« M«M ta «Mlr-
«McMaifwffal M Ml
pw ta ConmlMlM
des piéceaNlatifti àh qMMiMdtnMN-
ploi Je U féUiSme eammt a/im«u
— Propo** ui andait de eaeutchme eomm»
moyen de pr^rrer de IWfdarioa Isa
ioultii eipo*^ en plein air
Recberchea stir la natara de Véthal , d'eù
il résulte que e'ail na corpa analogue
à r«Icoo) (ea cominnn oTee M PrUgoi\.
Nolica aur l**aar«>cti"<j tir I.* nMit/rrr
grasse contenue dan» if» nsu.r rj.'i/inru
icj qui qnt »rrvi au l.:)*afjc dt>» Uinm. . .
— Hemarqat's »ur Jck (^qiiiraîriit* rhîrnt-
qves do IVjï? m (tV/^^/r-nj.hJni- et de
Vrwnct df ciiron, à l'occaiion dw ex-
përieneea de M. Bloi lut la |
totre de ce* dmx eatenee*
— Rapport «nr une monographie
dtt genre elf ius, par MM Je Ltiporir et
Oorr
— Rapport aar une monographie du genre
•I»"», par M. Ducloi
— Bappnnaar iialra**ildaM. I^ihj/iwr
* ftaafii al k la pl>7^l«r<«
*»4
3; 3
io3
547
iw n tMvail da M. If^fnrt.
-> Nota awta an ai ■miiii <lt la J
l*i raméiècns.
48
MM.
— OlM«r>°'i'>ni à l'orciMon d'uM lettre de
M. Fuu^d «ur le poj^ 37»
_ HaiHir i|||fa SUT un rr7^'(c£'<Tr7ir M>
développa quelqnefoin »iir l'abdomen
moBcAfi, apris leur mort , «t partit atoir
d« rapport» avec celui qnl produit U
m:il,ii<it ii:r! à soie connue sous le
nom di: ,Wuj(-dr(iiv 4Î6
S«i*. — Rapport de
M. Hciicari de Tkuir sur c«l oaTtagn.. . 169
DUKERIŒY. — ()b^<rMtioaa bilaa da S
an S ninutea pendant louta ladntda^
Yéetifuaim |5 mai, *nr daiu dMHNHi-
tra* BolNla, r<ua plaeé k roaabN •!
niatn aqwaA an Soleil kfi
UUPUi (puwu) aWMMca quole Com^urmét
êt iMiM.... ap
pttMi 4*
Pmttt-et-Okauitiu , * 4li
I i rAwdd^, * U pvt da M. 4«
idaLMaiaiar... 'M
BanaMiM* «oaeanMUrt k préUMUi Car-
min daoa la* jagnmutu tm malièr» en-
ariadit; k roecaaion d'os néiaolte da
IL FabManv la loi de* giaads oombra*. 3Ba
» laloaaaa dtifrtr A< frafiu sur U po-
— TaUaandaatelMtoda laFraoaa, lala-
tUkkla pMdiHiioMtiM aaMaMto
sacres de betterave* S9B
DCroUI. — NoU sur U trIaecUoa da raneW. Sfl^
DUPUIS UEXABCE daaunde qa'an mé-
moire tmr Ut fi»ahctt tt U coamerce dont
il est l'intaor, *Olt admis au concour*
pour le prU de slaUalique ïSoelôiy
DURAND. — Procédé au moyen duqual on
peut , sans saroir étrirc , former réguliè-
rement toutes le» leiirrs et tracer des
mot* eotiers ^tf'
DCRIEU — Itpcliercheii relatires à la géo-
et i la gétfr*/*" ^'a-
»9»
du l'ft iiiKt irpt*ntrioiuil de VKrpMgne.
— Sur une tcuree qui s'rcbappe du point
culminant do pic da la Sarraniina (mon-
t*i;u« de* Aaturies}
DL ThOCUET — Remarques sur le (sux
eoof-pv ou /*uur piroilt È^t
DUVAL. — Mémoire sur la (uMaon da*
piedi-hau., , 7
DUVESMOY. — MtaQifa *or qualqae* parti.
(664 )
HK.
BDWA]II)6(lb.M:: — Appliritio.i 4.- h
mermIueUU au ■Icssin di'i ul.ji^u ■ Uklifs
À Ia Iou(>i' fi\ r .rriinuii J^t ■ M />(./«rff).
— lW.hpri"h-'s anutorni'pii's ioo\'t^ii\ue%
M4r les polyfio ilu grnrti neharr
EinVAltUS M (X>UN. — MiiMin m h
•'^«Kan Jin ainlt» mm âe hmufi imn-
pératurti
EHREI^ERG. — Lollit! ii l'ocmion d'an»
note d«! M l'fUirr «i>ni>n^'ait n'avoir
point lr.ni»v daui (■jfei.jim l'orgsnl-
•ation quF M KhrfKierg j (Tail indi(|a^«.
ELSENME^CEIl. - Ksui pour ohUuir mm
Maciiiic è tmftitr diina laqugllo l'tui M*
wméco«j|lMfa. par l'aelioa do la /ib
yfc— If i, «o •MdmsdUoMDU guaui,
laïqMb, aiMnalili^ÉiiteHl mu* le pU-
ton , on conUel attc ans Iponga da
pbiiiir, i'cnlUmmaraiaiit «1
■aeiK* il rtHal de vapMr.. . .
iUE M BBAUMORT. - «m
i3i
a6î
fi«i
prouve,' |>ar ofdSBMMkNjrit 4tt«6 dA-
c«iutire iHifi
— Rapport nur laf fir. >«. .■. A, j j^TL .'t'^vy i.i'j eie-
culfrt (lan« quelque» |i>il>c4 de l'Aii«-JfK
iv»rc par M. C. Tej:utr. , ,
EAMA>. — Letiri! 1 M. .4r<^o >iir !.■» Ii0»e>
d^ngaU dêcliMtion ma^f^tt^fae , îinr la
kamtemr Mm-destmâ 4ie 1« MWr de t|ikeiqu''s
To\eaM du heaUJctMte «t eaUc di'« it«<p<
ferpituttUt dam la aitiM eoDliée , mr la
diOéMoaa da ni*Mii m»n\kmtrCmf4mm
et la> lUllifme. ^
nifST pidWla OM t«f«»»r d'tum dilTr-
■I m aa mm gi nénle-
^HMnoMlifM, al on
à donnar , tant calcul ,
|>UiMi|nalaoa4|ue. 61e
pÊit*Êm iumâym iiMiMia »wiw, mm»
VmÊé» Ém lw%aifiiMi Jrmt/MA A«
FATO|iB>. IMHBMloa apportdaM avdf
<fc âtlwJipaar la wdiaiMa
imè h iMMAaMMkaHlM. «9
nARO. - i»t(re oaaeanNB» la dMMMfadn
aew-pox aur le pla dtaw «Ml» aak a»>
tItmu dathrit...., Sji
— Tmtm deatfarti è ta— HHr «t * Mumi
»«r lo rtnij i«r)« 47Ï
FUXEAU
diManm do la Trrm au SoleU, ««c 6tj
FITZilOT. — Note «ur quclqaea elTeta pro-
<lniu par lo irembhmteM 4ê trnn 4pÀ a
enli«aauChili«iinu)tldalllH<«rinS.. C<
FLOURENS — itoehorohne mr laa ro—
niruitam r.iictilairet cntrr la ntr» et le
/mus. — I knns I08 Mpieea à plêttnta aal-
lue, il y H r/ ni/nuiarranon famiWrf eoiw-
tantaoatrola m^rtex le/iir(v«, comme «ntre
ïafmtïïu et la min ; daai In «apAcca k pU •
rmua tmllipUt, \\ n'y» qii'nno rnmmiijii-
cation do «impie a&ra.m . . 1 ^
— Rapport «iir une tiSto tlViar; jrJ. Hnn-
npo an mii6*<>il.' i'Arji.lciiiii- pur M I.Arrry iRS
FORBEâ (J<na,\ — ExpCTieaeoa «ar la pc-
— itli faaMwaaMwv.... «BmiM
— Elp#rîenr« failw, iundaiii Vrcl^pn- du
l5 mal, pour dooonvrir In riuse de» lif;nei
-'hfrnrtt yai tr mnHtrenl dam U tprcur
536-
FOLRllAl LT. — Lni doa o/Jf-iKA rhinu/uei
tt d<'R mi'un-M''nci r'i(««-i , 1.1 mi.ii^tât^
Pon»lil< ri' comme un agrni jmraoJi;4[ dii
afea affiniu-n «l de oea ««niïcmerits —
PfriJl^ramino d'uno i^t\« JCejrpt'rirncrt f,h>-
"■"'"frv"'-' 5gS
— I.'aiilour do C04 d«ux miujoir»-!., en Ji»
iadr«aaanl pour lo concours an prit de
phyaiolûf;io, dfimandr qu'on admette éga
ItimCDl à 1 1 i M::riium un mrmoirt.' qu'il
a préoédt'muit'Ut adrcisi' sur V ^yf^^miti^mie
eoatidérée comme un mojri-n ilo con-
naître lea /(HKtimu itt centrât nerveux., , jj^
FOi KMi-r. - OlMfntiaMMn-to hmtfM
/?" SjS
— Éioil-, jUar^ifi du Boia da oovaaim
Toee en 3^
FOUWBYBON. — Eip«riencea i'iitot w la
Turbine hydraulique tUbU* cbea UM. O».
Tillier et |wi|Mli. M llili^ IMknl»
qu* ri'lnral J|J
1■'RA^ KII\ (le capilaine Jo»), nom m.' (jno
«ttoeor da la 'Vmf da DtaMo a»a dr
«
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(
GG5 )
MM.
_dan> ce pav* 4'^
FBÉMY. — AMloa de Vaeiie talfitrifme «or
Ut KmU4 467
FRtKE oc MONTISON r«pp«ll« que par
uoc lettre du 8 juillel |833 , il a com-
ipaiiiqiM Mi ideM uir lei Dioy«ii> do dii-
(MKlr* ia /tirrrt djuu 1» veuie par une
action gûlvmi^u*
ntESNGL CA*} — PiuSB* aurait d« MO Ma-
r ||l*.««al««ri fM Im poUrimtitm
1 4UMU^fkÊU^tkumngin
MU
FUESNEL ( I. j. — I
phmrei leniicuiûirts, ..*•••«•••••«•«« 5lS
FRÉVILLE préimM nj> iiu'naMM il M>
gonomitrif. infunli par Cn M fh*.. M
FREYCINET - Rapport nr h MbMc
MM «b U. AvwbiiA
— IhpMMMi m Mw * SKHfatà
Ait «n FroMMw, t«bll*«mMt ms 00»
manieaiioaa inpiMnéi «Mm laa «Ml 4*
MilMlw«tMllH4aliMriad»%n«t... 9»
— WiHtei IMN rar Im wn «ntmIm
d'Abc 366
— iMittm laltN wir le mfeme aujct 4(«
twiMav #m noaraan lyatime de
Bapporl aur Mlle fn-
S
UAIABERT dcMade 4|m PAndteto dHiga
une commJtiioa de (aire un Tiff att air
In f.ludtf da tonal Je$ l'trénéet ».
•JAN'NAL. — lléiBuire aur la géUtimr altmm-
iiure ; dausième panîij 49*
GAlîDLN. — Neie i«r laa mv" de nmltrùer
les menuet 33ij
— DapAt d'un p«q««t cMbe'e relatif au
moyen d'eelairer mm fianger lea irreadaa
Titlva par la lumiirt Drummond 6*7
GAUTIER (ALracB). — OUarvaUoni de IV-
clifse de aoleil du i5 mai i83<î 57S
GAY. — Obterratiooa aur lea babitndee d«a
imgtaet au Chili , et %mt ta t«MUBM qw
montrent l«s rr/^ti/er dM l> nàm pig*
à devenir viiiparea 3n
Marclie Vtài^uilU .m^.,.,>:<v. «iir In r<^i*-
oretdentalr dr l'Amrii juc du Sud 33o
GELINOT. — Note lelative k un lerin h
OMlto eenalraiaeiit un teeoad nid tin
(SEOfflMyr. — MéiBoire enr uite Koareltr
rum* tférmmUfue. aîg
— AdiHlM k M «taMira 355
«EDfSK» SA1NT IUI.AIIIE. - Hemir-
^Mi 4 PoMitiori d''ijfi mrmoirc de M.
quclquea Mpires de aln^
> it MM d'eraiy iiul^, ^
■M «r Im ia> ^
AtdirnMMM. gi
«- QfeMTiMiMIMrlHmMMaiV.AIW
it^dNa Bin mtÊÊ wM» Iwllrito-
jgWMhll d>jjMw ftllMllIllill. 3&;
dit avoir M
' 48
idanuiiidaàXnlidaMlkMaa. t^i
- Sir la cw KiwNVfM * «pm» Mm.
■am da aMioMéw^a* Maml»-
Maea par ToaiMiMM 33a
- E<pliaallaMMiq)aidafAd9W**M. 39»
- Noie ajnH pov Mm: JKm «rate- met
«r f—liyia dtAr». Syt
f- Kotenreana^aaHlaik ■SttoAKMdk
la «rAnieia wrtHUfanliiwM aaat an Ma h
•oocfaa dut fama wtiiataa «t i<ftlilia
pi^MoMMBl lépaMlMa « te avkM da
ta ïam. • fai
- AnalywdMiMtaaBdafiaMtMMMnlH
BMwelle «t rnnildhallaiw aar la cim
t«r«de leurparldaatfaMlIqM... «SalSa
';EaPT.^-.Méro<M wr^-aut mMMal m
GESLIH — ma iH (Wm al CMm
'47
anr co niémoire
GIRABO. Rapporteur de la commiaaion
chargée d'anaiiMr !«• dirférenta prejvi.
VtOfOaétrontffpnvifionnrr dtn UvitU
•■ III
prendre part k l'aïaiBen
.da
- Iw taiaiiMâir^'MVM'l'toi ^"
tmrtt , et taliliaai yipilnii
UM >wr par Jaw hi MriMtoM da »{•
«N« d« ta SaiM 4H
GOEnS. — AmIjm da ne IraTaux en hit-
"t, m aaHidfMtiona rar taar
( 666 )
fmlàfdmtU^; puM. Gt^njr S*int-
Hilmre 555 el S63
QORY . — Aulf-ur J'un*' Hono^ cipht<i Jm f^nre
t^rtiu , fu i-t>mmuri avec l-Aporte.
Rapport sur ce traTnil lo
tiOUPlL IT ROBINCT. — I>»pfll J'un pa.
fuel cacheté porunt pour suKription :
Perfeetwmittmeml 4ti armtt de fftcrrc 8 }
430CIIDON. — BinnJt rapport sur un
■wjMi quHI ■ propa«4 pour Vmmi
ftmu tutpemJui. aunièM à M priai
npoMr U vie dm oanim* S77
OUFFITH (ir«<«H}. • lTi|liliinni i«M-
TM à U TwioD. . 4^
GMVOM iliiwili an rapport sur «on mé-
molra eoncenuot l^pOMibiliU d« U
iritielioH de l'a^l»„,,m*m» 3oi
GUÉBABD. — Mw«(N mhd m
tu vrrrf ùrixKMirf l« proprWU da II I
r^Jractton.
GDEJUN. — Mou iur Jt-i orpanrai «rmbla-
bU* >UI met iraitfhiaur tj« cruKUc^
inCtriean, troarte chef an mwir >tria-
gu/mjn (inut). — Not* iUr IVfAwiim 4»
buMia in tùnk hué An* Im faunariMu ih
«■ kmu M m-i
— liMtMMT «M
UCoill-VâlH. -DHrita
ifMiMI
H
UàU) y . — OfaMrTMioM iw Ih^Mm Icriwf Cro
HAIX ( l« eapiuine Bm«) «OMimuiiqu* UM
leUre de M. CocctuMirc rulatlv* à DM
mmvMt /teilie pUnilt dont Oflt ailMaaM
c soupçtiUiiL' IVxUlcnce
— Ob»«rTatîoD8 do Vrcltp$c de &.'i/-t/ 4K1 i5
nwi iBÎC I Caiti!» à l'Obtrrraloirc du PirU
BAMONT — HodèlM de iuctMnuleun i va-
ptur. — Rapport sur ces .ippnrciU
MKIZt.I. i Ruiï-fcT) croil n»(3ir Irouv.; vin moyeo
dr ti^i^motion arrtennr [iropr<i à résoudre
le {irobli'iut; Av dirt-cliuii i^li'ou a vaine
nienl chorthc pour le» arrosuts
UÉLIE. — Recherches expérioieoul» tur la
ri^Um€* tU l'air
HÉBétulea eur frff.
t*/ir
Kt.-^nitÊtétfÊflm de tdmé.
• — Bappoitm oM
I 4t M. Anr * Chrti NhUM è I»
108
.5j
5«4
4'
8i
619
4'7
Im eeastlpttiomi opIiiHlil,
MBKCB- — Nota Mtr «m 1
t^initffumet naerie {j6
|I|)6SAIU) (ononce qu'il le propose d« mu-
lur lu etmMmtiim A
It m$mkr**u ét miO^Um
tMMBt ^11 «ppeOe irmiumtni ftr HmA-
4î«
S»
3»
M
lis
338
— PréMota l« i^H** dont Q ti aatr«pt«a-
dr« le trmitOiUBt , aHa que lei oenuBie-
•tirtu Doouié* per rAeadénile eowtatent
leur degft^ uetuel de djflonalté
— AdrenB an ptftrt cathnd, — SteBM 4b
roar* •<.'........•..., 9m
mvZ£lxn. — Nmitcu mtùtm *t MM»
licn Am h CM dey^wtur* êt ftêmuOi
Uin i^fSfiimu •••••••• S}|
■OnrOBLA JQMQinÉIB.-HaM nvli
traMpert par lea TeaU do pollen de» aa-
piiuanflaurf, daaadaa liant <ioi|aéa, «A.
U chuic de caita ||MaaMi« jauaa doBM
lieu de cruirc k on* ^Ia<« êt tv^rt SiC
HUMBEBX. — LtUN aw l««
I ID Afcfiilala par M. lUyipal.
nlatlTaaanit
il umba da la a* nt ;
Ida M.».
da ItilTOdNito 4>rEn* an Saw,
la «rai» aaHi wMat iaaawilr.
En iwaïaiMtaat ua uatiafade M. i
doaaa la lénmà daa «piaioni da I
llMaaar la Jkaaieur maft—
trt am n^waii de la naer tout IVqttwir M
hor» dm tropiqaai ; dinNsUa ralaur* da
h i<tiMalBDitaalwMi«ip>i»daa «k
( 667 )
XAaQtEHn.— OhnraltMt tmt le iin<--
rV-T- ftinwIfcifM- i33« ifi}
— LtWftwIn vmuniimtt iiWi te**-
ihlf^llllliHI ■I^HÉIlff ÉlIMMHfMlM
jnflcMr .,.,....;...•«••• 3ii
•qaalMlade roiMB 4*9
— Da Tordra nilwntt laqod tat ^fa«M( Mot
illipiwéw MW la corpi de VeUemu . «t 4?*
AmtAmlfl at phyilologie d« U coint ill, ,
dnilHwt n^œiir'- , / 'u/ix'i et inuii-/<-i
qoi tmiM à l«<m mouTcmeaU 494
JAllES.-nMMé 4a MMfaM(M4 M* A#
fraiiu •
JAPPELLl — >•'••»*»■ J»» «•"*;
nippon »ur celte macliini- ij'
- Or annoriTO qu'uni' iji.li tutii^ u^mbUbl* •
rli- en cuUt> il y n treu:»' k Manellla.. lS6
JENMNUS. — F.ticrv mJ^i' i 'l^ 557
JOBARD — tiri ii, pri siiiiii s 1 : «J.)owoi<;. . 7
JULI V 1 ONTllMit [. — >!■ n- >r, .,ir le>
lettre rclstivf ii son o>nrii(;6 dur Vmcrr-
IiiimIc' dei li^nri de Ut mort ïS?
JOOO. i«iiM eonaarmi Vamploi de U
créotoU coaira la plUMm /mlmnmir* 388
i V^Mtritité ét €<mut». wpoééM |wr M. A
ikrAewUnfo
kpr«pMiUo«ae M. I«-
•-qn«Ta qaaitioa'
I k la uiMlIlilIllIi diç* COTipM ren-
lUMbMnMr»* taM dbMUe dam la
Uaaee da aSmin
LAFOND (Gueoa )■ Obterratloni dWorvi
MÊtlttlei hHe à bord du briek U CaniiJt.
pu laa 45° lalUade tud cl par U longi-
Wde «In cautte de U Noa»Hle HolUnde.
1,\1NÉ — LMIr* mr lVlfnilui> iV 1« COD-
sommation J» ft^lttin^ « /i/n^i f m ' i'
L A I S> h -— >oto relali»»' » Je« rrr hiiTho» dont
lL-biJt<«td(!repr*»«nt. r ynr mi p«tit nom-
bre de caraeUm «impie» inu. le» wni du
Ungaffi! hMain
LAKANAI..— No«k««u- diir«r«nu euai* («Wi
pour intfodalretux Éuu Uni» U eultun
rte la ■■I*"' «' m"' «l* VoUvier ... 4î '
LAPI.Ar.E [ Vj.f.ifj. J'-) 1*RB0 à l'AcMUari*
une lomme pour 1» fondation k perpMaM
d'un prir , MMisUUBt dam la* OKurret da
M. Ijipi»c« , qui tara déeané elwqM
«nn«- «u premier élèra aorUot d« l'Ccalt
/>o/> fr. Aju., ur - OrdooiiaiM« royal*q«i«i-
torîti'' l'Arnilcmieàa)
LAPOBTK D») , «oleur d'an*
rapport »a» ce traTall •••••••
LARREYpr^nle IcttaqiltMIWli— <»*>
ider
«99
I.AHlKXJtTF. («) écrit que dan» I.- m< mf.irr
qu il a prt'sent* pour le eoncmirs aui prix
Moutjon , il n'est propow principale ment
JeprtHlTirquvlo |u i r l> phoulr pnir.l
le rc»»lt*l Je l infiaraination 'Ins gUmtn
de Tr.rrr et Je» /olliculfiJk UmiBMr 35S
LASSAIGNE. — Rotherehc» evrr 1» natore et
|«« pi«pri4tAi du conipo«r que formr Ta/-
kmmOie «tw le hiehlorure de mfrcure. ... SçJ
LàtIGlEB. — ObMrraliun» de VMiptr de &> -
teil du i5 mai i8î6 , falu» à TObaOTta-
loiits de Parla 5oJ
LAURENT ( AixriT» î — TlWorie de» romU-
Note «UT urj nouvel »cidir , Vncidc napk-
lali^ue, et m:» c<imbinai»ons. . . . ... i36
Note »ur une nomelle eepice d'omide ,
yitxirif-tentémiJe 53a
LAUKEPiT ( I'*rt ' — Note Mir )<• biaioma ^
SW'I:-
_ ^'-tud'^ mirr!>»i:npiquet sur le dét-rU'fpt-
tnrnt .i'"^ racinri de l o^fi'^i-. .
.V(l..liliuii au preerdenl iDcmoIr»- Jr6
\i)t<'6 f-nr Ip* spOHgialet d'' U pomme de
f.-rr.- dcvrIopjM'n» daoâ l'rlili 4^
Mumoire hit \» formation du liiiucfllu-
(rîjrr l't yarcmiurmeHt du cvllrl dr U
ru.,e teî
LAVOISIER — P1a»ieur«de« appardh atec
Irtquel» ont i-WfaitM priutipale» ei-
|M'ri<-of«« olitria k r.\cadémie par
,M de Ckapellei , bMtlcr da madame A
Kamrford , Tesre d« I^eUar M
IBQOC.- OmImm otMMti«-«rlt h»-
(«•)
ia^oMMMail««B«liMid«GhnMm, -MI
wmm^f&mnmr^ét>9rmtemr ieUJkm/e...,. 4<i
XEDAOIMC WiL' Oi<(«l(r aaploto étf^
, laMf4M|B|i« oairiM-^lirrr k «cran hrM,
qar M dl*re en rien d^tH«MM Min Im-
inimmt cpi'on » prtwnté wm» BOMWtU
j rAra<lt.Tnle, AuH'h lélllMdas3 Mf.. S3o
LEFEBVRE. — Sar un nouvera gimip* dM»-
MMeede la famille des mtmtUkt ; rapport
•or MttvraU.. ..' iCg
UGn. ~ DiMri^dbit dW iMdUlw^iMH
ftnMr-«o tinbre' ace. 96
LBGBAIID. — IVouTeUM — Mili lanffiïgiwil
"■•'"'j''-' »8fi
LEHOC. — ymuUleur de Uirint jj
LEIOINDRE et LBHiflMH. — Xii«Ms« de
la Kosettr i..... 1S7
LELIÉVRE , ri'inpUci' ilun» la socllon demi*
nfralfijif l'I ilc i;i'ili>[;ic par M Êlle tk
Itrimnty/nt .... , , , 6J
U'.MAUIjT. — I^ttrr tur U lUgixMre d«tMl«
du dtlpkinus /fiohurpt .«t.. 65
LbMASSON elLEJOlNURF- — Juu.tmifie d«
UJfMr<^ l57
LKMBERT abH^admaeuB paquri c4cJietc. —
S..aiice do 7 luara aW
— M< nii/ip<- .iir l» i«f»Ao«le «MfcrmifBC 337
LKNOin iJuHi.iiui !. . — Notatur leaaiO)'Wiaà
l>ri'iiJr<.' Jiiiit li coMlruetioo de» lalUt
f'uHi^mf' , pour que la mmjt do 1 orateur
arrive aiuai ditlinctc «i «uaai peu ttUi-
biic que possible jiuqu'aui eiiremiléa de
reoceintc 53»
AuMiMtMiiltf «« M. (M>
«■eiwi<i<l>lK'—)»jt«rtwiiS|liM ijMpthi ■
-- ■ftnH—M n <t> rftwiilwi—li ifc Mu*
fw kdOitotlM Wmfpii lÉliH^iit agi
ealrfiJawMfe 4^7
ModMaallon apporlC'O xa hritr-pierr*. doal
la m it Ipestlon n'cat aalaie par r<^f'<H<
lolkeUedoU^ Sal
' '"traw ^riié$ MB loalrnaMAta lllketrimm-
— MimalMaiIrla'WlMiMIfeiMinl.......
LBSA!M..^raTilliarl«t«
LESAWAGB. ~^^^^||U|||^'y^jL^j^^
— rVmaK.lo il rptlrar !(• dnn pi4«Meata
mrniniri'-.
LI£Y&l£ni£. — Jmiti théotitpM det Utiudt
calorique ,
r.lBRI — Doutai aar VaulhenticlU iTuna da-
ruuTerte atlrlbuéo t un uironoiae arabe
du dldéme lièele , iUoal- Wifl (la dbcoal
vtrU it U iroÉCéàar imégiMH im ■■«■>«-
mrnt lunairr)
— \mii\/'II"b r.<i^'ri> Undanl à proavar que
|,- p.ms.^r du lirrc d'Ahoul-Wrfi , où t1
f%l parle di* lit 1 tir lotion , .-.st uiir ifitcrpo-
latioo (alt« dam le U'tle original, poaW-
riciiri-rornl 14 Tycbo-Drahe
— (-vimmuiïii-alioni de pliuiriiin lettre» de
M li t..iutHf ;ur Kl th/'-.'rir nuithrntatiijuf
di- h lunut'r J^' i Jt»4 - 4*7 *'
UOOVUXE. MéOMin aor ViitUgmiom
•Ici eijuatwnt a tmiiitei /rutUtHmairtt. , .
— ISote »iir le calcul du in^gaMt itéil^
faut du iDQUvument det /il*iiètet
— Huppurt aur cotte ng|«
— LWfTkoattrationd'ualUcorinMdaM Sona
relalir .> une cUtae de Jbmctivs Irtnnem-
tLtntei .•..•.♦••..,...«».
I.ITTRUVV. - Sur l iuUMlM la»!» W à»
la comète de UtlUsr
UamiirMolMaruiMStdelie«aié«e4rlM-
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MHÉv^^MVMMi '.da .Safèvae déulia-
parti» t<mnlba»»aMliMai 4a >ai4p|a».
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naîtra U pidaaaea 4a «oMMMÉtapto*
lapMaM 4a tWHtot.élJlwll a«iii».«<» «I
Digitized by
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UlniiOBdM «MM éa gM( «t^b^Mtosko-
Ih par luK* ilNuM eamnattaa «MImI*.
— DMuctiaua ikrM» de M bit quaM k
l'pri^im- Ju merf (xii^pwi • .
MAlR£U£HOl;ÊlS romull* rAïadrmi,- «itr
deux plan» propoaH poar Ir' n t i>i«-
— Rapport 4* k MNiM-é(lllHll4Mk<r
sujet ... ifr»
MAI..-IGLM — ,4n.!/M. .< <i<i. r,>u/rii, ,-■>;. /.u
' I»* cinp)o\rr ra Aij|-let<TrB fKiur U poin-
tiir« p«r imprcMion lur lmyÎM(*ffri-f 6nf«.
MAT.ïTlAIŒ alijL- o« IIAIU.Y UE MKK-
LIKL'V, — Encycluffrdit- 4/'d^rii//iir*'
fimiuiuf . rapport fait sur (vH (iiiTr»(^<?
par M. i/r'm-«ri A rtairv ■- Uj
MARiOM DE PROCÉ.-L«mr. » H A- «lor»
n/iff ntr on jnan« pr^jn^ i^Mn^ apporU^
t iruit de Sumaln à Mante* (1
UASSILLON U'AJlBAUlKniT. — V«|ti
MauUioit d'Àrbammmt.
MATUED eommuuiqite une note de M. B<-
rti éila BtlT'. coneanMot In effett pr^
mmlê #iw d^hergÊ Mtctrifmt mr h
trvbumee iTmn pei^Mer. jiy
~ Obf«mtioa«der4(cJyi«riir&>i«fdni5inal
iW6 , hWw t rotwiwirtw de ffcrti. . ■ 5a3
IIATTECGCI.— Kata nr lMi(*a|»MtéadH
litil* mS
«9
*(f qu<! cerlalnt rourmntt /lretrl^m$
■vent on ir.Knnuinl dn ruucbM 11'
faide» ou de* diaphragme* KtiUle* 4''
MAULBON D'ABBAimOIlT. — MMMMie
poar la rAo/atlton dl» Féiaélia» Ai lra(-
li^me d<]p-^ i aw Mwloiwoiiiwe, danalw
diUrenU cai qui penrent >« préMolar.agi «l 6 ■ 8
MAOKOIR lie Gaiivt. ~ Mémoire *ur fa/iu-
lemenl ie tail tur djffiml»» iitumet... i68
MAirV'Alli.— Ofc*«rfali<MW de CécUfit ie
Saltil lia i5 nui , £tit«i à lObeerva-
toirr ili^ l'iiris îoî
MAVOH ic U^^iaiu raâira w MiÉniiil» atar
1.: ctiiheictt}n\f, q U^U SVlIfcMfe'llldllPMffift
coDcoun M nt) on.. .••....*,. 355
— Kaaa atir J^^j a limMtre «m rvU<'J 4*^
Auieiiea l'Mvai d'M amvlain 4a ta
Mcoade édition (le &on «uTragc wr tr f*-
r( /ei tifftetHmu ée Pitrèirr , et
I tfme rctte edi«l«a.B«lt*aiM(ft«ér
I 1 .1 prem li>re p<m le coaeMta ■• prtt éa
1 i<-cill« -'"il- Wff ^
MELLET. — RenarqtH* «or ima aiaanlan de'
M. J. Ouikin . nlaitft k ane manitre da
miter le< pinh-hiut cliea le* enfcntaf
• nnunc cooimc nouvelle
MIXLOM. — txpiTlcneos sur H folâri$UltH
.i. l'hfl^r rttyammmnui fMr^M SasffNM-'
jj5
— ' i\i/.n ,*/jfnïii lir lii t-h/:li'a> f'ttr rrfrnflir'rt. |
— .»>ur la }falat\itittcH d^s rayant cntorijùju^i
par ra1mti»H ftrofrnttve ( travail fom-
mun aT<i«i M. Btf*t )..... ,g<
ABD OOLO MB. — Voir i r
MlùNAKD/r^rr/fatrwuTfnt dans in («lys d'AI-
[y*T IV/F^ir-^/r-j/um ituittmtcum t\ni j- aruit
cté ck-Jà ™ pur M. Bi'J^iKuMct
MFJIAT Note raUlive k la ehuto d'un ko-
liér qui parait avoir cavaé VinernJie ija
la grande Mlle du Palai* de Jualice dr
Pari», le 7 mars i6i8 ,5^
MEBAl. — TMoria pl>y>iqnr de la ^rodwitga
dr la dulêmr mumosphèri^aic. ........... n.
MERam - Pewfirrtw m mmwb
ne}e«a de laaJMHBt pnilre t«t rAm-
«•««dMçAwtoifMIkKd» Sgj
MlLmOlAUMUdUHaanle quelque* poi^
MIUKAM . — IhMM «M «iMwiftaM
tA*«f<gifw«Ulaa«i itti %Vii«b,a»le
rivietv <ln Cygne» , «4M oaeMMNale de
la .Yo«iv//r-Ho//<in(f*' ••.«♦.••^•.. 1}
MII.NE H)WARns. — Voyez BAtaiNk
MIMSTHË U£ LA GCERRE iorito rAca* '
démie i dé*i|p>er le* Iroit memlme q«|
doivent fiiirr partie du iÀ>iutU mgï».
tioiwrfk-nt litf CÉcoU l*o(7'IMÉeifiV
dani le cour* da eetle aiHlét. ,
MIMSTRC DES ArPAIRBB ÉTRAHdàRE»
Irantnel uo ouTrage aur le nMgH^iUmr
(errejIrr.doDt l'auteur ni M. Barlow, al-
tarbé aocontulal anglai* i Moiicu ^
— Tranamel le recueil de» obserrationi Ta île*
à IXlkMerratoiredr' S>ia.f<r)iinideà<Mlr. SoB
MlMSlUt 1)K T.A M4lil>R
l.'(tr>: <lr M i^laofi- Vrmii d n'UtIre am
s ri t .SoIl-iI.
— ImnADirt les ohimatiomntiuUlfifm*tÊi-
te* par loa ufUcier* da ^ AmMI
loa à Rio-Janmro ,
MINISTRE t)K L'IKSaXVCTION PtBU-
<>U£«raiuinctiiaiBB|ilialiood«lX)TdD(ik
( 670 )
M. ittt éi Êmmiami 63
_ rtitiiHi am méaioire <i« M, Ck. TêMùr
tmUtgétbgttJlU Pro/xmtU» alS
TnimiMt m m^nuiii* povr la MtMMM
MTcrt par l'Acadtate , «OMOMat k
^■«■tiomlM Jtèvm cekiimei s83
AdMua aaa sapUsUoii da IX>r<toiiiMaM
Mxateqai aaiiiriM l'Aonltei* d« Sci«a-
CM à MBiyllt Ik ikmaHmfaiU par «*•
rfiiii» A hfHatt , pour U foodatioa d'ua
|>riz anniuil S6g
— TrtainMt ooa oota d« H. Dufiomi inr U
triMction (U l'angle ... SG9
MonsTiu:: nu c-osoicm et des TRA-
VAUX rUBLK ^ r.Mi.j lAcâdéBiie à d»-
tlgner tnu* nii-mi.i i • qui .Jcvrool pran-
dm pari à rcijmi:ij [ihxo'^ de ronct'ii/-s
àeSéUt^es det l''-^nti «-t fjiatt*ift"j ^ll
MOnSTREPLtJN U'O ^E^TI\1RE DF. PRDS-
SEfdcUmc, tu uom de l'auteur, M. Bner.
U aodila ti U doieripUoa li'une laile
gcodiii^ae, piiMe |ic4Mnl«e« i l'Acadé-
mla, a( »iu leM|iMll«* il n't elc fait
d« niiyoct. Î35
MISSIESSV — Oiterviiou nugaéliima ikilM
à Toulon ,
MONCLT. — Note lur U <im*drmlurr émetnlt.
«SjM «d.
MONTAGNE. — Rapport turdiven opiueuU*
de M. Mootagno reUtifi •Bicrr>r<a|g«Mri. ait
MOKKAU DE JOKNÉS. — Ifola m U>iwNl
qui *'Mt bit Motir tut AaKflUr « 10$. aS
— A i'oMMioa dHu npfwt M» mm tmat» ,
de M. Bm^m mjamt pewr tltr*
M Af.-r,-nii X J^Ki.cj rafifxrUc 4uHI « lu à
I ^caJ'^'o'e , il )r a pluiieurt aontei aa
' laémoire furl Htuda >ur le mtnM *q)«ti
îl fait <Mit« remarque pour ecaiiutar
u priorif il.^nf ce qat !•• deax tn-
ytax pativpnl offrir dv. comistui 565
MtJLOT. — Forog»? pour établir un puin «r-
lèiùnk l'abaltoir <le GroDalic ; obaerTt-
lloo* de U lemp, r i: 1 L n- nti foad do trou
de toDde ; par M. Ara^a Soi
UVZABD Aerit qu'il aat l'inTeoteur da tiU-
grapli* 4e mit «t do vofhmUin îéUffrftu-
fw Mimia rtMOUMat tu jaganeni de
IVMMtMl* 577
fafiieranal J
que toit hto Mwn.
nombre Mit li<i|tlll
VERVAUX. — Nota lur daoz ro4ttgm>li qai ,
fmr ma «noa<U-
O'CONNOR (M"*) oWrt à l'Académie un
mcdmillon de CcndûrcM , Kulplé par
M. i>a»id »7»
OWE> (Kjinitaii). — Obtervatioai iw un iwii-
>'i-«u d^ vers iremvés éaeu Ut mmêclei
de l
lip
PAILLETTE. Eiumb da qualqMi/aiii
féalagtfwet obearféa éaaa la partie ocd-
dralala da raneitana proTiMada Breugmt 5»g
filÀêAS. — Beeherches tur la sucre et U p*-
rtncKf'me de la ngr de mtui ; rapport aar
ce trarail par M. Noitfaci 4^1
PABAVET (M). — UUtwMV «aaliTue. p«
•afe* dis HiMidttMliNMb i la r*it-
«arW...., «aSat 336
— LaWra wr 4m idtotw Si^
— Lettre ralatiT* hêmpêmmlret que l'au-
taor étroit ««air «pu»!! wr U éitfa» ém
Soleil , paadaat Ncllpiaéa iS Ml iM. ^
PARAYBE annonça no nooToea paaaM
préparer un /xtpier de tùreté f at
un tebastillon de ce papietr i]9
PAULIN. — liéaioéM aar as ^fnil detimt
àféattm étm Im Umuii^^tHi aff
(671 )
MM. Pêp*.
— I>icunu)nU k l^ppui ém hom eibli da
0*1 apparafl jjô
PATEN pH« VàMiémi* cU m faii* rmdr*
oraiplai cTun AubllaMinant qui) a foiw*
pour la déiijtfetiton immédiate et l'appllca-
lion BtUe de tout las prodaju {aareiiant
da FabaUaofe daa iBimaai aS
~ OlMcrTalious tut an mémoin da H. Gmi-
ria-fmrrr. cooearaaat t'mdM A^mmm
A came ig
FATEmiEAcrit qa'il a la ptamiar propMé
l'amploi d'an mJ^it ia fomuhoae poar
FÉLIGOT(Eccisi). — Action duciW, de
i 'tmir a« du hrùme sur Ici mIi fonD«i par
l«a aciJtst orgmifutt ot carlaios oxidet mé-
Ulliquea i5&
— BachardMatnrlanataredarWAa/ilendaDt
k pranrar que e'eal oa eorpa aDalofM à
l'aleool ( en oomman avae M. Oaimu ).■ 4^
PDXETAN ( Uâaaiti ). — SpiciakU d*< w^f
Jti tau ie fodmt, da goit ft de la vue. 3a
— L'aulaiir demande que ce raémoirctoll ad-
mii au concoun pour le prix do pbjri iologie
PELLETIEB Action d« VioJe >ur let Uiet
utttjiattes d'origine orgmmi^ue ft3l
PELTIER. — Lattre aur lea aaumiur micrnco-
>31
— OaCnttioa de* expreniom f HinKiie et <«-
ttHtiU, emplojreet en parlant de eomnmti
*te*triqme$ JjS
PENTLAKD aonooeo aoD {irochaia départ
pour le Heui-Perom , «I offre de faire dan*
ce paya la* oIxarTation* et le* expérianeea
que l'Acadraila jugerait ntceaaairaa, et
Toodrait bl«n loi indiquer 878
PQWET. >- Prooéde pour remploi du vrt-
de-frn ^ — procédé pour I* clarift^Uam
4» lutre 6*1
PEIUiOZ. — Propoailion* (allant luita k ui
mémoire pr«codamment adreaaé lar IVlal
IHcléeulaire drt eorp$ 5o6
PETERS. — Mémoire «ar oaa métiieda ooO'
^tWe de géomitne nalyil^ue 618
PHILUPS ( Biaitai» ). — Itémolre anr l e-
rtfin* de U UU tz «* *9
PICABT annonce ton prochain dépari pour
la tSte de Gulitrt , et offre k l'Académie
de se ckarger des obserrallons qu'ellejnge-
ralt utile da faire faire dans ce pays s3S
PIIXON. — Table* i>- image de* noaTaaux
poiih , memm et nmmaiei 3(^3
P1>£L ( SciVMM }. Traité da i^fgime umttrt
de$mhénés I
— CoasidératloQ* d'antiomia (ésénla aur
l«* ellératltni dm cerrema dm la folit. . jn
PIORRT adratae une analfse d*s ottTrafe*
qu'il a précédemment pr«*anté* pour le
C. R. t8î6 I" Semetue.
concours an prli da médaeina et da ebi-
rarfle do la fbadatioa Moatyon }30
PLA>A. — Nota sur U l}^ du premier
TOlume de sa Théorie de U Lutte 458
FLANTAMOCR. — Obserralioas da I Mipm
dt StUtl du l2. mai tiVi , lailaa k IXN».
serratolre da Pari* &i>3
FOGGEMX>HI'-. - Noie ear la aécaaaité da
taatr compta de U vêrlaiéom de U f>etan-
temr i diffUrnUet tatitmdn, dans les h>eher-
cbe* rdalire* k la jneisioit au ju»ra« dr U
mer , «t d'appliquer aux hauteurs ob*er-
véas da baromètre la aaareetiaB qai dé-
pend da cette variation 5;s
— Tablaaa do* hauieart tmmu'tri^aei réu-
nies par M. Sehouw , réduite* à léro ci
au niTeau de la mer , avae et sao* la
corroctiao de pesanteur. 5^3
POINSOT, nommé membre de U Cammi'wMa
«rèadiijinriOT poar Tannée 18J6 61
— Déaignc pour (aire parti* du Coawi/ de
per/éettomtement de l'Écolo Polflecboiqua
pendant raonée iAJ& arjg
— RéAexlona lar la légillmttd da* applica-
tions qa'on Tant fkira da ralnJ diri pro-
laiilitfi aux éTénumaot* dépendant* da
cmtuet mormUi 3&1
— Noatellea obssrraHon» sur le mkaa s^)at. 3g8
POIS.SON commaaiqoe r»trait d'une lettre
(te M Iloiscl , rclatira k un cdac lumineux
que cet sstronoma a ohaarré dao* la ra-
miiedeUéller £2
— Bemarques sur U différenaa daoa da* ai-
pressioos donnéa* par Leftiet», pour la
mesure de l'inéfalité de la Lune , qu'on
appelle la i«iHa<MM ; différanee antre U
r-eleur ohterWa M la iwffsr aaicaM de
celle la<?g*liie aM
— Remarque k l'oceastoo d'osé nota da M . db
Poitii^emlenl . sur I* Tk^ie de U LuM. . tjj
tiirte *aT l» M drt grmmdi mamkm jj^
— Rapport aur aae oMa dt M. LituvUU , ra.
latite an euleui des pertmriatioiu da
pUniui 32(
— Kote iOT le <■*/<■«! de» ff^kaii/iV* 3gJ "
— . RépooiekqucIquMobJecllons pré*»n(««sk
l'occasion de U IM-Iure de la noie précrdente ji^
— M. PeiMoH n'admet pas la* canelusioiu
qu'on tire, reUtiTaroent k la lempérmiure
de» eipceet piant^tairet . des résultais d'ob-
serTitionstbermomstriqncs faites dans les
répons poUiras par la capiiaiDc Uatk.. . Srfi
Formiil** relstiTes aux probsbillie* qui
dépendent de trk* |Tands nombres GoS
PONCELET. — Rapport sur 00 sjataata de
restorn de roitarei iBTmté* par M. Fusâ. Si
PO>TÉOOCLANT (ai). — Note ralatiso k la
Théorie de U Lumt r;i
I
d by Google
ce?»)
VBÉVOST r CoHiTiaT ). ~ Xojaft i rtle H-
tim , M SielU, aat lUs Ufri , M dam Im
aivirms ie Hm/iet ; — Bappott vn l«S ré-
■dIuu ntttmi daiM m Toyaf*
FUISSABT. — No«>t«IIh raoHUpqvM cor U
Mronvmii^uri di' f-'iaarr, rX inr In Irro-
piUrités d* la Trrre ilarw relie rontrre. .
piicet if ctmeouri àfi vlèv^i dct PonU*
rl-Ckamiffri
— Nonvallii «lét^minaiiqn d« Ij iongu/mr
ée l'arc du mrriditn comprit eatr« Mont-
joay et FonMaMn, dévoUanl rinauctl-
»4î
So
4'«
MM. Fapa,
tude de eella dont il a«l (ait mention dana
la Bate da fjsième m^lri^mt détimal, et
modiAint ak peu k» dlMailmia da la ..:
Torra cénéralanMit adoptéai ; nota car ea
traTail
— BananiaM ht WM BCU da MM. Artfi»
cation é'i
— PianHliM laaninliai mil In iiifnii i j t f0
— IXpétdo rp^moire pri'cMenl.ni uncnnu-
Talla d^rmiiution il« Put <iu mriidicn '
«•■pria mw» Mao^loaj MFanBaatara,
QŒZIABD. — Minoint nr
(IV«t-*«Mlr ) daaiiaé à
appareil
V «m
«I *
QtlETEIXT. — Bar !••
- . la «—lirait» «fc la
RAGCSE (Lonaiéchil Jao 4*V-(
iMa,<t ilumMlMii irtnliwMfrtKM»^
(MaM« MtyiflMiacf wf{^tlilKM« M wn
arorlicrj rwar'wf
RAUCOCRT adreaie an mteoire «yaat pour
litre : i>c l'inflatÊtet tUi itkmctê tj^tl^métt
è la iHe kumalm ntr k tonkatr et Im wara*
Ijlr d^s hommei rruntt rn tocUf^ So5
REKAUV ( Jnuit ,>. — Dacn-lption d'nn pro-
cèAé d« fitiraif pour Im eaux da rivières. i
RENAt\. — /"onura lo/« 36
REVUJjON (li^iiiandc qu'un pretimr rflmdri-
fae qu'il inri nii' «oit admit aU Con-
cours pour le pris dfl mécanique 577
BETHH VUD. — Miimoire «ur Vorlhopédie 3Jl
BICniCIjOT l'Usai tur une millioda f^é-
rilo pour dctrrminn* la râleur dea inU-
grmUi ultra ■rlUptiqU'.'s 63I
UVIÉRE — l)i'l(.-rlniliat]Olj do 71)11 ^ioilT*^.'"ou-
p« drf*oii»it d-_l^i:refiiei diin» rc qu'on
nomme ten-auu primitifs et leiiaini de
tramutiomim/frifurs aux trrraiiu homiUrt. 3
M Lettre à l'oecatinn da prioédrat mAmIN», sS
«i> Caria géalcgi^ae du iéfarimmnî 4r là F«i*
; rapport anr ciUa OMM • 1)6
UhUànJifridmmm. 3S0
<— htUr* tMflMtyfciij»* wr te uîuiui» éft.
t i ■ ■
MlUMCr •! GOOPIL.*»
.*#i«rra
BOBIQnBT.—lMwMr VatUt mlUf^..
— Rapporteur QB mdowin «te 11. Mla*..
IntituM : KomrelUt wtAenlke$ tmr fc mtm
et le/frenfl^me de ta ligedemaà
— Étude mirrosciopiquc comparé da la ia-
ri^/ffttf liff M . ItolWqiD^t , wviiWnie dans
eaux tberraalo* d« N^rii , n do la 'l'ii rpne
nbaertte dent le* eaux thernale* aolfu-
r«utet daBirifaa par M*
de M, Twpin
RODX. ' ):.-i-v.;'. ; t|
COofirmAr la ju!il£6âe de l'uticiciLiir npiaton
relitlremont k l'orgue .i In r da
t^mffon, c'ett'à-dtre qac ce nerf mi un ra-
■neaa du nerf Cariai cl non de U cinquicine
paire, commr un l"« souuinu r^enimml.
— Pttrnplr^ft Imili-r'îi au moyrn de Vrlrr-
tro pont turc , en introduisant let aiguillât
jntqne dant U carité du canal rerl^lml.
EOMTLAND. — Neurel imi*r<umemt à réfiexiaa
pa^ ta.MMwa daa granda an^aa ; rap-
port lor aat iDitruneat
BUFVEL.— Olneriration >ur lot cirooHIaneaa
dana leaqunlln tombe la gnte a* Alqfa-
I, et sur \ii m iR rations d4(4lMIJ|t
éUfhanit qui ont quolqnateto lSli| t
Si
54»
419
41»
«s
Digitizcd by
S
SAIGBT. — I^sttrt^ sur ]j ch^zïfur de la in-rr. ito
w OiHAMInltûQ d Lin ^'i' l ' L'mf iur la cha-
tnr tonanccâ dam U précé-
deota iMtrc vj^
— DémoralnliOD da (hcor^ine p^iit^ral des
tarfacrs d'égale n;;-'-: ■ ^ ,^ nnr i
5AIKT-DE?ilS propoae d« >iih>iiluitr de* ti-
gnM aieiiograaiiiMm abrirUiIaM dont
en M uH pair ladiqaar la /n><((/m g^»-
grfMfme i\n lim 4;<8
SATOT-HITMIIIK ( Aiwwi oi }. — OnsfèM
Si
MmllinrlwagnraMMttto «ipMtii... 335
— MMmmvIm
M' In iIiiiiiw
IM-Mfct. V
tia
SêtTA' TT-^-|r, ' 'kMâMtaii^N
• ••• 7
Soi
BAmr adraHa t rAM«aii« te MitallI-
Ion» d« nur&r^ itaraa.'re dM «nriroB* d*
Grenoble; — Happort «QT ee marbre .. sji
SACSSAYE (Btl*) , Mwnuire du Cengtèi
$ti*nlffifw* de Prnee , tremmvt ans cir-
.euUIra afant pour objet d'inTlter lc« lo-
riéUt M«anl«> h cnTojrr dm députés au
roii(jrr$ , pour prrn lre p^rl k art Ira-
^aui, ou tie )iiî jiJrt-sMT Ji .t <^ umltonf . . t3Q
SAOVAGE domomle que l'Acadimie faiM
ciaminor un apfiu/ril t intenté p»ur
fopier des ohfrts de sculpture , toit dana
lei diinciuiaiii du modila, apil daaa das
dimension! difTcrentes 5*7
SAVARV. — Ol>i'Tv:,(ii)ns d« Vèth/tse de So-
leil do <5 nui iâ36 , failci \ l'Obccrra-
toire de P»ri« 5o3
SCHCKTZ. — SoppItmAiil marius.cril à une
■ote Imprha^a ayant p^nr iLir.j ; A'.ia'ritii
IfilAnu «lrc«mni«iur«iicn par rtils ou la-
Mo Jt'mupmioit SX
•CmUNO DE CANSTAD Mt don k la bl-
HiMklin^ riMlitat d^uM collactiM
4* feNUt Mtmim H mongols 9
lir AcadëmiehMa> ,
êt iliiwwfdt, vMt te «navmto dTM
■—in lilmiipliM M9
MM Pjjm,
Irtjiiel ic troaye tignaUt ffit/^ff^/.d- r/- /u
'ti'ic connue sou* le nom do i .'. j.k m .. )oi
— IVoutellfl note sur le même t. iji i , ci
poou à qaelqnes objeclînns qui aiii.'nt
^të éleT^>o:s contre la dat»-^ du manu.tcrit- - '^8
— Réponse au( nouvr)l(?> objections pr^n-
«nr le m(me sujet , et pranva qa«
l'auteur dn trnil^ en question, Ahoul-
Vfefi, astronome arabe do ta* ai4el«, ■
connu la «larMiim Soi
tAaAMH. Da h UiiMHil» cwuMiit
Mw h rapport *m — urtlmi itoli il
«••MaHldnuMifMfe. 19*
paylawrda «atawlii Ai —pt dlwyr. 389
flÉCOTO I Hi^iUfiMmliilMMihim
par JiaiNirt tfwêa'awMlwdtlM*-
toriqoi* «1 iMMI^Ma^r iMCMMi A f«
• «07
Lettre annonçât daMUTaaasdoenaMal*
sar le ntAma tujet tSf
SELLIG U E - Pmt,jin4 d« ittal* isHItain ;
no4a(nr U tempiiatu 4t m p^taj par
M. Walfcrdim Sl4
SIL>TSTRE , en qualité da aeeréuira perpé-
tuai da U Soeiétt rti}ale et cenlrmle tmpi-
culture , invite les membres de l*Aca>
dtmia k assister à la séanea puliliqu«
annuelle de cette toeiété SIS
— Rapport inr on onTraga da M. Bm^fimi
ayaat pour titre : Bisitirt mamwU», tgrl-
tol* tt &ren'^ml^ae du maït S65
SlSTl- — Ojmparaiî'jn d<.';i nnrtrnnos i![ riou-
Telf*.j> meturts dr lorrgueur de Franre. , .. g^j
SOaÉTK ( FNTRALE D'AGRTCUITCRE
Invilo , par l'organe de son MKpeisire p«r-
p4['tu«l, M. Sih-riire, Ipi mi^mbr^'s dL* PAca-
démie k assister à la s«anee publique
annuelle 335
SOCIÉTÉ ROYALE DE LONDRES — tl^
i<af//cj qu'elle doit dAearner en t8U 17
âOIXlER adreeae la deMriptioa d'u
k l'aida duquel, auiTani lui, Ira pareonnea
paralytAaa des mambrea infcriesrrs pour-
raient (sarcbar 355
GOBEL adicita p«ar l« concours de mecaniq'ia
~ ïaM iii*aatioa , aaealrt
r4MMipri»nir ht mrfloiitmékt
M
(074 )
Mi.
Ui Htlièrt |rtMt eonltUM dam !«■ eêu*
fvmutauet qui OQl Mrvi Ut«|« Sn
IVONE obMTf* «vao M. Hertektil, m dp da
Bonoa-EtpérMM , Ua Aaiici JUmits da
14 iiavanUira*>««**»**«**« 164
HMMISYEB.— Sw la fmniirtit ifel anwclfj
*nw|pir«ijiMi , «* MIT la difiailM iMMa
im MtUftaamUM «oatM attida «alM
538
MM f>i(».
STU.VRT COOPEIR. — Eavoi de [Mpiart rar
la»qucl« OD ■ éait trte oM aoera Mtp-
po«4a indéMMIe 0f
StrVERGEH dcauuvda dos oomnlaMlNa k
raaiDM daaqaab Bpabaa MNaaUM té*
TALBW.^OIWWllwn UM avaa laarfrrof-
ptUriumt m quoique» Cfwmrr ^Ir-
euUin» da »or*T 47*
XACHII'I'S. — FjkjuU»* tf'nn iriirm^
U^a< dr moufcmrnt sur tii tht^mini étjtr . 3^
• Additiuii au prrc^drnt m«moirr I^t^
1ESSI£It nportilt A l'Acad^'inie «pr*ii un«
lon^î^e maladie , t'I rrmi^rrif 5*fl eonfr^rea
d«'!t mur-iiir--. il iiili^r^ t iju'iK liii ont ilonn^^j» 539
TEXIEB — Mi nioirr !nr U f^^r olnific Je la Piv
«Î5
«w> Rapport tuit sur ce QïLmrDlro. S^J
i:nr ] our fair'- pnrtie da Con-
iri hanjuir p«iHlAn( l'iinnw i83') . ar;»)
M llejjarait à l'Acadi min après une uhMiM:*
par unfl ton(pifi iDdUp^isitton , «t
ncrcio *e* coofrirM da* mrqaca dUn-
THOMSON. — S' cl mcnoiia •
TRAILL. — OkttrvAtioUi ;4i>niirftrtfi»M «(
thei mamèlri^mrt biU* A Édinbaarf ftp*
d.mi IVlipM de SflUil du i5 mai i!f36. .
TSCUU FLLI, — 1 ni(.lui Wnaicr J<
rrhcnikiM conlr* In miftmi'e tUi ii'rp^nu.
L^antvar pruK^ quVit dcrrait <ï»M7«r Vam-
|iloi d« celte ial«luic« daoïi l« irsltefnent
de U raf^. . . lit
TXJRPIN. — Kluda mlcroMOpique compir»-
lÎTi! d-' 1.» l'.l, l'f;, -1^ M l._:^'i.k^rrtp , Ott-
iM^vcf [Jjns h-3 i-.Tin Ihi-rmal'iM --lul lu reuses
de Uiirr;:! 1 . |].' !il ,'ijr.'i*,nr litj ^l , Hubi-
fvri, rccuatiIi>J d»ii« lie eaux tkerinak* de
Nrris
— ObMrralioci sur Ij 'i ' « , nrfsne nou-
veau aitup eturr > < ^inili'^ du lùau oeU
lalaiM éa» faviUea , daiu oeru^M» «ap*.
VAIAT* AniaiaU da aiiuvi^ pour lea
aapricr* mri^'wr» W#»*it*''« nti n*phyx(r<, . , , 33y
VALHRIN aAlri^'»." un iiduk;! i>u»ra|;>^ inl|.
taU M'av' I ii.iij.T i' Jij ■rh'fpt-
■MMI / /lo/mni:, et annonco I tinvoi ptro-
ebain du d^ux a -un?* ouvra [:f * , I 11 n Kur lo
la tfnnilUVto» d^ i iwrj^t duns les cr^unci. . . ti)
Recherebo >ur la iimciox; >ic l'ml ii }
VALLERY. — Considération» i;«nér«ln «ir
la conjrrvaiiun Jesgrums t8>
VALLIN demanda qoc r.Académie , qui a pro-
ftoaé ta i6i>\ an prix r<:Utir à une yw/-
d'arthopMe , ail èfjini Ik la dilticulU
qu'jiiniK^DtlMorihopédùtc* dei ckparle-
Bwvu à meltro Mo* la* yeux de la eon-
Miaaiaa Irn appareil* qu'il* aaploieiil at
la* mêMm qu'il* Itaitaat; at qn'alla
»aalUa htw m Un ia«4ra «Mivta 4* >•
■Ma^jpf1laj||Mplaiai», «t ^
TAIliOV aartlaM qm tmfèt» de cryp».
f^me paraafta ffnl aflnqua en le. t'à-
gnei d<! (>en<!<t', cl qui s l'it dfcriW COnmA
nouvelle par MM. ^ GmlUoUe «1 J>^,
^tait connue pree4dtaMÉIIIt| ff^pt^PI A
optle aaaertion m3
— Note »«r de«i l'ipr -1-' d.' u r,,xfii//«. .. Sn
\ ANnERMADE.N — I VK;«iM propo*4*pour
diriger tÊHf locomotion dmu IVl^MI^W
ai(
VAN ISEGHEH apporte, de.Sunutra|N|iill|ik
un Jeune oreiw-oaui«ç Tirant
VAN SUCHTELN. — Lettre rvlalira à dm
itailti JUmMei obtcrrée* li Oremboorg ,
daaaUDoitda ii au i3 noremlire f|3
TEBDOL. — OépM d'un p^ttuet ctc*et^ ;
aéaoa* da Sa niai )B
VCKDOT dnaasda à retirer un mniDoire rar
la 4r*»*IW* iKiMr qu'il arait *4rra*é «a
•814 < at ahroia an mémoire rar le* Cm-
»7*î!i»
(t to n I
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( 675 )
VICAT. — tioUi lar r«ffi«aeil< de la nugitime
considânc ecmma principe de Vhr^rmli-
ciii do cerUinet ahamx
VILLENEUVE. — Um SiMuiiiut du d^tt-
memt éet Bomeket-dm-IIUme, oavrag* Mm-
naaeé par fau H . <te yiU*mu»e , lorMiull
Mttt pvffct de ce dépariemnl, «et «dmlM
k «Moarir |ioiir le ftit 4f lUtktiipw. .
l^(H)i — LrittlBrelatlTe k U iiree-
mÊÊmm hfnlh ttjroid l'ett propagé
358
io3
ld<</i la Lune el de T, < .
VINCENT , prore»*ear de mmiiLL
Saint-LouU, Aerii (u il p^i omi-
plcU^roent étrange à de» oomni .iiii'r.ii inj
fiur tlirrr» points d'aulniiintm ■ i.ni.-v [nr
un« ponodne qui |>orteii [H'u [irci loiiième
nom qui"- lui , .
VINCENT-GESLIN. - Voir n.i mot Ortl.n
VIRLET- — Noir »UT l'apparition piochante
d'une nouvelle Ile daj» l'Archipal de la
Gréci
VQI50T. — Mémoira eonpMMMriN la
Aéçri€gMrmU J» NlimlmÊlm.
— AMUiMkMMÉMlM..
m
338
5li
, .... ..\ h
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Errata.
11, a en remontant, que l'eau, liiez que d'eau
49, 3 et 4 , les distinguer des herbivores et d« canuToies,iMez les diitiagner
«n herbiTores et en carnivores
63 , 5, brOUgt, litaa brouglit
8t , 7, liriliichy lÏMs britisfa
101, 17, «pten de cueiwno«telletfltp«aooiiiiuc*,lu«« espèces de ciabes,
nouYelles ou peu connue»
108, 4> calxùqne, /i«es calorique
196, 1 1 1 MoBOgniib, thez Monograpby
192, aS, cloropliile, //jfz cliloropliylle
a^, 6 eu remontant, fisch , Utet fisbes
sis, 9, DeSkB^, iïf» DcAiodia
35a, 8, après NcrJlc mettez une virguk-
390, 17, Faloo tinniculut, lises £ako Tinnuncuhu
436, 9, »p»ndB»,1liÊiu qtumBli
Ibid., II. miicidinée, Yxtet mucédinée
Ibid., avant-dernière , trjrsiphét, Uws ériti^hées
454t S en remonunt, r^yttmH, fieea rliiaume*
47'» • M, double réfraction négative, positive
499, 8 en remontant, Westten , lises Western
5i6, 7 en remontant, M. Vincent, ^MsiLdeYincens
5i8, 19, abtayiuùmttt ^m** observations
6Î7, » en renoBlBBt, maittei une virgule après ii choiera
f 7' corps onsuJUeiSf/ùes laines crialdliiéet
56i, i3, cultitmùne , listi cobtiMOioiw
JbU.0 wiefteiaBe virgule avant imfntafowe
làU., i5, inesli, lises imwtti
880, I , apr^ béniq^K, mettez une virgule
/Mr., 3, après ItaMMltft,MenM point et virgule
614, 3, mTlIijUM.liMiaiAkyltaie
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I
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1M o«ie«/«oi?t